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19/02/2009

L'esclavage en terre d'Islam - de 622 au XXème siècle

Après la mort du prophète Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils prolongent dans ces régions l'esclavage à la mode antique. Ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l'Afrique noire jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'esclavage en terre d'Islam est hélas une réalité qui dure comme le montre l'anthropologue Malek Chebel.

Islam et esclavage

Le Coran, texte sacré de l'Islam, entérine l'existence de l'esclavage (voir la sourate XVI, Les abeilles) tout comme d'ailleurs les textes bibliques. Notons que le premier muezzin désigné par le Prophète pour l'appel à la prière est un esclave noir du nom de Bilal originaire d'Éthiopie.

La loi islamique ou charia, qui s'appuie sur le Coran et les dits du prophète (hadiths), considère qu'en pays d'islam, seuls sont esclaves les enfants d'esclaves et les prisonniers de guerre. Elle autorise d'autre part la réduction en esclavage de quiconque provient d'un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n'est pas affranchi pour autant).

Très tôt, du fait de la rapidité même de leurs conquêtes, les Arabes se heurtent à une pénurie d'esclaves. Ils ne peuvent asservir les populations des pays soumis à leur loi et se voient donc dans l'obligation d'importer en nombre croissant des esclaves des pays tiers, qu'ils soient ou non en voie d'islamisation.

Comme les chrétiens du haut Moyen Âge, ils s'abstiennent de réduire en esclavage leurs coreligionnaires mais cette règle souffre de nombreuses transgressions et l'on ne rechigne pas à asservir des musulmans, notamment noirs, au prétexte que leur conversion est récente.

Une économie fondée sur l'esclavage

L'esclavage devient rapidement l'un des piliers de l'économie de l'empire abasside de Bagdad du fait de très nombreuses prises de guerre et de l'avènement d'une très riche bourgeoisie urbaine. Pour s'en convaincre, il n'est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne.

Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes. Il s'agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté ; ces belles esclaves ont continué jusqu'au XXe siècle d'alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d'Éthiopie.

Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d'innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l'Europe méditerranéenne et surtout d'Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.

D'autres esclaves et eunuques sont employés comme soldats et chefs de guerre par les différentes dynasties musulmanes, du Maroc aux Indes. Ces esclaves-là accèdent parfois à des fonctions élevées et parfois au pouvoir suprême. Ainsi en est-il des fameux Mamelouks d'Égypte, que Bonaparte devra combattre en 1798.

Esclaves blancs en terre d'Islam

Dans les premiers temps de l'islam, les notables de Bagdad s'approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s'épuise du fait de la christianisation de l'Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans... la "tête de prisonnier maure" qui sert d'emblème à la Corse.

On évalue à plus d'un million le nombre d'habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV.

Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,... d'Afrique du nord. Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d'énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d'esclaves. Mais l'expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.

Esclaves noirs en terre d'Islam

Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n'en a pas été de même du trafic d'esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s'amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d'individus le nombre d'Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l'océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d'abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l'année suivante avec de l'or, de l'ivoire, de l'ébène et... des esclaves pour gagner le Maroc, l'Algérie, l'Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient.

Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd'hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par des chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique.

Après l'éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d'une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l'anthropologue et économiste Tidiane N'Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d'Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s'est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi - et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l'on pourrait qualifier d' "extinction ethnique par castration.

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu'ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles.

Ainsi peut-on lire sous la plume de l'historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal». Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.

Esclavage et décadence

Les contingents très importants de main-d'oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C'est ainsi qu'à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d'un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l'Irak, a entraîné l'empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch.

Cet auteur, ainsi que Tidiane N'Diaye, rappelle qu'il ne reste plus guère de trace des esclaves noirs en terre d'Islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d'une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d'environ 70 millions sur le continent américain.

Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place...

Alban DIGNAT

Herodote.net

 

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18/02/2009

L'abolition de l'esclavage aux Antilles - un peu d'Histoire

Un peu d'Histoire: http://www.ac-guadeloupe.fr/Cati971/snd_degre/clg_rnains/... 

... L'histoire des Antilles se confond dès lors avec celle de la lutte contre l'esclavage. Tandis que de violentes émeutes secouent périodiquement les Antilles, en métropole, des bourgeois humanistes font campagne pour l'abolition : des chrétiens, des écrivains comme Hugo ou Lamartine. 

Victor Schoelcher sera le principal animateur de ce mouvement. La société pour l'abolition de l'esclavage est fondée en 1834 mais en 1842, il subsiste encore 26 000 hommes libres et 92 000 esclaves. La loi du 18 juillet 1845, dite loi Mackau, accorde à l'esclave le droit de posséder des biens mobiliers et immobiliers.

Schoelcher, Perrinon et Gâtine préparent le décret de l'abolition de l'esclavage, qui est voté le 27 avril 1848. Le commissaire général Gâtine arrive en Guadeloupe, au début de juin 1848, porteur du décret d'abolition.

Le 10 mai 2001, le Sénat français vote à l'unanimité, une loi inspirée par Mme Taubira-Delannon, reconnaissant l'Esclavage et la Traite négrière comme crime contre l'humanité.

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Thuram, multimillionnaire qui vit en métropole, voudrait "manifester" en Guadeloupe contre les békés...

Thuram s'en mêle.gif

S'il était en Guadeloupe, Lilian Thuram ne serait «peut-être pas sur les barrages» mais il ferait «partie des manifestants» : c'est ce qu' il déclaré mercredi au journal de 20 heures sur France 2.  Le champion du monde de football, membre du Haut-Conseil à l'intégration et natif de Pointe-à-Pitre, se dit solidaire du conflit social en Guadeloupe.

