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Blog - Page 1213

  • Vladimir Poutine et l'évolution du monde

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    Par Vladimir Poutine pour les Nouvelles de Moscou et RIA Novosti

    Dans mes articles, j’ai déjà abordé les principaux défis extérieurs auxquels la Russie est confrontée à l’heure actuelle. Cependant, ce thème mérite d’être discuté plus en détails, et pas seulement parce que la politique extérieure fait partie intégrante de toute stratégie nationale. Les défis extérieurs et l’évolution du monde qui nous entoure nous poussent à prendre des décisions d’ordre économique, culturelle, budgétaire et d’investissements.

    La Russie fait partie d’un grand monde, aussi bien du point de vue de l’économie et de la diffusion de l’information que de la culture. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous isoler. Nous espérons que notre ouverture permettra d’améliorer le bien-être et la culture des citoyens russes et de renforcer la confiance, qui devient une ressource rare.

    Mais nous prendrons systématiquement appui sur nos intérêts propres et nos objectifs, et non pas sur des décisions dictées par un tiers. La Russie n’est respectée et prise au sérieux que lorsqu’elle est forte et qu’elle se tient fermement campée sur ses positions. La Russie a pratiquement toujours eu le privilège de pouvoir mener une politique étrangère indépendante. Et ce sera le cas également à l’avenir. Qui plus est, je suis convaincu qu’il n’est possible d’assurer la sécurité dans le monde qu’avec la Russie, et non pas en s’efforçant de l’évincer, d’affaiblir ses positions géopolitiques et sa capacité de se défendre.

    Les objectifs de notre politique étrangère revêtent un caractère stratégique, non conjoncturel, et reflètent la place exclusive de la Russie sur la carte politique mondiale, son rôle dans l’histoire et dans l’évolution de la civilisation.

    Nous poursuivrons, évidemment, une politique proactive et constructive, visant à renforcer la sécurité globale, à renoncer à la confrontation, à réagir efficacement aux défis tels que la prolifération des armes nucléaires, les conflits régionaux et les crises, le terrorisme et le trafic de drogue. Nous ferons tout pour que la Russie dispose des derniers acquis du progrès scientifique et technologique, et pour assurer à nos entreprises une place importante sur le marché mondial.

    Nous ferons tout pour que la mise en œuvre du nouvel ordre mondial, basé sur les réalités géopolitiques contemporaines, se déroule de manière progressive, sans perturbations inutiles.

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  • La pseudo-journaliste infiltrée au Front National 92 prend une déculottée avec Robert Ménard !

    Posté par le 28 février 2012

     

    Invitée de l’émission « Ménard Sans Interdit » sur I>Télé, Claire Checcaglini, journaliste qui fait honte à la profession en ne respectant pas la déontologie du journalisme, répond aux questions de Robert Ménard au sujet de son infiltration dans la fédération du Front National des Hauts-de-Seine. La déontologie ? L’honnêteté intellectuelle ? Checcaglini n’en a que faire et l’entrevue avec Ménard le démontre très bien.

  • Jean-Marie Le Pen veut "retirer son caleçon" à Mélenchon

     Revenant sur le débat qui devait opposer sa fille Marine à Jean-Luc Mélenchon jeudi soir dernier sur France 2, Jean-Marie Le Pen a regretté que le candidat du Front de Gauche prenne "à partie une femme".

    Il a par ailleurs proposé de débattre avec lui pour lui "retirer son caleçon".

     

    Invité de l'émission Radio France Politique ce dimanche, Jean-Marie Le Pen est revenu sur le débat organisé jeudi soir sur France 2 entre sa fille Marine et Jean-Luc Mélenchon, débat lors duquel Marine Le Pen a refusé de discuter avec le candidat du Front de Gauche.

     

    Le père de la candidate FN a trouvé "scandaleux qu'un voyou comme Jean-Luc Mélenchon se croit autorisé à prendre à partie une femme". "Parce que ce sont des méthodes de voyou" a-t-il répété.

    "Je vais lui retirer son caleçon"
    Jean-Marie Le Pen a précisé, tout en paraissant le regretter, que sa fille "n'a pas voulu, pour des raisons que je respecte, discuter avec Mélenchon [...] Moi, j'offre un débat à M. Mélenchon et je vais lui retirer son caleçon, et je vais montrer ce qu'il est : le candidat des communistes, qui ont du sang sur les mains jusqu'aux coudes". Il a terminé en insistant : "J'attends M. Mélenchon dans un débat quand il veut, où il veut..."

    © MaxPPP

    Planet.fr

  • Paris: un musulman tente de brûler vive sa fille "trop émancipée"

    Une jeune femme de 23 ans a échappé, de justesse, à une agression d’une rare violence samedi soir à . La victime a été aspergée de gaz lacrymogène puis d’essence par son père, qui a ensuite tenté d’allumer un briquet pour la brûler vive. Il a été mis en fuite par des témoins. L’homme, prénommé Ali et âgé de 49 ans, a finalement été interpellé à son domicile du XIe arrondissement à hier matin, vers 11h30, avant d’être placé en garde à vue dans les locaux du 2e district de police judiciaire (DPJ).

