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Blog - Page 880

  • Bernard Lugan : « J’entends l’alouette chanter... »

    vendredi 18 octobre 2013

     

    Bernard Lugan est un historien spécialiste de l’Afrique.
    En 2003, Bernard Lugan était expert au Tribunal pénal international pour le Rwanda.
    Il est l’auteur de nombreuses publications, notamment Huguenots et français : ils ont fait l’Afrique du sud (couronné par le Prix Louis Marin de l’Académie française en 1989), Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours (2009), Décolonisez l’Afrique  ! (2011) et, plus récemment, Les guerres d’Afrique, des origines à nos jours (2013).
    Il dirige la revue et la gazette-en-ligne l’Afrique Réelle.

    Corsaire : Bernard Lugan, bonjour, et merci beaucoup de prendre le temps de répondre à nos questions. Commençons notre entretien par un fait brulant d’actualité.
    Quelle analyse faites-vous de l’actualité migratoire à Lampedusa ? Quelles en sont les causes profondes ?
    Plus largement, de quelles options disposent les nations européennes - et notamment la France - pour éviter le scénario catastrophique du Camp des Saints ?

    Bernard Lugan : Le drame de Lampedusa est une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi devenu un partenaire, pour ne pas dire un allié, dans deux combats essentiels : la lutte contre le fondamentalisme islamiste qu’il avait entrepris d’éradiquer en Libye et la lutte contre l’immigration clandestine transitant par la Libye. Aujourd’hui, les islamistes ont pris le contrôle du trafic transsaharien, dont celui des migrants.
    Le drame de Lampedusa nous plonge directement dans le « Camp des Saints » de Jean Raspail. Ce livre prophétique, puisqu’il date de 1973, décrit l’implosion des sociétés occidentales sous le débarquement de milliers de clandestins arrivés sur des navires-poubelle. Clandestins devant lesquels toutes les institutions s’effondrent en raison de l’ethno-masochisme des « élites » européennes déboussolées par un sentimentalisme qui a pris le pas sur la raison et même sur les instincts vitaux. Relisez le « Camp des Saints », tous les personnages du livre revivent actuellement devant nous dans les médias, à commencer par ces clercs pour lesquels, plus le prochain est lointain et plus il semble devoir être aimé… aux dépens des siens.

    Corsaire : Les révolutions arabes ne sont pas la victoire démocratique que les media européens espéraient. Les pays du Maghreb ou l’Egypte sont-ils faits pour le modèle démocratique que l’Occident rêve de leur imposer ? Quelle est l’alternative réaliste, dans ces pays, à la politique islamiste ?

    Bernard Lugan : De l’Egypte au Mali et à la Libye, nous assistons actuellement à la fin du règne des principes philosophiques occidentaux qui, depuis plusieurs décennies, tuent l’Afrique à petit feu. En Libye, au nom des « droits de l’homme », nous avons chassé un dictateur, avec pour résultat l’anarchie et comme solution nous proposons la démocratie alors que le pays est construit sur une base tribale… Au sud du Sahara, nos « élites » ne veulent toujours pas admettre que le nœud du problème est ethnique comme je l’ai montré dans mes livres et là encore ils n’ont qu’un remède à proposer : la démocratie individuelle alors que toutes les définitions sociologiques sont communautaires.

    Corsaire : Vous mettez toujours en avant la notion de différence que vous opposez à l’universalisme. Pouvez-vous expliquer ?

    Bernard Lugan : Deux remarques : primo je raisonne en anthropologue, secundo, pour l’ethno-différentialiste que je suis, « différent » n’implique pas de notion de hiérarchie.
    Cessons de nous voiler la face en feignant de croire que les Africains sont des Européens pauvres à la peau noire et qu’il suffirait de noyer l’Afrique sud saharienne sous les aides, pour qu’elle finisse, un jour, par ressembler à l’Europe.
    Pour les élites dirigeantes françaises nourries à la mamelle des révolutions du XVIII° siècle, l’homme est le même partout sous des cieux différents, d’où l’idée française d’assimilation par la culture et par l’adhésion aux principes hérités de la révolution de 1789. Bien différente fut l’approche britannique. Jamais, en effet on ne vit les instituteurs de Sa Gracieuse Majesté tenter d’apprendre aux petits Haoussa qu’ils descendaient de « Guillaume Le Conquérant », alors que leurs homologues français faisaient sérieusement et avec devoir, réciter aux enfants algériens le célèbre « Nos ancêtres les Gaulois ».
    Qu’on le veuille ou non, les Africains sont « autres » comme l’écrivait le Maréchal Hubert Lyautey. Sa phrase exacte était même plus forte. Dite dans le contexte d’impérialisme triomphant et de supériorité coloniale des « années 1920 », elle n’en a que plus de portée :

    « Les Africains ne sont pas inférieurs, ils sont autres. »

    Léon Blum, secrétaire général de la SFIO (Section française de l’internationale ouvrière), autrement dit, le Parti socialiste français et Président du Conseil du gouvernement de « Front populaire » en 1936, déclarait quant à lui le 9 juillet 1925 à la Chambre des Députés :

    « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. »

    Tout est dit dans ces deux phrases. D’un côté, Léon Blum, grand homme politique de gauche, socialiste « humaniste », universaliste, imprégné de la culture révolutionnaire française, pétri des idéaux de « 1789 », se croit investi de la mission de les imposer aux autres dans la totale ignorance de ce qu’ils sont et le plus profond mépris de ce qu’ils pensent.
    De l’autre, un officier monarchiste servant la France et non la République- la différence est de taille-, et qui, de par son éducation et ses expériences de terrain, refuse l’universalisme niveleur et se fait le défenseur des cultures et des civilisations de ceux qu’il colonise. Son œuvre marocaine est là pour l’attester.