«Si vous vivez en Guadeloupe, vous connaissez la réalité de la Guadeloupe. Il faut seulement comprendre: s'il y a 60.000 personnes dans les rues, c'est qu'il y a une raison.  On ne se rend pas compte que l'esclavage c'était hier, a encore dit Thuram. Pour certaines personnes c'est très très loin, mais pour la société antillaise, c'est tout près, parce qu'on n'a jamais fait le deuil, jamais eu de discussion de fond.»

«L'histoire de la Guadeloupe, c'est l'histoire de l'esclavage, ça existe encore aujourd'hui, il y a encore des gens qui dirigent la Guadeloupe et qui s'appellent les békés», a encore dit l'ancien capitaine des Bleus.

«Aux Guadeloupéens, je dirais que je pense que c'est légitime de demander une société meilleure, je suis avec eux parce que je peux les comprendre», a conclu Thuram en mettant en garde contre les dérapages violents: «Par contre aux plus jeunes, enfin je ne suis pas sûr qu'ils regardent le 20 heures (rires), je dirais que les violences discréditent le mouvement».

Le Parisien - 18 février 2009

Thuram ferait bien d'ouvrir un livre d'Histoire: l'esclavage n'existe plus aux Antilles depuis 161 ans.

Et qui vendait les esclaves aux négriers sur les côtes d'Afrique occidentale? Des chefs de tribus africains qui en tiraient de grands profits!

 

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La Légion étrangère salie par une association des droits de l'homme

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"La Légion étrangère est un vrai scandale": voilà ce qu'on peut lire dans Le Figaro du 18 février 2009

INTERVIEW - Pour la première fois, une association publie un rapport sur les atteintes aux droits de l'homme que subissent des militaires en exercice. Son président dénonce des «pratiques d'un autre âge», surtout dans la Légion.

L'Association de défense des droits des militaires (Adefromil), une association créée en 2001 pour recueillir des témoignages de militaires, vient de publier son premier rapport sur les droits de l'homme dans l'armée. Un rapport explosif qui tire la sonnette d'alarme face à l'afflux de témoignages de soldats brimés dans le cadre de leur mission. Michel Bavoil est président de l'association. Capitaine en retraite, il dénonce la situation et réclame des mesures concrètes :

Lefigaro.fr : Quel bilan tirez-vous en matière des droits de l'homme dans l'armée ?

Michel Bavoil : Nous mettons le doigt sur des dysfonctionnements majeurs. Et principalement à la Légion étrangère. La Légion fonctionne sur un système de pression. Les gars sont retenus par la force et par la menace, il faut le savoir : sinon, 85% d'entre eux se sauveraient. Par ailleurs, les commandants profitent de leur pouvoir sur eux, parce qu'ils sont tous étrangers : ils décident des certificats de bonne conduite, dont dépend l'attribution de titres de séjour. Et font du chantage avec ça. Et comme les légionnaires ne s'engagent pas sous leur vrai nom, mais sous une «identité déclarée», des problèmes surgissent toujours en fin de contrat. C'est un scandale, on ne peut pas traiter des étrangers comme ça !

Pouvez-vous nous donner des exemples ?

Il y a cet ancien légionnaire, Taleb. Il a été réformé suite à une blessure au genou, libéré à Marseille sans ses papiers, ce qui a posé des problèmes quand il s'est présenté à l'hôpital pour se faire opérer. Il y a aussi Gurkha, un Népalais, atteint d'une tuberculose. Il a eu un moment de déprime et s'est retiré de la Légion quelques jours. Ce qui ne lui a pas été pardonné : la Légion l'a renvoyé à Paris, lui a retiré tous ses papiers et lui a bloqué son compte bancaire à La Poste.

Et puis j'ai des photos aussi de légionnaires en train de ramper en slip et en rangers la nuit, avec, à côté, un gradé qui tient un grand bâton et une bière. Ça relève du Code pénal ! C'est un autre monde, on a l'impression de revenir 100 ans en arrière chez eux !

La Légion étrangère est pourtant souvent présentée comme un creuset d'intégration synonyme d'exploits guerriers…

Des mythes tout ça ! Et nous, on met le doigt là où ça fait mal. Faire partie d'une troupe d'élite, c'est être très bon en sports, savoir tirer, bien connaître l'armement, mais ça n'est pas de foutre des coups à des gars ! Les victimes deviennent des hommes sans droits.

Dans votre rapport, vous vous appuyez sur le témoignage de 200 personnes par an en moyenne. Au regard des 347.903 militaires français, ne représentent-elles pas une minorité ?

Pour avoir un dossier béton, nous avons décidé de nous fonder uniquement sur les témoignages de personnes qui ont fait le déplacement et qui ont adhéré à l'association (c'est le seul lien de droit qui nous unit à elles). Mais on ne compte pas les quatre ou cinq militaires qui nous contactent chaque jour souvent anonymement pour parler de leur détresse, par téléphone ou par mail. On leur donne des conseils, et au besoin on les dirige vers des avocats. Quoi qu'il en soit, il y a de plus en plus témoignages, souvent très durs, c'est un fait.

Ne craignez-vous pas qu'on vous accuse de dénigrer l'armée ?

