Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Blog - Page 1605

  • Frêche: le CRIF s'inquiète...

    Les propos de Georges Frêche, président sortant du Languedoc-Roussillon, déclarant que Laurent Fabius "a une tronche pas catholique", ont suscité des réactions de plusieurs associations.


    Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) "déplore que dans sa récente déclaration au sujet de Laurent Fabius, Monsieur Georges Frêche prenne le risque de réveiller des stéréotypes antisémites qu'il importe d'effacer du débat public".
    "Le passé de monsieur Frêche témoigne de son rejet de l'antisémitisme, mais une telle déclaration n'en reste pas moins inacceptable", ajoute le CRIF dans un communiqué.

    La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) estime que "ces nouvelles exactions le jour de l'anniversaire de la libération d'Auschwitz et le lendemain de la visite du président de la République au cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette sont de nouvelles preuves de la vitalité et de la vivacité des courants racistes, antisémites et nazis dans notre pays". "Ceci n'est pas une coïncidence, c'est une véritable provocation et un défi lancés aux autorités de la République", ajoute la LICRA dans un communiqué.

    Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) se déclare "scandalisé par ces propos, qu'il faut bien qualifier d'antisémites, et les condamne sans aucune réserve.

    Le Figaro - 28.01.10

  • Nostalgie: l'application iMussolini n°1 en Italie

    Une application iPhone permettant d'écouter, lire et voir des vidéos du dictateur fasciste Benito Mussolini fait actuellement un tabac en Italie : en pointe des ventes, elle est téléchargée quelque 1.000 fois par jour.

    Lancée le 21 janvier et vendue 0,79 euro, l'iMussolini est actuellement l'application la plus vendue sur l'Apple store en ligne italien et a déjà été téléchargée environ 6.500 fois, a expliqué son développeur Luigi Marino.

    "Disons que j'aime bien les documentaires", explique-t-il en insistant sur le fait que son application se veut avant tout un outil historique. Télécharger iMussolini "est comme aller dans un magasin et acheter un livre" sur le dictateur, ajoute le développeur qui demande aux utilisateurs de s'abstenir de commentaires reprenant des slogans fascistes comme "dux mea lux" ("le Duce est ma lumière") ou "Duce, duce, duce".

    Marino reconnaît que figurent sans doute parmi ses clients des "nostalgiques ou des gens qui sont fascinés par la figure historique" de Mussolini, qui dirigea l'Italie de 1922 à 1943.

    Ce succès a suscité quelques commentaires inquiets dans la presse, mais Apple a contacté Marino pour lui préciser qu'ils maintenaient l'application en vente, tout en effaçant les commentaires offensants.

    Le Figaro - 28.01.10

  • La France envisage d'envoyer des renforts en Afghanistan

    Le 15 octobre dernier, dans une interview au Figaro, Nicolas Sarkozy affirmait : «La France n'enverra pas un soldat de plus en Afghanistan», où elle a déjà déployé 3 750 hommes. Persuadé depuis longtemps que la guerre contre les talibans ne se gagnera pas militairement mais politiquement, Paris ne voit toujours pas l'intérêt d'envoyer des forces supplémentaires en Kapissa et en Surobi, les deux régions qu'elle contrôle à l'est du pays. «On ne ferait pas plus, ni mieux, avec davantage d'hommes», confiait récemment un officier français.

    La France pourrait malgré tout annoncer d'un jour à l'autre l'envoi de renforts en Afghanistan. Pas des troupes de combat, comme l'a répété Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1, mais des formateurs, dont le rôle sera d'instruire et de mettre à niveau les forces de sécurité afghanes, police et armée. Les Américains souhaitent en effet qu'elles prennent en main le destin de leur pays le plus rapidement possible.

     

    Primat du politique et du civil

     

    Dans cette affaire, on l'aura compris, tout est une question de sémantique. Pour faire passer la pilule sans avoir l'air de céder aux pressions de Washington, le pouvoir français joue sur les mots et parle de «formateurs» et non de «soldats». Mais personne n'est dupe. Jusque-là, les officiers envoyés par l'armée française pour former les cadres de l'ANA, la jeune Armée nationale afghane, avaient toujours été comptabilisés dans les effectifs militaires…

    «Il est trop difficile de dire non à Obama», alors que tous les alliés des États-Unis ont fait un effort, le dernier en date étant l'Allemagne, poursuit l'officier. La France, qui avait déjà mis quelque temps à se remettre dans le bain de la guerre parce qu'elle n'avait pas participé au conflit irakien, tient à conserver une crédibilité auprès des Anglo-Saxons et à maintenir son rang de puissance. Elle se porte d'autant plus facilement volontaire qu'elle se reconnaît complètement dans la nouvelle stratégie américaine initiée par Barack Obama et le général Stanley McChrystal, fondée sur la «conquête des cœurs», la sécurisation de la population, l'afghanisation du conflit et le primat du politique et du civil sur le tout-militaire.

    Pierre sans doute importante pour le bon fonctionnement de l'édifice central, cet effort supplémentaire ne donnera cependant pas plus d'influence à la France, qui n'est que le quatrième contributeur de la coalition, sur la conduite des opérations. «L'Afghanistan est la première guerre contre-insurrectionnelle à laquelle nous participons sans en être les leaders. Nous sommes obligés de suivre l'actionnaire principal, américain. C'est l'une des plus grosses différences avec l'Indochine et l'Algérie», explique un théoricien de la guerre, familier de l'Afghanistan.

