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Blog - Page 1794

  • Jean-Claude Trichet: du "jamais vu"!

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    Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a estimé jeudi sur France 24 que la crise financière actuelle constituait «un événement jamais rencontré depuis la Seconde Guerre mondiale», avec «un niveau d'incertitude absolument exceptionnel». «Rien dans le passé ne ressemble à ce que nous voyons actuellement», a-t-il renchéri.

     
        « Pour le président de la BCE, cette situation «appelle des réponses à la hauteur des événements» de l'ensemble des responsables, à savoir «bien entendu le secteur privé et tous les acteurs publics, y compris les gouvernements».

     

    Un plan Paulson en Europe ?

    Interrogé sur l'idée d'un plan de sauvetage européen sur le modèle du plan Paulson aux Etats-Unis, il a répondu qu'à sa «connaissance, il n'y a pas de proposition de plan qui serait équivalent à celui des Etats-Unis». Le plan Paulson, qui doit encore être approuvé par la Chambre des représentants, porte sur 700 mds de dollars et doit permettre notamment de racheter les actifs pourris des banques américaines.

    «Nous verrons ce qui sera décidé après la réunion de Paris», a dit Jean-Claude Trichet, qui y assistera samedi aux côtés des chefs d'Etat et de gouvernement français, britannique, italien et allemand, du président de la Commission européenne José-Manuel Barroso, et du chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. «Mais dire que nous devons imiter nécessairement ce qui est fait aux Etats-Unis est naïf, nous ne sommes pas les Etats-Unis


    La BCE n'était «pas dans les rigidités»

     Sur la forme que doit prendre la réponse européenne à la crise, Jean-Claude Trichet a estimé qu'il fallait faire «en sorte que l'ensemble des intéressés puissent se coordonner le mieux possible» même si les responsabilités des gouvernements «sont individuelles».

    Il s'est par ailleurs montré rassurant sur les perspectives d'inflation, voyant «dans l'économie réelle des facteurs qui vont diminuer les risques d'inflation future», notamment la baisse des prix du pétrole.  Même si ces risques «n'ont pas été éliminés», «c'est la raison pour laquelle nous avons maintenu les taux» d'intérêt jeudi à 4,25%.

    Interrogé sur le niveau des taux bien inférieur aux Etats-Unis, il a répondu que «les taux d'intérêt sont à 4,25% dans la zone euro, ils sont à 5% en Angleterre. Nous avons des taux d'un niveau pour faire face à la situation».

    Il a conclu que la BCE n'était «pas dans les rigidités» et a affirmé qu'elle était prête à agir «à tout moment» si besoin.

    Leparisien.fr avec AFP- 02.10.08

  • L'affaire du scooter : en appel!

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    M'Hamed Bellouti
     "Je fais appel contre le jugement favorable à Jean Sarközy, rendu par le tribunal correctionnel de Paris, lundi dernier." C'est ce que déclare l'avocat de M'Hamed Bellouti ce jeudi au Post.

    "L'appel sera formé le mercredi 8 octobre", ajoute-t-il.

     

    Et pourquoi fait-il appel?
    "Mon client ne supporte pas que le tribunal correctionnel le considère comme un menteur", précise encore au Post maitre Christophe Launay.

    "M'Hamed Bellouti veut que la Cour d'appel annule les dommages et intérêts [le plaignant a été condamné à verser 2.000 euros à Jean Sarkozy pour "procédure abusive", ndlr]",

    Et quand aura lieu le procès en appel?
    "On ira devant la Cour d'appel à une date que l'on communiquera dans quelques semaines", ajoute l'avocat de M'Hamed Bellouti.


     
    C'est quoi cette histoire?
    Le 14 octobre 2005: Jean Sarkozy aurait eu un accrochage avec une BMW place de la Concorde, alors qu'il conduisait son scooter. Une plainte est déposée par le propriétaire de la voiture, M'Hamed Bellouti, pour "délit de fuite".

    Lundi 29 septembre 2008: le tribunal correctionnel de Paris décide de relaxer Jean Sarkozy. Le plaignant a été condamné à verser 2.000 euros au fils du président de la République pour "procédure abusive et téméraire".

    Très remonté à l'issue de ce jugement, le plaignant avait alors assuré au Post qu'"il ne paierait jamais".

    Déçu par la décision, l'avocat de M. Bellouti avait alors jugé: "Si mon client avait été à la place de Jean Sarkozy, il aurait été condamné très rapidement".

    (Source: Le Post.fr)

  • Pierre Bodein condamné en appel à la peine maximale

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    Après un mois de procès devant la cour d'assises du Haut-Rhin, le multirécidiviste Pierre Bodein a été condamné jeudi en appel à la réclusion à perpétuité incompressible, la peine maximale prévue par le code pénal, conforme aux réquisitions.

    A l'énoncé du verdict, prononcé après quatre heures de délibérations, l'accusé est resté impassible, la tête enfouie dans ses mains.

    Les jurés ont reconnu Pierre Bodein coupable du meurtre d'Hedwige Vallée, 38 ans, de l'enlèvement, de la séquestration, du viol et du meurtre de Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans, et de l'enlèvement, de la séquestration, du viol et du meurtre de Julie Scharsch, 14 ans. Ils l'ont également condamné pour deux tentatives d'enlèvement.

    Les corps des victimes, sauvagement mutilés au niveau du bas-ventre, avaient été retrouvés en juin et juillet 2004 dans la région d'Obernai (Bas-Rhin).

