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31/12/2007

Un poste politique en France pour Ingrid Betancourt ?

Poste politique envisagé pour Ingrid Betancourt en France selon El Tiempo

BOGOTA, dimanche 30 décembre 2007 (LatinReporters.com) - "Le destin d'Ingrid" Betancourt, otage de la guérilla marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) depuis le 23 février 2002, pourrait être "un poste public en France" écrit dimanche une analyste de l'influent quotidien colombien El Tiempo (centre droit) en se référant aux contacts entre le président français Nicolas Sarközy et son homologue du Venezuela, Hugo Chavez.

"Depuis que les rênes de l'affaire ont échappé au président Alvaro Uribe, les conversations ont même porté sur ce que serait le destin d'Ingrid: un poste public en France". Autrement dit, Nicolas Sarkozy préparerait le futur politique en France de la plus célèbre otage de la planète.

Jouissant de la double nationalité franco-colombienne, Ingrid Betancourt briguait la présidence de la Colombie, conquise trois mois plus tard par Alvaro Uribe, au moment de son enlèvement par les FARC en février 2002. Une loi spéciale lui permit, malgré sa séquestration, de rester éligible à la magistrature suprême, mais elle ne recueillit que 0,49% (bien 0,49%) des voix, se classant cinquième de l'élection présidentielle. Aujourd'hui encore, Ingrid Betancourt est, sinon plus connue, en tout cas plus populaire en France qu'en Colombie.

L'analyste d'El Tiempo, dont l'article est titré "Ingrid, le prochain objectif", croit que, selon un plan étudié par Hugo Chavez avec les FARC, la libération de la Franco-Colombienne et d'otages malades de la guérilla pourrait être séparée du dossier complexe de l'échange humanitaire. La libération en cours de Clara Rojas, principale collaboratrice politique d'Ingrid Betancourt, de son fils Emmanuel né en captivité et de l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez s'effectue également en marge de cet échange.

Cette opération en cours imposant "un nouveau rythme" aux FARC, grâce à "la participation de sept pays" [outre le Venezuela et la Colombie], ferait comprendre à la guérilla, croit l'analyste, que "libérer Ingrid pourrait lui faire gagner des points".

Marisol Gomez Giraldo note que, tant pour maintenir l'attention internationale que pour tenter de conquérir une légitimité de fait en forçant le gouvernement colombien à négocier un échange humanitaire après l'éventuelle libération d'Ingrid Betancourt, la guérilla marxiste disposerait encore, parmi la quarantaine de ses otages dits politiques, de trois Américains séquestrés depuis février 2003. (Marc Gonsalves, Thomas Howe et Keith Stannsen, collaborateurs du Département d'Etat américain, ont été capturés par les FARC après la chute de leur avion lors d'une mission anti-drogue dans le sud de la Colombie).

(Source: LatinReporters.com)

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La nuit, tous les chats sont gris...

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La nouvelle mouture du fichier ELOI provoque des inquiétudes...

Le fichier Eloi est de retour. Cette base de données des étrangers expulsables avait été créée par le ministère de l'intérieur en juillet 2006. Mais, à la suite d'un recours d'associations, le fichier avait été annulée par le Conseil d'Etat en mars 2007, qui avait estimé qu'il devait donner lieu à un décret et passer par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

Le décret contenant la nouvelle mouture du fichier Eloi a été publié au Journal officiel dimanche 30 décembre 2007. Il crée un fichier automatisé de "données à caractère personnel relatives aux étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement" pour permettre "le suivi et la mise en oeuvre" de ces mêmes mesures. Dans sa nouvelle version, le fichier permettra toujours d'enregistrer une multitude de données sur un étranger expulsable : état-civil, identité des parents et des enfants, langues parlées, état de la procédure le concernant ou "nécessité d'une surveillance particulière au regard de l'ordre public." Le fichier sera accessible aux agents des services centraux du ministère de l'intérieur, des services préfectoraux et des services de gendarmerie ou de police "spécialement habilités".

 

Le gouvernement n'a pas encore atteint les objectifs qu'il s'était fixé en matière d'expulsions :  21 000 expulsions étaient effectives fin novembre sur les 25 000 fixées au titre de l'année 2007, ce qui est inférieur de 500 à la même période sur l'année 2006.

"FLICAGE DES SANS-PAPIERS"

Le décret ne fait plus mention de l'enregistrement des données relatives aux visiteurs d'une personne placée en rétention administrative, l'une des mesures les plus critiquées à l'époque par les associations. Si certaines données seront conservées seulement "trois mois après la date de l'éloignement effectif", celles concernant l'identité ou la filiation pourront être conservées trois ans.

Si les associations, que le ministère assure avoir régulièrement consulté, voient quelques avancées, elles restent très critiques. Pour le directeur général de France Terre d'Asile, Pierre Henry, le fichier s'inscrit encore "dans une philosophie 'Big Brother et Père Fouettard' qui tend à faire de l'immigration une question d'affrontement permanent".

