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Blog - Page 1571

  • Moscou au courant des projets de frappe contre l'Iran

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    Le général Nikolaï Makarov
    MOSCOU, 12 avril – RIA Novosti

    L'Etat-major général russe est au courant des projets américains et israéliens de bombardement de l'Iran comme dernier recours mais les juge  inadmissibles, a déclaré son chef le général Nikolaï Makarov.

    "Ce bombardement est un dernier recours mais il existe dans les projets aussi bien américains qu'israéliens", a indiqué le général.

    Une attaque israélienne contre l'Iran risque de déboucher sur un conflit nucléaire et sur une catastrophe globale, a estimé lundi le président russe Dmitri Medvedev dans une interview à la chaîne de télévision américaine ABC News.

    "Si ce genre de conflit se produit, si une frappe contre l'Iran a lieu, nous devrons nous attendre à toute sorte de suites, dont le recours à l'arme nucléaire (...) ce qui sera une catastrophe globale", a déclaré M.Medvedev interrogé sur les conséquences d'une frappe israélienne contre Téhéran.

    "La guerre au Proche-Orient est la pire des solutions, car n'importe quelle guerre emporte des vies humaines, et d'autre part les pays sont si proches les uns des autres qu'aucun Etat ne sera épargné", a expliqué le président russe.

    Interrogé sur sa certitude d'un non-recours de Tel Aviv aux armes, Dmitri Medvedev s'est abstenu de répondre et a dit qu'il ne pouvait être sûr que des décisions qui relevaient de sa compétence.

     

     

  • Xynthia: Bussereau réclame une étude avant toute démolition

    Alors que a réaffirmé lundi matin sa volonté d'interdire la réinstallation des victimes de la tempête Xynthia dans les «zones noires» où elles seraient exposées à un «risque mortel», le du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, va déposer une «motion» adressée au président de la République pour «assurer la protection des habitats».

    En tout, 1 510 logements seraient promis à la démolition sur le littoral atlantique.

     

    Si Philippe de Villiers, président MPF de Vendée, le département le plus touché par la tempête de fin février, soutient les mesures prônées par l'Etat, son collègue de Charente-Maritime, par ailleurs secrétaire d'Etat aux Transports, s'y oppose. 

    Dimanche, des centaines d'habitants des Boucholeurs (Charente-Maritime), village à cheval entre les communes d'Yves et Châtelaillon-Plage, comme d'autres l'avaient fait les jours précédents, ont manifesté pour s'opposer à la destruction de leurs maisons. Lundi, le conseil général de Charente-Maritime a voté, à l'unanimité, toutes tendances politiques confondues, un texte allant dans leur sens.

    Réunion à Matignon ce mardi

    Les élus charentais demandent que «l'ensemble des zonages actuellement élaborés, et notamment les secteurs classés en zone d'extrême danger à délocaliser, fasse l'objet d'une étude et d'une estimation des moyens qui pourraient être mis en œuvre pour assurer la protection des habitats avant de prendre la décision définitive de les détruire». Cette motion «n'est pas un geste neutre», a commenté Dominique Bussereau, précisant qu'il «la ferai(t) porter à l'Elysée ce soir (lundi, ndlr) et la remettrait en main propre au Premier ministre». Par ailleurs, des sinistrés ont déjà annoncé qu'ils iraient en justice pour que leur habitation principale ou secondaire ne soit pas rasée.

    En temps que secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau est convoqué mardi à 11 heures à Matignon. Outre le Premier ministre François Fillion, Jean-Louis Borloo (Environnement), Christine Lagarde (Economie), Brice Hortefeux (Intérieur),  Luc Chatel (Education), François Baroin (Budget), Chantal Jouanno (Environnement) et Benoist Apparu (Logement) assisteront à cette réunion. Nicolas Sarkozy avait appelé lundi matin le Premier ministre à tenir «rapidement» cette réunion afin de «vérifier la mobilisation effective des services de l'Etat aux côtés des sinistrés et le respect» des principes qu'il avait lui-même arrêtés au lendemain de la catastrophe. En réaffirmant que personne ne logera dans les «zones noires»...

    Le Parisien - 12 avril 2010

  • CRIF: Kaczynski, les juifs et Israël

    Nous avons à Gdansk des amis proches, les Solski, apparentés à mon épouse. Leszek Solski avait tenté de nous téléphoner le 7 avril, probablement pour annoncer qu’il partirait à Katyn dans l’avion du Président. C’était un rêve qui se réalisait: son père était un des officiers assassinés par les Russes, il y pensait continuellement. Sans les paroles prononcées par Poutine la semaine dernière lors de la commémoration commune avec le chef du gouvernement polonais, Donald Tusk, ce voyage aurait été impossible. Leszek, l’une des victimes de l’accident d’atterrissage qui a décapité une partie des cadres politico-militaires de la Pologne, est mort à quelques kilomètres  de l’endroit où son père avait été tué, alors que les relations entre les deux peuples, ennemis héréditaires, russe et polonais, prennent aujourd’hui un virage tout à fait inédit.
     
    Or, le Président de la Pologne d’aujourd’hui, Lech Kaczynki, est mort dans l’avion en même temps que le dernier Président polonais en exil, Ryszard Kaczorowski.
     
    Lech Kaczynski, a été souvent brocardé pour son conservatisme nationaliste, son homophobie et son hostilité rancunière envers les pays voisins. Au début de sa présidence, dans le gouvernement dirigé par son frère jumeau, apparaissaient en bonne place ministérielle, avec un effet désastreux, des partis et des hommes représentatifs de l’antisémitisme rance de la tradition polonaise, comme la Ligue des familles polonaises, dirigée par l’indécrottable famille Giertych
    Mais Lech Kaczynski lui-même a rejeté l’antisémitisme. Il a, comme maire de Varsovie beaucoup aidé le projet de création d’un musée des juifs de Pologne ; comme Président il a organisé une cérémonie exemplaire pour le 65e anniversaire de la révolte du Ghetto de Varsovie, et a entretenu d’excellents liens avec l’Etat d’Israël. Il n’y a pas à ma connaissance d’anecdote ambiguë à son sujet. Qu’un homme comme le Président Kaczynski, malgré son positionnement politique,  ait eu ce comportement signifie que, pour la période d’aujourd’hui au moins, il ne faut pas répéter sans réflexion les stéréotypes qui s’adaptaient en grande partie à la Pologne du passé et que la Pologne a bougé dans ce domaine si sensible.
     