    Les parties civiles avaient les larmes aux yeux à l'énoncé du verdict.

    Me Philippe Kempf, avocat des proches de la petite Jeanne-Marie, a déclaré que "paradoxalement, la satisfaction n'est pas totale. L'auteur principal est certes écarté de la société, mais la famille Kegelin reste persuadée qu'il y avait une pluralité d'auteurs, il restera toujours chez eux quelque chose qui sera très dur à porter", en allusion à l'acquittemement général prononcé en première instance contre les 19 coaccusés de Pierre Bodein.

    Me Arnaud Friederich, avocat de la famille d'Hedwige Vallée, s'est en revanche félicité qu'une deuxième fois, "la culpabilité de Pierre Bodein ait été entérinée et que surtout son caractère de très grand criminel ait été reconnu. La seule peine qu'il méritait était une peine d'élimination sociale".

    Pour Me Thierry Moser, avocat des parents de la petite Julie, "les victimes ont un immense besoin de justice. Nous sommes pleinement satisfaits. Nous espérons que Pierre Bodein n'aura pas l'indécence de réaliser un pourvoi en cassation. Celui-ci n'aboutirait certainement pas, mais constituerait pour les familles des victimes une souffrance supplémentaire qui doit être évitée", a-t-il dit.

    C'est pourtant apparemment l'intention de l'accusé, selon son défenseur, Me Renaud Bettcher: "Pierre Bodein semble désespéré, il m'a demandé de constituer un pourvoi en cassation", a-t-il dit après l'énoncé du verdict. Bodein dispose de cinq jours pour introduire ce pourvoi.

    Pendant près de six heures, la défense avait plaidé l'innocence et réclamé l'acquittement de son client, qui, dans une dernière déclaration avant que les jurés se retirent pour délibérer, s'était redit "totalement étranger à ces horreurs".

    Sans convaincre, Me Bettcher a mis en cause l'enquête et ses zones d'ombre, fustigé les "investigations tous azimuts auxquelles on a fait dire tout et n'importe quoi" et dénoncé la "surmédiatisation" dont a été victime, selon lui, son client.

    "Depuis le début de cette affaire, on est persuadé que "Pierrot le fou" est coupable!". "Il hurle au complot. Et si c'était vrai? S'il n'avait rien à voir dans cette affaire?".

    L'avocat, qui avait prédit "le procès de l'ADN", n'a pas manqué d'égratigner "la reine des preuves" qui "peut être déplacée, changée" par "quelqu'un susceptible d'avoir commis ces crimes et d'en faire porter le chapeau à Pierre Bodein".

    Les assises du Bas-Rhin avaient condamné en juillet 2007 Bodein à la perpétuité incompressible pour tous ces crimes. Cette peine, qui a notamment été appliquée à Michel Fourniret, "verrouille" pendant 30 ans toute possibilité d'aménagement de peine ou de libération anticipée.

    AFP. 02.10.08

     

  • VIDEO Islam: la fête en famille

    http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafYWTr.html

    La famille Frarma à Argenteuil célèbre la fin du ramadan (Aïd el Fitr) avec des gâteaux, du thé, et des voeux de paix et de fraternité

    C'est bon, la France!

     

  • Villepin bientôt au gouvernement? Une rumeur qui court

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    Les spéculations sur une éventuelle entrée au gouvernement de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin vont bon train à Antibes (Alpes-Maritimes) en marge des journées parlementaires UMP. Tel a entendu dire que M. de Villepin pourrait récupérer Bercy dans le cadre d'un remaniement, tel autre qu'il pourrait retourner au Quai d'Orsay avec des compétences élargies.

    L'idée ne déplait pas aux députés villepinistes.«Pourquoi pas ? A situation de crise, homme de crise. Face à une difficulté exceptionnelle, toutes les bonnes volontés doivent être rassemblées. Quelle est la crédibilité aujourd'hui des gens qui nous ont dit qu'il n'y aurait pas de retentissement de la crise en Europe ?», a commenté Jacques Le Guen, en visant la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

    «Avec Villepin au gouvernement, nous serions à nouveau dans la majorité !», a ajouté en plaisantant le député du Finistère.

    Selon un autre proche de M. de Villepin, Jean-Pierre Grand (Hérault), «cette rumeur a dû partir de l'Elysée». «Villepin ne veut rien, il ne demande rien, il est très heureux dans ce qu'il fait. Mais s'il revient au gouvernement, ce ne sera pas pour un secrétariat d'Etat ! Il lui faudrait un périmètre qui couvre toutes ses compétences (Affaires étrangères, Commerce extérieur et Affaires européennes par exemple)», a-t-il déclaré à l'AFP.

     

    La rumeur avait déjà surgi lorsque Dominique de Villepin avait expliqué ne pas être «retraité de la politique». Elle a pris de l'ampleur parallèlement à celle qui évoque le départ du gouvernement de jean-Pierre Jouyet, ministre d'ouverture. Malgré son démenti hier, Jouyet pourrait partir à la fin de la présidence française de l'Union européenne.

    Reste que ces spéculations ne pourront vraisemblablement aboutir avant la fin de l'affaire Clearstream. Si Dominique de Villepin est poursuivi et qu'il n'obtient pas un non-lieu dans cette affaire, difficile d'envisager qu'il travaille au côté de Nicolas Sarközy...

