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Blog - Page 856

  • Kidal : morts par imprudence

     

    par Bernard Lugan

    Parlons clair : le drame humain qui ne peut laisser insensible ne doit pas faire oublier que Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont morts en raison de leur imprudence.

    Comme Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier qui, en Afghanistan, n’avaient pas tenu compte des mises en garde de l’armée française, ils furent pareillement prévenus des risques. Ils avaient demandé à la force Serval de les conduire à Kidal et ils avaient essuyé un refus doublement justifié :

    1) Parce que les groupes touareg s’y combattaient et que la situation y était totalement anarchique.

    2) Parce qu’il n’y avait qu’un effectif français insuffisant pour y garantir la sécurité. En raison de la saignée que subit l’armée française depuis plusieurs années, il avait en effet fallu dégarnir la zone pour pouvoir mener plus au sud l’opération Hydre. Or, la « pacification » du Mali exige d’occuper le terrain, ce que, faute de moyens en hommes et en matériel, nos troupes ont de plus en plus de mal à faire.

    Ghislaine Dupont et Claude Verlon ne sont cependant pas partis pour Kidal de leur propre initiative. Ils furent envoyés dans le nord du Mali par la direction de RFI. Comme le Code du travail fixe les obligations du chef d’entreprise à l’égard de ses collaborateurs, ils furent donc nécessairement informés des risques ; d’autant plus que le ministère des Affaires étrangères lui-même avait mis en garde contre un tel voyage.

    Au-delà de la tragédie humaine, l’assassinat des deux malheureux journalistes est le révélateur de l’échec malien où la parfaite réussite militaire de l’Opération Serval fut gâchée par le pouvoir politique français. Paris permit en effet à Bamako de « réoccuper » le nord Mali d’où son armée avait été chassée, sans exiger auparavant la mise en oeuvre d’une politique fédérale seule susceptible de pacifier le pays. Grands perdants du retour à la situation antérieure, tôt ou tard, en masse ou en petits groupes, seuls ou alliés à Aqmi, les Touareg reprendront donc les hostilités.

    Les responsables de ce naufrage sont ces idéologues qui gouvernent la France et qui, prisonniers de leur religion universaliste, refusent de voir qu’il est impossible de faire vivre dans un même Etat artificiel les agriculteurs noirs sédentaires du sud et les nomades berbères ou arabes du nord. D’autant plus que le contentieux les opposant s’inscrit dans la nuit des temps et que la variante africaine de la démocratie qu’ils proposent comme seule solution n’est qu’une ethno-mathématique donnant automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les sudistes…

     

    E&R

  • White Tiger : le char tigre du Führer

     

    White Tiger : le  char tigre du Führer - Un étonnant film de guerre

    Un étonnant film de guerre



    Jean Ansar
    le 02/11/2013
    modifié le 02/11/2013 à 13:07h
    C’est un bon film de guerre à regarder au premier degré. La preuve, c’est qu’il a été couronné au Festival des films du monde de Montréal et au Festival international du film de Moscou. C’est un film russe. En fait, il s’agit de l’histoire d’un char tigre allemand pendant la campagne de Russie.

    Après une bataille de chars, un tankiste de l'Armée rouge est découvert brûlé à 90 %, mais en vie, dans la carcasse de son char. Il est soigné mais ne se souvient pas de son identité. On lui donne alors un nouveau nom, Naïdenov, et il récupère de ses blessures. Pendant ce temps, sur le front, des rumeurs font état de l'existence d'un char allemand invulnérable et mystérieux qui apparaît soudainement et disparaît aussi soudainement, réussissant à détruire des dizaines de chars soviétiques. Ce char, qui ressemble à un tigre, est surnommé le « Tigre blanc ».

    Naïdenov est choisi pour trouver et détruire le « tigre blanc » d'autant qu'il est doué d'un flair mystique. Il indique qu'il est en mesure d'«écouter» les chars et qu'il est capable de détruire le « White Tiger». Au cours de l'une des batailles, l'équipage de Naïdenov se retrouve face à face avec le « tigre blanc » dans un village déserté. Le char allemand est touché mais pas détruit. Alors qu'il va lui donner le coup de grâce, le canon du char de Naïdenov explose. Le « Tigre Blanc » disparaît et on ne trouve aucune trace de lui.

    Après la capitulation allemande, Fedotov  tente de convaincre Naïdenov que la guerre est finie. Celui-ci indique que la guerre ne sera pas finie tant que le « Tigre blanc » ne sera pas détruit. Naïdenov et son char disparaissent mystérieusement. Voilà pour le scénario entre réalisme et fantastique.
     
    Les scènes de combats sont réalistes et la mystique du soldat rouge pendant la guerre patriotique  assez « Poutinienne ». Le film n’est pas à notre connaissance visible dans le circuit des salles de cinéma mais est en vente partout en DVD.  Les censeurs ont été vigilants mais pas assez.

    Ce film se termine d’une manière assez stupéfiante. C’est Hitler qui parle avec un homme dans l’ombre. On se demande à quoi sert cette scène, puisque le film est fini. Et le Führer explique comment, une fois la guerre perdue, il sera chargé, avec le peuple allemand, par ceux qui vont écrire l’histoire, de tous les péchés du monde, assimilé au mal absolu et son peuple condamné à payer à jamais pour son passé.

    Un véritable discours révisionniste qui tend à décrédibiliser la présentation admise de l’histoire. Cet entretien n’a rien à voir avec le film lui-même. C’est une pièce rajoutée, un message russe bien sûr  autour de la lecture de l’histoire. On s’étonne de cette fin, de son maintien au montage et on s’interroge sur les buts du réalisateur, Karen Shakhnazarov.

    DVD White Tiger aux éditions Seven7
     
     
    METAMAG
  • Allemagne: un imam invité à psalmodier l'appel à la prière dans une église protestante

    http://www.christianophobie.fr/breves/incroyable-un-imam-invite-a-psalmodier-lappel-a-la-priere-dans-une-eglise-protestante-en-Allemagne

     + 2 VIDEOS

  • Poutine reçoit un prix pour la sauvegarde de l'Etat russe

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    Aujourd'hui, 18:00                                      

          

     

    Par La Voix de la Russie | Le président de Russie Vladimir Poutine est devenu lauréat du premier prix du Conseil mondial du peuple russe pour la sauvegarde de l'Etat Russe.

     Le diplôme et l'insigne lui ont été remis par le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille qui préside le Conseil.