     

    Selon les premières investigations qui restent à confirmer, l’agresseur, présenté comme « un musulman fondamentaliste », aurait agi parce que sa fille se serait montrée « trop émancipée » à son goût.

    Samedi, vers 23h30, rue du Chemin-Vert ( XIe), Kadidja* est prise à partie dans le hall de l’hôtel où elle occupe une chambre. Son père tente de la retenir alors qu’elle a prévu de se rendre à une soirée avec des amis. La jeune femme reçoit du gaz aveuglant au visage mais parvient à s’enfuir à l’extérieur de l’établissement. Son père la rattrape et lui déverse alors le contenu d’une bouteille d’1,5 l d’essence sur la tête et le visage. Terrorisée, la jeune femme se débat avant de voir son agresseur sortir un briquet. « Elle a réussi à lui arracher des mains tandis que plusieurs passants se sont pressés sur les lieux, attirés par les cris de la jeune femme, confie une source proche de l’affaire. L’homme a aussitôt pris la fuite. »

    Il avait tenté de la marier de force

    Rapidement secourue par la police et les pompiers, Kadidja dépose plainte. « Au commissariat, elle a expliqué que son père la harcelait depuis plusieurs semaines, poursuit la même source. Elle a aussi expliqué qu’il refusait qu’elle ait un ami de confession juive. » Un peu plus tard dans la soirée, le père a téléphoné à sa fille pour lui demander de ne rien dire à la police et pour lui présenter ses excuses.

    Selon les premières investigations, Ali aurait abandonné son enfant alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Il avait renoué récemment contact avec elle. « Depuis leurs retrouvailles, cet homme, de nationalité tunisienne, a emmené sa fille dans son pays pour tenter de la marier sous la contrainte, indique un proche de l’affaire. Elle était parvenue à se sortir de cette situation en lui promettant de se comporter comme il le voudrait. » Le père, déjà connu des services de police notamment pour des faits de violences sur mineurs, était toujours entendu hier soir par les enquêteurs. Des vêtements qu’il portait le soir de l’agression auraient été saisis afin d’être analysés. « Les faits présumés, très graves, relèvent d’une tentative d’homicide à l’aide d’une substance incendiaire, précise une source judiciaire. Le mobile précis de cet homme reste à déterminer. »
    *Le prénom a été changé

    Le Parisien - 27/02/12

  • Le Conseil constitutionnel censure la loi sur le génocide arménien, Sarkozy réagit

    Le Conseil constitutionnel a censuré mardi la loi punissant la contestation du génocide arménien en 1915, à l'origine d'une brouille entre et Ankara. Les Sages jugent qu'elle était contraire à la liberté d'expression, a annoncé la juridiction dans un communiqué.

    «Le Conseil a jugé qu'en réprimant la contestation de l'existence et de la qualification juridique de crimes qu'il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication», selon ce communiqué.

     

    Début février, le chef de l'Etat, , avait déclaré en conseil des ministres, qu'il déposerait aussitôt un nouveau texte en cas de censure constitutionnelle.

    Aussitôt informé mardi, le de la République a «pris acte de la décision» et «mesure l'immense déception et la profonde tristesse de tous ceux qui avaient accueilli avec reconnaissance et espoir l'adoption de cette loi destinée à les protéger contre le négationnisme», indique un communiqué de la présidence. Le chef de l'Etat «a chargé le gouvernement de préparer un nouveau texte, prenant en compte la décision du Conseil constitutionnel», ajoute ce communiqué.

    «Le Conseil constitutionnel a rendu une décision juste, éloignée des considérations politiques. Cette décision a évité une probable grave crise entre la France et la Turquie», a déclaré le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç, sur son compte Twitter.

    Cette loi avait été vivement critiquée par Ankara. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, très remonté contre le président français, avait alors dénoncé une montée de l'islamophobie et du racisme en Europe. Il avait affirmé que le vote en France d'une telle loi constituait la «manifestation grave d'un danger insidieux en Europe».

    Deux ministres français avaient également fait part de leur opposition à la loi pénalisant la négation du génocide arménien en 1915. A commencer par le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, qui la jugeait «inopportune» et disait craindre qu'elle n'entrave les relations franco-turques. Et Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, parce qu'il n'est «pas favorable par principe aux lois mémorielles».

    LeParisien.fr - 28/02/12

  • D'Athènes à Budapest, les Européens en résidence surveillée

    Athènes a donné à l’Europe la citoyenneté, la démocratie, la philosophie et les arts. Budapest reste le symbole de la lutte tragique des peuples européens pour se libérer du communisme. Mais aujourd’hui ces deux villes résument la nature de plus en plus carcérale de l’Union européenne.

