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Blog - Page 1773

  • Le compte bancaire de Sarközy piraté par deux Sénégalais...

    La garde à vue des deux Sénégalais interpellés mardi dans les Yvelines dans le cadre du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarközy à la Société générale a été prolongée de vingt-quatre heures hier.

    Ils devraient être déférés aujourd’hui au parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine).


    L’homme et la femme, âgés de 30 ans, sont qualifiées de « petits escrocs ». Identifiés grâce à des « traces informatiques », ils « ne savaient sans doute pas qu’il s’agissait du compte du président de la République », et s’en sont servi pour souscrire des abonnements auprès d’un opérateur de téléphonie mobile.

    Le Parisien -23.10.08

    Le Sénégal, comme c'est curieux!

  • Des milliards pour les banques: d'où vient cet argent?

     En quelques jours, Nicolas Sarközy a sorti de son chapeau des centaines de milliards d’euros pour dégager l’économie française de l’ornière : 320 milliards ici pour relancer les crédits aux entreprises et aux ménages, 10,5 milliards là pour les banques, 22 milliards en faveur des PME, 5 milliards apportés aux collectivités locales…

     Une corne d’abondance qui laisse les Français abasourdis : où l’Etat, dont le Premier ministre disait en septembre 2007 qu’il était en « faillite », va-t-il chercher tous ces milliards ?

    Réponse : il va à la fois s’endetter, aider les banques en leur apportant sa signature et mettre à contribution la Caisse des dépôts, le bras armé financier de l’Etat...

    En revanche, pas question de ponctionner le budget 2009, déjà plombé par la panne de croissance attendue l’an prochain, ni d’augmenter les impôts. La recette miracle ? Des mécanismes financiers complexes avec une idée forte : « L’Etat ne fera pas de cadeaux aux banques », a martelé Christine Lagarde.  (ndb: qui peut la croire???)

    La preuve : les 10,5 milliards de recapitalisation des six grandes banques seront bien financés par des emprunts de l’Etat. En ce sens, il va alourdir temporairement la dette publique, mais la somme prêtée aux Crédit agricole, BNP Paribas ou Société générale à un taux d’intérêt de 8 % devrait au final lui rapporter 2,1 milliards d’euros sur cinq ans.

    Les Français, eux, ne comprennent pas ces mécanismes subtils, et virtuels à leurs yeux.

    Pire, le soupçon demeure : les pouvoirs publics trouvent de l’argent pour sauver les banques alors que les crédits font défaut pour le logement, l’éducation ou la lutte contre la précarité, comme on l’a vu lors du débat sur le financement du RSA.

    Apprendre que l’Etat mouille la chemise pour aider des banques, incapables de se faire confiance, refusant des crédits à des PME exsangues et à des particuliers pris à la gorge, laisse aux Français une sensation de malaise.

    Et ils espèrent que les banques ne spéculeront pas sur l’argent prêté par l’Etat...

    Espérons-le en effet! Mais rien n'est moins sûr!

  • Messe de requiem: on a applaudi les personnalités à l'intérieur de la cathédrale!

     

    Carla et nicola à N-D de paris.jpg

    "J'ai assisté à l'hommage à Notre Dame de Paris. Une grande honte de voir tous ces gens applaudir et prendre des photos des hommes politiques dans le coeur de Notre Dame. J'étais venue pour Soeur Emmanuelle et rien que pour elle. Une grande tristesse m'envahit."

    Flo, Malakoff (un commentaire lu sur alice-TF1)

    Face au grand portrait rayonnant de soeur Emmanuelle, Nicolas Sarközy et son épouse ont pris place dans deux grands fauteuils rouges. Sur les bancs derrière eux, de nombreux ministres (Bernard Kouchner, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Fadela Amara…) mais aussi Jacques Chirac, très applaudi à son entrée dans la cathédrale, Marek Halter, Patrick Poivre d’Arvor, Laetitia Hallyday…

    Il est un peu plus de 15 h 20 lorsque Jacques Delors s’avance pour lire l’épître de Saint-Paul, « l’Hymne à la charité », qui sera répété ensuite en arabe par un prêtre libanais. Dans son homélie, l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, rappelle que « soeur Emmanuelle a utilisé sans complexe la communication et la médiatisation, non pour faire la promotion de son image, mais pour faire connaître à tous l’univers de cauchemar dans lequel vit aujourd’hui encore une bonne partie de l’humanité ».

    Ces gens, qui n'ont aucune culture religieuse, qui ne sont pas chrétiens pour la plupart, ne savent pas qu'on n'applaudit jamais dans une cathédrale ou une église, qu'on ne prend pas de photos des "personnalités"...  Ils ne sont pas venus à Notre-Dame de Paris pour Soeur Emmanuelle, mais uniquement pour voir les "politiques et les people"!

     

  • L'Europe se fissure, Sarközy irrite ses partenaires

    Sarkozy à Argonay 23.10.08.jpg

    La belle unité dont a fait preuve l'Europe dans l'urgence face à la crise financière se fissure à présent sur les leçons à en tirer pour la suite, l'activisme du président français suscitant bien des irritations chez ses partenaires.

     

    En cause, les propositions faites cette semaine devant le Parlement européen par le chef de l'Etat français, Nicolas Sarközy, visant à donner un profil politique plus affirmé à la zone euro, et à protéger les grandes entreprises de l'Europe face aux appétits étrangers.

    "Un grand problème se profile. Sarkozy veut jouer un rôle au-delà de sa présidence" de l'Union européenne qui s'achève fin décembre, s'inquiète un diplomate européen, en reprochant au président de chercher surtout par ce biais à promouvoir ses propres intérêts en Europe.

    "Un président (de l'UE) doit montrer du leadership mais il doit faire preuve de retenue en ce qui concerne son rôle national", ajoute-t-il.

    Une autre source gouvernementale européenne regrette que "le président Sarkozy ait un peu tendance à penser à voix haute" en lançant des propositions sans en avoir discuté avec ses partenaires.

    "Est-ce que cela renforce sa crédibilité européenne? Je n'en suis pas sûre", morigène Katynka Barysch, co-directrice du Center for European Reform, un institut de réflexion basé à Londres.

    Ce procédé risqué avait déjà été expérimenté par la France en début d'année, à ses dépens, sur l'Union pour la Méditerranée (UPM), obligeant Paris à revoir finalement ses ambitions à la baisse face au mécontentement de Berlin. Avec les dernières propositions économiques de M. Sarkozy, "on a une situation similaire", met en garde le diplomate européen.

    L'Allemagne, en particulier, a été irritée par l'idée lancée mardi par Nicolas Sarkozy de créer des fonds souverains en Europe pour protéger les industries menacées par la chute des Bourses. Projet mis en pratique dès jeudi en France par le chef de l'Etat.

