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25/01/2012

La Suède est devenue "un centre d'antisémitisme"

C’est ce qu’a affirmé le président du Congrès juif européen, Moshe Kantor, au Jérusalem Post, mardi 24 janvier 2012, avant la cérémonie de commémoration qui a eu lieu au Parlement européen à Bruxelles.

« Il est impensable, au 21ème siècle, que des Juifs doivent fuir la ville de Malmoe »

 "La Suède, qui était un pays calme où il n'y avait aucun problème d’antisémitisme  il y a seulement quelques années, est devenue un centre d'antisémitisme", a déclaré Kantor. Il a ajouté qu'il était "impensable, au 21ème siècle, que des Juifs doivent fuir la ville de Malmoe pour aller vivre à Stockholm ou ailleurs."

Le Crif - 25/01/12

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Première rencontre officielle entre le CRIF et la Grande Mosquée de Paris

La Grande Mosquée de Paris et le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) se sont engagés, lors de leur première rencontre officielle, le mardi 17 janvier 2012 à la Grande Mosquée de Paris, sous la présidence du recteur, Dalil Boubakeur, et du président du CRIF, Richard Prasquier, « à faire tomber le mur de la méfiance » entre leurs deux communautés.

« Nos deux institutions, Monsieur le Recteur, mon cher Dalil, ont déjà fait un long chemin ensemble... Elles ont décidé de prendre cette initiative pour marquer la priorité de l’enjeu d’une relation forte et apaisée entre Juifs et Musulmans en France »

 Pour Dalil Boubakeur, "la concitoyenneté doit […] œuvrer pour favoriser un climat de paix sociale en faisant taire les extrémistes d’où qu’ils viennent. L’Islam n’est pas antisémite. L’Islam de France aujourd’hui se veut conscient des problèmes et être en état de les aborder avec sérieux et ouverture d’esprit à la réalité, à la modernité et vivre avec son temps."

 « Nous avons la volonté aujourd’hui de renforcer notre relation et de nous engager, ensemble, avec des convictions communes pour une citoyenneté en partage : lutte contre la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme et rejet de la violence et des extrémismes", a déclaré Richard Prasquier dans son discours d'introduction.

 Au-delà des dirigeants des institutions, ce sont les membres de la Commission pour les relations avec les Musulmans dirigée par Jean Corcos et ceux d’une délégation de la Grande Mosquée de Paris qui se sont rencontrés et exprimés sur des sujets centraux comme la citoyenneté ou encore le blasphème. Les interventions d’Arielle Schwab, de l’écrivain Sadeck Sallem, du rabbin Rivon Krygier et de Maître Hafiz ont été saluées pour leur engagement, mais aussi et surtout leur pédagogie. Sur le blasphème par exemple, Rivon Krygier a notamment rappelé : « en France, le délit d’outrage existe». Mais il ne concerne pas une croyance religieuse, mais le drapeau français. Grâce à la laïcité, « la religion n’est plus en position d’imposer, mais de proposer une croyance. »

 Pour relayer les échanges, étaient présentes des personalités religieuses de premier plan comme Djelloul Seddik, directeur de l'Institut de théologie El Ghazali ou encore Grand Rabbin René-Samuel Sirat, mais aussi des représentants des plus importantes associations d’actions socio-éducatives et de dialogue interreligieux judéo-musulman, comme l’AJMF avec le Rabbin Serfaty, la Fraternité d’Abraham ainsi que des organisations émergentes, comme Shalom Paix Salam.

 Selon la Commission pour les relations avec les musulmans du CRIF, cette rencontre était la première d’un programme de rencontres exemplaires, mais aussi d’actions en commun. Hier, la Grande Mosquée de Paris dénonçait fermement l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic. Aujourd’hui, le CRIF s’élève sans ambiguïté contre les profanations des tombes musulmanes. Demain, il n’est pas exclu que si la République est menacée, les deux institutions fassent entendre leur voix.

 Eve Gani

 Nous publions, ci-après, les allocutions de Dalil Boubakeur et de Richard Prasquier :

 

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Journée Internationale de commémoration de la Shoah: cérémonie au Parlement européen

La Journée qui commémore chaque année la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau (27 Janvier 1945) a été marquée, mardi 24 janvier 2012, au Parlement européen à Bruxelles, lors d'un événement spécial.

« Dès l'an prochain la commémoration annuelle de la journée internationale de la Shoah sera organisée par le Parlement européen lui-même »

 

La cérémonie a été co-organisée par le Congrès juif européen (CJE), présidé par Moshe Kantor, et plusieurs organisations, dont le B'nai B'rith, le Conseil européen des communautés juives, la Conférence des Rabbins européens… et la Coalition Européenne pour Israël. Le tout nouveau président du Parlement européen, l'allemand Martin Schulz, a prononcé le discours d'ouverture en présence du ministre israélien de l’Information, Yuli Edelstein, de Gabriel Bach, qui fut  procureur lors du procès d'Adolf Eichmann, de survivants de l'Holocauste, ainsi que de représentants de l'UE et d'ambassadeurs. Dès l'an prochain la commémoration annuelle de la journée internationale de la Shoah sera organisée par le Parlement européen lui-même, dans le cadre de son programme officiel.

