Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/06/2009

Occident, médias et terroristes sont derrière les troubles et les émeutes

Kouchner Iran....jpg
Kouchner est visé

Téhéran accuse les "agents étrangers", les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, les médias occidentaux et les "terroristes" d'être les vrais responsables des troubles qui secouent l'Iran depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

Dernière "victime" en date de cette offensive, le correspondant permanent de la BBC britannique, Jon Leyne, a reçu l'ordre dimanche de quitter le pays sous 24 heures.

Mercredi, le ministère des Affaires étrangères avait accusé des médias occidentaux non identifiés d'être les "porte-parole" des "émeutiers" et averti que ces "ennemis" seraient mis "échec et mat".

La diplomatie iranienne se mettait ainsi au diapason du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, du président Mahmoud Ahmadinejad et du chef adjoint de la police Ahmad-Reza Radan, qui avaient mis en cause la presse internationale dans les manifestations.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi est allé dimanche jusqu'à qualifier la Voix de l'Amérique, la radio financée par le Congrès américain, et la BBC britannique de "poste de commandement des émeutes".

L'Iran a aussi très mal pris les critiques croissantes des pays occidentaux sur le déroulement du scrutin et la répression des manifestations.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a "recommandé" dimanche à Washington et Londres de "corriger leur position d'ingérence".

Téhéran avait fait part de son déplaisir en convoquant en milieu de semaine les ambassadeurs de France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, ainsi que de Suisse qui représente les intérêts américains.

Vendredi, l'ayatollah Ali Khamenei a assuré que "les diplomates de plusieurs pays occidentaux qui nous parlaient jusqu'ici avec un langage diplomatique ont montré leur vrai visage, en premier lieu le gouvernement britannique". La foule assistant à son prêche lui a répondu par "A bas la Grande-Bretagne".

Pour enfoncer le clou, le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a convié dimanche matin le corps diplomatique pour lui exposer, sous l'oeil de la télévision iranienne, que "la Grande-Bretagne a comploté contre l'élection présidentielle depuis plus de deux ans".

Le ministre a expliqué par exemple que "des éléments liés aux renseignements britanniques étaient arrivés en masse avant l'élection présidentielle", selon la traduction en anglais fournie par la chaîne de télévision Press-TV.

Il a appuyé ce propos en affirmant que, pour s'adapter à cet afflux de voyageurs, la compagnie aérienne assurant la ligne Londres-Téhéran avait dû avoir recours à un avion plus gros "de type 747".

La France n'a pas été oubliée, M. Mottaki qualifiant d'"irresponsable" des propos de son homologue Bernard Kouchner, et demandant à cet effet des excuses de Paris. Le ministre avait évoqué une "expression de révolte démocratique" pour parler des manifestations de l'opposition.

Les autorités ont aussi ranimé le spectre du terrorisme depuis quelques jours en diffusant sur les télévisions publiques des reportages sur les Moudjahidine du peuple (OMPI), la principale force d'opposition, en exil.

Le guide suprême avait averti vendredi que des agents pourraient "se cacher dans les rangs du peuple pour commettre un acte terroriste".

Les autorités ont fait état le lendemain d'un attentat suicide survenu au mausolée de l'imam Khomeiny, à Téhéran, dont l'auteur serait mort en faisant trois blessés.

Dimanche, le ministère des Renseignements a annoncé l'arrestation d'un "certain nombre d'hypocrites (nom donné par l'Iran aux membres de l'OMPI) entraînés au camp d'Achraf en Irak et entrés en Iran pour y mener des actions terroristes".

La télévision a ensuite montré des aveux publics de personnes au visage flouté qui assuraient avoir été entraînés et commandés avec le soutien de la Grande-Bretagne.

Policiers anti-émeutes à Téhéran VVV.jpg
Policiers anti-émeutes à Téhéran le 23 juin 2009

18:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

L'Iran: l'élection présidentielle ne sera pas annulée

Le pouvoir iranien a exclu mardi l'annulation de la présidentielle contestée du 12 juin et annoncé que le nouveau président et son gouvernement allaient être investis entre le 26 juillet et 19 août.

 
Depuis dix jours, cette annulation était exigée, à travers des manifestations qui ont fait au moins 17 morts, une centaine de blessés et des centaines d'arrestations, par l'opposition menée par Mir Hossein Moussavi, arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle.

"Lors de la récente élection présidentielle, nous n'avons constaté aucune fraude ou infraction majeure. Par conséquent, il n'y pas de possibilité d'une annulation" du scrutin, a déclaré le porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution, Abbas Ali Kadkhodaie, cité par la télévision en langue anglaise Press TV.

L'organe, chargé de superviser toutes les élections en Iran, a en outre affirmé qu'"aucune des plaintes des candidats n'avait été acceptée par le Conseil", selon le quotidien gouvernemental Iran.

Dès vendredi, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot dans les grandes affaires du pays, avait fixé la ligne en affirmant que le président Mahmoud Ahmadinejad avait remporté le scrutin avec 24,5 millions de votes et que l'écart de 11 millions de voix le séparant de Mir Hossein Moussavi excluait toute fraude.
AFP 23 juin 2009

17:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Elles portent la burqa parce qu'elles "le valent bien"!

Le gouvernement n'exclut pas de légiférer sur le port de ce voile, dont les adeptes en France sont souvent jeunes et proches du mouvement salafiste qui prône un islam rigoriste.

Si certaines femmes souffrent de ce voile qui les ensevelit de la tête au pied, «la majorité a volontairement adopté cette tenue», tranche Bernard Godard, spécialiste de l'islam (1). «Beaucoup ont la nationalité française. Et l'on compte pas mal de converties dans leurs rangs», ajoute cet ancien du Bureau des cultes au ministère de l'Intérieur. «Elles deviennent salafistes comme on entre dans une secte», poursuit-il.

Les salafistes, tenant d'un islam radical, restent minoritaires en France. Ils seraient entre 30 000 et 50 000. Mais ils progressent régulièrement, dopés par leur opposition à l'Occident. Un fondamentalisme qui, comme le tabligh, attire justement des jeunes en mal d'absolu, dont des femmes. Comme dans les sectes, leurs membres passent des heures à peaufiner les règles, à revoir les sourates, mais aussi les milliers de hadiths, ces paroles rapportées du Prophète qu'ils entendent respecter à la lettre. Or ces hadiths sont aussi riches que contradictoires.