    Le CRIF a exprimé ses condoléances à l’Ambassadeur de Pologne en France.
     
    Richard Prasquier
    Editorial du 12 avril 2010
     

  • GB: ils veulent faire arrêter le Pape!

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    Richard Dawkins
    Deux Britanniques, militants de l'athéisme, entendent faire arrêter le pape Benoît XVI pour "crimes contre l'humanité", lors de sa visite au Royaume-Uni, à la suite des accusations selon lesquelles il aurait couvert des prêtres pédophiles, a indiqué aujourd'hui leur avocat.

    Le scientifique britannique Richard Dawkins et l'auteur américano-britannique Christopher Hitchens ont l'intention de saisir la justice britannique et la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a indiqué l'avocat de M. Dawkins, Mark Stephens, dans le quotidien Guardian.
    Me Stephens a dit vouloir contraindre le pape, attendu au Royaume-Uni du 16 au 19 septembre, à s'expliquer sur "la manière avec laquelle il semble avoir fait passer la réputation de l'Eglise catholique avant le bien-être d'enfants".

    Un juge britannique peut délivrer un mandat d'arrêt contre une personnalité étrangère en visite au Royaume-Uni, à la demande d'un plaignant, s'il estime qu'elle a pu participer à des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité notamment.
    En 1998, l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, avait été arrêté au Royaume-Uni, suite à un mandat d'arrêt espagnol. Et en décembre dernier, l'ex-ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait annulé in extremis un voyage à Londres après le lancement d'un mandat d'arrêt suite à une plainte d'associations pro-palestiniennes.
    Après cet incident, Londres a promis de réfléchir "de façon urgente" à une réforme de sa législation.

    Le pape "n'est pas au-dessus de la loi", a estimé Christopher Hitchens dans la presse britannique. "La dissimulation institutionnalisée de viols d'enfants est un crime, dans toutes les législations, quelles qu'elles soient".
    Depuis plusieurs mois, l'Eglise est touchée par une cascade de scandales, et son chef est accusé d'avoir couvert des prêtres pédophiles avant de devenir pape en 2005.
    "C'est un homme dont l'instinct a été, quand ses prêtres se sont retrouvés pris sur le fait, de dissimuler le scandale et réduire au silence les jeunes victimes", a déclaré Richard Dawkins au Sunday Times.
    Les deux intellectuels sont considérés comme des figures de proue du "nouvel athéisme" qui prône une attitude plus critique vis-à-vis de la religion.

    Me Stephens estime que le pape ne bénéficie pas de l'immunité réservée aux chefs d'Etat car le Vatican n'est "pas un Etat".

    Des experts considèrent que la Cité ne remplit pas certains critères nécessaires pour former un Etat, ne possèdant par exemple pas de véritable population, mais seulement un gouvernement.

    "Le Vatican est reconnu en tant qu'Etat par le Royaume-Uni et d'autres Etats", a toutefois souligné Dapo Akande, de l'Université d'Oxford. Une tentative similaire avait déjà échoué il y a deux ans aux Etats-Unis, a-t-il rappelé.

    Quant à une procédure devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, elle est "difficile à imaginer", a estimé Adam Roberts, professeur de relations internationales à Oxford.

    "Il faudrait des preuves solides que les actes incriminés font partie d'une attaque systématique et répandue contre une population civile. Il est difficile d'imaginer que la CPI considère les abus sexuels des prêtres catholiques comme étant ce genre de crimes", a-t-il indiqué à l'AFP.

    Sources: Le Figaro - L'Express - 12 avril 2010

     

  • Lynchage de Grenoble: Hortefeux va annoncer son plan de sécurisation des transports

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    Brice Hortefeux à Grenoble

    GRENOBLE — Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux va annoncer "cette semaine" un plan national de sécurisation des transports, à la suite de la sauvage agression d'un jeune géographe à Grenoble pour laquelle deux hommes ont été interpellés lundi matin.

    "Le plan de sécurisation que j'annoncerai cette semaine comportera un volet spécifique pour les tramways" et aux abords des tramways, a précisé le ministre devant la presse, après s'être rendu à l'hôpital au chevet du jeune homme de 23 ans, frappé et poignardé vendredi soir.

    Cette annonce, qui pourrait être faite jeudi lors d'une conférence de presse du ministre sur le bilan de la délinquance au premier trimestre 2010, porterait ainsi sur "l'ensemble des transports collectifs terrestres", a précisé à l'AFP son entourage.

    Vendredi soir, le jeune Martin, 23 ans, a été violemment frappé et poignardé en plein centre-ville pour un différend portant sur une cigarette, par une dizaine de jeunes qui venaient d'emprunter le même tramway.

    Il est désormais sorti du coma et l'équipe médicale a porté des "appréciations encourageantes" sur son état de santé, selon le ministre.

    Deux hommes, âgés d'une vingtaine d'années et connus des services de police pour des violences, ont été interpellés lundi matin.

    L'un d'eux "devrait être libéré" prochainement, tandis que le "second est maintenu en garde à vue", a-t-on précisé de source judiciaire.

    Ce dernier avait été interpellé après avoir été "formellement identifié" sur les caméras de surveillance dans le tramway. Les enquêteurs ne disposaient pas encore d'images de l'agression survenue sur une place en centre-ville.

    L'autre jeune homme avait été brièvement interpellé vendredi soir mais avait été relâché, aucun témoin ne l'ayant reconnu. Il avait été de nouveau interpellé après avoir été reconnu sur une "image trouble".

    Cette affaire "confirme une nouvelle fois la très grande efficacité de la vidéo-protection", a fait valoir M. Hortefeux, soulignant que l'enquête "avance rapidement".

    "Nous sommes déterminés à éradiquer cette violence" "lâche", "gratuite" et "décomplexée", a affirmé le ministre en notant que les agresseurs présumés avaient quitté la scène de l'agression en "marchant".

    Tout a commencé quand un membre du groupe a réclamé une cigarette à la petite amie de Martin, avec laquelle il rentrait d'une soirée en compagnie d'un ami. Or celle-ci venait de fumer la dernière de son paquet.

    Les agresseurs s'en sont pris verbalement aux trois jeunes gens, arrivés à destination et qui n'ont pas répondu. Puis Martin a reçu des coups de couteau qui lui ont perforé un poumon et au moment où il tentait de se relever, il a reçu deux coups de pied à la tête, a précisé M. Hortefeux.