    "Le gouvernement allemand estime qu'en dehors des domaines de la sécurité intérieure,  les mesures de protection plus poussées en Allemagne ne sont pas nécessaires", a commenté dans la foulée le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

    L'idée de doter la zone euro d'un "gouvernement économique", en pérennisant les réunions de ses chefs d'Etat, ne s'annonce pas non plus facile à vendre. "Je ne vois pas l'utilité de se réunir tous les ans. L'Union fonctionne toujours à 27 pays et pas seulement avec les 15 utilisant la monnaie unique, met en garde la source gouvernementale européenne.

    L'Allemagne a toujours perçu ce projet comme une menace pour l'indépendance de la Banque centrale européenne chargée du pilotage de l'euro. Et elle voit d'un mauvais oeil l'intention prêtée à la France de briguer, après la présidence de l'UE, celle de la zone euro.

    "Le président naturel" de ce genre d'instance serait le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui dirige déjà l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone, a averti le porte-parole de Mme Merkel.

    Sur la réforme du système financier international, la France a pris résolument la tête de la croisade européenne en vue du sommet mondial du 15 novembre.

    Mais Nicolas Sarkozy va devoir composer avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, sorti renforcé des turbulences récentes après avoir inspiré les plans de sauvetage des banques au plus fort de la crise. Ce dernier a présenté ses propres propositions en vue d'un nouveau "Bretton Woods" mondial.

    AFP.23.10.08

    Il a détruit la France, il va détruire l'Europe... Tout ce qu'il touche se casse la g.....

     

  • Et pendant ce temps, en Afghanistan...

    Une patrouille de soldats français est tombée samedi dans une embuscade au nord-est de Kaboul en Afghanistan, dont elle n'a pu se tirer qu'au prix de violents combats et en abandonnant deux missiles antichar.

    Le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole de l'armée française en Afghanistan a indiqué que «deux compagnies de soldats français (300 hommes environ) ont été très violemment prises à partie par un groupe d'une centaine d'insurgés, dans la vallée d'Alasaï, en Kapisa».

    Soigneusement préparée, cette embuscade a profité de l'étroitesse des lieux, contraignant les soldats français à se replier.  Lors de ce repli, un poste de tir Milan et deux missiles antichar ont été abandonnés. De fait, les soldats français ont tenté de détruire le poste et les missiles. Mais «ils étaient trop près des maisons et le risque de dommage collatéral trop grand. Les insurgés cherchent systématiquement l'imbrication dans les villages, afin de limiter nos possibilités d'action. Ils recherchent les dommages collatéraux, mais il n'y en a pas eu», a expliqué le porte-parole.

    La perte de ces missiles est problématique, mais «les utiliser avec efficacité demande un certain savoir-faire, une formation», selon lui.

    Quatorze insurgés ont été tués au cours des combats, d'après une estimation de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) placée sous commandement de l'Otan.

    Côté français, un soldat a été touché par une balle, mais celle-ci a été arrêtée par son gilet pare-balle et il s'en est tiré avec un hématome.

    Plus de 2 700 soldats français sont déployés en Afghanistan au sein de l'Isaf.

    Leparisien.fr avec AFP - 23.10.08

  • Polo le gorille cherche une partenaire!

    Polo gorille.jpg

    Le dernier gorille d'Inde en captivité, le mâle Polo, a besoin d'une partenaire après huit années de solitude, mais la recherche d'une femelle dans le monde entier a échoué, a indiqué mercredi le responsable d'un zoo du sud du pays.

    Polo est un gorille occidental de plaine âgé de 36 ans, pensionnaire depuis 1995 du parc zoologique Chamarajendra de la ville méridionale de Mysore. Il est célibataire depuis la mort de sa partenaire Sumathi en 2000.

    D'après le directeur du zoo, Siddappa Shivanna, les appels lancés partout dans le monde pour lui trouver une seconde femelle n'ont rien donné et le vieux singe s'ennuie.

    "Nous avons essayé de déposer des jouets dans son enclos pour que Polo s'active, mais rien ne remplace un compagnon", a-t-il dit à l'AFP par téléphone.

    "Nous préfèrerions qu'il ait une partenaire sexuelle, mais si c'est impossible, un congénère serait déjà une bonne chose. Il est le dernier gorille du pays", a poursuivi M. Shivanna, qui redoute une disparition de l'espèce en Inde.

    Polo avait été envoyé à Mysore par le zoo irlandais de Dublin pour s'accoupler avec Sumathi. Sans succès car la gorille avait déjà 46 ans.

    AFP. 22.10.08

  • Quand en serons-nous débarrassés?

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    INTERVIEW - La secrétaire d'État aux Droits de l'homme publie jeudi «Les Droits de l'homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans» (Le Seuil).

    LE FIGARO. Pourquoi ce livre ? Avez-vous le sentiment que votre action manque de visibilité ?
    RAMA YADE - Le débat sur les droits de l'homme se limite souvent à «y a qu'à», «faut qu'on». En réalité, l'action diplomatique est lente, fastidieuse parfois, elle ne s'inscrit pas dans le temps médiatique. Ce livre me permet de l'expliquer à travers les questions que se posent les Français. Comment concilier intérêts et valeurs ? La France est-elle vraiment le pays des droits de l'homme ? L'islam est-il compatible avec les droits de l'homme ?

    Etes-vous en contact avec Carla Bruni-Sarközy, qui veut également avoir une action humanitaire ?
    Je l'ai appelée quand j'ai su qu'elle souhaitait s'engager. C'est une personne qui a des convictions et qui veut les mettre en œuvre. Je suis toute disposée à mettre à son service l'appareil du Quai d'Orsay pour l'aider. Ce sera un honneur, parce qu'elle est la première dame et qu'elle est Carla Bruni, une personnalité qui peut donner un nouveau souffle à l'action en faveur des droits de l'homme.

    Allez-vous conduire la liste de la majorité en Ile-de-France lors des européennes ?
    Cette décision se prendra le moment venu. Pour l'instant, je suis candidate à faire mon travail le mieux possible. Nicolas Sarkozy me dit souvent que c'est dans le combat électoral que l'on acquiert une légitimité, et il a raison. C'est d'ailleurs pour cela que je me suis présentée aux municipales à Colombes, une ville qui m'est chère, mais où la droite a perdu toutes les élections depuis 2001. Cela ne m'a pas fait peur. Je suis prête à repartir au feu électoral, avec un projet d'implantation locale.

    En quittant le gouvernement ?
    C'est le président qui décide. J'entends dire que je partirais, qu'on voudrait ma place, mais je refuse d'entrer dans le jeu des rumeurs. Je ne fais pas de spéculation, je préfère l'économie réelle !