Majoritaire en France, l'islam malékite ne prescrit pas de voile intégral. Ce grand voile n'appartient ni aux obligations religieuses classiques ni aux traditions du Maghreb. Pourtant, seul le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui dépend de l'Algérie, s'est clairement prononcé contre ce niqab. Les autres mouvements paraissent gênés, analyse-t-on à la Direction centrale du renseignement intérieur, car ils composent avec une frange fondamentaliste en leur sein.

Surenchère religieuse

À mesure que le salafisme se propage, le profil de ces femmes se diversifie. Beaucoup font de leur surenchère religieuse un élément de distinction dans leur famille, dans leur milieu. Telle Sofia, étudiante en physique-chimie à Paris-VII, titulaire d'un bac mention bien, qui apparaissait toujours entièrement voilée dans l'amphithéâtre de sa faculté, suscitant le malaise des professeurs. Après avoir décroché une très bonne note de soutenance, elle a obtenu un stage dans la prestigieuse maison Chanel, rêvant de travailler dans la cosmétique.

Tout aussi sophistiquée, la chevelure blonde parfaitement brushée, «Delphine-Aïcha», mère de quatre enfants, aime provoquer : «Vous pensiez que j'avais les cheveux gras ? J'ai une copine coiffeuse qui vient à domicile !» Née catholique dans la classe moyenne de la région parisienne, elle fait partie des nombreuses converties qui cher­chaient «un sens à la vie». «Bien sûr, j'ai d'abord rencontré un musulman. Mais c'est moi qui ai évolué vers plus d'islam, par foi», raconte-t-elle. Du foulard, au hidjab, puis au niqab. Per­dant au passage l'appui de ses pa­rents «qui n'acceptent pas ma te­nue», elle chérit d'autant plus «la solidarité» de ses nouvelles «sœurs».

Karima, elle, a grandi aux Courtilles, une cité de Saint-Denis. Après une adolescence banale, jean moulant, boucles d'oreille et flirts, elle rate son BEP, commence des ménages, sent sa vie se faner dans la cité, l'horizon se rétrécir. Amoureuse d'un voisin retourné vers l'islam, elle accepte de le suivre dans son fondamentalisme. Du foulard à la tenue intégrale, en quelques années. À cette époque, elle ne sort plus qu'avec lui, uniquement pour promener les enfants. Qui ne fréquentent pas l'école maternelle publique, jugée koufar (mécréante), mais une crèche salafiste semi-clandestine. À la maison, les poupées des petits ont le vi­sage brûlé, car on ne doit rien représenter… Deux ans plus tard, partie vivre en Algérie, Karima ne cache pas sa souffrance car son mari va prendre une deuxième épouse.

(1) Auteur de Musulmans de France, éditions Robert Laffont, 2007

538258_photo-1244207081174-1-0 Morano.jpg
Nadine Morano fustige le port du voile intégral "au nom de la dignité de la femme" sans toutefois se prononcer clairement pour une loi l'interdisant...

Le Figaro - 19 juin 2009

01:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Azam, une jeune Iranienne de 21 ans

Azam et son mari.jpg
Azam et son mari
"Ahmadinejad est un homme du peuple, je me reconnais en lui"
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

TEMOIGNAGE - Deux jeunesIraniens nous racontent leur quotidien à Téhéran depuis l'annonce des résultats du scrutin présidentiel. Azam a 21 ans. Elle est étudiante en théologie et soutient le président.

«Vivement que notre pays retrouve un semblant d'ordre. J'espère que l'intervention du guide suprême, à la grande prière du vendredi, va pousser les manifestants à accepter les résultats du vote. Ses paroles sont sacrées. Il faut les respecter. Dans mon quartier, au Sud de Téhéran, ils ont brûlé des abris de bus, des motos. Ça perturbe notre quotidien. Nous essayons cependant de conserver un semblant de normalité. Les opposants appellent à une grève générale, mais mon mari garde sa petite épicerie ouverte. La semaine dernière, à l'université, on était en pleine période d'examen. Sur 25 étudiants, nous n'étions que 7 à répondre à l'appel. D'habitude, je me déplace en bus - c'est moins cher -, mais par sécurité, je prends désormais des taxis. Mardi, je n'ai malheureusement pas eu le temps d'aller au grand rassemblement organisé par Mahmoud Ahmadinejad, sur la place Vali-Asr. Ma belle-mère y était. Il y avait foule.

Ça me fait du mal quand j'entends les supporteurs de Moussavi le critiquer. Dans ma famille, nous avons tous voté pour Ahmadinejad. C'est un homme pieux, un homme du peuple. Il n'est pas corrompu, comme Rafsandjani. Je me reconnais dans ses paroles. Comme lui, nous venons de la campagne. Grâce aux efforts de son gouvernement, notre village d'origine, près d'Ispahan, dispose enfin de l'accès au gaz.

Lorsque je me suis mariée, il y a un an et demi, j'ai bénéficié d'un prêt à taux zéro dispensé aux jeunes couples, d'un montant d'environ 2 000 euros. Mon mari - un cousin lointain - a eu droit à une somme équivalente. Ça nous a permis de financer une partie de la fête, d'acheter quelques meubles, un frigo, un aspirateur et une machine à coudre.

«C'est notre droit divin d'avoir accès au nucléaire »

Pendant la campagne, j'ai regardé les débats télévisés entre les différents candidats. Nous n'avons pas le satellite. L'actualité, nous la suivons sur la télévision d'État. Quand Ahmadinejad intervient, j'essaye de l'écouter, surtout quand il parle du nucléaire. C'est notre droit divin d'avoir accès à cette technologie. Je pense qu'il a raison de se méfier de l'Amérique. D'Obama, je ne sais pas grand-chose, mais je me souviens d'une émission, où on le montrait avec son nouveau chien. N'a-t-il pas mieux à faire, en tant que président, que de jouer avec son animal domestique ? Les gens qui sont trop influencés par la culture américaine sont superficiels.

Sous la présidence de Khatami (1997-2005), les jeunes ont commencé à fréquenter les nouveaux cafés branchés de la capitale. C'est une perte de temps. En 2005, Ahmadinejad a essayé de mieux faire respecter notre morale islamique. Mais les filles de mon âge aiment continuer à provoquer avec leur maquillage et leurs manteaux courts. Elles aiment se mêler aux garçons de leur âge. Moi, je ne me sens pas à l'aise avec ces gens-là. À la fac, où j'étudie la théologie, je fais partie de l'équipe féminine de football. Quand je sors dans la rue, mon tchador me protège. Le soir, nous restons à la maison avec mon mari. Et nous prions pour que le calme revienne au plus vite.

