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07/08/2008

Une "médaille d'or" pour la Chine!

Chine Hu Jintao.jpg
Tchin-Tchin!
(avec le président Hu Jintao - novembre 2007)

Alors que l'Elysée vient annoncer que Nicolas Sarközy ne rencontrera pas le dalaï-lama lors de sa visite en France en août, le président français a célébré mercredi, dans une interview accordée à l'agence Chine Nouvelle, "l'amitié historique, indéfectible et inébranlable" entre Paris et Pékin. "Ma présence à Pékin [pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques vendredi] le confirmera une nouvelle fois : l'amitié entre la France et la Chine est un axe fondamental de la politique étrangère de la France. Elle répond aux aspirations profondes de nos deux peuples, elle est indispensable à la construction d'un ordre international  MONDIAL plus juste, plus sûr, plus harmonieux", souligne-t-il.

Selon lui, la tenue des Jeux à Pékin "consacre la reconnaissance de ce qu'est la Chine du 21e siècle: une puissance moderne, d'envergure mondiale", qui "a retrouvé son rang parmi les plus grandes nations" et "qui a désormais la capacité d'apporter une contribution décisive à l'émergence d'un monde de développement et de paix". "Si l'organisation des JO était un sport, je suis sûr que vous seriez d'accord avec moi pour qu'on attribue à la Chine la médaille d'or !", estime-t-il. Très élogieux sur la manière "ambitieuse, dynamique, vibrante, moderne et résolue" dont la cérémonie d'ouverture a été préparée, Nicolas Sarközy se dit "impatient" d'y assister.

L'affront: Carla rencontrera le dalaï-lama seule

Le chef de l'Etat n'évoque toutefois pas le sujet sensible des droits de l'Homme ni celui du Tibet. Ses rencontres avec le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao seront "l'occasion d'aborder les principaux dossiers et de voir quels nouveaux projets nous pourrions porter ensemble, notamment dans la perspective du sommet euroasiatique que la Chine accueillera en octobre et du sommet eurochinois qui se tiendra en France en décembre", dit Nicolas Sarközy.

En fin d'après-midi, l'Elysée a par ailleurs annoncé que le chef de l'Etat ne rencontrera pas le dalaï-lama pendant le séjour du leader spirituel tibétain en France en août. "Le président de la République comprend "les raisons" qui conduisent le dalaï-lama, compte tenu des circonstances présentes, à ne pas solliciter un entretien durant son séjour", dit un communiqué, sans préciser quelles sont ces raisons.

En revanche, l'épouse du chef de l'Etat "sera présente à la cérémonie religieuse présidée par le dalaï-lama qui marquera l'inauguration le 22 août d'un importante temple bouddhique", précise le texte.

(D'après agence)

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06/08/2008

Sarközy ne recevra pas le dalaï lama

Dalaï lama.jpg

Le  dalaï lama ne sera pas reçu à l'Elysée lors de sa visite en France fin août. Son épouse, elle, assistera à une cérémonie religieuse  qui marquera l'inauguration le 22 août d'un important temple bouddhique.

 A deux jours du début des Jeux olympiques de Pékin où il se rendra brièvement,  Nicolas Sarközy a confirmé qu'il ne rencontrera pas le dalaï lama lors de sa prochaine visite en France. 

Au final, le chef de l'Etat n'aura pas à trancher l'épineuse question d'une rencontre avec le chef spirituel et politique des Tibétains en exil, qui aurait fort déplu aux autorités chinoises, sur fond de tensions persistantes entre les deux pays.

Ces dernières avaient d'ailleurs brandi la menace «de conséquences graves».


«Le président de la République comprend les raisons qui conduisent le dalaï lama, compte tenu des circonstances présentes, à ne pas solliciter un entretien durant son séjour au mois d'août en France», a déclaré l'Elysée dans un communiqué. Le plus proche conseiller du dignitaire tibétain avait indiqué plus tôt mercredi que le dalaï lama, qui doit se rendre en France la semaine prochaine, ne devrait pas rencontrer Nicolas Sarközy et n'avait pas demandé d'entretien avec le président français.

 

L'épouse du président «sera présente à la cérémonie religieuse présidée par le dalaï lama qui marquera l'inauguration le 22 août d'un important temple bouddhique», ajoute l'Elysée. 

Cet épilogue intervient à la veille du voyage express de douze heures du chef de l'Etat à Pékin, après qu'il eut longuement entretenu le suspense sur sa présence à la cérémonie d'ouverture.

Dans une interview à Chine Nouvelle publiée mercredi, le président français célèbre «l'amitié historique, indéfectible et inébranlable» entre Paris et Pékin, à qui il décerne même une «médaille d'or» pour l'organisation des JO.

Leparisien.fr avec AFP- 06 août 2008

Honte à Sarközy!

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Le taser version civile

Taser version civile pour les femmes.jpg
Le Stoper C2 n'a qu'une portée de 4 mètres
"Je mesure 15 cm et selon l'envie je me déguise en bleu, rose, métal ou léopard. Bien que je ressemble étonnamment à un rasoir électrique, les Américaines m'adorent. Dans l'Arizona, une dame me vend même à ses copines au cours de réunions style tupperware. Ah oui, je peux aussi faire MP3 et vous envoyer au tapis en moins d'une seconde... Qui suis-je ?" Réponse : l'iTaser, déclinaison branchée et grand public du Taser, ce pistolet qui d'un simple coup de gâchette plante ses deux dards électrifiés dans le corps des importuns et leur paralyse instantanément les muscles durant quelques secondes, histoire de leur apprendre les bonnes manières.
 
Dans un pays où le port d'arme est inscrit dans la Constitution, le succès de cette arme dite non létale ne surprend guère. Mais pourrait-on imaginer sa vente en France ? Eh bien oui ! Après avoir équipé quelque 4000 policiers et gendarmes dans l'Hexagone, le groupe Taser France vend discrétement via son site Internet le Stoper C2, une version "soft" du Taser. Son prix : 499 euros. Mais attention, pas question de fioritures. La couleur Pink platinium est la seule excentricité, sinon il est vendu en noir, gris, bleu ou métal.


Pas de MP3 mais un DVD

"Il ne s'agit pas d'un gadget mais d'un système de protection personnelle, explique Antoine di Zazzo, patron de Taser France. Chaque pays a ses problématiques. Aux Etats-Unis, les services de police sont débordés. Pour les faire intervenir, il faut qu'un individu armé soit chez vous. De plus, ce pays a toujours eu la culture des armes. Il y a trois ans, lors du lancement du Stoper C2, le groupe Taser a fait une opération "donnez nous votre arme, on vous offre un taser". Personne n'a voulu ! Là-bas, acheter un Taser est d'une banalité aussi affligeante que d'acheter un pistolet. En France on ne peut pas imaginer cela. Alors, la peau de panthère ou le MP3 sur ce genre d'appareil, ce n'est pas envisageable dans la culture française. En tout cas pour l'instant".
 
Par ailleurs, une formation est obligatoire pour obtenir le code de déblocage de l'appareil. Par petits groupes de 5-6 personnes au siège de Taser France pour les Parisiens. Ou par DVD pour les provinciaux, qui doivent ensuite répondre à un test par téléphone.
 