Dévoiler ces dysfonctionnements, est-ce dénigrer l'armée ? Faut-il que ces atteintes aux droits de l'homme continuent ? Mais attention, nous ne sommes pas dans une entreprise antimilitariste, loin de là !

Vous parlez d'une «régression». Faut-il y voir un rapport avec la professionnalisation de l'armée ?

Bien sûr. Les appelés avaient des bouées de secours, avec leurs parents ou les députés. Maintenant que les militaires sont des professionnels, tout le monde s'en fout ! Si le pouvoir ne surveille plus ce qui se passe, ça peut devenir n'importe quoi.

Quelles sont vos propositions ?

Il faut des contre-pouvoirs. On propose des médiateurs dans les armées, avec le renvoi systématique des gens qui pratiquent des brimades.

Qu'attendez-vous des pouvoirs publics ?

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, refuse de communiquer avec nous. Michèle Alliot-Marie était beaucoup plus efficace : dès qu'elle entendait parler d'une brimade, elle ordonnait une enquête. Mais actuellement, nous nous sentons un peu seuls et il faudrait que ça change.

* Rapport sur les droits de l'homme dans l'armée française, 2005-2008, ADEFDROMIL, 28, rue d'Edimbourg, 75008, Paris. L'intégralité du texte n'est pas disponible sur le Net.

23:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

L'invasion de l'Europe par l'Afrique - émeutes des clandestins à Lampedusa

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Des affrontements entre des clandestins et les forces de l'ordre ont fait un soixantaine de blessés mercredi 18 février dans le centre d'expulsion de l'île de Lampedusa (sud de l'Italie), qui a été en partie ravagé par un incendie, a-t-on appris de sources concordantes.

"Selon un bilan provisoire, une quarantaine d'immigrés ont été blessés durant ces incidents, qui sont totalement inédits", a indiqué à l'AFP la porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés de l'ONU (UNHCR) en Italie, Laura Boldrini.

Six d'entre eux ont été hospitalisés, certains pour avoir été intoxiqués par la fumée, selon l'agence Ansa, qui a aussi fait état de 22 blessés parmi les forces de l'ordre.

Aucun des blessés n'est dans un état grave, selon la même source.

"Il y a eu une révolte des immigrés, qui sont actuellement 860 dans le centre. Certains d'entre eux ont cherché à enfoncer un portail, mais ils ont été repoussés par les forces de l'ordre", a indiqué de son côté le préfet de police d'Agrigente Girolamo Fazio sur la chaîne d'information en continu Sky TG24.

"Un incendie s'est déclaré dans l'un des pavillons hébergeant les clandestins, qui a été en grande partie détruit", a-t-il ajouté.

L'incendie a été maîtrisé par les pompiers et la situation est redevenue calme, selon le préfet de police.

D'après l'Ansa, l'incendie a été provoqué par une vingtaine d'immigrés qui protestaient contre le rapatriement annoncé de 107 clandestins tunisiens.

Les clandestins ont rassemblé des matelas, des coussins, du papier et y ont mis le feu, rapporte l'agence.

La police a arrêté les responsables, une vingtaine au total, qui vont être incarcérés à Agrigente en Sicile, a indiqué le préfet.

Le gouvernement a transformé fin janvier le "centre de premier accueil" en Centre d'identification et d'expulsion afin de permettre des rapatriements plus rapides. Une nouvelle structure héberge le centre de premier accueil.

Jusqu'à présent, les clandestins débarqués à Lampedusa n'y restaient que quelques jours pour une identification rapide avant d'être acheminés vers des centres de rétention sur le continent où il était statué sur leur sort.

"Ces nouvelles dispositions ont brisé l'équilibre qui existait au centre d'accueil, qui était devenu un modèle de gestion responsable des flux migratoires. Le travail du HCR et des autres organisations est parti en fumée", a commenté la porte-parole du HCR.

En 2008, près de 31.700 immigrants ont débarqué à Lampedusa, une augmentation de 75% par rapport à l'année précédente, selon le ministère de l'Intérieur.

22:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Le petit ramoneur était à Megève pour la Saint-Valentin!

 

Le Président est arrivé en hélicoptère à Megève

Une station du Pays du Mont-Blanc où le chef de l'État est arrivé en hélicoptère, samedi après-midi, jour de la Saint-Valentin, après avoir assisté au slalom dames des Championnats du monde de ski alpin de Val d'Isère, en Savoie, et où il a rejoint son épouse, Carla Bruni-Sarközy, arrivée elle la veille.

Nicolas Sarközy a chaussé les skis de fond sur le plateau de la Livraz à Megève.


Le couple présidentiel s'octroie "une bulle d'oxygène" dans l'un des plus prestigieux hôtels de la station haut-savoyarde. Un véritable hameau, composé de neuf chalets d'alpage anciens et... protégés depuis vendredi soir par une importante escorte.

Il s'agit des "Fermes de Marie", chemin de Riante Colline, 74120 Megève

"A deux pas du coeur de Megève,
un lieu hors du monde et hors du temps : les Fermes de Marie"


"Elles forment un petit hameau constitué de fermes d'alpage plusieurs fois centenaires, où le charme de la décoration n'a d'égal que l'âme de chaque meuble et la patine de chaque objet."

Entourés de 19 gardes du corps

Le président de la République et son épouse sont entourés en effet de 19 gardes du corps, chargés notamment de tenir les médias à l'écart...


Nicolas Sarközy ne devrait pas quitter la Haute-Savoie avant demain, aucun rendez-vous n'étant inscrit ce lundi sur son agenda officiel.
Quant à Carla Bruni, il se murmure qu'elle resterait toute la semaine à Megève.