Le Figaro - 19 juin 2009

00:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

22/06/2009

Fillon, fantoche à Matignon, fantôme à Versailles

Larcher et Fillon accueilent Carla et Nicoas à Versailles.jpg
Larcher et Fillon accueillent à Versailles le couple présidentiel - 22 juin 2009
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Privé de parole, François Fillon a été ramené lundi au rang de simple témoin de l'allocution présidentielle, soulignant l'affaiblissement de sa fonction, même s'il reste chef de la majorité et que sa véritable influence politique se mesurera notamment à l'aune du remaniement.

Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, le Premier ministre, dont la prérogative est habituellement de représenter l'exécutif devant le Parlement, s'est assis sans dire un mot devant les députés et sénateurs, flanqué des trois ministres que lui désignait le protocole.

Après le départ du chef de l'Etat, il est resté, toujours impassible, à écouter les différents intervenants à la tribune, sans leur répondre.

"Le Premier ministre est réduit au rang de simple collaborateur", a raillé le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, recourant à un qualificatif que le chef de l'Etat avait lui-même utilisé à l'égard de François Fillon, qui s'en était dit blessé.

Plus grinçant, le député Verts Noël Mamère a eu "une pensée émue" pour un "naufragé de la République" qui "a disparu corps et bien".

La réforme constitutionnelle qui a permis à Nicolas Sarközy d'intervenir devant le Congrès n'aborde pas le rôle du Premier ministre. Rien ne l'empêchait donc de s'exprimer devant les élus, a déploré l'un de ses prédécesseurs UMP, Jean-Pierre Raffarin.

"Je trouve normal que le Premier ministre puisse répondre à des questions de parlementaires. C'est sa fonction dans la Ve république. C'est quelque chose qui aurait pu être utile", a-t-il déclaré.

Cette présence fantôme, pour les politologues, est la manifestation de la présidentialisation du régime, actée par la nouvelle Constitution voulue par Nicolas Sarkozy. "La victime collatérale, c'est forcément le Premier ministre", souligne ainsi Philippe Braud, en rappelant que François Fillon avait lui-même théorisé l'effacement progressif de cette fonction.

23:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Téhéran: la police a rapidement mis fin aux émeutes et rétabli l'ordre dans les rues

Iran policiers anti-émeutes à moto téhéran 22 juin 09.jpg
Policiers anti-émeutes à Téhéran le 22 juin 2009
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

La manifestation de l'opposition à la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad dans le centre de Téhéran s'est terminée environ deux heures après avoir commencé lundi, avec une très forte présence de la police qui a tiré des gaz lacrymogènes, a rapporté un témoin.

 

Quelque 500 policiers anti-émeutes et bassidjis avaient quadrillé la place Haft-é Tir, ouverte à la circulation.

"50 à 60 personnes ont été arrêtées", a raconté un témoin.

Le déploiement policier était de grande envergure avec plusieurs centaines de policiers anti-émeutes casqués et armés de matraques, ainsi que des unités de miliciens islamiques du bassidj.

Les voitures qui passaient sur la place et klaxonnaient étaient "marquées" à coup de peinture pour que la police puisse les arrêter plus tard. Des automobilistes qui n'osent pas manifester klaxonnent souvent en guise de contestation.

Les manifestants s'étaient rassemblés à partir de 16H00 sur la place, pour commémorer la mémoire d'une manifestante, Neda, tuée samedi d'une balle dans la poitrine selon une vidéo circulant largement sur Internet.

L'appel à manifester s'était notamment propagé par le biais du réseau social Twitter.

 La police a tenté initialement d'empêcher tout rassemblement sur la place, qui est l'une des plus grandes de la capitale iranienne, et où tous les magasins avaient fermés.

Elle a invité d'abord poliment les gens à ne pas rester sur place, puis les ont poussés avant d'en frapper certains.

La police a procédé aussi à des arrestations de personnes isolées. Un témoin a vu au moins dix personnes attrapées et mises dans des véhicules.

Un groupe d'environ 200 manifestants se sont constitués finalement sur un coin de la place.

Le groupe s'est mis à hurler "Dieu est grand", cri de ralliement des manifestants de l'opposition, avant de se disloquer après au moins sept tirs de de grenades lacrymogènes, a dit un autre témoin.

Des groupes de bassidjis, armés de bâtons, matraques et câbles d'acier poursuivaient des manifestants, dont certains étaient ensuite emmenés par la police.

Un groupe de forces de l'ordre appartenait visiblement aux Gardiens de la révolution. Ils étaient en tenue de combat vert avec des motos.

Les Gardiens de la révolution, le corps d'élite de la République islamique, avaient averti lundi les manifestants qu'ils seraient confrontés à une riposte "décisive et révolutionnaire" de leur part s'ils poursuivaient la contestation.

C'est la première fois que les Gardiens (Pasdarans), l'armée idéologique du régime, lancent un tel avertissement depuis le début des troubles qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin.

Les manifestants se sont dispersés finalement en fin d'après-midi, selon un témoin.

AFP. 22 juin 2009

 

19:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Vol AF 447: une nouvelle piste, celle de la fuite d'eau dans les toilettes...

Une nouvelle piste serait étudiée pour comprendre les causes du crash.
Selon "une source informée", citée dans la première édition du Journal du Dimanche, publiée ce samedi, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) étudierait "la piste d'une fuite sur un circuit d'eaux usées de l'appareil, signalée très peu de temps après le décollage par un premier message automatique d'alerte de l'Airbus A330".

Quelle serait l'hypothèse examinée par les enquêteurs?
"La fuite, indécelable pour l'équipage" peut avoir "provoqué un écoulement prolongé d'eau", explique Le Journal du Dimanche. Puis, quand l'appareil aurait traversé des températures de -50°C, l'écoulement d'eau aurait pu se tranformer en "un gel important dans la membrane composite (moitié métal, moitié matériau composite de type carbone)", explique l'hebdomadaire.

Cette membrane composite se trouve à l'intérieur du fuselage, dans la partie arrière de l'appareil. Selon la "source informée", citée par Le JDD, ce serait donc "le gel, qui aurait pu provoquer une rupture subite de la structure de l'appareil en plein vol".

Quelle confiance accorder au BEA?
Odile Saugues, députée socialiste du Puy-de-Dôme, prépare un rapport sur l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA). Elle reste sceptique quant à la neutralité du BEA: "Cet organisme dépend du gouvernement. Nous ne saurons que ce que l'on veut bien nous dire (...) On a l'impression que certaines choses se règlent en famille." a t-elle déclaré au JDD.