    "Notre société n'est pas une jungle, la bestialité inouïe de ces voyous sera durement sanctionnée", a assuré le ministre.

    Avec la nouvelle loi sur les bandes, votée début mars, "c'est la fin de l'impunité pour ces crapules qui ne font pas la différence entre le bien et le mal", a-t-il dit.

    Des renforts de police vont être par ailleurs mis en place dans les transports et dans le centre-ville de Grenoble.

    AFP - 12 avril 2010

  • Interview exclusive de Jean-Marie Le Pen

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Jean-Marie Le Pen, vous avez présidé ce matin un Bureau Politique du Front National. Que pouvez-vous nous dire des décisions qui y ont été prises ?

    Tout d’abord, trois semaines après le second tour des élections régionales, nous avons dressé un bilan de ce scrutin qui a marqué un remarquable retour du Front National au premier rang de la vie politique française.
    En effet, dans les 12 régions où nous étions présents au second tour, ce qui constituait déjà une belle victoire, 500 000 électeurs supplémentaires nous ont gratifié de leur confiance.
    C’est l’évènement majeur de ce deuxième tour : pour la première fois, les listes du Front National ont partout fait mieux qu’au premier, marquant ainsi, non seulement le rejet des partis du système, mais surtout un vote d’adhésion massif à nos idées.
    De nombreux abstentionnistes déçus par les promesses illusoires de Sarkozy ont retrouvé l’espoir et le chemin des urnes. C’est ce mouvement qu’il nous appartient d’amplifier.
    Malgré des moyens financiers souvent dérisoires, des sondages qui nous créditaient volontairement de scores largement inférieurs à ceux effectivement réalisés, ceci afin de décourager nos électeurs, nos listes ont recueilli 17,8 % des voix, c’est à dire un score sans précédent à ce scrutin. Ce sont ainsi 118 conseillers régionaux Front National, dont 60 % de nouveaux élus, qui ont été envoyés dans les hémicycles régionaux pour défendre les intérêts des Français.

    Parallèlement, nous avons décidé de tenir le prochain Congrès du Front National les 15 et 16 janvier 2011.

    Vous avez à plusieurs reprises affirmé que vous ne vous représenteriez probablement pas au poste de Président à ce Congrès, pouvez-vous nous le confirmer ?

    Oui, pour la première fois depuis la création du Front National en 1972, c’est à dire depuis près de 40 ans, je ne me présenterai pas à la présidence de notre mouvement, ce Congrès sera donc d’une importance majeure. Et compte tenu de nos résultats aux dernières élections régionales, il s’annonce sous d’excellents auspices afin de préparer nos victoires prochaines aux cantonales 2011 mais aussi et surtout aux Présidentielles et législatives 2012.

    Si vous n’êtes plus président, vous allez enfin pouvoir profiter d’une retraite bien méritée ?

    Une retraite ?! J’ai été réélu député français au Parlement européen l’an passé pour 5 ans et je viens d’être élu conseiller régional pour 4 ans avec près de 23 % des voix en PACA, à la tête d’un groupe de 21 élus.
    Et puis, ce n’est pas parce que je ne serai plus le Président du Front National que je n’agirai plus : j’ai tout de même la prétention d’avoir acquis, après plus d’un demi siècle de combat politique, une certaine expérience qui, je le crois, sera utile à mon successeur.
    Je n’ai eu de cesse de défendre la Nation depuis qu’elle a fait de moi son pupille, à la mort de mon père : engagé volontaire en Indochine, j’ai ensuite quitté mon siège de député pour aller défendre notre pays  en Algérie. Président-fondateur du Front national en 1972, j’ai toujours agi dans ce but sacré : défendre la France et les Français, les prévenir des dangers qui les menacent en faisant fi des calomnies et des horions.
    Pour que la France accède à nouveau au rang qu’elle mérite, pour que les Français retrouvent le bien être qui devrait être le leur s’ils n’avaient pas été trompés depuis 40 ans par nos élites politiques, je ne me sens qu’une seule obligation : justement celle de ne pas prendre de retraite !
    J’ai ma Patrie dans la peau et de toutes mes forces, jusqu’à ce que le Patron me rappelle à lui, je continuerai à lutter !

    Merci Monsieur le Président.

    C’est Jean-François JALKH qui est nommé Secrétaire général chargé de l’organisation de ce Congrès.

    Les articles de NP Info sont libres de copie et de diffusion sous réserve de mention de la source d’origine http://www.nationspresse.info

    NPI - 12 avril 2010

  • Crash du Tupolev: les pilotes auraient-ils subi des pressions pour atterrir malgré le brouillard?

    Trois jours après l'accident d'avion qui a coûté la vie samedi au chef de l'Etat polonais Lech Kaczynski, des questions surgissent sur des pressions qu'auraient pu subir les pilotes de la part de la délégation à bord pour atterrir malgré le mauvais temps.
    "En l'état actuel de l'enquête, il n'y a pas d'informations en ce sens", a déclaré lundi à la presse le procureur général de Pologne, Andrzej Seremet.

    Le procureur général a néanmoins ajouté que les experts étudieraient les bruits de fond de l'enregistrement des conversations des pilotes afin de déterminer s'il n'y a pas eu "de quelconques suggestions à l'adresse des pilotes".

    Il répondait à la question d'un journaliste sur d'éventuelles pressions qu'auraient pu subir les pilotes de l'avion de la part de la délégation polonaise pour atterrir malgré de mauvaises conditions météorologiques pour arriver à temps à des cérémonies prévues à Katyn près de Smolensk, dans l'ouest de la Russie.

     La question posée par le journaliste n'est pas sans fondement, compte tenu d'un précédent.

    En août 2008, en pleine guerre russo-géorgienne, Lech Kaczynski, accompagné de cinq autres dirigeants centre-européens voulant comme lui se rendre à Tbilissi pour soutenir les Géorgiens, a ordonné au pilote d'atterrir directement dans la capitale géorgienne.

    Or, le plan de vol prévoyait un atterrissage en Azerbaïdjan, afin d'éviter le survol du territoire en guerre. Un journaliste de l'AFP était présent à bord de cet avion. Un adjoint du président est venu dans le compartiment de la presse situé dans la partie arrière de l'avion et a lancé : "On atterrit à Tbilissi, le président en a donné l'ordre. Il est le chef suprême des armées".

