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30/05/2008

Un policier tire la nuit sur 3 jeunes rue St-Denis (Xème)

L'affaire a des allures de bavure. Un brigadier affecté à la police régionale des transports (PRT), l'ex-SRPT, a blessé par balles trois jeunes, dont l'un très sérieusement, dans la nuit de mercredi à jeudi. La scène, qui a mis en émoi le Xe arrondissement de Paris, s'est jouée rue du Faubourg-Saint-Denis, sous les yeux d'une dizaine de témoins.



Il est aux environs de 2 heures du matin lorsque le policier, hors service et en civil, accompagné d'un de ses collègues, brandit son arme devant un groupe de jeunes gens du quartier de la porte Saint-Denis, qui ont manifestement l'habitude de se retrouver là chaque nuit pour discuter. Y a-t-il eu provocation ? Altercation ? Les "jeunes" jurent que non. Après avoir proféré quelques insultes, selon différents témoins, et en hurlant : « C'est qui le boss ici ? », le fonctionnaire aurait tiré à « au moins cinq reprises », blessant trois des protagonistes.

Le plus sérieusement touché, Medhi, jeune intérimaire du bâtiment de 27 ans, qui tentait de fuir pour échapper au tireur, a reçu une balle dans le bas du dos. Il était toujours hospitalisé hier soir à l'hôpital Beaujon de Clichy, en service de soins continus, après avoir passé de longues heures aux urgences. Les deux autres victimes, Fadel, un cuisinier âgé de 24 ans, et Karim, 27 ans, ont été respectivement blessées à la cheville et au dos. « Medhi venait de garer sa voiture rue du Faubourg-Saint-Denis, lorsqu'il est tombé sur cette scène, racontait hier son frère, qui attendait des nouvelles, entouré de sa famille et de ses amis, aux urgences de Beaujon. Il n'a évidemment rien compris à ce qui était en train de se passer... Et puis, les jeunes ont réalisé qu'il s'agissait de policiers, parce qu'ils parlaient de leurs collègues qui allaient arriver. »


« Celui qui tirait courait dans tous les sens, et criait, se souvient un jeune. A aucun moment, ils n'ont cherché à contrôler notre identité, franchement, personne n'a rien compris. "On a juste vu qu'ils étaient ivres". Et puis les trois blessés se sont écroulés. Là, on a commencé à réaliser, et l'un de nos amis a envoyé un coup dans la mâchoire du tireur, l'a désarmé, et nous avons appelé les secours. Pour Medhi, c'était moins une, remarque-t-il. Il aurait pu ne pas survivre. »

Dans l'attente des premiers éléments de l'enquête qui a été confiée à la deuxième division de police judiciaire et à l'IGS, la police des polices, le jeune homme est en garde à vue à Beaujon, tout comme les deux policiers, âgés de 36 et 38 ans. Ils ont, en outre, été suspendus hier soir, « à titre conservatoire dans l'attente des conclusions et des résultats de l'enquête » par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

 Le préfet de police, Michel Gaudin, duquel dépend la police régionale des transports, a, quant à lui, ouvert une enquête administrative. L'affaire pose à nouveau le problème de la détention d'armes par les policiers alors qu'ils sont hors service.

 Frédéric Lagache, le secrétaire national du syndicat Alliance, sans vouloir se prononcer sur le fond de l'affaire, encore trop confuse, indique qu'« il n'est pas irrégulier, pour un fonctionnaire, de transporter son arme s'il se trouve dans sa région d'affectation... Dès lors qu'elle ne présente pas de dangerosité pour lui-même ou pour le citoyen ».

Le Parisien - 30 mai 2008

"Jactance cinécadémique"


Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

Que serait le festival de Cannes sans la propagande politique ? Pas grand chose. Juste du cinéma, sans doute… et alors, cette manifestation à l’origine dédié au 7e Art, qui pourrait-elle bien intéresser ? Quelques millions de spectateurs, à peine… Alors que depuis tant d’années, elle ne cesse de complaire aux Grands Gourous contemporains qui rendent leurs verdicts dans les colonnes du Monde, de Libération ou de Télérama, tout comme Saint Louis rendait la justice sous son chêne de Vincennes… ou peut-être bien est-ce le contraire, les choix de sélections, puis de récompenses étant plus sûrement encore dictés par ces derniers.
Nicolas Bonnal rappelle fort à propos que «
le grand critique Jacques Lourcelles, auteur du merveilleux “Dictionnaire des films”, a bien vu la transition dans les années 60, lorsque les festivals ont pris le pouvoir culturel et précipité la disparition du grand cinéma traditionnel, qui conciliait le commerce et la qualité. Lourcelles dénonce des auteurs tels que Resnais, Godard, Leone ou bien Bergman et Antonioni. Depuis, le cinéma a décliné et a perdu même pour notre auteur son innocence et sa candeur.
Chaque année, les jurys du festival de Cannes consacrent un film nul, politiquement correct jusqu’à la caricature, et oublié quelques mois plus tard, alors que toutes les vidéothèques familiales sont pleines de Walt Disney ou de westerns de John Wayne.
»(1)
Cette année, la palme d’or a été décerné au film de Laurent Cantet Entre les murs, dans la droite ligne de cette obligation de bien-pensance politique. Il raconte la vie d’un collège dans un quartier difficile et, colossale finesse, est interprété par de « vrais » élèves et de « vrais » professeurs. Aucun d’eux n’est acteur professionnel. C’est donc un documentaire avant tout… et n’aura au moins pas coûté cher, c’est déjà ça !
Ne l’ayant pas vu (sortie en salles seulement le 15 octobre prochain), je me garderai bien d’émettre le moindre jugement sur son intérêt artistique.
Yves Daoudal, éditorialiste de l’hebdomadaire National Hebdo rappelle toutefois(2) que le sujet s’inspire du livre de François Bégaudeau et de son expérience de professeur dans un collège multiethnique. Il cite un passage du livre – un dialogue entre l’auteur et ses élèves – qui laisse pantois. Non, sur le différend portant sur la définition du terme « pétasse », mais sur le « langage » du professeur, identique en tout point à celui du troupeau qu’il a en charge – en tout cas sur le papier – d’éduquer : « Je vous ai pas traité de pétasses, j’ai dit qu’à un moment donné, vous aviez eu une attitude de pétasses, si tu comprends pas ça la différence t’es complètement à la rue ma pauvre. »
Ça y’en a être de la bonne jactance académique, y’à pas !
De mauvais esprits pourraient penser qu’avec des professeurs d’une telle qualité, on comprend mieux l’absentéisme fort élevé dans leurs collèges.
Ah oui, au fait, monsieur Bégaudeau est… professeur de français ! Mais on l’avait deviné.

NOTES
(1) « Cannes ou le scandale permanent », chronique internet disponible sur www.philipperanda.com.
(2) National hebdo, n°1245, 29 mai-4 juin 2008.

© Philippe Randa est écrivain et éditeur (www.dualpha.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.philipperanda.com.
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30 mai 2008

La nuit, tous les chats sont gris...

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01:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

VIDEO "Sarko, c'est moi!"

http://www.dailymotion.com/video/x5kl9v_nicolas-sarkozy-a...

27 mai 2008

VIDEO Affrontements récents en Belgique

http://www.dailymotion.com/video/x5l97u_emeutes-anderlech...

VIDEO A Naples, lutte contre l'immigration clandestine

http://www.youtube.com/v/MVgV5I-crkw&hl=fr

29/05/2008

Manifestation silencieuse... avec drapeau algérien

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En France, à Marseille, que signifie ce drapeau algérien en première ligne?

Une marche à la mémoire de la mère et ses bébés tués accidentelement sur la route

Photo: La famille de la victime, dont Mohamed, le père, entourée par Garo Hovsepian (à droite), le maire de secteur et Nora Preziosi (à gauche), adjointe en charge de l'action familiale.

Ils se sont retrouvés une dernière fois sur ce maudit trottoir. Sur cette portion de bitume où le pire s'est produit, le 22 mai dernier. Boulevard Salvador-Allende (14e), hier matin, à 9h15, un cortège de 300 personnes a rendu un dernier hommage à Sabia, Lahouri et Aziz à l'endroit où la mère de 38 ans et ses bébés âgés de 3 ans et 8 mois ont été mortellement percutés par une moto, précédemment renversée par un véhicule.

