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Blog - Page 1494

  • Manifestation de soutien à Sakineh... pour préparer la guerre contre l'Iran

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    Les manifestants se sont réunis à l'appel de La Règle du jeu, revue de Bernard-Henri Lévy, et de l'association Ni Putes ni soumises. Parmi eux de nombreuses personnalités: la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville Fadela Amara, Jane Birkin, Arielle Dombasle, Corinne Lepage, la cinéaste et élue parisienne Yamina Benguigui ou encore l'ancienne secrétaire d'Etat Nicole Guedj.

    "D'autres femmes sont menacées de lapidation", a reconnu Bernard-Henri Lévy, "mais Sakineh est devenue un symbole malgré elle". "Si nous sauvons cette innocente, nous contribuerons à sauver toutes les autres femmes qui attendent dans les couloirs de la mort, et nous vengerons celles qui sont mortes lapidées ou brûlées vives".

    "Pouvons-nous l'emporter? Je pense que oui!", a lancé le philosophe, estimant que la société iranienne aussi avait "le coeur soulevé par cette condamnation" et que même les régimes totalitaires pouvaient reculer devant une forte mobilisation.

    S'exprimant "en tant que ministre, citoyenne et femme musulmane", Fadela Amara a affirmé qu'il fallait "résister pour Sakineh mais aussi pour les Sakineh qui vivent dans nos banlieues". L'ancienne présidente de Ni putes ni soumises a alors fermement critiqué le port du voile intégral.

    "La peine de lapidation n'a toujours pas été suspendue, contrairement à ce qu'affirme le régime. Je n'ai reçu aucune notification officielle", a déclaré, dans une communication téléphonique depuis l'Iran, l'avocat de Sakineh. Selon lui, sa cliente risque d'être lapidée "à tout moment à partir de la fin du ramadan".

    "Ma mère est dans une situation psychologique dramatique", a témoigné à son tour le fils de l'Iranienne, avant que le public ne scande "Libérez Sakineh!" et qu'une minute de silence soit observée. Des lettres de soutien émanant de Valéry Giscard d'Estaing, Ségolène Royal, Hervé Morin, Isabelle Adjani ou encore Charlotte Gainsbourg, ont ensuite été lues au micro.

    M. Lévy a assuré que des copies de ces lettres, et de dizaines d'autres, seraient remises au guide suprême Khamenei. La pétition, dont sa revue est à l'origine, a recueilli 135.000 signatures. Il espère atteindre le chiffre de 200.000 d'ici à une semaine.

    AFP. 12/09/10

     

     

  • 12 septembre 1683: les Turcs sont battus à Vienne

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    Assaut ottoman contre Vienne

    Le 12 septembre 1683, après deux mois de siège, les Turcs échouent à s'emparer de Vienne. C'est la deuxième (et dernière fois) que la ville doit affronter un siège par les Turcs, le premier siège ayant eu lieu en 1529.

    Tout est venu de dissensions entre paysans et nobles hongrois. Les Turcs du sultan Mehmet IV ont voulu en tirer parti pour élargir un peu plus leur sphère d'influence en Europe centrale. C'est ainsi que le grand vizir Kara Mustapha (Kara Moustafa, dit le Noir) s'allie ainsi au roi de Hongrie Étienne Tokoly.

    Tandis que le Hongrois entreprend le siège de Presbourg (aujourd'hui Bratislava), le sultan met le siège devant Vienne le 14 juillet 1683 avec des forces considérables (200.000 hommes, dit-on).

    Soumise à un siège impitoyable, la capitale des Habsbourg est défendue avec acharnement par le comte Rüdiger Starhemberg et le bourgmestre Andreas Liebenberg.

    Vienne est libérée in extremis grâce à une armée de 65.000 hommes venue du nord, composée pour moitié de Polonais ainsi que d'Allemands et d'Autrichiens.

    Commandée par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine, cette armée de renfort passe sur la rive droite du Danube puis déboule sur les Turcs des hauteurs du Kahlenberg, à l'ouest de Vienne.

    Les janissaires du grand vizir se battent jusqu'au dernier mais le reste de l'armée ottomane se retire en désordre, abandonnant sur place canons et provisions.

    Le premier café-croissant

    Ayant échoué à s'emparer de Vienne, les Turcs s'enfuient précipitamment en laissant sur place leurs provisions. C'est ainsi que les Viennois récupèrent 500 sacs de café... ce qui leur vaut d'être les premiers Européens à siroter une tasse de café.

    Dans le même temps, les boulangers de la ville, qui se flattent d'avoir donné l'alerte lors d'une tentative d'attaque nocturne des Turcs, commémorent leur exploit en confectionnant des pâtisseries en forme de croissant (l'emblème des Turcs). De là le café et les «viennoiseries» (spécialités de Vienne)qui accompagnent nos réveils matinaux.

    De retour à Istamboul, le grand vizir Kara Moustafa est décapité par le sultan.

    Pendant ce temps, l'empereur Léopold 1er fait une entrée triomphale dans Vienne et, dans la foulée, part à la conquête de la Hongrie et de la Transylvanie, sous domination ottomane.

    Vienna gloriosa

    Le conflit entre Turcs et Autrichiens va s'achever par les victoires du prince Eugène de Savoie et la paix de Karlowitz (1699). C'en sera fini des menaces ottomanes en Europe occidentale. Alors viendra l'apogée de Vienne. Ce sera l'époque de la «Vienna gloriosa».

    Herodote.net

  • VIDEO Lascaux, quelle merveille!

    http://www.youtube.com/watch?v=Km-jq80ekt0

    Découverte en septembre 1940, par quatre adolescents, la grotte sera rapidement examinée par les abbés Breuil et Bouyssonie, le Dr Cheynier et D. Peyrony. Devant l'importance de la découverte, la grotte de Lascaux est classée monument historique le 27 décembre de la même année !

    En 1950, la grotte de Lascaux va être l'un des premiers sites a bénéficier d'une nouvelle méthode de datation : le Carbone 14. Attribuée au paléolithique supérieur, elle devient la grotte préhistorique de référence, le véritable "chef d'oeuvre de l'humanité".