Le président de la Ligue des droits de l'Homme, Jean-Pierre Dubois a estimé qu'"il y a de sérieux progrès", "mais il demeure qu'on est dans un fichage des sans-papiers comme s'il s'agissait de délinquants". Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a qualifié d'"extrêmement dangereux" le fichier Eloi, déplorant notamment qu'il permette le "flicage" des personnes venant en aide aux sans papiers.

(LE MONDE 30.12.07)

On ne dit plus "expulsion", mais "éloignement"! Mais on les "éloigne" où? Jusqu'à ce qu'ils reviennent...

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VIDEO Best of Poutine

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VIDEO La circoncision selon Poutine

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30/12/2007

"Une authentique histoire d'amour"

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C'est fou ce qu'elles se ressemblent. Toutes les deux grandes, élancées, avec les pommettes saillantes et la même chevelure châtaine. Entre Carla Bruni, 39 ans, et Cécilia Ciganer Albeniz , 50 ans, il y a vraiment un air de famille...

Et depuis l'apparition de la top-modèle devenue chanteuse au bras du président de la République, Carla a opté, comme avant elle Cécilia, pour les ballerines les plus plates que l'on puisse trouver. Car il s'agit de faire croire qu'avec son 1,77m, elle n'est pas plus grande que le chef de l'Etat.

Tout commence le 23 novembre. Carla Bruni est invitée à dîner chez Jacques Séguéla, le publicitaire, l'homme de « la force tranquille » de François Mitterrand. Sarközy lui a téléphoné : « Fais-moi un dîner de copains chez toi avec ta bande. Je n'en peux plus d'être seul, le soir, à l'Elysée. » Ce soir-là, Carla Bruni arrive avec Denis Olivennes, patron de la Fnac. Aux dires des témoins, elle n'a pas un regard pour le président, qui n'a d'yeux que pour elle. Mais c'est pourtant avec lui qu'elle repart.

Entre l'icône glamour de la gauche bobo, qui manifestait il y a peu au Zénith contre les tests ADN, et le chef de file de la droite française, l'histoire d'amour vient de commencer. Depuis ce 18 octobre où le divorce d'avec Cécilia a été officialisé, les paparazzis traquaient le président célibataire, alimentant les rumeurs les plus variées, dont l'une conduira la journaliste Laurence Ferrari à demander réparation devant les tribunaux. Le samedi 15 décembre, les photographes suivent Carla Bruni et Nicolas Sarkozy jusqu'à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), à Disneyland Resort Paris. 


 Ils sont là avec Aurélien, le garçon de 6 ans que Carla a eu avec Raphaël Enthoven, et Marisa, la mère de Carla. Confidence de celle-ci : « J'ai horreur de Disney. C'est fatigant, il faut faire la queue, j'ai toujours peur des rapts. Mais là, on a visité d'une manière exceptionnelle. Je n'ai pas eu le choix. » A l'Elysée, on maintient que Sarkozy n'a rien fait pour que l'histoire soit rendue publique. « S'il pouvait vivre sans avoir les paparazzis au cul, dit crûment l'un de ses proches, il préférerait. » Et quand on rétorque que pour rester discret, il vaut mieux éviter d'aller à Disneyland, le même conseiller répond : « Il a le droit de vivre comme tout le monde ! »

Après Disney, il y eut la visite au Vatican, sans Carla, mais avec Marisa, qui voulait prier pour son fils, Virginio, mort l'année dernière. Et pendant les vacances égyptiennes, le monde entier a pu voir les deux amoureux se tenant par la main, par la taille ou s'embrassant. Carla Bruni, la prédatrice, la croqueuse d'hommes, qui se vante de préférer la polygamie à la monogamie, est-elle entrée durablement dans la vie de Nicolas Sarkozy ? Autrement dit, la première dame de France sera-t-elle un jour cette belle Italienne ? Pour Séguéla, pas de doute : « J'ai vécu en direct le coup de foudre. Ils ne s'étaient jamais vus et je pense qu'ils ne se quitteront jamais », a-t-il confié sur Europe 1. Mme Bruni mère partage cet avis : « Carla vit une authentique histoire d'amour. »

 Chez les proches de Sarközy, certains jurent pourtant qu'il n'a toujours pas renoncé à Cécilia. Mais selon le « Canard enchaîné » et « Marianne », des sondages auraient été commandés pour étudier l'image de Carla Bruni dans l'opinion. Carla « première dame » ?

(Le Parisien 30.12.07)

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La saga de la famille Bruni-Tedeschi

   La nouvelle compagne de Nicolas Sarközy, Carla Bruni-Tedeschi, est issue d'une grande famille italienne. Marisa Borini, la mère de la chanteuse, nous confie qu'elle imagine parfaitement sa fille en « première dame de France ».

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"Dans la famille Bruni-Tedeschi, je voudrais le père, Alberto, qui a fui l'italie des années 1970 pour échapper aux Brigades rouges. Je voudrais la mère, Marisa, ancienne pianiste concertiste, qui est devenue la grand-mère attentive du petit Aurélien, l'enfant de Carla et de Raphaël Enthoven. Je voudrais le fils, Virginio, le marin aguerri, le baroudeur, mort trop tôt en 2006, à 46 ans.