    Le drame grec était prévu

    Ce qui arrive aux Grecs confirme ce qu’avaient prévu dès l’origine les adversaires de l’euro, mais dont la voix « incorrecte » avait été vite étouffée, notamment celle du prix Nobel d’économie Maurice Allais.

    La zone euro ne constitue pas, en effet, un espace économique homogène : elle rassemble des pays qui présentent de fortes disparités, mais qui sont soumis à un taux de change unique, au surplus élevé car il a été aligné sur le deutschemark. La monnaie unique empêche d’effectuer des ajustements monétaires, pour tenir compte des différences de productivité entre les économies de la zone. Mais comme les ajustements sont inévitables dans la durée, ils deviennent sociaux, et donc bien plus douloureux.

    Les banques d’abord

    La Banque centrale européenne, à la différence de toutes les autres banques centrales, se refuse en outre à monétiser la dette des Etats et se préoccupe au contraire de la stabilité des prix. Or qui achète la dette des Etats en Europe ? Les banques privées et les institutions financières, qui en tirent de substantiels profits.

    Mais, comme l’a rappelé un autre prix Nobel d’économie, Paul Krugman, « l’inflation n’est pas le problème, c’est la solution » (Le Monde du 31 janvier 2012). Il souligne en effet que l’inflation a toujours permis d’alléger les dettes.

    Mais dans la zone euro ce n’est plus possible. La stabilité des prix sert à garantir que les créanciers des Etats verront leurs intérêts préservés et que les débiteurs devront tout rembourser.

    La zone euro favorise les prêteurs, donc les banques.

    Bienvenue en Grèce occupée

    Les Grecs se trouvent donc enfermés dans un processus infernal. Leur monnaie est surévaluée, mais il leur est interdit d’en changer. Leur déficit et leur endettement sont importants mais ils ne peuvent pas compter sur l’inflation pour les réduire : ils doivent faire des « économies » à répétition, c'est-à-dire réduire leur train de vie, vendre leurs actifs et payer toujours plus d’impôts : c’est cela l’ajustement social ! La croissance se réduit évidemment à l’issue de ce processus déflationniste, qui réduit en retour les ressources de tous les acteurs.

    La crise grecque constitue aussi le premier exemple de la mise en tutelle de tout un peuple européen, par des institutions financières bien décidées à lui faire rendre gorge coûte que coûte.
    La Grèce, patrie de la démocratie, est désormais gouvernée non par le peuple grec mais par une « troïka » composée de la Commission européenne, de la BCE et du FMI. Tout un symbole !

    Une « task force » (sic) dirigée par l’Allemand Horst Reichenbach est en outre dotée de pouvoirs de contrôle sur l’application du programme économique grec et devra assurer une présence permanente dans ce pays (Le Bulletin quotidien du 22 février 2012) : on avait connu en Europe l’occupation militaire. Voici maintenant l’heure de « l’occupation financière » !

    Et on se souvient que, lorsque l’ancien premier ministre grec a émis l’idée de consulter ses concitoyens par référendum, il a été prié de partir. Les Grecs sont devenus une simple « ressource humaine » au service des banques : il ne faut pas leur demander leur avis ! Il suffit de leur envoyer les forces anti-émeutes pour les faire taire.

    Bien entendu, les mêmes banques, qui dirigent les médias occidentaux, déversent sur les Grecs des torrents d’injures : « Grecs Gross Filous », tel est le mot d’ordre médiatique ! Car qui veut contraindre son débiteur l’accuse de la rage…

    On suggérera cependant à nos concitoyens de bien se renseigner sur ce qui est vraiment demandé aux Grecs, avant de hurler avec les loups médiatiques ; et de se demander ce qu’ils feraient si on leur imposait la même chose.

    Au secours, les Nazis sont à Budapest !

    La situation de la Hongrie est différente : elle est en meilleure santé économique et financière que la Grèce, en particulier grâce aux réformes de structures conduites par la majorité que dirige Viktor Orban (2/3 des sièges au Parlement).

    Pourtant ce dernier se trouve diabolisé par l’oligarchie et tous les médias, comme par enchantement, se mettent à traquer la « dérive autoritaire » du premier ministre hongrois (titre du journal Les Echos du 4 janvier 2012). Le caricaturiste de service du Monde du 3 janvier 2012 le représente aussitôt avec brassard et bras tendu. Kolossale finesse !