 

Photo : D.R.

http://fr.ejpress.org/article/43095

Le Crif - 25/01/12

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Hollande chasse sur les terres du FN et avertit "les petits caïds"...

Je ne laisserai pas faire. Je ne laisserai pas les ouvriers, les employés aller vers une famille politique qui n’a jamais rien fait pour servir les intérêts de ces classes-là. (...) Je ne laisserai pas s’éloigner au nom de la France des citoyens, nos amis, qui peuvent penser que l’ennemi est ici, qu’il a une couleur et une religion, ce qui serait contraire aux principes mêmes de notre République... ». C'est par ces phrases –ovationnées par la salle– que François Hollande a lancé dimanche, lors de son grand meeting du Bourget (Seine-saint-Denis), sa charge contre l'extrême droite en général, le Front national en particulier. La cicatrice du 21 avril 2002 n'est visiblement pas refermée et reste à gauche, le candidat PS l'a dit, une plaie ouverte.

Cliquez ici !

Cette charge va se poursuivre ce mardi dans le Var, terre sur laquelle l'extrême droite a, depuis longtemps, jeté son dévolu. Jean-Marie Le Pen, alors candidat du FN à l'élection présidentielle, avait recueilli au premier tour de 2007 un score de 13,91% des voix dans ce département. Vendredi, Bruno Gollnisch, l'un des ténors du FN, a annoncé qu'il se présenterait à Hyères dans la 3e circonscription lors des prochaines élections législatives. Cette circonscription était autrefois la chasse gardée de Yann Piat. La filleule de Jean-Marie Le Pen –morte assassinée, sans que le drame ait été depuis complètement élucidé– y avait été élue député en 1986 sous l'étiquette FN.

''Ne nous laissez pas tomber''

Ce mardi, à Toulon, Hyères et la Seyne-sur-mer, François Hollande a donc prévu de s'engager fermement. « Le message que nous avons  reçu de nos camarades du Var, c'était : ''Ne nous laissez pas tomber'', ou plus exactement : ''Ne laissons pas cette terre au Front national'' », affirme-t-on dans l'entourage du candidat socialiste.

Cette volonté de ne pas laisser le Var –et pas seulement ce département– dans l'escarcelle du FN impose cependant au PS de savoir occuper le terrain. « Nous allons faire campagne partout en France, martèle un proche du candidat. Il n'y aura pas de territoire délaissé. » Hollande va se rendre ainsi dans la cité Berthe, à la Seyne-sur-mer. Cette cité, aujourd'hui en réhabilitation, fut dans le passé le théâtre de violences. En 2009, deux habitants du quartier avaient été –c'est un exemple– condamnés à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour agression sur des policiers.

 ''Les petits caïds, je les avertis...''

François Hollande compte aussi détailler ses propositions. Dimanche dernier, au Bourget, le socialiste a surpris en s'engageant sur des thèmes qui mettaient nagère la gauche mal à l'aise, notamment l'insécurité et l'immigration. Au PS, il est vrai, personne n'a oublié l'aveu tardif de « naïveté » de Lionel Jospin, admettant bien après sa cinglante défaite qu'en matière de sécurité, par exemple, son parti n'avait pas vu juste.

« Tous ceux-là, –les délinquants financiers, les fraudeurs, les petits caïds–, je les avertis. Ceux qui ont pu croire que la loi ne les concernait pas, le prochain président les prévient: la République, oui, la République vous rattrapera! », a tranché Hollande au Bourget, en proposant par exemple la création de « zones de sécurité prioritaires ». En matière d'immigration aussi, le candidat s'est voulu décidé: « Présider la République, c’est être ferme, ferme y compris à l’égard de l’immigration clandestine et de ceux qui l’exploitent ». Fidèle à lui-même et, a-t-il dit, aux idéaux de la République, Hollande a, en revanche, défendu avec force l'immigration légale, celle-là même que fustige Marine Le Pen et qu'elle veut réduire, voire supprimer.

Actu France-Soir - 24/01/12

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Loi sur le génocide arménien: une régression civilisationnelle

En votant une loi sur la répression de la négation du génocide arménien le Parlement français a commis une double atteinte : à la liberté d’expression et à l’esprit européen. Explications.

Au XIXe siècle la bataille politique en France s’est concentrée sur la liberté d’expression et d’opinion. L’arbitrage final a été rendu par la grande loi de 1881 sur la liberté de la presse. Son article premier est lumineux : « L'imprimerie et la librairie sont libres ». Ce principe rencontrait alors peu d’exceptions : certes, la diffamation était poursuivie par le Code pénal mais dans un cadre procédural très strict et très protecteur des libertés. En dehors des périodes de guerre et de troubles civils, ce dispositif protecteur des libertés a duré près d’un siècle.