Enfin dans la famille Bruni, je voudrais les deux filles. L'aînée, Valeria, comédienne, scénariste et réalisatrice, qui transforme ses jours cabossés en films d'auteur pour ne pas avoir à les raconter dans la vraie vie. Et Carla, la benjamine, que l'on a admirée en top-modèle, écoutée avec intérêt quand elle est devenue chanteuse, et que l'on vient de découvrir au bras du président de la République. Du coup, dans ce jeu de famille de "l'aristocratie piémontaise", la question est posée : dans la saga Bruni, faudra-t-il un jour demander un gendre nommé Nicolas Sarközy ?Mme Andrée Mellah Sarközy mère dit qu'elle « en a assez des mariées ». Mme Bruni mère, au contraire, a déjà envisagé ce que pourrait être la vie de sa fille en « première dame » de France.


Une première dame italienne, qui n'a pas que la ressemblance physique en commun avec Cécilia Ciganer Albeniz : comme elle, elle n'a pas voté le 6 mai, mais parce qu'elle est italienne. On sait que son coeur penche à gauche. Qu'elle avait un faible pour Ségolène Royal. Et qu'elle a manifesté contre les tests ADN. Dans cette rencontre choc entre la gauche bobo et la droite bling bling, on découvre une famille comblée par la richesse et marquée par les épreuves, qui a épousé l'histoire de l'Italie, et où la réussite de chacun n'a jamais éclipsé le succès des autres. Une famille entre drame et glamour, et qui avec Carla se trouve sur le dernier barreau de l'échelle sociale : celui qui permet d'entrer à l'Elysée. Mais ça, c'est encore une autre histoire."

(Le Parisien  30.12.07)

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Talmudique ?

L'hebodmadaire Makor Rishon s'indigne que le Shaine Center de l'université hébraïque de Jérusalem ait récompensé Tal Nitzan, étudiante en Master of Art (MA), pour une étude alléguant qu'Israël ne viole pas les Palestiniennes pour des raisons, non pas morales, mais politiques et ethniques. (Guysen.International.News)


Sur la recommandation d'un comité dirigé par Dr Zali Gurevitch, le Shaine Center a publié cette étude. Tal Nitzan allègue que l'absence de viol de Palestiniennes, ''déshumanisées aux yeux des soldats israéliens'', vise un but politique : éviter la naissance de nouveaux "Palestiniens" pour l'Intifadah...

Ils pourraient être caillassés par leurs propres enfants!

 

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Racisme anti-blancs: le calvaire de Louisa, 59 ans

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Une Française menacée de mort par des jeunes 

Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne)

« Si tu parles, on te bute. Comment je pourrais oublier ces mots qui résonnent à mes oreilles comme des menaces. D'autant que j'ai reçu un narguilé  en plein visage et j'ai eu vingt et un jours d'ITT.

Je vis très mal l'agression dont j'ai été victime. En fait, je n'arrive pas à reprendre le dessus. J'ai peur de tout. » Louisa*, 59 ans, conseillère juridique auprès d'une association de consommateurs à Melun (Seine-et-Marne), est toujours en arrêt maladie. Cette mère de famille de trois grands enfants réside au troisième étage d'un immeuble de Savigny-le-Temple, à quelques centaines de mètres de l'endroit où Patrice Cambron, un père de famille, avait été tué en 2004 pour un vélo volé.

Le jeudi 13 décembre, vers 22 h 30, Louisa, qui vient de donner des cours de dessin à des enfants, grimpe les escaliers extérieurs de son bâtiment pour accéder à son logement. Elle habite là depuis quinze ans. Soudain, au beau milieu des marches, des jeunes sont assis. Impossible pour elle de se faufiler sans les déranger. « Laissez-moi passer s'il vous plaît. J'habite là. » Occupés à fumer de la drogue, les jeunes ne l'écoutent pas. Du haut de son 1,60 m, elle hausse alors le ton. « Je vais appeler la police si ça continue. » Louisa est copieusement insultée puis viennent les crachats. Paniquée, elle essaye d'atteindre sa porte. Un instant, elle se retourne, c'est là qu'elle reçoit en pleine tête le narguilé. « Je ne voyais plus rien et puis il y avait la douleur. Ayant entendu des cris, mon fils qui se trouvait dans l'appartement a ouvert. Tant bien que mal, je me suis engouffrée à l'intérieur, mes agresseurs sur les talons. Ils voulaient entrer. A force de donner des coups d'épaule dans la porte, la serrure a cédé. »