    Corsaire : Compte tenu de l’identité spécifique de notre Patrie, est-il possible d’assimiler un grand nombre de populations d’origine extra-européenne sur notre territoire ?

    Bernard Lugan : L’unité de la nation française se délite chaque jour un peu plus, l’accélération des phénomènes communautaires démontrant que la France est devenue une juxtaposition de groupes différents du point de vue racial, ethnique, linguistique, religieux, philosophique, politique etc. Ce n’est pas l’Afrique qui suit notre « modèle » mais la France qui se tribalise. Ce qui avait été réalisé quand les immigrants étaient des Européens issus de la même matrice ethno-civilisationnelle, est impossible aujourd’hui, d’où l’utopie de l’assimilation et de l’intégration. Tout cela finira forcément très mal car l’évolution actuelle va contre le principe existentiel de base qui est « un peuple, une terre ».

    Corsaire : Outre vos activités professionnelles et universitaires, vous avez, dans votre jeunesse, milité dans les rangs d’Action française. Le combat monarchiste a-t-il encore une place aujourd’hui ? Ou faut-il que les patriotes se battent en priorité pour la sauvegarde de notre souveraineté, de notre identité et de nos traditions, plutôt que de lutter pour une idée royale que d’aucuns jugent idéaliste ?

    Bernard Lugan : La « République » est à bout de souffle et elle meurt sous nos yeux. Je n’en porterai pas le deuil… mais le problème est qu’elle entraîne la France avec elle.
    Nous vivons une révolution dont nous n’avons pas fini de mesurer les effets et dont le résultat est que, dans les années à venir, l’expression politique va devenir ethnique, comme en Afrique. Les « primaires socialistes » de Marseille l’ont d’ailleurs préfiguré. De grands bouleversements s’annoncent et les vieilles idéologies révolutionnaires triomphantes depuis les deux conflits mondiaux comme l’a magnifiquement expliqué Dominique Venner dans son livre intitulé « Le siècle de 1914 » vont être balayées. Les temps ne sont donc plus aux discussions byzantines sur le « sexe des anges », sur le « drapeau blanc » ou sur tout autre sujet pouvant nous diviser, mais au nécessaire rassemblement avant le combat de survie qui nous attend. Chez les Gaulois, quand un danger mortel menaçait et qu’il fallait oublier les querelles subalternes pour réaliser l’union, des envoyés allaient de village en village arborant la représentation d’une alouette, ce qui signifiait que la mobilisation générale était demandée. Or, en ce moment, j’entends l’alouette chanter…

     

    Le Rouge & le Noir

  • Londres invite les immigrés clandestins à rentrer chez eux... par texto

    Dernière modification : 18/10/2013 

    - Immigration clandestine - Royaume-Uni


            Londres invite les immigrés clandestins à rentrer chez eux... par texto          

     
     

    Après les camionnettes placardées d'affiches "Go Home" à l'intention des immigrés illégaux, le gouvernement britannique a envoyé un texto à près de 40 000 personnes soupçonnées d'être en situation irrégulière, les invitant à quitter le territoire.

     
    Par FRANCE 24   (texte)
     

    "Nos registres montrent que vous pourriez ne pas être en droit de rester au Royaume-Uni. Merci de nous contacter afin que nous puissions discuter de votre cas": près de 40 000 personnes, soupçonnées d’être en situation irrégulière, ont reçu ce texto des autorités britanniques entre septembre 2012 et juin 2013.

    En ajoutant celles contactées par courrier, e-mail ou téléphone fixe, 58 800 personnes au total ont été ainsi approchées par le Ministère de l’Intérieur, qui les invite à se faire connaître et, en cas d’irrégularité avérée, à quitter le territoire.
     
    Marge d’erreur
     
    Qualifiée de "proactive" par le gouvernement, la méthode a soulevé des critiques au Royaume-Uni de la part de l’opposition, comme de la société civile, qui a dénoncé des erreurs de destinataires.  Selon le ministère de l’Intérieur, seulement 14 personnes sur les 58 800 contactées n’étaient pas concernées par le texto. Les militants des droits civiques affirment qu’elles ont été bien plus nombreuses à recevoir le message à tort.
     
    Suresh Grover, militant des droits de l’Homme, et Bobby Chan, avocat spécialiste de l’immigration, ne décolèrent pas depuis qu’ils ont vu le message laconique s’afficher sur l’écran de leur téléphone. "Je suis arrivée en Grande-Bretagne en 1966 avec mes parents, je suis né en Afrique de l’Est et j’ai un passeport britannique", a expliqué Suresh Grover dans les colonnes du quotidien The Independent, se disant "choqué" et "horrifié"  d’avoir été contacté de la sorte.
     
    Si le ministère se défend d’avoir envoyé le message à Suresh Grover, ce dernier a déclaré à la BBC vouloir porter plainte. Plus de 140 plaintes ont été reçues à ce jour par les autorités.
     
    "Go Home"
     
    Le secrétaire d'État à l'Immigration, Mark Harper, a défendu sa politique, déclarant qu'il n'avait "pas de problème à dire aux personnes qui sont là illégalement qu'elles ne devraient plus l'être". Il a ajouté que la campagne "Go Home" (Rentrez chez vous), pourrait être étendue au reste du pays.
     
    Cette campagne, vivement critiquée outre-Manche, a été testée pendant deux semaines en juillet dans six  quartiers londoniens à forte population étrangère. Deux camions, ornées d’une affiche représentant une paire de menottes géante, portait le slogan: "Illégal au Royaume-Uni ? Rentrez chez vous ou prenez le risque d’être arrêté". Prospectus et affiches proposant une aide au retour ont également été distribués.
     