    Mais que lui reproche-t-on exactement ? De violer les « valeurs de l’Union européenne », répondent les censeurs…

    Examinons d’un peu plus près ce qui est contesté : le statut des juges, l’indépendance de la Banque centrale (les adjoints du président seraient nommés par le gouvernement), la réforme de l’autorité de protection des données. S’y ajoute la liberté des médias, parce qu’une radio a perdu sa fréquence et le fait que le gouvernement ait « une approche plus traditionnelle des valeurs comme le christianisme, la nation ou la famille » (Le Monde du 5 février 2012). Mais il est vrai qu’au Parlement européen M. Cohn–Bendit lui a rétorqué qu’un « Etat moderne ne peut se fonder sur une seule religion » (Le Bulletin quotidien du 19 janvier 2012)…

    La répression en marche

    Le gouvernement hongrois se montre cependant conciliant : il se déclare prêt à réviser dans certaines limites les textes qui seraient contestés. Mais rien n’y fait.
    On menace de renouveler à son encontre l’ostracisme dont avait été victime l’Autriche en 2000, lors de l’entrée au gouvernement du Parti autrichien de la Liberté. On ouvre à l’égard de la Hongrie une procédure pour déficit excessif, on menace de geler les subventions du fonds de cohésion européen ; le Parlement européen vote une motion visant à « évaluer » les lois contestées ; la Commission des libertés, de la justice et des affaires intérieures (sic) dudit parlement étudie la possibilité de mettre en œuvre l’article 7 du traité permettant de suspendre le droit de vote d’un Etat.

    En clair, on veut aussi faire plier la Hongrie.

    Nos chères « valeurs »

    Cette affaire nous éclaire à plus d’un titre.
    D’abord, elle montre qu’on peut tout se permettre au sein de l’Union européenne : marier les couples homosexuels (c’est même recommandé), avorter, se droguer, soumettre les femmes aux contraintes du travail salarié, y compris la nuit, donner des préservatifs aux enfants, donner le droit de vote aux étrangers, discriminer les autochtones, porter le voile, égorger rituellement les animaux de boucherie, etc. Ne sommes-nous pas le continent de la « liberté » ?

    Mais il y a une chose qui est vraiment interdite : c’est de vouloir réguler l’activité d’une banque centrale. Alors, là, on ne rit plus car on touche aux valeurs fondamentales du système oligarchique: le pouvoir de la finance. Si, en outre, on prétend se recommander de la tradition chrétienne, alors la coupe est pleine. Car l’Europe ne doit pas être « un club chrétien », comme écrivait M. Attali.

    Comme le souligne M. Orban : « J’avais face à moi toute la communauté bancaire internationale … il est clair que nous avons heurté les intérêts de certains acteurs de la communauté des affaires » (interview au Monde du 5 février 2012). Grâce à lui, on sait donc qui dirige vraiment l’Union européenne.

    La démocratie foulée aux pieds

    Ensuite, cette affaire, comme lors du boycott de l’Autriche en 2000, nous éclaire sur le véritable pouvoir du peuple autochtone au sein de l’UE.

    Son vote n’est toléré que s’il est politiquement et économiquement correct. C’est pourquoi l’indépendance des juges est une « valeur » au sein de l’UE. Mais le mot « indépendance » ne vise pas l’exécutif, comme on pourrait le croire naïvement en se fondant sur les catégories de Montesquieu, mais bien désormais le pouvoir législatif : le but réel est de mettre en tutelle le législateur, en particulier par le contrôle de constitutionnalité des lois. Le peuple n’a plus le pouvoir de choisir les lois qui lui conviennent.

    La « liberté » des médias – entendez le fait qu’ils soient privés – joue le même rôle dans le Système : le juge sert à censurer la volonté populaire ; les médias « libres » servent à la formater.

    M. Orban est mis au ban par le Système car il applique… les lois et la constitution hongroise. C’est donc un tyran !

    Comme les Autrichiens et les Grecs, les Hongrois n’ont en effet désormais plus le droit de choisir leur destin. Ils doivent filer doux. Ils n’ont pas le droit de se choisir des gouvernants ou des représentants qui ne soient pas habilités par l’oligarchie de Bruxelles. Et les gouvernants n’ont pas le droit, sous peine de rétorsion politique ou économique, de s’en prendre aux intérêts des oligarques de la finance.
    Et la prochaine fois, qui sera occupé et sanctionné ?

    A Athènes, à Budapest comme à Paris, la démocratie – c'est-à-dire le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple – devient, chaque jour un peu plus, une idée neuve.

    Michel Geoffroy
    24/02/2012

    Correspondance Polémia – 26/02/2012

    Image : Prométhée enchaîné

  • Sarkozy ou l'UE contre les peuples: il vient d'exclure un référendum !

    Posté par le 27 février 2012

     

    Communiqué de Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle

    En excluant ce matin un référendum sur le Traité européen de discipline budgétaire, Nicolas Sarkozy a rappelé aux Français qu’il était l’ennemi du référendum, malgré toutes les récentes promesses électoralistes.

    Il fait preuve de surcroît d’un grand mépris pour le peuple français, jugé incapable de s’exprimer sur un sujet trop « compliqué ». Rappelons-lui qu’en 2005, les Français s’étaient exprimés avec une très grande clarté contre un Traité de 448 articles.