Si le mystère du vol Air France Rio-Paris demeure, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a annoncé cette semaine qu'il publierait un rapport d'ici à la fin du mois.
Le Post - 20 juin 2009

 


00:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

La révolution, c'est plus facile avec Twitter!

Depuis cinq jours, le site de microblogging Twitter est devenu le porte-voix d’une partie de la jeunesse iranienne.

 Mardi, par exemple, le candidat réformateur Mir Hossein Moussavi appelle ses soutiens à ne pas manifester à Téhéran. Trop dangereux, alors que les partisans de Mahmoud Ahmadinejad prévoient de se réunir au même endroit. Mais toute la journée, un appel à maintenir le défilé circule sur Twitter. Quand la télé officielle retransmet la marche pro-Ahmadinejad, le site relaye celle des pro-Moussavi, plus rapidement que les agences de presse. C’est aussi sur cette plateforme que tournent photos et vidéos témoignant de la violence de la répression.

Accessible. Dans la guerre de l’information qui se joue en Iran, Twitter est un acteur clé. A tel point que des opérations de maintenance du site prévues mardi (à 09 h 15, heure iranienne) ont été reportées par l’entreprise, après une discrète intervention des autorités américaines. Les quatre-vingt-dix minutes de coupure ont finalement lieu en pleine nuit, un «moment moins critique», selon le fournisseur. Quand les autorités iraniennes censurent les journaux, bloquent les sites des opposants, Twitter fonctionne toujours. Accessible par différents canaux (Internet, téléphones portables), la plateforme de microblogging est très difficile à faire taire. Depuis dimanche, l’occurrence «Iran election» représente jusqu’à 2 % du trafic total de Twitter.

Face aux difficultés rencontrées par les journalistes sur place, le site est devenu une des sources privilégiée des médias occidentaux. Les blogs et les vidéos des internautes iraniens sont repris par les sites d’information partout dans le monde, au risque parfois de propager de fausses nouvelles. Une vidéo montrant la police tirant sur une petite fille a circulé ce week-end, avant que les internautes ne découvrent qu’elle datait en réalité de 2007 (sic). Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la cyber-mobilisation iranienne va au-delà des milieux étudiants et intellectuels de Téhéran. Selon Julien Pain, responsable du site participatif des observateurs sur France 24, «l’Iran est un des pays les plus connectés dans la région. Il y a près de 21 millions d’internautes pour 72 millions d’habitants». Avec des infrastructures de bonne qualité, des fournisseurs d’accès privés et un bon niveau d’éducation, l’Iran a vu se développer une blogosphère très active.

Anglais. L’utopie d’une «révolution Twitter» doit cependant être tempérée. Le soutien des internautes à travers le monde a certes renforcé l’influence du site, mais seules quelques centaines de personnes twittent directement en Iran, dont une petite trentaine en anglais. Comme le souligne Julien Pain, «il faut relativiser l’impact d’Internet».

 Libération - 18 juin 2009

00:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

21/06/2009

Une prison 4 étoiles à New York...

Bar mitzva en prison -rabbin.jpg
Rabbin Leib Glanz
Le responsable de la sécurité dans les prisons new-yorkaises a présenté sa démission cette semaine après les révélations impensables du New York Post

Un détenu, Tuvia Stern, condamné en 2008 pour le vol de 1,7 million de dollars, a organisé la bar-mitzvah de son fils dans le gymnase d’une prison située au sud de Manhattan.

 Un traiteur, un chanteur et un groupe de musique ont été engagé pour l’occasion et 60 personnes conviées. Durant la fête, l’homme a pu porter la tenue qu’il désirait, les invités ont pu garder sur eux leurs téléphones portables.

 Plus incroyable encore, les convives ont pu déguster le festin kasher grâce aux couteaux et fourchettes métalliques que le traiteur a pu introduire au mépris de toutes les règles les plus élémentaires de sécurité dans le gymnase du pénitencier transformé pour l’occasion en salle de réception.

En décembre dernier, quatre mois après cette fête, le condamné a récidivé en organisant à nouveau avec 10 membres de sa famille, toujours dans le même gymnase, des fiançailles.

Ces cérémonies n’auraient pu être possibles sans l’aide du rabbin Leib Glanz officiant à temps partiel dans la prison et suspendu pour l’heure. Le religieux avait indiqué aux gardiens que des fêtes religieuses juives auraient lieu et avait donné la liste des invités. Quatre autres personnes dont un gardien de la prison et encore plus surprenant un imam, se sont vu sanctionner pour ces événements. Ils ont vu leurs vacances supprimées…

Altermedia.info - 19 juin 2009

23:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Téhéran durcit le ton contre la Grande-Bretagne

Ahmadinejad à téhéran le 19 juin 09.jpg
Le président Ahmadinejad le 19 juin à Téhéran

Téhéran a durci le ton dimanche contre la Grande-Bretagne, accusée d'avoir voulu saboter le scrutin présidentiel en Iran, où au moins dix personnes ont péri samedi lors des manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

 Alors que la crise la plus grave depuis la fondation de la République islamique en 1979 est entrée dans sa deuxième semaine, le président réélu a demandé dimanche à Londres, mais aussi à Washington, de cesser leurs "ingérences" dans les affaires iraniennes.

En début de soirée, les rues du centre de Téhéran étaient calmes, ont rapporté des témoins à l'AFP, tranchant avec la violence des confrontations de la veille entre forces de l'ordre et manifestants.

La télévision d'Etat a affirmé que 10 personnes avaient été tuées et plus de 100 blessées samedi, mettant en cause des "agents terroristes" munis d'armes à feu et d'explosifs, qu'elle n'a pas identifiés. La chaîne de télévision publique en anglais Press-TV a fait état de 13 morts.

Ces décès sont les premiers depuis ceux de sept manifestants lundi.

Dimanche, les autorités ont attaqué avec virulence certains pays occidentaux, au premier rang desquels la Grande-Bretagne.

"Ce n'est pas en tenant des propos hâtifs que vous entrerez dans le cercle des amis de la nation iranienne", a déclaré Mahmoud Ahmadinejad sur son site internet en s'adressant à Londres et Washington. "Pour cette raison, je vous demande de cesser vos ingérences."

Peu auparavant, son ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a accusé Londres de complot contre l'Iran, affirmant que "des "éléments liés aux services secrets britanniques" avaient afflué en Iran avant l'élection.