Une arme destinée aux femmes
 

Avec le Stoper C2, Taser France vise une cible bien particulière : les femmes. "En France, elles sont 2,2 millions à se plaindre de violences, une femme est tuée tous les deux jours, 150 000 sont hospitalisées tous les ans, 48 000 autres violées, égrène Antoine di Zazzo. C'est intolérable. Tout comme il est intolérable qu'une femme n'aille pas au cinéma le soir parce qu'elle a peur de descendre la nuit dans le RER ou dans un parking pour récupérer sa voiture". Avant de cibler sa campagne sur les femmes, Taser affirme avoir réfléchi avec de nombreuses associations du 93 et du 95. "C'est pour cela par exemple que nous ne recommandons pas le Stoper aux femmes battues par leur maris, de peur que ces derniers ne se vengent avec".
 
Polémique sur la dangerosité
 
N'est-ce pas inconscient de mettre une telle arme entre les mains de civils, alors même que la polémique enfle aux Etats-Unis et au Canada sur sa dangerosité ? Amnesty International a ainsi recensé près de 300 personnes décédées après avoir été "tasées" entre 2001 et 2007. En France, Olivier Besancenot, s'appuyant sur les rapports d'Amnesty, s'est fait depuis deux ans le pourfendeur du X26, la version professionnelle du Taser. De quoi mettre en pelote les nerfs de Taser France qui attaque le porte-parole de la LCR en diffamation. Le procès, plusieurs fois reporté, a été fixé au 10 mars prochain.
 
"Le tir est spectaculaire, c'est sûr. Mais il ne provoque qu'une simple contracture musculaire. Techniquement, le Taser X26 ne peut pas tuer, et encore moins le Stoper qui est deux fois moins puissant et a une portée de 4 mètres au lieu de 11",  affirme Antoine di Zazzo. "Aucune étude n'a pu démontrer jusqu'à présent l'existence d'un lien de causalité entre l'utilisation du Taser et un arrêt cardiaque, confirmait Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu à Paris, lors d'une interview à LCI.fr le 3 décembre dernier. C'est l'état d'excitation aigüe dans lequel se trouve l'individu tasé qui peut, par contre, causer des désordres qui peuvent être mortels".
 
Faisant fi des polémiques, plus de 2000 personnes auraient déjà commandé des Stoper, dont les premiers exemplaires seront distribués à partir du mois prochain. Parmi elles figurent évidement quelques stars françaises à qui le pistolet électrique a été présenté en avant-première lors d'une soirée VIP le 29 mars dernier.

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Le taser va-t-il être interdit en France?

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Le taser envoie une décharge non létale de 50.000 volts

Les faits se sont déroulés vendredi soir alors que des policiers de la Brigade anti criminalité (BAC) de Vernon, dans l'Eure, procédaient à un contrôle d'identité. "Un des policiers a fait usage de cette arme à l'occasion de faits de rébellions et outrages et blessé un homme qui est parti se faire soigner aux urgences à Vernon avant d'être transféré à Rouen", a détaillé Marie Suzanne Le Quéau, procureure de la République d'Evreux, précisant qu'il enquête avait été ouverte.
  
Selon sa famille, qui a annoncé son intention de porter plainte, la victime, âgée de 26 ans, a été atteinte à la tête par les électrodes lancées par le pistolet et qui auraient pénétré de huit millimètres dans la partie droite du front. Le jeune homme devait sortir mardi de l'hôpital.
  
La procureure qui estime "prématuré" à ce stade de l'enquête de tirer des conclusions de cette affaire a précisé qu'elle avait ordonné une expertise médicale de la victime et son audition "quand son état de santé le permettra".
  
Le Taser X-26 utilisé dans la police française vise à neutraliser la personne visée en lui envoyant via deux électrodes une décharge de 50.000 volts qui doit la tétaniser quelques secondes. Arme non-létale selon ses promoteurs, le taser est contesté par des organisations de gauche et humanitaires qui réclament un moratoire sur son utilisation.  

                                                                                                                                                D'après agence

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Un éditorial de Pierre Vial - Terre et Peuple

TERRE ET PEUPLE MAGAZINE N° 36 - Eté 2008

Droits dans nos bottes

"Un véritable sida mental empoisonne l’âme de nos frères européens : c’est l’esprit de démission et de soumission. Ce sida mental a des conséquences biologiques puisque l’empoisonnement de l’âme conduit à l’empoisonnement du sang, quand les peuples oublient que leur bien le plus précieux est leur identité ethnique.

Face à cette épidémie, voulue et véhiculée par tous ceux, détenteurs des différentes formes de pouvoir (politique, économique, culturel) qui constituent le Système en place, officiel ou officieux, il faut réaffirmer sans cesse notre mission : incarner, devant l’Histoire, la Fidélité absolue à la cause identitaire ethnique. Ce dernier mot – ethnique – est fondamental car il écarte toute ambiguïté. Ambiguïté d’autant plus dommageable quand elle se manifeste parmi ceux qui sont censés appartenir au même camp que nous. Ne voit-on pas, en effet, un FN qui fut longtemps en pointe contre l’immigration extra-européenne, prétendre maintenant qu’il faut faire avec (puisque "les jeunes", c’est à dire la racaille, sont, paraît-il, "les branches de l’arbre France" …) ?  Ne voit-on pas, aussi, certaines personnes se disant "identitaires" accepter des métis dans leurs rangs sous prétexte qu’ils ont besoin de colleurs d’affiches pour leurs campagnes électorales ? L’argument mis en avant est que ces métis sont très gentils. C’est certainement vrai. Mais là n’est pas le problème. A partir du moment où on transige sur les principes en invoquant des cas individuels ("moi, vous savez, je connais un immigré très sympa"), on ouvre la porte à n’importe quoi. C’est une faiblesse d’âme et une faiblesse d’esprit qui n’est pas tolérable.

Car nos frères gaulois ont besoin de repères simples et clairs, aujourd’hui où on les matraque mentalement tous les jours, à l’école, à la télé, à l’église (pour ceux qui y vont encore…), dans leur profession, sur le thème : tout se vaut, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tous les hommes sont semblables, ils sont tous frères, donc embrassons-nous et faisons des enfants de toutes les couleurs.

Nous, nous disons non. Nous disons que le grand magma universel n’apportera le bonheur à personne mais sera au contraire source de beaucoup de larmes et de beaucoup de sang. A cause de cela, les apprentis sorciers de tous poils nous haïssent. Non seulement nous n’en avons rien à faire mais, comme dit l’un de nos chants,  "c’est là notre fierté".

Droits dans nos bottes, nous disons, sans haine mais sans crainte, que la situation est parfaitement claire. Hélas. Mais la lucidité est la condition première de toute prise de conscience. Et il est des évidences qu’il faut dire et redire sans cesse, sans se lasser (certains, pour nous décourager, nous disent que nous clamons dans le désert. Peut-être. Mais est-ce une raison pour se taire ? Car se taire c’est accepter, c’est abdiquer, c’est se soumettre. Et nous serons toujours des insoumis) .

