Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/03/2008

Marseille: le FN appelle à l'abstention sauf pour le 7ème secteur

Marseille : le FN appelle à l'abstention

Le Front national (FN) qui a obtenu plus de 8% des voix à Marseille au premier tour de l'élection municipale a appelé ses électeurs à l'abstention au second tour, à l'exception du 7e secteur où son chef de file, Stéphane Ravier, a pu se maintenir pour une triangulaire.

"Messieurs Gaudin et Muselier (chefs de file de la liste UMP) font preuve de mépris à l'égard du FN. Ils estiment qu'ils peuvent se passer de ses quelque 20.000 électeurs dans les secteurs où nous "avons pas pu nous maintenir", a dénoncé Stéphane Ravier.

"Je demande à ces 20.000 électeurs d'observer le même mépris dimanche au deuxième tour que celui que montrent pour eux les équipes Gaudin et Guérini", a-t-il ajouté. "Puisque nous n'existons plus, selon M. Gaudin, nous ne serons pas là non plus au 2e tour", a indiqué Stéphane Ravier.

Source : AFP 10 mars 2008

Sarközy accueille Shimon Pérès en visite d'Etat à Paris

1368358727.jpg
Lundi 10 mars 2008

Le président de l'État hébreu inaugurera le Salon du livre, dont Israël est l'invité d'honneur, alors que plusieurs pays arabes appellent à boycotter l'événement.

C'est à Israël que seront réservées les pompes de la première visite d'État d'un dirigeant étranger depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarközy. Shimon Pérès est arrivé pour cinq jours à Paris, où il s'est entretenu dès lundi à l'Élysée avec Nicolas Sarközy avant un dîner d'État.

Avant lui, seuls deux présidents israéliens, Haïm Herzog, en 1988, et Moshe Katzav, en 2004, avaient eu cet honneur. L'événement traduit l'amélioration des relations entre Paris et Jérusalem, engagée il y a quatre ans après une longue période de frictions.

Au cours de cette visite, le chef de l'État hébreu a également rendez-vous avec François Fillon. Il de­vrait aussi être reçu par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Surtout, il doit inaugurer jeudi le Salon du livre, dont Israël est cette année l'invité d'honneur avec une quarantaine d'écrivains. Un événement placé sous haute sécurité après la condamnation de cette invitation et l'appel au boycott lancé par plusieurs pays arabes. Nicolas Sarkozy, opportunément retenu à Bruxelles par un Conseil européen, ne sera pas aux côtés de son homologue, porte de Versailles.

Insubmersible figure de proue de la scène politique israélienne, parfait connaisseur des arcanes parisiens où, dans les années 1950, il avait ses entrées au plus haut niveau (et un bureau au ministère de la Défense, rue Saint-Dominique), Shimon Pérès est l'homme de la situation : alors que l'État hébreu fête cette année son soixantième anniversaire, il vient «remercier» la France, no­tamment pour l'aide qu'elle a apportée naguère à Israël dans la création de sa force de dissuasion nucléaire dont il fut l'un des principaux artisans. Nicolas Sarkozy a, quant à lui, indiqué qu'il se rendrait en Israël en mai.

Avec le président de la République, le dossier du nucléaire iranien sera au centre des entretiens, après le vote de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU pour contraindre Téhéran à renoncer à son programme nucléaire. Tandis que, côté américain, l'hypothèse d'une action de force semble moins probable, Israël se retrouve en première ligne. Jérusalem mise néanmoins sur l'action diplomatique menée par la communauté internatio­nale, conscient qu'une opération militaire en solo risquerait d'échouer à éradiquer complètement les installations nucléaires iraniennes.

Réamorcer une "dynamique de paix"

 

Après l'attentat perpétré la semaine dernière contre une école talmudique de Jérusalem-Ouest (huit morts), Nicolas Sar­kozy plaidera auprès de son hôte pour une solution politique. Car «la solution à ce conflit ne peut être que politique», insiste-t-on à l'Élysée alors que l'engrenage de la vio­lence tourne à plein, comme l'illustre également la dernière opération menée par Tsahal à Gaza.

À Paris comme à Jérusalem, on mise sur Mahmoud Abbas pour réamorcer une dynamique de paix. C'est d'abord au chef de l'Autorité palestinienne qu'il appartient de rouvrir le dialogue avec le Hamas, juge-t-on côté français. Même si l'on admet également qu'il faudra bien renouer les contacts avec le mouvement islamiste.

(Source Le Figaro 10 mars 08)

18:55 Publié dans Blog | Tags : france, israël, shimon peres | Lien permanent | Commentaires (4)

FN: la flamme vacille mais ne s'éteint pas

565987536.JPG

    Le Front national est en mesure de se maintenir au second tour des municipales dans sept villes de plus de 30.000 habitants, dont Perpignan, Mulhouse et le septième secteur de Marseille, selon un décompte effectué par l'AFP.

Les autres villes de plus de 30.000 habitants où le FN a réalisé plus de 10% des voix sont Calais et Hénin-Beaumont avec Marine Le Pen (Pas-de-Calais), Villeneuve-Saint-George (Val-de-Marne), Romans-sur-Isère (Isère).

Le recul est net par rapport à 2001, où le FN (et le MNR dans certains cas) étaient en mesure de maintenir 41 listes au deuxième tour dans les villes de plus de 30.000 habitants.

