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20/04/2008

La "récupération" politique d'Aimé Césaire

Le président Nicolas Sarközy a estimé que «tous les Français se sentent aujourd'hui Martiniquais dans leur coeur», à son arrivée dimanche à Fort-de-France, où il doit assister aux obsèques nationales du poète Aimé Césaire.

«Il fut le défenseur infatigable de la dignité humaine et du respect des droits de l'homme», a souligné Nicolas Sarkozy dans une brève déclaration à l'aéroport Aimé Césaire de la ville, en célébrant «un être universel» et «l'un des symboles de la lutte pour le respect des peuples».

«Je suis venu dire à la Martinique que la France entière partage sa douleur, que c'est la Nation toute entière qui est en deuil», a déclaré le chef de l'Etat, précisant qu'il devait rencontrer la famille d'Aimé Césaire.

«La principale leçon de son action est probablement cette certitude que les véritables avancées de la liberté et de la dignité ne se décrètent pas, qu'elles se conquièrent par le sens de la responsabilité», a-t-il dit. M. Sarközy a salué «l'homme de lettres», l'«homme politique de conviction» et l'«homme de liberté».

Nicolas Sarközy a entretenu des relations chaotiques avec Aimé Césaire. En 2005, le poète avait refusé de le recevoir lors d'un voyage prévu, puis annulé, aux Antilles, en raison d'un article de la loi de février 2005 mentionnant «le rôle positif de la présence française outre-mer».

En mars 2006, il avait finalement reçu celui qui était alors ministre de l'Intérieur, lui offrant son célèbre «Discours sur le colonialisme» de 1950.

ZIMBABWE: racisme d'Etat anti-blanc

Zimbabwe : Les Blancs cibles du racisme d’Etat

A l’heure où l’Union européenne et la communauté internationale traquent inlassablement le racisme et la xénophobie, pas une voix ne s’est élevée pour stigmatiser la nouvelle chasse aux Zimbabwéens blancs victime du racisme d’Etat.

Bien que battu par le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle, le crypto-marxiste et dictateur patenté Robert Mugabe, refuse de quitter le pouvoir et s’en prend une nouvelle fois à ses compatriotes blancs, encourageant l’occupation illégale par ses partisans de fermes détenues par des fermiers d’origine européenne. Comme toujours, ces confiscations ne font qu’aggraver la situation alimentaire de tous les habitants du pays.

Victimes depuis plusieurs années d’une véritable épuration ethnique, 4000 fermiers blancs ont été chassés de leurs terres dans l’indifférence générale de la communauté internationale.

(Communiqué de presse de Bruno Gollnisch)

Profils bas...

Des lettres pour calmer le jeu. Nicolas Sarközy va adresser cette semaine aux dirigeants chinois deux messages, par l'intermédiaire de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, puis celui de son conseiller diplomatique, Jean-David Levitte.

Des initiatives prises alors que les protestations anti-françaises se multiplient en Chine, après le fiasco du passage de la flamme olympique à Paris
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Jean-Pierre Raffarin, qui part mercredi pour Pékin, portera aux dirigeants chinois une autre lettre, mais de Jacques Chirac, qui n'avait pu se rendre en Chine pour raisons médicales. Le vice-président de l'UMP et sénateur de la Vienne doit y avoir un tête à tête jeudi avec le Premier ministre Wen Jiabao. Jean-David Levitte rendra lui visite le week-end prochain aux autorités chinoises.

L'annonce intervient au moment où de nouvelles manifestations anti-françaises ont eu lieu dans plusieurs villes de Chine. Elles visaient principalement l'enseigne d'hypermarchés Carrefour, très présente dans le pays, pour protester contre l'attitude de la France sur le Tibet et les appels au boycott des JO de Pékin.

Face à la montée de ces manifestations, la presse officielle chinoise a cependant relayé dimanche un nouvel appel au calme des autorités. «En tant que citoyens, nous devons exprimer notre patriotisme avec calme et responsabilité et de manière légale et ordonnée (...)», peut-on lire dans le Quotidien du peuple.

Les affaires sont les affaires...

 

Les "clandestins": quelle comédie!

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Le mouvement de grève des travailleurs clandestins s'amplifie en Ile-de-France. Plus d'une dizaine de restaurants et d'entreprises sont touchés. Hier midi, neuf salariés ont fait irruption au Café de la Jatte, très prisé par le président de la République.

Il n'est pas tout à fait midi et neuf salariés sans papiers viennent d'investir la grande salle du très select Café de la Jatte à Neuilly (Hauts-de-Seine). Drapeaux à l'effigie de la CGT, banderoles réclamant la « régularisation de tous les sans-papiers » côtoient la déco plutôt minimaliste de ce restaurant huppé.

Caméras des télévisions et micros des radios sillonnent également la salle. De quoi désarçonner les clients venus réserver une table qui, après un moment d'hésitation, tournent les talons.

« Quoi qu'il en dise, le patron s'en doute »

C'est la dernière occupation en date dans le cadre de la grève des sans-papiers, lancée par la CGT et l'association Droits devant ! Jean-Claude Amara, porte-parole de l'association, a expliqué aux convives que le mouvement s'était étendu « dans 14 lieux en Ile-de-France et par 537 travailleurs sans papiers ».

Le choix de l'établissement ne doit rien au hasard. Le Café de la Jatte est, comme son nom l'indique, niché en plein coeur de l'île de la Jatte, à un jet de pierre de l'immeuble où résidait, il y a encore deux ans... Nicolas Sarközy. « On l'a souvent vu ici. On a du beau monde : pas mal de politiques comme Pasqua par exemple », confie Moussa Sacko, Malien sans papiers, qui officie dans les cuisines depuis 2005, après avoir travaillé au Royal Monceau à Paris ou dans des grands hôtels de la Côte d'Azur.