Voici donc où nous en sommes :

  • Une partie de la population installée sur le territoire dit français est de nature non-européenne (qu’elle ait des papiers d’identité français ou non, qu’elle soit "régularisée" ou non ne change rien à la réalité) et constitue, de fait, une masse d’envahisseurs, dont certains (en particulier parmi  les "jeunes") se comportent en conquérants, avec une attitude systématiquement agressive.
  • Les communautarismes, provoquant des affrontements ethniques dont l’actualité se fait l’écho quasiment tous les jours, sont une réalité incontournable. L’école est un terrible révélateur : dans une cour de récréation, chaque gosse sait très bien qui est black, qui est maghrébin, qui est juif, qui est gaulois (ce terme englobant, de fait, tous les Européens). Et le prêchi-prêcha des instits, ces indécrottables aveugles et sourds volontaires, n’y change et n’y changera rien (nous ne versons pas une larme sur ceux de ces crétins qui, au passage, se font casser la tête par leurs chers élèves si gentils).  


Face à ces réalités, la population européenne adopte, selon les individus, l’une des trois attitudes possibles :

1 - Certains jouent la collaboration avec les envahisseurs, soit par conviction idéologique (mondialistes, "antiracistes" de tous poils, droitsdel’hommistes, ethnomasochistes) soit, pour la plupart sans doute, par lâcheté, pour se faire bien voir, ou au moins accepter, par les futurs maîtres. Ce sont des collabos et il faut les appeler ainsi.

2 - La masse des attentistes (la fameuse "majorité silencieuse"), qui peut-être n’en pensent pas moins mais qui, surtout, ne veulent pas d’ennuis, de complications et trouvent, qu’après tout, la situation n’est pas si grave – aussi longtemps qu’ils peuvent mettre un peu d’essence dans la voiture, remplir de choses inutiles au supermarché le caddie de bobonne et s’abêtir chaque soir un peu plus devant  une télé débile. Ce sont les zombies – et heureux de l’être. Qui voleront toujours au secours de la victoire, style résistants du 9 mai 1945, quel que soit le vainqueur.

3 - Ceux qui refusent d’accepter l’inacceptable, la démission et la soumission, la lâcheté et la honte. Ce sont les résistants et il faut les appeler ainsi.

Les résistants se reconnaissent entre eux. Ils savent ne pouvoir compter que sur eux-mêmes puisque la justice, la police, l’armée, l’école, les églises, les media, les partis politiques sont infiltrés et noyautés par les collabos. Ils savent que leur sort, celui de leur famille, de leurs amis repose entre leurs seules mains. Ils ne font et ne feront plus confiance, jamais, aux institutions et aux hommes du Système. L’Histoire dira s’ils réussiront ou s’ils échoueront. Mais au moins pourront-ils regarder en face leurs enfants. A qui ils auront appris à vivre – et peut-être aussi, qui sait – à mourir debout, le glaive à la main."

Pierre VIAL

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A Besançon, Victor Hugo est un Black

Statue de Victor Hugo par Ousmane Sow.jpg
Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802

Statue de Victor Hugo (2002): par l'artiste sénégalais Ousmane Sow, elle est située sur l'Esplanade des Droits de l'Homme. Créée pour la Journée mondiale du refus de la misère à la demande de Médecins du Monde, elle fut commandée par la ville à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo et installée le 17 octobre 2003. C'est une statue de bronze de 2.30 mètres de hauteur représentant l'écrivain avec une main dans la poche et l'autre main tenant une montre qu'il regarde. Besançon possède le bronze n°1 de cette œuvre, une copie se trouvant au Sénat à Paris.

 

 

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Pourquoi n'était-il pas interné? Fallait-il attendre le meurtre barbare d'un enfant?

Monstre Valentin.jpg
Photo "La Nouvelle République"

Leurs 48 heures de garde à vue s'étaient achevées mardi en début d'après-midi. Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo, soupçonnés du meurtre de Valentin, 11 ans, le 28 juillet à Lagnieu, ont été aussitôt transférés, cachés sous des couvertures par les gendarmes, au palais de justice de Bourg-en-Bresse afin d'être présentés à un juge.

L'homme de 39 ans, dont l'ADN a été retrouvé sur le corps de l'enfant, s'est vu notifier sa mise en examen pour "homicide avec préméditation sur mineur de 15 ans avec actes de barbarie", a annoncé peu après 17 heures le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, précisant qu'il encourait pour ce fait une "réclusion criminelle à perpétuité incompressible". Sa compagne est elle poursuivie pour "non empêchement de la commission d'un crime, soustraction de preuves et non-dénonciation", a ajouté le magistrat, avant de dénoncer un "acte d'une gravité extrême". "Quarante coups de couteau portés à un enfant plus dix coups de défense, c'est-à-dire 54 coups de couteau, c'est une véritable immolation d'un enfant", a déclaré Jean-Paul Gandolière. Ces mises en examen sont intervenues au moment même où se déroulaient les obsèques du jeune garçon en présence de centaines de personnes. Plus tard dans la soirée, Stéphane Moitoiret a été transféré vers le Service  médico-psychologique régional (SMPR) de la maison d'arrêt de Saint-Paul à Lyon. Et Noëlla Hégo a été écrouée à la maison d'arrêt de Montluc  à Lyon.

 
Sa compagne savait qu'il allait "commettre un acte irréparable"

Durant sa garde à vue, Stéphane Moitoiret, a tenu des propos très incohérents, sans jamais reconnaître les faits, a indiqué M. Gandolière. Il avait cependant "avoué les faits" à sa compagne avant leur arrestation, et c'est elle qui a parlé aux enquêteurs, a précisé le magistrat. Elle a indiqué que "depuis un mois, Stéphane Moitoiret était devenu irritable, plus intolérant, plus violent verbalement, et qu'elle n'arrivait plus à le maîtriser". Le soir des faits, il était "particulièrement énervé".

Après avoir trouvé refuge dans la salle paroissiale de Saint-Sorlin (Ain), à quelques kilomètres de Lagnieu, selon les déclarations de Noëlla Hégo, Stéphane  "a décidé en milieu de soirée de 'faire un retour en arrière' selon son  expression, c'est à dire 'faire un incident', ce qui signifie aller tuer quelqu'un", a rapporté M. Gandolière. Il est parti armé d'un couteau qu'il avait sur lui depuis un certain temps. "Noëlla Hégo a raconté que quand Stéphane Moitoiret part de cette façon, elle sait qu'il va commettre 'un acte irréparable'", a ajouté le procureur, ce qui laisse entendre qu'il était déjà passé à l'acte. Les enquêteurs procèdent "à un certain nombre de vérifications pour essayer de savoir si d'autres faits ont pu être commis, de cette gravité ou d'une gravité moindre," a déclaré M. Gandolière.

Le suspect "pleinement conscient" ?