"La Grande-Bretagne a comploté contre l'élection présidentielle depuis plus de deux ans", a déclaré le ministre cité par Press TV.

"Je rejette catégoriquement l'idée que les manifestants en Iran sont manipulés ou motivés par des pays étrangers", a déclaré le secrétaire britannique au Foreign office, David Miliband.

De même, à Washington, la démocrate Dianne Feinstein, qui dirige la commission du Renseignement au Sénat, a déclaré que "les services de renseignement américains n'avaient que peu de prise sur ce qui se passe en Iran".

Au-delà des simples déclarations, les autorités iraniennes ont aussi décidé d'expulser le correspondant permanent de la BBC à Téhéran, Jon Leyne, sommé de quitter le pays sous 24 heures pour avoir "soutenu" les émeutiers, selon l'agence Fars, proche du gouvernement.

Le ministère iranien de la Culture a en outre menacé les médias britanniques de "mesures de rétorsion" s'ils continuaient "d'interférer dans les affaires intérieures de notre pays en diffusant des informations mensongères ou inexactes de l'Iran".

Selon l'organisation Reporters sans frontières, trois journalistes iraniens ont été arrêtés et incarcérés depuis samedi, portant à 33 le nombre de journalistes et cyberdissidents iraniens derrière les barreaux.

De son côté, la chaîne de télévision d'informations en continu à capitaux saoudiens, Al-Arabiya, a annoncé que la fermeture de son bureau de Téhéran, en vigueur depuis le 14 juin, avait été prolongée "jusqu'à nouvel ordre".

Et le gouvernement iranien a convoqué les ambassadeurs et représentants des 27 pays européens en poste à Téhéran, selon le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Kohout, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne.

La manifestation de samedi représentait un défi au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait averti la veille qu'il ne "cèderait pas à la rue", tout comme la charge sans précédent contre le guide suprême de Mir Hossein Moussavi, principal rival de M. Ahmadinejad à l'élection du 12 juin.

Dans une lettre au peuple iranien, il l'avait accusé, sans le nommer, d'avoir mis en danger le caractère républicain de la République islamique en validant la réélection de M. Ahmadinejad.

A Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé "fermement" Téhéran à procéder à un nouveau décompte du scrutin, Rome a demandé à l'Iran de "favoriser la fin des violences", Paris a condamné la "répression brutale" des manifestations tandis que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué "les actes de courage incroyables" des manifestants.

AFP. 21 juin 2009

21:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

Iran: la fille de l'ancien président Rafsandjani a été arrêtée

Iran Rafsansjani.jpg
Akbar Hachémi Rafsandjani, président de la République du 3 août 1989 au 2 août 1997

La fille de l'ancien président iranien Hachémi Rafsandjani a été arrêtée hier soir avec quatre membres de sa famille pour avoir participé à des manifestations interdites par le régime, a annoncé dimanche la télévision d'Etat. La chaîne officielle en langue anglaise n'identifie pas les proches de Faezeh Hachémi interpellés avec elle.
La télévision iranienne avait diffusé des images de Faezeh Hachémi s'adressant ces derniers jours à des centaines de manifestants pro-Moussavi à Téhéran. La fille de l'ex-président Rafsandjani n'a jamais caché son opposition au président Mahmoud Ahmadinejad, dont la réélection le 12 juin est contestée par son rival, l'opposant Mir Hossein Moussavi.

Mahmoud Ahmadinejad avait quant à lui accusé la famille Rafsandjani de corruption.

Le Figaro - 21 juin 2009

20:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Le solstice d'été à Stonehenge

stonehenge sosltice d'été.jpg
Au solstice d'été, les premiers rayons de soleil traversent le cercle et viennent frapper la Heel Stone
(Cliquez sur la photo pour la voir en entier)
Une foule record de plus de 35.000 païens, fêtards, touristes et curieux s'est rassemblée dimanche sur le célèbre site archéologique de Stonehenge, dans le sud de l'Angleterre, pour saluer le solstice d'été au cours d'un rituel annuel autour des mystérieuses pierres préhistoriques dressées en cercle.

Chaque année, pour fêter l'arrivée de l'été, des milliers de personnes, notamment des druides, se rendent en pèlerinage à Stonehenge, site situé à 130 km au sud-ouest de Londres, dans la plaine de Salisbury, et y passent la nuit du 20 au 21 juin, la plus courte de l'année, au cours d'une fête aux allures païennes mêlant danses et percussions.

Cette année, l'événement tombait un week-end et, une météo clémente aidant, le nombre de participants a atteint un niveau record. Malgré les craintes d'incidents liées à la présence de cette foule imposante, la police ne faisait état d'aucun trouble notable.

"C'est l'endroit le plus magique de la planète", s'extasiait Frank Somers, un vendeur d'antiquités, âgé de 43 ans, vêtu d'une tunique de druide, la foi dont il se réclame. "A l'intérieur, quand on touche les pierres, on ressent une chaleur, comme si on touchait un arbre, pas une pierre. Il y a un amour authentique, vous vous sentez appelé vers elle."

Toute la nuit, les flashes ont crépité sur les étranges mégalithes dressés en cercle dans la plaine. Puis, à 4h58 du matin (3h58 GMT), une faible clameur s'est élevée de la foule lorsque les premiers rayons du soleil ont percé les nuages épars pour venir frapper la Heel Stone ("pierre talon"), un pilier grêlé situé en bordure du cercle, aligné sur le lever du soleil.

"Il y avait une superbe atmosphère. Où d'autre aimeriez-vous vous trouver pour la Saint-Jean?", interrogeait Peter Carson, membre du Patrimoine anglais, organisme chargé de la gestion du site de Stonehenge.

Les participants semblaient satisfaits de leur pèlerinage. "On sent l'énergie partir des pieds et remonter tout le corps", confiait Diane Manuel, 50 ans, directrice d'une entreprise de distribution de Middlesbrough, dans le nord de l'Angleterre. "C'est comme avoir des palpitations cardiaques."

Le site de Stonehenge est l'une des attractions touristiques les plus populaires de Grande-Bretagne, avec plus de 750.000 visiteurs par an. Il a été érigé en trois phases entre 3000 avant JC et 1600 avant JC.

La finalité originelle du monument reste un mystère. Certains experts le considèrent comme un ancien site tombal en raison de la présence de quelque 350 monticules funéraires autour de la structure. D'autres pensent que les anciens pèlerins attribuaient des vertus de guérison à ces pierres. D'autres encore y voient une forme ancienne de calendrier astronomique. AP

Nouvel OBS - 21 juin 2009

20:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Fabius s'emburqague!