Préparé dans le plus grand secret, leur mouvement a pris tout le monde de court. A commencer par Luc Peyronnel, le propriétaire des lieux, qui habite juste au-dessus. Réveillé en sursaut, il s'est précipité dans le restaurant : « Je ne savais pas que vous étiez sans papiers. Vous m'avez toujours présenté des documents en règle. Je les ai fait vérifier par la police. En fait, ça fait dix ans que vous me mentez ? » demande-t-il. Pas de quoi désarçonner Moussa, Youssouf et les autres travailleurs illégaux. « Je me suis fait engager avec les papiers de mon grand frère. Je n'ai même pas changé la photo. Tout le monde se débrouille comme ça », rigole Sarr Abramane, qui travaille au Café de la Jatte depuis 1994, pour un salaire de 1 500 € par mois « Quoi qu'il en dise, le patron s'en doute », précise-t-il.

Si, comme ses collègues, il a décidé de dénoncer cette situation, c'est à la suite de la victoire des sans-papiers du restaurant de la Grande Armée, régularisés en février après des semaines de grève. « Je cotise, mais quand j'ai été malade, je n'ai pas pu me mettre en arrêt maladie parce que je n'ai pas de papiers. Cette année, j'ai aussi payé 2 150 d'impôt. Maintenant, je voudrais être régularisé », renchérit Souleymane Haidara, qui a quitté le Mali en 1990.

« Je suis d'accord pour que vous vous mettiez en grève, mais vous ne pourriez pas juste porter un brassard et continuer à travailler ? » s'interroge Gilles Caussade, le copropriétaire du restaurant, une pointe d'angoisse dans la voix. Son associé, Luc Peyronnel, accepte, sous la pression de l'association Droits devants ! de lancer un appel à Nicolas Sarközy : « Monsieur le président, vous qui connaissez cet endroit, régularisez les sans-papiers », lâche-t-il un brin exaspéré. Il finit par signer la pétition de la CGT et assure qu'il va faire une demande pour régulariser ses employés. Un premier pas. Mais les grévistes ont la ferme intention de continuer à occuper les lieux.

19/04/2008

SCIENCES: Edward Lorenz, le père de "l'effet papillon" est mort

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 Le météorologiste américain Edward Lorenz est mort des suites d'un cancer, mercredi 16 avril, à Cambridge. Au début des années 1960, alors qu'il s'interrogeait sur la difficulté de prédire avec précision l'évolution de la météo, il a abouti à la théorie dite "du chaos", qui a révolutionné la science bien au-delà de son champ de recherche.


Depuis les travaux de Newton, on pensait pouvoir prédire avec précision l'évolution d'un système donné en connaissant ses conditions initiales et les forces qui s'y appliquent. Edward Lorenz a prouvé que de toutes petites variations entre deux situations initiales pouvaient engendrer, au bout d'un certain temps, des situations finales très éloignées. Au XIXe siècle, le mathématicien français Henri Poincaré l'avait pressenti, mais avait été incapable de le démontrer, faute de calculateurs capables de réaliser des millions, voire des milliards d'opérations.

TROISIÈME RÉVOLUTION SCIENTIFIQUE DU XXe SIÈCLE

En 1972, Lorenz publie un article scientifique au titre saugrenu : "Prévisibilité, le battement d'aile d'un papillon au Mexique peut-il provoquer une tornade au Texas ?" Cette publication est restée célèbre sous le nom d'"effet papillon". Ces découvertes ont eu des implications dans la plupart des domaines scientifiques. Dans le sien, Lorenz est arrivé à la conclusion qu'il ne serait jamais possible de prédire avec précision la météo à plus de deux ou trois semaines.

Certains scientifiques ont vu dans les travaux de Lorenz, la troisième révolution scientifique du XXe siècle après celles de la relativité et de la mécanique quantique. Dans un communiqué du MIT annonçant la mort de Lorenz, Kerry Emanuel, professeur de sciences atmosphériques à la célèbre université de Boston, a estimé qu' il "avait planté le dernier clou dans le cercueil de la science cartésienne en prouvant que les systèmes déterministes avaient des limites de prévisibilité". Edward Lorenz a reçu, conjointement avec Henry Stommel, le prestigieux Prix Crafoord de l'Académie royale des sciences de Suède.

(Le Monde 19 avril 2008)

Muselier trahi par les siens!

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Eugène Caselli, PS, nouveau Président de la Communauté urbaine de Marseille: chacun n'a t-il pas droit à son tour d'une part du gâteau?
La fausse droite UMP  croyait avoir surmonté les plus grosses difficultés en conservant la mairie de Marseille lors du scrutin municipal, en mars. Mais c'est finalement l'élection du président de la communauté urbaine de Marseille, qui regroupe dix-huit communes, qui a provoqué un mini-séisme au sein de la classe politique marseillaise, jeudi 17 avril : le grand favori, Renaud Muselier, a été battu à la surprise générale par le socialiste Eugène Caselli, avec 79 voix contre 77.

Cette défaite du protégé et successeur annoncé du maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a déclenché un véritable psychodrame durant toute la séance. Le discours de M. Caselli, qui est secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, n'a été applaudi que par la gauche de l'hémicycle. La séance a dû être suspendue peu après.
 
Lors de sa réouverture, Renaud Muselier, visiblement touché, s'en est pris publiquement à ses pairs. "Aujourd'hui, certains ont trahi, certains ont menti à leurs électeurs, certains se sont engagés dans un déni de démocratie", a-t-il lancé, demandant que les membres de l'opposition et de la majorité puissent être clairement identifiés. Il a dénoncé une élection qui va "à l'encontre des résultats des municipales".

Peu après, M. Caselli a été désavoué par les conseillers municipaux lors d'un vote sur un point de procédure, ce qui a provoqué des appels à la démission dans les bancs de la droite. Le nouveau président de la communauté urbaine a "tout à fait exclu"  de quitter ses fonctions avant de lever la séance. "Nous allons voir si la raison revient, au-delà de la mauvaise humeur, tout cela est une scénographie, ce qui est important, c'est le vote sur le président, ils le savent bien", a-t-il assuré.