(Le Dauphiné libéré - 16 février 2009)

ndb: Silence dans Le Figaro sur ce long week-end aussi romantique que coûteux!

18:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

VIDEO VERDI - TONY PONCET

http://www.youtube.com/watch?v=qJ3s0CFJTfI

Rigoletto 

"Comme la plume au vent..."

Tony Poncet (1918-1979) est un ténor français d'origine espagnole.

02:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

L'effet Obama en Guadeloupe

On le vérifie un peu plus chaque jour, la crise « sociale » en Guadeloupe n’a pas que des motivations économiques et les revendications syndicales tournent chez certains à la revendication indépendantiste et à la vitupération raciale contre l’homme blanc esclavagiste.

Il n’est pas possible d’analyser ici les causes complètes de cette situation.

Sans doute n’est-il plus temps et est-il même actuellement impossible de rappeler aux gens de couleur de la Guadeloupe en état d'excitation que leurs ancêtres furent vendus par d’autres noirs et que l’esclavage a régné (et même règne encore dans certains pays) en Afrique plus longtemps que dans les Iles ; et de faire observer aux métis qu’après tout, certains eurent pour origine une rencontre d’esclavagiste et d’esclave ; et de leur faire observer encore que depuis longtemps la France a permis à nombre de noirs et de métis d’accéder à tous les postes de la politique, de l’administration, de l’université.

Mais avec l’obamamania frénétique de nos médias depuis des mois, l’idée n’a-t-elle pas été martelée qu’il faudrait, même chez nous en France métropolitaine, au nom de la diversité, en venir à l’obligation d’élire un non européen de souche à la l’Elysée.

Alors, à la Guadeloupe, dans une population majoritairement noire ou métis, l’idée a cheminé et se traduit par la revendication raciale d’un pouvoir noir, donc de l’indépendance. La tentation peut être grande pour certains de dire « après tout, s’ils la veulent qu’ils la prennent » ! Et d’ajouter : « on verra ce qu’ils en feront ».Considérant en effet ce que coûte la Guadeloupe au budget national, ce serait au moins l’occasion d’une économie pensent-ils.

Mais c’est là, dans notre contexte, une illusion. Il faudrait en effet, pour que cette indépendance nous soit bénéfique, un gouvernement qui oserait imposer demain aux guadeloupéens le choix d’opter pour une seule nationalité : la française ou la guadeloupéenne. On sait hélas, avec l’exemple de l’Algérie, qu’aucun gouvernement du système actuel, n’oserait procéder ainsi. Selon toutes probabilités, le flux migratoire de la Guadeloupe vers la France ne cesserait alors d’augmenter et avec lui l’accroissement encore des énormes coûts de l’immigration. Mais là n’est pas l’aspect essentiel de la question. Ce qui est en effet plus largement en cause est l’avenir de toutes les îles françaises dans tous les océans et avec elles celui de la France dans son ensemble.

Or, il ne s’agit pas là d’une question que l’on peut traiter à la légère.

Article de Bernard Antony publié le 16 février 2009

(Source:  Blogue de Yann Redekker)

01:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Irrécupérables

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Christophe Khider et Omar Top El Hadj
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

En centrale, les prisonniers sont enfermés dans des cellules individuelles. Mais Christophe Khider et Omar Top El Hadj, qui étaient détenus dans le même bâtiment de Moulins-Yzeure mais à un étage différent, avaient tout loisir de se croiser aux parloirs, pendant la promenade ou encore sur le stade. « On les apercevait assez souvent ensemble », confie un surveillant.

Les deux évadés, qui se sont connus à la centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), avaient attiré l’attention des gardiens. Selon une source pénitentiaire, Khider, arrivé à Moulins en avril dernier et précédé d’une réputation de détenu particulièrement dangereux, et son ami Top « jouaient les caïds ». Estimant qu’un tel comportement pouvait poser à terme des problèmes, le syndicat de gardiens Ufap a même demandé le transfert des deux prisonniers.
« Sans être écouté », déplore-t-on à l’Ufap.

A 37 ans, Christophe Khider était incarcéré depuis 1995. Autant dire une éternité. « Cette évasion ne me surprend pas plus que ça. C’est un acte de désespoir de quelqu’un qui n’avait plus aucune perspective d’avenir », réagit son avocate. Selon elle, son client était libérable en 2038. « Christophe Khider a été condamné à trente ans de réclusion (NDLR : pour un braquage meurtrier à Paris en 1995) à l’âge de 24 ans, donc très jeune, rappelle M e Boesel. Depuis, il a souvent été incarcéré à l’isolement, puis transféré de centrale en centrale. » Khider ne supportait plus ses conditions de détention et son avenir sans espoir. « Je sentais que c’était de plus en dur pour lui, même si avec moi il ne se plaignait pas », ajoute M e Boesel, dont le dernier parloir avec Khider remonte à l’été dernier. Désespéré, son client est-il l’homme aussi dangereux que les policiers le prétendent ? « Personnellement, je pense le contraire, confie l’avocate. Il porte comme une croix la mort de cet homme tué au cours du braquage, mais a toujours affirmé que c’était un accident. »

Né, comme Khider, à Paris, Omar Top El Hadj, 30 ans, a la même taille et les mêmes yeux marron que son complice. Interpellé pour la première fois à 17 ans pour un vol, ce délinquant a ensuite été condamné pour des attaques de bijouteries. Selon les policiers, Top est « représentatif d’une nouvelle génération de braqueurs et de voyous issus de cités HLM, déterminés et prêts à tout. » Fin 2002, il avait ouvert le feu à la kalachnikov sur une patrouille de la BAC (brigade anticriminalité) lors d’un contrôle à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Dans son coffre : des armes de guerre et des cagoules.
A son procès, en 2004, Omar Top El Hadj avait expliqué que cet arsenal devait servir à une expédition punitive contre des jeunes avec lesquels il avait un contentieux. La cour d’assises l’avait condamné à dix ans de réclusion.