Ce soir-là, Moitoiret est effectivement rentré "couvert de sang, en lui  disant qu'il venait de tuer un petit garçon". "C'est en plein conscience qu'il s'est nettoyé, qu'il a lavé une partie de ses vêtements, qu'il s'est changé, et qu'il a placé toute sa tenue dans un sac de plastique", a souligné le magistrat. Le couple a quitté Saint-Sorlin le lendemain mardi matin, abandonnant dans la commune le sac contenant les vêtements ensanglantés, qui a été retrouvé sur  les indications de Noëlla. Ils se sont débarrassés du couteau un peu plus loin. Celui-ci n'a pas encore été retrouvé, selon M. Gandolière.

Stéphane Moitoiret a lui déclaré qu'il se sentait "étranger à cette affaire", que "quelqu'un d'autre a commis le fait à sa place". Des expertises psychiatriques devraient être rapidement menées pour déterminer le degré de responsabilité de ce marginal et décider de la tenue ou non d'un procès.

         Le suspect a-t-il commis des meurtres à l'étranger?

Les enquêteurs qui travaillent sur l'assassinat de Valentin ont saisi  Interpol afin de demander aux états frontaliers de la France de vérifier si le meurtrier présumé a pu commettre d'autres crimes. Les enquêteurs souhaitent "faire des recoupements au niveau national voire  international" après l'arrestation du couple de marginaux, Stéphane Moitoiret,  et Noëlla Hégo, 48  ans. Le bureau central national d'Interpol pour la France a donc transmis une demande, via l'institution policière internationale, notamment à la Belgique, l'Italie et  la Suisse, afin que les forces de police de ces Etats fassent des comparaisons  avec des affaires non résolues. Selon la soeur de Noëlla, Chantal Hégo, qui vit à Clary dans le Nord, les deux  routards vont "de droite à gauche" ensemble depuis vingt ans dans toute la  France, mais aussi en Italie. Le couple a été vu dans plusieurs départements de Rhône Alpes. Au niveau français, des investigations sont menées par le service technique  de recherche judiciaire et de documentation (STRJD) de la gendarmerie, à  Rosny-sous-Bois. Le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) va en outre être à nouveau interrogé afin d'établir si leur ADN a été  relevé sur d'autres scènes de crime.

LCI.fr - 5 août 2008

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05/08/2008

L'ADN est-il "la reine des preuves"?

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L'intérieur de votre ADN. Illustration.
© Mediscan/Corbis

Tandis que les enquêteurs s'activent actuellement à rechercher l'arme du crime à Saint-Sorlin-en-Bugey, Stéphane Moitoiret vient d'être mis en examen pour homicide volontaire dans le cadre de la mort du petit Valentin.

Le procureur général de Lyon Jean-Olivier Viout, en charge de l'affaire, évoque sur RMC la certitude de la culpabilité du suspect.

"L'ADN est la reine des preuves. On a une preuve absolue depuis hier, 11h30. On a des preuves qui s'entrecroisent: l'ADN retrouvé sur le jogging est le même que celui trouvé sur la porte du local qu'occupait M.Montoiret."

Sur Le Post, quelques voix s'élèvent, parmi la tristesse consécutive au drame, pour aborder un sujet délicat: celui de la validité et de la pertinence des preuves ADN.

La question qui se pose parmi les internautes est la suivante:
Si votre ADN (Acide désoxyribonucléique, macromolécule présente dans les cellules de tous les êtres vivants, unique et spécifique à chaque individu) est retrouvé sur les lieux du crime, cela veut-il forcément dire que vous êtes coupable? N'y-a-t-il pas de risque de dérives?

19:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Iran: un nouveau missile antinavire

TEHERAN, 4 août - RIA Novosti. Les spécialistes iraniens ont mis au point un nouveau missile antinavire d'un portée de 300 km sans équivalent au monde, a déclaré lundi le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution, une organisation d'élite dépendant directement du chef de l'Etat.

"Nous avons testé dernièrement de nouvelles armes navales, grâce auxquelles aucun navire ennemi ne pourra se sentir en sécurité dans un rayon de 300 km autour des frontières iraniennes, et sera immanquablement coulé (en cas de conflit)", a annoncé M. Jafari.

Selon lui, ces nouveaux armements ont été exclusivement conçus par des spécialistes iraniens et "ne sont utilisés dans aucun autre pays au monde".

Début juillet, lors des exercices militaires "Grand Prophète 3" dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz, les Gardiens de la révolution avaient notamment testé le missile Shahab-3 d'une portée de 1.500 à 2.000 km et capable d'atteindre le territoire israélien et les bases américaines déployées dans le golfe Persique.

Ces tests avaient provoqué les protestations de Washington, qui avait enjoint à Téhéran de mettre immédiatement fin à son programme balistique, les missiles pouvant selon les Etats-Unis être équipés d'ogives nucléaires.

 


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Valentin: les vraies questions

Le Front national a réclamé le rétablissement de la peine de mort pour les assassins d'enfants, alors que les obsèques de Valentin, 11 ans, tué la semaine dernière d'une quarantaine de coups de couteau, avaient lieu aujourd'hui.

"L'émotion ne devrait pas dispenser de poser" les "vraies questions", a regretté aujourd'hui Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du FN.

Il a cité notamment "la question de la sanction suprême et définitive pour les assassins d'enfants" et celle "de la terrible déréliction de la psychiatrie française".

"Pourquoi aucune mesure de sauvegarde n'a-t-elle jamais été prise pour Stéphane Moitoiret, manifestement psychopathe et dangereux, comme nombre de marginaux que l'on laisse vagabonder sans aucun suivi psychique?".

5 août 2008

17:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Un routard "terriblement dangereux" qu'on laissait libre d'aller et de venir...

Obsèques de valentin.jpg
Obsèques de Valentin

L'énigme entourant le crime du petit Valentin, retrouvé massacré à l'arme blanche à Lagnieu (Ain) dans la nuit du 29 au 30 juillet dernier, est en partie levée. Lundi après-midi, le meurtrier présumé de 39 ans et sa possible complice, Noëlla Hego, 48 ans, ont vu leur garde à vue prolongée à la caserne Chateaubriand de Bourg-en-Bresse.

Le prélèvement biologique, ef­fectué sur le principal suspect dès l'interpellation du couple, dimanche par une patrouille sur la route de Dornas en Ardèche, a révélé qu'il correspond à l'empreinte génétique de type masculin relevée sur les vêtements ensanglantés du garçonnet de onze ans. «Une preuve scientifique irréfutable», a insisté le procureur de la République, Jean-Paul Gandolière, qui a décidé d'ouvrir mardi une information judiciaire pour «homicide volontaire sur mineur de moins de quinze ans accompagné d'actes de torture et de barbarie».

Des circonstances aggravantes soulignées par la garde des Sceaux, Rachida Dati, venue féliciter lundi les enquêteurs dans leur QG d'Ambérieu-en-Bugey, en compagnie de son homologue de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et du directeur général de la Gendarmerie nationale, Roland Gilles. Stéphane Moitoiret, dont la mise en examen est programmée cet après-midi au terme de son audition, encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de trente ans. Sa compagne devrait être seulement poursuivie pour «non-dénonciation de crime».