Fabius mai 2009.jpg

Laurent Fabius est le fils d’André Fabius (décédé en 1984), antiquaire, d'une famille d'origine juive ashkénaze, et de Louise Mortimer, américaine. (Wikipédia)

Le socialiste Laurent Fabius a mis en garde dimanche contre le risque d'une "mise en cause de la religion" musulmane à travers le débat sur le port du voile intégral, burqa ou niqab, qu'il réprouve toutefois au nom de "l'égalité des sexes".
"Il faut faire attention de ne pas passer de la burqa -c'est contraire à l'égalité des sexes- à une mise en cause de la religion qui serait complètement autre chose", a déclaré l'ancien Premier ministre PS lors du "Forum" Radio J.

"Ma réprobation (du port du voile intégral, ndlr) est absolue: d'abord parce que c'est une soumission de la femme", mais il ne faut "pas non plus se saisir de ce problème pour faire l'amalgame, ce qui serait absurde, vis-à-vis de telle ou telle religion, en l'occurence la religion musulmane", a-t-il insisté.

Il a jugé "bon" de faire le point de la situation, par le biais d'une mission d'information parlementaire, comme le préconise le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, ou d'une commission d'enquête parlementaire comme demandée par des députés de tous bords.

Mais pour lui, "au delà de sa signification religieuse, la burqa est une soumission de la femme absolument incompatible avec ce que sont nos valeurs républicaines", à savoir "l'égalité des sexes".

Il a rappelé plusieurs décisions prises pour "interdire la burqa dans certaines circonstances", citant une du Conseil d'Etat de 2008 selon laquelle "on pouvait refuser la nationalité française à une Marocaine qui se prévalait du port de la burqa, car au-delà de la pratique religieuse, c'est un comportement contraire aux valeurs essentielles de la République, l'égalité des sexes".

Il a cité également une décision de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) interdisant le voile intégral durant des cours d'alphabétisation.

"Il faut mesurer l'extension du phénomène et regarder tout une série de circonstances où à l'évidence l'interdiction de la burqa s'applique", a-t-il dit.

M. Fabius a donné comme exemples le milieu du travail lorsqu'il y a relations avec le public, et les lieux "où l'identité de la personne doit pouvoir être contrôlée". AFP 21 juin 2009

Nous sommes pour le port de la burqa, du niqab, du voile, et de tout costume ou signe religieux, qui permet une meilleure "lisibilité" du paysage urbain

19:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

VIDEO Sarközy et l'attentat de Karachi (11 Français morts)

http://www.dailymotion.com/video/x9mqjs_sarkozy-affaire-k...

17:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

L'attentat de Karachi revient en France comme un boomerang!

balladur-sarkozy Karachi - 2002.jpg
En 2002
L'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d'Etat DCN, dans lequel onze ingénieurs français sont morts, s'oriente, selon l'avocat de sept familles de victimes, vers une "affaire d'Etats" et non plus vers Al-Qaïda. Le dossier serait lié à un contrat d'armement négocié en 1994, sous le gouvernement Balladur dont Nicolas Sarkozy était le lieutenant.

01:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

"Honte à toi, Khameini!" - A Villepinte, les Moudjahidine du Peuple...

Maryam Radjani.jpg
Maryam Radjani à Villepinte le 20 juin 2009
(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

"Honte à toi, Khamenei, abandonne ton règne": des milliers de partisans des Moudjahidine du Peuple iraniens réunis samedi à Villepinte, au nord de Paris, ont clamé leur opposition au régime de Téhéran et leur soutien au mouvement de contestation dans le pays.Evènement

En face d'elle, une foule en liesse applaudit, agitant drapeaux jaunes, arborant des casquettes et des gilets à sa gloire.

Venant de toute l'Europe, du Canada, des Etats-Unis, en autobus, en avion ou en voiture, ils sont chaque année plusieurs dizaines de milliers, selon les organisateurs, à assister à ce rassemblement régulier depuis 2003.

Le rendez-vous, qui se tenait samedi dans un immense hall des expositions, avait cette année une dimension particulière en raison de la contestation de la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

"Le régime des mollahs est plus affaibli, la résistance va continuer", a assuré Mme Radjavi.

"Les véritables vainqueurs de l'élection que le régime a organisée, c'est nous, nous le peuple iranien, nous les Iraniens assoiffés de liberté, dans le monde et à Achraf", a-t-elle poursuivi, en référence au camp d'Achraf, qui abrite 3.500 Moudjahidine iraniens en Irak. Selon l'OMPI, le gouvernement irakien menace de fermer le camp et de les chasser du pays.

"Dans le régime du Guide suprême (Ali Khamenei), il n'existe aucune autre solution pour l'Iran et son peuple en colère, si ce n'est un changement démocratique et des élections libres sous l'égide de l'ONU", a-t-elle ajouté.

"Nous sommes entièrement d'accord avec la demande d'annulation de la farce électorale, que nous avons appelé à boycotter dès le début", a-t-elle dit, affirmant que le chiffre de participation de 40 millions d'électeurs était "truqué".

Le CNRI est considéré comme la principale force d'opposition extérieure au régime de Téhéran.

Les Moudjahidine, qui avaient participé en 1979 à la révolution contre le Shah avant de rompre un peu plus tard avec le régime de la République islamique, figurent sur la liste des organisations terroristes du gouvernement américain. Mais ils ont été retirés de celle de l'Union européenne le 26 janvier dernier.

A Villepinte, Massoumeh Taheri, assise à côté de sa fille en poussette, est venue avec ses enfants et son mari de la région milanaise où elle s'est exilée depuis 30 ans.

"Nous ne voulons pas Moussavi, pas Ahmadinejad. Moussavi fait partie de ce régime, ce régime doit partir", explique-t-elle. Mir Hossein Moussavi était le principal concurrent de M. Ahmadinejad lors de l'élection présidentielle.

"Nous ne devons pas être silencieux, nous devons parler pour notre peuple qui ne le peut pas. Nous combattons pour les libertés", affirme-t-elle.

Un peu plus loin, Marie-Laurette Guilloux, un canotier sur la tête appelant au "soutien du peuple iranien", est une habituée du rendez-vous. Elle est une voisine de Maryam Radjavi à Auvers-sur-Oise, la commune de la région parisienne où le CNRI s'est établi. "C'est un réseau de résistance qu'il faut soutenir", dit-elle.