Le rendez-vous avait été donné devant le domicile des victimes, dans la cité Font-Vert, en présence de proches, de voisins et d'élus, dont Garo Hovsepian, le maire PS de secteur et Nora Preziosi, adjointe au maire UMP en charge de l'action familiale et originaire de la cité. Sur les lieux de l'accident, Karima a pris la parole, dignement, pendant que son frère aîné, le père de famille miraculeusement épargné lors de la collision, fondait en sanglots: "Les gens qui ont commis des actes pareils devront être sanctionnés, pour protéger d'autres vies. J'espère que d'autres ne commettront pas les mêmes gestes. Je remercie tous ceux qui nous ont soutenus dans ces moments très difficiles".

À peine le discours achevé que le groupe s'est disloqué et tous les membres de la famille se sont engouffrés dans des voitures en direction de l'aéroport de Marignane pour suivre les dépouilles jusqu'à Oran. Une nouvelle épreuve les y attend avec l'inhumation des leurs, prévue aujourd'hui.

(La Provence - 29 mai 2008)

Drapeau algérien et récupération politique...

Néo-nazis et néo-musulmans

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D'après les dernières informations, des responsables
arrêtés seraient des néo-
nazis admirateurs d'Adolf Hitler et de l'Allemagne nazie, et non pas des néo-fascistes, séides des thèses de Benito Mussolini.


Même si ces clowns pitoyables, travestis en terroristes de la banlieue de Toulouse, ne sont pas très efficaces. La piste n'est pas très convaincante, mais a le mérite de calmer le jeu dans la communauté musulmane affectée par le symbole.Attendons que l'enquête progresse.

Et espérons qu'il ne s'agit pas de donner en pâture aux médias et à l'opinion publique des "guignols pour info". En attendant que l'émoi suscité retombe comme un soufflé...

L'incendie criminel a endommagé une salle qui accueille des associations et des cours d'arabe littéraire. Un container à ordures en feu avait été trainé jusque dans le local de 25 m2. Le responsable de la communauté, Amar Moqran avait comparé cet acte à la profanation des 148 tombes musulmanes du cimetière militaire du Pas de Calais, recouvertes d'injures visant l'islam et Rachida Dati. Une tête de porc avait même été pendue.

LePost - 29 mai 2008

22:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

La mariée n'était pas vierge!

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Mariage halal

Un tribunal français a annulé un mariage parce que l'épouse avait menti sur sa virginité. Une première judiciaire.

Le tribunal de grande instance de Lille a annulé en avril un mariage «pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint» car l'épouse avait menti sur sa virginité.

Alors que la fiancée avait affirmé à son futur époux, musulman comme elle, qu'elle était vierge, il avait découvert le soir de leurs noces, le 8 juillet 2006, qu'elle ne l'était pas. Il avait alors engagé une procédure de nullité relative de l'union, plutôt qu'un divorce par consentement mutuel. Cette procédure revient à gommer le mariage, comme s'il n'avait jamais été contracté.

Le tribunal a annulé l'union car il a estimé que l'époux l'avait conclu «sous l'empire d'une erreur objective» et qu'«une telle erreur était déterminante dans son consentement», selon le jugement publié dans la revue juridique le «Recueil Dalloz».



Il semble que ce soit la première fois qu'un tel motif permette d'annuler un mariage. Contacté par l'AFP, le ministère de la Justice a admis «ne pas avoir le souvenir» d'une annulation antérieure de mariage pour tromperie sur virginité. «Il s'agit d'une décision d'espèce» fondée sur l'article 180 du Code civil concernant les «erreurs sur la personnalité du conjoint», a précisé Guillaume Didier, porte-parole de la Chancellerie. «Ce n'est en aucun cas une disposition inspirée par la morale» mais par «le mensonge, d'ailleurs reconnu par son auteur», la jeune mariée de Lille.

Apprenant la nouvelle, la philosophe et écrivain française Elisabeth Badinter a aussitôt clamé sa «honte». «Je suis ulcérée par la décision du tribunal d'accepter de juger ça parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France, absolument libre», a déclaré Elisabeth Badinter sur France Inter. Craignant que cette décision n'aboutisse «à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l'hymen» elle a dénoncé la pression que la décision leur fait porter.

Selon les dernières statistiques disponibles, 745 mariages ont été annulés en 2004. Six fois sur dix, la demande est à l'initiative du procureur de la République, dans la majorité des cas pour absence de consentement, c'est-à-dire mariage forcé.