    Le pilote, après consultations avec son supérieur direct à Varsovie, le colonel Tomasz Pietrzak, aujourd'hui à la retraite, a refusé d'obtempérer. Finalement, la délégation a atterri en Azerbaïdjan avant de se rendre en Géorgie par autobus.
    De retour en Pologne, le président a considéré qu'un "pilote ne devrait pas être un lâche", avaient à l'époque rapporté des médias polonais. Un député conservateur avait même exigé une enquête judiciaire contre le pilote, mais le parquet a classé l'affaire.

    Le Figaro - 12 avril 2010

  • Le Vatican publie ses mesures contre la pédophilie

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    Le Saint-Siège a mis en ligne lundi sur son site Internet les lignes directrices qui rappellent les procédures à suivre en cas d'abus sexuels du clergé sur des mineurs.

    Les abus sexuels des prêtres doivent «toujours» être dénoncés à la justice ordinaire. Ainsi débute le document mis en ligne sur le site Internet du Saint-Siège lundi. Annoncée vendredi dernier, la publication intervient dans la tempête de scandales pédophiles qui agite l'Eglise catholique ces dernières semaines.

    Désireux de lutter activement contre ce fléau, le Vatican affirme que «le diocèse local doit enquêter sur chaque allégation d'abus sexuel commis par un prêtre contre un mineur. Si l'allégation semble avérée, le cas est transmis à la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF)», l'ex-Inquisition qui siège à Rome. En outre, le document précise que la dénonciation des abus «aux autorités compétentes doit toujours respecter la loi ordinaire».

     

    A cas très grave, compétence particulière

     

    Si la justice ordinaire prévaut alors sur le droit canon, c'est pourtant ce dernier qui règle les abus sexuels au sein de l'Eglise catholique. Le 30 avril 2001, Jean-Paul II promulguait le motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela, un décret sur les «crimes graves», que précisait la lettre De delictis gravioribus du cardinal Joseph Ratzinger, alors président de la CDF. C'est le contenu de ce décret, ainsi qu'un résumé de procédures opérationnelles de 2003, jamais publiées, qui est finalement repris en ligne.

    Cependant, les lignes directrices publiées lundi précisent que durant l'étape préliminaire de l'enquête sur un prêtre, «l'évêque peut imposer des mesures de précaution» pour protéger sa communauté religieuse ainsi que les victimes. Par ailleurs, le document indique que «dans les cas très graves, lorsqu'un tribunal ordinaire a jugé un prêtre coupable d'abus sexuel sur des mineurs ou quand les preuves sont écrasantes, la CDF peut décider de transférer le cas directement au Saint Père et de demander au pape un décret annulant «d'office» sa prêtrise». Et de préciser qu'il n'y a pas d'appel possible contre un tel décret papal.

    Face à l'avalanche des scandales sexuels révélés aussi bien en Europe, notamment en Irlande et en Allemagne - patrie de Benoît XVI - qu'aux Etats-Unis, cette publication paraît bienvenue. Le directeur de l'Osservatore romano, un organe du Vatican, qualifie même le pape de «grand communicateur», récusant ainsi les accusations de silence et de défaut de communication du Vatican.

    Ultime précision de ces lignes directrices : dans les cas les plus graves, le Saint-Siège peut réduire un prêtre à l'état de laïc sans même attendre la tenue du procès canonique.

    Le Figaro - 12 avril 2010

  • Tahar Ben Jelloun menace la France

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    Extrait du Monde - 10 avril 2010

    (...) D'autres émeutes sont à venir. Elles prendront des formes différentes, provoqueront des troubles qui finiront par embraser plusieurs cités. Jusqu'à présent, les jeunes en colère se sont défoulés sur des biens matériels, ils n'ont tué personne. Mais ils répandent la peur parmi les citoyens. Plus personne ne veut être leur voisin, et cela se comprend. C'est le cas de familles immigrées qui, comme des Français, n'en peuvent plus de vivre dans cet enfer.

     Alors l'Etat ne peut plus attendre ; les "coups de poing" même s'ils sont spectaculaires et nécessaires ne font pas une politique. Or la banlieue a besoin d'une politique de sauvetage sur le court et le long terme. Pour cela, les études et projets abondent. Il suffit de les considérer avec la ferme volonté de soigner un grand corps malade.

    Sinon, on sait ce qui se passera.

  • Deux "racailles" interpellés après le lynchage de Grenoble

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    Deux hommes majeurs ont été interpellés et placés en garde à vue lundi matin après le véritable lynchage d’un jeune géographe de 23 ans à Grenoble.

    Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, veut profiter de cet abject fait divers, qui n’est que la conséquence politique de son action et de celle du gouvernement d’incapables auquel il appartient, pour se rendre dans l’après-midi à Grenoble, où il rendra visite à la victime sur son lit d’hôpital, pour « se refaire une santé » en récupérant cet odieux fait divers.   Et après ? Après.. rien ! Il ne se passera rien ! Comme d’habitude. Comme toujours. 

     Tant que nous aurons dans ce pays des « CPF » ( parce que bien sûr ce sont des Chances Pour la France)  qui se comportent en conquérants et qui se moquent des Lois de notre pays cela continuera. Oui, mais maintenant ça suffit ! Il y en a marre de risquer sa vie parce que l’on refuse une cigarette à une bande de salopards, bien connus des services de police comme le sont les agresseurs de ce jeune Français.  Il est temps de mettre en place une véritable politique de lutte contre l’insécurité telle que proposée par le Front National depuis de nombreuses années. Sinon ? Sinon il se pourrait bien que le peuple, excédé,  fasse le travail à la place du gouvernement.

    Et là ce sera chaud. Très chaud…

    NPI - 12 avril 2010

  • Succès des patriotes hongrois

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    Le Front National se félicite du succès remporté aux élections législatives hongroises par ses amis du Mouvement Jobbik, qui ont obtenu près de 17 % des suffrages.

    Ce succès survient après la spectaculaire remontée du Front National aux récentes élections régionales françaises. Il précède sans doute d’autres percées aux prochaines élections du British National Party en Angleterre et du FPö en Autriche.

    Partout en Europe, et ailleurs, s’affirment ainsi des mouvements politiques de défense des identités et de résistance aux ravages du mondialisme. Ces mouvements progressent. Ils affrontent les mêmes ennemis, les mêmes manœuvres, les mêmes procédés. Ils sont de plus en plus crédibles.