AFP. 20 juin 2009

00:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

Téhéran: Moussavi provoque Khameini et lance ses émeutiers dans les rues

Iran police anti-émeute à moto20 juin 09.jpg
 Membres de la police anti-émeute le 20 juin 2009
Iran partisans de l'opposant 20 jiuin XXX.jpg
Des partisans de Moussavi affrontent la police à Téhéran -20 juin 2009
(Cliquez sur les photos pour les voir en entier)

Le chef de l'opposition Mir Hossein Moussavi a lancé samedi une critique sans précédent contre le guide suprême d'Iran Ali Khamenei, alors que de violents heurts ont opposé la police à des milliers de manifestants protestant à Téhéran contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Au 8e jour de la pire crise en Iran depuis la révolution islamique de 1979, la police anti-émeute a tiré des balles et des gaz lacrymogènes et eu recours aux canons à eau et matraques pour disperser les manifestants qui ont défié l'appel de M. Khamenei à cesser la contestation dans la rue, selon des témoins.

Face à cette escalade, le président américain Barack Obama, haussant le ton par rapport à ses précédentes déclarations, a appelé le gouvernement iranien "à mettre fin à tous les actes de violence et d'injustice contre sa propre population".

Alors qu'aucun personnage politique iranien n'avait osé émettre une critique envers le guide suprême, M. Moussavi, qui réclame l'annulation des résultats du scrutin, a dénoncé ses propos vendredi sur la validation de la réélection de M. Ahmadinejad, selon une déclaration publiée par son site internet.

M. Moussavi, principal candidat malheureux à la présidentielle du 12 juin, a accusé, sans le nommer, le numéro un du régime de menacer le caractère républicain de la République islamique et de viser l'imposition d'un nouveau système politique.

Il a dénoncé "un projet qui va au delà de l'imposition au peuple d'un gouvernement non voulu, l'imposition d'une nouvelle vie politique au pays".

Evoquant l'argument de M. Khamenei selon lequel aucune fraude ne pouvait expliquer une aussi large victoire de M. Ahmadinejad (62,63% des voix), il a rétorqué: "si cette énorme taille de la fraude est présentée comme la preuve d'une absence de fraude, alors l'aspect républicain du système sera massacré et cela prouverait que l'islam est incompatible avec la République".

Depuis l'annonce le 13 juin de la victoire d'Ahmadinejad, Moussavi, un conservateur modéré soutenu par les réformateurs, n'a cessé de prendre à contre-pied le guide suprême, en défiant à chaque fois ses injonctions.

Le Conseil des Gardiens, qui s'est dit prêt à un recomptage de 10% des urnes, choisies au hasard, rendra sa décision d'ici mercredi.

Bravant l'interdiction de protester contre la réélection de M. Ahmadinejad, des milliers de manifestants sont descendus dans le centre de Téhéran malgré l'avertissement du chef de la police Ahmadi Moghadam de les "réprimer fermement".

"La police a interdit aux gens d'approcher" de la place Enqelab et "bloqué les gens sur les trottoirs, les poussant sur la chaussée et les frappant", a dit un témoin. Devant l'Université de Téhéran, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser un à deux milliers de manifestants, a indiqué un autre témoin.

Selon un troisième témoin, des milliers de manifestants se sont rassemblés près de la place Azadi. Ils se rassemblaient en groupes généralement silencieux. Mais on entendait des slogans comme "Mort au dictateur", en référence à M. Ahmadinejad.

Au moins un homme a été blessé par balle, selon un autre témoin.

Un manifestant a raconté à l'AFP que la police et la milice islamiste des bassidjis avaient lancé une attaque "brutale" contre un rassemblement pacifique. "Ma tête est encore pleine des cris des femmes", a-t-il dit.

L'ensemble des médias étrangers ne sont pas autorisés à couvrir les manifestations interdites.

La télévision d'Etat a diffusé des images sur les émeutiers, où l'on voit des civils sur un trottoir frappés à coups de matraques par des policiers et un manifestant embarqué dans un véhicule.

Entretemps, un terroriste s'est tué en faisant détoner sa veste explosive au mausolée de l'imam Khomeiny, père de la révolution islamique, à Téhéran, blessant jusqu'à trois pèlerins, selon des médias.

Depuis le 13 juin, les partisans de M. Moussavi organisent des manifestations quasi quotidiennes à Téhéran, dont l'une a dégénéré lundi avec la mort, selon une radio officielle, de sept manifestants.

AFP. 20 juin 2009

Contestation permanente, provocation/répression, "mort au dictateur", manipulation de l'opinion internationale... ou comment ON fomente une révolution pour installer une démocratie à la solde des Américano-sionistes de Washington

00:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

20/06/2009

VIDEOS Le N.O.M. - Les Etats-Unis à la conquête de l'Est

 A voir absolument:

1- http://www.youtube.com/watch?v=RJV1NzgHuPM

2- http://www.youtube.com/watch?v=2dSfJ6V8OWg

4- http://www.youtube.com/watch?v=kgHKm174f8I

Dans ce documentaire tourné en 2005, Manon Loizeau dévoile ceux qui financent et fomentent les révolutions dans les pays de l’Est traditionnellement favorables à la Russie.

Très utile pour comprendre la situation iranienne actuelle et les promoteurs du mouvement…

http://fr.altermedia.info/general/comment-se-preparent-les-revolutions-colorees_24128.html#more-24128

22:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Tiphaine, 5 ans, reste introuvable

Enfant diusparu Tiphaine Taton X.jpg
Tiphaine Taton, 5 ans

Les recherches se poursuivaient, hier soir, à Maubeuge (Nord) après la disparition, jeudi après-midi, d’une petite fille de 5 ans. Anne-Sophie, 23 ans, sa mère a expliqué avoir perdu la trace de son enfant, prénommée Tiphaine, vers 16 heures, alors qu’elles se promenaient dans le centre-ville.
Les policiers de la PJ de Lille n’écartent aucune hypothèse : accident, enlèvement ou piste familiale.

« Malheureusement, nous ne savons pas où se trouve Tiphaine, a expliqué hier après-midi le procureur d’Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy. Nous ne pouvons pas affirmer si elle est toujours en vie ou déjà morte. » Jeudi vers 16 heures, l’enfant a échappé à la vigilance de sa mère qui se trouvait en centre-ville de Maubeuge avec également une autre de ses filles en poussette. La mère a expliqué que la fillette était derrière elle. Quand Anne-Sophie s’est retournée, la petite aux cheveux châtains, aux yeux bleus et qui portait un pull rose Dora, avait subitement disparu. D’importants moyens ont été déployés dans le secteur, proche des rives de la Sambre. Des plongeurs ont sondé la rivière. En vain.