 

 

Le Parisien -17/02/09

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Dans la foulée du plan de relance, Obama annonce l'envoi de 17 000 soldats supplémentaires en Afghanistan

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Soldats US en Afghanistan (sur cette photo, deux au moins sont des Noirs)

Barack Obama a annoncé mardi 17 février 2009 dans un communiqué l'envoi de deux brigades supplémentaires en Afghanistan d'ici à l'été, soit, selon un responsable de la Défense Guerre, environ 17 000 soldats. Ces renforts, qui seront envoyés «au printemps ou à l'été», seront composés d'une brigade de l'Armée de Terre (3 500 à 4 000 hommes) et d'une brigade expéditionnaire de Marines comprenant environ 8 000 hommes.

 

Le président américain pourrait autoriser l'envoi de troupes supplémentaires au-delà de ces renforts, a ajouté ce responsable, mais les ordres de déploiement sur le point d'être signés par le Pentagone concernent ces 17 000 hommes. Le Pentagone compte déjà 38 000 soldats en Afghanistan sur les 70 000 au total de la force internationale.

Le secrétaire à la Défense Guerre américain, Robert Gates, avait affirmé la semaine dernière qu'Obama prendrait une décision «dans les prochains jours» concernant l'Afghanistan, la guerre dont il a fait sa priorité. Le commandement des forces américaines en Afghanistan a demandé jusqu'à 30 000 troupes supplémentaires, dont trois brigades de combat en plus, pour combattre l'insurrection des taliban.

Le Parisien- 17/02/09

00:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

17/02/2009

MAM, ministre de l'Outre-Mer, appelle "au calme et à la retenue"...

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Barrage routier sur la N.1 en Guadeloupe
Antilles Elie Domota.jpg
Le meneur du LKP Elie Domata
Antilles bâtiment en feu.jpg
Un grand magasin d'accastillage nautique a été entièrement détruit par les émeutiers
Antilles voitures calcinées 17 fev 09 Pointe à Pitre.jpg
Voitures calcinées à Pointe-à-Pitre
Antiles Mam appelle au calme!.jpg
(Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, a appelé mardi "chacun au calme, à la responsabilité et à la retenue", après les dégradations et les affrontements qui se sont produits la veille en Guadeloupe.

Dans un communiqué, Mme Alliot-Marie a estimé qu'il était "indispensable de rappeler que chacun a un droit légitime à s'exprimer, y compris au travers de manifestations, mais que ce droit ne doit en aucun cas porter atteinte à la sécurité de tous et à la paix publique".

La situation en Guadeloupe, désormais à sa cinquième semaine d'une grève paralysante "contre la vie chère", se détériorait mardi après une nuit de désordres et de violences, alors que le collectif LKP a appelé à accentuer la mobilisation.

Jugeant qu'il était "légitime d'exprimer des aspirations à une amélioration des conditions de vie des salariés et des habitants", la ministre a estimé "nécessaire que les négociations en cours entre patronat et salariés reprennent et aboutissent dans les meilleurs délais".

"Dans un climat marqué à la fois par des revendications salariales, des insatisfactions sociales et des tensions sociétales", Michèle Alliot-Marie a appelé "chacun au calme, à la responsabilité et à la retenue".
Sarközy pourrait offrir une Rolex en or à chaque membre du LKP âgé de moins de 50 ans...

23:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Obama signe le début de la fin

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Avec Joe Biden à Denver le 17 février 2009
Le président américain Barack Obama a signé mardi un gigantesque plan de relance de 787 milliards de dollars qui représente selon lui le "début de la fin" de la profonde crise économique traversée par les Etats-Unis.
"Je ne vais pas prétendre que ce jour marque la fin de nos problèmes économiques. Il ne représente pas non plus la totalité de ce que nous allons faire pour renverser la situation économique", a déclaré M. Obama peu avant de signer le texte.

"Mais ce jour marque le début de la fin. Le début de ce que nous devons faire pour créer des emplois en faveur d'Américains qui se débattent face aux licenciements; le début de ce que nous devons faire pour soulager des foyers inquiets de ne pas pouvoir payer le loyer du mois prochain; le début, les premiers pas nécessaires pour replacer notre économie sur des fondations plus solides et pour ouvrir la voie à la croissance et à la prospérité à long terme", a-t-il dit.

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En Russie, on punit les "Madoff"

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Mikhaïl Khodorkovski en prison - 2005

Le parquet général russe a transmis à un tribunal de nouvelles accusations visant l'ex-patron du pétrolier Ioukos Mikhaïl Khodorkovski, ouvrant la voie à un nouveau procès, a annoncé mardi le bureau du procureur.

Le ministère public a fait savoir dans un communiqué que M. Khodorkovski et son ancien associé, Platon Lebedev, condamnés en 2005 à huit ans de prison, allaient être poursuivis pour "détournement de biens", "détournement de fonds" et pour des "opérations financières illégales".