Dans les communes de 10 à 30.000 habitants, le FN peut se maintenir dans six localités supplémentaires, Bourg-de-Péage (Drôme), Cluses (Haute-Savoie), Noyon (Oise), Oignies (Pas-de-Calais), Vernon (Eure), Villers-Cotterêts (Aisne).

Le recul du FN se lit aussi dans le nombre de conseillers municipaux élus à l'issue du premier tour dans les villes de plus de 3.500 habitants: 40, selon le ministère de l'Intérieur, contre 107 en 2001.

Aux élections cantonales, le FN recueille 4,8% des suffrages environ, contre 6,9% en 2001.

Mais le FN n'était présent en 2008 que dans la moitié des cantons renouvelables, contre environ 85% des cantons en 2001, ce qui fait dire aux responsables frontistes que le résultat de 2008 est au minimum équivalent à celui de 2001.

(Le Parisien 10 mars 2008)

09/03/2008

Si vous votez, votez pour elle!

163356842.JPG

08/03/2008

Serbie: le Premier ministre démissionne

1326826466.jpg
Le président de la Serbie Boris Tadic
338355006.jpg
Le premier ministre serbe Vojislav Kostunica le 8 mars 2008
 AFP Le Premier ministre nationaliste serbe, Vojislav Kostunica, a dissous samedi le gouvernement et a appelé à des législatives anticipées, refusant de diriger le pays avec des partenaires pro-européens après l'indépendance du Kosovo proclamée unilatéralement.

Dans la soirée, le président serbe pro-européen Boris Tadic a déclaré qu'il convoquerait prochainement des élections anticipées après la décision de M. Kostunica.

"Le gouvernement serbe n'a plus de politique unifiée sur une importante question liée à l'avenir du pays : le Kosovo. Un tel gouvernement ne peut plus fonctionner", a déclaré M. Kostunica à la presse.

"C'est la fin du gouvernement, nous devons rendre le mandat au peuple", a-t-il ajouté en précisant qu'il proposait de convoquer des élections législatives anticipées pour le 11 mai, date des élections municipales et régionales en Serbie déjà prévues.

"Je respecte la position du Premier ministre" disant "qu'il n'est plus en mesure de diriger le gouvernement", et "je convoquerais des élections", a déclaré M. Tadic, estimant que des élections étaient "une façon démocratique de surmonter la crise politique" dans le pays.

Avertissement de Poutine au nom de Medvedev

596842667.jpg
Angela Merkel et Vladimir Poutine le 8 mars 2008

Il met les points sur les "i" avant de céder la place. Le président russe Vladimir Poutine a prévenu samedi que le partenariat entre la Russie et l'Occident ne serait pas "plus simple" sous la présidence de son successeur, élu dimanche dernier à plus de 70%. "Dmitri Medvedev sera libre de montrer son attachement à la politique libérale, mais c'est un Russe aussi nationaliste que moi, dans le bon sens du terme", a souligné le président russe, estimant que son successeur "défendra les intérêts de la Russie de la façon la plus active".
 
"J'ai l'impression que certains de nos partenaires attendent le moment où j'arrêterai d'exercer mes fonctions (présidentielles). Je suis habitué depuis longtemps aux clichés, notamment sur le fait qu'il est difficile de parler avec un ancien agent du KGB", a-t-il ajouté. Des propos tenus lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, dans sa résidence près de Moscou. La chancelière allemande avait dit, juste avant, voir en Medvedev un "partenaire immédiat dans le dialogue" en vue du sommet du G8 prévu cette année au Japon. La passation de pouvoir avec
Dmitri Medvedev est prévue le 7 mai. Poutine doit devenir le Premier ministre.
 
Vladimir Poutine a aussi accusé l'Otan de vouloir "remplacer l'Onu", estimant que la politique de l'Alliance atlantique ne fait qu'accroître un "potentiel de conflit".
 

Quand Merkel essaie de pièger Poutine!

Angela Merkel a tenté de piéger son hôte russe en lui demandant s'il avait servi le petit-déjeuner à son épouse Lioudmila ce samedi matin à l'occasion de la Journée internationale des femmes. Vladimir Poutine a souri de manière embarrassée, avant de répondre d'une seule traite : "Non seulement, je lui ai préparé un cadeau, mais nous allons prendre le petit-déjeuner ensemble". "Vous voulez dire déjeuner ?", a rectifié la chancelière allemande. "Oui, vous avez raison. Mais comme c'est aussi chez nous la fête des Crêpes, nous nous amuserons par la suite", a-t-il ajouté.

Le SMS: vérité officielle et vérité vraie...

Le parquet a désormais le choix entre une demande de supplément d'enquête, un classement sans suite ou le renvoi en correctionnelle du journaliste du Nouvel Obs Airy Routier après que Cécilia Ciganer eut démenti avoir reçu de son ex-époux un SMS lui demandant de reprendre la vie conjugale.

Nicolas Sarközy avait déposé le 7 février une plainte pour «faux, usage de faux et recel» contre le site internet du Nouvel Observateur, nouvelobs.com, selon lequel le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, un SMS indiquant: «si tu reviens, j'annule tout». Il s'agit de la première plainte pénale déposée par un président en exercice de la Ve République contre un média.