  • Ignoble petit fait-divers

    Violence

     Trois jeunes de 18 à 22 ans ont été écroués à Saint-Etienne, soupçonnés d'avoir sans raison insulté et roué de coups un handicapé de 28 ans tout en filmant l'agression avec un téléphone portable. Ils seront jugés le 3 novembre.

    (01.10.08)

  • Après l'avion de tourisme, les fuites de gaz!

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    Cour de l'hôtel Matignon, 28 août 2008
    Après la collision évitée de justesse entre un avion de tourisme Cessna et son Falcon 900, voici des fuites de gaz à Matignon! Le Premier ministre serait-il visé par quelque esprit malin?

    L'hôtel de Matignon a été partiellement évacué jeudi 2 octobre vers 11h45 à la suite d'une fuite d'hydrogène sulfuré (H2S) et d'oxyde de carbone (CO) qui n'a pas affecté le bureau de François Fillon, ont indiqué les services du Premier ministre.

    Des pompiers et des employés des services d'urgence de Gaz de France se sont rendus sur place, a constaté un journaliste de l'AFP.

    L'évacuation de la partie du bâtiment donnant sur la rue de Varenne est "temporaire", a expliqué l'entourage du chef du gouvernement. "Elle est due à une fuite d'origine indéterminée, mais qui pourrait provenir des canalisations".

    L'H2S est un gaz nauséabond mais inoffensif. Le CO, en revanche, est dangereux lorsque sa concentration est excessive.

    Aucun risque d'explosion n'était redouté. AFP.02.10.08

     
  • VIDEO Marina Petrella, membre des Brigades Rouges qui ont ensanglanté l'Italie

    http://www.dailymotion.com/video/x62mvo_sarko-extrade-marina-petrella_news

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    Marina Petrella avec Saïd son compagnon
    La décision de la cour d'appel de Versailles ne remet pas en cause la procédure d'extradition vers l'Italie dont fait l'objet l'ex-membre des Brigades rouges.
     Conformément aux réquisitions du parquet, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a décidé, mardi 5 août 2008, la remise en liberté sous contrôle judiciaire de l'ancienne militante des Brigades rouges Marina Petrella. "L'évolution de l'état de santé de Mme Petrella, si l'on reprend le dernier rapport en date du 1er août, indique qu'il n'est pas compatible avec une situation de détenu", a estimé dans la matinée l'avocat général Michel Doumenq.
  • Immigration: à Romans: "brûlez tout!"

    Seul un déploiement massif de forces de l'ordre a empêché une nouvelle explosion de violence dans le quartier de la Monnaie, classé "sensible", à Romans-sur-Isère, commune de 32 000 habitants au nord de la Drôme. Des dizaines de policiers, venus des Bouches-du-Rhône, de l'Isère, du Vaucluse, de la Loire et du Rhône, ont sillonné les rues de la cité, dans la nuit de mardi à mercredi 1er octobre, pour "saturer le terrain", selon le jargon policier, et empêcher les jeunes de se rassembler.

    Deux barrages, tenus par des gendarmes en tenue anti-émeute, ont été installés sur les axes principaux de ce quartier de 5 000 habitants, sous tension depuis la mort d'un jeune de 16 ans, tué lundi matin très tôt dans un accident de voiture à l'issue d'une course-poursuite avec la police.


     
    Ce dispositif "renforcé" a été décidé par le préfet au vu des violences de la nuit précédente. Pendant quatre heures, plusieurs dizaines de jeunes avaient affronté les forces de l'ordre, visées par des jets de pierres et même des coups de feu, probablement tirés avec un fusil de chasse. Les policiers, appuyés par un hélicoptère, avaient répliqué par des tirs de flash-balls et de grenades lacrymogènes. Quatre voitures, un commerce, des scooters et une vingtaine de poubelles avaient été incendiés.

    Après une matinée relativement calme, les tensions avaient à nouveau crû dans l'après-midi de mardi. A l'issue d'une marche silencieuse, une centaine d'habitants se sont rendus devant le centre social pour accompagner une délégation reçue par le maire, Henri Bertholet (PS). L'élu, insulté à plusieurs reprises, tente alors de prendre la parole sur le perron mais doit faire face à une foule très hostile. "Il faut entendre le message du papa d'Ilies qui dit que si on fait des bêtises ce sera encore du malheur supplémentaire", réussit toutefois à déclarer le maire.

    Un peu plus tard, les proches de la famille ressortent furieuses de leur rencontre à huis-clos avec l'équipe municipale. En larmes, une jeune femme s'adresse aux dizaines de jeunes, survoltés : "Il voulait qu'on vous calme. Moi, je vous dis : brûlez tout". Des acclamations accueillent ces déclarations et les jeunes se dispersent, par petits groupes, en promettant une nuit de feu aux forces de l'ordre. Une poignée d'entre eux partent en criant : "Allah Akbar, Allah Akbar ! " "Ça va brûler, explique un des leaders du groupe entouré par une nuée d adolescents qui l'écoutent avec respect. Il y en a marre que nos petits frères meurent dans nos quartiers. Vous avez dominé nos parents. Nous, on est la troisième génération et on va ouvrir notre gueule".