Sans passer aux aveux, les suspects ont reconnu leur présence dans le secteur du drame au moment où le corps de Valentin a été retrouvé à 0 h 15 gisant à côté de son vélo, lardé de 44 coups de couteau et présentant 11 autres blessures de défense. Dans la sauvagerie du crime, l'auteur s'est d'ailleurs lui-même blessé avec son arme blanche. Or, Moitoiret a une main entaillée, ce qui expliquerait la présence de son sang sur la porte de la salle paroissiale de la commune voisine de Saint-Sorlin, où le couple a trouvé refuge la nuit du meurtre. Parmi les 400 procès-verbaux d'audition accumulés par les gendarmes, certains témoignages confirment la présence du routard à Lagnieu, juste avant les faits. Une silhouette d'homme prenant la fuite en bermuda, semblable à celui que porte Moitoiret, apparaît enfin sur la bande-vidéo d'une banque du centre-ville. La présence de sa compagne Noëlla Hego demeure, en revanche, fantomatique. Tenant des propos incohérents faisant douter de son équilibre mental, le couple ne cesse de déconcerter.

 

 

Jusqu'alors inconnus de la justice, en totale rupture de ban avec la société, ces routards sillonnent depuis des années chemins vicinaux et routes départementales de France en allant de paroisse en paroisse et de cure en cure. Curieux «pèlerins», ils affirment tour à tour être les héritiers d'une riche famille australienne susceptible d'envoyer des dons pour édifier presbytère ou oratoire en échange du gîte et du couvert dans les lieux de culte. Noëlla Hego se fait volontiers appeler «princesse divine» ou son «Éminence». Elle traîne un inséparable chat noir au bout d'une ficelle. En fidèle féal, Moitoiret se déclare comme «secrétaire de Sa Majesté». Ou encore «Roi d'Australie», selon son humeur. Devant les enquêteurs, il a évoqué une obscure «mission céleste» et soutient, en tant qu'«émissaire de l'Australie», régler de sombres conflits entre les peuples de l'Humanité.

Le couple mystique, uni il y a vingt ans, aurait une fille aujourd'hui majeure et un temps placée à la Ddass. Stéphane Moitoiret aurait tenté de devenir pâtissier avant de tailler la route avec sa «princesse divine», ex-comptable originaire de Cambrai, après la mort de son père, en 1986. Traumatisé par ce décès, ce que cherchent à déterminer les enquêteurs qui explorent son passé encore émaillé de zones d'ombre. «Le profil de ce marginal est intéressant au point que nous allons confronter les circonstances du crime de Lagnieu avec tous les homicides à blessures multiples commises à l'arme blanche, la nuit, sur la voie publique, et non élucidés depuis dix ans», confie le général David Galtier, patron de la police judiciaire de la gendarmerie.

Les fichiers Judex de la gendarmerie et le logiciel Salvac de croisement des dossiers criminels tournent à plein régime pour déterminer si Moitoiret pourrait être un nouveau tueur en série.

Le Figaro - 05 août 2008 

17:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Le meurtrier de Valentin sera-t-il jugé?

Stéphane Moitoiret, l'auteur présumé du meurtre de Valentin, 11 ans, le 28 juillet dernier, pourra-t-il être jugé ? Le suspect doit être déféré dans l'après-midi devant le juge en vue de sa mise en examen pour "homicide sur mineurs de moins de quinze ans avec actes de torture et de barbarie". Un acte punissable, en théorie, de la peine maximale, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 30 ans.

Toutefois, au stade actuel de l'enquête, il ressort que cet individu et sa compagne - qui devrait elle être poursuivie pour "non-dénonciation de crime" -, pourraient être victimes de troubles mentaux importants. Selon des sources porches de l'enquête, ils tiendraient "des propos incohérents sur une mission divine à accomplir". Et d'après la mère de Stéphane Moitoiret, son fils souffrirait de "troubles de la persécution" et aurait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Ce sera donc aux experts de trancher sur l'état mental de ce couple et sur son éventuellement responsabilité pénale.

Ce que prévoit la loi du 25 février 2008

En France, il existe un principe selon lequel les "fous", ne peuvent être jugés. Rachida Dati a néanmoins assuré, lundi, aux parents du petit Valentin que si l'auteur présumé du meurtre de leur enfant "devait être reconnu pénalement irresponsable suite aux expertises psychiatriques, celui-ci ne serait pas remis en liberté sans surveillance judiciaire". Une mesure rendue possible grâce à la récente loi du 25 février 2008 sur la rétention de sûreté et l'irresponsabilité pénale.

Avant cette loi, le juge d'instruction n'avait d'autre choix que de rendre une ordonnance de "non-lieu". Désormais, les magistrats sont tenus d'organiser une audience, en présence des parties civiles qui le souhaitent et de l'accusé, afin de prononcer une déclaration d'irresponsabilité pénale. Cette décision d'irresponsabilité est alors inscrite au casier judiciaire. Et elle peut être assortie de mesures de sûreté comme l'interdiction de rencontrer sa victime ou de fréquenter certains lieux. Une hospitalisation psychiatrique d'office peut également être décidée. 

Cette évolution majeure pour les familles des victimes est intervenue à la suite de l'affaire Romain Dupuy, un jeune schizophrène qui en 2004 avait sauvagement tué deux infirmières à l'hôpital psychiatrique de Pau. Le "non-lieu psychiatrique" prononcé à l'époque par le juge avait suscité émotion et indignation. Nicolas Sarközy avait alors demandé à sa ministre de la Justice de réfléchir à une évolution de la loi.

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04/08/2008

VIDEO Festival interceltique de Lorient 2008

http://www.dailymotion.com/video/x6bx7f_festival-intercel...

http://www.dailymotion.com/video/x6cctf_festival-intercel...

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Christian Bouchet: quelle affaire Siné?

Dans le n° 259 de Faits et documents, Emmanuel Ratier s’interrogeait : le dessinateur Siné sera-t-il poursuivi ?

Il est vrai que l’on pouvait craindre que notre homme le soit, lui qui dans une chronique parue dans le n° du 11 juin dernier de Charlie Hebdo n’avait pas hésité à écrire : « Je n’ai jamais brillé par ma tolérance mais ça ne s’arrange pas et, au risque de passer pour politiquement incorrect, j’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul ! (…) Je ne vois pas pourquoi je supporterai ces patates à la silhouette affligeante et véritable épouvantail contre la séduction ! »

Mais personne, ni la justice, ni les médias ; ni le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, n’avait trouvé à redire.

Il est vrai que Charlie Hebdo était le journal qui s’était fait un honneur d’attiser la haine entre les communautés en publiant les caricatures du prophète Mahomet.

Or quand trois semaine plus tard, le 2 juillet, le même Siné écrivait : “Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! ” On était en droit d’attendre que personne, ni la justice, ni les médias ; ni le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, ne trouve à redire.

Eh bien on se trompait ! La presse aux ordres dénonça immédiatement l’antisémitisme de Siné, le rédacteur en chef piqua une grosse colère et licencia son collaborateur, quant à la justice qui sait si elle ne trouvera pas matière à poursuivre ?