Le Parisien 29 mai 2008

Berlin: les "triangles roses"

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Inauguration le 27 mai 2008
Berlin s'est enrichi, mardi 27 mai, d'un nouveau lieu de mémoire : un monument pour les "triangles roses", ces milliers d'homosexuels déportés ou torturés par les nazis, y a été inauguré non loin du mémorial de l'Holocauste, qui commémore le génocide des juifs d'Europe.

A l'ombre des arbres du Tiergarten, grand parc du centre de la capitale situé tout près de la porte de Brandebourg, ce cube de béton de cinq mètres de haut est percé d'une fenêtre oblique à travers laquelle les passants peuvent regarder une vidéo mettant en scène un baiser entre deux hommes.

Le gouvernement allemand entend rendre hommage à une catégorie de victimes du nazisme largement ignorée de la mémoire collective après 1945, a souligné lors de la cérémonie d'inauguration, le maire de la capitale, Klaus Wowereit, lui-même homosexuel déclaré.

A l'époque nazie, plus de 50 000 personnes ont été condamnées du fait de leur orientation sexuelle, en vertu d'un article du code pénal abrogé seulement en 1969 – l'homosexualité n'étant totalement dépénalisée en Allemagne que depuis 1994. Selon les estimations, entre 5 000 et 15 000 homosexuels ont été déportés dans les camps de concentration, où ils n'étaient pas assassinés immédiatement, mais où la grande majorité d'entre eux, contraints de porter un triangle rose qui les plaçait au plus bas de la hiérarchie des camps, est morte d'épuisement et de mauvais traitements.

Cette politique, que les nazis n'appliquèrent qu'aux seuls Allemands – par volonté de "purifier" la race aryenne – a également donné lieu à des expérimentations médicales sur les déportés homosexuels, soumis à des injections hormonales.

(Source: Le Monde - 29 mai 2008)

 

Entre nos murs

La nouvelle est tombée mercredi, trois jours après la remise de la Palme d'or du 61e Festival de Cannes au film Entre les murs. La mère d'un des jeunes acteurs du film a été régularisée mercredi à Paris, ont annoncé le réalisateur Laurent Cantet et le Réseau éducation sans frontières (RESF). D'origine malienne, Aïssata, la mère de Boubacar, élève du collège Françoise Dolto, dans le XXe arrondissement de Paris, attend désormais "la fabrication de sa carte de séjour".
 
Pour l'heure, "le récépissé de titre 'vie privée et familiale' qu'elle a obtenu aujourd'hui l'autorise à travailler", expliquent Cantet et
RESF dont le réalisateur est militant. Laurent Cantet avait parrainé la mère de Boubakar dans ses demandes de régularisation. Cantet et RESF "font le voeu que toutes les familles et les jeunes majeurs sans-papiers puissent, comme Aïssata, enfin vivre dignement et sereinement dans notre pays qui est devenu le leur". Les élèves-acteurs d'Entre les murs étaient revenus en héros lundi dans le collège parisien où a été tourné le film de Laurent Cantet.
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13:15 Publié dans Blog | Tags : régulatisations | Lien permanent | Commentaires (1)

Draguignan: "Nous ferons justice nous-mêmes"

Ça risque de chauffer, en fin de journée, dans le Var, entre Draguignan et Brignoles.

Le gendarme placé en incarcération provisoire après la mort de Joseph Guerdner vendredi, à Draguignan, a finalement été remis en liberté mercredi soir.

A la gendarmerie de Draguignan, c'est le soulagement: "Nous sommes satisfaits, bien sûr, c'est tout ce qu'on attendait" déclarait hier soir au Post un gendarme de la brigade.

Mais la communauté des gens du voyage de Brignoles, en émoi
, avait prévenu: si le gendarme était remis en liberté, ils n'en resteraient pas là.

"On est effondrés. On va faire notre justice nous-mêmes", "
Ça ne va pas s'arrêter là, ça va même aller très loin", "C'est de la provocation" ont déclaré des membres de la famille de Joseph Guerdner à RTL.

Des manifestations sont prévues?
Deux marches silencieuses sont prévues cet après-midi, selon la gendarmerie de Draguignan: une à Brignoles, dans l'après-midi, après les obsèques, une autre à Draguignan, ce soir, à 19h.