Régression des libertés

Il a été profondément bouleversé en 1972 avec le vote de la loi Pleven. Sous prétexte de lutter contre le « racisme », le délit d’opinion a été rétabli en France et, dans les faits, les débats libres sur l’immigration ont été rendus difficiles.

Nouvelle entorse à la liberté en 1990 avec la loi Gayssot créant le délit d’opinion historique à propos de la « shoah », une loi aboutissant à mettre en prison des hommes (Vincent Reynouard récemment) sur le seul fondement d’un délit d’opinion. Le fait que ces opinions soient réputées odieuses ne sont pas un argument justificatif : ni M. Trotski, ni M. Lénine, ni M. Hitler, ni M. Staline, ni M. Mao n’ont déporté des gens dont ils trouvaient les idées sympathiques. Ce sont évidemment les gens qui tiennent des idées jugées odieuses dont la liberté a besoin d’être protégée. Penser autrement c’est adopter une attitude totalitaire.

En 2001, précisément, nouvelle avancée du totalitarisme avec la loi Taubira créant le délit d’opinion sur la traite atlantique (et sur la seule traite atlantique ; la traite méditerranéenne, orientale et musulmane n’étant pas concernée !). Dans la foulée l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau est poursuivi devant les tribunaux pénaux.

Ajoutons que les filets protecteurs de la procédure de diffamation sont progressivement abrogés : impossibilité d’offrir des preuves, refus de reconnaître la bonne foi, allongement des délais de prescription.

Régression civilisationnelle

Cette formidable régression des libertés s’accompagne d’une régression civilisationnelle.

A travers l’antiquité gréco-latine, la première Renaissance du XIIe/XIIe siècle, la grande Renaissance, la pensée européenne a toujours distingué deux ordres de vérité:

  • - les vérités religieuses où le dogme s’impose comme article de foi ;
  • - les vérités scientifiques ou historiques qui se déterminent par le libre débat. Dans ces domaines peut être dit vrai (ou faux) ce qui est librement réfutable. Philosophiquement, un fait, une opinion, un point de vue, une analyse qui ne peuvent être librement réfutés ne peuvent être dits ni vrais, ni faux (sauf dans l’ordre religieux). Ainsi les lois mémorielles transforment-ils des événements historiques en dogmes religieux. C’est une formidable régression.

En retirant des pans entiers d’histoire au libre examen, les lois mémorielles (Gayssot, Taubira ou Boyer) ne sont pas seulement des atteintes à la liberté d’expression, ce sont aussi des fautes contre l’esprit.

Jean-Yves Le Gallou


Polémia
24/01/2012

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La France vue de la Chine

La France vue de la Chine (STFR à vérifier) par Angel-Knight

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Le Nationalisme comme résistance au mondialisme

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Harcèlement au collège - La sixième infernale de Laura, 12 ans

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(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Des insultes, des tapes derrière la , des coups dans le dos… L’année de sixième a été très éprouvante pour Laura. C’était l’année dernière. Un mois après son entrée au collège, cette ravissante petite jeune fille de 12 ans aux yeux bleu-vert, élève dans un établissement de la région parisienne, a fait l’objet d’attaques répétées de la part d’un groupe de cinq garçons de sa classe : « Comme je suis assez petite, ils ont commencé à m’embêter sur ma taille.

Ils m’insultaient sans arrêt, je ne savais même pas ce que certains mots voulaient dire. Parfois, il y avait des coups de pied. Je revenais avec des bleus. Comme je répondais, ça les a encore plus encouragés… »

 

Avec son 1,40 m et ses 30 kg, Laura est vulnérable et les garnements prennent le dessus. Après la taille, viennent des remarques sur ses joues rebondies d’enfant, son nom de famille, le fait qu’elle ne soit pas formée. Tout est prétexte pour se moquer d’elle. Dans la cour, elle est sans cesse bousculée, tapée : « Quand ça se répète tous les jours, c’est fatigant. J’en avais tellement marre que je pleurais et que je voulais changer d’école. »

Laura garde tout pour elle par peur que sa mère ne s’en mêle et que les choses « montent en grade ». Mais un soir de décembre, elle explose : « Je me rendais bien compte que quelque chose n’allait pas, explique Patricia, la maman de Laura. Elle traînait des pieds pour aller en , elle était triste. Alors, je suis allée la voir dans sa chambre. Et là, elle m’a tout raconté. Elle n’a pas arrêté de pleurer pendant une heure. Elle n’en pouvait plus. »

La mère de famille prévient aussitôt le collège, qui réagit assez vite. La CPE (conseillère principale d’éducation) convoque les enfants et certains parents. Les heures de colle pleuvent. Certains garçons sont même exclus quelques jours. Voyant la réaction du collège, Patricia décide de laisser l’établissement gérer la situation. Les choses se calment un peu, sans toutefois que les brimades ne s’arrêtent complètement : « Ils n’en ont rien à faire des heures de colle, déplore Laura. Au contraire, ils font des concours! » Les ennuis reprennent.