    Nicolas Sarkozy a confirmé que sur les grands choix qui engagent le destin du pays, il fait partie de cette caste de gauche et de droite qui avance en catimini dans le dos des Français et sans aucun débat.

    Ce Traité européen mérite pourtant bien sûr un référendum, parce qu’il cadenassera pendant des années l’avenir de la France et des Français s’il est adopté.
    Si ce Traité passe, il retirera à la France sa souveraineté budgétaire et condamnera nos nations à l’austérité permanente.

    Marine Le Pen utilisera systématiquement le référendum pour trancher les grandes questions qui engagent notre avenir. Les référendums seront obligatoires en matière européenne.

  • "Aux incultes et aux ignares..."

    Posté par le 27 février 2012

     

    Jean-Marie Le Pen

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen, Président d’Honneur du Front National

    Contrairement à ce que certains journalistes en mal de polémiques ou certains opposants politiques en manque d’arguments affirment, la paternité de la devise « beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur », que j’ai citée lors de mon dernier journal de bord de vendredi dernier, n’est pas attribuable à Mussolini mais, quatre siècles plus tôt, au chevalier Georg Von Freundsberg, au service de l’Armée d’Espagne, qui la prononça lors de la bataille de Vicence en 1513.

    Que cette maxime devenue populaire depuis lors ait été reprise par Mussolini lui en donne-t-il l’exclusivité et l’empêcherait-elle d’être citée jusqu’à la fin des temps ?

    Ces réactions malhonnêtes me remémorent ces vers de Kipling :

    Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
    Sans pour autant mentir toi-même d’un seul mot ;
    (…)
    Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis…

    En espérant que ce poème n’ait jamais été cité par des personnalités politiquement incorrectes…

  • "Monsieur le grand Rabbin de France, ouvrez les yeux avant qu'il ne soit trop tard..."

    Posté par le 27 février 2012

     

    Le grand Rabbin de France Gilles Bernheim

    Communiqué de Jacques Rosen, pour le bureau de l’Union des Français juifs

    Gilles Bernheim, grand Rabbin de France, vient de présenter son livre, N’oublions pas de penser la France, dans une interview à la revue Marianne du 25 février.

    Une fois de plus, Gilles Bernheim profite de cette tribune pour désigner l’ennemie principale des juifs selon lui, Marine Le Pen, qu’il enferme dans ce qu’il appelle « un mouvement ancré depuis cent ans dans la vie politique française et qui, de l’Action française au pétainisme et au lepénisme, à toujours été intrinsèquement antisémite ». Et pour bien enfoncer le clou : « Quand bien même Madame Le Pen serait une amie des juifs, ce qu’elle dit sur d’autres minorités, notamment la façon outrageante qu’elle a de traiter les musulmans de France, est incompatible avec les lois du judaïsme ».

    Puis, se rappelant peut-être que l’antisémitisme en France aujourd’hui est très majoritairement d’origine islamique, le grand Rabbin se lance dans une diatribe afin de rappeler à ceux d’entre les immigrés musulmans qui ne jouent pas le jeu, sans les nommer bien entendu, leurs devoirs sur le sol de France : « Pourquoi se permettrait-on sur un sol étranger, et qui plus est sur un sol d’accueil, ce qui ne serait pas toléré chez soi ? » … « Us et coutumes vécus avec tact » … « sans se comporter comme en territoire conquis, sans donner des leçons ou sans perturber les habitudes locales » … « Leurs légitimes revendications quand à la préservation de leurs « différences », ne sauraient justifier des entreprises de déstabilisation ou de véritable dissidence, en important des conflits extérieurs et des comportements non plus exotiques mais totalement déviants, ou encore en risquant de menacer l’ordre public, l’ordre juridique, ainsi que les spécificités fondamentales de civilisation de la communauté nationale ».

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  • Devise attribuée à Mussolini: Jean-Marie Le Pen se justifie

    Il voulait s'expliquer sur Robert Brasillach et a conclu en citant... Benito Mussolini. Dans son Journal de bord vidéo, mis en ligne sur le site du Front national, Jean-Marie Le Pen est revenu sur la polémique suscitée par sa citation d'un poème de l'écrivain collaborationniste Robert Brasillach, lors d'un discours à la convention présidentielle du .

      

    Et, en conclusion de son explication, déclame : «Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.» Soit l'un des slogans de Benito Mussolini et de ceux qui cultivent la nostalgie du Duce.

    Le Pen : «Que cette maxime (...) ait été reprise par Mussolini lui en donne-t-il l'exclusivité ?»

    Dans un communiqué adressé «aux incultes et aux ignares», Jean-Marie Le Pen s'est justifié ce lundi, expliquant que «la paternité» de cette devise «n'est pas attribuable à Mussolini mais, 4 siècles plus tôt, au chevalier Georg Von Freundsberg, au service de l'Armée d'Espagne, qui la prononça lors de la bataille de Vicence en 1513». «Que cette maxime devenue populaire depuis lors ait été reprise par Mussolini lui en donne-t-il l'exclusivité et l'empêcherait-elle d'être citée jusqu'à la fin des temps ?» s'interroge le d'honneur du Front national.