L'ex-épouse de Nicolas Sarközy, qui était restée (curieusement) silencieuse depuis le début de cette affaire, a assuré vendredi devant les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) ne pas avoir reçu ce SMS du chef de l'Etat. Le parquet de Paris, qui attend la transmission par la police des procès verbaux d'audition de l'ancienne Première dame, a désormais trois possibilités.

«Le parquet peut décider de poursuivre les investigations en demandant un supplément d'information», a expliqué une source judiciaire. «Il peut aussi considérer qu'il dispose de suffisamment d'éléments pour renvoyer M. Routier devant le tribunal correctionnel», a ajouté cette source. Enfin, le parquet de Paris peut au contraire estimer qu'il n'y a pas assez d'éléments probants et classer sans suite cette affaire.

Interrogée par l'AFP, l'avocate de Cécilia Ciganer-Albeniz, Me Michèle Cahen, n'a pas souhaité faire de commentaire. Le conseil de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, n'a pu être joint. Airy Routier, qui a lui aussi été entendu par les policiers le 21 février comme témoin sur l'origine de son information et sa manière de travailler, a déclaré, samedi sur RTL, qu'il «prenait acte» des déclarations de Mme Ciganer-Albeniz.

«On a maintenant une vérité officielle... Moi j'ai la mienne, chacun tranchera», a ajouté le journaliste. «J'ai confiance en mes sources, à mon avis, ce n'est pas parce que c'est une vérité officielle que c'est la vraie vérité mais je me garderais bien maintenant d'aller à l'encontre d'une telle vérité officielle», a-t-il commenté. M. Routier avait déclaré aux policiers avoir écrit son article sur la foi d'informations «verbales fiables», reconnaissant ainsi qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé.

En cas de demande de supplément d'information, les enquêteurs disposent de moyens techniques limités pour prouver que le SMS est un faux. Selon des spécialistes en téléphonie interrogés par l'AFP, la traçabilité des messages SMS est limitée au moment supposé de son envoi mais pas à son contenu, sauf si les communicants sont à ce moment-là placés sur écoute.

Toutefois, selon un opérateur en téléphonie qui a requis l'anonymat, la récupération de données est possible dans un temps limité. Le contenu peut ainsi être retrouvé dans un délai allant jusqu'à 15 jours, ce qui dans le cas présent rendrait toute expertise impossible. La date présumée d'envoi du SMS, s'il a existé, remonterait en effet à huit jours avant le mariage du président, soit au 25 janvier.

Reste l'expertise du téléphone portable du président, mais elle est peu envisageable, M. Sarközy étant protégé par son mandat de tout acte de procédure judiciaire. Ou de celui de son ex-épouse.

Sarközy se cache derrière Fillon pour tromper les Français

Nicolas Sarközy zappe les municipales

Nicolas Sarközy  boude décidément les municipales. Grand absent de la campagne, le chef de l’Etat a reporté à la dernière minute une réunion de l’équipe dirigeante de l’UMP prévue lundi matin à l’Elysée pour décortiquer le premier tour. Et mardi, le petit déjeuner hebdomadaire des ténors de la majorité aura lieu à Matignon, pas à la présidence.
Fillon au charbon Selon ses proches, il n’a pas non plus l’intention de commenter les résultats avant mardi, où il sera en déplacement en province.
« Le président se place volontairement au-dessus de la mêlée. Il est passé à l’étape suivante. C’est le Premier ministre qui va au charbon », analyse un de ses conseillers. La preuve : c’est François Fillon qui recevra dimanche soir les leaders de la majorité à Matignon et qui se chargera de réagir à chaud aux résultats. Autre signe du mutisme présidentiel : aucun communiqué n’est parti hier de l’Elysée pour annoncer à la presse le vote de Sarközy dimanche matin dans le VIIIème arrondissement de Paris.

Contrairement à Fillon, qui a déjà convoqué photographes et caméras dimanche à 11 heures à la mairie de Solesmes, dans la Sarthe…
(Le Parisien - 8 mars 08)

18:50 Publié dans Blog | Tags : municipales, sarkozy, fillon | Lien permanent | Commentaires (0)

Bien soigné par les psychiatres...

Un homme soigné pour des problèmes psychiatriques a tué son ex-épouse à coups de couteau dans le hall d'un immeuble des quartiers Sud où elle habitait à Marseille, a indiqué samedi une source policière.

Peu après avoir poignardé vendredi soir son ex-femme, âgée de 41 ans, l'homme a été interpellé par les policiers de la Sécurité Publique alors qu'il se rendait dans un hôpital psychiatrique marseillais pour se faire soigner, mais il n'a pu être entendu par la PJ car il avait absorbé une forte dose de médicaments.

Vers 22H30 vendredi, ce quadragénaire s'est présenté à l'entrée de l'immeuble où résidait son ex- épouse en lui demandant de le rejoindre.

Laissant ses deux enfants à l'étage, elle est venue le retrouver. Il s'est alors acharné sur elle à coups de couteau, lui portant au moins une vingtaine de coups au thorax. L'arme du crime a été retrouvée par un équipage de la brigade anti criminalité (BAC) à proximité des lieux du drame.

(le Parisien - 8 mars 08)

L'Europe lance son premier vaisseau spatial cette nuit

1202511421.jpg

Pour la première fois, l'Europe lancera cette nuit un vaisseau, l'ATV, qui doit ravitailler la Station spatiale internationale. Si tout se passe bien, le Vieux Continent entrera enfin dans la cour des « grands » de l'espace.