    Et, sur le terrain, pas sûr non plus que cela fasse une grosse différence. «Le problème de la guerre en Afghanistan, c'est qu'on y participe en étant persuadés que l'année suivante, on sera partis ! Or, pour réussir dans ce type de conflit, il faut généralement pouvoir rester quatorze ou quinze ans. Les Français ont-ils pris conscience de cela ?», interroge le spécialiste.

    Le Figaro - 28.01.10

  • Villepin innocenté: une défaite pour Sarkozy

    Villepin relaxé.jpg
    Dès l'annonce de sa relaxe dans l'affaire Clearstream, l'ancien premier ministre a fait savoir qu'il faudrait compter avec lui en politique. Nicolas Sarkozy se dit satisfait du jugement.

    «Je n'ai aucune rancoeur, aucune rancune. Je veux tourner la page». C'est un Dominique de Villepin triomphant sous ses airs modestes qui a commenté la décision des juges, jeudi au tribunal correctionnel de Paris après sa relaxe dans l'affaire Clearstream. L'ancien premier ministre a expliqué que désormais, c'était «vers l'avenir [qu'il] voulait se tourner pour servir les Français et contribuer, dans un esprit de rassemblement, au redressement de la France». Une allusion claire à son intention de revenir en politique et d'incarner, peut-être, une alternative à droite pour 2012.

    » VIDÉO - «Une force de nuisance pour Sarkozy en 2012», l'analyse de Bruno Jeudy

    «Après plusieurs années d'épreuves, mon innocence a été reconnue. Je pense en cet instant à ma famille, qui a connu jour après jour la rumeur et la suspicion. Je salue le courage du tribunal, qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique», a encore lancé Dominique de Villepin. Une phrase qui laisse penser que l'inimitié entre lui et les sarkozystes est loin d'être terminée.

    Me Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, s'est réjoui «que la justice l'ait emporté, qu'on ait enfin reconnu l'innocence de Dominique de Villepin, innocence longtemps bafouée par la plus haute autorité de l'Etat». Pour lui, «ce jugement a démonté toute hypothèse possible, il a tout envisagé et à l'issue de cette longue démonstration, le tribunal reconnaît qu'il n'existe aucun élément, quel qu'il soit, contre Dominique de Villepin». «Voilà un homme qui, malheureusement, a été précondamné pour être aujourd'hui innocenté», conclut l'avocat.

     

    Sarkozy n'a «aucun ressentiment»

     

    Nicolas Sarkozy, auteur d'un fameux lapsus lors d'une interview en septembre dernier, en parlant de «coupables» dans le procès Clearstream, a indiqué dans un communiqué qu'il avait «pris acte» de la relaxe de Dominique de Villepin, tout en notant «la sévérité de certains attendus le concernant» dans le jugement.

    Le chef de l'Etat a annoncé qu'il «ne fera pas appel». Une phrase étrange, puisqu'en tant que partie civile du procès, il ne peut de toute façon faire appel que des «intérêts civils», donc des dommages et intérêts. Nicolas Sarkozy a obtenu un euro à ce titre.

    Le chef de l'Etat a également justifié son choix d'aller en justice dans cette affaire : «Je m'étais constitué partie civile parce que je voulais que ces agissements soient portés à la connaissance des Français, qu'ils soient sanctionnés afin que nul n'ait la tentation de se livrer à l'avenir à de telles pratiques qui déshonorent la démocratie», écrit-il. Tout en ajoutant ne nourrir «aucun ressentiment» envers les condamnés du procès.

    «Qu'il ne cherche pas à diviser»

    Les premières réactions politiques montrent un fossé à droite entre sarkozystes et villepinistes. La députée UMP Chantal Brunel, fidèle du chef de l'Etat, «souhaite vivement» que «Dominique de Villepin, qui a une haute exigence et une haute conception de notre pays, ne cherche pas à diviser et que le débat s'arrête». Manière d'appeler à l'apaisement.

    Au contraire, le parlementaire villepiniste Guy Geoffroy (UMP) estime que «l'essentiel est là. Il fallait que la justice passe, la justice est passée. Je suis très heureux pour Dominique de Villepin et je pense qu'avec cette décision, la majorité doit trouver des moyens nouveaux et supplémentaires pour parler de l'avenir». En clair : il faudra compter avec Villepin à droite.

    A gauche, Arnaud Montebourg n'a pas hésité à affirmer que «le président de la République a, dans cette affaire, instrumentalisé la justice pour régler des comptes. Il vient d'être violemment démenti par un juge indépendant et son tribunal. C'est la preuve que Sarkozy a utilisé la justice pour éliminer un rival politique». Selon lui, «le président n'a rien à faire dans les procès, il n'est pas une partie dans la justice, il est le garant de la justice». Quant à l'avenir de Dominique de Villepin, le député de Saône-et-Loire estime que «Dominique de Villepin était «très bien placé pour proposer une autre solution à droite» après «les persécutions que le pouvoir lui a fait subir».