    Le visage décomposé, un élu tente de renouer le dialogue. Peine perdue. "Le seul soutien qu'on pourrait avoir, ce sont les mères. Mais même parmi elles, il y en a qui sont trop en colère", se désole Maurice Crouzet, adjoint aux questions sociales. Dans son bureau, une heure plus tard, le maire peine à se remettre de la discussion avortée : "Le dialogue est très compliqué. Pourquoi en arrive-t-on à cette rupture ? Pourquoi toute autorité est suspecte ?", s'interroge-t-il en se disant très inquiet. Car, dans le quartier, personne ne croit à la version donnée par les pouvoirs publics sur les conditions de l'accident. "Tant qu'il n'y a pas d'enquête sérieuse, ce sera la guerre", affirme le même "grand frère" à l'unisson de ses camarades.

    "ON EST TOUS AU CHÔMAGE"

    Selon les policiers, la brigade anti-criminalité (BAC) a pris en chasse le véhicule, une décapotable rouge, après s'être rendue compte qu'il était volé. Le conducteur aurait alors cherché à prendre la fuite en roulant à très vive allure. Dans une courbe, après un dos d'âne, il aurait perdu le contrôle de la voiture et se serait encastré dans un mur. Le chauffeur est décédé sur le coup. Les quatre autres occupants, également mineurs, ont été blessés, dont un très grièvement.

    La police affirme qu'au moment du choc la BAC ne se trouvait pas à proximité immédiate du véhicule volé. "Aucune faute n'a été commise par les fonctionnaires. Il n'y a donc pas lieu de jeter le discrédit sur les policiers", a déclaré, lundi, le procureur de la République, Jean-Pierre Nahon, au Dauphiné Libéré – une phrase vivement critiquée dans le quartier parce que jugée trop définitive. Le parquet a toutefois demandé une enquête à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

    Les habitants qui s'expriment sont convaincus que les policiers ont cherché à provoquer l'accident. "Les flics collaient les jeunes. Ils savaient très bien que c'étaient des mineurs et qu'ils savaient pas bien conduire", relate un habitant en demandant l'anonymat. Yassine B., qui réside dans un immeuble à proximité du lieu de l'accident déclare, lui, avoir vu, juste avant le choc, la voiture de police "dix à trente mètres" derrière la voiture poursuivie. Quelques-uns, dans la cité, émettent même l'hypothèse d'un coup de pare-choc qui aurait déséquilibré le véhicule volé.

    Plus largement, les habitants font état de rapports dégradés avec les policiers. Et d'un fort ressentiment vis-à-vis de la société et des pouvoirs publics – dont témoignent aussi bien les jeunes que les plus anciens. "On nous traite comme des chiens. On est tous au chômage, on n'a pas d'argent et on nous regarde comme des étrangers", explique un père de famille.

    Pendant les émeutes de 2005, le quartier, considéré comme un des plus pauvres de la région Rhône-Alpes, n'avait pas connu d'incidents majeurs. Sauf dans les derniers jours : des jeunes, décrits comme "paumés", avaient partiellement incendié l'église située au centre de la cité, provoquant de vives réactions, y compris du chef de l'Etat, Jacques Chirac.

    Le Monde - 01.10.08

     

  • L'Ecureuil recompte ses noisettes

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    Prise à son tour dans le tourbillon des rumeurs sur la santé des établissements financiers, la Caisse d'Epargne, symbole de sécurité pour des millions de petits épargnants, s'est efforcée mercredi de rassurer ses clients, avec l'aide du gouvernement.

     Déstabilisée par un article du Canard enchaîné affirmant que l'Ecureuil, qui héberge le compte courant ou le livret A d'un Français sur deux, était à la recherche de 6,5 milliards d'euros pour redresser ses finances, la banque est immédiatement montée au créneau dénonçant "une campagne de dénigrement gravement irresponsable dans la crise financière actuelle".

    N'étant pas coté en Bourse, le groupe est "à l'abri de la tourmente qui affecte les marchés financiers", a assuré son directeur général, Nicolas Mérindol. Et ne risque donc pas d'être victime des attaques spéculatives qui ont déjà mis au tapis les banques Fortis et Dexia, et avant elles, Lehman Brothers et HSBC.

    La Caisse d'Epargne "dispose d'une situation de liquidité particulièrement robuste" puisque les dépôts de sa clientèle couvrent 90% des crédits qu'elle a engagés, a-t-il expliqué. Autrement dit, ses besoins de financement sont couverts presque intégralement par ses ressources.

    La Caisse d'épargne "n'a aucun projet, ni aucun besoin de recapitalisation", a-t-il encore affirmé, faisant valoir qu'elle disposait d'un "niveau élevé de capitaux propres et d'un ratio de solvabilité parmi les meilleurs d'Europe".

    Et même s'il lui fallait un jour intégrer dans ses comptes la perte de valeur de sa filiale Natixis, très affectée par la crise, la Caisse d'Epargne ne perdrait au grand maximum que 666 millions d'euros, assure-t-on dans l'entourage de M. Mérindol.

    Prenant très au sérieux le risque d'un mouvement de panique des épargnants, au lendemain du sauvetage de Dexia, le porte-parole du gouvernement s'est lui aussi employé mercredi à déminer le terrain.

    "En terme de crise financière, on est dans une situation où toutes les rumeurs sont possibles. Et ce genre de rumeurs sont totalement destructrices", a déclaré Laurent Wauquiez.

    La ministre de l'Economie Christine Lagarde a également démenti au cours du conseil des ministres que la Caisse d'Epargne soit en difficulté, assurant que "tous les indicateurs et indices étaient plutôt supérieurs à la moyenne".