    Aussitôt la vidéo mise en ligne, le Front de gauche avait réagi dénonçant, dans un communiqué : «L’infâme Le Pen fait une nouvelle fois l’apologie d’un antisémite et cite Mussolini.»

    Brasillach : Marine Le Pen a déploré des polémiques «stériles et parisiennes»

    Dans sa vidéo, le président d'honneur du Front national donne d'abord de la voix face à la polémique autour de Brasillach, «un véritable scandale». «On a fait reproche à Marine du fait que son père avait cité Brasillach, un collabo fusillé à la Libération», s'offusque-t-il, dénonçant un «raccourci absolument ignoble».

    Comme il l'a fait, ce dimanche dans l'émission Radio France politique, Jean-Marie Le Pen relit l'extrait du poème et présente l'auteur collaborationniste comme un « jeune journaliste de 34 ans fusillé à la Libération pour ses articles». Et de conclure, en citant Mussolini et en lâchant : «Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.» «Molti nemici, molto onore», en italien.

    Concernant Brasillach, Marine Le Pen avait déploré des «polémiques complètement stériles et parisiennes». «J'ai moi-même cité Robespierre et je ne suis pas un révolutionnaire sanguinaire», avait-elle dit en rappelant que l'auteur préféré de Nicolas Sarkozy était Céline.

    LeParisien.fr - 27/02/12 

  • Un paquebot Costa à la dérive au large des Seychelles avec plus de 1000 persones à bord

    Publié le lundi 27 février 2012 à 17H05

     

    Le navire se trouve au large des Seychelles.

    Capture Google

    Début d'année maudit pour le groupe Costa Crociere dont un autre paquebot connaît à son tour de graves difficultés, cette fois au large des Seychelles, dans l'Océan Indien, six semaines seulement après le naufrage du Costa Concordia au cours duquel 32 personnes avaient trouvé la mort.

    Victime dans la matinée d'un incendie au niveau de la salle des machines, le Costa Allegra se trouve actuellement à la dérive, ayant perdu tous ses moyens de propulsion, avec plus de 1 000 personnes à son bord (636 passagers et 410 membres d'équipage). Selon le commandant du navire, l'incendie a été maîtrisé avec les moyens d'extinction du bord tandis que par précaution, l'ensemble des passagers étaient regroupés aux différents points de rassemblement à partir desquels peut être ordonnée une évacuation en mer. Aucun blessé ne serait pour l'heure à déplorer.

    Selon la compagnie, l'équipage tente actuellement de réparer l'avarie et de redémarrer les moteurs. S'il ne pouvait le faire dans un délai suffisamment court compte tenu de la proximité de la côte ou de la dégradation de l'état de la mer, une solution de remorquage serait alors rapidement envisagée.

    Navire relativement ancien dans la flotte Costa - il a été mis en service il y a 20 ans - l'Allegra qui mesure 187 m de long, était parti de Madagascar et se dirigeait vers les Seychelles quand s'est produit le sinistre. Plusieurs navires croisant dans les parages sont susceptibles de se dérouter afin de l'assister, en attendant que les autorités de la République des Seychelles qui sont seules compétentes pour gérer les opérations de secours compte tenu de la position géographique du paquebot, puissent organiser une opération de remorquage avec leurs moyens propres ou avec ceux que l'armateur décidera éventuellement d'affréter.

     

    La Provence

  • Discours de Marine Le Pen à Châteauroux

    26/02/12

    Un discours admirable !

  • Iran : après l'embargo pétrolier, vive menace d'embargo financier

     

    Par une dépêche de l’agence Reuters du 17 février 2012, on apprend que, vraisemblablement à la demande des Etats-Unis et de l’Union européenne, SWIFT, organisme de transactions financières transfrontalières, serait prêt à supprimer les banques iraniennes de ses circuits informatiques, ce qui signifie en clair que tout transfert d’argent vers l’Iran deviendrait impossible.

     A défaut d’une guerre, l’asphyxie économique et alimentaire est tout aussi redoutable, car elle touche l’ensemble de la population destinée à la mort lente. Cette menace découle toujours des accusations lancées contre l’Iran de poursuivre son programme nucléaire à des fins militaires. Or, selon certaines informations contraires mais confirmées, de hauts dirigeants tant israéliens qu’américains affirment qu’il n’en est rien (*). On trouvera ci-après cette dépêche in extenso.
    Polémia

    LEAD 1-Iran-La société financière Swift prête à appliquer les sanctions
    BRUXELLES, 17 février (Reuters) - La société Swift, organisme de transactions financières transfrontalières, a annoncé vendredi qu'elle était prête à mettre en œuvre les sanctions imposées contre les institutions financières iraniennes par les Etats-Unis.