    Le Mouvement Jobbik est, avec le Front National, membre de l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux, récemment constituée, et à laquelle il prend une part très active.

    Bruno Gollnisch,

    Vice-président exécutif du Front National chargé des relations internationales.

    NPI - 12 avril 2010

  • Grenoble: un jeune homme, "lynché gratuitement", dans un état critique

    VIDEO  http://www.wat.tv/video/frappe-pour-avoir-refuse-cigarette-2fd13_1nj27_.html

    Un jeune homme de 23 ans a été "lynché gratuitement" vendredi soir dans le centre-ville de Grenoble par un groupe d'une quinzaine de jeunes en fuite et transporté dans un état critique à l'hôpital de Grenoble, a-t-on appris dimanche de source policière.

    La victime, qui revenait d'une soirée avec trois amis, a été très violemment frappée à coups de pieds au visage, avant de recevoir deux coups de couteau au bras et dans le dos, a-t-on précisé de même source, confirmant une information parue dans le quotidien régional Le Dauphiné libéré.

    Le jeune homme, dont l'un des poumons a été perforé et qui est géographe de profession, se trouvait dans un état stable dimanche mais "les médecins sont réservés quant à de possibles séquelles neurologique", a rapporté la police.

    Agés d'une vingtaine d'années, les agresseurs, qui venaient d'être expulsés du tramway dans lequel la victime et ses amis avaient pris place, ont alors attaqué verbalement puis physiquement ces derniers, arrivés à leur destination et qui tentaient de les ignorer, a-t-on ajouté de même source.

    L'un des agresseurs a demandé une cigarette à la compagne de la victime qui venait de fumer la dernière de son paquet.

    Le groupe d'amis, qui a du coup poursuivi son chemin, a alors subi un assaut d'insultes avant que le compagnon de la jeune fille ne soit frappé "très violemment", selon la police.

    Montés dans le tramway à une station située dans les quartiers sensibles de Grenoble, les agresseurs, au nombre de quinze environ, ont pris la fuite après leur agression.

    Ces jeunes étaient toujours activement recherchés dimanche.

    Une enquête de flagrance conduite par la Sûreté départementale de l'Isère a été ouverte, a-t-on précisé de même source.

    Le Point - 11 avril 2010

  • Hongrie: écrasante victoire de la droite au 1er tour des législatives

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    Des Hongrois en habit traditionnel votent à Veresegyhaz près de Budapest le 11 avril 2010  

    (Cliquez sur les photos)

    Le parti d'opposition de droite Fidesz a remporté une écrasante victoire dès le premier tour des élections législatives dimanche en Hongrie, tandis que l'extrême droite a réussi une percée et fait son entrée au Parlement, selon les résultats publiés par le Bureau national électoral (OVI).

    Sur la base de 99% des bulletins de vote dépouillés, le Fidesz totalise 52,77% des suffrages et est déjà assuré d'avoir au moins 206 sièges sur les 386 du parlement monocaméral. Le premier tour de scrutin a permis de répartir un total de 265 sièges entre les quatre partis représentés.

    Il faudra cependant attendre le deuxième tour le 25 avril pour savoir si le Fidesz disposera de la majorité des deux tiers dans la nouvelle assemblée, ce qui lui permettrait de réviser la Constitution.

    Son charismatique dirigeant, l'ex-Premier ministre Viktor Orban, âgé de 46 ans, aura ainsi réussi à prendre sa revanche sur les socialistes et mettre un terme à son purgatoire de huit années dans l'opposition.

    L'extrême droite hongroise du parti Jobbik, créé en 2003, a, elle, réussi une percée à 16,71% pour son entrée au parlement national. Le Jobbik connu pour ses prises de position racistes, antisémites et contre les Roms, améliore donc son score des élections européennes en juin 2009 (près de 15%).

    Grand perdant, le Parti socialiste MSZP se maintient toutefois à la deuxième place avec 19,29% des voix, une chute spectaculaire par rapport à ses 43,21% de 2006.

    Contrairement aux sondages, le dernier arrivé dans l'arène politique, le petit parti de la gauche écologiste LMP a réussi à franchir la barre des 5% des suffrages nécessaires pour être représenté au parlement. Avec une campagne axée sur le mot d'ordre "la politique peut être différente", il a obtenu un succès d'estime de 7,42% des suffrages.

    Viktor Orban, futur nouveau chef du gouvernement hongrois et ancien artisan de la transformation du régime post-communiste, avait été, à 35 ans, le plus jeune Premier ministre conservateur d'Europe, de 1998 à 2002.

    Il a fait une campagne sur des idées très générales promettant dimanche matin encore "de sortir le pays du désespoir" lorsqu'il a glissé son bulletin dans l'urne.

    Dans ses discours électoraux devant des dizaines de milliers de fidèles, alors qu'il a évité tout débat avec ses adversaires, il a affirmé qu'il allait créer un million d'emplois en dix ans dans ce pays d'à peine 10 millions d'habitants et frappé d'un taux de chômage de plus de 11%.

    Les électeurs hongrois ont été moins nombreux à se rendre aux urnes dimanche pour ce premier tour avec un taux de participation de 64,29% contre 67,83% au premier tour des législatives de 2006. Ce scrutin s'était alors soldé par une défaite de justesse du Fidesz à 42,03% contre 43,21% aux socialistes.

    Ces derniers, reconduits après leur victoire en 2002, avaient formé une coalition avec les libéraux, qui a éclaté en avril 2009 avec la démission des ministres libéraux. Depuis, le pays est dirigé par un gouvernement socialiste minoritaire conduit par un Premier ministre technocrate et sans parti, Gordon Bajnai.

    Très affectée par la crise financière, la Hongrie avait été sauvée in extremis de la faillite en octobre 2008 par un prêt de 20 milliards d'euros du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l'Union européenne.

    Dix-huit mois plus tard, le pays compte parmi ceux dont les finances ont été les mieux assainies grâce à une politique drastique d'économies budgétaires, imposée par le FMI et l'UE.

    L'un des principaux enjeux de l'après-législatives est de savoir quelle politique économique et sociale Viktor Orban mettra-t-il en oeuvre, alors qu'il a beaucoup promis.