    Cependant, si le groupe n'est pas directement exposé à la tourmente actuelle, il l'est indirectement, par l'intermédiaire de sa filiale Natixis (banque d'investissements). Cette banque d'affaires, qui a perdu beaucoup d'argent dans la crise, a dû se résoudre à augmenter son capital de 3,7 milliards d'euros en septembre. En tant qu'actionnaire, la Caisse d'Epargne a mis 1,3 milliard d'euros de sa poche.

    Interrogée par l'AFP sur la situation du groupe, la Commission bancaire, l'organisme de contrôle des banques, a simplement rappelé qu'elle ne communiquait jamais sur une banque en particulier. AFP.01.10.08

  • McCain et Obama pèsent de tout leurs poids pour l'adoption du plan Paulson remodelé

    Les candidats à l'élection présidentielle, les sénateurs Barack Obama et John McCain, devaient accourir au chevet du plan Paulson au Sénat mercredi soir afin de peser de tout leur poids pour l'adoption d'une version légèrement révisée d'une aide massive aux banques, refusée par la Chambre deux jours plus tôt.

    La nouvelle mouture du plan de soutien américain au système financier de 700 milliards de dollars est censée être plus facilement adoptée par les 100 membres du Sénat que sa première version qu'avait rejetée la Chambre des représentants lundi, manquant du soutien républicain.
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    John McCain à Independence (Missouri) le 1er octobre

    Le rejet à 13 voix près -par 228 voix contre 205- avait fait plonger le Dow Jones de près de 7% lundi et mercredi les marchés mondiaux très tendus avaient les yeux rivés sur l'issue de ce plan, destiné à éviter tarissement du crédit, récession et chômage.

    Au cours d'une séance qui promettait d'être animée par la présence des deux candidats à la Maison Blanche à cinq semaines de l'élection présidentielle, les sénateurs devaient se prononcer à la tombée de la nuit au Capitole, après la fin du Nouvel An juif. Un vote à la Chambre était espéré ensuite avant la fin de la semaine.

     Le président George W. Bush devait mercredi lui aussi à nouveau peser de tout son poids en faveur du projet de son secrétaire au Trésor Henry Paulson en s'entretenant avec des sénateurs.

    "Nous sommes impatients que le débat ait lieu, et nous espérons un fort soutien. Le président va parler avec les sénateurs aujourd'hui (mercredi)", a indiqué un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto ajoutant que "des preuves supplémentaires d'un resserrement du crédit pour les petites entreprises et les municipalités" se manifestaient à travers tout le pays.

    En campagne dans le Missouri (centre) mercredi, John McCain a averti que "si le projet de loi échoue encore, la crise se transformera en désastre".

    La veille, il avait tancé le Congrès pour son "inaction", après le rejet du texte par la Chambre à majorité démocrate. "Hier, avait-t-il déclaré, le pays et le monde comptaient sur Washington pour montrer ses qualités de leader, et le Congrès une fois de plus est venu les mains vides".

    Barack Obama a quant à lui pronostiqué "une catastrophe" si rien n'était fait pour prévenir la crise. "C'est pour cela que j'ai tendu la main aux dirigeants des deux partis pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à adopter ce plan", a-t-il déclaré mercredi.

    Le plan révisé prévoit de porter pour un an le plafond de la garantie accordée aux déposants en cas de faillite de leur banque de 100.000 à 250.000 dollars, une proposition endossée par les deux candidats à la Maison Blanche et qui rallierait centristes démocrates et républicains.

    D'autres ajouts pourraient être intégrés comme des crédits d'impôts pour la classe moyenne et de nouvelles règles comptables pour évaluer les actifs dépréciés des entreprises touchées.

    "J'espère qu'avec les améliorations que nous avons apportées au projet de l'administration, le Sénat votera la loi demain (mercredi) et la Chambre des représentants prendra sa suite après", a déclaré le leader de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid.

    L'appui sans réserve des républicains du Congrès restait incertain, à l'instar du véhément Newt Gingrich, ancien président républicain de la Chambre, qui d'une formule à l'emporte-pièce dans un discours à Washington mercredi, a épinglé Paulson, le secrétaire au Trésor: "je pense que la plupart des Américains sont offensés à l'idée que leurs deniers vont aller à l'ancien président de Goldman Sachs pour qu'il prenne soin de ses amis à Wall Street". AFP. 01.10.08

     

     
     
  • Jean-Marc Rouillan, Action directe, assassin en semi-liberté

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    Le parquet de Paris demande la révocation du régime de semi-liberté dont bénéficiait Jean-Marc Rouillan depuis le 17 décembre 2007 en raison de la teneur de ses propos", a annoncé en début d'après-midi un porte-parole du procureur général de Paris. Jean-Marc Rouillan, arrêté en 1987, avait été condamné à la perpétuité pour plusieurs assassinats, dont celui du PDG de Renault Georges Besse et de l'ingénieur général de l'armement René Audran. Depuis décembre 2007, il bénéficiait d'un régime de semi-liberté, avec notamment l'obligation pendant un an de ne pas parler des faits à l'origine de sa condamnation, ni de publier d'ouvrage.

    Or, dans une interview accordée à L'Express, le cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe revient sur l'assassinat de Georges Besse en des termes qui laissent entendre qu'il ne nourrit aucun regret. "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique", dit-il. 