 La police est alertée. Entre-temps, les agresseurs disparaissent, non sans avoir proféré des menaces à l'encontre de Louisa qui est transportée à l'hôpital. « Depuis, je suis en dépression. Je connais mes agresseurs. Ils me connaissent aussi. Ils savent très bien ou j'habite. Quoi faire ? J'ai déjà déposé plainte. Malgré tout, les jeunes ne sont pas inquiétés et moi, je ne suis pas prise au sérieux. Je vis un enfer au quotidien. J'ai écrit trois lettres au maire, restées sans réponse. » Louisa, est au bout du rouleau : « Les jeunes reviennent squatter. Ils sèment la terreur gratuitement. Je ne peux plus vivre ici. Pendant deux mois, les policiers m'ont escortée pour mes déplacements. Je n'en peux plus. » Elle ajoute : « Je ne suis pas la seule. Ma voisine s'apprête à déménager. Le voisin du dessus est parti. Pourtant, on ne demande qu'à vivre tranquillement. Ma voiture, je la gare à 2 km d'ici. Mes deux précédents véhicules ont été vandalisés. »

* Le prénom a été modifié pour préserver l'anonymat du témoin. (Source Le Parisien- 29612.07)

Est-ce aux Français de quitter la France ?

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Me Gilbert Collard contestera à Créteil les décisions d'une justice totalitaire

Me Gilbert Collard a laissé entendre samedi qu'il contesterait devant le tribunal correctionnel de Créteil, auquel sera soumise l'adaptation en droit français de la condamnation tchadienne des membres de l'Arche de Zoé, «une décision rendue par une justice totalitaire».

«La question qu'il va falloir se poser c'est: est-ce que les juridictions françaises vont accepter d'entériner une décision rendue par une justice totalitaire?», a déclaré Me Collard sur France Inter, à propos de l'audience prévue le 14 janvier à Créteil.

Le procureur de la République de Créteil, Jean-Jacques Bosc, a annoncé avoir saisi samedi le tribunal correctionnel pour qu'il «adapte» en droit français la condamnation à 8 ans de travaux forcés prononcée mercredi à N'Djamena à l'encontre des six membres français de l'Arche de Zoé.

M. Bosc a demandé la conversion de la peine en 8 années d'emprisonnement et l'audience publique, en présence des condamnés et de leurs avocats, est prévue le 14 janvier, a-t-il précisé. Pour Me Collard, cette conversion «est obligatoire, il faut que la juridiction soit saisie pour qu'il y ait la conversion des travaux forcés en peine de prison».

«Mais le débat est ailleurs», a-t-il poursuivi. «Est-ce que des juges français vont s'incliner devant une décision rendue par une cour criminelle qui n'a de cour criminelle que le nom, qui est la cour criminelle d'un Etat complètement arbitraire... ou alors est-ce qu'on va arriver à faire admettre que cette décision ne doit pas être validée parce qu'elle n'est pas conforme à la démocratie judiciaire?»

Antonia van Winkelberg, l'épouse du médecin de Castellane (Alpes-de-Haute-Provence) condamné au Tchad dans l'affaire de l'Arche de Zoé, «s'attendait à pire» en rencontrant son mari samedi matin à la prison de Fresnes.

Antonia van Winkelberg, jointe par téléphone, à la sortie de la prison, a pu rencontrer pendant deux heures son mari incarcéré depuis vendredi soir. Elle a confié que «Philippe est très amaigri».

«Nous avons pu parler de l'affaire, a-t-elle poursuivi, et il m'a confié que ce qui l'avait le plus choqué, c'étaient les réquisitions de l'avocat général qui se servait pour sa plaidoirie des articles de Paris Match. C'était hallucinant, m'a-t-il dit.

Alain Curzi, l'un des responsables du comité de soutien de Castellane, joint par téléphone et qui a été autorisé à rencontrer le médecin, l'a également trouvé «très bien, mais affaibli moralement». «Il reste cependant très combatif et nous a dit qu'il allait se battre et qu'il compte sur le comité de soutien et sur le village pour l'aider. Il comprend très bien que ce procès a été une mascarade avec un procureur qui s'appuyait sur des articles de presse».

 (Source: Le Parisien- 29.12.07)

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Une vieille dame de 84 ans morte de faim à Draveil

Le corps d'une femme de 84 ans morte d'épuisement et en état de dénutrition dans la plus grande solitude a été découvert ce matin dans sa maison à Draveil (Essonne).

L'octogénaire, qui vivait selon une source judiciaire dans des conditions d'hygiène déplorables, a été retrouvée baignant dans son sang. C'est une voisine, inquiète de ne pas voir la dame depuis plusieurs jours, qui a averti la police.

Dans un premier temps chargée de l'enquête, la SRPJ de Versailles (Yvelines) a rapidement écarté la thèse d'un acte criminel avant d'être dessaisie du dossier au profit du commissariat de Draveil.


Les premières constatations des médecins légistes laissent penser, toujours selon une source judiciaire, que l'octogénaire est morte d'épuisement et s'est fracturée le nez en tombant au sol. D'après des examens préliminaires, la victime était totalement dénutrie et vivait sans chauffage, seule.

Sa mort pourrait remonter à plusieurs jours, précise cette même source judiciaire.

(Source Le Parisien 29.12.07) 

Honte à ce gouvernement qui laisse mourir les vieux de France dans une misère noire!