    Le Figaro - 28.01.10

  • L'Islam avance... L'Aïd jour férié...

    Fait inédit, une fête musulmane, l’Aïd el-Kébir, figurera en 2010 au calendrier des jours fériés d’une ville espagnole, Melilla, enclave dans le nord du Maroc, selon le journal El Pais de samedi.

    C’est la première fois depuis 1492 et la “Reconquête” des royaumes maures de la péninsule ibérique par les Rois catholiques, qu’une fête non-catholique sera officiellement fériée dans une ville espagnole, a souligné le journal.

    Les associations musulmanes de Melilla ont obtenu auprès des autorités locales que l’Aïd el-Kébir, la fête musulmane du sacrifice, soit inscrite au calendrier 2010 des jours fériés, en s’engageant à leur transmettre le jour de cette célébration plus d’un an à l’avance.

    Le date du 17 novembre a été arrêtée et elle sera transmise le 30 septembre au ministère du Travail à Madrid, après son approbation par la Commission des administrations publiques de Melilla.

    Selon El Pais, la communauté musulmane de Melilla sera la première au monde à connaître avec autant d’avance la date de la célébration de l’Aïd el-Kébir, qui commémore le sacrifice d’Abraham, et qui est généralement fixée quelques jours à l’avance en fonction de l’observation de la lune.

    Melilla compte environ 40.000 musulmans, soit un peu plus de la moitié de la population. La ville comptait jusqu’à présent neuf fêtes religieuses catholiques, mais aucune musulmane, selon El Pais.

    Ceuta, l’autre enclave espagnole dans le nord du Maroc, devrait bientôt suivre le chemin de Melilla, a ajouté le journal.

    Notons qu’en France, Nicolas Sarkozy semble avoir promis aux dignitaires musulmans l’instauration de l’aïd el-Kébir comme fête religieuse fériée.

    La commission parlementaire sur le voile intégral propose des concessions aux musulmans en échange d’une loi (partielle) contre le voile intégral: incitation à déclarer fériée la fête islamique de l’aïd el kebir , une aide au financement des lieux de culte musulman (c’est déjà en cours), la création d’une école nationale d’études sur l’islam, et d’un observatoire sur les actes “islamophobes.”

    Altermédia Info - 26.01.10

  • Un imam contre la burqa - La France terre d'islam...

    Iman contre burqa.jpg
    Pour la première fois, un imam prend publiquement position contre la burqa. Hassen Chalghoumi, le représentant d'une mosquée de Seine-Saint-Denis, estime qu'il s'agit «d'une prison pour les femmes». 

    Malgré les menaces dont il a fait l’objet, l’imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi, ne craint pas de dire haut et fort qu’il condamne la burqa en . Au lendemain des déclarations du de la mission d’information parlementaire sur la question, André Gerin (PCF), qui s’est prononcé pour une « interdiction absolue du port du voile intégral dans les lieux ouverts au public », cet imam atypique, figure du dialogue judéo-musulman en banlieue, martèle que le voile intégral n’est pas une prescription de l’islam.

    Avant la publication le 4 mars de son livre intitulé « Imam républicain : pour un islam de France » (Ed. du Cherche- Midi), ce religieux de 36 ans, né en Tunisie et naturalisé français, nous a expliqué hier dans sa mosquée pourquoi les musulmans ne doivent pas craindre une loi.

    Etes-vous favorable, comme le propose André Gerin, à une loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux ouverts au public ?
    Hassen Chalghoumi. Oui, je suis pour l’interdiction par la loi de la burqa, qui n’a pas sa place en France, pays où les femmes votent depuis 1945. Mais elle doit être assortie d’un travail pédagogique, comme ce qui s’est fait pour le voile à l’école en 2004 (NDLR : il a été interdit dans les établissements scolaires). Je n’imagine pas un policier retirer le voile d’une femme dans la rue !

    Le voile intégral est-il une prescription religieuse ?
    Non. A la différence du voile qui couvre les cheveux, la burqa, ou devrais-je dire le niqab (NDLR : le voile intégral utilisé en France) n’a aucun fondement dans l’islam, ni dans le Coran. Cette tradition très minoritaire renvoie à une idéologie qui saborde la religion musulmane. La burqa est une prison pour les femmes, un outil de domination sexiste et d’embrigadement islamiste. D’ailleurs, à Drancy, aucune femme ne la porte. J’en connais même qui l’ont retirée au bout de trois-quatre ans car c’était incompatible avec la vie en société.

    Doit-on supprimer les allocations familiales, comme le préconise le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, aux mères qui ne respecteraient pas cette loi ?
    Ce n’est pas une solution, cela ferait souffrir les enfants. Et plutôt que de faire payer une amende, je préfère le dialogue et la pédagogie. Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, va jusqu’à proposer le refus de la nationalité française aux femmes portant le voile intégral… Je suis d’accord. Avoir la nationalité française, c’est vouloir partager la vie en société, l’école, le travail… Or, avec un bout de tissu sur le visage, que peuvent partager ces femmes avec nous ? Si elles veulent continuer à porter le voile intégral, qu’elles aillent vivre dans un pays où c’est la tradition, comme l’Arabie saoudite.