Deux témoins ont expliqué avoir aperçu vers 17 heures une petite fille en pleurs correspondant au signalement de Tiphaine déambulant dans le secteur. « Ces témoignages sont à prendre avec prudence, tempère une source proche de l’affaire. Des vérifications sont en cours. »
« C’est une petite fille dynamique, éveillée, qui sait se débrouiller. Les heures passent, c’est très inquiétant. On espère qu’elle est vivante quelque part », a confié la grand-mère paternelle, Marie-Josée Taton.
Hier, dans la matinée, la maman de la petite disparue et son compagnon qui n’est pas le père de Tiphaine ont été placés en garde à vue au commissariat. « Il s’agissait de vérifier plusieurs incohérences dans leurs déclarations, a souligné un enquêteur. C’est une famille un peu compliquée. » Anne Sophie avait la garde « de fait » de Tiphaine depuis janvier. Les parents s’étaient mis d’accord à l’amiable. François, le père, qui vit dans la banlieue lilloise, assure qu’il ne l’a pas revue depuis. « On ne comprend pas ce qui s’est passé, on n’a pas de nouvelles » témoignait-il hier, impuissant.

 

"Nous pensions qu’elle était chez son papa"

Les policiers de la PJ ont perquisitionné le domicile de la mère et du concubin à Aulnoye-Aymeries, près de Maubeuge. Ils se sont attardés sur une voiture stationnée sur le trottoir.

Le couple avait plutôt bonne réputation, mais certains riverains s’étonnent de n’avoir jamais vu Tiphaine, contrairement aux deux autres filles. « Nous pensions qu’elle était chez son papa, on ne se posait pas de questions. C’est un foyer sans histoires, ils s’occupaient bien de leurs enfants, mais on ne parlait jamais de Tiphaine », explique Julie, la boulangère. Tiphaine n’avait pas été rescolarisée depuis qu’elle était arrivée dans la région de l’Avesnois. Le concubin, pompier volontaire, est décrit comme un « homme sans histoire ». Anne Sophie, la mère, ne travaillait plus depuis sa dernière grossesse il y a un an.


Ce couple a été interrogé jusqu’en fin de soirée. Un enquêteur laissait entendre que la fillette pourrait avoir disparu depuis plus longtemps : « Il n’y a pas eu de témoignages vraiment concordants sur Maubeuge. »

 Dans la journée, un appel avait été reçu à la rédaction de France 3 Nord-Pas-de-Calais et à la mairie de Maubeuge pour signaler que la fillette avait été retrouvée noyée. Selon la police, cette piste qui a été exploitée n’a rien donné. Il s’agissait d’une personne qui pensait avoir une bonne information et qui n’avait aucun lien avec l’affaire.


De nombreuses questions restent en suspens alors que Tiphaine demeure introuvable. La garde à vue de la mère ainsi que celle de son compagnon ont été levées hier soir vers 22 h 30.

Le parisien.fr - 20 juin 2009
 

17:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Vol AF 447: des témoignages troublants

Crash zone.jpg
A Brasilia

Les enquêteurs français ont déjà recensé une dizaine d'avions susceptibles de fournir des indications sur les causes du crash.

Parallèlement aux recherches mises en œuvre pour retrouver les débris de l'Airbus A 330 d'Air France et, si possible, ses deux boîtes noires, les gendarmes français sont désormais en quête de témoins susceptibles de décrire les conditions météo sur la route empruntée par l'AF 447.

Au lendemain du crash, des passagers d'un autre vol Paris-Rio avaient en effet spontanément confié avoir traversé des turbulences « étranges » au milieu de l'océan Atlantique, quelques heures avant le passage de l'A 330.

Un couple, présent à bord d'un Airbus de la compagnie portugaise TAP, a de son côté raconté au journal O Globo : « Toutes les lumières se sont éteintes à bord durant une heure à une heure et demie. L'avion semblait en panne. »

Soucieux de recueillir le plus de précisions possible, les enquêteurs souhaitent donc interroger les équipages des avions qui ont traversé, dans la nuit de dimanche à lundi, la région dans laquelle le vol AF 447 a disparu, lundi vers 2 h 14 GMT. Pour ce faire, ils ont entrepris un recensement qui pourrait déboucher, « au cours des prochaines semaines », sur la mise en œuvre d'investigations judiciaires auprès des compagnies concernées.

« À ce stade, les enquêteurs ont recensé une petite dizaine d'avions qui, affrétés par diverses compagnies, ont traversé cette nuit-là une zone de référence située sur la route du vol AF 447 et marquée par de violentes turbulences, précise une source proche du dossier, qui ajoute : Pour mettre toutes les chances de leur côté, ils travaillent sur une période de temps large, qui s'étend entre 23 heures et 03 h 30 GMT. »

Témoignages troublants

Cette démarche, qui pourrait nécessiter la délivrance de commissions rogatoires internationales, permettra notamment de vérifier certains témoignages troublants qui ont été rendus publics depuis la catastrophe. Jeudi, le quotidien El Mundo a notamment fait état du rapport adressé par un pilote de la compagnie Air Comet à l'agence de sécurité aérienne espagnole.

Ce commandant de bord, qui effectuait un vol Lima-Madrid et se trouvait apparemment au nord de la route empruntée par l'AF 447, écrit : « Soudain, nous avons observé au loin un éclat fort et intense de lumière blanche, qui a suivi une trajectoire descendante et verticale, et qui a disparu en six secondes. » Selon le directeur d'Air Comet, ce rapport aurait été aussitôt transmis à Air France et à Airbus. Toutefois, cette observation pourrait n'avoir aucun lien avec la disparition de l'Airbus A 330 dans la mesure où l'avion d'Air Comet se trouvait, selon plusieurs pilotes et experts interrogés jeudi, à une très grande distance de l'Airbus d'Air France.

Jeudi, enfin, la compagnie allemande Lufthansa a fait savoir que les trois pilotes du vol Sao Paulo- Francfort, qui a traversé la zone concernée une demi-heure avant la disparition de l'A 330, « n'ont rien remarqué d'anormal » dans les conditions météorologiques de ce trajet.

Le Figaro - 05 juin 2009

17:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)