 

A la sortie, Jean-Claude Gaudin, qui avait créé cette communauté urbaine en 2000 et en avait jusqu'ici assuré la présidence, a tenu des propos similaires à ceux de son ancien adjoint à la mairie de Marseille. "Il y a des élus qui ont trahi, nous souhaitons savoir qui a trahi", a-t-il prévenu.

Avec cette victoire surprise, le PS ravit à l'UMP la troisième communauté urbaine française, qui compte près d'un million d'habitants, et ouvre la voie à une cohabitation inédite entre cette entité et la ville de Marseille. Elle offre également à la gauche un échelon politique local qui regroupe "80 % de tous les pouvoirs et toutes les décisions" dans la région, comme l'expliquait Renaud Muselier avant sa défaite.

(Le Monde 19 avril 2008)

Morte la bête, mort le venin...

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Elle a droit au Panthéon!  

Germaine Tillion, pionnière de l'ethnologie et résistante française, qui s'était élevée contre la torture en Algérie, est décédée samedi dans sa 101ème année, a annoncé Tzvetan Todorov, président de l'association Germaine Tillion.

Ethnologue en Algérie dans les années 30, Germaine Tillion avait été déportée à Ravensbrück en 1943. Elle était l'un des françaises les plus décorées, et partageait avec cinq autres femmes le privilège d'être grand'Croix de la Légion d'Honneur.

Directrice honoraire en sciences sociales à l'Ecole des Hautes Etudes, elle avait publié "Le Harem et les cousins" (1966) et "Ravensbrück" (1973), ouvrages emblématiques des deux grands engagements de sa vie, l'Algérie et la Résistance.

Née le 30 mai 1907 à Allegre (Haute-Loire), Germaine Tillion, élève de l'ethnologue Marcel Mauss, effectue avant la guerre quatre missions ethnographiques dans les Aurès (sud-est algérien) de 1934 à 1940. A son retour, elle co-fonde dès juin 1940 le réseau de résistance du Musée de l'Homme.

Dénoncée, elle est arrêtée en 1942, détenue à Fresnes, puis déportée au camp de Ravensbrück.

Rescapée, l'ethnologue publie un des premiers témoignages sur le système concentrationnaire : "A la recherche de la vérité" (1946) et "Ravensbrück" (prix Voltaire, 1973).

Elle mène aussi plusieurs enquêtes sur les crimes de guerre allemands, les camps soviétiques (1951), et les lieux de détention en Algérie (1957), où elle crée le service des Centres sociaux (1955). De son expérience elle tirera deux ouvrages : "L'Algérie en 1957" et "Les Ennemis complémentaires" (1958).

Germaine Tillion reprend ensuite ses travaux d'ethnographie, notamment au CNRS, et comme directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes études (chaire du Maghreb), où elle est nommée en 1957.

En 1957, en pleine bataille d'Alger, elle réussit à obtenir pour quelques semaines l'arrêt des attentats contre des exécutions capitales de militants du FLN, après une rencontre secrète avec Yacef Saadi, "chef militaire de la région d'Alger". (?)

Elle s'est aussi élevée avec véhémence contre la torture avec l'historien Pierre Vidal-Naquet.

En 1975, elle est chargée de présider la commission sur l'amélioration de la situation des femmes immigrées.

L'ethnologue avait reçu de nombreuses distinctions. Grand'Croix de la Légion d'Honneur, Croix de guerre et médaille de la Résistance, lauréate du Prix de l'amitié franco-arabe (2000), du Grand prix de la Ville de Paris (2000), elle est décorée en 2004 de l'Ordre du Mérite allemand.

Germaine Tillion, prix Cino Del Duca (1971) pour l'ensemble de son oeuvre, avait publié deux livres autobiographiques : "La Traversée du mal" (1997) et "Il était une fois l'ethnographie" (2000).

 (Stephane de Sakutin - AFP/Archives)
L'ethnologue a reçu de nombreuses distinctions. Grand'Croix de la Légion d'Honneur, Croix de guerre et médaille de la Résistance, lauréate du Prix de l'amitié franco-arabe (2000), du Grand prix de la Ville de Paris (2000), elle est décorée en 2004 de l'Or  (Stephane de Sakutin - AFP/Archives)

Le Fleuve Jaune est proche de la Seine...

Plusieurs milliers de personnes -4.000 selon la police- notamment des étudiants et expatriés chinois en France, se sont réunis samedi place de la République à Paris pour soutenir les Jeux olympiques de Pékin et contester leur couverture par les médias occidentaux. Une banderole avec des photos de la sportive chinoise handicapée ayant porté la flamme olympique à Paris a été déployée alors que les manifestants scandaient «Beijing JO» ou «allez Pékin».

Nombre d'entre eux avaient revêtu des tee-shirts avec sur le devant, les inscriptions «One China, One family» et dans le dos, «Faisons des JO un pont, pas un mur».

Mais la majorité des pancartes affichaient des slogans hostiles aux médias occidentaux. «Contre les injustices de la presse», «les médias dominants vous manipulent» ou encore «la liberté de la presse, ce n'est pas mentir», pouvait-on lire. «Nous manifestons contre la désinformation des médias français et occidentaux, pour promouvoir les Jeux olympiques et pour construire un pont entre les peuples français et chinois et non un mur comme le font les médias», a déclaré à l'AFP Thierry Liu, un des porte-parole de la manifestation.