    Le Point - 11 avril 2010

     

     

     

     

  • Ostentation du Saint Suaire de Turin

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    Photos et livres: http://www.linceul-turin.com/photos-intro/photos-intro.html

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    Le Saint Suaire présenté au public par l'archevêque de Turin (Cliquez sur la photo)

    Le Saint Suaire de Turin, un linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ au moment de sa mise au tombeau, est exceptionnellement présenté au public à partir de samedi dans la cathédrale de la capitale du Piémont, et ce pour la première fois depuis dix ans.

    Plus de deux millions de visiteurs sont attendus jusqu'au 23 mai à la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin.

    Le Vatican ne s'est jamais officiellement prononcé sur son authenticité, mais Benoît XVI, comme son prédécesseur, en sont persuadés.

    Ouest-France - 10 avril 2010

  • Immigration: 91 Roms musulmans de Bosnie en attente de solutions de logement

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    Sur le parvis de l'église Saint-Louis à Toulon le 10 avril (Cliquez sur la photo)

    TOULON — Au total 91 réfugiés bosniaques dont une cinquantaine d'enfants étaient installés samedi sur le parvis de l'église St-Louis de Toulon en attente de solutions d'hébergement, a-t-on appris de sources concordantes.

    Ces réfugiés, des tziganes musulmans originaires de Modrica, dans le croissant serbe de Bosnie, sont arrivés à Toulon entre début janvier et mi-mars, a indiqué à l'AFP Virginie Morizet, responsable départementale de l'association France Terre d'asile.

    Après avoir été hébergées dans le cadre du dispositif d'accueil d'urgence, ces familles se sont retrouvées à la rue le 1er avril, date de la fin de la trêve hivernale, a-t-elle expliqué.

    Ils ont alors passé une nuit sur le parking de la préfecture de Toulon et ont ensuite été pris en charge par une coordination humanitaire composée du diocèse et d'associations tels que le secours catholique, France Terre d'asile, Sichem et le Samu social.

    "Nous nous trouvons c'est vrai dans une situation de crise", a indiqué à l'AFP Caroline Gadou, sous-préfète chargée de la cohésion sociale.

    "Ils ont été hébergés cette semaine sous un chapiteau dans le domaine de La Castille (entre Toulon et Hyères: NDLR) qui appartient au diocèse et depuis hier il a fallu trouver d'autres solutions, c'est le système D avec le réseau de bénévoles", a indiqué Gilles Rebeche, diacre délégué du diocèse de Toulon, chargé de la solidarité.

    "On a demandé un fort de la Marine et la Marine est prête à planter des tentes si on trouve des terrains", a-t-il ajouté.

    "A partir de la semaine prochaine, l'Etat va s'acquitter de son obligation d'héberger les personnes qui ont effectivement demandé l'asile et les associations sont en recherche d'autres solutions plus structurées pour les autres familles", a indiqué Mme Gadou, précisant que 29 des 91 réfugiés avaient déposé une demande d'asile.

    Reconnaissant des "capacités d'hébergement d'urgence totalement insuffisantes par rapport au nombre de personnes et au fait que ce soit des familles avec de très jeunes enfants", elle a précisé que plusieurs lieux comme "des salles paroissiales ou des chambres d'hôtels" avaient été trouvés pour le week-end.

    "Ce sont des solutions relativement précaires parce qu'on s'est retrouvé dans l'urgence", a-t-elle dit.

    "On demande aux autorités au moins un lieu transitoire, il y a des possibilités mais il faut convaincre les collectivités", a déclaré à l'AFP Jean-Yves Simon, président régional du secours catholique.

    Une solution a été trouvée pour 26 d'entre eux -parmi les plus fragiles- qui vont être hébergés en hôtel jusqu'à mardi avant de s'installer à Solliès-Pont (Var), à une quinzaine de kilomètres de Toulon, dans la cour d'un centre d'hébergement sur laquelle des tentes de l'armée doivent être installées, a précisé Gilles Rebeche.

    "On a choisi ces 26 personnes en fonction de priorités médicales", a dit Mme Morizet citant notamment la présence d'"un couple avec sept enfants, d'une femme enceinte, d'un monsieur avec des éclats de mine antipersonnel et d'une mère avec son nourrisson".

    AFP - 10 avril 2010

     
  • Enquête sur le crash: les experts russes et polonais coopérent

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    Vladimir Poutine sur les lieux de la catastrophe
     (Cliquez sur les photos)

    D'une tragédie nationale va peut-être naître une collaboration nouvelle entre deux pays que l'Histoire a souvent opposés. Des experts russes et polonais ont en effet commencé à étudier ensemble les précieuses boîtes noires de l' du polonais , qui s'est écrasé en Russie samedi.

    Les 96 occupants sont mort dans l'accident, plongeant la Pologne en pleine crise du fait de la disparition de ses hauts responsables.

    Les Russes mettent en cause les pilotes polonais

    Vladimir Poutine, le premier ministre russe, a demandé que les causes de l'accident soient éclaircies «au plus vite». Des experts russes et polonais ont commencé, dimanche matin, à étudier ensemble les boîtes noires de l'appareil. L'analyse des conversations entre les pilotes de l'avion présidentiel polonais et les aiguilleurs russes permet d'exclure la thèse d'un accident dû à un problème technique, selon le chef du comité d'enquête du Parquet russe.

    Les autorités russes avaient, selon l'agence Interfax, proposé à l'équipage polonais d'atterrir à Minsk ou à Moscou en raison du brouillard, mais le pilote a décliné l'offre et tenté plusieurs fois d'atterrir près de Smolensk. En s'approchant de la piste, «l'avion a accroché des arbres, est tombé et s'est désintégré», a expliqué le gouverneur de la région de Smolensk, Sergueï Antoufiev.

    Samedi, les autorités russes avaient déjà mis en cause les pilotes polonais. Le commandant adjoint de l'état-major de l'armée de l'air russe avait affirmé que les Polonais avaient ignoré les instructions des aiguilleurs russes, ces derniers leur demandant d'aller sur un autre aéroport en raison de mauvaises conditions météorologiques.

    Le corps de l'épouse du Président n'a pas été retrouvé

    Vladimir Poutine était présent dimanche à Smolensk pour rendre un dernier hommage au président polonais. «C'est une tragédie pour nous aussi, nous partageons votre douleur», a-t-il déclaré. Le président russe Dmitri Medvedev a également présenté ses condoléances à la nation polonaise samedi soir dans un message télévisé et a décrété une journée de deuil lundi dans toute la Russie.