     « Un des sujets que les membres du Conseil tiennent à coeur est celui de notre Etat. Un Etat fort et puissant qui a du respect de soi et qui est respecté par les autres », a dit le patriarche Cyrille.
     http://french.ruvr.ru/news/2013_11_04/Poutine-recoit-un-prix-pour-la-sauvegarde-de-lEtat-russe-9562/

  • 4 novembre 1956 : intervention soviétique à Budapest

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    23 octobre 1956 à Budapest

     

    Ce jour, les chars soviétiques entrent à Budapest, après que le nouveau gouvernement – amené par une révolte populaire spontanée contre la tyrannie communiste débutée le 23 octobre – a fait savoir qu’il voulait quitter le Pacte de Varsovie.
    L’aviation et l’artillerie bombardent des poches de résistance ou supposées telles.

    Avec le soutien tacite des démocraties occidentales, l’URSS va écraser l’insurrection dans le sang et entamer une sévère répression.

    Ci-dessous 15 minutes de séquences vidéos tournées par des amateurs le 23 octobre 1956. Elles montrent que cette journée a commencé par une manifestation pacifique d’étudiants, avant que les communistes tirent sur la foule.

    Les nouvelles se répandirent rapidement et des émeutes éclatèrent dans toute la capitale.
    La révolte s’étendit rapidement en Hongrie et entraîna la chute du gouvernement. Des milliers de personnes s’organisèrent en milices pour affronter l’Autorité de protection de l’État (ÁVH) et les troupes soviétiques.

    Source : hungarianambiance.com

    Contre-info.com

  • Otages français : syndrome « Homeland » et stratégie anti-marine

     

    Otages français : syndrome « Homeland » et  stratégie anti-marine - Les médias mobilisés pour descendre la présidente du Fn

    Les médias mobilisés pour descendre la présidente du Fn



    Jean Bonnevey
    le 01/11/2013
    modifié le 02/11/2013 à 20:29h
    L’affaire des otages montre une efficacité de la stratégie médiatico politique contre Marine Le Pen. Cette stratégie a été actée lors des rencontres des groupes d’influence type « Le siècle » où se côtoient politiques, décideurs et journalistes.
     
    La presse a dorénavant pour mission de traquer les « dérapages »  du Fn et de sa présidente à la télé et sur tous les réseaux sociaux. L’objectif est de renvoyer dans un ghetto la candidate et de ruiner sa stratégie de dédiabolisation. Les premiers effets de cette chasse à marine se font sentir avec  récemment la dénonciation de propos racistes anti-Taubira et surtout les derniers propos de Marine sur les otages. Elle a été obligée d’ailleurs de faire marche arrière.

    Tout le monde se félicite de la libération d’otages aux mains d’obscurantistes fanatisés. Qu’une rançon ait été payée, d’une manière ou d’une autre, ne fait aucun doute. Il faut respecter les familles et les hommes coupés de «notre  monde » pendant 3 ans. Ils n’en sont pas pour autant intouchables et exclus par la compassion du champ de la réflexion.

    On ne peut en effet comme Marine, au regard de l’attitude notamment de deux des otages, que se poser des questions. Il faut reconnaître que c’est Marine Le Pen qui,  au risque de mécontenter les benêts médiatiques et de scandaliser les politiques bien pensants, a posé les bonnes questions. Bonnes questions mais risque politique. Elle le regrette amèrement. Marine Le Pen a dit jeudi avoir été gênée par les images du retour des quatre otages d’Arlit, leur réserve, leurs vêtements, leurs barbes. « Ces images m’ont laissée dubitative. J’ai trouvé ces images étonnantes, cette extrême réserve étonnante, leur habillement étonnant ...J’ai ressenti un malaise et je pense que je n’ai pas été la seule », a poursuivi Marine Le Pen. « C’est ce qu’ont ressenti beaucoup de Français ».

    Pressée de s’expliquer, l’eurodéputée a répondu : « On avait l’impression d’avoir des images d’hommes qui étaient très réservés, c’est le moins qu’on puisse dire, les deux qui portaient la barbe taillée d’une manière assez étonnante, l’habillement était étrange ». « Cet otage avec le chèche sur le visage...Tout ça mérite peut-être quelques explications de leur part ». 

    Elle a raison. On peut espérer que l’interrogatoire indispensable à chaque libération d’otages permettra d’éviter que ce malaise perdure et qu’on ne prendra aucun risque. Car tous les français suivent « Homeland » et savent qu’on peut être retourné par des islamistes convaincants et adopter sincèrement leurs valeurs et vision du monde au delà du fameux syndrome de Stockholm.

    Syndrome de Stockholm plus islamiste : danger

    Le syndrome de Stockholm désigne un phénomène psychologique où des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers développent une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. L'expression « syndrome de Stockholm » a été inventée par le psychiatre Nils Bejerot en 1973. Ce comportement paradoxal des victimes de prise d'otage fut décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain Frank Ochberg, en relation avec un fait-divers qui eut lieu en cette même ville.

    Mais cette réaction de Marine Le Pen  été immédiatement exploitée politiquement. Marine Le Pen a-t-elle trop regardée Homeland, s’interroge un site qui veut la tourner en dérision. « La présidente du Front National a donc très sérieusement adopté une posture un brin paranoïaque que ne renierait pas Carrie Mathison, l'agent de la CIA bipolaire jouée par Claire Danes. Dans la première saison, actuellement diffusée le lundi soir sur D8, la jeune femme blonde devient obsédée par le retour au pays d'un marine, qui était retenu captif depuis huit ans par Al-Qaïda. En espionnant ses moindres faits et gestes, elle devient persuadée qu'il a rejoint l'ennemi et représente un risque important pour la sécurité du pays... ».

    Marine Le Pen, attaquée de tous cotés, cède et assure ainsi, sur RTL, s’être exprimé "de manière maladroite". Et pour s’assurer que son message sera bien entendu, elle a même envoyé un communiqué de presse dans lequel elle explique avoir voulu poser le problème de l’instrumentalisation politique des libérations d’otages par les gouvernants. Florian Philippot, son conseiller, est dépêché un peu partout pour relayer la nouvelle parole frontiste. "Elle s’est juste mal exprimée". "Elle a fait état de ses impressions, et ce n’était pas adéquat", admet un dirigeant frontiste. Dans son entourage, on tente de minimiser cette séquence médiatique ratée par la patronne. « Elle s’est juste mal exprimée et elle s’est vite rendue compte que son angle d’attaque était surprenant à l’heure de la compassion », glisse un de ses proches, d’où ce rétropédalage quelques instants plus tard, même si son équipe préfère parler "d’explications". Mais dans la classe politique, on estime que cette sortie de Marine Le Pen met à mal de sa stratégie de dédiabolisation.