Venus de Lyon, Clermont-Ferrand, Grenoble ou encore Lille, les manifestants, pour la plupart des étudiants, avaient été contactés quelques jours plus tôt par SMS et par internet par les organisateurs, qui se présentent comme des membres de la communauté chinoise à Paris. Les manifestants ont distribué aux passants des plaquettes destinées à faire «connaître la vraie Chine, celle que les médias ne vous présentent pas», en dénonçant «les fausses informations données par beaucoup de médias occidentaux sur la Chine». «Nous avons été choqués par l'attitude des médias français lors du passage de la flamme olympique à Paris. Ils n'ont montré que les perturbateurs et pas les Chinois venus soutenir les Jeux olympiques», a expliqué Marie Pan, ingénieur de 48 ans vivant en France depuis 1982.

Yuntao, étudiant en sciences de 24 ans, venu avant tout soutenir les JO de Pékin, est aussi «en colère contre les médias occidentaux qui déforment les informations». Au milieu des nombreux drapeaux chinois flottant place de la République, quelques manifestants portaient également un drapeau bleu-blanc-rouge pour rappeler «l'amitié franco-chinoise». «On peut critiquer les droits de l'Homme en Chine mais il ne faut pas tout mélanger. Les droits de l'Homme, l'indépendance du Tibet et les Jeux olympiques, ce n'est pas la même chose. Là, c'est le peuple qui est mécontent», a déclaré Xiaou, interprète de 40 ans vivant en France.

Plusieurs Français étaient également venus apporter leur soutien aux manifestants. «Ce qu'on a dit sur le Tibet, les droits de l'Homme, est insultant et complètement faux», a estimé Joseph, 60 ans, qui «va souvent en Chine» et qui est venu avant tout parce qu'il «défend le droit à la vérité et pas à la pensée unique». Selon une manifestante de 40 ans qui a refusé de donner son nom, «c'est le jour J pour la communauté chinoise partout dans le monde». «Partout, à l'appel d'étudiants chinois, des manifestations sont organisées simultanément», dans d'autres villes européennes, ainsi qu'aux Etats-Unis, a-t-elle affirmé à l'AFP.

Après quatre heures de rassemblement durant lesquelles les prises de parole ont succédé aux chants en «honneur de la Chine», les manifestants se sont dispersés dans le calme et sans incident. Un important dispositif policier avait été déployé en toute discrétion autour de la place de la République.

"Le Parisien" en dit plus sur les gays de TF1, ministère de la Culture...

Un employé du cabinet de la ministre de la Culture a été trouvé mort, vraisemblablement d'une crise cardiaque, au domicile parisien du PDG de TF1 International qui a été déféré au parquet.

LES POLICIERS de la 2e division de la PJ parisienne ont multiplié les investigations, hier, tout au long de la journée après la découverte, jeudi matin, d'un cadavre au domicile d'un haut responsable de TF 1. Les enquêteurs ont tenté de déterminer les circonstances exactes du décès de la victime, âgée de 39 ans, employée au ministère de la Culture et de la Communication en tant que chef du bureau du cabinet. « L'annonce de son décès est une très triste nouvelle, confie Christine Albanel, ministre de la Culture, contactée hier.

C'était un agent administratif, chargé de l'intendance et notamment de la gestion des déplacements et du matériel. Il était affecté au Louvre, au service du personnel, je crois, avant son arrivée au ministère. » « C'était un homme brillant, dévoué, rigoureux, très travailleur et ponctuel. Nous sommes très affectés par sa disparition », ajoute un proche du ministre.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme aurait succombé à un arrêt cardiaque survenu après une overdose. Son corps a été découvert par Patrick Binet, 55 ans, responsable de TF 1 International, filiale d'acquisition et de distribution de droits audiovisuels du groupe. La veille, ce dernier avait organisé une soirée privée à son domicile et invité deux personnes dont la victime.

« Le patron de cette filiale de TF 1 a donné rendez-vous, mercredi soir, à ces deux hommes à son domicile situé dans le XI e arrondissement de Paris, précise une source proche de l'affaire. Il s'agissait d'une soirée privée. Des produits stupéfiants et notamment de la cocaïne et du GHB (la drogue du violeur) ont été consommés par plusieurs protagonistes. Le lendemain matin, le propriétaire des lieux a découvert le corps sans vie avant de prévenir la police. »

« Il n'avait pas l'habitude de recevoir beaucoup de monde ou d'organiser de grosses fêtes »

Chargés de l'enquête, les hommes de la 2e DPJ ont procédé aux premières constatations tandis que Patrick Binet était placé en garde à vue.

« Les deux invités ont dormi au domicile de leur hôte dans une chambre d'ami, ajoute la même source. Quand ce dernier s'est réveillé, il a constaté le décès de la victime et la disparition de la troisième personne. » Rapidement identifié cet homme, prénommé Laurent, âgé de 35 ans et sans profession, s'est livré à la police avant d'être finalement placé, à son tour, en garde à vue. Hier soir une quatrième personne qui aurait pris part au tragique huis clos était toujours recherchée. « Les deux prévenus ont reconnu avoir pris, en compagnie de la victime, divers produits dont de la cocaïne et du GHB au cours de cette soirée », confie un proche de ce dossier qualifié de « très sensible » et révélé par le site Internet du « Point ». « L'autopsie du corps de la victime a eu lieu, ajoute la même source. Une première lecture des résultats laisse apparaître la présence de drogue dans son sang. Une deuxième lecture, plus affinée, est en cours. »

Depuis près d'une quinzaine d'années, Patrick Binet, responsable d'un des pôles phares de la première chaîne privée occupe un vaste loft d'environ 200 m2 dans un ancien bâtiment industriel. Un logement qu'il partage avec un autre locataire, absent au moment des faits. D'allure distinguée, le patron de TF 1 International véhicule auprès de son voisinage l'image d'un homme « discret » et « peu chaleureux ». « C'est quelqu'un qui travaille beaucoup et qui n'est pas très expansif », confie un riverain. « Il n'avait pas l'habitude de recevoir beaucoup de monde ou d'organiser de grosses fêtes », détaille-t-on encore dans l'immeuble. Hier soir, Patrick Binet était toujours entendu par les enquêteurs.