Au , Laura reçoit un coup de pied de la part d’un garçon : « Il me frappait dans tous les sens. J’étais bloquée contre le mur », se souvient-elle. La veille du dernier jour des cours, la troupe infernale lui promet de lui « faire sa fête » le lendemain. Laura a peur. Son grand frère vient la chercher. Il ne se passera rien. En classe de cinquième cette année, Laura respire un peu mieux car elle n’est plus dans la classe de ses bourreaux en herbe. « C’était LA condition pour qu’elle retourne dans ce collège, reprend Patricia. Pendant les vacances, elle ne mangeait rien. En voyant la rentrée approcher, elle avait mal à l’estomac. » La situation n’est pas pour autant complètement réglée : « Les insultes ont repris. Ils me traitent de conne, de pute… » explique Laura, toute gênée de prononcer ces mots.

Le Parisien - 24/01/12


 

 

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24/01/2012

Le vrai trajet du Concordia -Le commandant Schettino a effectué la bonne manoeuvre et épargné des centaines de vies

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(Cliquez sur l'image)

Le trajet du paquebot est désormais connu grâce aux images satellites enregistrées par une société hollandaise. On y voit le bateau pivoter à 180 degrés juste avant son échouage.

 

Après avoir « talonné » un rocher avec son flanc arrière gauche, le paquebot a continué sa route avant de pivoter à 180 degrés.

 

A 20 heures, 45 minutes et 18 secondes en temps universel. C’est très exactement l’heure à laquelle le « Costa Concordia » a percuté un rocher vendredi 13 janvier au large de l’île italienne du Giglio. Alors que les opérations de pompage du carburant de l’épave doivent débuter aujourd’hui, et que deux nouveaux corps ont été découverts lundi, on connaît désormais au mètre près les derniers instants de navigation du paquebot géant.

La société hollandaise QPS vient en effet de communiquer sur son site le relevé des données dites AIS correspondant au naufrage. Ce système, à l’image du contrôle aérien dans l’aéronautique, capte en temps réel la position et la vitesse des navires. Il est basé sur un millier de stations réparties sur toute la surface du globe, dont les informations sont croisées avec celles des enregistreurs AIS embarqués à bord des bateaux. En clair : même quand le « Costa Concordia » s’est retrouvé privé d’électricité, les autres bâtiments croisant dans le secteur enregistraient sa route.

« D’ordinaire, nous gardons ces données confidentielles, explique Bert Jeeninga, le directeur général de QPS. Mais, vu l’ampleur du drame et les mauvaises interprétations qui en ont parfois été faites, nous avons décidé de les rendre publiques. » Et leur analyse est riche d’enseignements. Concrètement, après avoir « talonné » un rocher avec son flanc arrière gauche, le « Concordia » a continué sa route sur son « erre » — c’est-à-dire son élan —, avant de pivoter à 180 degrés grâce à ses hélices latérales branchées sur les générateurs de secours, pour finalement sombrer à quelques dizaines de mètres du principal port de l’île.

« Cela oblige forcément à reconsidérer le rôle du commandant, estime anonymement un spécialiste français du monde maritime. Il a fait ce qu’il y avait à faire : rallier la côte pour s’y échouer. » « Juste après l’impact, le bateau pointait vers le continent, développe de son côté Giovanni Luca Barbera, directeur pour la Méditerranée de l’armateur suédois Wallenius, cité par l’agence de presse Ansa. Puis il est reparti vers l’île », en direction d’un banc de sable et de récifs susceptibles de le stabiliser. Un choix qui ne doit, selon Barbera, rien au hasard. « Cette route ne peut avoir été dictée par le choc contre les rochers et les courants marins. C’est une opération délibérée. »

« Maintenant, nous ne pouvons pas savoir qui, dans l’équipage, a fait ce choix et réalisé la manœuvre », nuance Bert Jeeninga. Une chose est sûre : elle a vraisemblablement permis d’éviter les centaines de morts qu’aurait provoquées un naufrage dans une mer profonde dans cette zone d’une centaine de mètres.
 
 Les résultats des tests de détection de stupéfiants sur le commandant Schettino se sont révélés négatifs.
 
Source Le Parisien - 24/01/12

 

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François Hollande veut rallumer les guerres de religion

 

Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, conseiller République et Laïcité et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen

Dans son discours du Bourget, François Hollande a indiqué qu’il voulait introduire la laïcité dans une constitution, dont l’article premier commence, pourtant, par : « La France est une République indivisible, laïque … » Pourquoi, donc, vouloir aller plus loin, alors que la loi de 1905 et son application ont établi une claire séparation entre les cultes et l’État ? Chacun s’interrogeait.