    Elle est maintenant avertie. Tout sera exploité contre elle. Son erreur serait d’en douter. C’était évident sur BMF TV où Ruth Elkrief dans sa séquence politique du soir a jugé que le dossier Fn était en train de s’étoffer.  Voila la clé de tout. Les médias ont en charge, comme un juge d’instruction, de constituer sur le Fn un dossier  à charge. Et pourtant, s’il y a bien un domaine où le principe de précaution a une justification, c’est sur la sécurité des français liée aux menaces terroristes des radicaux islamistes.

    Le droit d'être déboussolé

    L’impression donnée par deux otages peut provoquer objectivement un réel malaise. On souhaite, n’en déplaise aux censeurs intéressés, qu’il soit expliqué et dissipé.  Car il est vrai que leur comportement , leur accoutrement,  plaident plus pour un  déphasage que pour un retour télécommandé. S’ils avaient été retournés, ils auraient sans doute agi différemment.  Ils ont le droit d être simplement déboussolés.

    Mais d’un autre coté, l’explication de la maman de l'un d’eux, « ils l’ont fait par hommage aux autres détenus », ne tient pas. Conserver les attributs barbes et habits de la détention  par hommage à ceux qui sont encore obligés de les porter, ça ne tient pas…. 

    Certes évoquer une suspicion en plein libération célébrée par des messes médiatiques unanimes de compassion n’était pas politiquent correcte et prématurées en tout cas - mauvais calendrier.
    Mais ne pas l’évoquer serait stupide et surtout si on l’a ressenti. Faut-il être malhonnête pour ne pas déplaire à ceux qui croient que le monde est conforme aux feuilletions ordinaires- femmes toujours admirables- homosexuels attachants- immigrés méritants et musulmans tolérants. 

    Finalement oui toutes ces belles âmes feraient bien, tout de même, comme Marine Le Pen peut être et Obama sûrement de regarder et pas une seule fois Homeland.
     
     
    METAMAG
  • Gaza : à quoi joue Israël ?

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         Le 3 novembre 2013 

    Nicolas
    Gauthier
    Journaliste, écrivain.
    Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique.

    Une tragédie sans fin, à laquelle chaque jour qui passe apporte son lot de malheurs. Les Palestiniens de la bande de Gaza survivent dans la haine ; tandis qu’en face, derrière le mur, les Israéliens vivent dans la peur, même si les roquettes qui leur sont régulièrement envoyées n’ont jamais causé de massacres ; comparées aux bombes au phosphore de l’opération Plomb durci, il s’agit d’une rigolade.

    En 1967, après la guerre des Six Jours, le général Moshe Dayan avait conseillé au Premier ministre Golda Meir de restituer les territoires annexés aux Palestiniens, sachant qu’occupés ils deviendraient fatalement ingérables à plus ou moins long terme. Pourtant visionnaire, le grand soldat n’a pas été entendu. En 1993, avec les accords d’Oslo, un autre condottiere, Yitzhak Rabin, ne fut guère plus prophète en son pays et le paya même de sa vie, assassiné par un militant sioniste radical. Même Ariel Sharon, tout aussi reître, mais à l’intelligence politique moins déliée, comprit qu’il fallait abandonner le Sud-Liban et rendre à Gaza son autonomie. Et aussitôt, la droite religieuse hurla à la trahison.

    Benyamin Netanyahou, leur successeur, n’est pas soldat. Né aux USA, il semble ne rien entendre à l’âme orientale, qui est néanmoins part non négligeable chez ses coreligionnaires. En effet, en 1948 et surtout avant 1918, quand la Palestine n’était que lointaine province ottomane, il y avait des Palestiniens qui vivaient là. Certains allaient à l’église, d’autres à la mosquée, et nombreux étaient ceux qui se rendaient à la synagogue. On n’en parlait pas, sachant que les peuples heureux – ou pas trop malheureux – n’ont pas d’histoire.

    À ce titre, l’arrivée massive de juifs venus d’Europe de l’Est, ne parlant pas la même langue, ne goûtant pas les mêmes mets, n’écoutant pas la même musique et s’habillant différemment, fut une sorte de premier traumatisme. Et on notera qu’il aura fallu attendre 1999 pour qu’Ehud Barak, juif sépharade, accède enfin au poste de Premier ministre, succédant ainsi à une longue lignée d’Ashkénazes ; comme quoi on est toujours le moricaud ou le viking de quelqu’un.

    Et aujourd’hui ? Grande est l’impression que si Benyamin Netanyahou voulait creuser la tombe d’Israël avec ses propres dents, il ne s’y prendrait pas autrement. Car la peur du Hamas, d’ailleurs désormais débordé par des djihadistes encore plus belliqueux, ne saurait tout justifier.

    Ainsi, Gaza vit sous blocus. La bande côtière où la pêche est autorisée se réduit comme peau de chagrin. Les tunnels permettant le ravitaillement venu d’Égypte sont détruits les uns après les autres, avec la bénédiction des nouvelles autorités du Caire, alors que le président Morsi, au moins, tentait d’alléger leurs souffrances. Pis, Gaza, c’est la plus grande concentration d’humains au monde : 1,5 million sur un territoire plus qu’exigu. Leur dernière centrale électrique vient de cesser de fonctionner ce vendredi dernier, et les Gazaouis en sont revenus à l’âge de la bougie…

    Bien sûr, 26 prisonniers palestiniens, dont certains étaient en prison depuis 1984, ont été libérés au compte-gouttes, pendant que Netanyahou ordonnait la construction de 5.000 nouveaux logements dans les territoires occupés. Soit le genre d’accord qu’on signe quand on ne veut rien conclure…

    Alors, fuite en avant ? Ça y ressemble bigrement, pour l’actuel gouvernement qui, non content de s’être brouillé à mort avec Barack Obama, voit Yuli Edelstein, président de la Knesset – le Parlement local – appeler au boycott de la visite de François Hollande en Israël, prévue du 17 au 19 novembre prochain. Les Palestiniens ont peut-être la haine, mais leurs homologues israéliens paraissent, eux, éprouver comme une sorte de haine du bonheur.