    Selon les experts diplomatiques, les dirigeants de Moscou craigne que l'accident ruine leurs eforts de rapprochement avec Varsovie, d'où leur empressement. Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue «Russia in World Affairs», souligne que Lech Kaczynski était loin d'être un ami de la Russie et que sa disparition près de Katyn, lieu du massacre d'officiers polonais par la police de Staline, est lourdement symbolique. «Même si l'erreur du pilote est confirmée, il y en aura toujours pour dire que c'est le KGB (services spéciaux russes, aujourd'hui appelés FSB) qui ont tué M. Kaczynski», pronostique-t-il.

    L'avion transportant le corps du président polonais a atterri à l'aéroport militaire de Varsovie dimanche peu après 15 heures locales (14 heures en France). Le corps de Maria Kaczynska, l'épouse du président polonais, n'a pas été identifié et n'a pu être rapatrié.

    Le parisien - 11 avril 2010

  • "KATYN" rediffusé ce soir à la télévision russe

    VIDEO Bande annonce: http://www.dailymotion.com/video/x8sjyg_katyn-bande-annonce-vost-fr_shortfilms

    Alors que l’enquête russo-polonaise se poursuit, que le corps du président polonais est arrivé cet après midi dans sa capitale, la tragédie de Katyn est à nouveau au centre des relations entre les deux pays, et les Polonais sont manifestement surpris par les réactions de sollicitudes qui se manifestent en Russie. Selon Frédéric Zalewski, maître de conférences de science politique à l’Université Paris Ouest Nanterre (source), l’accolade donnée par Vladimir Poutine à son homologue polonais sur le lieu du crash est en effet une image nouvelle des relations entre Varsovie et Moscou. Signe fort : Ce soir, la télévision publique russe Kultura devrait re-diffuser le film « Katyn » de Wajda, ce qui aurait sans doute été impensable sans la catastrophe. Une première diffusion avait eu lieu vendredi 2 avril, juste avant une première commémoration, le 7 avril, en présence de Donald Tusk et Vladimir Poutine, Premiers ministres russe et polonais. Souhaitons que l’ouverture des archives aux chercheurs suive.

    Rappelons que lors de la sortie du film il y a un peu plus d’un an, la presse française, et notamment Le Monde, référence quasi obligatoire de la bien-pensance politico-médiatique, dans son édition du 1er avril, s’était permis de critiquer vertement cette œuvre. Toute honte bue, Jean-Luc Douin jugea que le film renvoyait dos à dos nazis et soviétiques tout en niant la Shoah ! Autant dire que Wajda a commis la faute impardonnable d’avoir  froissé la glorieuse mémoire du communisme soviétique version NKVD en remuant la boue sanglante de la forêt de Katyn (et sans doute effleuré quelques susceptibilités post-cocos des beaux quartiers, lecteurs assidus du Monde), et faire à la place un film sur l’extermination des juifs en Pologne. Aussi,  « Katyn » fut uniquement programmé sur notre sol dans de petites salles de second ordre et boycotté par les majors (UGC/Gaumont)…

    Pour ceux qui se tiennent un minimum au fait des relations géopolitiques en Europe orientale, cette évolution salutaire entre la Russie et la Pologne post-communistes était prévisible. Elle devrait se développer dans les mois et années à venir si tant est que nul ne s’avise à y faire entrave. Pas sûr que cela enchante ceux qui, pour des raisons qui leur sont propres, refusent la paix entre les nations européennes, au seul profit des intérêts mondialistes.

    NPI - 11 avril 2010

  • Jean-Marie Le Pen: "Je pars le coeur tranquille"

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    Dans le bureau de Jean-Marie Le Pen à Nanterrre (Cliquez sur la photo)

    «Non... je ne serai pas candidat en 2012.» Jean-Marie Le Pen a semblé hésiter, a marqué une pause, repris son souffle, puis consenti à un «c'est peu probable», avant de sourire et de lâcher prise. «Non.» Presque malgré lui, le président du Front national met un point final aux espoirs de ses amis. Depuis les élections régionales, en effet, nombreux sont ceux qui le voyaient continuer à ferrailler, porté par son score, le meilleur du FN, au premier tour en Paca, et être tenté - pourquoi pas? - par une dernière campagne présidentielle en forme de baroud d'honneur.

    Le seul élément qui pourrait le faire renoncer à cette décision serait la tenue d'une élection présidentielle anticipée. Il se «réserve, dit-il, l'hypothèse», comme on préserverait un pré carré présidentiel. Parce qu'«une élection anticipée se tenant, par définition, en quelques semaines, aucun autre candidat n'aurait déjà la notoriété suffisante pour l'être».

    «Ce n'est pas le désert derrière moi»

    Jean-Marie Le Pen le redit. Il n'est pas dans ses intentions de briguer une nouvelle présidence du FN à l'issue du congrès de son parti qui devrait se dérouler entre l'automne 2010 et le printemps 2011. Il entend juste rester aux commandes jusqu'à la fin de son mandat. Etonnamment calme, serein, il dit même: «Je pars le cœur tranquille parce que ce n'est pas le désert derrière moi.»

    Et pour cause. Le FN, que l'on donnait pour mort et enterré depuis les législatives de 2007, sort le vent en poupe des élections régionales. Pour la première fois de son histoire, le parti d'extrême droite a vu ses scores progresser de manière significative, «considérable», insiste Marine Le Pen, entre le premier et le second tour. «On a parlé du triomphe des Verts. Ils n'ont fait que 1% de mieux que le FN alors qu'ils avaient un boulevard médiatique devant eux», relève le président du Front national.

    «On mesure encore mal les ressorts du renouveau du FN, ajoute Marine Le Pen. Il n'y a pas d'analyses précises. Les politologues à poils longs, qui la ramènent toujours avant les élections, rarement après, n'ont encore rien dit du retour d'un électorat que l'on n'avait pas vu depuis très longtemps au FN: l'électorat dit bourgeois.» Elle souligne que le meilleur score obtenu par le FN à Paris l'a été dans le XVIe arrondissement. «Ce n'était pas arrivé, de mémoire, depuis1986.» Même phénomène au Touquet, dans le Nord-Pas-de-Calais, «que l'on présente sans cesse comme une terre ouvrière, populaire, alors qu'il ne faut pas se tromper, il y a des communes très à l'aise. Ainsi nous réalisons près de 17% au Touquet, un score bien supérieur à tout ce que nous avions pu réaliser dans le passé».