  • En Suède, des gens du voyage français priés de déguerpir

    La petite ville suédoise de Katrineholm, à 150 km au sud-ouest de Stockholm, est dans tous ses états. Le maire social-démocrate, Göran Dahlström, a déclaré mercredi 8 septembre qu'un groupe de gens du voyage français installés sur sa commune n'était pas le bienvenu. "Nous n'avons rien contre les Roms, une soixantaine de famille sédentarisées vivent à Katrineholm, a déclaré le maire au Monde. Mais là, seize caravanes sur le parking d'une école, ça ne va pas. Des gens ont appelé la mairie pour se plaindre. Alors j'ai demandé à la police de leur demander de partir." Ce n'est pas une expulsion, mais une invitation à aller voir plus loin.

    Le Danemark est dix fois pire que la Suède, commente l'un des gens du voyage joint au téléphone par Le Monde mercredi alors qu'ils étaient déjà en route vers le sud de la Suède. Ce qui s'est passé à Katrineholm, nous en avons l'habitude. Le camping local nous avait refusé l'entrée. Nous savons bien que ce n'était pas un problème de place. Et nous, de toute façon, nous préférons être à l'extérieur des campings, car, sinon, les autres clients n'arrêtent pas de parler de nous."

    A Katrineholm, l'action du maire, qui avait lui-même appelé le journal local pour raconter son action énergique, provoque des réactions mitigées. Certains s'insurgent, et parlent d'une dérive "à la française", d'autres applaudissent. A moins de deux semaines des élections municipales et législatives, cela peut être quitte ou double.

    VASTE DISCRIMINATION

    La Suède a une réputation plutôt généreuse, et critique d'ailleurs très durement la politique française d'expulsion des Roms. La ministre libérale des affaires européennes suédoise, Birgitta Ohlsson, a envisagé début septembre des sanctions contre la France, ce qui a provoqué une certaine tension entre Paris et Stockholm. Mais deux autres responsables libérales, tout en condamnant "le racisme d'Etat français" à l'égard des Roms, ont appelé, dans une tribune publiée mercredi matin, avant que l'affaire de Katrineholm ne soit connue, à la création d'une "commission vérité" sur la façon dont les Roms et gens du voyage ont été traités en Suède depuis un siècle, jusqu'aux expulsions récentes.

    La Suède a de fait discrètement expulsé, depuis le début de l'année, une cinquantaine de Roms vers la Roumanie. Le prétexte invoqué, la mendicité, a soulevé des protestations, sachant que celle-ci n'est pas interdite en Suède.

    Les expulsions ont été stoppées depuis fin juillet, lorsque la Délégation suédoise pour les questions Roms a remis au gouvernement un rapport détaillant la vaste discrimination que subissent les 50 000 Roms vivant en Suède. La moitié d'entre eux sont des gens du voyage, descendants des Roms arrivés en Suède au XVIe siècle. S'ils ont un statut de minorité nationale, quelque 80% des Roms suédois sont au chômage (8% en moyenne dans le pays), et beaucoup d'enfants Roms ne finissent même pas l'école primaire.

    Plusieurs de leurs droits sociaux et économiques sont bafoués. Le rapport évoque un "anti- tsiganisme structurel", dont l'affaire de Katrineholm est une expression très ordinaire.

    Olivier Truc
    Le Monde - 10/09/10
  • Etats-Unis: deux Corans brûlés le 11 septembre 2010

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    Deux prêtres américains ont brûlé chacun un exemplaire du Coran à Nashville (Tennessee) le jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, alors que le pasteur Terry Jones, le premier à avoir proposé de brûler le Livre sacré de l'islam, a renoncé à son intention, ont annoncé dimanche les médias internationaux.

    Plusieurs exemplaires du Coran ont également été profanés samedi lors des manifestations qui se sont déroulées à New York en mémoire des 3.000 victimes des attentats islamistes du 11 septembre 2001.

    L'appel lancé par Terry Jones de brûler samedi des exemplaires du Coran a suscité un vif mécontentement dans le monde entier, surtout dans les pays islamiques qui ont considéré les propos du pasteur comme une déclaration de guerre. Le chef du Pentagone Robert Gates a demandé jeudi à Terry Jones de renoncer à cet acte capable de provoquer des attentats et de mettre en péril les vies de nombreux Américains.

    Moscou, 12 septembre 2010 - RIA Novosti

  • Trois peintures de Lascaux

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  • Les Sarkozy visitent la vraie grotte de Lascaux, fermée au public

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    Nicolas et Carla Sarkozy ont célébré dimanche le 70ème anniversaire de la découverte de la célèbre grotte de Lascaux en visitant, privilège extrêmement rare, le site original et les peintures de cette "chapelle sixtine" de la Préhistoire.

    Pendant près d'une heure, le chef de l'Etat, son épouse, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et une infime poignée de privilégiés ont pu admirer les représentations célèbres dans le monde entier d'aurochs, de chevaux ou de cerfs, peintes il y a 17.000 ou 18.000 ans par les hommes de Cro-Magnon qui peuplaient la vallée de la Vézère, au coeur du Périgord.

    Découverte en 1940 par quatre adolescents, la grotte de Lascaux a été fermée au public en 1963 après l'apparition d'algues vertes menaçant les fresques. Les visiteurs ont accès depuis 1983 à une copie, située à quelques centaines de mètres de l'original et qui accueille 250.000 personnes par an.

    A nouveau menacée par l'apparition de champignons qui tachent ses parois, la grotte originale n'est plus ouverte qu'à de très rares exceptions.

    Lors d'un bain de foule dans les rues de Montignac puis d'un discours improvisé dans le centre de recherche sur la préhistoire des Eyzies-sur-Tayac, Nicolas Sarkozy a longuement confié sa joie de visiteur.

    "Quand on sait qu'il y a 18.000 ans, des hommes savaient à ce point exprimer leur émotion, c'est quelque chose qui nous a bouleversés", s'est-il extasié. "C'est un miracle que, malgré le passage du temps --une paille, presque 200 siècles-- la fraîcheur, la grâce, le charme, le mystère qui émanent de ce sanctuaire soient absolument intacts".