Un dispositif spécial de sécurité a été mis en place?
"Oui. Nous avons mis en place les moyens appropriés pour faire face à la menace. Nous allons rester vigilants, car nous sommes tous concernés" déclare au Post la gendarmerie de Draguignan.

Les gendarmes se sentent-ils menacés?
"On est tous des cibles potentielles" ajoute la gendarmerie. "Et puis, les gens du voyage sont une communauté, mais nous aussi: on a des familles, on vit sur place à la gendarmerie, et on porte un uniforme. On sait où et comment nous trouver."

Mis en examen pour "coups mortels", le maréchal des logis chef de 42 ans a été placé sous contrôle judiciaire. Ce contrôle strict lui interdit d'exercer sa profession et d'habiter dans le Var. Il a eu recours à une agende de sécurité pour protéger sa résidence.

Les funérailles de Joseph Guerdner seront célébrées cet après-midi à 15h en l'église Saint-Sauveur de Brignoles.

(sources: Le Post,
RTL, Le Parisien, AFP) -29 mai 2008

12:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16)

Draguignan: des enfants étaient à proximité de l'évadé

Un détail important de l'enquête sur la mort d'un évadé à la gendarmerie de Draguignan a été révélé lundi par l'avocat du gendarme, accusé d'avoir tiré.

Selon lui, le militaire a agi "dans les conditions de l'application stricte des règles de l'usage de l'arme en matière d'un individu dangereux" alors que des enfants se trouvaient environ à 25 mètres de l'endroit où s'est produit le drame. "Et il faut savoir aussi que dans la zone mitoyenne à la gendarmerie se situe une institution religieuse où il y avait des enfants en internat", a déclaré Me Lionel Escoffier. "A ce moment-là, l'intime conviction du gendarme était qu'il y avait absolue nécessité de faire usage de son arme pour stopper l'évadé en tirant dans la nuit vers les membres inférieurs", a-t-il ajouté.
 
L'homme a été tué vendredi soir alors qu'il s'enfuyait menottée de la gendarmerie où il était gardée à vue pour une affaire d'agression à main armée et de séquestration. Le fugitif avait sauté par la fenêtre de la gendarmerie dans une cour donnant sur  les bâtiments où vivent les familles des gendarmes. Atteint de trois balles, il avait ensuite sauté un grillage pour se retrouver dans l'enceinte d'une école  religieuse où il avait été retrouvé agonisant. Le fugitif "était déterminé à se soustraire à la garde à vue dont il faisait  l'objet", selon l'avocat qui s'est dit "surpris et déçu" de la réquisition d'un  mandat de dépôt par le parquet. Selon lui, ce mandat de dépôt "suscite au plan  national un important émoi au sein des forces de l'ordre, gendarmerie et police confondues".
 
L'avocat s'est déclaré satisfait de la requalification des poursuites en "coups mortels" au lieu d'"homicide volontaire". Selon lui, les juges d'instruction ont considéré que l'intention de donner la mort n'était pas avérée et "ont  refusé de saisir le juge des libertés et de la détention", plaçant le gendarme  sous contrôle judiciaire strict.

L'avocat a sollicité un délai pour préparer la défense du gendarme en vue d'une audience prévue dans les quatre jours. Outre une autopsie prévue lundi à Toulon, des expertises balistiques et une reconstitution, le procureur a demandé des examens radiologiques pour savoir si la mort pouvait également avoir été causée par le saut de 4,60 m effectué par le fuyard.
 
D'après agence

28/05/2008

Abomination: un sacrifice rituel?

Un appel à témoin a été lancé mercredi par le procureur de la République de Versailles, après la découverte vendredi du cadavre d'une petite fille de 4 à 6 mois retrouvé «lourdement brûlé» en forêt de Saint Arnoult-en-Yvelines.

«Il s'agit d'une affaire dramatique et très particulière», a estimé Michel Desplan lors d'une conférence de presse où il a appelé toute personne susceptible d'apporter des détails à se signaler auprès des gendarmes.

Le cadavre de la fillette, «vraisemblablement blonde» et de type européen, a été retrouvé par le chien d'une promeneuse au pied d'un arbre, dans le bois de Bréau, à la frontière des Yvelines et de la forêt de Dourdan (Essonne), à environ 150 mètres de la route D 936.