UN DÉCOLLAGE de fusée reste toujours un moment impressionnant. Mais le tir de la nuit prochaine, prévu dimanche à 4 h 59 précises (heure de Paris) depuis le Centre spatial de Kourou, aura une signification toute particulière. « C'est la première fois que notre continent lance son propre vaisseau », souligne-t-on à l'Agence spatiale européenne (ESA).

Un baptême du feu qui sera accompli à l'aide d'une fusée Ariane 5, le fleuron de l'industrie spatiale européenne.

L'ATV, pour « Automated Transfer Véhicle » (véhicule de transfert automatisé), transporte à son bord du ravitaillement pour la Station spatiale internationale (ISS), qui tourne à 400 km au-dessus de nos têtes. Ce gros bidon de 20 tonnes, baptisé Jules-Verne, constitue la contrepartie européenne à l'utilisation de l'ISS.

Une valeur de symbole

« C'est le moyen choisi par l'Europe pour payer son loyer sur la Station », résume Yves Le Gall, PDG d'Arianespace, la société qui construit Ariane. Mais il a aussi valeur de symbole. Après l'envoi le mois dernier du laboratoire européen Columbus, utilisé par les astronautes de l'ISS pour des expériences scientifiques, voilà une nouvelle preuve que l'espace n'est plus interdit pour le Vieux Continent.

La mission sera suivie avec un intérêt des deux côtés de l'Atlantique. Car même la toute puissante Nasa (l'agence spatiale américaine) a intérêt à ce que l'ATV fonctionne. Sa navette sera définitivement remisée dans deux ans. Et Orion, son successeur, loin d'être au point, n'effectuera ses premiers vols que dans cinq ou six ans. Or il faudra bien, d'ici là, relever les équipages de l'ISS, leur amener de la nourriture, de l'air et du matériel, à moins de compter uniquement sur les vaisseaux russes. La Nasa l'a fait durant trois ans, après la catastrophe de Columbia, mais a peu apprécié l'expérience. « L'ATV constitue donc une alternative intéressante », avoue Michael Griffin, le big boss de la Nasa. Si tout se passe bien, une demi-douzaine d'ATV sont prévus au programme. EADS Astrium, leur constructeur, travaille déjà sur le successeur du Jules-Verne.

18:19 Publié dans Blog | Tags : espace, kourou, jules-verne, atv, europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Pour mémoire: Baruch Goldstein. Massacre d'Hébron le 25 février 1994

1630078410.jpg
Hébron - Tombeau des Patriarches

Baruch Kappel Goldstein (le 9 décembre ou le 12 décembre 1956 - 25 février 1994) était un médecin et militant sioniste religieux radical israélo-américain. Il est l'auteur du massacre du tombeau des Patriarches à Hébron en 1994 où il tua 29 musulmans et en blessa une centaine.

Né dans le quartier de Brooklyn à New York, d'une famille juive orthodoxe, il est un descendant direct du rabbin Shneur Zalman de Liadi fondateur du Mouvement Loubavitch.

Il suivit des études religieuses dans une Yeshiva, mais aussi des études médicales à la «Albert Einstein Medical School».

Il devint un sympathisant actif du Sionisme religieux, dans son versant le plus radical. Il fut également membre aux États-Unis de la Ligue de défense juive, fondée par le rabbin Meir Kahane, un des leaders de cette tendance radicale.

Après avoir fait son aliyah, il servit dans l'armée israélienne en tant que médecin d'abord comme appelé puis réserviste. Il se fit connaître en refusant de soigner des non- juifs, même s'ils servaient dans Tsahal. Il fut alors menacé de passer en cour martiale et déclara : «Je ne suis pas disposé à soigner des non-juifs. Je ne reconnais que deux autorités religieuses : les Maimonides et Meir Kahane». (Meir Kahane fut également dirigeant du Kach).

Après sa mort, la commission Shamgar qui enquêta sur l'attaque de 1994, nota cependant que Goldstein soigna et guérit un militant arabe palestinien en octobre 1990.

Après avoir quitté l'armée il s'installa dans la colonie de Kiryat Arba près d'Hébron, où il exerça sa profession de médecin.

Le massacre du caveau des Patriarches Goldstein est particulièrement connu pour le massacre du tombeau des Patriarches, qu'il perpétra le 25 février 1994 (fête juive de Pourim) pendant les prières musulmanes du vendredi. Il tua 29 personnes à l’arme automatique et en blessa une centaine.

Après avoir été assommé avec un extincteur il fut battu à mort par les survivants.

Une manifestation faisant suite à ce massacre, empira le bilan : 26 palestiniens et 9 israéliens furent tués.

Ce massacre fut immédiatement condamné par le gouvernement israélien et l'opinion publique israélienne. Son acte fut condamné comme immoral et terroriste. Les victimes reçurent des indemnisations financières.

Les motivations politiques de l’acte du Dr Goldstein étaient de faire échouer les négociations entre le gouvernement travailliste de Yitzhak Rabin et l’OLP, lesquels venaient de signer les Accords d'Oslo du 13 septembre 1993. Il semble avoir espéré des affrontements violents avec les Palestiniens, affrontements qui auraient remis en cause l’accord.