    Alors oui, les roquettes, les attentats-suicides, on admettra, sans grand risque de se tromper, que ce n’est pas bien, que cela ne sert à rien. Mais l’insurrection du ghetto de Varsovie, elle aussi, ne servit à rien, si ce n’est à sauver honneur et dignité. Si elles veulent préserver l’avenir, les autorités de Tel Aviv feraient bien de ne pas l’oublier…

     

    BOULEVARD VOLTAIRE

  • Qui est Alain Finkielkraut ? - "Ce pays mérite notre haine"

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Qui-est-Alain-Finkielkraut-21092.html

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  • Un Israélien, recherché dans son pays pour pédophilie, se réfugie à Marrakech

     

    Si la presse en parlait encore avec incertitude, il y a quelques mois, aujourd’hui, c’est plus que sûr. Le rabbin Berland, recherché en Israël pour pédophilie, s’est réfugié au Maroc. Il y vit en toute tranquillité à Marrakech, où une dizaine de ses fidèles viennent de s’installer à ses côtés. Détails.

    La barbe toute blanche, la silhouette fine, de profondes rides sur le visage, Rabbi Elliezer Berland, peut librement se livrer à tout type d’activités à Marrakech où il séjourne depuis des mois. Pourtant, cet homme est poursuivi en Israël pour viol de plusieurs filles mineures.

    Leader de la Yeshiva Shuvu Banim (un mouvement judaïste hassidiste), il aurait profité des entretiens « spirituels » avec ses fidèles pour abuser sexuellement de petites filles. Même les femmes majeures, parfois mariées, auraient été la cible de ses exactions. La presse israélienne a récemment rapporté le témoignage de l’une des victimes. Réputé pour sa fervente pratique religieuse, c’est la multiplication des plaintes qui a éveillé la curiosité de la police pour le leader du mouvement hassidiste. Mais dès que le Rabbin s’est senti coincé, il a quitté le pays. Le Maroc n’a donc été qu’une destination échappatoire.

    Ses fidèles l’ont rejoint à Marrakech

    Et cela s’est fait, sans que les autorités marocaines ne lèvent le petit doigt, du moins, officiellement. Comble de l’ironie, une dizaine de ses fidèles l’ont rejoint, la semaine dernière, emmenant avec eux leurs familles, rapporte le site NRG.

    À Marrakech, ils ont l’intention de vivre en communauté, autour de leur leader, comme ils le faisaient dans le quartier musulman de Jérusalem, avant la fuite du rabbin. L’un des fidèles de Rabbi Berland actuellement au royaume chérifien s’est confié aux médias israéliens, affirmant qu’ « au début, certains responsables israéliens ont tenté de monter les membres de la communauté contre le rabbin, mais tout est très vite revenu dans l’ordre ».

    « Nous avons tout ce dont nous avons besoin ici »

    Ils sont donc là, dans le calme et la tranquillité. Leurs enfants seront scolarisés au sein du mouvement et les cours leur seront donnés par l’une des fidèles, qui détient un statut d’enseignante en Israël. Au programme, principalement, des leçons sur la Torah et le hadissisme. « Tout ce qui manque ici, c’est la “bomba” [casse-croûte d’arachide] et le cola car nous avons tout ce dont nous avons besoin », a indiqué l’un des membres du mouvement. Ces familles résideraient actuellement près d’une synagogue de la ville ocre.

    Reste à savoir maintenant ce que vont faire les autorités marocaines contre ce rabbin poursuivi dans son propre pays pour abus sexuels sur mineures. Cela sera sûrement une affaire délicate à gérer car il n’y a officiellement aucune coopération possible entre le Maroc et l’État hébreu.

     

    E&R

  • René MAGRITTE (1898-1967)

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    Les Amants - 1928

  • Greenpeace: Medvedev refuse le "geste humanitaire" réclamé par Ayrault

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    Les échanges ont été fermes entre le premier ministre français et son homologue russe, vendredi, au sujet de l'arrestation des militants écologistes retenus par Moscou.

     

     

    De notre envoyée spéciale à Moscou

    À son arrivée à Moscou pour la 18e session du séminaire intergouvernemental franco-russe, Jean-Marc Ayrault avait donné le ton sur la question des droits de l'homme. L' «amitié» entre les deux pays «autorise aussi la franchise», avait assuré le premier ministre jeudi aux étudiants du collège universitaire français de Moscou. «Et c'est avec franchise que nous évoquons, ensemble et dans le respect mutuel, nos différences, comme c'est le cas sur la Syrie et sur la portée universelle des droits de l'homme», avait-il ajouté, sans citer un dossier très sensible, celui de 30 militants de Greenpeace, parmi lesquels le Français Francesco Pisanu, interpellés et placés en détention provisoire suite à une opération menée sur une plateforme Gazprom en Arctique. À ce stade, ces militants risquent jusqu'à 15 ans de prison.

    Vendredi après-midi, lors de leur conférence de presse commune, Jean-Marc Ayrault et son homologue Dmitri Medvedev ont tutoyé les limites de cette franchise, donnant à voir les tensions suscitées par le dossier Greenpeace entre les deux pays. «J'ai demandé, au-delà des procédures judiciaires qui sont en cours, qu'il puisse y avoir un geste humanitaire à son égard», a déclaré Jean-Marc Ayrault à propos de Francesco Pisanu. Dmitri Medvedev a pris la parole dans la foulée puisque, a-t-il lâché, «cette question me concerne aussi». Ce fut une fin de non-recevoir concernant «les activistes» de Greenpeace. Évoquant la dangerosité des sites pétroliers et gaziers, affirmant que «personne ne doit violer l'exploitation de ce type de site», le chef du gouvernement russe a assuré que la Russie «ne peut soutenir les activités qui portent atteinte à l'environnement». «Toute personne soucieuse de l'environnement doit le comprendre», a-t-il insisté. Au terme de ces longues explications, Medvedev a balayé le «geste humanitaire» que lui réclamait Ayrault. «La République française peut être sûre que l'examen du dossier va être regardé dans lestrict respect du droit russe», a-t-il conclu.

    «En France, si des hommes ont envie de manifester, ils en ont parfaitement le droit»

    Jean-Marc Ayrault

    Manifestement, la réponse de son homologue russe a fortement déplu à Jean-Marc Ayrault. Interrogé ensuite sur les manifestations prévues ce samedi après-midi en Bretagne, le premier ministre français a eu à cœur de rappeler que la France est «un pays démocratique» et que «si des hommes ont envie de manifester, ils en ont parfaitement le droit». Un message explicite à l'adresse du pouvoir russe.