La victime, dont «le visage est méconnaissable», aurait été déposée il y a une semaine à dix jours, et brûlée après sa mort, a révélé une autopsie pratiquée samedi matin.


Les restes d'une salopette bleue et d'un sac dans lequel l'enfant a été glissé ont été retrouvés sur place par les enquêteurs.

Une information judiciaire pour «homicide volontaire sur mineur de 15 ans», sera ouverte mercredi après-midi, a précisé le procureur.

L'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Versailles.

Téléphone: 0800 001 023. Le numéro, disponible 24 heures/24, sera mis en service à partir de mercredi 16H00.

Draguignan: le gendarme a été remis en liberté

La justice a décidé mercredi de remettre en liberté le gendarme mis en examen pour «coups mortels», après la mort d'un homme qui s'évadait menotté vendredi de la gendarmerie de Draguignan (Var).

Le juge des libertés et de la détention, auquel il était présenté, a également décidé de le placer sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du procureur de la République, Christian Girard.

Peu avant 18Hh0, le gendarme se trouvait toujours dans les locaux du palais de justice.


Il est accusé d'avoir tué vendredi soir un homme de 27 ans, Joseph Guerdner, qui s'enfuyait menotté de la gendarmerie de Draguignan où il était gardé à vue dans une affaire d'agression à main armée et de séquestration d'un chauffeur-routier.

L'incarcération du gendarme avait provoqué l'indignation de ses collègues. A la suite de l'intervention du patron de la gendarmerie nationale, le général Guy Parayre, les gendarmes avait finalement renoncé à une manifestation intitialement prévue mercredi au Luc (Var).

Le Parisien - 28 mai 2008

Répression religieuse en Algérie

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Mosquée de Constantine

Habiba Kouider, une Algérienne de 37 ans, convertie au christianisme, comparaissait hier devant le tribunal de Tiaret (sud-ouest de l'Algérie). Jugée « pour prêche d'un culte non musulman sans autorisation », cette éducatrice avait été arrêtée il y a quelques mois en possession d'une dizaine de bibles. Une peine de trois ans de prison ferme a été requise contre elle le 20 mai.

Le jugement a été reporté, le tribunal ayant demandé un complément d'enquête. Dans un procès séparé du même tribunal, hier toujours, le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars - 5 000 € - à l'encontre de six autres convertis, accusés d'exercice illégal d'un culte non musulman. Membres de l'Eglise évangélique (protestante), ils avaient été interpellés à la sortie d'une messe célébrée sans autorisation.

Il ne fait pas bon, dans l'Algérie d'aujourd'hui, se détourner de l'islam.

L'affaire Habiba Kouider, qui a soulevé une grande émotion dans les milieux intellectuels algériens, témoigne d'une intransigeance grandissante des autorités. La liste des tracasseries que subissent les chrétiens d'Algérie est longue : en 2007, les catholiques sont invités par les autorités locales à partir en raison des menaces d'Al-Qaïda, des écoles privées sont fermées, les visas sollicités par l'archevêché d'Alger pour des visiteurs sont délivrés au compte-gouttes. En janvier, Pierre Wallez, prêtre du diocèse d'Oran, est condamné à un an de prison avec sursis pour avoir prié avec des clandestins camerounais « hors d'un lieu de culte ». En février, la carte de résident de Hugh Johnson, président de l'Eglise protestante d'Algérie, n'est pas renouvelée. Le pasteur, âgé de 74 ans, habitait Alger depuis... quarante-cinq ans !

Les cultes non musulmans restreints de manière drastique


Le durcissement remonte à une loi votée en février 2006 qui restreint de manière drastique la pratique des cultes non musulmans. En ligne de mire des autorités algériennes, les Eglises protestantes évangéliques, au prosélytisme ardent et efficace. Le ministère des Affaires religieuses a ordonné la fermeture de vingt-cinq lieux de culte appartenant à des « communautés chrétiennes » non autorisées relevant de l'Eglise protestante. Et les catholiques et leurs prêtres, dont dix-neuf ont été tués entre 1994 et 1996 par des islamistes, sont les victimes collatérales de cette campagne contre les évangélistes, des missionnaires très actifs venus d'Amérique du Nord. Hier, le président de l'Eglise protestante d'Algérie, le pasteur Mustapha Krim, a demandé l'abrogation de la loi de 2006.