    Vous étiez plus présente dans le débat politique comme responsable de l'UMP que comme ministre. Le regrettez-vous ?
    Quand on a une fonction ministérielle, il faut l'assumer, mais c'est vrai que j'aime la politique, j'aime participer au débat, et que cela me manque beaucoup. Je voudrais m'impliquer davantage à l'UMP et l'aider sur des terres de mission ou je peux être utile comme chez les jeunes ou dans le combat pour la diversité. Je crois que la société française souffre à tous les niveaux d'un manque de renouvellement. Pour moi, cette crise financière est l'échec d'une pensée économique qui n'a pas su se régénérer. Nos universités sont pleines de jeunes économistes, philosophes, qui n'ont pas d'espace public où s'exprimer. L'UMP pourrait les attirer à elle en créant par exemple des think-tanks. Dans le domaine de la diversité, Nicolas Sarkozy a donné de très fortes impulsions que nous pourrions relayer sur le terrain car la France est toujours en retard, notamment par rapport aux États-Unis.

    Voulez-vous dire qu'il ne peut y avoir d'Obama français ?
    Les Français eux-mêmes y sont prêts, mais c'est notre système politique qui empêcherait l'émergence d'un Obama. Pas tant parce qu'il est noir que parce qu'il est issu d'une immigration récente. Chez nous, l'intégration est beaucoup plus difficile, comme l'a encore montré l'épisode de La Marseillaise sifflée. Ces jeunes nés en France, qui ne sont en général pas allés dans leur pays d'origine, ou qui veulent en revenir très vite quand ils y vont, n'ont pas le sentiment d'être français.

    Que pensez-vous de l'idée de Bernard Laporte de faire jouer ces matchs «sensibles» en province ?
    Ce n'est pas en déplaçant le problème qu'on le résoudra. Il faut banaliser la différence et cela nous prendra sans doute vingt ans, les vingt ans que nous avons passés à ignorer le problème. Mais je sais que ce pays a les ressorts pour relever le défi !

     Le Figaro - 22.10.08    
  • La hantise d'Al Qaïda - Oussama ben Laden va-t-il sortir de sa grotte?

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    Image télévision émise de Dubaï - avril 2002
    Dessin WTC - Made in USA.jpg
    (Dessin américain daté de 1997)

    Si Al-Qaïda ne semble pas en mesure de monter un gros attentat aux Etats-Unis, l'organisation pourrait peser sur l'élection présidentielle américaine soit en s'exprimant soit par des attaques contre des cibles américaines à l'étranger, estiment experts et analystes.

    C'est ce que Démocrates et Républicains appellent "la surprise d'octobre": un discours belliqueux d'Oussama ben Laden sur internet ou, pire, un assaut réussi contre une ambassade, susceptible de faire basculer les électeurs dans le camp de John McCain à quelques jours du 4 novembre.

    "Les Etats-Unis, surtout en période électorale, ont considérablement renforcé leur sécurité", dit à l'AFP Dominique Thomas, spécialiste de l'islamisme radical à l'Ecole des hautes études en science sociale (EHESS).

    "Donc, je pense plutôt à une cible américaine à l'étranger. Mais il faudrait que cela soit suffisamment spectaculaire pour avoir un impact sur la campagne".

    Ce qui est certain, ajoute-t-il, c'est qu'un président républicain, après George Bush, aurait la faveur des milieux jihadistes. "Pour eux, un McCain serait susceptible d'entrenir leur vision d'une confrontation Islam-Occident".

    "Sarah Palin, surtout, tient un discours de "choc des civilisations" qui sert totalement leur cause. Quatre ans de plus de confrontation, cela leur permettrait de s'exprimer".

    Au sein de son cabinet "Terrorisc", Anne Giudicelli surveille les sites internet jihadistes.

    Elle a remarqué "qu'ils en parlent". "Il y a l'idée, explique-t-elle à l'AFP, de tenter de peser sur les élections, comme il ont pu le faire en Espagne. Mais comme l'Amérique s'est sérieusement barricadée, s'ils peuvent faire quelque chose, ce sera davantage sur les fronts extérieurs."

    Deux des plus importants sites d'Al Qaïda sont en outre bloqués depuis le septième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, réduisant la capacité de l'organisation à diffuser ses messages de propagande.

    En 2004, cinq jours avant le scrutin Bush/Kerry, ben Laden avait délivré sa "surprise d'octobre" sous la forme d'une harangue de dix-huit minutes adressée au peuple américain.

    Dans son livre "La doctrine du 1%", le journaliste Ron Suskind cite John McLaughlin, alors directeur-adjoint de la CIA, qui aurait dit le jour même lors d'une réunion: "Aujourd'hui, ben Laden a fait un joli cadeau au président" Bush.

    Dans une interview au magazine Fortune, l'un des stratèges de John McCain, Charlie Black, avait reconnu qu'une nouvelle attaque représenterait "certainement un gros avantage" pour le candidat républicain.

    Pour Richard Clarke, chef du contre-terrorisme américain entre 1998 et 2003, l'offensive anti-américaine à l'étranger a déjà commencé.

    "D'abord, Al-Qaïda a organisé le 17 septembre 2008 un assaut important et sophistiqué contre l'ambassade au Yémen", explique-t-il, dans une tribune publiée le 2 octobre dans US News and world report.

    "Le plan consistait semble-t-il à pénétrer dans l'enceinte, rassembler les Américains et les tuer dans des suicides à la ceinture explosive".

    Selon lui, "les chefs du renseignement et de la sécurité américains sont inquiets. Ils admettent qu'il n'y a rien de concret pour suggérer une nouvelle attaque, mais ils craignent qu'Al Qaïda tente quelque chose, peut-être même sur le territoire des Etats-Unis".

    L'une des menaces les plus concrètes pourrait venir de membres d'Al Qaïda venus d'Europe occidentale, avec passeports et visas en règle, impossibles à détecter à leur arrivée sur le sol américain, ajoute M. Clarke.

    Quel est le candidat "préféré" des terroristes? Obama ou McCain? Le vote américain dépendrait-il d'un fantôme insaisissable?

  • Avant d'aller voir sa grand'mère, Obama brandit la menace d'un attentat terroriste

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    Obama le 21 octobre à Miami
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    McCain le 21 octobre en Pennsylvanie

    Le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama a remis la sécurité nationale au coeur de la campagne mercredi, alors que son adversaire républicain John McCain l'accuse d'être incapable de faire face à une crise majeure.

    "Le prochain président devra se concentrer sur les problèmes de sécurité nationale sur de nombreux fronts", a dit M. Obama à l'issue d'une réunion avec ses principaux conseillers consacrée au sujet.

    "Les terroristes qui nous ont attaqué le 11-Septembre sont toujours en fuite et complotent" contre les Etats-Unis. "Nous devons être vigilants pour empêcher de nouvelles attaques", a fait remarquer le candidat démocrate.

    Mais, a-t-il souligné, pour vaincre il faut un président qui comprenne "le lien entre notre économie et notre force dans le monde". Mettre d'un côté les questions économiques et de l'autre les questions de sécurité nationale est "une fausse distinction", a-t-il estimé.

    "Nous n'allons pas vaincre un réseau terroriste qui agit dans 80 pays en occupant l'Irak. Nous n'allons pas dissuader l'Iran de se doter d'un programme nucléaire en refusant de poursuivre aux côtés de nos alliés une diplomatie directe. Nous n'allons pas assurer la sécurité des Américains et promouvoir les valeurs américaines avec des formules creuses", a dit M. Obama en visant son adversaire républicain qui, a-t-il dit, "a soutenu les décisions du président (George W.) Bush".

    Des propos tenus dimanche par le candidat démocrate à la vice-présidence Joe Biden affirmant qu'il ne faudrait "pas six mois" pour que "le monde "teste" Barack Obama  comme il avait mis à l'épreuve John Kennedy", président à l'époque de la crise des missiles soviétiques à Cuba, ont donné du grain à moudre à la campagne républicaine.

    "Nous ne voulons pas un président qui inciterait le monde à le mettre à l'épreuve au moment où notre économie est en crise et que les Américains sont déjà engagés dans deux guerres", en Irak et en Afghanistan, a répété depuis le candidat républicain, prenant la balle au bond.

    M. Obama n'a pas démenti son colistier en faisant remarquer que le secrétaire américain à la Sécurité nationale, Michael Chertoff, avait lui-même affirmé mardi que "le prochain président devra faire face à de nombreux défis au niveau international et que la période de transition (les 77 jours séparant le moment de l'élection et la prise de fonction du nouveau président, ndlr) constitue toujours un moment où il faut être vigilant".

    "Si j'ai l'honneur d'être président, j'ai en place une équipe expérimentée avec ce genre de problèmes et qui sera capable de me donner les meilleurs conseils. Quelle que soit la nouvelle administration, elle sera mise à l'épreuve", a dit M. Obama.

    Au moment même où M. Obama s'exprimait, le camp républicain organisait une conférence de presse téléphonique intitulée: "Qui les terroristes souhaitent-ils comme président à la Maison Blanche en 2009?".

    Randy Scheunemann, le principal conseiller de M. McCain pour les questions de politique étrangère, a laissé entendre que la réponse à cette question était Barack Obama. AFP.22.10.08

  • Scandaleux: en pleine crise, l'Occident allonge 3,4 milliards d'euros à la Géorgie

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    Kouchner s'exprime à Bruxelles devant le Premier ministre géorgien

    AFP.22.10.08. Plus de deux mois après le conflit russo-géorgien, les Occidentaux ont promis à Tbilissi leur protection au moins économique en s'engageant à lui apporter 3,4 milliards d'euros (4,5 milliards de dollars) d'aide sur trois ans.

    La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est réjouie que ce montant - qui comprend 2,8 milliards d'euros d'argent public et 600 millions d'argent privé-, soit "bien supérieur à ce que nous attendions", surtout en période de crise financière.

    L'Union européenne, qui a joué via la présidence française de l'UE un rôle moteur pour arriver à un cessez-le-feu entre Moscou et Tbilissi, devrait aussi être la plus généreuse.

    Si on ajoute les contributions individuelles des Etats membres aux quelque 500 millions d'euros promis par la Commission, on arrive à 880 millions d'euros, soit "près du tiers" de l'aide publique totale, a indiqué Mme Ferrero-Waldner.

    Les Etats-Unis, dont la représentante Henrietta Fore a dit sans ambages mercredi vouloir "aider la Géorgie à se remettre de l'invasion russe", arrive deuxième avec 1 milliard de dollars (700 millions d'euros). Et le Japon troisième avec 200 millions de dollars (151 millions d'euros).

    "Nous sommes profondément émus et poussés à l'humilité par cette démonstration de solidarité, cela dépasse largement nos attentes", a déclaré le Premier ministre géorgien, Lado Gourguénidzé.

    "Aucun Géorgien ne l'oubliera jamais", a-t-il ajouté.

    Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait estimé à l'ouverture de la conférence mercredi matin que la communauté internationale devait "prouver" par ses dons qu'elle était "aux côtés de la Géorgie" et qu'elle voulait "une solution politique" pour les régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, sur lesquelles Moscou a conforté son emprise grâce au conflit.

    L'argent promis mercredi devrait permettre de remettre sur pied l'économie géorgienne - en plein "boom" avant le conflit avec un rythme annuel de croissance de 10,5%. Et d'aider les quelque 65.000 personnes déplacées par le conflit, qui sont venus s'ajouter aux 220.000 personnes déjà chassées de ces régions au cours des conflits qui les ont opposées à Tbilissi au début des années 90, après l'effondrement de l'URSS.

    Mais ces engagements financiers du "camp occidental" contrastent avec son impuissance à remettre en cause sur le terrain la main-mise sur les deux régions de la Russie, qui a reconnu leur indépendance fin août.

    Européens et Américains espèrent néanmoins que cette question sera rouverte dans le cadre des discussions de Genève, qui ont commencé le 15 octobre et ont immédiatement capoté. Elles doivent reprendre le 18 novembre.

    M. Kouchner a reconnu mercredi qu'elles pourraient durer des années. Il a aussi admis que le retrait des troupes russes des "zones adjacentes" aux régions séparatistes, auquel Moscou s'était engagé avec l'UE, comportait encore "des zones d'ombre", notamment avec leur maintien dans le district contesté d'Akhalgori.

    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a par ailleurs concédé que les Européens avaient aussi tout intérêt à soutenir ce pays - le plus occidentalisé du Caucase, qui plus est candidat à l'Otan - vu son importance pour l'acheminement vers l'Ouest des hydrocarbures de la Caspienne.

    Mme Ferrero-Waldner a assuré que l'aide européenne serait liée à la poursuite des réformes économiques et politiques par le gouvernement de Mikheïl Saakachvili. Notamment en matière d'indépendance du système judiciaire, des droits de l'opposition, et de liberté de la presse.

    Dans une lettre ouverte adressée mercredi aux organisateurs de la conférence, plusieurs responsables de l'opposition géorgienne ont d'ailleurs insisté pour que la communauté internationale vérifie que l'aide ne serve pas à "renforcer le régime" en place.

     

  • Vers un nouveau Bretton Woods? Le mot "récession" n'est plus tabou

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    Conférence de Bretton Woods - juillet 1944 - Debout, l'économiste John Maynard Keynes

    Un sommet mondial sur la crise réunira les pays du G20 le 15 novembre près de Washington, a annoncé mercredi la Maison Blanche, ce qui n'a pas enrayé la chute des marchés financiers affolés par les signes tangibles de récession.

    Ce premier sommet, accepté par les Etats-Unis sous la pression des Européens, réunira les principaux pays industrialisés et émergents (G-20).

    Face à la pire crise depuis 1929, Européens et Américains étaient tombés d'accord samedi pour réunir une série de sommets internationaux peu après l'élection présidentielle américaine du 4 novembre, afin de réfléchir à une refonte du système financier international.

    Déprimées, les Bourses européennes, qui ont campé dans le rouge toute la journée, ont plongé en clôture: Paris a perdu 5,01%, Francfort et Londres 4,46%.

    Le nouvel ordre mondial qui pourrait sortir du sommet reste encore flou.

    L'UE veut une réforme profonde du système actuel, une sorte de Bretton Woods bis, du nom des accords de 1944 qui avaient jeté les bases du système financier actuel. Les Européens proposent une supervision mondiale des marchés, qui serait confiée au Fonds monétaire international (FMI).

    Réticent à l'idée d'une refonte du système, le président américain George Bush a souligné plusieurs fois son attachement aux "fondements du capitalisme démocratique" et à la "liberté des marchés".

    L'annonce du sommet n'a pas rassuré les marchés financiers, qui ont poursuivi leur glissade.

    La Bourse de New York, en baisse dès l'ouverture, a accéléré ses pertes, le Dow Jones perdant 3,5% et le Nasdaq 1,8% vers 15H30 GMT.

    Les Bourses asiatiques étaient aussi mal orientées, avec des chutes de 6,79% à Tokyo, 5,20% à Hong Kong et 3,20% à Shanghai.

    L'euro a poursuivi sa chute alors que les divergences d'approche en Europe sur les remèdes à apporter à la crise ont éclaté au grand jour.

    L'Allemagne a ainsi sèchement renvoyé dans les cordes le président français Nicolas Sarközy et sa proposition de créer des fonds souverains nationaux pour protéger l'industrie contre des prédateurs étrangers.

    Pénalisé par la récession qui gagne le Vieux continent, l'euro est passé sous 1,30 dollar, soit une perte de plus de 20% depuis son sommet historique de 1,60 dollar le 15 juillet. La livre britannique est, elle, tombée à un plus bas depuis plus de cinq ans face au billet vert.

    Ces mouvements marquent le retour en grâce du dollar, les cambistes tablant sur un deuxième plan de relance américain, alors qu'ils doutent de la capacité des dirigeants européens à trouver une riposte commune face à la récession.

    Les Européens ont en effet écarté toute idée de plan de relance généralisé.

    Pourtant, le mot "récession" n'est désormais plus tabou.

    "Après avoir pris des mesures pour le système bancaire, nous devons maintenant agir contre la récession financière mondiale", a plaidé mercredi Gordon Brown à la Chambre des communes.

    M. Brown a reconnu s'attendre à "une récession en Amérique, en France, en Italie, en Allemagne, au Japon, et, parce qu'aucun pays n'est immunisé, en Grande-Bretagne aussi".

    La Banque centrale canadienne a jugé que "l'économie du globe semble se diriger vers une légère récession, provoquée par une économie américaine elle-même déjà en récession".

    En Suisse, les économistes d'UBS ont estimé mercredi que l'économie européenne allait entrer "en récession quasiment au même moment que les Etats-Unis".

    En France, Nicolas Sarkozy présentera jeudi ses "mesures de soutien à l'économie". Il devrait détailler le plan de soutien de 22 milliards d'euros dévoilé début octobre visant à prévenir les risques d'assèchement du crédit des entreprises.

    Les derniers résultats d'entreprises ont confirmé la contagion de la crise financière à l'économie.

    En attendant le sommet du G20 de la mi-novembre, la crise engendre une forte activité diplomatique.

    A Pékin vendredi et samedi, 43 chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et d'Asie se retrouveront pour un sommet de l'Asem, qui rassemble l'équivalent de 60% du PIB mondial.

    Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE, veut en profiter pour arrimer définitivement la Chine et l'Inde à son projet de "nouveau Bretton Woods", très mollement apprécié à Washington.

    Sur le marché de l'or noir, la tendance était toujours à la baisse mercredi, les cours se rapprochant de la barre des 65 dollars à Londres et de celle des 67 dollars à New York, après l'annonce d'un bond plus important que prévu des stocks américains d'hydrocarbures.

    Le marasme économique risque aussi de se transformer en crise sociale.

    Selon une responsable des Nations Unies chargée du programme pour l'habitat, la crise pourrait déclencher des émeutes au sein de la population urbaine grandissante dans le monde, alors que des habitants n'arrivent plus à payer leur loyer.

    AFP. 22.10.08

  • Les mémés américaines sont bouleversées

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    Stanley et Madelyn Dunham, ses grands-parents maternels
    Et en plus, c’est un bon petit-fils ! » Rachel Forster déguste avec gourmandise son café-moka au Starbucks d’Euclid Avenue, à Cleveland. Cette institutrice en retraite, teint très clair et cheveux gris lissés, a 85 ans, le même âge que Madelyn Payne Dunham, la grand-mère de Barack Obama. L’ancienne enseignante en a les larmes aux yeux, « pleine d’admiration » pour le candidat qui « ose interrompre la campagne pour se rendre au chevet de sa granny ». Le geste émeut l’Amérique. Laissant tout tomber, annulant des meetings à quelques jours du scrutin, le candidat démocrate sera demain et vendredi, à moins de dix jours de l’élection, à Honolulu, près de celle qui l’a élevé depuis l’âge de 11 ans, dont il est très proche et qui est « très malade ».

    « Je lui dois d’être ce que je suis devenu »

    Ann, la mère de Barack, abandonnée par son père, venait de se remarier : Madelyn a alors pris le relais. Toot, le diminutif de Tutu, grand-mère en dialecte hawaïen (l’île où Barack passa ses premières années avec sa famille), compte énormément pour Obama. Elle a tenu à ce qu’il aille à la très prestigieuse, et très chère, Punahoe Academy, une école privée d’Honolulu. « Elle a tout sacrifié pour moi, jamais ménagé sa peine. Elle m’aime plus que tout au monde, rappelle le candidat. Elle m’a aussi souvent botté les fesses. Je lui dois d’être ce que je suis devenu. »

    Pétrie des valeurs de ce Midwest où elle est née, Toot fait parfois preuve de « racisme », avouant sa peur quand elle croisait un Noir dans la rue. Elle est aussi le parfait exemple d’une réussite à l’américaine. « Petite Blanche » née dans le Kansas, ouvrière chez Boeing pendant la Seconde Guerre mondiale, diplômée de l’université grâce aux cours du soir, elle s’est hissée à force de travail d’une modeste place d’employée de bureau au poste de vice-présidente de la banque d’Hawaï… Madelyn est la première personne que Barack a appelée après son discours devenu célèbre devant la convention démocrate de 2004, où il a surgi de l’anonymat.

    Alors que les sondages lui donnent entre 4 et 11 points d’avance devant John McCain, mais que chaque minute compte, Barack Obama joue-t-il avec le feu en s’absentant plus de quarante-huit heures ? Dans la dernière ligne droite, en effet, chaque minute, chaque intervention comptent, notamment dans les fameux Etats pivot swing states où les indécis peuvent jusqu’à l’ultime instant faire basculer le résultat entre républicains et démocrates. Michelle, sa femme, va prendre sa place. Une occasion rêvée de démontrer une fois encore les qualités de la « future première dame », brillante avocate, atout de poids dans la carrière politique de son mari.

    Plus subtil encore : la maladie de la vieille dame s’intègre à merveille dans un parcours jusqu’ici « sans faute ». « Depuis vingt-quatre heures, on ne voit que Madelyn et la famille blanche d’Obama, s’amuse John, un rouquin de 32 ans, venu à Cleveland avec l’équipe technique du groupe de rock Coldplay, qui s’y produisait hier soir. Les commentateurs de toutes les chaînes de télévision glosent en boucle sur les valeurs familiales si chères à Obama. Mieux encore, Madelyn, une Blanche pur jus, est une grand-mère comme en voudrait tout Américain, y compris ceux tentés de voter McCain par racisme latent. Aujourd’hui, plus personne ne peut ignorer les racines blanches du candidat. C’est un coup de génie ! »

     

    Le Parisien -21.10.08

  • Travailler le dimanche

    L'ancienne ministre socialiste de l'Emploi Martine Aubry a estimé jeudi à Marseille que l'extension du travail le dimanche envisagée par le gouvernement "désorganisera la vie de famille" et n'aura pas d'effet positif sur l'économie.

      "Ce n'est pas parce que vous ouvrez un septième jour que les gens vont consommer plus et que ça va relancer l'économie (...) toutes les études économiques - et j'en ai fait faire quand j'étais au ministère - le montrent. Cela désorganisera la vie de famille. Pour la droite qui porte si haut la vie de famille...", a déclaré Mme Aubry, ministre de l'Emploi entre 1991 et 1993 puis entre 1997 et 2000.

    "Est-ce qu'il n'y a pas un jour dans la semaine - en France c'est le dimanche car nous sommes de tradition catholique - où on peut dire "stop", on se retrouve avec la famille, avec les amis, c'est la culture, c'est le sport. Est-ce que le seul bonheur c'est d'acheter ?", a-t-elle ajouté, juste avant d'aller défendre sa motion pour le Congrès de Reims devant des militants socialistes des Bouches-du-Rhône.

     "J'ai toujours été contre l'ouverture des magasins le dimanche sauf lorsque cela avait un véritable sens, c'est-à dire par exemple dans les zones touristiques et d'ailleurs c'est moi qui ai fait cette réforme" permettant des ouvertures dominicales dans ces zones, a ajouté la maire de Lille.

    Elle a rappelé qu'elle avait par ailleurs fait intervenir des CRS au magasin Virgin de Paris qui ouvrait illégalement le dimanche.

    AFP. 21.10.08

    Il faut que ce soit une socialiste qui s'élève contre le travail le dimanche... La droite française/sarközienne est vraiment la plus bête du monde!

  • DSK a-t-il abusé de son pouvoir au FMI?

    “Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël.”

    Dominique Strauss-Kahn

    (Dominique Strauss-Kahn . Déclaration sur «Europe 1», en 1991, reprise par le Magazine «La vie en France », le 11 avril 2002 sous le titre «Trop Proche-Orient».)

    Dominique Strauss-Khan est sous le coup d’une enquête ouverte par le doyen du FMI Shakour Shaalan, qui représente l’Egypte et d’autres pays arabes au conseil d’administration du FMI. Sans rentrer dans les détails livrés par le quotidien Wall Street Journal, évoquant des relations intimes entre M. Strauss-Kahn et Mme Piroska Nagy, une ancienne responsable d’origine hongroise du département Afrique du FMI et mariée, le porte-parole a indiqué que “toutes les allégations, et en particulier celles impliquant la haute direction, sont prises extrêmement au sérieux”.

    Les enquêteurs se demandent si M. Strauss-Kahn a fait preuve de favoritisme à l’égard de Mme Nagy dans le cadre de ses missions au sein du FMI.

    Dans un communiqué, M. Strauss-Kahn a indiqué donner “son plein soutien” à cette enquête, portant “sur un incident qui est survenu dans ma vie privée en janvier 2008″.

    En 2007, le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, avait dû quitter ses fonctions après avoir été accusé d’avoir personnellement demandé l’avancement de sa compagne, également employée par la Banque mondiale.

    18 octobre 2008

    Source :  Le vrai visage du sionisme

     Consulter le site http://www.mecanopolis.org

  • VIDEO L'améro va-t-il remplacer le dollar? La Crise et le Nouvel Ordre Mondial

    http://www.dailymotion.com/video/x4zpwt_zeitgeist-partition-8_news

    Avril 2008

     

     

  • La nuit, tous les chats sont gris...

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  • Piroska Nagy - DSK profil bas a présenté ses excuses...

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    Piroska ou Prioska Nagy: elle pourrait bien avoir été missionnée...
    Dominique Strauss-Kahn a envoyé un courriel d'excuses au personnel du FMI invoquant «une erreur de jugement» pour parler de ses relations intimes avec l'une de ses subordonnées.

    «D'abord, je présente mes excuses et j'indique que je regrette beaucoup l'incident», écrit DSK dans ce message. Il précise ensuite qu'il n'a pas abusé de sa position lors du départ de la jeune femme, économiste hongroise, et soutient «complètement le processus (l'enquête) qui est en cours».
    «Je vais évidemment suivre les indications du conseil d'administration sur la meilleure manière de résoudre ce problème», a-t-il ajouté.

    S'adressant à Prioska Nagy, l'ancienne haute responsable du FMI d'origine hongroise aujourd'hui en poste à Londres, à la Berd, il lui présente ses «excuses» «pour mon erreur en ayant débuté cette relation. Elle est une économiste talentueuse et une professionnelle avérée. Je reconnais la situation difficile créée pour elle. Je présente aussi mes excuses à ma femme et ma famille».

    Dans ce même message, le président du FMI demande au personnel du Fonds de «rester concentré sur le travail du FMI et le rôle déterminant qu'il doit avoir en aidant» ses pays membres dans la tourmente financière...
    DSK a-t-il offert à sa maîtresse un "parachute doré"? C'est en fait la vraie question qui se pose... DSK serait obligé de démissionner du FMI si cela était prouvé... Il avait eu la place grâce à Sarközy qui avait évincé pour lui le candidat russe...
     Le Parisien- 20.10.08

  • La Balasko joue Dolto... divan maudit!

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    On tourne en rond...

    (Relaxnews) - Françoise Dolto, le désir de vivre, le téléfilm consacré à la psychanalyste française, sera à l'antenne de TF1 lundi 20 octobre à 20h50, avec Josiane Balasko dans le rôle principal. La fiction rendra hommage au travail de l'inventrice de la psychanalyse enfantine à travers le destin tragique de deux enfants à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Claude qui a perdu sa mère à Auschwitz et Ben, né d'une mère prostituée et d'un père truand.


    Françoise Dolto parviendra à sauver ces enfants de leur passé douloureux malgré un corps médical à l'époque hostile à cette nouvelle forme de psychologie.

    Pour l'occasion, la production a minutieusement reconstitué le bureau de la psychanalyste qu'elle occupait à l'hôpital Trousseau de Paris.

    "Honorée" d'incarner une femme "aussi importante, aussi positive", Josiane Balasko semblait faite pour ce rôle selon le réalisateur Serge Le Péron. Le cinéaste qui l'avait déjà dirigée dans le rôle de Marguerite Duras dans J'ai vu tuer Ben Barka en 2005, parle d'une évidence.

    Comme l'actrice, Françoise Dolto était "quelqu'un de populaire et en même temps une intellectuelle, une femme généreuse, pas très grande, ronde, déterminée, qui ne mâchait pas ses mots, engagée dans la vie".

    Françoise Dolto aurait fêté ses 100 ans en 2008.

     

  • ULTIMA THULE

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    La tempête financière a tout soufflé dans cette petite île qui est passée du statut d'État parmi les plus riches du monde à celui de pays au bord de la banqueroute.

    Il continue de s'habiller en banquier. Costume sombre, chemise blanche et fines lunettes cerclées d'or. Mais la carte de visite qu'il tend est «la dernière» qui lui reste. Et quand il consulte son Blackberry, c'est désormais sur les photos de son petit-fils qu'il tombe. Kristjan Davidsson, 47 ans, directeur international du secteur de la pêche à la banque Glitnir, a été licencié jeudi. «Ou plutôt, on m'a annoncé qu'on n'avait plus besoin de moi, précise-t-il. Que je devais rendre ma voiture de fonction, mon ordinateur portable et mon Blackberry ce samedi. C'est tout. Je ne sais même pas si j'aurais droit à des indemnités.»

    Dans cette petite île pourtant habituée aux éléments déchaînés, la tempête financière a tout soufflé : en une semaine, l'Islande est passée du statut d'État parmi les plus riches du monde à celui de pays au bord de la faillite. Arrivée en tête, l'an dernier, du classement par l'ONU des «pays où l'on vit le mieux», l'île de 313 000 habitants vient d'être mise aux enchères sur eBay, pour 99 pence !

    Le secteur financier, qui représentait près de dix fois le PIB, est désormais exsangue, coupé des capitaux étrangers. La couronne islandaise a perdu, en un mois, plus de 40 % de sa valeur. Les Islandais ne peuvent plus acheter de devises étrangères, si ce n'est sur présentation d'un billet d'avion, et à concurrence de 300 € par personne. «Si j'ai obtenu un billet de 500 €, s'amuse Kristjan, invité la semaine prochaine pour une conférence en Norvège, c'est tout simplement parce que la banque n'avait plus d'autres coupures…».

    Comme les deux autres grandes banques islandaises, ruinées en l'espace de quelques jours, Glitnir vient d'être nationalisée. Les économistes s'attendent à plus de 1 500 suppressions d'emplois sur les 8 700 du secteur. Pourtant, Kristjan garde le sourire : «Moi, j'ai de la chance : j'ai un psychiatre - ma femme - à la maison ! s'exclame-t-il. Mes enfants sont grands, et mon prêt ne représente que 30 % de la valeur de ma maison. Je n'ai perdu que mes économies, placées en actions de Glitnir !»

     

    Les petits épargnants ont perdu toutes leurs économies

     

    Mais pour d'autres, c'est la catastrophe. Ces cinq dernières années, le revenu des ménages avait augmenté de 45 % en moyenne. Leur endettement avait doublé, tandis que tous se faisaient construire de magnifiques maisons et s'équipaient de luxueux véhicules tout terrain, entièrement financés par des emprunts en yens ou en francs suisses. Avec la dévaluation de la couronne, certains foyers ont vu doubler le montant de leurs échéances… tandis que la valeur de leurs biens s'effondrait. Quelque 85 000 petits épargnants ont perdu toutes leurs économies. Quant à l'inflation, elle a bondi de 14 % en septembre. Une cellule de soutien psychologique vient d'être ouverte à Reykjavik, comme lors de la dernière éruption volcanique…

    À première vue, cependant, rien n'a changé dans la capitale. Des 4 × 4 dernier cri encombrent toujours les petites rues du centre-ville. Les magasins sont pleins. «Je n'ai pas encore subi de baisse de fréquentation, affirme Erna Kaaber, patronne d'un Fish & chips bio. Mais j'ai fait un important stock de riz, car je sais que les prix vont fortement augmenter lors de la prochaine livraison. Quant aux salades, importées des États-Unis, je vais devoir arrêter : on ne va bientôt plus pouvoir se les offrir…»

    À la crise, il y a des conséquences plus dramatiques. Une journaliste parle de «suicides», mais confie-t-elle, «on nous a demandé de ne pas en parler, pour ne pas donner d'idées à d'autres désespérés…». Et des «dommages collatéraux» stupéfiants, comme cette tournée de l'Orchestre symphonique d'Islande, annulée il y a quelques jours par les Japonais, apeurés par la «réputation» de ce pays !

    Aucun membre de l'Union européenne ni aucun des alliés traditionnels de Reykjavik n'est venu à la rescousse. Pis : dans le but de protéger les dépôts de milliers d'épargnants britanniques, Londres n'a pas hésité à utiliser la législation antiterroriste pour geler les avoirs des banques islandaises au Royaume-Uni ! Du coup, un rapprochement avec l'UE, évoqué au début de la crise, n'est absolument plus d'actualité. «Dans une telle situation, on doit se chercher de nouveaux amis», a lâché, visiblement amer, le premier ministre, Geir Haarde.

    Et la semaine dernière, à la stupeur générale, on apprenait que Reykjavik était en train de négocier l'octroi d'un prêt de 4 milliards d'euros par Moscou ! «Je crois que la fuite a été organisée pour faire réagir nos alliés de l'Otan, explique Karl Blondäl, rédacteur en chef adjoint du grand quotidien Morgunbladid.Mais, à part une vague proposition norvégienne, il ne s'est rien passé… Même si je ne pense pas qu'il y aura des conditions formelles liées à ce prêt, il nous sera désormais difficile de protester contre l'entraînement des avions de chasse russes, qui survolent notre île tous les mois…»

    Directeur de l'Institut de recherches économiques islandais, Gunnar Haraldsson, lui, espère toujours une intervention du FMI. «Heureusement, les bases de notre économie sont saines, affirme-t-il. Les industries de l'aluminium et de la pêche sont fortes. Mais cette crise va avoir des effets négatifs sur d'autres secteurs, comme le commerce. En tout cas, nombre d'Islandais vont devoir changer de vie.»