Suites du massacre du tombeau des Patriarches

Les mouvements Kach et Kahane Chai, dont Baruch Goldstein était proche, furent interdits par les autorités israéliennes au titre des lois anti-terroristes.

Malgré le rejet très majoritaire de son geste au sein de la population israélienne, Baruch Goldstein devint un héros dans certaines franges de l’extrême droite, en particulier religieuse. Des cérémonies ont encore lieu en son honneur dans le cimetière de Kiryat Arba. On peut lire sur sa tombe : «Ici gît un saint, Dr. Baruch Kappel Goldstein, bénie soit la mémoire d'un homme juste et saint, que Dieu venge son sang, à celui qui dévoua son âme aux juifs, au judaïsme et au pays juif. Ses mains sont innocentes et son cœur est pur. Il fut tué en martyr de Dieu le 14 Adar, jour de Pourim de l'an 5754 (1994)».

Carla (re)pose nue pour la Grande-Bretagne!

1533235159.jpg633485643.jpg
253976600.jpg
Nouvelles photos pour le magazine GQ déjà disponible en Grande-Bretagne (édition d'avril 2008)
Le magazine britannique GQ publie des photos dénudées de Carla Sarközy, quelques jours avant la visite du couple présidentiel à la reine Elizabeth.

Parmi ceux-ci, le cliché de Carla Bruni, posant nue avec des cuissardes, déjà vu dans le magazine espagnol DT, en février 2008.

A la veille de la visite officielle de Nicolas Sarközy et de Carla Bruni à la reine Elizabeth d'Angleterre, du 26 au 28 mars, l'édition britannique du magazine masculin GQ (Gentlemen's Quaterly) publie trois photos suggestives de la Première dame de France dans son édition d'avril.
 
Disponible dès aujourd'hui au Royaumme-Uni
, ce magazine permet aux Britanniques de retrouver
Carla Bruni, alanguie sur des coussins de cuir, parée de sa seule beauté, si ce n'est ces fameuses cuissardes qui ont défrayé la chronique, lors de la parution du dit cliché dans l'édition de février dernier du magazine espagnol DT.

Sur deux autres clichés, (également pris avant que Carla Bruni n'épouse Nicolas Sarközy et n'accède au rang de "Première dame de France" ?), le mannequin pose le buste nu, un bras recouvrant pudiquement ses courbes. Sur l'autre photo, une veste Chanel et de longs colliers rhabillent le haut de sa silhouette, tandis que le bas se dévoile, de manière suggestive.
 
Contactée par LCI.fr, la rédaction de l'édition britannique du magazine GQ confirme que les clichés ont été pris l'année dernière et sont signés par Inez Van Lamsweerde et Vinoodh Matadin, couple de photographes néerlandais ayant prêté son talent aux plus grandes marques internationales.

(LCI.fr - 7 mars 08)

Carla Bruni-Sarközy avait défrayé la chronique à la fin du mois de janvier quand des photos d’elle, nue, avaient été publiées par le magazine
espagnol DT.

Si la jeune femme s’était défendue en affirmant que les photos avaient été réalisées avant l’officialisation de sa relation avec le Président de la République française Nicolas Sarközy, il n’en va pas de même pour les nouveaux clichés qui font scandale.

C’est dans l’édition anglo-américaine du magazine GQ que seront publiés les photos en question au mois d’avril. Sur l’une d’elles, on y voit Carla Bruni topless, cachant ses seins avec une main.

Sur une autre photo, la première dame de France pose de manière très sexy. Et le magazine de légender : «La preuve, s’il fallait le prouver, que le pouvoir est l'aphrodisiaque ultime: "Regardez Carla Bruni-Sarkozy, la phénoménale amoureuse du président français. Fais de même, Laura Bush!".

D’autres médias américains sont cependant choqués par ces photos. Ainsi le site de news du showbiz, Egotastic écrit à ce sujet: «Pouvez-vous imaginer comment cela aurait été si Hillary Clinton avait posé nue alors qu’elle était la première dame des États-Unis? Ou, pire encore, si elle posait nue maintenant? D'un autre côté, il ne vaut mieux pas essayer de s’imaginer Hillary Clinton nue! Évidemment Carla Bruni est super ‘hot’ et en ce qui me concerne elle peut à tout moment se montrer nue, mais l'épouse du Président de la France n’est-elle pas supposée faire preuve de retenue sur ce genre de pratiques?»
(L'essentiel -7 mars 08)
Photos prises avant ou après son mariage avec le Nain, qu'est-ce que ça change?



07/03/2008

Carla ne votera pas dimanche...

 

Ne cherchez pas dimanche les images de Carla Bruni-Sarközy en train de voter. La "Première dame de France" ne se rendra pas au bureau de vote. Un porte-parole de la présidence française a en effet fait savoir qu'"au 31 décembre 2007, la future Mme Sarközy était inscrite sur les listes électorales en Italie", et non en France. Or pour pouvoir voter aux élections municipales, il fallait s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre dernier.

Car bien qu'étant Italienne, la Première dame aurait eu le droit de voter dimanche. Depuis l'adoption du traité de Maastricht en effet, les citoyens de l'Union européenne résidant dans un autre Etat membre ont le droit de voter, à condition de s'être inscrit dans le pays en question. Quoi qu'il en soit, Carla Bruni-Sarközy devrait obtenir la nationalité française sous peu. "La procédure d'obtention de la nationalité française est en cours. Elle votera pour le prochain scrutin en France", a précisé l'Elysée.