Y’aurait-t-il donc deux poids deux mesures dans les colonnes de ce grand journal libertaire qu’est Charlie Hebdo? La liberté d’expression absolue prônée lors de l’affaire des caricatures de Mahomet y serait-elle pratiquée avec une géométrie variable ? Les religions ne devraient-elles pas être toutes traitées à la même enseigne dans ses colonnes ? Etc.

La réponse à ces question se trouve dans Libération du 25 juillet, Laurent Joffrin nous y explique sans honte que, effectivement, toutes les religions ne se valent pas car certaines (le nôtres, celles des français de souche et de branches) sont uniquement des religions alors qu’une autre est aussi une race et est donc une super-religion inattaquable ! Donc, en toute logique, on peut insulter impunément les premières mais il est interdit de toucher à la seconde : « On dira que Charlie s’est mobilisé contre l’islamisme et que le journal ne peut, en conséquence, censurer des attaques symétriques contre les juifs. C’est introduire la confusion dans les esprits : attaquer une religion n’est pas attaquer une race. Réprouver l’intégrisme musulman et dénoncer le pouvoir supposé des juifs ce n’est pas la même chose. On est anti-intégriste dans le premier cas, raciste dans le second. »

Et Laurent Joffrin d’ajouter : « On est un peu accablé d’avoir à rappeler ces principes élémentaires. »

Moi c’est le racisme de la gauche bien-pensante et sa judéomanie qui m’accable et me fait gerber !

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Erreur judiciaire: 7 ans de prison pour un autre

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Marc Machin et David Sagno

Le parquet général s'est dit favorable à la remise en liberté de Marc Machin, dont la culpabilité dans le meurtre d'une femme au pont de Neuilly en 2001 a été mise en doute par l'apparition d'un autre suspect.

Réunie à huis clos, la commission de révision des condamnations pénales, composée de cinq magistrats de la Cour de cassation, doit rendre sa décision sur cette demande de suspension de peine, a-t-on appris auprès de l'avocat de M. Machin, Me Louis Balling.



M. Machin, 26 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Hauts-de-Seine en septembre 2004, puis à la même peine assortie de douze ans de sûreté en novembre 2005 par la cour d'assises d'appel des Yvelines, pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001 au pont de Neuilly.

Après avoir avoué dans un premier temps le crime en garde à vue, Marc Machin a toujours nié les faits. Début mars 2008, un autre homme, David Sagno, s'est rendu au commissariat de La Défense pour s'accuser de ce meurtre, ainsi que de celui de Maria-Judith Araujo, toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002. A cette date, Marc Machin était déjà incarcéré.

Retour en arrière

Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye demande la révision d'un procès. Une décision rare. Marc Machin, condamné à 18 ans de réclusion criminelle et incarcéré depuis 2001 pour le meurtre d'une jeune femme à Neuilly, pourrait être innocenté. Les traces ADN d'un sans domicile fixe, qui s'était récemment rendu à la police, ont été retrouvées sur le cadavre de la victime.

Une expertise génétique pourrait innocenter Marc Machin, ce jeune homme emprisonné depuis plus de six ans pour l'assassinat de Marie-Agnès Bedot, tuée à coups de couteau le 1er décembre 2001, à Neuilly. Les aveux d'un SDF, qui s'est rendu au commissariat de la Défense, le 4 mars dernier, en se déclarant coupable de meurtre de la jeune femme, ont poussé le procureur à demander de nouveaux tests ADN sur les vêtements de la victime.

En plus du meurtre de Marie-Agnès Bedot en 2001, le SDF s'accuse d'être l'auteur du crime de Maria-Judite Araujo en mai 2002, sur l'île de Puteaux. Son identité n'a pas été révélée (David Sagno), mais il semblerait que l'individu ait déjà été condamné à sept reprises pour agression sexuelle et qu'il soit sorti de prison le 25 février 2008.

Selon le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui a demandé ces tests ADN, "l'empreinte génétique est identique à celle de l'homme qui s'est livré". Ce dernier a également déclaré qu'une information judiciaire était ouverte pour assassinat, viol et vol contre cet homme.


Une autre recherche permettrait d'affirmer que les empreintes de Marc Machin ne sont pas présentes sur les vêtements de la victime. On peut dès lors s'interroger sur les éléments de preuve ayant conduits à l'incarcération de ce dernier en 2001.

Pas d'empreintes mais condamné à 18 ans de prison? La justice avait alors constitué son dossier à partir de témoignages attestant de la présence de Marc Machin sur les lieux du crime, le jour même, et de dépositions montrant les similitudes entre son blouson et celui du meurtrier
. Le coupable présumé était également passé aux aveux, lors de sa garde à vue, pour ensuite se rétracter.

Philippe Courroye précise cependant que l'expertise réalisée à l'époque dépendait de procédés différents de ceux utilisés aujourd'hui, qui ont permis de déceler l'ADN de l'homme qui s'accuse.

Le procureur se défend de parler formellement d'erreur judiciaire, même s'il a déclaré avoir transmis le dossier au parquet général de Versailles, qui pourrait décider de la révision de la condamnation de Machin.

(Source: JDD - 26 mars 2008)

 

Un couple d'illuminés mystiques errait sur les routes

Le suspect numéro un dans le meurtre de Valentin s'était, ces dernières années, engagé avec sa compagne dans une folle errance à travers la France, et les enquêteurs tentent de vérifier si ce couple, souvent qualifié d'«illuminé», a pu commettre d'autres crimes.

Stéphane Moitoiret, 39 ans, et Noëlla Hégo, 48 ans, «erraient de village en village, de paroisse en paroisse, au moins depuis 2006», année au cours de laquelle ils ont été vus ensemble en Saône-et-Loire, a indiqué le général David Galtier, un haut responsable de la gendarmerie nationale.

Ils ont aussi été signalés par des gendarmes en Ardèche, dans l'Ain et dans l'Isère au cours des dernières années, a précisé l'officier.

Selon la soeur de Noëlla, Chantal Hégo, qui vit à Clary (Nord), les deux routards vont «de droite à gauche» ensemble depuis vingt ans dans toute la France, mais aussi en Italie.

Noëlla, décrite comme «très croyante» par sa soeur, appelait de temps en temps sa mère, a-t-on appris auprès d'un enquêteur, selon qui Stéphane, originaire de l'Oise, n'entretenait, lui, que des contacts épisodiques avec sa famille. La mère de Stéphane a confirmé qu'elle n'avait plus eu de contact avec son fils depuis 2005.

«Stéphane, c'était un illuminé, chez notre mère il était toujours en train de faire des prières», a affirmé Chantal Hégo.

«Il se lavait plusieurs fois par jour et, la nuit, il ne dormait pratiquement pas, il mettait des bougies, il était végétarien et ne mangeait pas avec nous», a-t-elle poursuivi.

Depuis la mort de son père en 1986 et sa rencontre avec Noëlla, Stéphane «souffre de délire de persécution», a expliqué sa mère, Chantal Potier. «Ils ont dû le prendre (Valentin) pour quelqu'un qui leur voulait du mal», a-t-elle lâché.

Stéphane appelle sa compagne «son Eminence» ou «la Princesse», selon des enquêteurs, et, lui, il dit être son «secrétaire particulier».