    Tout à son émotion, le président a également loué les charmes de la Dordogne. "Le brave néanderthalien avait parfaitement compris qu'ici, c'était plus tempéré qu'ailleurs, qu'il devait y avoir du gibier, qu'il faisait beau et qu'il y faisait bon vivre. Ca me donne des idées énormes, ça", a-t-il lancé, hilare, à ses hôtes.

    A la centaine de manifestants aux portes de Montignac, qui ont vu dans sa visite exceptionnelle un "privilège" digne de l'Ancien régime, Nicolas Sarkozy a répondu qu'elle était "de son rôle" de chef d'Etat.

    Dans la foulée, il s'est même posé en "protecteur de la culture", "protecteur des artistes" et "protecteur des chercheurs". En rappelant que le gouvernement avait débloqué une enveloppe de 4 milliards d'euros sur dix ans pour la restauration du patrimoine.

    "On ne peut pas être soumis aux seules forces du marché et de l'immédiateté. Investir dans la restauration du patrimoine, c'est investir dans l'avenir et dans la croissance", a-t-il assuré, en promettant de défendre la "fiscalité incitative" pour les privés qui entretiennent des monuments historiques.

    Plus concrètement, Nicolas Sarkozy a promis aux élus de la région que l'Etat serait "un partenaire actif", en clair un soutien financier, à leurs projets de développement Lascaux 3 (exposer des reproductions de peintures dans le monde entier) et Lascaux 4 (nouveau centre dédié à l'art pariétal).

    Il les a même incités à réfléchir à ce "projet fantastique" qu'il a baptisé Lascaux 5, qui consisterait à "reconstituer en trois dimensions l'intérieur des grottes ornées pour pouvoir les "visiter à domicile"".

    Nicolas Sarkozy a enfin profité de l'occasion pour annoncer que "sa" future Maison de l'histoire de France, un projet qu'il défend depuis son élection, serait créée "dans quelques jours", avec un quartier général établi sur le site parisien des Archives nationales, au coeur du quartier du Marais.

    AFP. 12/09/10

     

     

     

  • Les enfants disparus: marche à Issoire pour Antoine Brugerolle

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    Antoine, 6 ans, disparu le 11 septembre 2008 de son domicile

    Une marche silencieuse a réuni environ 150 personnes ce samedi soir à Issoire (Puy-de-Dôme) en mémoire d'Antoine, un petit garçon de six ans disparu il y a deux ans, alors que l'enquête pour "enlèvement et séquestration" reste au point mort, selon les gendarmes.

    Cette manifestation a eu lieu un an après une marche similaire dans le centre de la ville, alors que les enquêteurs admettaient déjà n'avoir enregistré "aucune avancée significative".

    Dans l'intervalle, un numéro vert et un appel à témoins ont été lancés en mars dernier pour redynamiser l'enquête. Des affiches avec trois photos d'Antoine, appelant à contacter pour tout témoignage le 0800 80 20 00, ont été placardées dans toute la région sans permettre de retrouver le petit garçon.

    Le 11 septembre 2008, la mère d'Antoine, Alexandrine Brugerolle, avait signalé la disparition de son fils de six ans, resté dans l'appartement familial alors qu'elle était sortie dîner avec son compagnon. Placée en garde à vue quelques jours plus tard dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour "enlèvement et séquestration", avec son concubin et six autres personnes, la jeune femme avait été relâchée faute de charges suffisantes.

    Le Figaro - 12/09/10

    Antoine était seul à son domicile le jeudi 11 septembre 2008 vers 20 h 00. Au retour de sa mère vers 21 h 15, il avait disparu emportant avec lui un sac de sport avec quelques gâteaux en guise de nourriture
    Date de disparition : le 11 septembre 2008 entre 20 h 00 et 21 h 15.
    Lieu de disparition : son domicile situé à Issoire (63)
    Signalement : Jeune garçon âgé de 6 ans, mesurant 1 m 10, pesant 19 kg, corpulence mince, cheveux châtains courts, yeux marron, lobe des oreilles percés.
    Tenue vestimentaire : serait vêtu d'un pantalon en jean bleu genre treillis, d'un tee-shirt blanc avec des lettres en tissu sur la poitrines, d'un pull bleu ciel, d'une veste marron. Il serait porteur de chaussures "Nike Tatale" noires, rouges et argent, et d'un sac de sport noir
    Appel à témoins :
    Toute personne susceptible de communiquer des informations sur cette affaire est priée de prendre contact avec les enquêteurs de la gendarmerie nationale chargés du dossier :
    Gendarmerie Nationale
    Brigade Départementale de renseignements et d'investigations judiciaires
    Avenue de la Libération
    BP 116
    63035 Clermont-Ferrand cedex 1
    Tel : 04.73.41.39.99
    bdrij.ggd63@gendarmerie.defense.gouv.fr
    > Le site de l'APEV - Aide aux Parents d'Enfants Victimes

    12/09/10

     

     

     

  • Les pétrodollars irakiens investis en Israël

    L’industrie pétrolière irakienne souffre de l’absence d’un gestionnaire étatique fort.

    Le champ laissé ainsi libre a été occupé par une multitude de sociétés privées qui champignonnent à travers tout le territoire irakien et qui ne font rien de mieux si ce n’est d’orienter l’argent du pétrole, moyennant de grosses commissions, vers les sociétés multinationales et de là, vers les établissements bancaires aux services des intérêts d’Israël. Cet état consacre un retour en arrière, au temps du colonialisme britannique où le destin énergétique de la région était scellait à Londres.

    L’hebdomadaire « Américain Free Express », lui, ne va pas par quatre chemins. Dans un article signé « Victor Torin », le quotidien rappelle les premiers mois de l’invasion irakienne pendant lesquels les GI.’s ont tout fait pour relier les gazoducs transitant le pétrole du nord irakien aux ports libanais, via les territoires occupés.