La culture gay, quelle pourriture!

Le nom de la "victime" n'est pas révélé... Le dossier est "très sensible"...

 

 

Patrick Binet, patron de TF1 international, en garde à vue

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 Patrick Binet

Patrick Binet, patron de TF1 International (filiale d'acquisition et de distribution de droits audiovisuels du groupe), chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres depuis 2006, a été placé en garde à vue jeudi matin à la deuxième division de la police judiciaire.

Lepoint.fr révèle que le corps d'un homme baignant dans son sang a été découvert à son domicile parisien dans la nuit de mercredi à jeudi. De source judiciaire, c'est une soirée "un peu particulière" qui aurait mal tourné, l'AFP parlant même de "partie fine" au cours de laquelle divers produits illicites auraient été consommés…

Un troisième individu présent sur les lieux du drame a également été placé en garde à vue.

Lepoint.fr rapporte que les deux hommes présents au domicile de Patrick Binet avaient été "recrutés" via un site internet, selon une source policière.

A TF1, c'est la consternation. Pour le moment, Nonce Paolini, directeur général de la chaîne, se refuse à tout commentaire.

(Pure People)

TF1 n'a été prévenu que jeudi soir. C'est la stupeur au siège de la chaîne, où l'on n'avait prévu de communiquer que dans la journée de samedi. Patrick Binet, le brillant patron de TF1 international, la filiale d'acquisition et de distribution de droits audiovisuels du groupe, a été placé jeudi matin en garde à vue à la 2e division de la police judiciaire.

Le corps d'un homme a été découvert dans la nuit de mercredi à jeudi, à son domicile, dans le 11e arrondissement de la capitale, a appris lepoint.fr. La victime était un fonctionnaire du ministère de la Culture. Il occupait le poste de chef du bureau du cabinet de Christine Albanel.

Une troisième personne, qui était présente sur les lieux du drame, est également en garde à vue. Selon une source policière, les deux hommes qui étaient dans l'appartement de Patrick Binet avaient été "recrutés" via un site Internet. Une surdose médicamenteuse au GHB, une substance parfois surnommée la "drogue du violeur", pourrait être à l'origine du décès.

"Je ne connais pas le fond du sujet. Je n'ai rien à dire pour l'instant", déclare Nonce Paolini, le directeur général de TF1, contacté par lepoint.fr.

Vient de paraître...

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23 €

 Le prix indiqué inclut le port.

Le livre peut être commandé aux

Editions Auda Isarn, BP 90825,

31008 Toulouse cedex 6

Chèque à l'ordre d'Auda Isarn

Egalement : Diffusion PRIMATICE

Librairie PRIMATICE

10 rue Primatice  75013 PARIS

Tél: 01 42 17 00 48 (du lundi au samedi: 10h-13h et 15h-20h)

www.dualpha.com

(21 € en librairie)

Il se dégage de ce livre une ambiance envoûtante qui n’est pas seulement due aux parfums épicés qui baignent ces antiques cités des Mille et nuits, en l’occurrence, une ville, Bassorah, qu’on appelait la Venise de l’Irak et que les bombardements américains ont désormais détruite. On songe à d’autres aventures et à d’autres romans ou films qui nous ont donné le goût de l’étrange et de l’aventure ; Français bannis et exilés dans des pays chauds, aventuriers ou ratés sans scrupules et sans but qui peuplent les bordels et les bars minables, une bouteille de whisky à la main, et puis, il y a les autres, diplomates et journalistes réfugiés dans les cocons aseptisés des palaces internationaux. On songe, en lisant Gaëlle Mann, aux héros du Rivage des Syrtes ou du Désert des Tartares, mais, ici, l’ennemi ne tarde pas à se manifester et il n’y a aucune subtilité ni ambiguïté dans les déplacements du mastodonte américain qui annihile toute vie, humaine, culturelle ou autre, partout où il passe (...). (Hyperborée)

 

 

18/04/2008

Les trésors du Tibet ne sont pas que spirituels

Le Tibet est d'importance stratégique pour la Chine, pas seulement pour sa situation géographique à cheval sur la frontière de l'Inde, le tout dernier allié de Washington contre la Chine en Asie. Le Tibet est aussi un trésor de minéraux et de pétrole. Le Tibet contient quelques-uns des plus grands gisements d'uranium et de borax, la moitié du lithium du monde, les plus grands gisements de cuivre d'Asie, d'énormes gisements de fer, et plus de 80.000 mines d'or. Les forêts du Tibet sont les plus grandes réserves de bois d'œuvre à disposition de la Chine ; depuis 1980, la valeur des arbres abattus et pris par la Chine est estimée à 54 milliards de dollars. Le Tibet recèle aussi quelques-unes des plus grandes réserves pétrolières de la région. 

Sur la frontière de la Région Autonome du Tibet et de la Région Autonome Ouïgour du Xinjiang, existe aussi une grande région pétrolière et minière, le Bassin de Qaidam, connu sous le nom de « bassin des trésors. » Ce bassin renferme 57 types de ressources minières différentes, dont des réserves avérées de pétrole, de gaz naturel, de charbon, de sel brut, de potassium, de magnésium, de plomb, de zinc et d'or. La valeur potentielle de ces ressources minières se monte à 15 billions de yuans, soit 1,8 billions de dollars. Les réserves avérées de potassium, de lithium et de sel brut de ce bassin sont les plus importantes de Chine.


Et, situé comme il l'est sur le « toit du monde, » le Tibet dispose peut-être des sources d'eau les plus précieuse de la Terre. Le Tibet est la source des sept plus grands fleuves d'Asie, qui alimentent en eau deux milliards de gens. « Celui qui contrôle l'eau du Tibet dispose d'un levier géopolitique super puissant sur l'ensemble de l'Asie.