Le Parisien - 28 mai 2008

18:26 Publié dans Blog | Tags : algérie en 2008 | Lien permanent | Commentaires (7)

Les commentaires injurieux

Les commentaires injurieux, insultants, voire orduriers, ne sont pas acceptés sur ce blog.

"Pour ce qui est des commentaires injurieux, vous pouvez saisir la justice, ou demander à ces personnes de cesser toute activité sur votre blog sous peine de poursuites" (Hautetfort)

28 mai 2008

18:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

27/05/2008

Vient de paraître...

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Paul-Georges Sansonetti, Les Runes et la Tradition primordiale, éditions Exèdre, 184 pages, 20 euros + 2 euros frais d'envoi, chèque à l'ordre de Crusoe

Adresse:  BMB  BP 5016913795  Aix-en-Provence cedex 3.

  

Désignant l’écriture des anciens Germains, le mot rune signifie « secret », « mystère », termes directement évocateurs d’ésotérisme et d’initiation. Si, dans leur ensemble, les universitaires concèdent qu’il existe un usage religieux ou magique des runes, il n’entre pas dans leur conception du sacré que cette écriture fasse référence à ce qui, constituant sans doute la plus grande énigme de l’Histoire, appartient aux profondeurs de l’âme européenne.

            S’écartant de la théorie officielle affirmant que les runes furent créées au premier siècle de notre ère à partir de lettres alpines ou nord-étrusques, le travail du professeur Paul-Georges Sansonetti propose un tout autre regard sur ces caractères présentant la singularité de privilégier les formes angulaires, comme pour transcrire une géométrie sacrée formatrice des structures mentales d’un être originel en résonance avec l’univers. Conséquemment à cela, le décryptage du système runique apporterait la preuve de l’existence de ce que l’on nomme, depuis René Guénon, la Tradition primordiale, source même des divers domaines initiatiques.

            En nos temps présents où la déliquescence des sociétés a principalement pour cause l’oubli total des origines, la connaissance des runes nous fait redécouvrir les fondements d’un monde occulté. Monde que l’ancienne sagesse du Nord savait adossé à l’éternité.

Paul-Georges Sansonetti est diplômé de l’École du Louvre et de l’École Pratique des hautes Études (Sciences religieuses) où il a assuré pendant huit ans les fonctions de Chargé de conférence ; il a publié plusieurs ouvrages ainsi que de nombreux articles consacrés aux mythes et aux symboles, notamment dans la revue Hyperborée. Il est titulaire d’un doctorat de lettres traitant de l’ésotérisme des romans arthuriens. Ce dernier travail est enfin accessible au public sous le titre Chevalerie du Graal et lumière de Gloire.

Gendarmes menacés à Draguignan

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Gendarmes face à la communauté gitane à Draguignan
Joseph Guerdner, jeune gitan de 27 ans basé à Brignoles, est mort vendredi après son interpellation à la gendarmerie de Draguignan.

Depuis, la situation est plus que tendue, dans le secteur, entre gendarmes et gitans.

Samedi,
plusieurs voitures de gendarmes ont été incendiées, et des incidents ont éclaté près du palais de justice.

Les familles de gendarmes de la caserne de Draguignan ont aussi été "physiquement menacées" selon un gendarme, lundi, sur Le Post.

Demain, le juge des libérés, saisi par le parquet, rendra la décision que tous attendent impatiemment: le maintien, ou non, du gendarme en détention.

La gendarmerie de Draguignan répond au Post.

Quelle est l'ambiance chez vous?
"C'est le stress. On est stressés, nos femmes sont stressées, et nos enfants sont stressés. Ils ne sortent plus jouer dehors. On préfère être prudents."

Pourquoi?
"On a tous été menacés ici. C'est donc logique de faire attention, non? En plus, on ne maîtrise pas cette population."
Quelle est l'ambiance à Draguignan?
"C'est tendu-tendu. Il y a eu des incidents hier soir, et des familles de gendarmes sont menacées dans leur intégrité physique par des personnes de la communauté des gens du voyage. Elles leur ont dit qu'elles allaient violer leurs femmes, leurs enfants..."