    Pour Torin qui évoque son dialogue avec le célèbre documentariste Tax Mars à ce sujet, l’expédition mésopotamienne n’a été rien d’autre qu’un piège israélien dans lequel sont tombés les Etats-Unis. Le journaliste ne peut s’empêcher d’entrevoir à travers cette attitude, « celle d’un protecteur qui renonce à ses propres intérêts au profit de ceux de son protégé qu’il couvre d’ailleurs d’argent et d’armes ».

    Dans la suite de son article, l’auteur pose une triple question à laquelle Mars répond : « pourquoi c’est en Irak que les Etats-Unis devront détenir leur plus grande représentation diplomatique au monde ? Pourquoi c’est en Irak que 50.000 soldats américains seront stationnés ? Et pourquoi c’est toujours l’Irak qui est choisi pour abriter 13 bases militaires américaines?

    La réponse de Mars est éloquente : « Et bien tout ceci rentre dans un schéma créatif, celui du Grand Israël pour le compte duquel notre ambassade travaillera et elle travaillera en tant que distributeur du pétrole ».

    Selon certains documents, le gros des activités des firmes pétrolières actives en Irak, qu’elles soient américaines, françaises ou chinoises sont gérés par des lobbies liés au régime sioniste. De ce fait, les bénéfices des recettes pétrolières irakiennes sont injectés aux établissements bancaires d’Israël. Beaucoup d’Irakiens l’ignorent, mais l’argent de leur pétrole sert à grossir les poches des banquiers sionistes.

    Sociétés chinoises ou israéliennes ? Les traces des Rothschild

    La Chine est le plus grand consommateur du pétrole dans le monde. A l’heure qu’il est, le pays possède pas moins de 25 raffineries ultra modernes alors que la dernière raffinerie américaine à avoir été construite remonte aux années 70.

    La présence massive des compagnies chinoises en Irak et leurs liens étroits avec les firmes sionistes semble être l’ultime étape du scénario en plusieurs actes écrits par les stratèges américains pour le pillage des richesses énergétiques irakiennes.

    Le documentariste « Tax Mars » a sa propre hypothèse. Au journaliste de « American Free Express », il dit : « les raffineries chinoises sont des sociétés privées qui appartiennent toutes à la grande famille des Rothschild, ce qui veut dire que les pétrodollars irakiens vont droit dans les banques d’Israël ». et Mars d’ajouter : « Mao comptait beaucoup de juifs dans son entourage proche. Ben Gourion, lui, n’a jamais caché son admiration pour le communisme et les théories de Lénine. Les relations très amicales entre Israël et la Chine à son époque nous conduit à une hypothèse : la bombe atomique chinoise est conçue grâce aux informations volées aux centres d’études américains par les espions israéliens ». Mars illustre son propos par le cas de l’espion américain Jonathan Pelard qui « travaillaient pour le compte d’Israël et la Chine ».

    « Les Rothschild regardent la Chine comme le modèle originel d’un communisme assaisonné à la sauce capitaliste, modèle qui est extensible à l’ensemble de la planète. D’où leur sympathie pour ce régime. Peu de gens savent que Goldman Sachs, établissement bancaire dirigé par les Rothschild, a empli des milliers d’entrepôts chinois de matières premières et ce au plus fort de la crise financière américaine ».

    « Il est intéressant, ajoute Mars, de chercher à découvrir les dessus du marché du pétrole irakien. Les cinq sociétés chinoises qui y sont actives appartiennent aux Rothschild. Les Rothschild c'est-à-dire Israël, ce furent ces mêmes gens qui en 1990 donnèrent à Tel-Aviv le nom de « Cité Blanche » et firent d’Israël, ce régime sanguinaire qu’on connaît ».

    Selon Mars, les Chinois sont bien payés de retour pour les services rendus à Israël. Goldman Sachs joue un rôle incontournable dans la croissance de l’économie chinoise au point qu’aujourd’hui les places boursières et bancaires de Shanghai et de Hong Kong sont devenues les plus grandes de la planète. « Ce n’est pas sans raison que le directeur exécutif de Goldman Sachs, Henry Paulson, un temps trésorier en chef de George Bush junior a visité 70 fois la Chine!».

    Mais le dernier mot, c’est Victor Torin qui le prononce : « Les Américains paient de leur sang le maintien de la présence de leur pays en Irak, ils paient aussi de leur poche les frais d’une guerre ruineuse ; mais qu’obtiennent-ils ? Presque rien. Le gros lot, c’est la Chine et Israël qui le décrochent ! »

     ALTER INFO (Iran French Radio) - 10/09/10

  • Une biographie de Carla qui inquiète l'Elysée

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    «Carla, une vie secrète » : c’est un livre que l’Elysée a longtemps cherché à se procurer avant sa sortie en librairie mercredi prochain. Sans préciser par quel biais, les conseillers du président y sont finalement parvenus en fin de semaine et l’ont décortiqué pour savoir s’ils allaient lui donner une suite judiciaire ou pas.

    A priori, ce ne sera pas le cas, mais la question restait ouverte hier soir. C’est dire l’inquiétude que l’ouvrage de la journaliste Besma Lahouri a suscitée. L’auteur avait déjà publié une biographie non autorisée de en 2008. Elle récidive avec cette enquête sur Carla Bruni, qui n’a pas souhaité la recevoir. Les amours de Carla Bruni-Sarkozy, ses relations avec son chirurgien, son enfance italienne, son passé de top-modèle, sa vie au cap Nègre, sa rencontre avec le chef de l’Etat, sa fondation : tout est passé au crible.

    L’éditeur reçoit déjà des coups de fil de la presse internationale

    Et le portrait d’ensemble brossé par la journaliste n’est pas flatteur. « Carla est quelqu’un qui vit dans le XVIe arrondissement de Paris, entourée de personnel. Elle n’a aucun contact avec la réalité et vit dans une bulle dorée, juge Besma Lahouri. Elle n’est pas proche des Français et s’intéresse surtout à son image qu’elle cherche à maîtriser par tous les moyens. Elle se dit de gauche, mais on ne l’entend plus sur aucun sujet d’actualité. Politiquement, elle devient une gêne pour son mari. »
    L’éditeur, Flammarion, qui a fait soigneusement relire les épreuves par ses avocats, a tiré le livre à 25000 exemplaires et reçoit déjà des coups de fil de la presse internationale. Carla Bruni-Sarkozy a fait savoir à ses proches qu’elle ne le lirait pas. Dans son entourage, on parle d’un ouvrage « inintéressant et bourré d’erreurs ». Un autre livre doit sortir jeudi prochain, « Carla et les ambitieux » de Michaël Darmon et Yves Derai (Editions du Moment). Mais cette fois, Carla Bruni a joué le jeu et accordé plusieurs heures d’interview aux auteurs. Livre choc contre livre chic?
    « Lorsque ces journalistes l’ont interrogée, ils ont assuré faire une enquête sur l’ouverture en politique, il ne s’agissait pas du tout d’une bio et Carla a été surprise d’apprendre qu’ils avaient changé leur fusil d’épaule », tempère un proche de l’épouse du chef de l’Etat.

    Le Parisien - 11/09/10

     

     

  • Marseille: l'Algérie suspend sa contribution à la construction de la Grande mosquée

    Les rivalités entre les dirigeants de l’association La grande mosquée de Marseille ne font pas avancer l’édification du lieu de culte. D’ailleurs, les autorités algériennes ont décidé de suspendre leur contribution à la construction de la mosquée.

    Que se passe-t-il au sein de l’association La grande mosquée de Marseille ? Celle-ci est apparemment l’objet de sourdes rivalités qui viennent d’avoir un effet pour le moins  inattendu. L'Algérie « a décidé de suspendre une contribution envisagée à la construction de la grande mosquée de Marseille », a déclaré Halim Benatallah, secrétaire d'État algérien à la communauté nationale à l'étranger, lors d'une conférence de presse le 2 septembre.

    « L'Algérie soutient fortement le projet de la mosquée dans son principe » mais nous « espérons une gestions plus consensuelle », a souligné Benatallah qui effectue une visite en France, principalement consacrée aux questions du culte.

    « La décision prise va dans le sens souhaité par notre communauté sur place », a-t-il encore précisé, en faisant référence aux récentes interventions du collectif des associations algériennes et franco-algériennes de Marseille.

    Celui-ci s’est d’ailleurs réjouit de la décision algérienne, déclarant que « le travail de lobbying en direction de l'Algérie a porté ses fruits ». En cause, la présidence de l’association La grande mosquée de Marseille, a échappé au sortant Nourredine Cheikh, un ancien entrepreneur de boucherie halal d’origine algérienne.

    Putsch interne

    C’est l’ancien secrétaire général de l'association et actuel vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM), l’imam Abdherramane Ghoul qui a été élu. Mais ses adversaires ont dénoncé un complot et un putsch interne orchestré par une élue PS au conseil régional.

    « J'ai fait un déplacement en Algérie et j'ai eu un son de cloche complètement différent », a réagi Ghoul, lui aussi entrepreneur d’origine algérienne. « Mon pays compte donner sa part au projet, il ne remet rien en cause, j'ai une confiance totale », a-t-il assuré.

    « Les élections au sein de l'association se sont déroulées de façon démocratique », selon lui. « Ce qu'on demande à l'Algérie, comme aux autres pays, c'est de participer sans condition, et pas de gérer. »

    Une ligne de conduite qui avait d’ailleurs été fixée par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Mais la réalité semble plus complexe, le rôle de la mairie étant parfois qualifié d’ambigu. Car l’ancien président de l’association, Nourredine Cheikh, est considéré comme proche de l’édile, alors que Ghoul, lui, est plus connu pour sa proximité avec l’ancien grand Mufti de Marseille, Soheib Bencheikh. Lequel ne mâche pas ses mots à l’encontre de Gaudin, qu’il suspecte même de manœuvrer en coulisses pour retarder le plus possible la construction de la mosquée, dont la première pierre symbolique a été posée le 20 mai.

    Confusion à Alger

    Le chantier doit réellement débuter en février 2011, pour un coût de 22 millions d'euros. Selon Ghoul, l'association a reçu pour l'heure 310 000 euros et l'engagement de cinq pays, aucun n'ayant encore précisé le montant de son enveloppe, qui ne peut dépasser 30 % du total. L’Algérie, elle, a déjà contribué au financement des études à hauteur de 160 000 euros.

    En attendant, il semble que du côté algérien aussi, les choses ne soient pas très claires. « J'avais reçu des assurances de la part de Abdelaziz Belkhadem, conseiller spécial du président Bouteflika a expliqué Abdherramane Ghoul au quotidien La Provence. Je vais demander audience à son excellence Halim Benatallah [le secrétaire d'État à la communauté nationale à l'étranger] pour lui expliquer le point de vue de l'association. »

    JEUNE  AFRIQUE - 03/09/10

     

  • L'évêque de Créteil apporte son soutien aux Roms de Choisy-le-roi

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    L'évêque de Créteil, Mgr Michel Santier, est venu samedi matin rencontrer les quelque 80 Roms hébergés dans un gymnase de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) depuis leur expulsion le 12 août du campement qu'ils occupaient sous l'A86.

    "Je suis venu parce que je pense que ça fait partie des missions de l'Eglise d'être proche de ceux qui traversent des épreuves dans la vie, de ceux qui sont rejetés aux marges de la société", a-t-il confié alors que des familles se pressaient autour de lui.

    "Nous ne pouvons pas choisir certains qui seraient nos frères et d'autres qui ne le seraient pas", a-t-il ajouté, expliquant être venu "dans une optique fraternelle et humanitaire de soutien".

    Visitant le gymnase où vivent dans une grande précarité une quinzaine de familles originaires de Timisoara et de Bucarest, en Roumanie, le prélat a estimé qu'une telle situation "ne devrait pas exister".

    "Nous sommes très contents de la position prise par l'Eglise. C'est très important", s'est réjoui Michel Fèvre, de RomEurope.

    Samedi dernier, les Roms de Choisy-le-Roi avaient pris part à la manifestation contre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, occupant les premiers rangs du cortège parisien.

    "Leur situation avance. Huit enfants iront à l'école élémentaire mardi puis sept seront scolarisés en maternelle dans un deuxième temps", a dit à l'AFP Gérard Chambron, maire-adjoint communiste de Choisy-le-Roi. La municipalité espère trouver une solution d'hébergement "dans les prochains jours".

    Samedi après-midi, une délégation de Roms hébergés au gymnase, parmi lesquels des musiciens, devait se rendre à la Fête de l'Humanité.

    AFP. 11/09/10

     

  • David Irving s'en prend à Auschwitz

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    L'historien négationniste britannique David Irving a accusé les autorités polonaises d'avoir transformé Auschwitz en un site touristique "dans le style de Disneyland", selon le quotidien britannique Daily Mail.

    David Irving, qui a été condamné en Autriche en 2006 à de la prison pour avoir nié la réalité de l'Holocauste, a critiqué la construction de miradors dans le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz, qui serait selon lui devenu "une machine à faire de l'argent".

    L'historien a émis ces critiques alors qu'il fait la promotion d'un voyage accompagné d'une semaine, à thème historique, en Pologne du 21 au 29 septembre. Ce voyage prévoit notamment une visite du bunker d'état-major d'Hitler à Ketrzyn (alors Rastenburg), du quartier-général du chef SS Heinrich Himmler et du camp de Treblinka.

    David Irving est notamment l'auteur de "Hitler's War" ("La guerre d'Hitler"), un livre paru en 1977 qui tente de minimiser les atrocités nazies et d'exonérer Adolf Hitler de sa responsabilité dans les camps de la mort. L'historien avait aussi affirmé qu'il n'y avait pas eu de chambres à gaz à Auschwitz et que le nombre des victimes juives des nazis avait été très exagéré.

    Arrêté en 2005 en Autriche, où le négationnisme est un crime, il y avait été condamné en février 2006 à trois ans de prison pour avoir nié la réalité de l'Holocauste, avant d'être libéré et expulsé en décembre 2006 vers la Grande-Bretagne.

    Le Figaro - 11/09/10

  • Paris: ils foncent délibérement sur un policier hors service

    Un policier hors service qui avait décliné sa fonction lors d'un vendredi soir sur le boulevard périphérique parisien (XVIIe), a été blessé par des inconnus qui lui ont foncé dessus avec leur voiture, ont annoncé des sources policière et syndicale.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, ce fonctionnaire a d'abord eu un accrochage avec une voiture à hauteur de la porte de Champerret.

     

    Le conducteur en cause s'est enfui, mais un véhicule qui l'accompagnait s'est arrêté, avec quatre personnes à son bord.

     

    Selon nos informations, alors que le policier avait décliné sa fonction, la voiture a redémarré et lui a foncé dessus «délibérément», le traînant sur le capot avant de s'arrêter brutalement. Ejecté, le policier souffre d'une entorse à la cheville. Il a été hospitalisé. La Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles a été saisie de l'enquête. Une des voitures serait immatriculée dans l'Oise et des interpellations pourraient avoir lieu dès cet après-midi.

    Synergie (2e syndicat d'officiers de police) s'est dit «scandalisé» de ce qui «témoigne de nouveau de l'augmentation des violences» contre les policiers.

    Le Parisien - 11/09/10

  • Argentine: polémique autour d'un projet de toilettes spéciales pour travestis

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    Travestis à la Gay Pride de Buenos Aires en 2009 - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    BUENOS AIRES — Un projet de création de toilettes spéciales pour travestis dans les boîtes de nuit et les bars de San Martin (province de Mendoza, ouest) provoque une polémique en Argentine, des élus le jugeant discriminatoire.

    "Il s'agit d'avoir, outre des toilettes pour hommes et pour femmes, des toilettes pour travestis" dans les boîtes de nuit et les bars, a déclaré à l'AFP la conseillère municipale, Gimena Abonassar (radical), à l'origine du projet.

    "Les filles se plaignent d'avoir à partager les toilettes avec eux et s'ils vont aux toilettes pour hommes ils peuvent être victimes d'abus", a fait valoir cette élue de 25 ans dans une interview téléphonique depuis San Martin, ville de 100.000 habitants.

    Elle affirme que son projet est soutenu par des groupes de travestis de la ville, mais des élus d'autres partis dénoncent une mesure discriminatoire.

    Gimena Abonassar est déjà l'auteur d'un règlement très polémique, interdisant l'exposition de revues pornographiques chez les marchands de journaux de la commune.

    L'Argentine est devenu en juillet le premier pays d'Amérique latine à autoriser le mariage entre personnes du même sexe, un vote applaudi par la Fédération des lesbiennes, gays et bisexuels.

    AFP. 11/09/10

  • 11-Septembre: les Etats-Unis ne seront "jamais en guerre contre l'islam", affirme Obama

    VIDEO  http://www.2424actu.fr/actualite-internationale/barack-obama-appelle-a-la-tolerance-religieuse-la-colere-persiste-dans-le-monde-musulman-a-l-egard-du-pasteur-1380027

    Après la polémique entourant le projet d'un pasteur extrémiste de brûler des exemplaires du Coran, M. Obama a répété que les instigateurs du 11-Septembre "peuvent bien essayer de nous séparer, mais nous ne céderons pas à leur haine et à leurs préjugés".

    "Les Ecritures nous enseignent d'abandonner amertume, ressentiment et colère, bagarre et insulte, et toute autre forme de méchanceté", a encore dit le président lors d'une courte cérémonie près du Pentagone, sur lequel les pirates de l'air d'Al-Qaïda avaient dirigé l'un des quatre avions détournés il y a neuf ans.

    "Ils peuvent bien essayer de provoquer des conflits entre nos croyances, mais en tant qu'Américains, nous ne sommes pas et ne serons jamais en guerre contre l'islam. Ce n'est pas une religion qui nous a attaqués en ce jour de septembre. C'était Al-Qaïda. Un groupe pitoyable d'hommes qui pervertissent la religion", a encore dit M. Obama.

    "Et tout comme nous condamnons l'intolérance et l'extrémisme à l'étranger, nous respectons notre essence de pays de diversité et de tolérance", a développé le président, qui avant de se rendre au Pentagone, dans la banlieue sud de Washington, s'était recueilli à la Maison Blanche, à l'heure précise (08H46, 12H46 GMT) à laquelle un des avions avait frappé la première tour du World Trade Center à New York.

    De son côté, l'épouse de M. Obama, Michelle, a exprimé son "admiration pour l'héroïsme" d'Américains ordinaires il y a neuf ans, lors d'une cérémonie à Shanksville, à 200 km au nord-ouest de Washington.

    C'est dans un champ de cette petite localité rurale de Pennsylvanie (est) que s'était écrasé le vol 93 d'United Airlines, quatrième avion détourné par Al-Qaïda après ceux qui avaient percuté le World Trade Center et le Pentagone, tuant ses 40 passagers.

    Les passagers, informés par téléphone des attentats de New York, avaient tenté de reprendre le contrôle du Boeing 757. L'objectif précis du détournement du vol 93 reste à ce jour inconnu, tout comme les circonstances exactes de la catastrophe.

    Les enquêteurs estiment qu'Al-Qaïda voulait faire s'écraser l'appareil dans la capitale fédérale, sur la Maison Blanche ou plus vraisemblablement le Capitole (siège du Sénat et de la Chambre des représentants).

    Sur les lieux d'un monument à la mémoire des victimes qui sera géré par le service des parcs nationaux, Mme Obama a affirmé que les passagers "savaient qu'il y avait 98% de risques de ne pas s'en sortir", mais qu'ils avaient décidé de sauver d'autres vies.

    "Les hommes et les femmes dans cet avion n'avaient jamais rencontré les personnes dont ils allaient sauver la vie, mais ils ont volontairement fait ce sacrifice", a-t-elle dit, précédée au micro par l'ancienne Première dame des Etats-Unis Laura Bush.

    AFP. 11/09/10

     

  • Roms: Paris juge "inacceptables" les propos de Fidel Castro sur "une espèce d'holocauste racial"

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    Fidel castro "ressuscité" à La Havane le 10 septembre 2010 - (Cliquez sur la photo)

     

    "Cette utilisation de l'holocauste par M. Castro montre son ignorance de l'Histoire et son mépris des victimes. De tels propos sont inacceptables", a déclaré à l'AFP le porte-parole Bernard Valero en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE à Bruxelles.

    "Que M. Fidel Castro s'intéresse enfin aux droits de l'Homme, ça c'est vraiment révolutionnaire", a-t-il ajouté.

    Fidel Castro avait estimé vendredi que les Roms expulsés de France étaient victimes d'une "espèce d'holocauste racial".

    "La dernière chose à laquelle on pouvait s'attendre était cette nouvelle de l'expulsion de gitans français, victimes de la cruauté de l'extrême droite française, qui a déjà touché 7.000 d'entre eux. Ils sont victimes d'une autre espèce d'holocauste racial", avait-il dit.

    L'ancien président de l'île communiste, âgé de 84 ans, faisait référence aux renvois de Roms installés en France vers la Roumanie et la Bulgarie. Ces reconduites aux frontières, ordonnées par le président français Nicolas Sarkozy, ont été vivement condamnées dans le reste de l'Europe. Mais Paris les juge tout à fait légales.
    AFP. 11/09/10 
  • Les hommes courtisés par les garderies allemandes

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    Torsten Mansfeld au milieu des enfants de la garderie de Neuruppin le 10 septembre 2010  - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    "Nous voulons servir de repères identitaires sans transmettre de stéréotypes", explique Torsten Mansfeld, 35 ans, qui termine une animation matinale en anglais dans un jardin d'enfants bilingue à Neuruppin, à 80 kilomètres au nord-ouest de Berlin.

    "La société parle d'égalité hommes-femmes, alors il faut montrer aux enfants qu'aussi bien les femmes que les hommes peuvent s'occuper d'eux", estime ce linguiste, père d'un garçon de huit ans.

    Torsten fait partie de la quarantaine d'anciens charpentiers, électriciens, ramoneurs, carreleurs ou chômeurs, qui ont déjà bénéficié d'une formation d'éducateurs de jeunes enfants de deux ans, en alternance, prise en charge par les pouvoirs publics dans l'Etat régional du Brandebourg.

    Une façon de pallier la rareté des hommes dans ces structures mais aussi d'anticiper la demande croissante de main-d'oeuvre du fait du vieillissement démographique et de l'augmentation prévue du nombre des places en crèches.

    La démarche du Brandebourg, le Land entourant Berlin où le chômage dépasse les 10%, a été saluée par le ministère fédéral de la Famille, qui a présenté en juillet une étude selon laquelle les hommes forment 2,4% du personnel pédagogique des jardins d'enfants.

    Pourtant, dans la première économie européenne, les hommes ne sont pas en reste dans l'éducation de leurs enfants: un père sur cinq prend un congé parental rémunéré.

    Après dix ans de pâtisserie, Sebastian Weger, 27 ans, cherchait de "nouvelles perspectives" et il se dit "comblé". "C'est en aidant ma petite amie dans une garderie que j'ai remarqué que c'était fait pour moi" dit-il, accueilli à bras ouverts par les têtes blondes de la crèche protestante de Neuruppin.

    "Beaucoup d'hommes ont encore peur de se lancer, à cause des préjugés, et c'est dommage car c'est un enrichissement pour les enfants comme pour l'équipe", observe sa mentor et collègue, Judith Friedrich, estimant urgent de "revaloriser le métier".

    "Les enfants ont besoin d'une personne de référence masculine surtout quand ils sont élevés uniquement par leur mère", poursuit l'éducatrice qui considère que la branche ne peut se contenter des volontaires du service civil.

    La plupart des diplômés du programme de reconversion professionnelle, qui combine 2.100 heures de pratique et 1.200 heures de théorie, ont trouvé un emploi dans le Brandebourg.

    Même Torsten est assuré de pouvoir rester dans son établissement d'accueil à l'issue de sa formation en mars, avec un salaire mensuel brut de 2.045 euros.