(D'après agence

Y a pas gabon pour les gaulois

En réponse à l'expulsion de France de deux étudiants originaires de ce pays d'Afrique, le Gabon veut expulser tous les Français en situation irrégulière.

Le quotidien gouvernemental gabonais "L'union" affirme vendredi 7 mars que la police doit «traquer» au «karcher tous les Gaulois en situation irrégulière» au Gabon en application de «la fameuse réciprocité» après l'expulsion récente de France de deux étudiants gabonais.

«Nos braves garçons de la PAF (police de l'air et des frontières) viennent de nous indiquer la voie à suivre avec cette bonne baffe infligée au petit aventurier, en culotte courte, qui a voulu débarquer en clando et qui a été sèchement réexpédié dans sa France natale (...) Voilà au moins de vrais garçons», estime le billet publié quotidiennement à la une du journal, signé Makaya.


Un Français venant travailler au Gabon dans le secteur pétrolier a été refoulé mardi soir à l'aéroport Léon Mba de Libreville, faute de visa.

«Il reste maintenant à leurs collègues de la proxi (police de proximité) à lancer enfin le grand assaut de la fameuse réciprocité. J'entends par là que nos flics traquent et fouillent au kärcher tous les Gaulois en situation irrégulière ici», ajoute Makaya.

«Leurs expulsions, même par charters entiers si on veut bien et vite faire les choses, donneront un vrai sens à cette réciprocité», conclut le billet. Libreville avait fait part lundi de sa «stupeur et indignation» à propos des deux étudiants gabonais expulsés en février, estimant que la France avait «violé» de manière «flagrante» les accords entre les deux pays avec des «reconduites abusives».

Les autorités françaises ont justifié ces reconduites par le manque de résultats universitaires des deux étudiants, une jeune femme de 29 ans et un homme de 33 ans. Le ministre gabonais de l'Intérieur André Mba Obame avait indiqué mercredi à l'AFP qu'il y avait entre «5 et 10% des quelque 10.000 Français installés au Gabon en situation irrégulière et qu'ils pourraient "être reconduits à la frontière si, au cours d'un contrôle de police, ils ne justifient pas de carte de séjour".

Au kärcher et par charters entiers! Nous sommes bien d'accord pour la réciprocité!

Affaire de Bagneux

Ni Putes Ni Soumises (NPNS) ainsi que SOS Racisme, Licra et Mrap ont exprimé mercredi leur indignation après la séquestration à caractère antisémite et homophobe d'un jeune homme de confession juive à Bagneux (Hauts-de-Seine), le 22 février.

«Ces actes, dans la ville même où avait commencé le calvaire d'Ilan Halimi, sont consternants, et démontrent bien tout le travail qu'il reste à entreprendre pour vaincre le terrible fléau de l'antisémitisme», affirme NPNS dans un communiqué.

Le mouvement «appelle tous les défenseurs de la laïcité, garants du vivre ensemble et seul rempart contre le repli et l'exclusion de l'autre, à se rassembler samedi 8 mars à 14h30 sur la Passerelle Simone de Beauvoir à Paris», dans le XIIIème arrondissement.

Selon une source judiciaire, six garçons, nés entre 1983 et 1991, ont été écroués le 27 février et sont soupçonnés d'avoir séquestré un jeune homme de 19 ans et de lui avoir fait subir des sévices à connotation antisémite et homophobe.

La victime, de confession juive, aurait été frappée par ses agresseurs, qui auraient écrit «sale juif» et «sale pédé» sur son visage.

SOS Racisme manifeste aussi dans un communiqué «toute son indignation quant à la séquestration et les violences perpétrées» sur ce jeune homme.

«Alors que la police et le procureur ont manifestement agi rapidement et avec fermeté, cette agression visiblement à caractère antisémite et homophobe montre l'installation de clichés dangereux dans notre société. Face à cette réalité, SOS Racisme appelle les responsables politiques à aller au-delà de la simple condamnation morale et d'envisager sérieusement des pistes visant à rendre une réalité au vivre ensemble», selon le texte.

Patrick Gaubert, président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a pour sa part dénoncé «un acte barbare, indigne de notre pays». «Au-delà des habituelles indignations des politiques en campagne électorale qui ne manqueront pas, a-t-il ajouté, la Licra dénonce le climat qui règne dans notre pays autour de cette banalisation du fait antisémite».

Quant au Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), il dénonce un «acte ignoble» qui «relève d'un racisme qui appelle une sanction à la hauteur du caractère abominable des faits». Le mouvement décide par ailleurs d'«engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces délits».

On aimerait avoir plus de détails sur cette vilaine affaire.  A noter que du 27 février au 6 mars, les médias sont restés silencieux.

Le vote électronique dans 77 villes de France

A trois jours du premier tour des élections municipales et cantonales, des informaticiens réunis en association citoyenne ont mis en garde jeudi contre le vote électronique, dont ils mettent en doute le «sérieux».

Alors que 77 villes selon le ministère de l'Intérieur procéderont au scrutin via des machines, le collectif «Ordinateurs de vote» affirme que le vote électronique ne remplit pas toutes les conditions de conformité à la loi électorale et dénonce son «opacité».

L'association dénonce notamment le manque de contrôle extérieur quant à la conformité des machines et la possibilité théorique de comptabiliser une partie des votes enregistrés par un candidat au bénéfice d'un autre.

Mais elle se félicite de la décision en janvier du ministère de l'Intérieur de ne pas accorder à de nouvelles communes l'autorisation de recourir aux machines à voter pour le double scrutin de mars. Le ministère «a compris que les générations de machines actuelles ne garantissaient rien de sérieux», a souligné Jean-Didier Graton, expert consultant en sécurité des technologies de l'information.

«Le vote électronique est encore du domaine de la recherche, il n'est pas au point scientifiquement», affirme Chantal Enguehard, maître de conférences en informatique au CNRS. Le collectif souligne ainsi que le premier fournisseur de machines à vote en France, le néerlandais Nedap, est celui-là même qui équipe les Pays-Bas, pays novateur en la matière en Europe mais où un retour au vote papier est à l'étude en raison des risques d'erreur soupçonnés... C'est un «matériel risible en termes de sécurité», estime François Grieu, expert en cartes à puce. Il note qu'il est ainsi possible pour un informaticien «de modifier le logiciel sans que ce soit détectable» afin par exemple de «transmettre 10% des voix d'un candidat à un autre». M. Graton ajoute que la possibilité théorique existe aussi de «permuter (vers un autre candidat) le vote des déficients visuels», qui doivent s'équiper d'un dispositif supplémentaire.

Les retraités manifestent dans toute la france

416297727.jpg

Avec ou sans canne, parfois en fauteuil roulant, au moins 7 000 retraités - selon la police, et deux fois plus selon les organisateurs - ont manifesté hier dans une dizaine de villes à l'appel de l'ensemble des syndicats. A Paris, le cortège a arpenté le quartier des ministères en déclamant des « Bling bling, bling bling, pas de retraite en dessous du smic... » sur des airs de Carla Bruni et en réclamant : « Fillon, du pognon ! » sous les fenêtres du Premier ministre.

Sous les casquettes et les capuches en plastique transparent, beaucoup de cheveux gris - quelques mèches bleu Régécolor aussi.

Déception, colère et impatience

Comme les autres manifestants, Jean, 63 ans, s'est déplacé pour « rappeler à Sarkozy sa promesse d'augmenter les petites retraites ». Tous jugent « ridicule » la hausse de leurs pensions intervenue au début de l'année : 1,1 %... au moment où la hausse du coût de la vie atteignait 2,8 %. Raymonde pleure sur la place en maison de retraite qu'elle ne pourra « jamais » se payer. Et si Marie-Josèphe, 62 ans, n'est pas la plus à plaindre avec sa retraite de la fonction publique de 2 000 €, elle est venue de Dijon « par solidarité avec ceux qui survivent avec 600 €, ce qui est le lot de beaucoup de femmes retraitées et de veuves qui touchent une pension de réversion ».

Thérèse, 72 ans, peste contre les « 50 centimes de franchise médicale » qu'elle doit payer sur chaque boîte de médicaments. Elle attend avec impatience la prochaine revalorisation du minimum vieillesse annoncée par Xavier Bertrand, le ministre du Travail. Hier, la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) a d'ailleurs donné un avis favorable au versement d'une avance de 200 € net aux 600 000 bénéficiaires de cette allocation. Selon les services du ministre, qui doit « très vite » signer le décret d'application, l'argent devrait être versé « au plus tard fin mars ».
(Le Parisien 7 mars 2008) 

Mohamed Latrèche se présente aux Municipales deStrasbourg

611853346.jpg628360219.jpg
Le Parti des Musulmans de France se présente aux municipales de Strasbourg les 9/16 mars 2008
Est-il normal que dans une République laïque un parti purement religieux comme le PMF puisse se présenter aux suffrages des électeurs?

22:28 Publié dans Blog | Tags : latrèche, pmf, strasbourg | Lien permanent | Commentaires (33)

Le curieux SMS reçu par Jérôme Kerviel

Au lendemain d'une confrontation entre Jérôme Kerviel et un de ses supérieurs hiérarchiques devant les juges chargés de l'affaire de fraude à la Société générale, la révélation d'un SMS, envoyé au trader par un médecin de la banque avant que l'affaire n'éclate, lui conseillant de se "protéger" et de "se mettre au vert", a provoqué une vive passe d'armes entre les avocats de deux parties.


Selon Le Parisien, le message, envoyé le 22 janvier, un jour avant que la fraude soit rendue publique, par un médecin de la banque qui n'a pas été identifié, avertit Jérôme Kerviel qu'"une information va sortir". "Protégez-vous. Mettez-vous au vert", dit le SMS selon le quotidien, qui assure qu'il a été "confirmé par plusieurs sources". Le médecin du travail de la Société générale aurait examiné M. Kerviel le 20 janvier, soit deux jours après la découverte par la banque des pertes de 4,91 milliards d'euros engrangées par son trader, concluant que l'homme était "dépressif".

 

"POURQUOI LA BANQUE L'A-T-ELLE LAISSÉ DANS LA NATURE ?"