    Avez-vous été auditionné par la mission d’information parlementaire ?
    Non. Je respecte le travail de cette mission, mais j’aurais préféré qu’elle soit composée pour moitié de députés et pour moitié d’imams ou de membres du Conseil français du culte musulman (CFCM). En revanche, je dénonce la manoeuvre de Jean-François Copé, président des députés UMP, qui, sans attendre les conclusions de la mission, a déposé sa proposition de loi interdisant le niqab. Attention à ceux qui utilisent ce sujet comme un épouvantail à des fins électoralistes. Et attention aux amalgames. On ne peut pas résumer quinze siècles d’histoire de l’islam à un bout de tissu !

    La mission Gerin entend aussi combattre les dérives communautaires à l’école, où certaines jeunes musulmanes refusent les cours de natation. Qu’en pensez-vous ?
    Cette question concerne aussi les juifs et les chrétiens car elle est liée à la pudeur. C’est délicat. Personnellement, mes trois filles vont à la piscine. Le Prophète conseille de savoir nager. D’ailleurs, ma fille de 12 ans a échappé à la noyade et a sauvé sa tante l’été dernier en Tunisie. De même, quand il s’agit de la santé et de la vie, un homme n’a pas le droit de refuser que sa femme soit examinée par un médecin homme. La République ne doit pas accepter ça.

    Le Parisien - 22.01.10
  • Un gang de gitans démantelé à Béziers

    27/01/2010 – 19h00
    BEZIERS (NOVOpress) –
    Deux cents gendarmes mobilisés hier à Béziers (Hérault) pour interpeller plus d’une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir organisé plus de 130 cambriolages, essentiellement dans l’Aude au cours de l’été 2009. Ces suspects, issus de la communauté des « gens du voyage », en provenance d’Europe de l’Est (Monténégro, Serbie, Croatie et Roumanie), ont amassé un véritable butin.

    Des biens volés aux Français tels que des bijoux, des voitures, du matériel hi-fi, de l’outillage, etc. Sur le site du Midi Libre, un internaute a confié son écœurement face aux exactions des gitans : « Si on ne donnait pas de l’argent à tous ces gens de l’est qui font la manche aux feux pour les femmes et d’autres activités pour les hommes, on n’en serait pas là. Dans leur pays d’origine, ils ne font certainement pas ça car ils recevraient probablement autre chose que des pièces, alors si l’on veut éviter l’invasion, arrêtons de donner ».


  • Les clandestins kurdes trahis par leurs portables?

    Kurdes portables.jpg
    (Cliquez sur la photo)
    Les policiers qui enquêtent sur l'arrivée en Corse de 123 Kurdes disant venir de Syrie veulent faire parler les téléphones portables saisis sur les clandestins. Les policiers de l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre (Ocriest) font analyser les données de ces téléphones qui peuvent permettre, notamment grâce à la  géolocalisation, de retracer leur périple au Proche-Orient et en Méditerranée. Une dizaine d'enquêteurs de l'Ocriest venus de Paris avaient participé aux  auditions des clandestins à Bonifacio dans les heures suivant leur découverte sur une route surplombant une plage proche de la ville.

    Les téléphones ont été saisis notamment à Nîmes où une soixantaine de clandestins avaient été transférés samedi dans un centre de rétention administrative. Toutes les personnes interrogées dans le gymnase de Bonifacio où elles avaient été hébergées avaient fourni la même version: un voyage en camion des 57 hommes, 29 femmes et 37 enfants de Syrie en Tunisie par la route, puis un embarquement jusqu'en Corse, en payant de 2.500 à 10.000 euros par personne à  des trafiquants. Cette version avait suscité le scepticisme du procureur de la République d'Ajaccio sous l'autorité duquel se déroulaient les auditions et du préfet de  Corse présent sur place. Certains clandestins avaient toutefois indiqué qu'ils prévoyaient d'arriver en Scandinavie.
     
    Le yacht mystère
     
    Depuis leur transfèrement sur le continent, des versions différentes du voyage ont été fournies. Bien que, selon les enquêteurs, aucun élément probant n'ait permis d'accréditer l'hypothèse d'un transport sur cargo russe inspecté en Italie, les investigations se poursuivent sur ce navire, en raison de l'importante quantité  de nourriture trouvée à bord. Des contrôles sont aussi effectués sur un petit cargo parti de Tunisie. Le  port où se trouve actuellement ce navire et la nationalité de celui-ci n'ont pas  été précisés. Les enquêteurs travaillent encore sur l'hypothèse d'une arrivée des clandestins kurdes à bord de camions venus de Sardaigne. Les contrôles ont été renforcés sur le trafic maritime entre la Corse et la Sardaigne, les ports du nord de l'île italienne n'étant distants que d'une quinzaine de km de la côte  corse.

    Les enquêteurs ont enfin entendu un pêcheur de Bonifacio ayant vu un yacht manœuvrer près de la plage à proximité de laquelle les clandestins ont été  découverts. "C'était un yacht bleu à deux étages, aux vitres fumées, dont le pavillon  enroulé sur le mât était de couleur rouge et blanc", a déclaré Gennaro Piro qui  pêchait dans le secteur, à la radio France Bleu Frequenza Mora. M. Piro, qui n'a observé aucune manœuvre de débarquement de passagers et  n'a fourni aucun autre détail sur ce navire, s'est borné à indiquer qu'il se trouvait "à dix, quinze mètres de la côte", estimant que le yacht "devait venir de Porto Torres", en Sardaigne.