Mais le principal intérêt de Washington pour le Tibet aujourd'hui est sa capacité à servir de levier pour déstabiliser et faire chanter le gouvernement de Beijing (Pékin).



La "non-violence" de Washington comme forme de guerre


Depuis le 10 mars 2008, les médias occidentaux ont passé les événements survenus au Tibet sans trop se soucier de leur véracité ni de les vérifier indépendamment par recoupement. La plupart des photos montrées dans les journaux européens et étasuniens et à la télévision ne sont pas exactement de l'oppression de lamas ou de moines tibétains par des militaires chinois. Dans la plupart des cas, les photos de l'AFP ou celles de Reuters montrent des Chinois Han battus par des moines tibétains appartenant à des organisations paramilitaires. Dans certains cas, des stations de télévision allemandes ont passé la vidéo d'un passage à tabac qui n'était même pas au Tibet, mais plutôt à Katmandou avec la police népalaise. 


La complicité des médias occidentaux sous-entend tout simplement que les agissements autour du Tibet font partie d'une tentative de déstabilisation bien orchestrée de la part de Washington. Ce que peu de gens savent, c'est que la NED a aussi contribué avec l'Institution Albert Einstein de Gene Sharp, par l'intermédiaire du colonel Robert Helvey, à encourager les protestations estudiantines sur la place Tiananmen en juin 1989. Telle qu'elle se décrit elle-même, l'Institution Albert Einstein est spécialisée dans « la non-violence comme forme de guerre. »

Le colonel Helvey était auparavant avec la Defense Intelligence Agency stationnée au Myanmar. À Hong Kong, Helvey a formé les leaders estudiantins de Beijing aux techniques des manifestations de masse utilisées dans l'incident de la place Tiananmen en juin 1989. On pense qu'il est maintenant conseiller en ces mêmes techniques de désobéissance civique pour le Falun Gong. Helvey, théoriquement retraité de l'armée en 1991, travaillait avec l'Institution Albert Einstein et la fondation Open Society de George Soros bien avant cette date. Dans son rapport annuel de 2004, l'Institution Albert Einstein de Helvey admettait conseiller les gens au Tibet. 


Avec l'émergence d'Internet et de la téléphonie mobile, le Pentagone a affiné une toute nouvelle forme de déstabilisation pour changer les régimes politiques. Jonathan Mowat, un chercheur de faits derrière la vague de "révolutions colorées", la décrit ainsi :

Ce que nous voyons est l'application civile de la doctrine de la « révolution dans les affaires militaires » du Ministre Donald Rumsfeld, qui dépend du déploiement de petits groupes très mobiles, « activés en temps réel » par le renseignement et les communications. Le plan militaire est constitué d'escouades de soldats prenant le contrôle des quartiers d'une ville à l'aide des écrans vidéo des « casques de renseignement, » qui leur donnent une vue d'ensemble instantanée sur leur environnement. Des bandes de jeunes, convergeant vers les intersections visées, dialoguant en permanence avec des téléphones cellulaires, constituent l'application civile de cette doctrine.


Ce parallèle ne devrait pas surprendre puisque l'US Army et la National Security Agency ont subventionné le développement d'Internet, de la téléphonie cellulaire, et de plates-formes logicielles. Dès leur création, ces technologies ont été étudiées et mises à l'épreuve dans le but de leur trouver un usage optimal dans un nouveau type de guerre. La « révolution » dans la guerre, telle que le permettent ces nouveaux instruments, a été poussée à l'extrême par plusieurs spécialistes de la guerre psychologique. Bien que ces militaires "utopistes" travaillaient en haut lieu (chez RAND Corporation, par exemple) depuis très longtemps, ils n'ont fait au plus, avec la victoire des Néo-conservateurs au Pentagone de Donald Rumsfeld, que prendre la direction de quelques-unes des plus importantes structures de l'appareil du commandement militaire des États-Unis.



L'objectif du contrôle de la Chine


La politique de Washington a utilisé et raffiné ces techniques de « non-violence révolutionnaire, » et les opérations de la NED ont incarné une série de projets de coups d'État « démocratiques » ou en douceur, dans le cadre d'une stratégie plus large qui cherche à couper la Chine l'accès à ses réserves pétrolières et gazières vitales.


La citation attribuée dans les années 70 au Ministre des Affaires Étranges de l'époque, Henry Kissinger, un partisan de la géopolitique britannique dans un contexte étasunien, vient à l'esprit : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations entières. . . »


La tentative de Washington d'utiliser le Tibet pour déstabiliser la Chine, sans doute avec l'aide silencieuse de ses amis britanniques et des autres services de renseignement amis des États-Unis, fait partie d'un schéma limpide.

(Source: alterinfo.org) 

Sarközy va voir Carla chez elle au Lavandou...

Le chef de l'Etat se rend ce soir au Lavandou (Var) dans la demeure de son épouse Carla Bruni-Sarközy.

Nicolas Sarközy a pris un avion de ligne Paris-Toulon vendredi en fin d'après-midi. (seul ou avec elle?) Une fois arrivé dans le Var, le couple présidentiel va s'installler deux jours au Lavandou, dans la luxueuse villa appartenant à la première Dame de France Carla Bruni.


Le président se rendra dimanche matin à Marseille. Il y prendra l'avion pour Fort-de-France (Martinique) où il assistera aux obsèques nationales d'Aimé Césaire.

Toute seule dans cette belle villa?Et si ce mariage n'était qu'une mascarade? Chacun vivant de son côté après les flashes des photographes?

Pourquoi ne l'accompagne-t-elle pas aux obsèques d'Aimé Césaire?

Le texte de cet article manque singulièrement de clarté...

Partie fine qui finit mal...

Un haut dirigeant de TF1 international a été placé en garde à vue jeudi dans les locaux de la 2e division de police judiciaire (2e DPJ) après la découverte, dans son appartement de la rue de la Folie-Méricourt (XIe), du corps sans vie d'un homme dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier confirmant une information du Point.fr.