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Le sex symbol de l'Elysée

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29/12/2007

Un journaliste de l'AFP blessé à Charm-el-Cheikh par la police

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Un photographe de l'AFP, Thomas Coex, a eu le coude gauche cassé par un policier égyptien alors qu'il prenait des photos de Nicolas Sarközy et Bernard Kouchner en train de faire un jogging à Charm el-Cheikh samedi.

Alors que le président français et son ministre des Affaires étrangères faisaient vers 18H00 (16H00 GMT) un jogging sur une artère très fréquentée de la station balnéaire égyptienne où ils passent leur congés, ils ont été vus par des journalistes.

"On se baladait, il faisait déjà noir. Le temps de sortir un appareil et de courir un peu vers eux, j'étais vraiment derrière, je suis arrivé à peut-être 10 mètres du président", a témoigné le photographe de l'AFP.

Un policier égyptien en civil, qui courait derrière les responsables français et leurs gardes du corps, s'est dirigé vers le photographe de l'AFP alors que le reste du groupe continuait à courir.

"Il m'a fait une sorte de croche-pied et m'a poussé. J'ai fait un vol plané. Je suis tombé sur le bras, mon appareil a volé et s'est fracassé", a témoigné Thomas Coex.

Le policier l'a alors plaqué et maintenu au sol en lui faisant une clé de bras et en pointant son arme de service sur sa tête, selon le témoignage du photographe et d'un autre journaliste de l'AFP arrivé alors sur les lieux.

Un autre homme en civil a aidé le premier policier à maintenir au sol le photographe pendant plus de cinq minutes, au milieu d'un groupe de badauds, avant que n'arrive un gradé en uniforme.

Le photographe de l'AFP a alors été conduit au poste de police et retenu une vingtaine de minutes, avant d'être autorisé à se rendre à l'hôpital, accompagné d'une collègue française et d'un policier égyptien.

Au cours de l'incident, le photographe a appelé à l'aide un garde du corps français qui suivait Nicolas Sarközy. Ce garde du corps s'est retourné avant de continuer sa route derrière le président et M. Kouchner, dont le photographe blessé ne pouvait dire s'ils avaient eux-mêmes remarqué l'incident.

Le photographe a été admis à l'hôpital de la station balnéaire d'où il est ressorti dans la soirée avec le bras gauche dans le plâtre.

Vendredi, les forces de sécurité égyptiennes avaient tiré en l'air pour empêcher des photographes de s'approcher du bateau où se trouvaient le président et sa compagne Carla Bruni au large de Charm el-Cheikh.

"C'est un chef d'Etat, il est normal que les mesures de sécurité soient draconiennes", avait expliqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

Mais à Louxor (sud), où ils avaient entamé mardi leurs vacances égyptiennes, M. Sarkozy et Carla Bruni s'étaient prêtés facilement au jeu des photos avec les touristes.
Par ailleurs, un journaliste égyptien de France 24 avait été interpellé hier alors qu'il prenait un cliché de la villa luxueuse - gérée par le groupe Accor - où Nicolas Sarközy et sa compagne poursuivent leurs vacances. La carte mémoire de son appareil photo a été effacée par les autorités, a-t-on appris de sources concordantes.
La photo de cette villa est donc interdite de publication. Craint-on un attentat à Charm-el-Cheick?



   



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Bombardements tchadiens au Darfour

Le Soudan a affirmé que l'armée tchadienne avait effectué une incursion terrestre vendredi en territoire soudanais et que son aviation avait bombardé deux positions au Darfour, déclarant se réserver le droit d'y riposter.

 

"L'armée tchadienne a traversé ce matin la frontière commune alors que trois avions ont bombardé les régions de Rijl al-Harzaya et Karmoula, à 56 km au sud-est de Geneina, dans l'ouest du Darfour", a indiqué le ministère soudanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Soudan "se réserve le droit de de se défendre au moment et à l'endroit qu'il jugera opportuns", a affirmé le ministère, en qualifiant ces opérations d'"acte injustifié".

L'annonce de Khartoum intervient après des accusations jeudi de N'Djamena, selon qui le Soudan prépare "une nouvelle agression" contre le Tchad afin d'empêcher le prochain déploiement d'une force européenne (Eufor) dans l'est du Tchad et d'une force ONU/Union Africaine (UA) au Darfour.

Dans son communiqué, le ministère soudanais fait également état d'un raid aérien tchadien sur Karmoula à la mi-décembre et rappelle une attaque terrestre tchadienne au Darfour en avril dernier.

Il a également regretté les accusations lancées par N'Djamena, assurant ne pas soutenir l'opposition tchadienne comme l'affirment les autorités de ce pays mais travailler à "stabiliser la situation au Tchad" en collaboration avec la Libye et l'Erythrée.

Pour le Soudan, ces accusations sont destinées à détourner l'attention du fait que le Tchad a récemment accueilli sur son territoire une réunion du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM - rébellion du Darfour) et lui a apporté un soutien direct qui a eu pour résultat de relancer les actions militaires de ce groupe.

Le Darfour, région occidentale du Soudan, est en proie à une guerre civile depuis 2003.