    Dans un communiqué, Swift, acronyme anglais de « société pour les télécommunications financières interbancaires mondiales », ajoute qu'elle est prête à en faire de même lorsque les nouvelles sanctions décidées par l'Union européenne seront arrêtées.

    Swift, coopérative contrôlée par certaines des plus grandes banques de la planète et dont le siège est près de Bruxelles, dit avoir informé ses partenaires de sa décision.

    Dans un courriel, elle précise « se tenir prête à agir et à suspendre ses services aux institutions financières iraniennes sanctionnées dès qu'elle aura des précisions sur les mesures de l'UE actuellement en préparation ».

    La société ajoute par ailleurs suivre de près le cheminement législatif d'un projet de loi adopté par une commission du Sénat américain en vue d'isoler les institutions financières iraniennes.

    Swift, dont le rôle est essentiel dans les échanges financiers internationaux, traite en moyenne chaque jour 18 millions d'ordres de paiement entre des banques et d'autres institutions financières dans 210 pays.

    Dix-neuf banques et 25 institutions financières en Iran ont échangé environ deux millions de messages en 2010. Parmi elles figurent des banques accusées de financer le programme nucléaire iranien ou le terrorisme : Mellat, Post, Saderat et Sepah.

    Swift, fondée en 1973, n'a jamais exclu un pays de son réseau jusqu'ici.

    Sous le coup des sanctions financières, l'Iran a commencé à proposer des paiements en or ou des accords de troc - pétrole contre nourriture - pour se procurer des denrées.

    Les nouvelles sanctions imposées par les Etats-Unis et l'Union européenne pour punir la poursuite par l'Iran d'activités nucléaires qu'ils jugent suspectes n'interdisent pas la vente de produits alimentaires à l'Iran mais compliquent les transactions financières internationales qui l'accompagnent.

    L'effondrement du rial, la monnaie iranienne, face au dollar en conséquence du renforcement des sanctions, a provoqué une flambée du prix de denrées comme le riz, le pain ou la viande qui a doublé ces derniers mois.

    Les Occidentaux accusent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, des soupçons renforcés par un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en novembre. L'Iran affirme poursuivre uniquement un programme d'énergie nucléaire civile. (Philip Blenkinsop, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français, Reuters 17/02/2011)

    Polémia
    26/02/2012

    Note de la rédaction :

    (*) L'annonce pourrait écarter tout risque de guerre contre l'Iran. « La République islamique ne cherche pas la bombe atomique. » Ce n'est pas Téhéran, mais les services secrets américains qui l'affirment. Selon le Los Angeles Times, le dernier rapport hautement secret de 16 agences du renseignement américain, divulgué en 2011 auprès des décideurs du pays, est formel. Si Téhéran poursuit bien des recherches pouvant aboutir à la capacité de fabriquer une arme atomique, il ne souhaite plus s'en doter depuis 2003. En d'autres termes, si l'Iran continue l'enrichissement d'uranium à faible niveau, ce que lui autorise le Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire, dont il est signataire - à l'inverse d'Israël, de l'Inde et du Pakistan -, aucune preuve significative n'indique qu'il cherche la bombe. (Le Point.fr 24/02/2012)

    Image : SWIFT

     

    Polémia (reprise Reuters)

  • La tromperie d'un art qui n'en fut jamais un

     

    Polémia revient sur cette incroyable entreprise de démolition de tous nos arts qu’est l’art dit « contemporain ».

    Tout change, tout doit changer, « tout est à réinventer… », c'est du moins ce que vient de rappeler le président de la République, lors de son discours à Annecy le 6 février 2012. Les arts, dans ce changement obsessionnel, n'ont pas été épargnés.

     

    Ce qu’on appelle « l’art contemporain » n’a jamais été artistique : venu de New York et détrônant Paris de sa couronne de capitale des arts, il n’avait rien à voir avec le gagne-pain des rapins.

    « Celui qui a l’or fera la loi », dit un proverbe bien connu des financiers. La capitale de la finance étant indiscutablement New York, si l’entreprise de l’art contemporain a pu prospérer jusqu’à envahir Versailles, la Côte d’Azur et quelques lieux de culte, c’est que ceux qui tiennent le haut du pavé à Wall Street le voulaient ainsi. Devant ces œuvres perverses dont la statue devant l’aéroport de Nice (*) n’est qu’un exemple, la majorité de nos concitoyens, peu versés sur ce genre de production, préfèrent dire leur méconnaissance du sujet, à moins que la stupéfaction ne leur ait coupé la parole. Cette population se souvient certainement de ce qu’on a pu dire sur l’impressionnisme, mal accueilli à ses débuts. Alors, elle est tentée par l’abstentionnisme. D’ailleurs, avec la crise et les difficultés actuelles, elle a autre chose en tête.