    Contacté par LCI.fr, Jean-Louis Chalanset, l'avocat de Jean-Marc Rouillan, affirme ne pas avoir été au courant de la réalisation de cette interview, "sinon j'aurais fait retirer le passage qui fait litige", précise-t-il. "Suite à la demande du parquet, il va y avoir une audience au cours de laquelle j'expliquerai que le texte incriminé ne dit pas qu'il parle des faits pour lesquels il a été condamné puisqu'il dit qu'il n'a pas le droit d'en parler. Cela me semble extrêmement léger de s'appuyer là-dessus pour le remettre en prison. Mais le parquet, qui s'est toujours opposé à sa semi-liberté, sait que mon client doit passer en liberté conditionnelle en décembre et il essaie de le bloquer avant", poursuit l'avocat.

    La classe politique choquée 

    Mercredi matin, le porte-parole du gouvernement s'était dit choqué par les propos de Jean-Marc Rouillan. "J'ai une pensée pour Georges Besse et sa famille, pour le général Audran et sa famille. On ne peut oublier le mal qui a été fait", a pour sa part déclaré Luc Chatel lors du compte rendu du conseil des ministres. "Ces propos me choquent", a-t-il ajouté. 

    Agé de 56 ans, Jean-Marc Rouillan se dit également dans l'hebdomadaire, "convaincu que la lutte armée est nécessaire à un moment du processus révolutionnaire". Evoquant son projet d'adhésion au Nouveau parti anticapitaliste appelé à succéder début 2009 à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Jean-Marc Rouillan explique son désir de rencontrer "des gens d'origines et d'obédiences extrêmement différentes". "Je peux faire peur à beaucoup de monde... A notre première rencontre, j'ai prévenu (Olivier) Besancenot : 'ma présence peut faire du bordel. Réfléchissez, vous pouvez dire non'... Il m'a dit que c'était réfléchi et qu'ils étaient d'accord", raconte-t-il.

    LCI.FR - 01.10.08

    Il aurait dû être condamné à mort pour ses crimes! Mais la peine de mort avait été abolie par Badinter en 1981 sous Mitterrand.

  • Le Livret A au secours des PME et des banques endettées

    L'idée n'avait pas été écartée par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, à l'issue du Conseil des ministres. François Fillon l'a confirmée mercredi après-midi à l'Assemblée : "une partie" des fonds issus de la collecte du livret A, excédentaires par rapport aux besoins du logement social, iront aux petites et moyennes entreprises. Pour autant, le Premier ministre a promis que seront garantis "le financement du logement social" ainsi que "100% des dépôts des épargnants".

    Mais déjà, les organisations syndicales et l'opposition s'insurgent. "Le Premier ministre François Fillon vient d'annoncer que le 'surplus' des collectes du livret A pourrait servir à éponger les dettes des banques", s'est indigné mercredi Sud PTT dans un communiqué. Les syndicats redoutent en effet que cette affectation des excédents du livret A remette en cause la sécurité du produit d'épargne le plus populaire en France. "Face aux défaillances en cascade qui sanctionnent l'aventurisme du monde financier, le pouvoir exécutif ose envisager une ponction des avoirs du livret A pour refinancer les banques et prêter aux entreprises", dénonce de son côté FO-Communication. Au Parti socialiste, Benoît Hamon, député européen et membre du bureau national du PS, appelle également le gouvernement à "cesser d'ajouter de la crise à la crise". Quant au PCF, il estime que "l'épargne des Français ne doit pas servir de bouche trou à la spéculation financière".

    20 à 30 milliards

    Selon les statistiques de la Banque de France, les encours de ce produit d'épargne, distribué par les Caisses d'épargne et la Banque postale, atteignaient fin juillet 128 milliards d'euros, soit une hausse de 6,4% depuis le début de l'année et de 9,8% depuis un an.

    Dans un souci d'apaisement, Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse des dépôts, qui centralise les dépôts du Livret A, a expliqué que le projet du gouvernement ne remettait pas en cause la sécurité de ce produit d'épargne. "François Fillon n'a aucunement entendu remettre en cause un principe fondamental: les dépôts sur le Livret A sont garantis par l'Etat", a commenté le patron de la CDC sur la radio BFM, assurant qu'il y avait "zéro risque sur le Livret A". Selon lui, les excédents de la collecte du livret A, par rapport aux besoins du logement social, sont de l'ordre de 20 à 30 milliards d'euros.

  • Un écolier de 10 ans ou un mutant?

    C'est un incident mineur, survenu dans la classe de CM 1b de l’école Jean-Jaurès de Persan, qui a provoqué le déchaînement de violence de l’élève. En fin d’après-midi, son institutrice lui a involontairement coincé le doigt dans un radiateur, lui faisant un peu mal. Il est alors devenu totalement incontrôlable, donnant des coups de pied et des gifles à l’enseignante, la mordant.

    Des enfants ont alors couru chercher les autres enseignants de l’école pour venir en aide à leur maîtresse qu’ils ont retrouvée le visage en sang quelques instants plus tard, dans une salle de classe où les tables et les chaises avaient été renversées.

    « L’enfant a été entendu par les services de police ainsi que ses parents afin d’établir sa responsabilité, a précisé hier soir la procureur de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry. Mais il faut savoir qu’il n’y a pas de poursuites pénales possibles puisqu’il est âgé de moins de treize ans. Nous sommes sur ce point dans une impasse. Nous allons essayer de mettre en oeuvre une prise en charge sur le plan éducatif. » Une expertise psychiatrique a été diligentée afin de cerner au plus près la personnalité du jeune garçon, qui fait déjà l’objet d’un suivi particulier.