Ce dirigeant de la chaîne de télévision privée se trouvait toujours en garde à vue vendredi matin et son interrogatoire se poursuivait, a-t-on ajouté de même source, sans autre précision.


Selon une source proche de l'enquête, la victime, âgée d'une quarantaine d'années, aurait succombé à une crise cardiaque au cours d'une «partie fine» organisée dans l'appartement et au cours de laquelle divers produits illicites auraient été consommés.

(Le Parisien 18 avril 2008)

Pas de noms, évidement... Toute cette affaire sera vite étouffée...

Ils n'étaient pas en train de regarder la télévision...

Droit de mordre les enfants!

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 Rottweiler
Les faits se sont déroulés à Sceaux. Le chien, un rottweiler qui appartient à la famille de la fillette, se trouvait isolé, a sauté une barrière en bois, et a attaqué l'enfant. La fillette souffre de trois blessures à la pommette, dont une importante. Ses jours ne sont pas en danger. Le commissariat de Sceaux est chargé de l'enquête. Mercredi, une femme de 61 ans avait été mordue par un rottweiler à Vanves (Hauts-de-Seine). 

Le Sénat avait adopté le 25 mars un projet de loi sur les chiens dangereux, entérinant l'instauration d'un "permis de détention" pour les chiens d'attaque et les chiens de garde et de défense, délivré par le maire.
(Le Parisien 18 avril 2008)

Agression raciste antifrançaise à Roubaix

La Voix du Nord

Une adolescente a été balafrée d’un coup de couteau au visage, lundi, à la sortie d’un centre commercial, en plein centre-ville de Roubaix. Il apparaît que le socle de cette agression soit un racisme anti-français. L’auteur, une jeune femme de 25 ans, a été sévèrement condamnée.

La présidente Hélène Judes ne cache pas sa colère et son dépit. « Mais enfin, mademoiselle, vous êtes née en France ! Vous n’aimez pas votre pays, ses habitants ? » Dans le box des accusés, Houssna R’Bib baisse la tête. Lundi après-midi, elle a agressé la jeune Sandra, 16 ans, à la sortie de l’Espace Grand-Rue. L’adolescente est aujourd’hui défigurée par une balafre de 10 cm sur la joue droite.

L'adolescente est aujourd'hui défigurée par une balafre de 10 cm sur la joue droite. Pourquoi ? « On ne connaît même pas la raison précise», se désole la présidente. Un regard ? Une parole ? Nul ne sait. Ce qu'on sait, en revanche, ce sont les graves insultes racistes proférées par la jeune femme. Laquelle a clairement dit à la victime s'en prendre à elle en raison de son origine française. « Mais vous vous croyez où pour dire cela ? », poursuit la magistrate, outrée. La prévenue s'excuse. Elle dit en pleurnichant qu'on l'aurait provoquée. « S'il le faut, je paierai toute ma vie », assure-t-elle. Pour la procureure, il s'agit d'une agression totalement gratuite. « Mais qui s'inscrit dans une logique de haine raciste qui n'a ni queue ni tête, cela me choque profondément. » En défense, Me Aurélien Blat estime, lui, qu'il y a sans doute des éléments -qu'on ne connaît pas pour expliquer ces faits désolants. « Son acte a largement dépassé sa pensée. » Jugement : un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis.

FREDERICK LECLUYSE

       







 

Aimé Césaire bien digne du Panthéon

Aimé Césaire est né à Basse Pointe en Martinique le 26 juin 1913. Son père était instituteur et sa mère couturière. Ils étaient 6 frères et soeurs.Son père disait de lui "quand Aimé parle, la grammaire française sourit..."


Après avoir obtenu son baccalauréat et le "Prix de l'élève le plus méritant", il obtient une bourse et arrive à Paris en 1931 pour poursuivre ses études, qui le conduiront du lycée Louis-le-Grand à l'École normale supérieure. En 1934, il fonde la revue l'Etudiant noir avec Senghor, Damas, Sainville et Maugée.


En 1936 il commence à écrire. Père du mouvement de la négritude, il déposera sur un cahier d'écolier les mots de la colère, de la révolte et de la quête identitaire donnant ainsi naissance à son oeuvre poétique majeure, le Cahier d'un retour au pays natal, publié en 1939 date de son retour en Martinique. Il enseigne au lycée de Fort de France. En 1941, il fonde la revue Tropiques.


Il s'engage en politique dans les rangs du Parti communiste français qu'il quittera en 1956 pour fonder deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM). En 1945 il devient maire de Fort-de-France et député de la Martinique. Son Discours sur le colonialisme (1950) dira sous la forme du pamphlet toute son hostilité au colonialisme européen. La politique, la poésie mais aussi le théâtre. Césaire est, également, dramaturge. Sa pensée se trouve au carrefour de trois influences: la philosophie des Lumières, le panafricanisme et le marxisme.


Moi, Laminaire publié en 1982 et La poésie (Seuil ) en 1994 sont les derniers livres en date. En 1993, il met un terme à une longue carrière parlementaire. Il a été maire de Fort-de-France plus de cinquante ans. Aux dernières élections municipales en 2001 il a passé le flambeau à Serge Letchimi.




 

 



 

Educatrices!

Une éducatrice âgée de 48 ans d'un centre de la fondation des Orphelins d'Auteuil, situé dans l'Oise, a porté plainte contre une de ses supérieures, également âgée de 48 ans, pour agressions sexuelles et harcèlement moral et sexuel.

Les faits, qui ont été relatés par RTL, se sont déroulés dans le centre de Cempuis, à environ 30 km de Beauvais, où sont accueillis 20 jeunes.

L'affaire ne concerne aucun de ces jeunes mais deux des soixante employés du site. Selon son avocate, Me Karine Martin-Staudohar, la plaignante, une mère de trois enfants vivant en concubinage, reprocherait notamment à sa chef de service, qui vit seule chez sa mère, de «la suivre partout», d'être «toujours derrière elle» et d'avoir eu recours au «chantage à l'emploi» pour obtenir des relations sexuelles.