    La tournée des camions, appelés "racist vans" par leurs détracteurs, avait suscité une vive émotion en Grande-Bretagne l’été dernier. Les organisations des droits de l’Homme avaient accusé le gouvernement de créer un climat de peur et d’intolérance. La coalition au pouvoir elle-même s’était divisée sur la question.
  • Comité Miss France: Alain Delon se retire

    Par Laurent Chignaguet Publié le 18/10/2013 à 16:21 

     
    Miss France: Alain Delon se retire
    © Capture d'écran
     
    Alain Delon contre-attaque! Une semaine après que le Comité Miss France a décidé de prendre ses distances avec l'acteur, suite à son soutien affiché au Front national, celui-ci annonce, dans un courrier envoyé aujourd'hui à l'AFP, sa décision d'abandonner son titre de président d'honneur à vie du Comité. Il brillera donc par son absence lors de la prochaine élection, le 7 décembre à Dijon.

    «Votre comité a cru bon de réagir publiquement, avec véhémence, à mes propos sur la politique de la France. Vous en avez parfaitement le droit. Mais ce n'est pas vous qui me lâchez, c'est moi qui pars, écrit Alain Delon dans une lettre envoyée aujourd'hui à l'AFP. Votre polémique est aussi absurde que narcissique et obsessionnelle. Votre attitude est un mépris à l'égard de votre public qui est en droit de voter pour qui il veut, un déni de réalité manifeste. Par conséquent, je me démets officiellement de mon titre de président d'honneur à vie du Comité Miss France

    Cette décision fait suite à la publication, le 11 octobre, d'un communiqué de la société Miss France indiquant ne pas s'associer «aux propos qui ont été tenus; elle rappelle, par ailleurs, que l'élection Miss France est un événement et une grande émission de divertissement populaire qui réunit tous les Français et qu'elle est par nature à l'écart de toutes prises de positions politiques. Monsieur Delon a été choisi par la société Miss France uniquement pour son parcours d'acteur et sa stature internationale. L'élection a pour but de valoriser toutes les régions de France et réunit des jeunes femmes de toutes origines. Nous demandons au jury de l'élection ainsi qu'aux candidates elles-mêmes de ne pas faire état de leur couleur politique, religieuse et idéologique.»

    Dans un entretien accordé au quotidien suisse Le Matin le 9 octobre, Alain Delon avait expliqué que «les gens en ont marre qu'on leur parle comme on le fait. Ils veulent de l'action... Voilà pourquoi le Front national prend une place très importante et ça, je l'approuve, je le pousse et le comprends parfaitement bien.»

    LE FIGARO TV

     

    Bravo, Alain Delon! 

  • Marion Maréchal-Le Pen dénonce le "show" de Manuel Valls sur RTL - 16/10/13


    Marion Maréchal-Le Pen dénonce le "show" de... par rtl-fr

     

    16/10/13

  • Procès Dieudonné en appel: quenelles, LDJ, ananas et compagnie !

    Publiée le 17 oct. 2013

    Jeudi 17 octobre avait lieu le procès "Shoananas" en appel...

    A finalement été requis contre Dieudonné 20 jours de prison ferme pour avoir écrit mis en scène cette chanson. Le délibéré aura lieu fin novembre...

     

    A voir jusqu'à la fin absolument!

    C'est le procès de la liberté d'expression d'un humoriste français.

     

     

     

     

     

     

     

  • Y’a des choses qui me tracassent. Mais ils sortent d’où, ces Erythréens ?

    Lampedusa-500x283.jpg

     

    17 octobre 2013

                            

    Bien sûr, ils sortent d’Erythrée. Enfin on suppose. Mais encore ? A Lampedusa, c’est maintenant plein d’Erythréens. Comme ils ont échappé à la mort, il ne faut pas trop les bousculer. N’empêche que leur histoire, c’est comme leurs bateaux : elle ne tient pas debout.

    Il y a une chose qui me tracasse. Et pas depuis la semaine dernière. A chaque fois qu’un rafiot accoste sur les côtes européennes, bondé de migrants soi-disant miséreux, fuyant qui la pauvreté, qui la guerre, qui la famine, qui sa belle-mère, on nous raconte que ces gens-là nous sont arrivés grâce aux passeurs, lesquels se sont bien sûr faits payer, et pas avec des grains de mil. On nous dit aussi, sans que nul ne s’interroge, qu’il y a un tarif plancher qui est de 1000 euros.

     

    On ne sait pas trop si c’est 1000 euros par tête de pipe ou par famille, encore qu’il semble peu probable que le tarif soit uniforme selon que le passager prenne une place sur le bateau ou une demi-douzaine.

    Les derniers arrivants provenaient d’Erythrée. « De l’Ethiopie, nous sommes allés au Soudan, puis en Libye. Et nous sommes arrivés ici », déclarait l’un de ces migrants en anglais compréhensible devant les caméras, sa petite mine trouvant ainsi sa justification. C’est vrai que ça fait de la route. Et des sous. En Erythrée, le revenu moyen est de 560 dollars par an. Le calcul est en dollars parce que c’est la Banque mondiale, installée à Washington, qui le livre. En monnaie bien de chez nous, ça donne 412 euros. Par an. Soit 34 euros par mois. Je divise juste par douze parce qu’il paraît que là-bas, il n’y a pas de treizième mois.

    Mais comment font-ils pour économiser autant ?