    « Ma fille m’en a souvent parlé, raconte un parent d’élève de Jean-Jaurès. Il répond à la maîtresse, refuse de travailler. Il est très turbulent. » Lundi, il a été accueilli dans l’école mais n’a pas rejoint sa classe, passant plusieurs heures avec sa mère dans le bureau de la directrice. Il était absent hier. L’enseignante a déposé une plainte pour violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public. Toujours « très choquée », selon l’inspection d’académie, elle a un arrêt de travail de huit jours. Hier, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, lui a témoigné sa solidarité. Alain Boissinot, recteur de l’académie, a indiqué lui avoir exprimé « son soutien personnel et celui des membres de la communauté éducative dans un message téléphonique et par courrier ». « Il lui a accordé la protection juridique et lui a indiqué que l’ensemble de ses services restait à sa disposition pour lui apporter aide et conseils », rapporte-t-on au rectorat.

     

    Le Parisien -01.10.08

  • La rédaction du Figaro dénonce "l'omniprésence" de Serge Dassault

    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/10/01/la-redaction-du-figaro-denonce-l-omnipresence-de-serge-dassault_1101707_3236.html

    1er octobre 2008

    Serge Dassault, né Serge Bloch le 4 avril 1925 à Paris, fils de Marcel Bloch-Dassault, est un chef d'entreprise, milliardaire, et un homme politique français. Sénateur UMP de l'Essonne. Propriétaire du Figaro.

  • STATS incomplètes pour septembre

    Hautetfort n'a pas été en mesure de me fournir des statistiques complètes, ses serveurs ayant rencontré des problèmes. Alors plutôt que de fournir des résultats tronqués, je préfère ne rien afficher pour septembre, en espérant que Hautetfort pourra me fournir des données complètes pour le mois d'octobre.

    En vous remerciant pour votre compréhension

  • Le Canard attaque l'Ecureuil

    Le gouvernement français se voulait rassurant mercredi après des informations de presse faisant état de difficultés du groupe mutualiste Caisse d'Epargne, en dénonçant une "rumeur destructrice" et en assurant la garantie des dépôts des épargnants français.

      "En terme de crise financière, on est dans une situation où toutes les rumeurs sont possibles. Et ce genre de rumeurs sont totalement destructrices", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'emploi Laurent Wauquiez sur la chaîne Canal+, interrogé sur d'éventuelles difficultés financières des Caisses d'épargne.

    Selon l'hebdomadaire Le Canard Enchaîné de mercredi, le groupe Caisse nationale des Caisses d'Epargne, qui gère les économies de millions de clients en France, notamment les plus modestes, serait à la recherche de 6,5 milliards d'euros pour consolider sa situation financière affaiblie par la crise.

    La direction du groupe Caisse d'Epargne a démenti mardi soir "catégoriquement l'ensemble des informations publiées par le Canard Enchaîné".

    "Dans une période de tempête financière comme ce qu'on a, c'est très facile de dire "tel établissement a des difficultés". On traverse une période qui est difficile, donc évidemment, tous les établissements peuvent être menacés", a expliqué M. Wauquiez.

    "Le point important et c'est ce qui est le meilleur gage de confiance pour les Français, c'est qu'il n'y aura aucun épargnant qui sera floué parce que l'Etat, si jamais un établissement même en France a des difficultés, apportera sa caution", a-t-il assuré.

    Selon le Canard Enchaîné, qui cite un cadre de la banque, "l'entreprise a besoin d'une recapitalisation d'ici à la fin de l'année".

    L'hebdomadaire évoque les déboires du groupe avec sa filiale immobilière Nexity ainsi qu'avec sa banque de financement et d'investissement Natixis et sa filiale américaine de rehaussement de crédit CIFG.

    En février dernier, les caisses régionales du groupe avaient dû renflouer leur organe central, la Caisse nationale des Caisses d'épargne (CNCE), à hauteur de 3,2 milliards d'euros.

    AFP. 01.10.08

  • Corse: des retraités du continent brutalisés, leur villa plastiquée

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    Déjà un attentat en 2005...

    Quatre hommes cagoulés ont plastiqué la villa d'un couple originaire du continent et abandonné les propriétaires dans le maquis.

    Abandonnés dans le maquis corse tandis que leur villa brûlait. Un couple de retraités âgés, habitant dans le golfe de Lava près d'Ajaccio, a été victime, lundi soir, d'une attaque au scénario minutieusement préparé. Les plastiqueurs les ont d'abord neutralisés avant de s'attaquer à leur résidence. Il est 22 heures quand quatre hommes, le visage masqué par des cagoules et armés, franchissent les palissades protégeant la demeure d'Appietto appartenant à ces continentaux, qui vivent depuis vingt ans sur l'île de Beauté. Aussitôt le commando ligote et bâillonne les deux occupants de la villa, surpris alors qu'ils regardaient la télévision. Le propriétaire des lieux qui essaie en vain de résister à ses ravisseurs est molesté.

    Pendant que le couple est emmené en camionnette loin de son domicile, leurs agresseurs disséminent dans la propriété des charges dont deux explosent, endommageant massivement la villa. Laissés dans le maquis, à plusieurs kilomètres dans leur maison, les deux époux de 75 ans, qui avaient déjà été visés par un attentat en 2005, réussissent à se débarrasser de leurs liens, et à regagner la route pour donner l'alerte.