    TF1 News - 27.01.10

  • Paris: naturalisations accélérées...

    10.575 personnes ont été naturalisées françaises en 2009 à Paris, soit une augmentation de 48% par rapport à 2008, et de 247% par rapport à l'année 2005, indique aujourd'hui PPrama, la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

    Selon la PP, cette augmentation est notamment due à la mise en cohérence du mode de traitement des dossiers. Les procédures bureautiques ont été considérablement simplifiées et, côté usagers, une aide par Internet à la constitution de dossiers a été mise en place, ce qui a permis d’accélérer les délais de traitement.

    La PP indique également que 112.387 titres de séjour, dont 30.688 en 1ère délivrance et 81.699 en renouvellement, ont été délivrés par la préfecture de police pour l'année 2009.

    Le Figaro - 27.01.10

  • Rennes: reconduite annulée pour onze Kurdes

    Le tribunal administratif de Rennes a annulé aujourd'hui les arrêtés de reconduite à la frontière pris par la préfecture de Corse du Sud concernant 11 Kurdes dont six enfants, membres d'un groupe de 123 réfugiés kurdes de Syrie arrivés clandestinement en Corse vendredi.

    "Cette annulation est logique, car la procédure et l'action des services préfectoraux était bâclée dès le départ", a commenté l'avocate des clandestins, Me Elodie Praud, après que le juge ait fait part, sans la motiver, de sa décision. "Ces arrêtés ont été pris sans que les services préfectoraux examinent les situations individuelle de chacun des réfugiés", a indiqué Me Praud.

    Dimanche, le juge des libertés et de la détention avait déjà ordonné la libération des 11 Kurdes arrivés samedi au centre de rétention administrative de Rennes, qui comprenaient notamment un couple et ses six enfants âgés de 4 à 17 ans.
    Pris en charge par plusieurs associations, ils ont depuis été relogés dans un hôtel de Chantepie (banlieue sud-est de Rennes).

    "Lorsque nous avons reçu les arrêtés de reconduite, nous étions très inquiets, très préoccupés pour l'avenir de nos enfants. La décision du juge est un soulagement. Nous espérons vraiment rester en France", a réagi aujourd'hui le père de famille.

    Les 11 réfugiés sont convoqués demain matin à la préfecture pour recevoir leurs attestations provisoires de séjour, leur permettant de constituer et de déposer un dossier de demande d'asile.

    Le Figaro - 27.01.10

  • Profanation de cimetière juif à Strasbourg

    Dix-huit tombes du cimetière juif du quartier Cronenbourg à Strasbourg ont été profanées, vraisemblablement la nuit dernière, a-t-on appris auprès du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et de la police.

    "Le cimetière juif de Cronenbourg a été profané, 18 stèles ont été taguées avec une croix gammée inscrite en couleur brune et 13 ont été renversées", a déclaré Patrick Roussel, commissaire principal de la Sûreté départementale du Bas-Rhin, confirmant une information du site internet des Dernières Nouvelles d'Alsace.

    Laurent Schmoll, président de la communauté israélite de Strasbourg, a ajouté que l'inscription "Juden Raus" (Les Juifs dehors) avait également été relevée sur une tombe.
    "Ce sont tout à fait des inscriptions de la période nazie. On fête actuellement l'anniversaire de la Libération des camps de concentration et je pense que ça a forcément un lien", a-t-il ajouté.

    Le Figaro - 27.01.10

  • Hommage mondial à Auschwitz

    HALT Auschwitz.jpg
    (Cliquez sur la photo)

    Des dirigeants d'une vingtaine de pays commémorent la libération du camp, il y a 65 ans.

     


     

    Une centaine d'anciens prisonniers - contre deux mille il y a cinq ans - participent ce mercredi au 65e anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau. Dans quelques années, les derniers témoins de l'Holocauste auront disparu. Sans eux, quelle mémoire en garderons-nous ? À quoi sert le Musée d'Auschwitz, puisque d'autres génocides ont montré qu'il avait échoué dans sa mission de prévention ? Comment donc enseigner Auschwitz à des générations qui n'ont ou n'auront plus de lien direct avec cette tragédie ? C'est sur ces questions que les ministres de l'Éducation des pays membres de l'Union européenne, réunis exceptionnellement à Auschwitz, sont invités à plancher ce mercredi matin, en marge des cérémonies officielles auxquelles assisteront le président et le premier ministre polonais, Lech Kaczynski et Donald Tusk, le chef du gouvernement israélien Benyamin Nétanyahou et les délégués d'une vingtaine de pays. En l'absence du ministre de l'Éducation Luc Chatel, la France est représentée par le secrétaire d'État à la Défense Hubert Falco, accompagné de Simone Weil, de l'historien Serge Klarsfeld, de parlementaires et d'une trentaine de lycéens.