    Peu après cette conférence de presse, plusieurs organisations non gouvernementales rapportaient le déplacement des 30 militants de Greenpeace de Mourmansk vers une prison de Saint-Pétersbourg, ensuite confirmé par Greenpeace. Vendredi soir, l'entourage de Jean-Marc Ayrault n'était pas en mesure de commenter ce déplacement. «Il n'y a aucune garantie que dans le nouveau centre de détention ils seront mieux qu'à Mourmansk», estime toutefois Greenpeace International. Concernant l'intervention de Jean-Marc Ayrault sur ce dossier, l'organisation écologiste se félicite que le premier ministre français ait, comme il s'y était engagé, évoqué ce dossier avec les dirigeants russes. Mais elle est dubitative sur le message délivré par Ayrault: «Que signifie un ‘geste humanitaire'? En employant cette expression, le premier ministre demande-t-il la libération immédiate de Francesco Pisanu? A-t-il évoqué le sort de tous les militants ou uniquement celui du ressortissant français? «, s'interroge Greenpeace France dans un communiqué.

    LE FIGARO - 03/11/13

  • LES PIEDS-NOIRS, CES PELES, CES GALEUX… – Mais une communauté que l’on courtise !

     

    Roger Vétillard*

    Coïncidences? En moins de 4 mois, sont apparus des libellés critiquant voire, pour reprendre un mot à la mode, stigmatisant les pieds-noirs. Imaginons les réactions que de tels faits auraient entraîné si d’aventure un autre groupe humain avait subi le même traitement.

    Reprenons tout cela

    1. Le lundi 8 juillet 2013 dans le journal de France Inter, le journaliste Frédéric Météseau demande à Thomas Guénolé – politologue – de commenter une déclaration de Christian Estrosi, maire de Nice, qui avait dit le même jour sur I Télé et Europe 1 que « les Roms sont souvent des étrangers en situation irrégulière et… qu’à partir du moment où ils envahissent sans droit ni titre et par effraction des terrains de football comme la semaine dernière, je considère que ce sont des délinquants »…
    Réponse de Thomas Guénolé : « C’est un fait que, culturellement, le racisme est quand même plus développé dans le Sud de la France. Cela s’explique en partie, faut dire les choses, par le fait qu’il y a une très forte communauté pied-noir, dans le sud de la France. »
    Et quand des correspondants lui demandent de s’expliquer, il dit tout simplement : » Le présentateur du journal m’a demandé pourquoi le racisme semblait plus présent dans le sud de la France. J’ai avancé comme élément d’explication la présence beaucoup plus forte des Pieds-Noirs dans cette partie du pays. Si le journaliste m’avait invité à expliciter mon propos sur ce point, j’aurais signalé le constat historique à l’appui de cette analyse : à savoir que dans la vie politique française, le vote d’extrême-droite est surreprésenté dans l’électorat pied-noir. Pour autant, je n’ai pas dit une ânerie de type » Tous les Pieds-Noirs sont racistes » : ç’aurait été une pure sottise. En effet les contre-exemples sont faciles à trouver : je pense ainsi à Albert Camus. »

    2. Le mercredi 16 octobre, Eva Joly, ancien magistrat, ex-candidate à la présidence de la République, déclare sur I Télé « Si nous ne sommes pas capables d’intégrer quelques dizaines de milliers de Roms alors que nous avons intégré, en 1962-63, un million de pieds-noirs…». Cela entraîne des réactions indignées d’associations de Français d’Algérie, des partis politiques de droite et aussi de responsables socialistes tels Julien Dray.
    Et puis, sur le site de la LDH (Ligue des droits de l’homme), un bref article non signé écrit qu’il est difficile de trouver à redire dans ces paroles et conclut que ces déclarations n’ont rien d’un amalgame.

    3. Le jeudi 17 octobre 2013, Michel Delarche sur son blog publie un article sous le titre « je ne suis pas raciste, mais… ». Bien sûr cela se veut du second degré, mais écrire que « cela fait plus de cinquante ans que ces gens-là [les pieds-noirs] sont arrivés chez nous et ils ne se comportent toujours pas comme des vrais français. Les vieux, ils n’arrêtent jamais de parler de « comme c’était bien là-bas ». Mais si c’était mieux « là-bas, ils n’ont qu’à y retourner « là-bas », (il y a 40 lignes du même style), n’est pas complètement candide. Et cela a suscité des réactions dont beaucoup restent au premier degré.

    4. Faut-il adjoindre à cette liste l’amendement à l’article 33 de la loi de programmation militaire, présenté le 21 octobre 2013 au Sénat par Mme Joëlle Garriaud-Maylam, (née le 20 mars 1955 à Marnia en Algérie, membre du groupe UMP au Sénat) qui exclut les harkis de souche européenne (dont la plupart étaient pieds-noirs) du bénéfice de l’allocation de reconnaissance ?

    Que penser de tout cela ?

    Chacune des déclarations peut faire penser à une expression maladroite. Mais ce qui attire l’attention, c’est la répétition récente d’expressions sans bienveillance et la référence politique insidieuse.

    Thomas Guénolé se réfère explicitement à l’enquête du CEVIPOF. Cet organisme a publié en Mars 2012, avant les élections présidentielles une étude sur le vote pied-noir. Au premier tour, 28% des pieds-noirs et 24% de leurs descendants, auraient voté pour la présidente du Front national alors qu’Ils seraient 26% (pieds-noirs) et 31% (descendants) à se prononcer pour François Hollande et 26% (pieds-noirs) auraient voté pour Nicolas Sarkozy au premier tour, alors que les intentions de vote de leurs descendants en faveur du président sortant plafonnent à 15%. Le total des candidats centristes recueillerait 9% du vote des rapatriés et 14% des voix de leurs descendants.

    Marine Le Pen a obtenu 17,9% des voix, Nicolas Sarkozy 27,18% et François Hollande 28,63% des voix au 1er tour des dernières élections présidentielles. Ce que l’on peut noter, c’est que les pieds-noirs voteraient proportionnellement comme le reste de la communauté nationale pour Hollande, Sarkozy et les centristes, ce qui indique donc que ce sont les autres candidats d’extrême-gauche qui ne bénéficient pas de leurs voix. Il existerait donc une discrète surreprésentation du vote Fn dans la communauté « pied-noir » aux dépens de l’extrême-gauche, mais est-elle liée comme le pense le politologue à du racisme?

    D’une part, cette surreprésentation n’est pas bien grande, d’autre part il faut intégrer l’histoire et la mémoire de cette communauté qui a eu à souffrir de la responsabilité des gaullistes dans leur exil en 1961-1962, des positions des groupes gauchistes lors de la guerre d’Algérie et à leur arrivée en France, de l’absence de compassion des ONG habituellement promptes à s’émouvoir, alors que Jean-Marie Le Pen et ses amis ont été plus proches d’eux.