Allez-vous vous rassembler demain comme le disent certains?
"Non, ce n'est pas prévu. Et je pense qu'un rassemblement de gendarmes ou une manifestation desservirait plutôt notre camarade. On doit être patient et attendre la décision de demain dans le calme. On est tous moralement avec notre camarade. Il sait qu'on le soutient."

Craignez-vous des représailles si votre collègue est libéré?
"Oui, bien sûr. Les gitans ne seront pas contents. Un dispositif de sécurité sera alors sans doute mis en place par la police. Déjà, ils seront sûrement devant le palais de justice demain pour tenter d'influencer la justice."

Et si votre collègue est maintenu en détention?
"On en restera pas là. On est soutenus par beaucoup de gens: population civile, magistrats,...On espère que ce soutien s'amplifiera. Nous n'avons qu'un souhait: que notre camarade soit dans les bras de son épouse et avec ses enfants demain soir."

Où en est l'autopsie?
"Elle a dû commencer ce matin à 11h. Je n'en sais pas plus, j'aimerais bien."

Le monde à l'envers

Le gendarme qui avait abattu un homme tentant de s'évader à Draguignan a été mis en examen et placé sous mandat de dépôt.

Le gendarme soupçonné d'avoir abattu vendredi un homme qui fuyait durant sa garde à vue à Draguignan (Var) a été mis en examen dans la nuit de dimanche à lundi pour coups mortels, a annoncé à la presse le procureur de la République de Draguignan, Christian Girard.

Dimanche en fin d'après-midi, le gendarme avait été entendu par les magistrats instructeurs Pascale Cina et Marine Bruneu.

Il a été placé sous mandat de dépôt et doit être à nouveau présenté devant le juge des libertés et de la détention dans quatre jours car il a demandé, comme l'y autorise la procédure, un délai pour préparer sa défense, a précisé le procureur.



Parallèlement, des incidents qui n'ont pas fait de victime ont émaillé la soirée devant le palais de justice de Draguignan où les gendarmes mobiles ont chargé et utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser une cinquantaine de membres de la communauté du voyage, à laquelle appartenait la victime, qui ont allumé un feu, renversé deux voitures et en ont brûlé une troisième.

Après sa mise en examen le gendarme a été évacué du palais de justice sous escorte renforcée aux alentours de 01H15 lundi, vers une destination qui n'a pas été précisée.

La qualification retenue par les deux magistrates instructeurs, à savoir des coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner, est moindre que celle d'homicide volontaire qu'avait retenue pour l'ouverture de son information judiciaire le procureur.

«J'ai ouvert une information judiciaire d'homicide volontaire et je vais prendre des réquisitions de mandat de dépôt», avait en effet déclaré à la presse le procureur de la République de Draguignan, Christian Girard.

M. Girard a néanmoins souligné qu'il s'agissait toujours d'une qualification criminelle.

La mère de la victime a été reçue à 01H00 par le procureur. «Elle s'est déclarée satisfaite de la décision de justice même si c'est peu par rapport à sa douleur», a déclaré le procureur.

«Elle était apaisée d'avoir pu se recueillir sur le corps de son fils», a ajouté M. Girard qui avait autorisé la famille à voir dimanche la dépouille à la morgue avant l'autopsie prévue lundi à Toulon,

Joseph Guerdner, 27 ans, père de trois enfants, avait été abattu vendredi soir alors qu'il s'enfuyait menotté de la gendarmerie de Draguignan où il était gardé à vue dans une affaire d'agression à main armée et de séquestration d'un chauffeur-routier. Il avait été interpellé alors qu'il était sous contrôle judiciaire.

La sécurité avait été renforcée autour des gendarmeries de Draguignan et de Brignoles, où avait été interpellée la victime jeudi avant son transfert à Draguignan, de crainte d'incidents, a-t-on indiqué auprès des gendarmes.

Dans la nuit de samedi à dimanche, trois véhicules avaient été incendiés dans la cour de la gendarmerie de Brignoles. Des morceaux de tissu ont été retrouvés sous les véhicules, confirmant une piste criminelle, selon la gendarmerie.

Outre une autopsie prévue lundi à Toulon, des expertises balistiques et une reconstitution, le procureur a demandé des examens radiologiques pour savoir si la mort pouvait également avoir été causée par le saut de 4,60 m effectué par le fuyard.

Le Parisien - 26 mai 2008