Le ministère saoudien a assuré que Khartoum respectait toujours un accord signé en février à Tripoli avec le Tchad sur le contrôle des frontières mais affirmé le droit du Soudan à l'autodéfense.

Les relations entre les deux voisins sont extrêmement tendues.

Jeudi, N'Djamena a accusé Khartoum d'avoir regroupé et réarmé les rebelles de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) du général Mahamat Nouri et du Rassemblement des forces pour le changement (RFC) de Timan Erdimi.

Ces deux mouvements, déjà armés --selon N'Djamena-- par Khartoum, avaient essuyé de lourdes pertes humaines et matérielles, de même que l'armée tchadienne, lors de combats fin novembre et début décembre dans l'est du Tchad.

(LE MONDE - 29.12.07)

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Sarközy et Carla montent dans un bateau...

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Il a grandi? Elle mesure 1m77
Dans la foulée de ses vacances très "people", Nicolas Sarközy prolonge dimanche son séjour en Egypte par une visite un peu plus officielle qui doit marquer ses premiers pas attendus de président sur la scène diplomatique du Proche-Orient.

Le chef de l'Etat français joue depuis mardi au pays des Pharaons les touristes fortunés au bras de l'ex-mannequin et chanteuse Carla Bruni, faisant fi d'une nouvelle polémique sur la générosité de son ami milliardaire Vincent Bolloré, qui lui a prêté son jet privé.

Mais, alors qu'à Louxor (sud) les photographes avaient pu prendre des clichés du couple en toute liberté, à Charm el-Cheikh, sur les bords de la mer Rouge, ils ont été tenus à distance.

Les forces de sécurité égyptiennes ont même tiré en l'air vendredi pour empêcher des paparazzis de s'approcher du bateau où se trouvaient M. Sarkozy et Mme Bruni au large de la station balnéaire, selon un responsable égyptien de la sécurité.

Vendredi matin, M. Sarkozy a rencontré son homologue égyptien Hosni Moubarak, évoquant notamment la situation au Pakistan après l'assassinat de Benazir Bhutto, selon l'Elysée.

Les deux chefs d'Etat se retrouveront dimanche matin au Caire pour une visite officielle et express -24 heures- de M. Sarkozy, qui sera accompagné de son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Pièce incontournable de l'échiquier moyen-oriental, le "raïs" égyptien, qui avait noué des liens très étroits avec les présidents François Mitterrand et Jacques Chirac, a déjà croisé par deux fois la route de leur successeur cette année, à Paris, juste avant et après son élection en mai.

Et même si, lors de ces deux rencontres, les deux dirigeants se sont promis de perpétuer "l'excellence" de la relation franco-égyptienne, Nicolas Sarkozy devrait une nouvelle fois s'employer, lors de son passage au Caire, à réaffirmer la continuité de la politique française au Moyen-Orient.

M. Sarkozy devrait ainsi proposer à Hosni Moubarak l'expertise française en matière d'énergie nucléaire civile, comme il vient de le faire aux Algériens et aux Libyens.

Paris est prêt à "collaborer avec l'Egypte dans le domaine du nucléaire à des fins civiles si l'Egypte le souhaite", a affirmé M. Sarkozy dans un entretien à paraître samedi dans le quotidien égyptien pro-gouvernemental Al-Ahram.

L'Egypte a récemment annoncé sa décision de relancer son programme nucléaire civil en se dotant de quatre centrales.

Depuis son élection, le nouveau locataire de l'Elysée est régulièrement brocardé dans la presse du Caire comme pro-américain et pro-israélien.

"J'ai souvent dit que j'étais l'ami des Etats-Unis et d'Israël, mais cela ne veut pas dire que je partage toujours leur avis",
a souligné M. Sarkozy dans l'interview à Al-Ahram.

Comme l'a redit son porte-parole, le chef de l'Etat français doit aussi profiter de sa visite pour pousser les feux de son chantier d'Union méditerranéenne, dont la première pierre doit être officiellement posée à Paris l'été prochain.

Accueilli dans un premier temps avec circonspection, ce projet, qui doit rassembler tous les pays du pourtour méditerranéen, bénéficie aujourd'hui d'un soutien de principe du Caire.

Selon l'Elysée, les deux présidents devraient enfin largement afficher leurs convergences de vues sur les grands dossiers régionaux de l'heure, de la crise institutionnelle au Liban au processus de paix israélo-palestinien, en passant par la crise du Darfour et la lutte contre le terrorisme.

Outre Hosni Moubarak, Nicolas Sarkozy doit profiter de son séjour au Caire pour rencontrer d'autres "personnalités égyptiennes", avant de rentrer à Paris dans la journée du 31 décembre.

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JEHAN RICTUS

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Maurice Utrillo (1883-1955)  Rue de village sous la neige -vers 1916

L'HIVER

Merd’ ! V’là l’Hiver et ses dur’tés,
V’là l’ moment de n’ pus s’ mettre à poils :
V’là qu’ ceuss’ qui tienn’nt la queue d’ la poêle
Dans l’ Midi vont s’ carapater !