Au JDD.fr, Jean Glavany vient d’apporter la réponse : « l’État continue à privilégier certaines religions par rapport à d’autres. Je pense bien sûr à la religion catholique. » Il ne cite qu’elle. Car c’est elle qui est principalement visée par le laïcisme archaïque et militant de François Hollande. En revanche, Jean Glavany ne prononce même pas le mot « islam », alors que « par toutes sortes d’artifices, » des collectivités locales, notamment socialistes, participent au financement de mosquées. Aujourd’hui, le problème pour la laïcité est d’être comprise et acceptée par tous les musulmans de France, même si la grande majorité d’entre eux s’y conforme déjà.

Avec Marine Le Pen, l’intelligence sera mise au cœur de la laïcité. Installés dans la sphère privée, tous les cultes seront traités dans le respect et dans l’égalité, tout en tenant compte des réalités. Ainsi, les deux tiers des Français se reconnaissent comme catholiques, même si rares sont ceux qui considèrent que cette appartenance passe par une pratique régulière. Ainsi, depuis plus de seize siècles, l’histoire et les paysages de France sont marqués par le catholicisme. Ainsi, les églises, même quand elles ne sont pas des monuments historiques, sont des points de repère, qui dépassent leur seule fonction cultuelle.

Avec Marine Le Pen, la laïcité est un facteur de paix sociale et d’entente mutuelle. Elle n’est pas une mèche mal éteinte pour rallumer des guerres de religion d’un autre temps.

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Bayrou candidat des riches et de la mondialisation !

24/01/12

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Un piéton renversé à Paris par l'escorte de Nadine Morano

Le piéton grièvement blessé vendredi dernier, dans un accident de la circulation, par un motard de la police nationale, à , est sorti du coma. Le motard qui l'avait percuté escortait en réalité la ministre Nadine Morano, qui se rendait à Orly pour un voyage privé, selon une source policière. La victime, un étudiant de 25 ans, a été renversée à un passage non protégé par des feux tricolores, avenue du Général dans le 14è arrondissement de .

 
Les faits remontent à vendredi matin, a confirmé lundi au Parisien.fr la préfecture de Paris. Dans un premier temps, celle-ci indiquait qu'il s'agissait d'un convoi encadré par une escorte judiciaire. Le convoi, sirène et gyrophare en marche, roulait à contre-sens vers le sud de la capitale, quand l'homme a traversé l'avenue en courant avant d'être percuté par un des motards de l'escorte. Souffrant d'un «traumatisme crânien», le piéton accidenté a été très vite transporté à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière. «Son état était en effet jugé sérieux, expliquait lundi une source proche de l'enquête. Mais aujourd'hui (ndlr: lundi), il semble bien que sa vie ne soit plus en danger. Son état s'est amélioré».

«Le choc a été très violent !»

«Le choc a été très violent ! Le piéton est resté immobile, couché au sol. Le motard, s'est relevé immédiatement, visiblement pas blessé, pour aller porter secours à sa victime», raconte un témoin, précisant que le convoi se composait «d'une voiture berline Renault escortée par deux motards de la police, et se dirigeait vers la porte d'Orléans». Selon le Canard Enchaîné daté de mercredi, la victime serait sortie de l'hôpital dès dimanche.

Selon la préfecture, «une enquête a eu lieu et le motard a été entendu. Le rapport est attendu dans les prochains jours pour tirer les conclusions sur cet accident. Les premiers éléments de l'enquête laissent penser que le piéton n'avait pas entendu les sirènes, il était équipé d'un casque audio».

LeParisien.fr  - 24/01/12

Scandaleux!

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Islamisation de l'Europe: naissance prochaine du premier parti islamique en Russie

24/01/2012 – 14h50
MOSCOU (NOVOpress) –
Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique (IQNA), Vali Allah Yaqoubev, le responsable de l’éducation au sein du Département des affaires islamiques de Tatarstan, république autonome de la Fédération de Russie, souhaite créer prochainement un parti islamique en Russie.

Islamisation de l’Europe : naissance prochaine du premier parti islamique de Russie

Officiellement, la conversion à l’islam des ancêtres des Tatars, les Bulgares de la Volga, remonte à 922 après Jésus Christ. Le Tatarstan est le premier territoire musulman annexé par la Russie au XVIème siècle. Il compte aujourd’hui près de 4 millions d’habitants : 48 % de Tatars, essentiellement musulmans, et 43 % de Russes, orthodoxes. Le pays connaît une islamisation poussée depuis plusieurs années : une cinquantaine de mosquées sont sorties de terre, contre une seule en 1990.

Mikhaïl Marguelov, le président de la Commission pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (sénat russe), estimait dimanche qu’il est trop tôt pour parler d’islamisation de l’Egypte, malgré la victoire des islamistes lors des élections législatives organisées en janvier. Le dirigeant russe peut désormais s’inquiéter d’un tel phénomène dans son propre pays…

Photo : Grande mosquée de Kazan. Crédit photo : John Connell via Flickr, licence CC.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

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Les bals de Vienne exclus du patrimoine culturel de l'UNESCO pour "néo-nazisme" !