    Ainsi donc, pour venir en Europe – seul –, un Erythréen à l’agonie, n’ayant pas d’autre choix que de gagner l’Europe s’il veut survivre, est capable de débourser près de trente mois de revenus, soit deux ans et demi de gains qu’il a économisés mois après mois tout en faisant vivre – chichement, on s’en doute – sa famille ? On se fout de qui ? A titre de comparaison, c’est comme si un Français, pour passer à Londres, avait dû débourser 87000 euros, rien que pour le passeur! Pour arriver les poches vides, n’ayant même pas de quoi se payer un ticket de métro, ce qui après tout n’est pas farfelu puisque ce sont les hébergeurs qui payent tout.

    En Erythrée – ou ailleurs, en Ethiopie, en Somalie, au Soudan, etc. –, le gus qui peut sortir une telle somme n’est pas un pauvre paysan – au fait, on regarde leurs mains? – dont la récolte a péri à cause du soleil caniculaire, vous ne savez pas ce que c’est mon pôv’ monsieur. Il ferait même plutôt partie des privilégiés d’une société très inégalitaire. Des privilégiés qui, en Erythrée, ne peuvent l’être que s’ils sont bien vus par le régime à parti unique de Issayas Afewerki, un « grand frère paranoïaque et terrifiant » comme le décrivait « Le Monde » il y a quelques jours, « gardien d’un Etat mi-caserne mi-prison » et dernier maoïste en fonction sur la planète!

    Autant dire que pour gagner un peu de sous, il vaut mieux être dans ses petits papiers et que la spéculation boursière – sait-on jamais, l’Erythréen pourrait jouer en bourse pour se payer le voyage – n’est pas la spécialité locale. L’esclavage est plus courant. Le pillage aussi. L’Erythrée est un pays en guerre perpétuelle, réelle ou larvée, contre l’Ethiopie. Ça entretient le moral des troupes et la solde des combattants, ceux de l’armée ou ceux des milices. L’autre moyen de faire fortune est d’être malhonnête (non, ce n’est pas pareil). Par le marché noir, les accointances avec les mafias, tout ce qui prolifère habituellement sous une dictature.

    T’as survécu tu peux rester…

    La question du financement de la traversée des déserts puis de la Méditerranée n’étant pas résolue, il y a une deuxième chose qui me tracasse. Toute bête. Pourquoi ces échappés du naufrage, une fois arrivés sur nos côtes, ne sont-ils pas renvoyés d’où ils viennent, vu qu’on sait très bien d’où ils arrivent puisqu’ils se disent eux-mêmes Erythréens ? Un avion cargo, qui leur paraîtra le summum du luxe après ce qu’ils ont vécu et hop! direction Asmala et son aéroport. Ben non, allez savoir pourquoi, on se les garde. A croire que c’est le cadeau bonus, mieux que les Jeux panafricains qui n’ont lieu que tous les quatre ans : quiconque a survécu au concours a gagné le droit de rester en Europe!

    Au lieu de dire merci pour avoir été sauvés, les mecs, tranquilles, râlent…

    J’ai vu un reportage épatant. Les mecs râlaient. Au lieu de dire merci pour être en vie, au lieu de faire profil bas pour avoir pris la mer sans savoir nager ou pour avoir entraîné toute leur petite famille dans une traversée hautement périlleuse, les mecs, tranquilles, râlaient. Il y avait celui qui engueulait une assistante sociale italienne parce qu’il n’avait pas de nouvelles de son fils, qui avait été sauvé mais se trouvait à Malte, séparé, rendez-vous compte, de son papa et de sa sœur, mais vivant, ohé, vivant mec! Et sauvé par qui, hein? Pas par son papa il me semble!

    Il y avait celui qui râlait parce que, rendez-vous compte, il était en Europe, terre de liberté et toussa toussa, et il se trouvait dans un centre de rétention, où il n’avait strictement rien à battre qu’on le loge, qu’on le nourrisse, qu’on lui permette de téléphoner à sa famille restée au pays – tiens donc… et au fait, combien d’Erythréens ont le téléphone, hum? – sans même lui demander son passeport, et pour cause, non, il râlait parce qu’il voulait se promener et qu’on lui demandait, poliment, de bien vouloir attendre que certaines formalités soient achevées. Il y avait enfin ce lui qui, ayant des connaissances en Norvège et ayant vu à la télé ou sur une carte postale que là-bas, il y avait de belles maisons et toute sorte d’aides – si si, il l’a dit! –, voulait y partir pas plus tard que tout de suite…

    Tout ça a fini par me rappeler une vieille histoire, du temps des cours de récréation. « Pince-mi et pince-moi sont dans un bateau. Pince-mi tombe à l’eau. Qui est-ce qui reste? » Il paraît que c’est la première fois qui fait mal. Il y a juste que ce n’est pas la première fois.

    Marc Bertric

    Article et image de l’hebdomadaire “Minute” du 16 octobre 2013, reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

       

    [cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

  • La Rochelle: un SDF frappé et brûlé dans un état grave

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    Un SDF d’une cinquantaine d’années est entre la vie et la à l’hôpital de Nantes, après avoir été frappé et brûlé vif dans la nuit de mardi à mercredi en plein centre-ville de La Rochelle.

    Les médecins ont indiqué qu’il était dans un état «préoccupant, mais stable» selon le quotidien local Sud-Ouest.

    Le drame a éclaté aux alentours de 2 heures du matin. L’homme aurait été traîné sur plusieurs mètres, sous les arcades de la rue du Minage. Son ou ses agresseurs ont ensuite mis le feu à ses vêtements. Les pompiers, alertés par un passant, sont intervenus à 2h15 pour porter secours au malheureux qui souffre de graves brûlures au visage et à la .

    «Les blessures constatées ont été occasionnées par l’intervention extérieure d’un ou plusieurs tiers», a-t-on indiqué au parquet, précisant qu’il n’y avait «aucun témoin direct» de cette agression.

    Selon cette même source, l’homme était «connu des autres sans domicile fixe comme un habitué de la rue du Minage» où les sans-abri profitent de la protection des arcades.