"Aujourd'hui (mardi), l'affaire criminelle avec les conclusions définitives de l'accusation ont été transmises au tribunal Khamovniki de Moscou pour être étudiée sur le fond", a indiqué le comité d'enquête du parquet dans un communiqué.

"Je suis sûr que les preuves rassemblées ne laissent planer aucun doute sur la culpabilité de Khodorkovski et Lebedev", a pour sa part dit le Procureur général de Russie, Iouri Tchaïka, dans un entretien à paraître mercredi dans le journal Rossiskaïa Gazeta et dont Interfax a publié des extraits mardi.

Les avocats de MM. Khodorkovski et Lebedev ont pour leur part indiqué avoir reçu les 14 volumes de l'acte d'accusation signé par le procureur général adjoint, Victor Grinia.

"Les bureaucrates des forces de l'ordre ont perdu plusieurs années, d'énormes sommes d'argent appartenant à l'Etat et une énorme part de leur réputation pour fabriquer ces accusations notoirement ridicules", commente la défense des deux détenus dans un communiqué.

MM. Khodorkovski et Lebedev sont accusés d'avoir effectué des opérations illégales pour un montant total de 896 milliards de roubles (environ 25 milliards de dollars) entre 1998 et 2003.

"Ce sont des crimes particulièrement graves", a estimé M. Tchaïka.

Le parquet avait annoncé avoir ouvert cette nouvelle enquête en février 2007 contre l'ex-homme le plus riche de Russie.

En août dernier, un tribunal de la ville sibérienne de Tchita, proche du lieu de détention de M. Khodorkovski, a refusé de lui accorder une libération anticipée alors même qu'il avait purgé plus de la moitié de sa peine de prison pour fraude fiscale.

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VIDEO Le cerveau, cet inconnu


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D'étranges petits gâteaux

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Les parents d'ophélie veulent comprendre comment leur fille a pu se noyer

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Le transport vers la France du corps de l'étudiante française Ophélie Bretnacher, disparue début décembre à Budapest, a été retardé car la police hongroise voulait certifier l'identification de la dépouille avec des tests ADN. Une certification nécessaire au transport du corps vers la France.

Lundi après-midi, ces tests ADN sont venus confirmer qu'il s'agissait bien du corps de l'étudiante française. Il a été retrouvé dans le Danube jeudi dernier. Reste donc à savoir quand les autorités hongroises comptent faire rapatrier le corps. "Après avoir reçu le rapport final d'autopsie, nous prévoyons d'intégrer d'autres experts médicaux dans la procédure", ajoute la police.

C'est "urgentissime" afin de procéder à une "autopsie complémentaire", affirme Me Chouraqui, l'avocat des parents Bretnacher qui veut relancer au plus vite l'enquête en France. Car "la piste criminelle reste ouverte", selon l'avocat (dans le JDD : lire notre article), alors que l'autopsie hongroise n'a révélé aucun signe d'agression ou d'acte criminel sur le corps.

L'autopsie en a conclu ainsi, nonobstant certains éléments, selon le défenseur. Comme la présence d'un hématome sur la cuisse droite. Et le témoignage d'une femme ayant vu la nuit du drame une voiture à l'arrêt sur le pont, à peu près à l'endroit où le sac d'Ophélie a été retrouvé...

Ophélie Bretnacher, 22 ans, a disparu dans la nuit du 4 décembre dans la capitale hongroise après avoir passé la soirée dans une discothèque du centre-ville avec des amis. Son sac à main, avec ses papiers d'identité et son téléphone portable, a été retrouvé sur un pilier du pont des Chaînes reliant les deux rives de Budapest.

"Pas une bonne publicité"

L'hypothèse d'un suicide est "réfutée" par les parents, qui voient dans la dernière vidéo d'Ophélie (celle prise par les caméras de surveillance juste avant sa disparition : voir la vidéo) la preuve d'une jeune femme en forme, marchant d'un pas rapide et assuré. Quant à la piste d'un accident, elle est "extrêmement improbable", explique l'avocat, rappelant la présence sur le pont des Chaînes de parapets assez hauts, de croisillons de protection et d'une margelle. Sans vouloir directement mettre en cause la police hongroise, le défenseur estime que cette dernière a "pendant six semaines traité ce dossier avec une certitude originelle que c'était un suicide ou un accident". 
 
Pour l'avocat, les conclusions de la police hongroise s'expliquent par la volonté  de "couper court à toute rumeur". "Budapest est une ville très ‘secure', où il y a des milliers d'étudiants, énormément de touristes : l'idée qu'il puisse y avoir des petits malfrats nocturnes qui puissent errer dans Budapest, la violer, la jeter dans le fleuve, évidemment ce n'est pas une bonne publicité", analyse-t-il. Les parents, qui résident à Vienne, en Autriche, où le père est employé par Gaz de France, "veulent savoir ce qui a pu se passer ce soir-là", insiste-t-il.

LCI.fr - 16.02.09

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L'article diffamatoire de Jean Guisnel - Chauprade et le 11-septembre

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"Chauprade, l'homme qui forme les officiers et déforme l'histoire" par Jean Guisnel, paru dans le Point  du 04/02/09

<< Aymeric Chauprade est un géopoliticien qui ne cache pas ses convictions. Directeur de campagne de Philippe de Villiers aux européennes de 2004, en charge de la Revue française de géopolitique , il est très réservé sur l' adhésion de la Turquie à l'Union européenne , et a planché en juillet 2007, parmi d'autres intervenants aux idées affirmées, lors des Universités d'été du mouvement Renaissance catholique sur le thème : " le nationalisme est-il un péché ? " Il s'est montré critique sur le récent Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, ce qui ne manque pas de courage pour un enseignant censé se trouver en phase avec la politique de défense nationale.