Selon Chantal Potier, le couple est «fusionnel», «ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre, mais c'est elle qui dirige le couple».

Le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, décrit le principal suspect, qui ne reconnait pas le meurtre de Valentin, comme «inquiétant, parlant de sa mission divine avec les yeux exorbités».

Lui et sa compagne se présentent généralement «comme des pèlerins venus d'Australie, ils disent qu'ils sont en mission pour résoudre des problèmes internationaux», a encore dit M. Gandolière.

Pour sa part, le procureur général de Lyon, Jean-Olivier Viout, a indiqué que l'ADN prélevé sur les deux suspects allait être confronté aux ADN inconnus relevés sur des scènes de crimes dans toute la France, afin d'établir si Stéphane Moitoiret et sa compagne ont pu être mêlés à des affaires non élucidées.

«Quand on voit comment l'enfant a été littéralement "saigné", on se dit qu'ils peuvent être très dangereux et on se demande forcément» s'ils n'ont pas commis d'autres crimes, a commenté M. Viout.

Dans ce contexte, des investigations sont menées depuis 24 heures par le service technique de recherche judiciaire et de documentation (STRJD) de la gendarmerie, à Rosny-sous-Bois.

«Nous cherchons à établir d'éventuels liens avec des crimes commis à l'arme blanche sur des personnes isolées, sur la voie publique et de préférence la nuit», a détaillé le général Galtier, citant notamment le meurtre non résolu d'un travesti, Jessica, en 1995 à Rilleux-la-Pape (Rhône).

 

AFP

22:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

L'ADN du marginal serait bien celui du meurtrier de Valentin

Marginal Lagnieu.jpg
Portrait robot du présumé coupable

Le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gondolière a confirmé ce matin que l'ADN retrouvé sur les lieux du meurtre du petit Valentin à Lagnieu (Ain) était bien celui de Stéphane Moitoiret, le principal suspect actuellement gardé à vue dans cette affaire. L'homme, âgé de 39 ans et sa compagne, Noëlla Hego, 48 ans, n'ont jusqu'à présent pas reconnu les faits.

L'ADN de Stéphane Moitoiret correspond bien à celui relevé notamment sur le corps et les vêtements de la jeune victime, 11 ans, tué d'une quarantaine de coups de couteau le soir du 28 juillet, a déclaré le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière. Il a précisé que les deux marginaux tenaient encore aujourd'hui «des propos très incohérents sur une mission divine qu'ils seraient venus effectuer (en France) depuis l'Australie». «J'ignore s'ils avaient conscience d'être recherchés, ils ne donnaient pas cette impression», a de son côté indiqué le général David Galtier, sous-directeur de la police judiciaire pour la gendarmerie nationale.



Lors de sa venue sur place, la Garde des Sceaux Rachida Dati a précisé qu'un juge allait très vite être saisi pour meurtre sur mineur "avec actes de barbarie". "Il risque la prison à perpétuité avec une mesure de sûreté de 30 ans", a-t-elle indiqué. Sa garde à vue devrait être prolongée jusqu'à demain, a précisé le procureur. L'homme pourrait être présenté à un juge pour être mis en examen. Quant à sa compagne, elle  «pourrait n'être mise en examen que pour non-dénonciation de crime» car rien ne prouve pour le moment son implication dans le meurtre, a encore indiqué le magistrat. «Aucun témoin ne l'a vue le soir du crime à Lagnieu (Ain)», a précisé le procureur. * Pour l'heure, l'arme du crime n'a pas encore été retrouvée.

leparisien.fr - 4 août 08

*  - Hier, la presse rapportait que des gens l'avait vue se promener à Lagnieu avec un chat noir tenu en laisse avec une ficelle le soir du crime...

 "Le soir des faits, deux personnes errantes avec un chat noir tenu au bout d’une ficelle ont été vues à Lagnieu », explique le procureur" (Le Parisien- 3 août 08)

On en est en droit de se demander ce que valent ces témoignages ainsi que les affirmations du procureur.

- Du lieu du crime jusqu'aux abords d'une HLM, et notamment sur la devanture d'une pharmacie, il y avait d'innombrables traces de sang dont on a vu les photographies: on n'en parle plus... Le suspect mis en garde en vue est-il blessé? On n'en sait rien.

- La piste du jeune marginal qui battait son chien sous les fenêtres de cette HLM semble être définitivement abandonnée par la police et le procureur. Cependant il était activement recherché...

Que faisaient donc tous ces marginaux ce soir-là à Lagnieu dans le périmètre du crime?

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L'homme qui a révélé au monde le Goulag soviétique

A.S. avec Poutine.jpg

L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 89 ans, a joué un rôle historique en révélant aux Russes et au monde entier l'univers inhumain des camps soviétiques, auquel il a donné un nom, celui de l'Archipel du Goulag.

A.S. noir et blanc.jpg

Patriote habité par une force prophétique et une détermination comparables à celle d'un Dostoïevski, certain d'être élu par le destin qui lui avait permis de vaincre un cancer, l'écrivain dont la longue barbe le faisait ressembler aux grands intellectuels du XIXe a consacré sa vie à lutter contre le totalitarisme communiste.

Né le 11 décembre 1918 dans le Caucase, il adhère aux idéaux révolutionnaires du régime naissant et fait des études de mathématiques. Artilleur, il se bat courageusement contre les troupes allemandes qui attaquent l'URSS en 1941, mais il ne voit pas le danger de son côté du front. Ayant critiqué les compétences guerrières de Staline dans une lettre à un ami, il est condamné à huit ans de camp en 1945.

L'expérience le marque à jamais et l'engage sur un chemin d'exception. Libéré en 1953, quelques semaines avant la mort de Staline, il est exilé en Asie centrale et commence à écrire, puis revient dans la partie européenne de l'immense pays pour devenir enseignant à Riazan, à 200 km de Moscou.

Le nouveau maître de l'URSS, Nikita Khrouchtchev, donne son feu vert à la publication, dans la revue littéraire non-conformiste Novy Mir, d'"Une Journée d'Ivan Denissovitch". Le récit sur un détenu ordinaire du Goulag paraît le 18 novembre 1962.

Un tabou est brisé, une onde de choc parcourt l'URSS et secoue les milieux pro-soviétiques du monde entier, des millions de gens ayant séjourné dans les camps se sentent libérés une deuxième fois.

Mais le dégel khrouchtchévien n'est pas fait pour durer, contrairement au Goulag, qui continue à exister.

Soljenitsyne continue à écrire, mais ses livres, "Le Pavillon des Cancéreux", puis "Le Premier Cercle" ne sortent qu'en "samizdat", les éditions clandestines, et à l'étranger, où ils connaissent un grand succès.

La stature de l'homme le protège encore, mais lorsqu'il reçoit le Prix Nobel de Littérature en 1970, il renonce à aller à Stockholm, craignant ne pouvoir rentrer dans l'URSS de Léonid Brejnev.

Entre les pressions du KGB et celle de sa mission, le caractère difficile de l'écrivain ne s'améliore pas et son premier mariage se termine par un divorce.