 Les bals de Vienne exclus du patrimoine de l’Unesco pour « néonazisme »

 
 
24/01/12 – 08h00
VIENNE (NOVOpress)
– On pourrait croire à une plaisanterie mais l’affaire est très sérieuse et montre à quel point la « chasse au nazis », réels ou supposés, emprunte parfois d’étranges chemins.

Ainsi, la décision de l’UNESCO d’exclure les bals de Vienne mondialement célèbres de la liste du patrimoine culturel de l’Autriche en raison de la popularité qu’ils auraient auprès de “néonazis” peut paraître étrange.

En effet, l’exclusion des bals légendaires, dont l’histoire est vieille de 250 ans, de la liste de l’UNESCO est motivée par le fait que le bal annuel des étudiants attirait, selon certaines informations, un trop grand nombre de représentants des organisations dites « d’extrême-droite ».

C’est notamment sous la pression de l’extrême gauche et d’activistes « antifascistes » ne supportant pas que des corporations d’étudiants nationalistes puissent s’associer aux célèbres bals que l’UNESCO a pris cette surprenante décision.

Pourtant, selon le règlement même, de l’UNESCO, toute organisation peut organiser un bal, pourvu qu’un protocole banal soit respecté.

Les critiques du bal des étudiants et l’intervention de l’UNESCO cherchent à “humilier et à diffamer tous ceux qui ne partagent pas des opinions politiquement correctes” selon Martin Graf, cadre du parti nationaliste FPÖ.

Crédit photo : dalbera via Flickr, licence CC.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

20:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Budapest: démonstration massive de soutien à Viktor Orban

23/01/2012 – 18h00
BUDAPEST (NOVOpress) –
Dans certains pays d’Europe, les peuples soutiennent leurs gouvernants surtout lorsqu’il s’agit d’affirmer le sentiment d’appartenance nationale, d’inscrire les racines chrétiennes au sein de la constitution et de s’opposer au diktat des Eurocrates.

Exemple, avec cette manifestation de soutien au premier ministre hongrois Viktor Orban malmené par les Torquemada de Bruxelles, manifestation qui a été couronnée de succès en attirant des centaines de milliers de personnes à Budapest ce week-end. Une manifestation monstre qui n’a bénéficié pratiquement d’aucun écho médiatique en France tant il est vrai que les prises de position subversive d’Orban hérissent le poil des médias du système ayant en horreur les politiques insoumis et fiers de leurs racines.

La manifestation a été organisée par des proches du parti Fidesz de Viktor Orban pour montrer à l’Union Européenne que la Hongrie ne se laissera pas intimider par les technocrates de Bruxelles et qu’elle est capable de rassembler en masse dans les rues de Budapest. Cette manifestation fait suite à celle ayant réunit difficilement 70.000 personnes qui désapprouvaient l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution hongroise. A la suite de cette mobilisation, le ministre des Affaires étrangères Janos Martonyi avait déclaré que le gouvernement pouvait « faire sortir dix fois plus de personnes dans les rues ». Et les faits lui ont donné en partie raison.

Ces très nombreux sympathisants du gouvernement Orban se sont rassemblés dans la capitale hongroise et se sont déplacés en silence de la Place des Héros au Parlement sur la place Kossuth. Dans le cortège fleurissaient de nombreux messages d’admiration au premier Ministre et d’amour de la Hongrie. Chose impensable en France !

Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban

Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban

Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban

Plusieurs grandes vues panoramiques sont visibles ici.

24/01/12

 

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Le Parlement a voté la loi pénalisant la négation du génocide arménien

PARIS (Reuters) - Le Parlement français a adopté définitivement lundi une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens en 1915 par les Turcs, un geste comparé à une "nouvelle Inquisition" par Ankara.

Le Sénat a validé par 127 voix contre 86 le texte que l'Assemblée avait déjà adopté le 22 décembre par un vote à main levée, majorité et opposition y étant largement favorables.

La bataille a été beaucoup plus rude au Sénat, où de nombreux élus ont estimé que ce n'était pas au législateur mais aux historiens de trancher la question du génocide arménien.

Les opposants au texte comptent désormais sur le Conseil constitutionnel pour invalider le texte. Il faut 60 sénateurs pour déposer un recours et, si c'est le cas, les "Sages" auront un mois pour se prononcer.

La proposition de loi prévoit de punir d'un an d'emprisonnement, d'une amende de 45.000 euros ou des deux à la fois la négation d'un génocide que le Parlement français avait reconnu par une loi adoptée en 2001.

Même s'il ne désigne pas de pays en particulier, le texte adopté lundi vise la Turquie pour le massacre d'un million et demi d'Arméniens en 1915, qu'Ankara n'a cessé de contester depuis, estimant qu'il revenait aux historiens de trancher.

Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, l'a appuyé au nom du gouvernement tout en minimisant sa portée.

"Notre société se doit de lutter contre le poison négationniste, et c'est ce que propose ce texte destiné à remplir un vide juridique", a-t-il déclaré, démentant catégoriquement qu'il s'agisse d'une "loi mémorielle".