    Les PN sont-ils plus racistes que leurs compatriotes français?

    Dans une telle affirmation, il y a une part d’ignorance, une part de lieux communs et aussi sinon de mauvaise foi, du moins de raisonnement commode. Il y a pêle-mêle dans cette conception erronée de la vie dans l’Algérie d’avant 1962 un anachronisme évident, une mauvaise connaissance des rapports intercommunautaires, de la vie politique française au siècle dernier et de l’histoire de l’Algérie de 1830 à 1962.

    On pourrait faire un cours d’histoire à ce sujet, mais rappelons simplement qu’en 1830, le comte Louis de Bourmont et le dey d’Alger Hussein Pacha ont signé une convention reconnaissant la souveraineté de la France sur l’Algérie. L’article 5 de cet accord garantissait le libre exercice des religions et notamment de la religion musulmane dont les fidèles conservaient leur statut juridique et social, c’est-à-dire qu’ils continuaient à être soumis à la « charia ». Dès lors il y avait inévitablement 2 communautés dans le pays, celle qui relevait du droit français (dont la communauté juive à partir de 1871) et l’autre. Et c’est la IIIème République, qui a refusé d’accorder une pleine citoyenneté aux musulmans.

    La cohabitation des communautés était moins conflictuelle que celle que nous vivons dans certains quartiers de la France d’aujourd’hui. Les fêtes chrétiennes, juives et musulmanes étaient célébrées par tous. Personne ne s’offusquait de voir des femmes voilées dans les espaces publics. En rappelant cela, je veux simplement dire qu’il y avait une tolérance réciproque qu’il est difficile de retrouver aujourd’hui.

    Il n’y avait pas, comme le confirme Mohammed Harbi – historien nationaliste algérien – un système social qui aurait pu s’apparenter à l’apartheid sud-africain. Bien sûr les uns parlaient des « bougnoules » ou des « bicots » et les autres de « gaouri », de « roumi » ou de « youdi », mais à Bab El Oued, à la Casbah, et dans la plupart des villes de l’intérieur, Européens et indigènes vivaient côte à côte. Les choses étaient autres dans le bled ou dans les grandes villes, là où une communauté était bien plus nombreuse que l’autre.

    Pourquoi donc les pieds-noirs qui retournent en Algérie sont-ils accueillis avec autant de chaleur? Pourquoi donc les Algériens qui ont vécu en Algérie française recherchent-ils en France le contact avec les Français qui ont traversé la Méditerranée? Les pieds-noirs ont du mal à pardonner à ceux qui les ont chassés de leur pays natal, au FLN et aux dirigeants algériens qui sont toujours au pouvoir. iIs n’en veulent pas au peuple algérien. Ce n’est pas du racisme, c’est plutôt de la rancune.

    Quant aux propos d’Eva Joly, reconnaissons que comparaison n’est pas raison. Elle qui postulait à la présidence de la République Française, méconnaît l’histoire de son pays d’accueil. Les pieds-noirs sont des Français de souche ou issus de Français naturalisés depuis plusieurs générations. Ils ont montré leur patriotisme au cours des Guerres Mondiales. Ils coulaient rester Français sur leur terre natale. Les circonstances historiques les conduits à se réfugier en France métropolitaine. Ils ont réussi à s’y intégrer en quelques années, même s’ils gardent une nostalgie de leurs jeunes années.

    Les Roms sont une population venue de l’Inde il y a plus de 9 siècles. Ils sont plus de 10 millions en Europe (Bohémiens, Tziganes, Gypsies, Gitans, Romanichels, Manouches). Ils ont conservé leur langue, leur culture, leur mode de vie. Ils ne connaissent pas les frontières et se définissent comme des « voyageurs » ou des « gens du voyage ». Dans les pays où ils sont nombreux, ils ont créé des partis ethniques. Dans plusieurs pays de l’est européen, il y a ou il y a eu dans un passé très récent des ministères chargés des affaires tziganes ou bohémiennes. Pendant la période communiste de ces pays, les Roms furent interdits de bouger, de partir à l’aventure sur les routes et les chemins ; tous à l’usine, aux champs et sur les chantiers. Gare au «parasitisme» qui les conduisait tout droit dans les «camps de rééducation à régime sévère». Pendant un demi-siècle on n’entendit plus parler des Roms de derrière le « Rideau de fer». Et pourtant, 2 générations plus tard, après un demi-siècle de régime soviétique, ils sont revenus à leurs traditions.

    Vouloir comparer des Français d’Algérie venus ou revenus dans la mère patrie où ils se sont rapidement intégrés n’est pas pertinent. De la part d’un ancien magistrat qui avait pour profession de tenter de faire la part des choses, cette analyse superficielle et simpliste est inquiétante. Madame Joly prouve une nouvelle fois qu’elle n’est pas encore tout à fait intégrée à la culture et à l’histoire de la France.

    Lorsque la LDH lui emboite le pas, elle ne fait pas une analyse subtile et laisse apparaître tout le parti-pris qui est le sien. Elle démontre qu’elle n’est qu’une entreprise politique nullement préoccupée des droits de l’homme, toute entière tournée dans une dialectique unilatérale et en dépit de sa profession de foi, sans aucune empathie pour un groupe humain déraciné dans la violence.

    Le texte de Michel Delarge et les réactions suscitées sur son blog, suggèrent plusieurs remarques : se serait-il permis de stigmatiser une autre population, même en employant le second degré ? Sans parler des Roms, des Juifs ou des Arméniens, mais des Portugais ou des Vietnamiens ? Il est trop facile de se réfugier derrière la dérision et l’humour.

    Les pieds-noirs, quel poids électoral ?

    Au terme de cette réflexion, on peut identifier la cause de cette nouvelle mode qui met les Pieds-Noirs au centre de l’actualité. L’étude du CEVIPOF est importante : elle met en évidence le poids de l’électorat pied-noir, évalué à 3200 000 personnes, soit 7,3% des votants potentiels. Dans certaines régions ce poids est encore plus important : 15% en Languedoc-Roussillon, 13% en PACA, 11% en Midi-Pyrénées. Et le vote pour le Fn est légèrement surreprésenté. Mais si l’on compare le vote des pieds-noirs dans les régions du sud à ceux des « non pieds-noirs » le différentiel est moins significatif. Et dans les régions du nord ou de l’est le vote pied-noir est peu différent de celui des « non pieds-noirs ».