Les faits les plus graves (lesquels?) se seraient déroulés en novembre et décembre 2006 et auraient notamment poussé l'éducatrice à se faire hospitaliser pendant une semaine en hôpital psychiatrique, selon son avocate.

Jointe par l'AFP, la direction du centre a confirmé avoir eu l'information d'un dépôt de plainte récent et a souligné avoir muté les deux femmes dans des établissements différents de l'Oise dès le mois de février. Il fallait les renvoyer immédiatement!

Des éducatrices! Mais quelle "éducation" peuvent-elles bien donner aux enfants? Pauvres "Orphelins d'Auteuil, si le Bienheureux Père Brottier voyait ce que l'oeuvre de sa vie est devenue!

Aimé Césaire au Panthéon?

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Toute sa vie, il n'a
 cessé de cracher sur la France et sur les BLancs... Ce raciste a droit en effet à des obsèques nationales

Plusieurs élus, dont l'ex-candidate PS à l'Elysée Ségolène Royal, ont demandé que la Nation rende hommage au poète Aimé Césaire, mort jeudi à 94 ans, en l'accueillant au Panthéon, une idée à laquelle la ministre de la Culture, Christine Albanel, s'est dite «favorable».

L'auteur du «Cahier d'un retour au pays natal» avait «tous les titres, de par sa personnalité, son oeuvre et son message pour figurer au Panthéon», a jugé la ministre. «C'est une très belle idée».



«Je ne sais pas si lui-même l'aurait souhaité, certains grands personnages sont tellement attachés à leur terre qu'ils souhaitent y rester, mais Aimé Césaire en aurait tous les titres», a-t-elle toutefois ajouté.

Ségolène Royal, qui a prévu de se rendre aux veillées funèbres et aux obsèques de l'écrivain, a «demandé l'entrée d'Aimé Césaire au Panthéon».

Dans un communiqué, le député Victorin Lurel, président PS de la Région Guadeloupe, fait lui aussi cette demande, «si le peuple de la Martinique l'accepte et sauf volonté contraire exprimée de son vivant sur cet éventuel honneur par Aimé Césaire».

Le député-maire de Drancy (Nouveau centre) Jean-Christophe Lagarde, a fait une requête en ce sens, dans une lettre au président Nicolas Sarkozy.

«Au regard de l'oeuvre et de la vie d'Aimé Césaire, il serait souhaitable, Monsieur le Président, que vous puissiez proposer, sous réserve naturellement de l'accord de sa famille et de ses proches, son entrée au Panthéon», écrit-il.

De son côté, l'historien Claude Ribbe appelle à «accompagner Césaire au Panthéon le 10 mai 2008», à l'occasion de la journée commémorant l'abolition de l'esclavage en 1848. Une pétition a été lancée «dès le 12 avril» pour une panthéonisation du «nègre fondamental», précise-t-il.

Il faut que "le peuple de la Martinique l'accepte"... Les Martiniquais ne sont-ils pas des  Français comme les autres? Pourquoi parler de "peuple de la Martinique"? Dirait-on "le peuple de la Bretagne, de la Picardie, ou encore de l'Occitanie?"

Le Rouge et le Verdâtre...

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Que les Français sont bêtes!

Nicolas Sarközy a reçu hier l'icône de la révolte étudiante, non pour célébrer les 40 ans de Mai 68 (qu'il voulait « liquider ») mais pour parler de l'Europe. Ça tombe bien : on reparle d'une candidature de Dany aux européennes en France, en 2009.

«POUR NICOLAS. L'imagination au pouvoir c'est pour quand ? Salut. Dany.

» En dédicaçant à Nicolas Sarközy son dernier livre « Forget 68 », Daniel Cohn-Bendit n'a pu s'empêcher de jouer l'impertinent. En plein anniversaire des événements de mai 68, son ancienne figure emblématique s'est rendue à l'Elysée pour la toute première fois. Le codirigeant du groupe vert européen a été reçu hier après-midi par le chef de l'Etat dans le cadre de ses entretiens en vue de la présidence de l'Union européenne, le 1 e r juillet. Pendant près d'une heure, Sarközy - qui rêvait de « liquider l'héritage de Mai 68 » pendant la campagne présidentielle - et Dany le Rouge ont confronté leurs points de vue sur l'Europe. Le tout dans une ambiance plutôt détendue : ils sont même convenus de se revoir à l'issue de la finale du Championnat d'Europe de football en Autriche.

Un bon pourvoyeur de voix

Quarante ans après Mai 68, une candidature de Cohn-Bendit aux élections européennes de juin 2009, dans la région Ile-de-France, est plus qu'envisagée. Ce week-end, à l'occasion du congrès du parti vert européen à Ljubljana (Slovénie), les représentants français lui en ont fait la proposition. Il reste un bon pourvoyeur de voix : tête de liste aux européennes de 1999, il avait obtenu près de 10 % des voix. « Il se voit bien finir son parcours en France sur une question aussi dérangeante que l'Europe. La boucle serait bouclée... » confie son frère, Gaby.

Le retour de « Dany le Rouge » demeure soumis à conditions. Il rêve d'un ticket avec Nicolas Hulot. « Il peut nous aider à mettre en musique le pacte écologique en Europe », estime l'eurodéputé. Problème : Hulot, en tournage pour « Ushuaïa », hésite. Témoin ou acteur politique ? « Il y a des convergences mais sa décision n'est pas prise », glisse l'un de ses proches, Jean-Paul Besset. En attendant, depuis samedi, un appel en faveur de listes réunissant Cohn-Bendit, Hulot et José Bové est lancé chez les Verts. La France n'en a peut-être pas fini avec « la chienlit »...

(Le Parisien 17 avril 2008)