La France, a-t-il rappelé, a reconnu deux génocides par la loi : la Shoah en 1990 et le génocide arménien en 2001.

"Or, seule la négation de la Shoah est pénalement réprimée", a-t-il expliqué en estimant que "la liberté d'expression ne peut être le paravent de l'insulte ou de la provocation".

"TRÈS NÉFASTE" POUR LA TURQUIE

Le vote devrait provoquer de nouvelles tensions entre la France et la Turquie, dont la relation est déjà polluée par le refus de Nicolas Sarkozy de voir cet important allié de l'Otan en pleine expansion économique adhérer à l'Union européenne.

Lors de l'adoption du texte à l'Assemblée nationale, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à Paris et annulé toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France ainsi que l'autorisation accordée aux avions de chasse et aux bâtiments de l'armée française d'atterrir ou d'accoster en Turquie.

Le vice-Premier ministre turc Bulent Arinç a averti lundi la France que de nouvelles mesures seraient prises après l'adoption d'un texte qu'il compare à l'Inquisition, une juridiction catholique d'exception chargée de réprimer les hérétiques.

UN GESTE ÉLECTORAL ?

Le but de la proposition de loi "est de protéger la mémoire des membres de notre communauté nationale qui ont eu trop longtemps le sentiment que l'on niait la réalité de ce que leurs ancêtres avaient vécu et de les aider ainsi à refermer les plaies ouvertes il y aura bientôt 100 ans".

Mais la Turquie voit dans cet empressement un geste en direction des quelque 500.000 Français d'origine arménienne à l'approche des échéances électorales du printemps.

"Sarkozy et ses collègues souhaitent utiliser à des fins de politique intérieure une décision contre la Turquie", a dit Bulent Arinç.

La proposition avait été rejetée mercredi dernier par la commission des Lois du Sénat, qui avait adopté une motion d'irrecevabilité par 23 voix contre 9 et 7 abstentions.

Les membres de cette commission avaient été sensibles aux arguments exprimés par l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, qui estime, comme la Turquie, que ce n'est pas au Parlement "d'écrire l'histoire". Il risque selon lui de se voir censuré par le conseil constitutionnel.

Mais cette motion a été rejetée lundi en séance publique.

Des manifestations d'opposants et de partisans de la loi ont eu lieu aux abords du Palais du Luxembourg, où un imposant dispositif de sécurité avait été mis en place.

Emile Picy, avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, édité par Yves Clarisse

Yahoo!Actu - 23/01/12

NdB: le génocide vendéen dont les preuves historiques sont incontestées n'a jamais été reconnu par la République!

01:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

23/01/2012

Hongrie: le retour des vieux démons ?

Par David Ruzié, professeur émérite des universités et spécialiste de droit international.

 Viktor Orban, premier ministre hongrois est venu s’expliquer, mercredi 18 janvier 2012, devant le Parlement européen, à propos de plusieurs dispositions de loi de son pays, qui inquiètent, à juste titre, l’Union européenne et il s’est engagé à les revoir. Il a tout intérêt à le faire, car d’une part, en pleine crise économique, son pays a besoin d’une aide financière de la part de ses partenaires et d’autre part, la Commission européenne a engagé trois procédures d’infraction, qui peuvent aboutir à une condamnation de la part de la Cour de justice de l’Union européenne.

« Par certains côtés, les vieux démons ont la vie dure »

 En effet, trois points sont, notamment, en jeu : l’indépendance de la Banque centrale, celle de la justice menacée d’une mise au pas et la protection des données personnelles.

 De fait, cela fait quelque temps déjà que l’évolution politique de la Hongrie inquiète.

 A la suite des élections législatives du printemps 2010, le parti socialiste au pouvoir pendant 8 ans a du céder la place à l’Union civique (Fidesz), qui avec près de 53% des voix au premier tour de scrutin, a obtenu plus des deux tiers des sièges au Parlement, ce qui va lui permettre de faire passer dans le texte d’une nouvelle Constitution un certain nombre de ses idées, fortement marquées par l’autoritarisme et le nationalisme.

 Effectivement, la Constitution d’avril 2011, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, fixe de nouvelles bases à la Hongrie (qui cesse d’être officiellement, une « République ») alors qu’à la chute du régime communiste un simple toilettage avait été apporté à la constitution de 1949.

 Les querelles sémantiques doivent, certes, être dépassées (la Hongrie avait bien été de 1920 à 1946 une monarchie…..sans roi) et s’il est vrai qu’il est fait référence à Dieu et au christianisme dans le Préambule de la nouvelle constitution, il ne faut pas oublier que si la Constitution des Etats-Unis de 1787 ne contient pas de telles références, il n’en demeure pas moins que les références à Dieu sont omniprésentes dans la vie publique américaine et la Constitution fédérale de la Confédération suisse de 1999 évoque, elle, dès l’entrée « Dieu Tout-Puissant ».