    Sources : Sud-Ouest / France3 / Le Parisien / Le JDS

     

    Il faut être une racaille IGNOBLE pour faire ça à un pauvre homme !

  • Panorama des 30 pays les plus christianophobes

     

    L'Aide à l'Eglise en détresse (AED) dresse le tableau de la situation des chrétiens entre 2011 et 2013 dans les 30 pays les plus christianophobes. En voici une traduction (le rapport étant rédigé en anglais) :

    Les pays où les persécutions ou l'oppression contre les chrétiens sont extrêmes :

    • Erythrée : forte dégradation. Persécution reforcée début 2013 avec l'arrestation d'au moins 191 chrétiens. Entre 2 000 et 3 000 chrétiens continuent de subir torture ou mauvais traitements en prison.
    • Afghanistan : forte dégradation. La seule église officielle encore debout a été détruite en mars 2010. Les personnes engagées dans des associations humanitaires chrétiennes ont été expulsées pour prosélytisme.
    • Vietnam : forte dégradation. Le décret 92, prenant effet le 1er janvier 2013, a étendu le contrôle du gouvernement dans un pays déjà très restrictif sur le plan de la liberté religieuse.
    • Pakistan : dégradation. Des chrétiens tués et des maisons détruites à la suite d'accusations de blasphème. Les femmes issues des minorités religieuses subissent davantage de harcèlements sexuels ou d'autres abus.
    • Chine : dégradation. Le gouvernement contrôle étroitement les activités religieuses : les prêtres "officiels" qui défient l'Etat sont punis, les communautés non reconnues font l'objet de descentes de police.
    • Maldives : dégradation. En vertu de la Constitution, les non-musulmans sont privés de citoyenneté et les lois doivent être islamo-compatibles. Appels à l'application complète de la charia.
    • Corée du Nord : situation inchangée. Officiellement athée, l'Etat fait exécuter les personnes surprises en train de prier. Les prisonniers religieux subissent la torture et les pires abus.
    • Arabie saoudite : situation inchangée. Le pays reste en tête de ceux qui bafouent le plus la liberté religieuse - par exemple, une simple réunion de prière chez soi justifie une descente de police.

    Persécutions ou oppression élevées, voire extrêmes :

    • Syrie : forte dégradation. Les chrétiens ont été menacés, chassés de leurs maisons et parfois tués à cause de leur foi. Des évêques et des prêtres kidnappés, certains toujours portés disparus.
    • Egypte : forte dégradation. Exode d'au moins 200 000 chrétiens depuis février 2011. Rapts de jeunes filles, assauts, meurtres de chrétiens à cause de leur foi, destructions et fermetures d'églises.
    • Iran : forte dégradation. Augmentation des arrestations, tortures, séquestrations de croyants, mais également des raids contre les églises et des confiscations de bibles.
    • Nigeria : forte dégration. Augmentation des attaques contre les édifices religieux et les maisons des chrétiens. Depuis 2007, plus de 700 églises ont été attaquées, la plupart par des islamistes voulant imposer la charia.
    • Irak : légère amélioration. L'exode des chrétiens continue avec les attaques contre les personnes et les édifices. Mais les attaques de grande échelle qui ont marqué la période 2009-10 se sont réduites.

    Persécutions ou oppression élevées :

    • Soudan : forte dégradation. Attaques d'églises et arrestation du clergé à la suite des déclarations du président Omar al-Bachir, voulant faire du Soudan un Etat totalement islamique.
    • Ouzbékistan : forte dégradation. Raids pendant les offices et censure des publications - au moins 37 personnes ont été arrêtées pour possession de littérature religieuse illégale entre 2012 et 2013.
    • Inde : dégradation. Le gouvernement a été complice dans certains Etats de violences (mutilations faciales, destructions d'églises, profanations de tombes) perpétrées par des radicaux hindous.
    • Sri Lanka : dégradation. Probable augmentation des attaques contre les églises et les prêtres : de janvier à mai 2013, au moins 45 cas de persécutions ont été recensés.
    • Biélorussie : situation inchangée. Les communautés ont besoin d'une autorisation de l'Etat pour mener leurs activités et célébrer des offices publiquement. Non reconnues, certaines ont fait l'objet de descentes de police lors de réunions et leurs biens ont été saisis.
    • Turkménistan : situation inchangée. Très peu de communautés reçoivent un agréement, et la littérature religieuse est strictement controlée. Les chrétiens craignent les arrestations, la confiscation de leurs bibles et les fermetures arbitraires d'églises.
    • Laos : amélioration. Quelques progrès, mais les personnes accusées de blasphème sont toujours emprisonnées sans procès. Localement, les autorités ont expulsé des croyants de leur village.

    Persécutions ou opression modérées, voire élevées :

    • Indonésie : forte dégradation. Forte hausse des attaques contre les églises et des pressions pour les fermer, montée du sectarisme anti-chrétien liée à l'influence grandissante de l'extrémisme islamiste.
    • Birmanie : situation inchangée. L'armée exerce des pressions sur les chrétiens pour qu'ils se convertissent au bouddhisme. Elle tente de prendre le contrôle de certaines régions, en menant une répression ethnico-religieuse.

    Persécutions ou opression modérées :

    • Mali : forte dégradation. La campagne militaire menée par Al-Qaida au Nord Mali au printemps 2012 a visé les chrétiens. 200 000 d'entre eux ont fui la région.
    • Tanzanie : forte dégradation. Des chrétiens battus, parfois tués, tandis que les évêques s'inquiètent de l'expansion du fondamentalisme musulman venu d'Arabie saoudite.
    • Bosnie-Herzégovine : dégradation. L'islamisme radical montant, notamment wahhabite, essaie de chasser les catholiques de certaines parties du pays.
    • Israël et Palestine : dégradation. Augmentation des attaques contre des édifices religieux dans certaines régions d'Israel. Peur de l'empiètement islamique dans certaines zones palestiniennes.
    • Turquie : situation stable, voire meilleure. Les commentateurs sont divisés, certains voyant quelques signes de progrès, les autres remarquant que la plupart des difficultés demeurent.
    • Cuba : amélioration. Certaines églises sont retournées dans le giron de l'Eglise catholique mais de nombreux croyants subissent des restrictions. Violentes attaques contre les chrétiens.
    • Zimbabwe : forte amélioration. Fin de la persécution contre l'Eglise anglicane. Excomunié, l'ancien évêque anglican d'Harare, Nolbert Kunonga, a reçu l'ordre de rendre tous les biens de son église, qu'il avait saisis.

    Posté le 17 octobre 2013 à 20h16 par Louise Tudy

    Le Salon Beige

  • Les mensonges du père de Leonarda


    L'affaire Leonarda prend une nouvelle tournure. De nouvelles révélations souligne que le père de la jeune collégienne "kosovare", renvoyée dans son pays le 9 octobre, après près de cinq ans de présence en France, aurait omis plusieurs informations sur sa situation.

    Selon nos informations, le père de Leonarda a admis avoir utilisé et versé à son dossier de demande d'asile un faux certificat de mariage, acheté 50 euros à Paris en 2011.

    Femme et enfants nés en Italie

    Il a également menti sur le pays d'origine de sa famille. "Toute la famille, ma femme et mes enfants, sont nés en Italie. Ils n'ont rien à voir avec le Kosovo", a déclaré Reshat Dibrani à BFMTV. En revanche, lui serait bien né au Kosovo.

    Cela expliquerait pourquoi les enfants disent ne pas parler l'albanais. "Je ne sais pas parler cette langue", a ainsi témoigné Leonarda, qui a dit "avoir peur de sortir de chez elle" et de "se perdre". Les enfants parlent français, italien et un peu rom.

    Reshat Dibrani, âgé de 43 ans, aurait quitté le Kosovo en 1973 ou 1974.

    A lire aussi

    BFM TV - 17/10.13

  • Leonarda: RESF et l'enseignante avaient donné leur accord pour son expulsion

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    Selon un compte-rendu interne de la police écrit avant la polémique, une enseignante accompagnant la sortie scolaire de la jeune Rom kosovare et un membre de RESF ont «sollicité une prise en charge discrète» de l'adolescente.

     
     

    Selon un telex interne de la police aux frontières (PAF), dont Le Figaro a eu connaissance et qui fut rédigé bien avant que la polémique sur l'affaire Léonarda n'éclate - mais avant l'expulsion de la jeune Kosovare - les fonctionnaires de la PAF du Doubs ont récupéré la jeune fille en accord avec l'enseignante encadrant la sortie scolaire du 9 octobre, mais aussi en parfait accord avec le représentant du Réseau éducation sans frontières (RESF) présent sur place, en bas du car, devant le collège Lucie Aubrac de Doubs.

    «Le professeur encadrant la sortie scolaire et un membre de RESF sollicitent une prise en charge discrète de la jeune fille par les policiers», spécifie le compte-rendu de l'affaire, accessible dans les fichiers de travail de la PAF. Un élément embarrassant pour l'association de défense des mineurs étrangers scolarisés et qui attesterait, selon les syndicats de policiers, de la «bonne foi» de leur collègues impliqués dans cette affaire.

    LE FIGARO - 17/10/13

     

    Derrière l'"émotionnisme", les immigrationistes !

     

  • Des milliers de lycéens mobilisés par l'extrême-gauche contre l'expulsion de Leonarda

    http://www.leparisien.fr/politique/affaire-leonarda-des-eleves-bloquent-leurs-lycees-a-paris-pour-protester-17-10-2013-3233873.php

    + VIDEO

     

     

  • William TURNER (1775-1851)

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    L'éruption du Vésuve - 1817

     

  • Florian Philippot invité des Echos

  • Dieudonné prépare une nouvelle pièce sur le « mariage pour tous »

     17 octobre 2013

    Sera-t-elle homophobe ?
    Bien pire que cela d’après l’humoriste, dans cette bande-annonce parodique.

    Contre-info.com

  • Léonarda : son père, un homme "violent", qui "n'a jamais travaillé"

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    JUSTICE - Alors que la polémique ne désenfle pas suite à l'expulsion de France de la jeune Rom kosovare Leonarda, les langues commencent à se délier sur le mode de fonctionnement de la famille Dibrani. Et le portrait dressé du père n'est guère reluisant.

     
    Léonarda 15 ans (à droite), et Maria Dibrani 17 ans, auraient été victimes de coups donnés par leur père, Resat Dibrani. Photo : Visar Kryeziu/AP/SIPA
  • Pour 46% des Français, Marine Le Pen est le "meilleur opposant" à François Hollande et Jean-Marc Ayrault

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    Pour 46% des Français, la présidente du Front National est la meilleure opposante au Président François Hollande selon un sondage CSA pour BFMTV.

     

    Pour près d’un Français sur deux (46%), la présidente du FN est "la meilleure opposante à François Hollande et à Jean-Marc Ayrault", selon un sondage exclusif CSA pour BFMTV publié ce mercredi 16 octobre 2013.

    La présidente du Front national devance, de très loin, François Fillon (18%), Jean-Luc Mélenchon (13%), Jean-François Copé (13%), Jean-Louis Borloo et François Bayrou (5%). Le total des deux UMP – Fillon et Copé – n’atteint que 31%.

    Pour les sympathisants de gauche, c’est sans surprise Jean-Luc Mélenchon qui arrive en tête (29%) devant François Fillon (22%). Marine Le Pen et Jean-François Copé sont à égalité (19%).

    Pour les sympathisants du FN, ils sont quasi-unanimes (93%) sur la capacité de challenger de Marine Le Pen.

    Plus étonnant, les sympathisants de droite placent Marine Le Pen devant François Fillon (32% contre 31%), et le président de l’UMP Jean-François Copé (22%).

     

    Sources : CSA / BFMTV / Youtube / Le JDS

     

  • Kosovo : quelques années après le Grand Remplacement

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    13 octobre 2013

                                                                    

     

    Kosovo, août 2013 : un étrange mélange d’absurde, d’horreur, de charme et de merveilles.

    Au Kosovo, l’intervention « occidentale » contre la Serbie, effectué au nom de la protection humanitaire des Albanais musulmans, a débouché sur l’épuration ethnique des Serbes orthodoxes. Quatorze ans plus tard, voici le témoignage d’une correspondante italienne sur la situation réelle.
    Polémia.

     


     

    L’absurdité d’un « Etat » qui naît de bombardements de civils et d’intérêts étrangers plutôt que d’une histoire et d’une volonté nationales.

    Un « pays » où le choc des civilisations se manifeste en tout : aux noms serbes barrés sur les panneaux ; aux cimetières chrétiens en ruines parce qu’il est interdit aux Serbes de s’y rendre ; aux drapeaux albanais plantés sur les milliers de maisons en construction avant même que celles-ci ne soient finies…

    Le peuple serbe, celui-là même qui baptisa les fleuves, montagnes et villages du Kosovo ; qui y construisit ses splendides monuments ; qui mit en valeur le territoire, y est aujourd’hui enfermé dans des enclaves, prisons à ciel ouvert. Dangereux d’en sortir car chaque contact entre les deux communautés, serbe et albanaise, pourrait dégénérer en un conflit qui enflammerait à nouveau la poudrière balkanique. Et de toutes façons, il n’y a rien ici pour un Serbe hors de son enclave.

    Les Serbes des autres villes et villages de ce qui était encore avant 2008 une région de la Serbie, ne peuvent toujours pas retourner dans leur maison. Ils en furent sauvagement chassés durant les pogroms de 2004 où huit d’entre eux trouvèrent la mort et une grande part de leur patrimoine religieux et architectural fut détruite (1). L’absurde est que cette chasse au Serbe se produisit devant 20.000 soldats des forces militaires internationales, immobiles et incapables de freiner la furie albanaise.

    Kosovo : Quelques années après le Grand Remplacement

    Monastère orthodoxe serbe, Granica, enclave serbe près de Pristina

    Avec le départ forcé d’environ 300.000 Serbes, la situation s’est beaucoup calmée. Pourtant, on tue encore au Kosovo. En avril 2013 un vieil homme serbe a été assassiné pour avoir revendiqué la propriété de sa maison. Oui, ici l’on meurt pour vouloir vivre sur la terre de ses ancêtres (2).

    Alors on reste dans son enclave. Cela signifie ne plus avoir de travail, être coupé du reste du monde, devoir prendre un des rares bus rigoureusement titrés « service humanitaire » pour se rendre chez le médecin… à plusieurs centaines de kilomètres : en général à Kosovska Mitrovica, cette absurde ville coupée en deux par un pont où les positions des snipers (albanais au sud, serbes au nord) sont encore aménagées et prêtes à l’emploi.

    Kosovo : Quelques années après le Grand Remplacement

    Mitsovica, panneau à l’entrée du pont de Mitsovica

    Mitrovica, une ville de la République du Kosovo pour certains, une ville de la Serbie pour d’autres.

    La contradiction de cet Etat fantoche se profile dès que l’on y pénètre, en traversant la douane kosovare d’une part (où sont toujours présents les militaires de la mission européenne Eulex) et, quelques mètres plus loin, une simple ligne administrative de la Serbie qui ne reconnaît pas l’existence de la République du Kosovo et jure qu’elle ne lâchera jamais ses citoyens restés dans le berceau de leur nation.

    Une promesse cependant peu visible dans ces enclaves : pourquoi si peu est-il fait ? Pourquoi est-ce la solidarité internationale, et souvent de petites associations de bénévoles, qui sont là pour fournir le matériel nécessaire à ce qui reste de quelque hôpital quand il y en a un ? Pourquoi sont-ce ces associations (Amici di Decani, Belove Revolution, Solidarité Kosovo) qui, avec les monastères, parviennent à porter un repas quotidien aux Serbes des enclaves les plus isolées ?

    Parce que la réalité des enclaves serbes c’est l’abandon : politique, médiatique, humain.

    En Kosovo et Métochie (3) ce ne sont pas seulement ces situations qui rappellent l’horreur de la guerre et des pogroms, c’est la suie partout visible dans les anciens quartiers serbes ; les traces de bombardements ; les établissements productifs détruits ou abandonnés ; les gravats des monastères démolis ; la présence des soldats internationaux devant chaque site chrétien…

    Et si cette horreur ne saute pas encore aux yeux, les plaques érigées en honneur des terroristes de l’Uçk s’en chargeront : tous les deux cents mètres un monument, décoré du récurrent drapeau rouge avec l’aigle noir à deux têtes. Car dans la tradition des Albanais, chaque place où a coulé le sang albanais devient terre albanaise. Une autre façon – outre la volonté de se faire identifier comme les seuls « kosovars » (4)– de légitimer leurs revendications sur ce territoire.

    L’horreur, ce sont aussi les plaques des dizaines ou des centaines de Serbes victimes d’un des plus féroces trafics d’organes de l’histoire (5) ; et aussi les jeunes filles qui vendent leur corps et leur dignité pour quelques euros.

    Ce sont les conditions d’existence d’un peuple européen qui nous ressemble tant, mais qu’une situation politique empêche de vivre comme nous, la dépression qui touche les plus âgés, ceux qui ont connu une vie « normale » avant la guerre et l’indépendance.

    Voici donc le résultat de siècles de déplacements artificiels de populations et de stratégies géopolitiques étrangères.

    Le charme d’un peuple qui a maintenu son identité

    Le Kosovo c’est aussi le charme d’un peuple qui, malgré l’horreur et l’absurdité de sa situation, a maintenu vivante son identité à travers les siècles, pendant lesquels diverses forces et empires ont tenté de faire oublier son histoire et sa culture. Ottomans, Austro-Hongrois, Yougoslaves de Tito, Albanais et Américains. Non, il n’est pas si facile d’effacer l’existence des Serbes en Kosovo et Métochie !

    Une identité forte, faite de fierté et d’obstination, d’extrême hospitalité et dignité. Un des traits de caractère serbes les plus séduisants est leur haut sens de la famille, unie, harmonieuse et nombreuse. La revoilà l’obstination serbe : il vit dans un enclos dévasté mais ne connaît pas le fils unique et continue à faire des enfants !

    Kosovo : Quelques années après le Grand Remplacement

    Monastère fortifié orthodoxe serbe de Manasija

    Impossible donc de ne pas tomber sous le charme des personnes rencontrées le long du chemin : celles qui ont décidé de rester sur leur terre quoi qu’il en coûte, maintenant, et transmettant la civilisation serbe au Kosovo ; celles qui consacrent leur vie à aider cette minorité ostracisée, à améliorer le monde dans ce petit coin du continent. Une présence qui procure joie et espérance aux autochtones et qui se concrétise dans la construction de maisons pour les plus démunis, la création d’écoles, de cantines populaires, de fermes sociales, l’approvisionnement hospitalier et pharmaceutique… Une fraternité européenne touchante et… nécessaire, car tout manque ici. Du lait à la liberté.

    Et s’il y en a pour ne pas vouloir partir, c’est aussi parce que le Kosovo est le cœur historique de la Serbie, siège de l’Eglise et du patriarcat serbe orthodoxe (6). C’est en entrant dans un de ses nombreux monastères que l’on en comprend la portée : l‘émerveillement l’emporte. Le patrimoine religieux et architectural est d’une incroyable richesse : depuis les somptueuses icônes qui recouvrent chaque centimètre des intérieurs des monastères jusqu’aux reliques mystérieusement intactes du saint roi de Serbie Stefan, aux premières traces d’alphabet cyrillique reporté sur une antique croix de bois, au grandissime – par taille et importance – chandelier fait de la fonte des armes des héros tombés à la bataille de Kosovo Polje (7). Oui, c’est ici que tout cela se trouve, ici, c’est la terre sacrée des Serbes. Avec la beauté en plus.

    Ces monastères sont bien plus que des lieux de culte ou des galeries d’art. Ils font partie intégrante de la société serbe. Ils sont le refuge instinctif de la population en cas de danger, le lieu de travail de nombreux habitants des enclaves, l’autorité et la représentation pour un peuple séparé de ses institutions. Les prêtres et les moines sont en étroit contact avec la population et font preuve d’une chaleur humaine et d’un sens du réel qui souvent font défaut ailleurs. Leur fonction sociale est évidente : guides spirituels, bien sûr, mais garants d’une identité surtout.

    Pour combien de temps encore cette identité, cette culture, ces personnes résisteront-ils ?

    Audrey D’Aguanno
    8/10/2013

    Notes :

    1. Cent cinquante églises ou monastères y ont été détruits depuis la guerre de l’OTAN de 1999. Pendant la même période, quatre cents mosquées ont été bâties, grâce aux générosités d’autres pays comme la Turquie ou l’Arabie Saoudite.
    2. Après les pogroms les Albanais se sont installés dans les maisons des Serbes, qu’ils continuent d’occuper abusivement. Les archives ayant été brûlées et avec elles les cadastres, impossible pour les Serbes de prouver la propriété de leur demeure, qu’ils devraient de toute façon enregistrer auprès de l’administration ou de la police kosovare… entièrement composées de Kosovars d’ethnie albanaise.
    3. Le nom complet de la région, Kosovo et Métochie, est d’origine serbe. Le second terme faisant allusion à « la terre des monastères » il fut abandonné car témoignant de son passé serbe et chrétien. Ces mots n’ont, en revanche, aucune signification en langue albanaise.
    4. Le terme de kosovar semble désormais désigner les habitants ethniquement albanais du Kosovo, au grand dam des Serbes.
    5. La plupart des enquêtes sur le trafic d’organes (source de financement de l’Uçk) ont été ensablées par l’ONU. L’actuel premier ministre et ex-commandant de l’Uçk, Hashim Thaci, ainsi que plusieurs autres hauts fonctionnaires du Kosovo sont toujours mis en examen pour leur implication dans ce trafic.
    6. La région compte la plus grande concentration de sites sacrés chrétiens des Balkans.
    7. La bataille de Kosovo Polje a opposé, en 1389, 12.000 guerriers serbes à 50.000 soldats de l’armée ottomane. La défaite des Serbes signa le début de la conquête turque des Balkans.

    Voir aussi :
    - La grande Albanie : un projet américain contre le monde orthodoxe
    - « Kosovo : une guerre juste pour créer un Etat mafieux » de Pierre Péan

    Image en Une : Kosovo et ses enclaves serbes. Crédit des images : DR.

    Source : Polémia.

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