    Ainsi derrière des remarques en apparence rationnelles, apparaît une préoccupation politique qui compte-tenu de la montée du Fn en 2013 dans les sondages va devoir être révisée.

    *Roger Vétillard, notre collaborateur, spécialiste de la guerre d’Algérie est l’auteur de deux ouvrages faisant référence, « Sétif, Mai 1945, Massacres en Algérie » Ed de Paris et » 20 Août 1955, un tournant dans la guerre d’Algérie » Ed Riveneuve. Un nouvel ouvrage sur un des autres aspects importants de la Guerre d’Algérie est en cours de publication.

    http://www.metamag.fr/metamag-1648-LES-PIEDS-NOIRS-CES-PELES-CES-GALEUX%E2%80%A6.html

  • «Mystères de l'amour»: Le buzz monte après la diffusion d'un extrait où José et Nicolas couchent ensemble

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    http://www.wat.tv/video/mysteres-amour-jose-nico-nouveau-6i4or_4dtjh_.html

     

    Créé le 02/11/2013 à 10h37 -- Mis à jour le 02/11/2013 à 11h24

    José et Nicolas, des «Mystères de l'amour», se découvrent gays. CAPTURE D'ECRAN / 20MINUTES

    SERIE - Les scénaristes semblent de plus en plus inspirés...

    Qui aurait pu prévoir le scénario du prochain épisode des «Mystères de l'amour»? Pas grand monde, à en croire le buzz engendré par la diffusion d'un extrait sur Wat tv. Samedi, on dénombrait déjà presque 900.000 vues. Sans compter les partages sur les réseaux sociaux.

    Une vidéo dans laquelle on peut voir José -séducteur pathétique devant l'Eternel- et Nicolas -l'ex d'Hélène- au lit, discutant clairement du rapport sexuel qu'ils viennent d'avoir. «J'ai jamais ressenti ça avec aucune femme», confie José à son ami de toujours avant de demander: «Tu te rends compte qu'on est gays?»

     

    20minutes.fr

    La télévision fait la promotion de la sodomie!

  • La Rochelle: un vigile pour chasser les marginaux de la rue du Minage

     

     

    Face aux marginaux qui s'attroupent chaque jour devant leurs magasins et qui feraient fuir leurs clients, l'Association des commerçants et artisants de la rue du Minage, à La Rochelle, a décidé de s'offrir les services d'un vigile. Ce dernier doit "veiller à la tranquillité des clients et des commerçants" en faisant en sorte qu'aucun marginal ne vienne s'installer devant les vitrines lors des horaires d'ouverture des magasins.

    France 3 a consacré un reportage à cette affaire

     

     

     



    Les commerçants dénoncent la "mendicité agressive" de ces groupes parfois alcoolisés, et se félicitent de l'action du vigile, payé 1200 euros par mois par l'association et par la société Carrefour, qui a un magasin dans la rue du Minage. «Depuis trois semaines, tout le monde est content ! Et les policiers aussi, parce qu'on les appelle beaucoup moins souvent. Le vigile, la police lui dit merci !», explique un artisan dans Sud-Ouest.

    Le collectif Tôi Kétatous ne voit pas les choses de la même manière. L'association dénonce le fait que les marginaux n'ont plus le droit de s'installer dans la rue, même dans les endroits où il n'y a pas de magasin. "On est dans l'espace public !", rappellent-ils à France 3. Le collectif demande la tenue d'une table ronde à la mairie.


     

    LE FIGARO

     

     
  • Plus de neuf Français sur dix attendent de Hollande un changement - IFOP

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    PARIS (Reuters) - Dix-huit mois après l'élection de François Hollande, plus de neuf Français sur dix (91%) réclament un changement de politique, de méthode ou d'équipe gouvernementale de la part du président de la République, selon un sondage Ifop réalisé pour le Journal du Dimanche.

    Le remaniement n'est pas une priorité aux yeux des sondés (18%), qui souhaitent "avant tout" un changement de politique (43%) ou de méthode (30%). Seuls 9% des sondés estiment que François Hollande ne doit rien changer.

    Ce "changement" est réclamé sans surprise par 95% des sympathisants UMP et 98% des sympathisants du Front national, mais aussi par 85% des sympathisants de gauche (35% pour un changement de politique, 30% de méthode et 20% d'équipe).

    Parmi les sympathisants socialistes, c'est avant tout la méthode de gouvernement du chef de l'Etat qui doit changer (35%), avant la politique (22%) et l'équipe (22%). Au sein de ces derniers, 21% souhaitent que rien ne change.

    En cas de remaniement, le JDD propose les noms de cinq personnalités socialistes susceptibles d'entrer au gouvernement. Martine Aubry recueille 37% d'approbation auprès des sondés, Bertrand Delanoë 34%, Ségolène Royal 30%, Claude Bartolone 19% et Gérard Collomb 13%.

    Le sondage a été réalisé du 31 octobre au 2 novembre par téléphone auprès d'un échantillon de 1.009 personnes âgées de 18 ans et plus.

    Jean-Stéphane Brosse

    Yahoo!Actu - 03/11/13

     

     

  • Fiona: son "beau-père" Berkane Makhlouf envoie deux surveillants de prison à l'hôpital

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    Berkane Makhlouf, "beau-père" de la petite Fiona mis en examen pour "coups mortels" , a agressé deux surveillants de la prison de Moulins au moment de la distribution des repas samedi soir, a appris MYT1News de source syndicale. Les deux gardiens ont été hospitalisés et Berkane Maklhouf transféré en quartier disciplinaire.

     

     

    L'agression s'est produite au moment de la distribution des repas, vers 18 heures, samedi, à la prison de Moulins. Berkane Makhlouf, mis en examen et écroué pour "coups mortels" portés sur la petite Fiona, dont le corps n'a toujours pas été retrouvé, s'en est pris à deux gardiens qui venaient lui apporter son plateau repas.

    "Lorsque le premier gardien a ouvert la porte de sa cellule, le détenu lui a immédiatement porté un coup de poing en plein visage, explique à MYTF1News James Vergnaud, secrétaire national du syndicat FO Pénitentiaire. Le second gardien a voulu s'interposer et a lui aussi reçu un violent coup de poing, mais il a réussi à refermer la porte de la cellule avant que les renforts n'arrivent", précise-t-il. Les deux surveillants ont dû être hospitalisés, le premier pour une arcade sourcilière ouverte, le second pour une plaie au front. L'équipe d'intervention a transféré Berkane Makhlouf de l'isolement au quartier disciplinaire.