Et v’là l’ temps ousque dans la Presse,
Entre un ou deux lanc’ments d’ putains,
On va r’découvrir la Détresse,
La Purée et les Purotains !

Les jornaux, mêm’ ceuss’ qu’a d’ la guigne,
À côté d’artiqu’s festoyants
Vont êt’ pleins d’appels larmoyants,
Pleins d’ sanglots... à trois sous la ligne !

C’ qui va s’en évader des larmes !
C’ qui va en couler d’ la piquié !
Plaind’ les Pauvr’s c’est comm’ vendr’ ses charmes
C’est un vrai commerce, un méquier !

Les Soliloques du pauvre - 1897

 La deuxième strophe a quelque chose de "visionnaire"... A moins que le monde n'ait pas tellement changé...

Gabriel Randon, dit Jehan Rictus (1867-1933) est un polémiste rendu célèbre par ses poèmes rédigés dans la langue parlée (Les soliloques du pauvre, Doléances, Les cantilènes du malheur), il fut à la veille de la Grande Guerre l'un des piliers de la Butte-Montmartre.

 

 

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28/12/2007

Israël soutient militairement la Turquie contre les Kurdes après avoir armé les Kurdes contre Bagdad...

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Des agents de la firme Israel Aerospace Industries (IAI, travaillant pour la défense israélienne), chargés de mettre en oeuvre des drones (avions sans pilote), participent aux opérations militaires menées par la Turquie dans le nord de l'Irak, rapportent, jeudi 27 décembre, le Turkish Daily News et le quotidien israélien Haaretz.

 

Depuis la mi-décembre, l'aviation turque a multiplié les raids contre les positions des combattants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), tuant entre 150 et 175 d'entre eux, selon l'armée turque. En lutte contre l'autorité centrale d'Ankara depuis 1984, le PKK s'est retranché dans les montagnes du Nord irakien.

La Turquie utilise, selon les quotidiens turc et israélien, des drones de type Heron Machatz-1, fabriqués par IAI. Ces appareils volent à très haute altitude, quelles que soient les conditions météo. Ils peuvent filmer des cibles, transmettre des informations, mais aussi transporter des charges explosives. L'état-major turc s'est félicité, mercredi, de ce que "les succès de ces opérations indiquent que les conditions saisonnières, la visibilité et la nature du terrain ne peuvent pas être un obstacle pour les forces armées turques".

En mai 2005, IAI avait annoncé la signature d'un contrat de 190 millions de dollars avec la Turquie pour l'achat de drones Heron. Un retard de livraison, prévue en octobre 2007, expliquerait la présence de personnels israéliens comme "solution provisoire". IAI a accepté de louer des appareils, écrit Haaretz, mis en oeuvre par des professionnels israéliens, pendant un an et pour 10 millions de dollars.

La Turquie, plus proche allié de l'Etat juif au sein du monde musulman, est un gros client d'Israël en matière d'armement. Jeudi, un officiel israélien cité par l'agence Associated Press a par ailleurs annoncé la livraison imminente à la Turquie de 10 drones. "La nouvelle de l'implication d'agents israéliens dans l'offensive contre les Kurdes, note cependant Haaretz, risque de ne pas être bien accueillie par le gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien..."

Israël, en aidant son allié turc dans l'attaque d'un territoire contrôlé par un autre allié régional, se retrouve dans une position ambiguë: les dirigeants kurdes irakiens ont en effet bénéficié d'un soutien israélien, à plusieurs reprises, au cours de leur longue rébellion contre l'autorité de Bagdad. Depuis 2003, plusieurs médias ont fait état d'une coopération entre le gouvernement kurde irakien et l'armée israélienne, qui lui fournirait armes et entraînements.

(LE MONDE -29.12.07)

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Marseille: un chauffeur de bus poignardé par un Rom

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Au dépôt d'Arenc

Un chauffeur de bus poignardé dans les quartiers Nord de Marseille

En signe de solidarité, les chauffeurs du dépôt d'Arenc (bus 25, 26, 28, 30, 31, 35, 36, 70, 72, 89, 96 et 97) ont cessé le travail hier jusqu'en fin de journée.

 

En un éclair, la lame du canif est venue se planter sous l'aisselle du malheureux. Ployant sous la douleur, ce chauffeur de 34 ans s'est écroulé sur le plancher du bus. Il était 9h30, jeudi matin, lorsque l'auteur de cette sauvage agression et son comparse ont pris la fuite à toutes jambes, laissant les passagers du bus 97 terrorisés. Le véhicule de la RTM venait de marquer l'arrêt au terminus de l'hôpital Nord lorsque ces deux hommes sont montés à bord, refusant de payer leur titre de transport.

Au chauffeur qui les rappelait à l'ordre, les fraudeurs ont répondu par des injures, des menaces… et soudain, ce coup de canif qui visait peut-être la victime au coeur. Mais celle-ci n'était pas au bout de son calvaire. Selon plusieurs témoignages recueillis par les policiers, le chauffeur aurait subi une deuxième agression. "Quelques minutes plus tard, juste avant l'arrivée de la police, une trentaine d'hommes d'origine roumaine se sont présentés au terminus, armés avec des barres de fer", indique un enquêteur. La victime, qui gisait encore à terre, aurait une nouvelle fois été frappée.