Chroniqueur expert au Figaro , auteur prolifique dont les livres sont acquis chaque année à des centaines d'exemplaires par nombre d'écoles militaires, il a récemment publié un gros ouvrage très illustré sur le thème du choc des civilisations cher à l'Américain Samuel Huntington décédé le mois dernier. Logiquement, s'agissant d'un spécialiste de géostratégie, Aymeric Chauprade s'intéresse au monde de "l'après-11-septembre", dont il décline les évolutions d'une manière conforme à sa conception politique. Certes, c'est son droit. C'est tout juste si l'on se demande s'il est logique que le ministère de la Défense confie à un idéologue aux convictions aussi affichées, la chaire de géopolitique du CID ( Collège interarmées de défense , anciennement École de guerre).

Rappelons que tous les officiers français promis à un avenir d'encadrement dans les armées, mais aussi de très nombreux officiers étrangers, soit
plusieurs centaines de cadres militaires chaque année , suivent son enseignement à l'École militaire, à Paris.


Or, il se trouve que ce professeur affiche dans son livre une perception pour le moins
curieuse des attentats du 11-septembre. Dans son introduction générale qui s'étend sur dix pages, il présente les théories du complot qui foisonnent autour de cet événement, comme "une hypothèse qui ne manque pas d'argument à défaut de forcément convaincre". Cette "hypothèse" étant en réalité la vision de "ceux qui pensent qu'un machiavélique complot américano-israélien a été le point de départ d'une guerre américaine contre le reste du monde". Le point de vue est-il balancé, les sources contradictoires ? Non. Des recherches personnelles de celui qui se présente comme ayant "puissamment contribué à la renaissance des études géopolitiques en France" viendraient-elles conforter des sources inédites, des travaux scientifiques incontestables, sur ce prétendu complot ? Pas davantage. Le lecteur a seulement le droit à une compilation complaisante et sans recul, le plus souvent à l'indicatif.

Autorité "scientifique"

L'attaque des tours jumelles du World Trade Center de New York et du Pentagone par des terroristes préparés par al-Qaïda ? "Le nouveau dogme du terrorisme mondial", une "version officielle", donc sujette à caution. Au World Trade Center, "l'incendie n'a pas été si violent que le prétend la commission d'enquête". "L'onde de choc n'a pas pu provoquer l'effondrement. Seule une démolition contrôlée par des explosifs permet d'obtenir un effondrement aussi rapide et parfait."


Ce qui pose problème sous la plume de cet enseignant qu'on penserait enclin à une certaine rigueur, c'est qu'il conforte de son autorité "scientifique" ces théories complotistes qu'il ne conteste pas, avec lesquelles il ne prend pas de distance. Un seul exemple : il prend à son compte la fable accusant George W. Bush et/ou les services secrets américains d'avoir organisé les attentats pour justifier une entrée en guerre. Cette version voudrait qu'il existât un "mystère" autour de l'effondrement du bâtiment 7 du World Trade Center, lequel a été détruit sans avoir été touché par un avion.

Alors que les services officiels américains ont pris la peine de répondre à ces questions, dans un document publié le 21 août dernier , le professeur Chauprade ne cite pas cette source dans son ouvrage imprimé en décembre 2008 ! Comment s'en étonner, puisque la bibliographie qu'il propose sur ce sujet comprend sept sources univoques, toutes favorables à la thèse du complot ?
À la fin de ces dix pages intégralement biaisées, l'auteur se pose une question : "Comment une telle conspiration n'a-t-elle pas pu être démasquée dans un pays où tant de contre-pouvoirs peuvent jouer ?" Mais c'est tout simple, professeur : elle n'a pas existé ! >>

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Un scandale de plus: l'épuration d'Aymeric Chauprade

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 Chauprade porte plainte contre Morin pour "discrimination" devant la Cour de Justice de la République

Il avait promis de "la bagarre", nous y sommes. Aymeric Chauprade, qui a été congédié le 5 février du Collège interarmées de Défense à la suite de la parution d'un texte mettant en doute ce qu'il appelle la "version officielle" des attentats du 11 septembre, estime que le ministre de la Défense Hervé Morin "a commis un acte de discrimination au sens des dispositions des articles 225-1 et 225-2 du Code Pénal qui punit de trois ans de prison le fait de sanctionner autrui pour ses idées".

Son avocat, Maître Antoine Beauquier, va saisir la Cour de Justice de la République pour obtenir des sanctions à l’encontre du ministre de la Défense.


Se définissant lui-même comme appartenant à la "droite conservatrice", très hostile au courant "néo-conservateur", Aymeric Chauprade affirme que "ses opinions politiques et ses convictions religieuses déplaisaient à  Hervé Morin. Croyant plaire à l’entourage du Président de la République, monsieur Morin, qui n’a pas caché que sa décision avait été prise en considération de ce que monsieur Chauprade, de religion catholique, était critique à l’égard de la politique américaine devra répondre de son comportement devant la juridiction compétente" peut-on lire dans un communiqué qu'il publie ce matin.

Il ajoute qu'Hervé Morin "a manqué à ses devoirs de ministre, au mépris des principes élémentaires qui gouvernent notre droit public, notamment le droit au débat contradictoire".