    Son avocat "à moitié surpris"

    "Cela faisait plusieurs jours que nous avions alerté sur le comportement instable et difficile de ce détenu qui, à la demande des médecins, bénéficiait pourtant d'un régime particulier avec le service d'une double ration de repas. Des repas qu'il jetait systèmatiquement par la fenêtre depuis une dizaine de jours", précise le syndicaliste. Dans un communiqué publié dans la matinée,  Force Ouvrière dénonce une situation "parfaitement scandaleuse" et clame son "ras le bol de dénoncer à maintes reprises les conduites brutales de certains détenus".

    "Je suis à moitié surpris que les choses aient pu se dégrader au point qu'il y ait eu violences parce que Berkane Makhlouf s'était plaint à plusieurs reprises de ses conditions de détention, a réagi à la mi-journée son avocat, Me Kanifar, sur France 3 Auvergne. Il s'estimait brimé ou en tout cas faire l'objet de brimades. J'ai l'impression que mon client n'est pas désiré, en tout cas par certains membres de l'administration pénitentiaire, et qu'il vit lui-même une détention très difficile", poursuit-il, avant d'estimer qu'il "conviendrait de définir un autre lieu de détention plus adapté". Sur ce dernier point, il est certain qu'il aura tout le soutien des syndicats pénitentiaires...

     

    A lire aussi : Fiona : la mère et le beau-père ont tenté de cacher un hématome une semaine avant
    A lire aussi : La mère de Fiona désormais mis en examen pour "coups mortels aggravés"

    TF1 - 03/11/13

  • Un drone israélien intercepté dans la Bande de Gaza

    Aujourd'hui, 20:02                                      

          

    Un drone israélien intercepté dans la Bande de Gaza
     

    Par La Voix de la Russie | Les militants palestiniens ont déclaré qu'ils ont réussi à intercepter un drone israélien, qui est tombé sur le territoire de la Bande de Gaza.

     L'armée israélienne a reconnu le crash de drone et expliqué l’incident par des problèmes techniques, en qualifiant de mensonges les rapports apparus précédemment disant que le drone aurait été abattu par des tirs du sol.

     L’UAV israélien Skylark est conçu pour effectuer des missions de reconnaissance, et il peut rester dans l'air pendant 3 heures en transmettant des images vidéo haute définition vers la Terre. Sa portée est de 20-40 km, le plafond de service est de 5 km.
     http://french.ruvr.ru/news/2013_11_03/Un-drone-israelien-intercepte-dans-la-Bande-de-Gaza-2915/

  • C'était un 3 novembre...

    3 novembre 2013

    1798 : naissance, à  Palerme, de Caroline de Bourbon-Sicile, future duchesse de Berry, fille de François Ier de Naples et mère du comte de Chambord. Femme énergique et romanesque, elle tentera, sans succès, de soulever la Vendée contre le gouvernement bourgeois de Louis-Philippe et sera quelque temps emprisonnée à la citadelle de Blaye.

    1897 : naissance à Civens (Loire), du journaliste et historien contre-révolutionnaire, le comte Léon de Montaigne de Poncins, auteur de multiples ouvrages (quelques-uns ici) sur les questions judaïque, bolchevique et maçonnique, notamment en collaboration avec le comte Emmanuel Malinsky : Les Forces secrètes de la Révolution, La dictature des puissances occultes, Tempête sur le monde, La Guerre occulte. A la tête d’un véritable de renseignement parallèle, ce catholique fervent a joué tout au long du XXe siècle un rôle majeur dans les coulisses des milieux contre-révolutionnaires.

    1916 : victoire de la bataille de Verdun.

    1940 : bombardement de Libreville, par les troupes anglo-gaullistes, qui débarquent le 10 novembre suivant en Afrique équatoriale française.

    1944 : le chef des « Croix fléchées » (organisation nationaliste, chrétienne, fascisante), Ferenc Szalasi, devient Nemzetvezetö (guide de la nation) de la Hongrie, en prêtant serment devant la couronne de Saint Etienne, alors que les troupes sovieto-roumaines sont aux portes de Budapest. Durant trois mois, aux côtés des troupes allemandes, les Hongrois vont conduire une résistance héroïque. La devise des Croix fléchées « Kitartas ! » (« Persévance ! »), prend ici tout son sens.
    La Hongrie devait devenir à partir du 1er mars 1945 un « Etat hungariste corporatiste ». Mais le 13 février, les Soviétiques prennent le contrôle de Budapest et l’ensemble du territoire hongrois est occupé le 4 avril.

    1967 : militant OAS, Claude Tenne, ancien des commandos Delta, réussit à s’évader de la prison forteresse de l’île de Ré. Il sera le seul à avoir jamais réalisé cet exploit.
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    Contre-info.com

  • Martigues: un particulier tire sur ses braqueurs

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    Martigues / Publié le Vendredi 01/11/2013 à 10H11
     

    Après les deux bijoutiers de Saint-Tronc et des Pennes-Mirabeau et le buraliste de Marseille, voilà que ce sont désormais les particuliers qui dégainent plus vite que leur ombre. Un couple de Martégaux ne s’en est en effet pas laissé compter, mercredi soir, quand il a vu surgir deux individus encagoulés et gantés, munis d’une arme de poing.

    Un des malfaiteurs a voulu pénétrer dans leur pavillon situé traverse des Tabourets, après avoir escaladé un grillage, puis parcouru quelques mètres dans le jardin. Repérant le manège de ces intrus, le propriétaire, âgé de 56 ans, s’en est allé chercher dans une remise une arme de poing en sa possession. Mais ses agresseurs étaient déjà parvenus à maîtriser sa femme, âgée de 58 ans. L’homme ne s’est pas démonté. Il a fait usage de son arme à deux reprises.

    Une situation qui a dû faire suffisamment peur aux braqueurs pour qu’ils jugent plus nécessaire de prendre leurs jambes à leur cou que de maintenir plus longtemps leur otage. L’enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Marseille. Elle devra déterminer si le propriétaire a tiré au hasard ou s’il a réellement voulu abattre l’un de ses agresseurs. Aucun blessé n’est à déplorer.

    Les traditionnels relevés de police technique et scientifique ont été effectués sur la scène de crime. Le couple de victimes doit être longuement entendu, afin de préciser les circonstances de ce vol à main armée à domicile, qui aurait pu très mal se terminer.

       

    La Provence