     

    Le couple veut rester en Corse

     

    Prévenus, les démineurs ont inspecté la villa pour la sécuriser, les premières déclarations du propriétaire laissaient entendre que plusieurs bombes avaient été déposées. Cinq bidons d'un mélange de nitrate-fuel ont ainsi été retrouvés. « Ils sont très choqués par le fait de perdre à nouveau leur maison, mais ce couple n'a pas été torturé ou battu par ses agresseurs », a assuré Gilles Leclair, le nouveau responsable des services de sécurité intérieure de Corse, qui s'est rendu sur place. Malgré ces deux plastiquages, les époux, qui vont recevoir une aide psychologique, comptent rester en Corse, a ajouté le préfet de l'île Stéphane Bouillon.

    L'attentat n'a pas été revendiqué pour le moment. La supervision de l'enquête va être confiée à la section anti-terroriste du parquet de Paris. L'immobilier est actuellement au centre des revendications des nationalistes, qui dénoncent un «bétonnage» sauvage et la flambée des prix entretenue par l'achat de terrains par de fortunés métropolitains.

    Le Figaro- 30.09.08

         
  • Elie Cohen: risque d'une crise systémique si le plan Paulson n'est pas adopté

    Le risque d’une crise systémique augmente si le plan Paulson n’est pas adopté au plus vite selon Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po Paris et membre du Conseil d’analyse économique (CAE).

    Le rejet du plan Paulson par la chambre des Représentants vous a t-il surpris ?

    Elie Cohen : Oui, ma surprise a été grande quand j’ai su dès lundi dans la matinée qu’il y avait des doutes sur le vote de ce plan. Le plan Paulson avait énormément de défauts. En reprenant les actifs toxiques des banques, le Trésor américain incitait les établissements financiers à charger leurs bilans d’actifs douteux pour se refinancer dans de bonnes conditions aux frais du contribuable. D’autre part, il ne réglait ni la question de la recapitalisation des banques ni celle du risque de défaut des ménages américains exposés à la crise immobilière. Il y avait donc une injustice particulière à faire un montage de ce type ! Malgré toutes ces critiques, tous les économistes soulignaient l’urgence de l’adopter rapidement pour éviter un risque systémique avéré.

    Une crise systémique devient donc probable ?

    E.C : Le rejet du plan a constitué un choc majeur et fait renaître les pires scénarios d’un effondrement des Bourses comme nous l’avons vu lundi mais aussi d’un gel total du marché interbancaire à l’origine de la chute de Dexia. Et la suite n'est guère réjouissante. L’étape suivante serait un effondrement de la pyramide des CDS (credit default swaps) qui mettrait en difficulté l’ensemble du système financier. Il est donc indispensable que le plan soit représenté et voté le plus rapidement possible. Plus le temps passe et plus il sera difficile d’éviter, même avec un plan amélioré, la crise systémique majeure.

    Après le renflouement en urgence de Dexia et la nationalisation de Fortis, va t-il falloir un plan à grande échelle pour sauver notre système bancaire ? La réaction des gouvernements européens est-elle à la hauteur ?

    E.C : Les responsables européens font appel aux Américains pour qu’ils adoptent le plan Paulson. C’est le signe de leur impuissance ! Nous dépendons tous de la gouvernance américaine pour sauver le système financier mondial. Quand des établissements européens sont en difficulté, chaque Etat impliqué intervient chacun de son côté dans des conditions qui mettent en cause à terme la survie même de ces groupes. Il n’y a pas de réelle volonté européenne cohérente. Les effets de l’édifice bancal de Maastricht sont de plus en plus visibles. D’un côté, nous avons une banque centrale européenne indépendante en charge de la politique monétaire mais de l’autre, on a laissé le pouvoir de supervision et de stabilité financière à vingt-sept autorités différentes. Nos dirigeants européens devraient se préparer à jeter les bases d’un vrai superviseur européen.

    L’appel à l’unité nationale du gouvernement français et les déclarations de Nicolas Sarkozy assurant que les dépôts des ménages seraient garantis vous paraissent-ils appropriés ? Faut-il craindre pour le système bancaire français ?

    E.C : Dès le discours de Toulon, j’ai fait part de ma perplexité après les propos de Nicolas Sarkozy. Personne ne considère que les banques de dépôts françaises sont en péril. Les expositions aux subprimes et les excès de levier ne sont pas les mêmes que pour les banques d’investissement. Même s’il faut prendre les dispositions nécessaires pour faire face à des risques de défauts, il n’y a pas aujourd’hui de risque sur les dépôts des épargnants.

    La crise actuelle aura tout de même des répercussions importantes sur l’économie réelle. Peut-on craindre un effet domino ?

    E.C : Cette crise financière est aussi une crise structurelle résultant des déséquilibres économiques majeurs (en terme d’échanges réels et financiers) qui se sont accumulés ces dernières années entre les Etats-Unis et la Chine. C’est également la fin d’un cycle de croissance. Avant même le début de la crise, on s’attendait à un atterrissage de l’économie. La conjonction de ces éléments fait que nous traversons une crise très sérieuse et qui sera durable.

    Le système financier vit-il une mutation historique ? Va t-on instituer de nouvelles régulations au niveau mondial ?

    E.C : Effectivement, nous allons assister à un redimensionnement de l’industrie financière qui s’était considérablement développé au cours des vingt dernières années. Si le rôle de l’Etat, en tant qu’ultime recours dans les situations de crise extrême, reste essentiel, je ne crois pas en revanche à un système de régulation au niveau mondial alors que nous sommes déjà incapables en Europe d’avoir notre propre système de régulation. (30 septembre 2008)