    Les autoproclamés spécialistes de ces étranges productions vous diront aussi que l’art classique avait produit toute la substance qu’il pouvait donner et que les artistes se répétaient et tournaient en rond. Alors, si des spécialistes le disent…

    Nous avons pu cependant apprécier la pertinence du jugement de ces gens en recevant une lettre du critique d’art du Figaro, Michel Nuridsany, qui avait bien voulu répondre à une demande d’explications où l’auteur de ces lignes s’étonnait un peu que la simple pose de rayures de 8,7 cm sur une œuvre puisse apporter à celle-ci un supplément d’intérêt. Et dans cette lettre à la dactylographie approximative, Nuridsany relevait notre erreur : les rayures ne faisaient pas 8,7 cm mais 7,8 cm et cela, bien sûr, faisait toute la différence. Buren s’était lancé à l’époque dans des lames de parquet de bois différent et une photo du Figaro montrait des tulipes en rangs d’oignons qui respectaient bien l’écartement souhaité : 7,8 cm.

    Pour Yves Klein, cela relevait un peu du même procédé, sauf que lui repeignait en bleu tout ce qui lui tombait sous la main, une nuance de bleu qui lui avait tapé dans l’œil. Qu’un autre crée une œuvre et lui se chargerait du badigeon final. Son rêve aurait été de peindre la Vénus de Milo avec ce bleu incomparable. Hélas, ce ne fut pas possible et, très déprimé, le pauvre Klein finit par mettre fin à ses jours.

    Nous avons cité ces deux éminents artistes parce que nos « critiques d’art » ne trouvaient pas (ne trouvent toujours pas aujourd’hui) de termes assez élogieux pour les qualifier. A propos de ces critiques d’art, peut-être serait-il bon de rappeler quelques petites choses :

    Leur (auto)création est récente. Avant eux, il n’y avait rien et le milieu artistique, comme aujourd’hui celui de l’artisanat d’art (joailliers, couturiers, denteliers, etc.), s’en passait fort bien. Comme disait Degas : « Avez-vous besoin d’un critique pour savoir si la soupe est bonne ? » Et le même ajoutait, méprisant : « Critique d’art, critique d’art, est-ce que c’est un métier, ça ? Et dire qu’il y a des artistes assez bêtes pour se soucier de leurs avis. »

    Picasso avait une opinion à peu près similaire : « Lorsque je peins un tableau, je ne me soucie pas de donner la moindre explication. Je sais bien qu’il y aura toujours quelqu’un pour le commenter et expliquer aux badauds ce que je voulais dire. » Et si Picasso n’avait dit que cela !

    Aujourd’hui, on écrit beaucoup sur l’art. Et même quelques artistes s’en mêlent. En général, ce ne sont pas les meilleurs : ceux-là se contentent de créer ; mais d’autres, dont la veine créatrice est en général un peu tarie, aimeraient bien donner de savantes théories. Comme disent (à peu près) les Anglais : « Celui qui peut faire quelque chose, le fait. Celui qui ne peut pas, donne des conseils. » Tous ces bavardages inutiles énervaient passablement Braque qui professait que devant une œuvre il fallait se couper la langue et laisser le tableau parler pour le peintre.

    Pour reprendre ce que nous disions plus haut, l’excuse, donnée par certains comme justification de l’ « art contemporain », à savoir que nos artistes n’avaient plus rien à dire et tournaient en rond, est un culotté mensonge ! Voyons d’un peu plus près :

    Les œuvres de Leonor Fini ressemblaient-elles à celles de Rouault ? Celles de Dali à celles de Hilaire ou de Cassigneul ? Bellmer copiait-il Utrillo, Max Ernst et Balthus ? Verlinde se souciait-il de Derain et Carzou d’Yves Brayer ? En quoi Matisse faisait-il de l’ombre à Buffet ou Magritte à Michel Ciry ? Des noms comme ceux-là, on pourrait en aligner des dizaines et encore en oublier beaucoup, car c’est volontairement que nous avons laissé dans l’ombre des noms comme Picasso, Braque ou Matisse. Et que Magritte veuille bien nous pardonner. Non, Paris n’avait jamais déchu ! Et dire que les artistes qui y travaillaient n’avaient plus rien à dire et répétaient les mêmes productions relève du plus pur mensonge.

    Nous proposons de remplacer les trois mots de notre devise républicaine, qui n’ont jamais eu la moindre répercussion dans la vie des Français, par une autre, moins ambitieuse certes, mais combien plus proche de la réalité : « Ne croyons rien de ce qu’on nous dit et pas la moitié de ce qu’on nous montre. »

    Léon Arnoux
    20/02/2012

    Note : (*) Voir : Icônes de la barbarie ou de la nouvelle religion ?

    Correspondance Polémia – 24/02/2012

    Image :Anthropométrie de l'Époque bleue (2'26) Yves Klein
    9 mars 1960
    Galerie internationale d'art contemporain
    253, rue Saint Honoré, Paris, France