    Pour la vice-présidente du FN, ces résultats viennent confirmer l'idée qu'«un électorat bourgeois, qui va au-delà de celui qui avait dérivé en 2007 vers Nicolas Sarkozy, est venu s'associer à un électorat populaire. Dans le même ordre d'idées, on observe le retour de ceux qui, dès les années 90, voyant que le FN n'avait plus de députés, s'étaient tournés vers le RPR».

    Autre signe de la vitalité du parti frontiste: sa capacité à faire émerger une nouvelle génération de cadres. La moitié des 118 conseillers régionaux élus le 21 mars dernier l'ont été pour la première fois. Des trentenaires, des quadras... De là à voir l'émergence d'une génération Marine! Jean-Marie Le Pen minimise ces chiffres, soulignant qu'il est celui qui a remis à flot le parti, au point de pouvoir envisager avec une certaine quiétude de se retirer. «Quand la barque est remise à flot, ou le train sur les rails, ou l'avion sur la piste, selon la métaphore choisie, alors, en effet, à ce moment-là -je ne demande pas la perfection totale-, je ne vais pas remettre un trésor, non, mais un mouvement qui ne sera plus dans une grande difficulté financière.»

    «Les adhérents FN doivent prendre en compte les électeurs»

    Pour autant, Jean-Marie Le Pen s'interdit d'évoquer à haute voix sa succession. Entre Marine, sa fille, et son fidèle lieutenant, Bruno Gollnisch, tous deux candidats déclarés à la présidence du FN, il ne veut rien laisser percer de son choix de cœur ou de raison. «C'est aux adhérents de trancher», se contente-t-il de déclarer.

    A 82 ans et après presque quarante ans de présidence du Front national, Le Pen ne craint pas cette période qui s'ouvre. Il en a vu, des congrès, et de plus musclés ! Mais, surtout, il est intimement convaincu que cette succession n'attisera pas de nouvelles rancœurs, parce que «nos candidats sont d'une sagesse politique telle que ce risque-là ne sera pas pris». Marine Le Pen ne dit pas autre chose, considérant que, de toute façon, le mode de scrutin choisi pour le congrès garantit la légitimité du futur candidat du Front national à la présidentielle. «Avant, il y avait des grands électeurs qui étaient élus dans les fédérations; aujourd'hui, les adhérents votent directement. Tous les adhérents. Il y aura très probablement des tristesses ou des amertumes. Mais je crois que, et Bruno et moi, pour avoir vécu dans l'histoire du Front national des divisions, des scissions, nous savons que celles-ci sont à éviter à tout prix. Et chacun doit prendre l'engagement au fond de lui-même, et le dire, que le résultat n'est pas un résultat exclusif. On fait partie de la même famille politique. Nous avons travaillé des années ensemble et ça va continuer. Quel que soit le résultat du congrès, nous avons une volonté de préserver notre mouvement parce qu'il est essentiel à la France.»

    Jean-Marie le Pen se permet d'ajouter: «Grosso modo, quand même, du moins j'ose espérer que l'essentiel programmatique est déjà tracé. Ou bien les candidats y seront fidèles, ou bien ils n'y seront pas. Moi, je suis partisan de continuer dans la ligne qui a été définie par nos différents congrès et sous réserve que le congrès ne la modifie pas dans son essence.» Ce faisant, Jean-Marie Le Pen se révèle dans son nouveau rôle, celui de gardien du temple des idées nationales.

    Il ne fait pas autre chose en écrivant ses Mémoires, auxquels il réserve désormais régulièrement ses matinées. Quand il en parle, son œil s'anime. Sa parole redevient passionnée: «Je commence par l'histoire de mes parents et l'histoire de mes grands-parents, parce que je ne suis pas né comme cela, je n'ai pas franchi la frontière en catimini, je suis né natif d'une famille.»

    Il veut raconter l'histoire, son histoire de France, celle du XXe siècle, qu'il a traversé de bout en bout, ou presque, depuis sa naissance à La Trinité-sur-Mer en 1928, alors capitale européenne de l'ostréiculture, jusqu'à nos jours.

    Il parle de «l'efflorescence de petits cabanons, dans lesquels les gens plaçaient des tuiles, les grattaient, plaçaient des essaims. Tout a disparu, a changé. Si je ne le raconte pas, qui s'en souviendra. Qui se souviendra de la ferme de ma grand-mère et de ses quinze hectares dont cinq de landes, de cette ferme dans laquelle il y a trois pièces, la plus grande étant l'écurie, la deuxième, la salle de bains, la cuisine, le salon, salle à manger et les deux lits des parents et, à côté, la troisième, la chambre à coucher où dorment sept enfants.»

    Sa dernière contribution à ce qu'il considère comme l'écriture du roman national, parce que «tant qu'il y aura une nation française, avec les sentiments que suscite une patrie, il y aura un FN. Il s'appellera comme cela ou autrement. Il sera grand ou petit, mince, fort, puissant, torrentiel, mais il existera.»

    (Source: Le Figaro - 9 avril 2010)

  • Israël: un nouveau décret militaire menace les Palestiniens de déportation massive

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    Pieux soldat de Tsahal...

    Un ordre de l'armée, qui doit entrer en vigueur mardi, pourrait permettre l'expulsion ou l'arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie, affirme  le quotidien Haaretz.

    Cet ordre vise notamment les Palestiniens détenteurs d'une carte d'identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants.

    La bande de Gaza est contrôlée par les islamistes du Hamas depuis 2007 alors que la Cisjordanie est restée sous la responsabilité de l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas.

    Israël impose un strict blocus de Gaza qui empêche les Palestiniens originaires de cette enclave de se rendre en Cisjordanie.

    Le nouveau décret militaire vise également les Palestiniens nés en Cisjordanie qui ont pour diverses raisons perdu leur statut de résident à la suite par exemple d'un séjour à l'étranger, ainsi que les épouses étrangères de Palestiniens, précise le journal.
    Jusqu'à présent, les tribunaux civils israéliens empêchaient en général des expulsions de Cisjordanie visant ces personnes.

    Mais le décret prévoit que ces dossiers seront désormais soumis à la juridiction de tribunaux militaires: les personnes visées seraient alors jugées en tant "qu'infiltrées", susceptibles d'être expulsées vers le pays ou la région d'où elles sont venues "illégalement".

    Le Figaro - 11 avril 2010