L'existence du SMS a provoqué l'indignation de l'équipe de défense de M. Kerviel. Son conseiller en communication, Christophe Reille, s'interroge notamment sur l'attitude de la banque après la révélation de l'affaire. "Si Jérôme Kerviel était un terroriste comme on l'a dit à la Société générale, alors pourquoi la banque l'a-t-elle laissé dans la nature pendant trois jours ?", demande-t-il dans les colonnes du Parisien. Son avocate note quant à elle qu'un psychiatre ayant aussi examiné le trader contredit les conclusions du médecin de travail.

Les avocats de la Société générale ne veulent pas entendre parler d'une quelconque conspiration visant à cacher M. Kerviel, ou à le faire apparaître comme étant en fuite. "L'auteur du SMS pensait que la pression médiatique serait telle que ce n'était pas la meilleure chose d'être à Paris ou à Neuilly à ce moment-là, explique Me Jean Veil, je note d'ailleurs que Kerviel a suivi ce conseil. Il a été hébergé chez un expert informatique en province."

Le contenu de ce SMS est entre les mains des juges Van Ruymbeke et Desset, qui devraient prochainement entendre le médecin du travail dans le cadre de cette affaire. M. Kerviel, mis en examen pour "faux et usage de faux, introduction dans des systèmes de données informatiques et abus de confiance", est en détention provisoire depuis le 8 février en qualité de témoin. Sa demande de remise en liberté doit être examinée le 14 mars?

(Le Monde 7 mars 08)

La prophétie d'Isaïe

Au lendemain de la fusillade au cours de laquelle un palestinien a tué huit étudiants dans une école religieuse à Jérusalem, les éditorialistes de la presse israélienne confiaient vendredi 7 mars leur profonde inquiétude quant aux conséquences que l'événement pourrait avoir dans les prochaines semaines. "La nouvelle année a tout juste deux mois, et le nombre d'Israéliens tués par des terroristes palestiniens (quinze) dépasse déjà le nombre total d'Israéliens tués l'année dernière. Ce n'est pas de bon augure pour le futur", écrit Amos Harel dans Haaretz quand Ron Ben-Yishai dans Yediot Aharonot pose d'entrée la question : "Vers une troisième intifada ?"

 

Premier motif d'inquiétude pointé par la presse israélienne, le fait qu'une telle attaque ait été possible au cœur d'un des quartiers très peuplés de l'ouest de Jérusalem, très éloigné des quartiers arabes, dans l'est de la ville, ce qui pour Calev Ben-David, du Jerusalem Post, "va remettre sérieusement en question toutes les réflexions qui ont cours depuis la construction du mur de sécurité en Cisjordanie". "Six ans après qu'Israël a commencé à dresser cette barrière, elle est loin d'être achevée. Ainsi, il est toujours possible d'entrer à Jérusalem par la Cisjordanie", lit-on dans Haaretz. Ce qui fait dire à l'éditorialiste de Haaretz que les efforts des forces de sécurité israéliennes, qui ont réussi à réduire le terrorisme en Cisjordanie depuis trois ans, n'étaient qu'un "miracle virtuel" : "l'attaque d'hier [jeudi] montre que l'infrastructure terroriste en Cisjordanie est toujours vivace".

PROPHÉTIE

Les journalistes s'interrogent dans un second temps sur les conséquences engendrées par le fait que la fusillade a pris pour cible le Mercaz Harav, symbole du nationalisme religieux. C'est en son sein qu'est né, après la guerre des Six jours de 1967, le mouvement du Bloc de la foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie. "Ce ne sont pas juste des étudiants" qui sont affectés par cette attaque, mais "le segment le plus important du public sioniste religieux. Ce segment de la population qui bouillonne déjà de colère", prédit Amir Mizroch dans une analyse publiée par le Jerusalem Post.

"J'entends déjà sur les radios religieuses sionistes les gens parler de l'attaque en termes prophétiques, comme dans le livre d'Isaïe 59 verset 20 : 'Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l'Eternel'. Dans leurs talk-shows radiophoniques, les colons interprètent cette prophétie en disant que si les juifs n'arrêtent pas le Hamas, les Palestiniens, le Hezbollah, Dieu obligera les juifs à le faire", écrit Amir Mizroch, qui souligne également combien dans ces émissions, les auditeurs sont unanimes pour condamner le gouvernement et demander la démission d'Ehoud Olmert. L'éditorialiste envisage que certaines franges de cette population expressément visée par l'attentat, veuillent faire justice eux-mêmes et se livrer à des représailles au sein même de Jerusalem-Est d'où semble venir le tueur.

Cette idée d'assister à des actes de vengeance de la part des juifs eux-mêmes est reprise dans le Yediot Aharonot. Mais ce que redoute l'éditorialiste par dessus tout c'est de voir éclater des troubles du côté palestinien : "Dans les prochains jours, le Hamas essayera sans doute de pousser des éléments armés en Cisjordanie, des résidents de Jérusalem-Est à prendre part à des soulèvements de masse qui pourraient se transformer en une troisième intifada", peut-être même avec l'appui d'autre organisations, comme le Hezbollah. Pour le journaliste d'Haaretz Ron Ben-Yishai, l'urgence pour les forces de sécurité israéliennes est donc d'empêcher ces soulèvements avant qu'ils ne dégénèrent et n'embrasent tous les territoires palestiniens.

(Le Monde 7 mars 08)