Par ailleurs, Chauprade devrait attaquer Le Point en diffamation. La décision du ministre a été prise à la suite de la lecture d'un article de Jean Guisnel sur le site Défense ouverte du Point.fr. Cette affaire devrait également avoir un volet devant le tribunal administratif.

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Un ministre italien propose de castrer les violeurs

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Roberto Calderoli
ROME (AFP) — L'Italie doit pouvoir recourir dans certains cas à la castration chirurgicale des personnes coupables d'agression sexuelle, a estimé lundi Roberto Calderoli, ministre de la Simplification administrative et membre de la Ligue du Nord, le parti anti-immigration du gouvernement Berlusconi.

"Face à certains cas, je ne pense pas qu'une réinsertion soit possible, je crois que la castration chimique peut être insuffisante et qu'il ne reste que la castration chirurgicale. La société doit se défendre", affirme le ministre dans une interview au quotidien La Stampa.

L'Italie a été confrontée à trois affaires de viols ces derniers jours, notamment celui d'une adolescente samedi dans un parc de Rome.

Le gouvernement a réagi en annoncent qu'il présenterait dans les jours qui viennent un décret-loi pour que les auteurs d'agression sexuelle soient systématiquement mis sous les verrous et qu'ils ne puissent être assignés à résidence dans l'attente de leur jugement.

Une autre mesure envisagée serait, selon la presse, l'autorisation donnée aux maires de former des groupes de "citoyens volontaires non armés" pour surveiller les zones à risque.

L'opposition de centre gauche a immédiatement rejeté cette hypothèse. "Elle risque surtout d'entraîner plus de violence. Le monopole de la sécurité doit rester à l'Etat", a déclaré lundi dans La Repubblica Marco Minniti, ministre de l'Intérieur du cabinet fantôme du Parti Démocrate (PD) de Walter Veltroni.

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16/02/2009

Territoires palestiniens occupés: une odeur d'argent

Veolia, Alstom, Dexia... Colonies illégales, tramway colonial...Quand des entreprises françaises financent l’occupation ou y participent.

Cela rappelle étrangement des situations vécues déjà sous d’autres cieux, c’est-à-dire là où l’argent est roi et qu’il n’y a pas de place pour les états d’âme. Au nom d’une logique aussi inhumaine que froide, des pays ferment les yeux dans des cas de flagrante injustice, en contradiction avec un discours supposé défendre les droits de l’homme.

C’est ainsi que trois multinationales et une PME françaises sont accusées d’avoir tiré économiquement profit de la colonisation de la Cisjordanie par Israël. « . Les multinationales Alstom et Veolia comptent transporter leurs habitants à travers Jérusalem. La PME Manitou participe à la construction du mur de séparation. Toutes font du business en totale violation du droit international », indique une La banque franco-belge Dexia finance plusieurs coloniesONG (organisation non gouvernementale) française sur son site. Ainsi apprend-on, « en 2003, le gouvernement israélien a lancé un plan de financement des communes qui ont du mal à boucler leurs budgets. 67 municipalités israéliennes, dont une dizaine de colonies, bénéficient d’un emprunt auprès de Dexia Israël ».

« L’implantation de colonies israéliennes en Cisjordanie viole la Convention de Genève, ratifiée par Israël, et plusieurs résolutions de l’Onu, notamment la résolution 446 du 22 mars 1979 », ne cesse t-on de rappeler y compris aux gouvernements qui se montrent d’une extrême complicité avec leurs milieux économiques.

Cette résolution considère que la politique et les pratiques israéliennes consistant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 n’ont aucune validité en droit et font gravement obstacle à l’instauration d’une paix générale, juste et durable au Moyen-Orient. L’ONG « Intal », avec une trentaine d’organisations belges, vient de lancer une campagne « Dexia, out of Israel », contre le financement des colonies israéliennes par la banque franco-belge. Plusieurs communes belges ont déjà adopté des motions allant dans ce sens.

 Deux multinationales françaises sont impliquées dans le consortium Citypass aux côtés d’entreprises et de banques israéliennes : Veolia transport et Alstom, pour la réalisation du tramway d’El Qods, devant relier El Qods-Ouest, aux colonies israéliennes d’El Qods-Est, en Cisjordanie palestinienne. Alstom doit fournir 46 rames de tramway et a obtenu une concession de 30 ans pour l’exploitation de la ligne et c’est fort logiquement que l’Autorité palestinienne a porté plainte contre les deux multinationales.

 

De nombreuses ONG ont dénoncé la participation des deux groupes à la réalisation de ce projet. Grâce à leur travail, Veolia a directement pâti de sa participation au consortium.

En effet, le conseil municipal de Stockholm a annoncé, le 20 janvier, que Veolia, en charge du métro de la capitale scandinave depuis dix ans, était évincée au profit d’un autre opérateur. « Un contrat de 3,5 milliards d’euros est parti en fumée officiellement pour des raisons commerciales mais sur fond d’une intense campagne médiatique », rappelle-t-il.

La dernière entreprise directement impliquée auprès des colonies israéliennes n’est pas une multinationale mais une société de taille moyenne. « Manitou » se présente comme « leader mondial de la manutention tout terrain », au chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros, fournit machines et bulldozers pour la construction et l’entretien du mur de démarcation, érigé par le gouvernement israélien, dont le tracé empiète largement sur le territoire palestinien. Et ces entreprises n’ont jamais été rappelées à l’ordre dans leur pays d’origine.

AFPS - 16 février 2009

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