Conduit aux urgences de Nord, l'agent de la RTM s'en tire avec deux points de suture. Et un énorme traumatisme. Grâce aux signalements donnés par des témoins, des suspects étaient rapidement repérés et interpellés dans le squat de Roumains du chemin du Vallon-des-Pins (l'ancienne ferme pédagogique du 15ème arrondissement). Présentés hier pour une confrontation, l'un d'eux a été formellement reconnu par la victime comme l'auteur des coups de barre de fer. L'agresseur présumé est un Roumain âgé de 30 ans. Il a été placé en garde à vue. Et pendant ce temps, des milliers de Marseillais ont fait de la marche à pied.

Par Sophie Manelli ( smanelli@laprovence-presse.fr )    

       

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Quelques dessins de Chard...

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Qui se souvient de Pascale Rolet?

C'était le 24 décembre 2002, dans une entrée d'immeuble de la rue de la parfumerie, à Asnières, dans les Hauts de Seine. Pascale Rolet, une infirmière âgée de 37 ans rentrait chez elle lorsqu'elle a été victime d'une agression atroce.

L'homme qui allait la tuer s'appelait Samir Zaoui. il avait 39 ans, il était connu des services de police pour une multitude d'incendies de voitures, de dégradations, de traffics de drogue qui, depuis 1999, lui avaient values entre cinq et dix condamnations. Depuis l'année 2001, la police avait remarqué une accentuation de ses tendances criminelles.

Cette année là, l'approche de la fête de Noël perturbe plus qu'à l'accoutumé le délinquant arabe. Il reçoit, déclarera-t-il plus tard, une "inspiration divine": cette fois-ci, contrairement à ceux qui, chaque année, brûlent des centaines de voitures à l'approche de Noël et du Nouvel an, lui va brûler une femme.

Dans sa folie, Samir Zaoui reste méthodique. Son crime est prémédité. Quelques heures avant de passer à l'acte, il se rend dans une station service pour acheter de l'essence. Il ne choisi pas non plus au hasard l'entrée d'immeuble où il va se cacher. C'est celui où habite Marguerite, une femme d'une cinquantaine d'année qu'il avait aspergée d'essence et gravement brulée en avril 2001. On l'avait soupçonné d'être l'auteur de l'agression mais, faute preuve, on n'avait pas pu l'arrêter. En cette veille de Noël 2002, à midi, tapis dans l'ombre, il attend que passe la victime idéale.

Il y a beaucoup de "hasards" qui s'accumulent dans la façon d'agir de Samir Zaoui. Un hasard qui tombe le jour d'une fête chrétienne et puis un autre hasard qui lui fait choisir d'agresser une Française...

Lorsque Pascale s'engage dans le hall d'entrée, Zaoui se glisse derrière elle, l'asperge d'essence. Puis sort son briquet.

L'infirmière est immédiatement transformée en boule de feu. Elle court dans le couloir en hurlant de douleur. Le vacarme alerte les gardiens de l'immeuble qui, totalement désemparés, jettent des seaux d'eau sur cette torche humaine d'où emergent des cris terrifiants. Lorsque les flammes s'éteignent, Pascale est si brûlée, si défigurée, que c'est à ses chaussures que les gardiens la reconnaissent...

Après avoir été plongé dans un coma artificiel pour lui épargner une agonie de souffrance , Pascale Rolet est morte dans les jours qui ont suivis.

Qui, aujourd'hui, se souvient de Pascale ? Pas grand monde. Sur Google.fr , le 21 décembre 2007, une recherche dans les pages francophones au sujet de "Pascale Rolet" recense 6 pages webs. Une recherche concernant "Sohane Benziane" - une jeune maghrébine qui a été brûlée vive dans un local à poubelle au cours d'une agression également atroce - en signale 4 250.

A la mort de Sohane, un millier de personnes ont défilé pour elle dans les rues de Vitry sur Seine, où on a posé une plaque et renommé une esplanade à son nom. Pour honorer sa mémoire, En 2003, la "marche des femmes", qui a abouti à la création de l'organisation "ni putes, ni soumises" a pris Vitry sur Seine comme point de départ. On a aussi baptisé un centre d'animation après Sohane Benziane dans le quinzième arrondissement de Paris. Le procès de l'agresseur de Sohane Benziane a donné lieu à un immense tapage médiatique.

Il est impossible de savoir si l'agresseur de Pascale a été jugé pour son crime. Il n'y a pas eu de marche pour elle, pas de tonitruante manifestation de sympathie. Française, tuée par un arabe, vraisemblablement de confession musulmane, à quelques heures de Noël, sa mort était trop embarrassante pour trop de monde. Elle était surtout trop comme la majorité d'entre nous et à cause de cela, elle a été exclue de notre mémoire collective. une recherche dans Google, simplement, en témoigne.

18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)