Soljenitsyne est en train de terminer l'oeuvre de sa vie, "l'Archipel du Goulag", une grande fresque historico-littéraire sur les camps, qui sera publiée à Paris dans les années 1970, suscitant à nouveau un grand écho dans le monde entier.

C'en est assez pour le Kremlin et l'URSS expulse le citoyen Soljenitsyne vers l'Occident. Il vit d'abord en Suisse, puis s'établit aux Etats-Unis, dans le Vermont.

L'Occident découvre alors que l'homme qui avait fait trembler Moscou est un conservateur orthodoxe et slavophile, souvent très critique à l'égard de sa société de consommation.

En 1994, il retourne triomphalement dans la nouvelle Russie, mais là aussi, souvent pessimiste, il a du mal à trouver sa place dans la nouvelle réalité post-communiste, même s'il exprime des vues partagées par ses compatriotes, demandant la peine de mort pour les terroristes ou approuvant l'intervention de l'armée en Tchétchénie.

Il se rapprochera toutefois du président Vladimir Poutine, dont il loua les qualités, même s'il constatera par la suite que ce dernier ne suit pas les conseils qu'il lui prodigue.

Il s'attaque alors à un autre sujet délicat, sinon tabou, les relations entre les Juifs et les Russes, déclarant vouloir favoriser leur compréhension mutuelle. Mais un responsable du Congrès juif russe critique vivement son ouvrage "Deux siècles ensemble", estimant que les antisémites peuvent y trouver de nouveaux arguments.

Grand historien et écrivain politique, son talent littéraire a fait l'objet de jugements divergents, certains critiques le croyant éminent sur ce plan aussi, d'autres, tel l'écrivain ex-dissident Vladimir Voïnovitch, affirmant que son génie est un "mythe".

 

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Mort d'Alexandre Soljenitsyne ce soir à Moscou

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L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, 89 ans, grande figure de la dissidence sous le régime soviétique et prix Nobel de littérature, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile à Moscou, a annoncé l'agence de presse Itar-Tass, citant son fils Stepan.

Alexandre Soljenitsyne est décédé "à la suite d'une insuffisance cardiaque aiguë" dimanche à 23h45 heure de Moscou (19h45 GMT), a déclaré son fils, cité par l'agence.

Le président russe Dmitri Medvedev a exprimé ses condoléances à la famille de l'écrivain, a annoncé sa porte-parole Natalia Timakova, citée par Itar-Tass.

Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le premier cercle" et "L'Archipel du Goulag".

Prix Nobel de littérature 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l'URSS.

"A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes", avait-il dit en 2007 alors que le président Vladimir Poutine venait de lui remettre le prestigieux Prix d'Etat russe.

"Notre expérience nationale amère aidera, en cas de nouvelles conditions sociales instables, à nous prévenir d'échecs funestes", avait ajouté l'écrivain.

 

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03/08/2008

Le "marginal" européen: et la présomption d'innocence?

AFP. 03.8.08. Le "suspect principal" et sa compagne, un couple de "marginaux", qui faisaient l'objet d'un mandat de recherche dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du petit Valentin à Lagnieu (Ain), ont été interpellés et placés en garde à vue dimanche après-midi en Ardèche.

  Le couple, dont le portrait-robot avait été diffusé en début d'après-midi, a été arrêté sans violence à Dornas par les gendarmes de la brigade du Cheylard (Ardèche) vers 15H00 après avoir été signalé par des automobilistes qui l'avaient vu en train de faire du stop.

Un important dispositif, composé notamment d'hélicoptères et de barrages routiers, avait été mis en place pour les retrouver.

Le président Sarközy a aussitôt félicité les enquêteurs qui "se sont mobilisés sans relâche", a indiqué l'Elysée, tandis que la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a anoncé qu'elle se rendrait lundi matin à Ambérieu-en-Bugey (Ain) pour rencontrer les enquêteurs. De son côté, la ministre de la Justice, Rachida Dati, recevra lundi à Bourg-en-Bresse les familles des victimes, a indiqué son ministère.

 Sur le plan de l'enquête, l'audition des deux marginaux a débuté dans la gendarmerie du Cheylard, où le procureur de la République s'est rendu dimanche.

Des prélèvements sont en cours, notamment sur l'ADN de ces deux personnes, qui sera comparé avec l'ADN masculin inconnu retrouvé sur le corps et les vêtements de Valentin, 11 ans, tué lundi soir d'une quarantaine de coups de couteaux.

"Nous ne les avons pas entendus sur les faits eux-mêmes", a souligné à l'AFP le procureur Jean-Paul Gandolière. Il a précisé que les deux individus étaient calmes et qu'ils devaient être transférés par la route vers l'Ain. Ils ne seront "pas entendus sur le fond avant ce (dimanche) soir tard, ou demain (lundi) matin", a-t-il souligné.

Deux mandats de recherche avaient été délivrés samedi soir à l'encontre de Stéphane Moitoiret, 39 ans, et de sa compagne, Noëlla Hego, 48 ans, par le procureur.

Le couple avait été identifié grâce à "un renseignement capital" provenant d'une enquête de voisinage de la gendarmerie. Des témoignages faisaient en particulier état de la présence de "deux personnes errantes avec un chat noir au bout d'une ficelle aperçues à Lagnieu ou à proximité" au moment du meurtre dans la soirée du 28 juillet, a expliqué le magistrat.

Ces renseignements avaient ensuite été "croisés" avec un contrôle d'identité des deux marginaux opéré ce même soir à Leyment (Ain), à quatre kilomètres de Lagnieu, par un gendarme de la brigade de Lagnieu, qui avait alors relevé un comportement "suspect" et "assez particulier".

Le couple avait séjourné dans la nuit du 28 au 29 juillet dans un local paroissial situé à Saint-Sorlin-en-Bugey (Ain), sur la porte duquel les enquêteurs ont retrouvé un ADN identique à celui relevé sur le corps, les vêtements de Valentin ainsi que le sang jonchant sur 600 mètres une rue de Lagnieu.

En outre, dans cette même rue, la bande vidéo d'un établissement bancaire avait enregistré un homme passant en courant, juste après le meurtre, en direction de Saint-Sorlin, a encore indiqué le procureur de Bourg-en Bresse.

"Nous avons acquis la certitude que l'auteur des faits correspondait à la personne qui occupait ce logement" et qui fait de Stéphane Moitoiret "le suspect principal", a encore dit le magistrat.

Les suspects étaient jusqu'à présent inconnus des services de police. Stéphane Moitoiret, mesurant 1,70 m, de type européen, décrit par le  procureur général à la cour d'appel de Lyon, Jean-Olivier Viout, comme un  "psychopathe", est un sans domicile fixe et sa dernière adresse connue, qu'il  partageait avec sa compagne, se situe à Clary (Nord). Un automobiliste, entendu samedi par les enquêteurs, a pour sa part indiqué  avoir pris en auto-stop les deux marginaux qui lui auraient tenu des propos  incohérents, déclarant notamment qu'ils étaient des pèlerins venus d'Australie  pour effectuer en France des "descentes commandos dans les gendarmeries  françaises et chez les notables français".

 

 

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