     

    7.000 survivants à la libération du camp

     

    Invité par le gouvernement polonais, le président russe Dmitri Medvedev a dû renoncer à sa visite en raison d'«autres obligations». C'est donc son ministre de l'Éducation Andriej Fursenko qui inaugurera une exposition russe sur la libération du camp. Un groupe d'anciens soldats de l'Armée rouge sera présent. Ils pourront témoigner. À leur arrivée, il y a soixante-cinq ans, Auschwitz-Birkenau ne comptait plus que 7.000 survivants, malades, pour la plupart agonisants. Parmi eux, Primo Levi, qui a raconté dans La Trêve ce terrible épilogue de la Shoah. Dix jours auparavant, le camp avait été évacué par les Allemands : 60.000 prisonniers engagés dans une marche vers l'Ouest au cours de laquelle beaucoup trouvèrent la mort. Avant de fuir, les nazis firent sauter les chambres à gaz dans lesquelles plus d'un million de personnes avaient été exterminées. Faute de temps, les Allemands ne purent faire disparaître les ruines des chambres à gaz numéros II et III, les plus grandes du camp. Elles sont toujours là, chaotiques et de plus en plus illisibles car fragilisés, comme l'ensemble de ce musée à ciel ouvert qu'est Birkenau, par les intempéries. Construites sur un terrain marécageux, les 45 baraques en brique du camp menacent elles aussi à moyen terme de s'écrouler.

    Auschwitz-Birkenau est le seul des camps d'extermination à avoir conservé des traces tangibles de l'assassinat industriel organisé par les nazis. Il ne reste en effet plus rien des camps de Belzec, Sobibor, Treblinka ou Chelmno, rasés par les Allemands qui y plantèrent des arbres avant de quitter les lieux. Pour sauver le site, la direction du musée, soutenue par le gouvernement polonais qui finançait seul jusqu'ici l'entretien du musée, a créé l'an dernier un fonds international.

     L'Allemagne a déjà offert la moitié de la somme nécessaire (120 millions d'euros) pour réaliser les travaux de conservation.

    Le Figaro - 27.01.10

  • Kurdes: un pêcheur a vu un yacht mystérieux

    Bonifacio pêcheur.gif
    Gennaro Piro
    Deux cargos russe et ukrainien ayant été mis hors de cause durant le week-end, les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour tenter de retrouver la trace du navire qui a débarqué les 123 clandestins kurdes sur une plage corse, jeudi soir. Et deux nouvelles pistes sont désormais privilégiées : celle d’une arrivée par camion via un ferry et surtout celle d’un mystérieux yacht aperçu par des pêcheurs, comme en témoigne Gennaro Piro, 73 ans.

    Jeudi, vers 17 heures, il pêche le calmar à proximité de la crique de Paraguano, située à un kilomètre au nord de Bonifacio. A ses côtés, trois ou quatre autres embarcations. La mer n’est pas bonne, le vent souffle fort.
    Le retraité aperçoit alors, en provenance des côtes sardes, un yacht d’environ une trentaine de mètres. Le bâtiment tente de se mettre à l’abri dans ce que l’on appelle ici « la crique des contrebandiers », un nom qui est hérité de l’époque où de nombreux trafiquants en tout genre se servaient de cette petite plage comme d’un discret point d’entrée sur l’île.
    « Cela m’a tout de suite intrigué, explique Gennaro Piro, je n’ai pas compris pourquoi, avec le temps qu’il faisait, il n’allait pas s’abriter dans le port de Bonifacio tout proche ». Le yacht manoeuvre mais la crique est trop petite. Il décide alors de faire un demi-tour et d’entrer dans celle de Paraguano. « Le bateau est passé à dix mètres de moi, raconte Gennaro. Il faisait au moins trente mètres de long, avec deux étages au-dessus du pont. Son nom était écrit en grosses lettres de cuivre à l’avant, mais je n’avais pas mes lunettes avec moi et il faisait beaucoup trop sombre, alors je n’ai malheureusement pas réussi à le lire ». Sur le pont, le pêcheur aperçoit deux hommes en tenue de travail qui préparent le mouillage, personne d’autre. Le yacht est bleu marine, toutes ses vitres sont teintées et surtout son pavillon est baissé. « Il y avait des traits rouges et blancs mais comme il était attaché on ne voyait pas bien, je dirais que c’était un pavillon américain ou anglais mais je ne suis pas sûr, poursuit Gennaro. Sur le moment, je me suis dit que je devais appeler les gendarmes. Je regrette vraiment de ne pas l’avoir fait ».
    Quand il quitte les lieux à 19 heurs, il fait nuit noire et le bateau est toujours ancré dans la crique où le lendemain matin les 123 réfugiés ont finalement été découverts.
    Les gendarmes, qui ont procédé à l’audition de Gennaro et d’autres pêcheurs, qualifient cette piste de sérieuse.
    Des recherches ont d’ailleurs été lancées afin d’identifier et de localiser ce mystérieux yacht.
    Mais les investigations se révèlent difficiles. Les gendarmes et les agents des douanes ne disposent que d’un signalement sans immatriculation.
    Les enquêteurs, qui cherchent à comprendre pourquoi les clandestins sont apparus en « si bonne » forme, bien habillés et même maquillées pour certaines femmes, creusent aussi l’hypothèse d’une arrivée par camion via un ferry reliant la Sardaigne à la Corse. Sans pour autant bénéficier aujourd’hui d’éléments probants.
    Le Parisien - 26.01.10

  • "L'avion aurait dû éviter la tempête"...