 Il n’est pas certain non plus que la précision que le mariage désigne une union entre un homme et une femme puisse être considérée comme homophobe. En revanche, le fait de considérer que l’embryon est un être vivant risque de s’opposer à l’interruption volontaire de grossesse.

 Mais tout cela n’est rien par rapport à certaines dispositions de nature économique, fiscale et en ce qui concerne la justice, dont la modification sera rendue très difficile en raison de la majorité des 2/3 qu’elle implique.

 D’ailleurs plus que les textes en eux-mêmes c’est la politique suivie par Viktor Orban (pourtant venu d’un courant libéral anti-communiste), parfois appelé « Viktator » depuis son retour au pouvoir en mai 2010 (il avait déjà été Ministre-président, à 35 ans, de 1998 à 2002), qui inquiète.

 C’est moins la pratique du « spoil system » (« pratique des dépouilles », qui permet au parti majoritaire de remplacer les hommes en place aux postes-clés par des affidés au pouvoir), qui a été critiquée, car en usage dans de nombreux pays, que certaines nominations intervenues depuis 2010, jusque dans les milieux culturels, par exemple par la nomination d’un nouveau directeur à la tête du Théâtre national de Budapest, suspecté d’antisémitisme.

 Après tout, plus que les textes eux-mêmes c’est l’usage qu’on en fait, qui compte et nombreux sont ceux qui s’inquiètent d’une évolution de la Hongrie vers une « démocrature ».

 La seule radio d’opposition a, ainsi, récemment, perdu sa fréquence. Des licenciements sont intervenus dans les médias publics.

 Et la menace vient également du fait que le Fidesz, déjà largement majoritaire, est aiguillonné par le Jobbik, (Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie) parti ouvertement antisémite, qui dispose de 47 sièges au Parlement.

 Pour donner un aperçu de ce parti, qui n’est pas seulement ultranationaliste, nous citerons cet extrait d’interview d’une députée européenne de ce parti : Question : « Vous et le Jobbik êtes souvent accusés d’antisémitisme. Qu’en est-il ? ». Réponse : « C’est inexact. Nous avons exprimé notre ras-le-bol à l’égard de l’immigration incontrôlée de Juifs en provenance d’Israël, de même que de certains propos scandaleux, comme ceux du président israélien Shimon Peres qui déclarait qu’Israël avait racheté des pays entiers comme la Hongrie ou la Pologne. Je ne crois pas que cela fasse de nous des antisémites ». (fr.altermedia.info/general/apercu-du-parti-hongrois-jobbik_30098.html)

 Et c’est là que le souvenir d’un passé pas tellement lointain refait surface.

 Le parti des Croix fléchées de l’entre-deux guerres et le gouvernement du Régent Horthy ont conduit, tout naturellement, à la collaboration active avec l’Allemagne nazie et à l’extermination de près de 70% de la population juive (569 000 victimes….).

 Le régime communiste – à l’exemple de l’Union soviétique – s’illustra également par son antisémitisme.

 Il est vrai que la Hongrie, issue de l’ancien empire austro-hongrois, n’a guère connu la démocratie, depuis sa création au lendemain de la première guerre mondiale.

 Mais, admise, en 2004, dans l’Union européenne elle est maintenant soumise à un contrôle, qui n’est pas seulement formel.

 A la différence de l’Autriche, qui, en 2000, inquiéta ses 14 partenaires de l’époque, quand le parti d’extrême droite de Georg Haider entra au gouvernement, l’Union européenne dispose, à l’heure actuelle, de moyens plus efficaces de pression sur tout Etat membre qui menacerait les idéaux de démocratie et de liberté, que rappelait, encore, hier, à Strasbourg, Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

 L’unanimité des membres de l’Union ne serait pas nécessaire (le Premier ministre polonais Donald Tusk s’est dit mercredi prêt à soutenir Budapest face à des réactions politiques "exagérées") « pour constater qu’il existe un risque clair de violation grave » par un Etat membre des valeurs fondamentales de l’Union (article 7 du traité sur l’Union européenne, après le traité de Lisbonne de 2007).

 Certes, la constatation de l’existence d’une « violation grave et persistante » pouvant conduire à une suspension de la qualité de membre, nécessiterait, elle, l’unanimité, mais déjà la constatation d’un risque, indépendamment de restrictions, voire de sanctions, financières serait de nature à faire « réfléchir »…

 Rappelons que le simple boycott diplomatique de l’Autriche, pendant quelques mois, en 2000, avait amorcé la chute politique de Georg Haider et de son parti extrémiste.

 Par certains côtés, les vieux démons ont la vie dure, mais rien n’est quand même tout à fait comme avant.

Le Crif - 23/01/12

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Hervé Morin, 50 ans, dit avoir vu le débarquement des Alliés en Normandie (44) ! Grotesque!

23/01/12

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Le lobby pro-israélien aux Etats-Unis

23:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

CIVITAS s'invite dans la campagne présidentielle

23/01/12

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