    Ce sera le cas de Kristjan Davidsson. «J'ai commencé à travailler à 16 ans, comme pêcheur, sur le bateau de mon père, raconte-t-il. C'était mon rêve de devenir marin. Je ne sais pas pourquoi je me suis laissé embarquer, en 2001, dans la banque… Avec mes 47 ans et mon arthrite, je ne pense pas pouvoir reprendre ce métier très dur, mais ce qui est certain, c'est que je vais revenir dans le secteur de la pêche.»

    Comme lui, ils sont nombreux à placer leur espoir dans la mer. Le secteur de la pêche n'est, pour l'instant, guère touché par la crise, et représente environ 60 % des exportations de marchandises. Si l'Islande «peut rebondir», comme l'assure le président, Olafur Ragnar Grimsson, ce sera notamment grâce à la mer. Dans ce pays rude, l'un des plus pauvres du monde jusque dans les années 1970, il reste, selon lui, «un énorme potentiel pour la production d'énergie renouvelable, d'importantes ressources halieutiques et les beautés naturelles» du paysage, qui attirent de nombreux touristes.

    «Mes parents, restés au village de Thingeyri, niché au creux d'un fjord au nord-ouest du pays, n'ont entendu parler de la crise qu'à la télévision, explique Kristjan. Là-bas, on n'a jamais obtenu de prêt, on vit encore du poisson.» Pour Halldor Halldorsson, président de l'Association des communes d'Islande, ce sont justement les municipalités rurales, qui ont souffert pendant la période d'expansion, qui pourraient jouer un rôle clé dans la reconstruction de la société. «Ce week-end, je vais aller voir mon ami d'enfance, qui élève des moutons à Thingeyri, raconte Kristjan. D'habitude, je lui apporte des fruits et des légumes, car je sais qu'il ne peut guère s'en offrir. Mais là, je sais qu'il me fera un bon prix pour sa viande.»

     

    «L'important, c'est que tout le monde se serre les coudes»

     

    Le retour de la solidarité au sein de cette grande famille - si l'on remonte à la sixième génération, tous les Islandais sont apparentés -, la fin du consumérisme, de la course effrénée à l'argent, voilà qui n'est pas une si mauvaise chose, admettent de nombreux Islandais. «Nous voilà devant une chance de créer une société plus saine !», lance Karl Blondäl. «Et puis, tout n'est pas si noir, tempère Gudny Einarsdottir, DRH dans une entreprise de biotechnologie. Il y a encore des sociétés qui embauchent ! Le plus important, c'est que tout le monde se serre les coudes. La semaine dernière, je n'ai jamais reçu autant d'invitations chez mes amis.»

    Même constat pour le père Jakob Rolland, chancelier du diocèse de Reykjavik, qui a organisé plusieurs veillées de prières et dîners gratuits pour les paroissiens : «On constate déjà un retour aux vraies valeurs, la famille, la solidarité, l'éducation, assure le prêtre. Maintenant les jeunes, qui ont souvent été trop gâtés, vont retrouver les joies simples, le plaisir d'être ensemble. Et leurs grands-parents, qui en ont vu d'autres, leur apprendront à accommoder les restes de poisson.»

    Le Figaro - 20 octobre 2008

    La lumière vient du nord

  • Benoît XVI a des problèmes avec Israël

    Le pape Benoît XVI n'a pas signé le décret sur les vertus héroïques de Pie XII, une étape indispensable pour béatifier son prédécesseur accusé de passivité face à la Shoah, "car il veut avoir de bonnes relations avec les Juifs", a déclaré samedi un religieux, le père Peter Gumpel.

      Le père Gumpel, qui est le "postulateur" (défenseur) de la cause de Pie XII dans le processus de béatification, a affirmé que la procédure était achevée et qu'il ne manquait que la signature du souverain pontife, dans un entretien avec l'agence Ansa.

    Pour être proclamé saint, et une fois le décret sur les vertus héroïques signé par Benoît XVI, un miracle devra être encore attribué à Pie XII.

    Il y a une dizaine de jours Benoît XVI a défendu la mémoire de Pie XII dans une messe pour le 50e anniversaire de sa mort et souhaité sa prochaine béatification.

    Benoît XVI avait déploré que le bilan de Pie XII reste occulté par un débat historique "pas toujours serein".

    "Le pape n'a pas encore signé ce décret, jugeant opportun un temps de réflexion", avait alors commenté le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

    Selon le père Gumpel, Benoît XVI "voudrait aller en Israël le plus rapidement possible" mais il ne pourra pas le faire tant que la légende sous la photo de Pie XII dans le Musée de l'Histoire de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, "une évidente falsification de l'Histoire, ne sera pas enlevée", selon la même source.

    Cette légende accuse le pape de ne pas avoir élevé sa voix contre la Shoah.

    Tant que cette légende demeure sous la photo, un éventuel voyage de Benoît XVI en Israël serait "un scandale pour les catholiques", a ajouté le religieux.

    "Dans le passé déjà le représentant du Saint Siège en Israël avait fait état de nos objections" concernant cette légende mais ce texte "ne peut être considéré comme déterminant dans la décision sur un éventuel voyage du Saint Père en Israël, un voyage que le pape désire effectuer mais qui n'a toujours pas été concrètement programmé", a précisé plus tard dans la soirée un communiqué du porte-parole du Vatican.

    "L'Eglise catholique fait son possible pour avoir de bonnes relations avec Israël mais des rapports amicaux ne peuvent être construits que dans la réciprocité", a poursuivi le père Gumpel.

    "Nous voyons que le pape a invité avec un grand sens de l'hospitalité un rabbin à notre synode et celui-ci, abusant de notre gentillesse, a attaqué à trois reprises Pie XII. Le rabbin peut dire ce qu'il souhaite, bien entendu, mais s'il est invité et qu'il parle de cette manière, il n'aide pas à améliorer nos relations", a conclu le père Gumpel.

    Il y a une dizaine de jours un rabbin israélien, le premier à s'exprimer devant un synode des évêques catholiques au Vatican, s'est déclaré opposé à la béatification du pape Pie XII.

    "Nous sommes opposés à la béatification de Pie XII, nous ne pouvons pas oublier ses silences sur l'holocauste", avait dit le grand rabbin de Haïfa (Israël) Shear Yshuv Cohen, selon la presse.

    Mais selon le père Gumpel les juifs sont eux-mêmes "très divisés" sur Pie XII. "Certains continuent d'attaquer l'Eglise catholique disant que le Christ était le fils d'un soldat et d'une prostituée, tandis que d'autres assurent que personne n'a sauvé autant de juifs que Pie XII", a-t-il dit.