    Crash Liban Ethiopie 26 01.jpg*

    Le ministre de la Défense libanais Elias Murr a estimé lundi que le «mauvais temps» était «manifestement» à l'origine du crash de l'avion d'Ethiopian Airlines lundi, au large du Liban. Selon lui, «un enregistrement montre que la tour de contrôle a demandé au pilote de tourner pour éviter la tempête, mais l' s'est dirigé dans la direction opposée».

     Des témoins ont raconté avoir vu une boule de feu plonger dans la mer. Selon un responsable du ministère de la Défense, l'appareil s'est désintégré en quatre morceaux avant de s'abîmer, les enquêteurs tentant de déterminer s'il avait été frappé par la foudre.

    «Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé ni si l'avion était toujours sous le contrôle du pilote», a-t-il ajouté. Les autorités libanaises et la compagnie éthiopienne ont écarté «tout acte de sabotage» ou «terroriste», ou encore un acte volontaire du pilote.

    Toujours selon les autorités, l'espoir de retrouver des survivants est mince. Parmi les passagers se trouvait Marla Sanchez Pietton, l'épouse de l'ambassadeur de au Liban, Denis Pietton. Des sièges vides, des jouets pour enfants empaquetés, et la machine à café de l'avion ont été retrouvés près de l'aéroport. 

    Le Parisien - 26.01.10

  • Crash Liban: les Etats-Unis envoient des experts

    Les Etats-Unis vont envoyer des experts pour aider le gouvernement libanais dans l'enquête sur l'accident de l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est écrasé au large du Liban avec 90 personnes à bord, a indiqué aujourd'hui l'ambassade des Etats-Unis.

    "Le Conseil national de la sécurité des transports (NTSB) va envoyer une équipe pour aider le gouvernement libanais dans son enquête", a affirmé un porte-parole de l'ambassade. Selon lui, l'équipe, qui doit arriver aujourd'hui ou demain, sera menée par l'enquêteur Dennis Jones. Trois conseillers de la FAA (Federal Aviation Administration) et du constructeur Boeing font également partie de l'équipe.

    Le ministre des Transports Ghazi Aridi avait indiqué lundi que le Bureau français d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile participait également à l'enquête.

    Pour des causes encore inexpliquées, le Boeing 737 d'Ethiopian Airlines s'est abîmé en mer lundi quelques minutes après son décollage de l'aéroport de Beyrouth, avec 90 personnes à bord, dont 54 Libanais.

    Un bâtiment de guerre américain, le USS Ramage, spécialisé dans les opérations de sauvetage, participe déjà aux opérations de recherche.

    Le Figaro - 26.01.10

  • Un évêque polonais qualifie la Shoah d'"invention juive"

    821338.jpg
    Mgr Tadeusz Pieronek

    Une nouvelle affaire, après celle de l’évêque négationniste Williamson, va-t-elle secouer l’Eglise catholique ? « La Shoah en tant que telle est une invention juive », a affirmé hier sur un site catholique traditionaliste italien, un évêque polonais à la retraite, Mgr Tadeusz Pieronek, qui fut proche de Jean-Paul II.

    Alors que sera célébré demain le 65e anniversaire de la libération d’Auschwitz, où est notamment attendu le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le prélat, âgé de75 ans, a ajouté : « S’il est indéniable que la majorité des morts dans les camps de concentration étaient des juifs, dans la liste il y a aussi des Tziganes, des Polonais, des Italiens et des catholiques.

     Tout en reconnaissant que « tout cela ne dément pas la honte des camps », il conclut : « il n’est pas permis de s’approprier cette tragédie pour faire de la propagande ».

    Le Parisien - 26.01.10

  • Jamel Debbouze dénonce le débat sur la burqa et l'identité nationale

    photo-jamel-debbouze.jpg
    Franco-marocain
    "La burqa n'est même pas un épiphénomène, ça concerne 250 personnes : qu'est ce qu'on vient nous faire chier avec ce truc", a estimé l'humoriste Jamel Debbouze sur France Inter aujourd'hui, dénonçant un débat  sur la burqa "xénophobe".

    "Encore une fois, c'est xénophobe, voilà. Et les gens qui vont dans ce sens là sont des racistes", a ajouté l'humoriste à propos des préconisations de la mission parlementaire sur le voile intégral rendues mardi.

    Jamel Debbouze a également fustigé
    le débat "schizophrénique" sur l'identitié nationale qu'il a qualifié d'"insulte". "Comment ? J'ai encore à me justifier d'habiter dans mon pays", s'est-il insurgé. "C'est schizophrénique. Pointer quels sont les bons Français, les mauvais Français ça me dégoûte. La France a aussi un nouveau visage et il ressemble étrangement au mien et il faut que ça rentre dans les cerveaux", a-t-il ajouté.