    Pour Anette Stein, experte de la fondation Bertelsmann, ce modèle de reconversion "ne va pas suffire à changer les mentalités". Pour convaincre les hommes de choisir mais aussi de rester dans cette voie, il faudrait "plus de reconnaissance, notamment financière".

    Un pas dans cette direction serait de redresser la qualification au niveau universitaire, en débat actuellement.

    "Nous avons constaté un immense intérêt de la part des parents, des structures et des éducatrices, mais il n'y a pas de stratégie pour attirer les hommes dans ce domaine dominé par les femmes", affirme Jens Krabel, co-auteur de l'étude parue en juillet sur le personnel masculin dans les crèches.

    Ce sera la mission d'un programme national baptisé "Plus d'hommes dans les jardins d'enfants" qui doit démarrer début 2011 avec l'objectif de contribuer à parvenir à long terme à 20% d'éducateurs dans les garderies.

    AFP. 11/09/10

     

     

  • Ukraine: des milliers de juifs viennent fêter le Nouvel An

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    Les pèlerins métamorphosent la ville d'Ouman, qui a vu s'inscrire quelques-unes des pages les plus sombres de l'histoire des juifs d'Europe orientale. 

    «Ici, c'est big shalom ! Cet endroit est unique au monde ! Quelle joie !». Pour la quatrième année consécutive, Moshe Ponte, Israélien né dans une famille de séfarades marocains, vient se mêler à l'immense foule des pèlerins juifs venus célébrer le Nouvel An. À l'appel du chofar, la trompette traditionnelle, près de 30 000 hommes envahissent les rues. «Shana tova ! Bonne année !», lance Moshe, tout sourire.

    Israël et ses querelles sont à des milliers de kilomètres. A Ouman, petite ville ukrainienne qui abrite le tombeau du rabbi Nahman de Breslev, mort il y a tout juste deux cens ans, toutes les différences s'affichent et se mélangent en une joyeuse transe. Des ultraorthodoxes aux longues papillotes, vêtus de redingotes noires et coiffés d'imposantes toques de fourrure, prient, chantent et dansent au côté de jeunes en jeans moulants, la kippa péniblement arrimée aux dreadlocks.

    Tous répondent à l'appel du rabbi Nahman, un des grands penseurs du hassidisme, mouvement religieux apparu au XVIIIe siècle qui constitue aujourd'hui l'un des piliers de l'orthodoxie juive. «Ceux qui viennent sur la tombe du rabbi pour Rosh ha-Shana, lisent les psaumes rituels et font acte de charité seront sauvés de l'enfer», explique Efi, débarqué de Tel-Aviv.

    Depuis cinq ans, à chaque Rosh ha-Shana, le jeune homme abandonne sa petite amie pour venir à Ouman. «Je suis complètement opposé aux codes rigoristes des orthodoxes, mais ici, curieusement, je les accepte», reconnaît Efi, en contemplant l'assemblée exclusivement masculine. Les quelques femmes qui ont fait le voyage se tiennent scrupuleusement à l'écart des festivités.

    Ben Hartman, jeune reporter du Jerusalem Post, n'en revient pas : «Je rentrais d'un voyage de presse à Kiev quand j'ai rencontré des pèlerins américains à l'aéroport. Ils m'ont invité à Ouman et, depuis, je suis là, je partage une chambre minuscule avec des hommes à qui je n'aurais jamais adressé la parole en d'autres circonstances. C'est une expérience unique. Ashkénazes, Séfarades, orthodoxes, laïcs, sionistes, antisionistes… Un tel rassemblement est inimaginable en Israël !»

     

     

    Une manne financière 

     

    «Si le rabbi rassemble autant de personnes différentes, c'est parce que son enseignement est basé sur la simplicité et la joie», explique Ashalom, 30 ans, un des rares hassidim à accepter de parler avec une femme. À l'ombre des saules pleureurs qui bordent le petit lac, il prie en toute quiétude avec son jeune fils, Malachie : «Pour moi, cette possibilité d'une relation heureuse avec Dieu a été une révélation. Je suis heureux que tous les Juifs, quels qu'ils soient, puissent vivre cela.»

    La ville s'en voit métamorphosée. Dans la rue Pouchkine, qui descend doucement vers la vaste synagogue flambant neuve et le tombeau du tsadik (saint), chaque entrée d'immeuble, chaque cour de maison, est investie par les pèlerins qui y installent, le temps d'une semaine, écoles rabbiniques, cantines casher et bains rituels 24 heures sur 24.

    Pour les habitants, ce pèlerinage est une manne financière. Un lit dans une chambrée de 12 personnes se monnaie jusqu'à 300 dollars par nuit. Les porteurs de valise peuvent empocher en 3 jours quelque 500 dollars, l'équivalent de deux mois de salaire. La Mairie se frotte les mains, et vient de signer un accord de jumelage avec la ville israélienne d'Ashkelon.

    Une reconquête fulgurante dans une ville qui a vu s'écrire quelques-unes des pages les plus sombres de l'histoire des Juifs d'Europe orientale. En 1728, quelques années avant la naissance de rabbi Nahman, entre 20 000 et 30 000 Juifs y ont été exterminés par les Cosaques. Deux siècles plus tard, des dizaines de milliers de Juifs, qui représentaient la moitié de la population de la ville avant la Seconde Guerre mondiale, ont péri sous les balles des Einzatsgruppen. La répression soviétique et l'émigration massive vers Israël ont achevé de décimer la communauté. «Malgré cela, la prophétie du rabbi se réalise. Chaque année, nous sommes plus nombreux !», exulte Moshe.

    Abreu, un homme d'affaires de Sao Paolo, découvre avec émotion le pays de son grand-père : «Pour beaucoup de Juifs, l'Europe de l'Est n'est qu'un vaste tombeau. Ils se contentent d'un aller-retour à Auschwitz. Ici, c'est différent. Enfin, nous pouvons nous réapproprier dans la joie ce que la Shoah a anéanti.»

    Le Figaro - 10/09/10