    Pour l'humoriste, "c'est dangereux, c'est électoraliste et c'est stérile comme débat."
    Le Figaro - 26.01.10


    Jamel Debbouze naît dans le 10e arrondissement de Paris le 18 juin 1975. Ses parents, originaires de Casablanca et Oujda, se réinstallent au Maroc en 1976, puis reviennent en France en 1979. Ils habitent Trappes dans les Yvelines à partir de 1983, où Jamel, l'aîné de la fratrie, Mohamed, Hayat, Karim, Rachid et Nawel Debbouze passeront leur enfance.

    Le 17 janvier 1990, à la gare de Trappes, il est happé par le train Paris-Nantes lancé à 150 km/h. Il perd l'usage de son bras droit à la suite de cet accident au cours duquel un autre jeune homme, Jean-Paul Admette, trouve la mort. Jamel Debbouze a été poursuivi pour homicide involontaire suite à la mort du jeune homme et a obtenu un non-lieu par manque de preuves. (Wikipédia)

  • Mondialisme - Grippe A: Margaret Chan et ses conseillers très spéciaux

    CHAN margaret.gif
    Margaret Chan

    Différents groupes d’experts conseillent la Directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, quant aux décisions relatives à la . Or plusieurs de ces scientifiques ont des liens financiers avec des laboratoires pharmaceutiques.

    Le comité du Sage*. Il s’agit du principal groupe consultatif de l’OMS pour la vaccination.

    Il est composé de quinze scientifiques internationaux, qui ne rendent compte qu’à Margaret Chan. C’est à la suite des recommandations du Sage qu’elle a annoncé, le 1er juin dernier, le passage en phase 6 de la pandémie. Une décision qui a poussé les gouvernements à acheter massivement des vaccins à titre préventif.
    Trois membres de ce comité sont rémunérés par des laboratoires pharmaceutiques, en plus de leur travail de chercheur : le Finlandais Juhani Eskola, le Jamaïquain Peter Figueroa et le Chinois Malik Peiris. « Dans un comité aussi stratégique, on aurait pu attendre de l’OMS qu’elle prenne davantage de précaution pour éviter les conflits d’intérêts », indique le chercheur français Yves Charpak, ancien de l’institution genevoise.

    Le comité vaccination grippe A. Il a été créé en avril 2009, lors de l’épidémie de grippe A au Mexique. Il est chargé de fournir des recommandations à la directrice générale de l’OMS. En plus de trois membres du Sage, il comprend dix experts censés être indépendants. Deux d’entre eux ont des liens d’intérêts avérés avec les fabricants de vaccins : l’Anglais Neil Ferguson et le Néerlandais Albert Osterhaus. « Au de discussions avec eux, j’ai été surpris par leurs prises de position tranchées. J’ai eu des doutes quand j’ai su qu’ils étaient rémunérés par les laboratoires », ajoute un des experts de l’OMS qui travaille sur la grippe A.

    Un Français dans un comité technique. Il existe d’autres comités à l’OMS, dont l’un est chargé de donner des avis à Margaret Chan sur l’évolution de la pandémie. Le Français Bruno Lina le dirige. Ce virologue est rémunéré, sur différents programmes, par des laboratoires fabriquant de vaccins (Baxter,
    , Novartis, GSK).

    LES EXPERTS DE L’OMS

    BRUNO LINA
    Français, responsable d’un comité technique de l’OMS, virologue au CNRS en France, par ailleurs rémunéré par Roche, Novartis, GSK et Sanofi-Pasteur. Egalement membre du comité français de lutte contre la grippe.

    JUHANI ESKOLA
    Finlandais, membre du comité du Sage de l’OMS, directeur de l’Institut de la santé d’Helsinki et aussi rémunéré par Novartis et GSK.

    PETER FIGUEROA
    Jamaïquain, membre du comité du Sage, professeur à la faculté de sciences de Kingston et aussi rémunéré par Merck.

    ALBERT OSTERHAUS
    Néerlandais, expert au comité vaccination-grippe A de l’OMS, actionnaire de Viroclinics, qui développe des traitements contre la grippe A.

    MALIK PEIRIS
    Chinois, membre du comité du Sage, professeur à la faculté de médecine de Hongkong et aussi rémunéré par Baxter, Sanofi-Pasteur et GSK.

    NEIL FERGUSON
    Anglais, expert au comité de vaccination grippe A de l’OMS, professeur de médecine à l’Imperial College et aussi rémunéré par Baxter, GSK et Roche.

    * Sage : Strategic Advisory Group of Experts en anglais, soit groupe d’expertise stratégique

    Le Parisien - 26.01.10 

    Margaret Chan (nom complet : Margaret Chan Fung Fu-chun) est un médecin chinois née en 1947 à Hong Kong. Depuis le 4 janvier 2007, elle est directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en remplacement de Lee Jong-wook, mort subitement le 22 mai 2006.

    Margaret Chan est élue par le conseil exécutif de l'OMS le 8 novembre 2006 et la décision approuvée dans une conférence spéciale de l'OMS le lendemain. Chan est précédemment directrice de la santé de l'OMS du gouvernement de Hong-Kong (1994-2003), représentant du directeur général de l'Organisation mondiale de la santé pour la grippe pandémique, et directeur général auxiliaire de l'OMS pour les maladies contagieuses.

    En 2007, elle est classée comme la 37e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes.