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07/10/2008

BANKSTERS par Roberto Fiorini

http://robertofiorini.blog4ever.com/blog/lirarticle-84180...

Cet article-choc comporte trois vidéos passionnantes! 

7 octobre 2008

18:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Bourse de Paris: une éclaircie?

La Bourse de Paris a terminé en léger rebond mardi, le CAC 40 reprenant 0,55% à 3.732,22 points au lendemain d'une débâcle historique, dans un marché toujours inquiet de la situation du secteur financier.

  L'indice vedette a repris 20,24 points à 3.732,22 points, dans un volume d'échanges élevé de 6,8 milliards d'euros, au terme d'une séance une nouvelle fois chahutée. Il avait dégringolé de 9,04% lundi, soit sa plus lourde chute quotidienne en vingt ans d'existence.

La place parisienne a fluctué au gré des suspicions entourant les banques allemandes Deutsche Bank et Commerzbank et la britannique Royal Bank of Scotland, tandis que l'Islande nationalisait dans l'urgence une deuxième banque en l'espace de huit jours.

La Réserve fédérale américaine a certes dopé les marchés l'espace de quelques heures, en annonçant qu'elle allait acheter des billets de trésorerie, ces instruments financiers qui permettent aux entreprises de faire face à leurs besoins imprévus de liquidités.

 Mais si ce geste inédit "limite la contamination de la crise du crédit à l'ensemble de l'économie", il ne "répond pas à la problématique bancaire", a souligné Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities. Insuffisamment rassuré, le marché parisien a donc atténué ses gains en fin de séance.

Venant réconforter des marchés aux abois, six banques centrales ont publié mardi un calendrier de leurs opérations de refinancement, destinées à alimenter le circuit bancaire international en liquidités.

La Réserve fédérale américaine va ainsi allouer aux enchères au moins 450 milliards de dollars de plus que prévu en décembre, la Banque centrale européenne ayant publié de son côté un calendrier d'enchères de refinancement en dollars à 28 et 84 jours jusqu'à la fin de l'année.

La nouvelle dopait les valeurs financières: BNP Paribas s'envolait de 6,30% à 71,75 euros, tandis que Société Générale prenait 3,80% à 62,82 euros, Axa 2,39% à 20,55 euros, Crédit Agricole 1,41% à 14,04 euros. Seul Dexia continuait de plonger (-8,32% à 6,24 euros), l'incertitude pesant encore sur son avenir.

Alors que les marchés se préoccupaient du durcissement des conditions de crédit, l'initiative des banques centrales est accueillie avec enthousiasme, bien que les inquiétudes persistent sur le développement de la crise parmi les établissements financiers européens.

Le marché reste par ailleurs fébrile alors que plusieurs grandes entreprises américaines s'apprêtent à publier leurs résultats pour le troisième trimestre, à commencer ce mardi par le géant américain de l'aluminium Alcoa.

 

Euronext (CAC 40)- 07.10.08

18:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

L'Allemagne garantit tous les dépôts des épargnants pour éviter la panique

L'Allemagne espérait lundi éviter une ruée sur les banques après l'annonce par le gouvernement d'une garantie sur tous les dépôts des épargnants et l'adoption d'un plan de sauvetage pour la quatrième banque du pays, Hypo Real Estate.  Berlin espère avoir stabilisé la banque de crédits immobiliers Hypo Real Estate par un vaste plan de sauvetage ficelé tard dimanche soir et rassuré les épargnants sur le sort de leurs économies.


En annonçant dimanche après-midi la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, c'est un total de 568 milliards d'euros que la chancelière Angela Merkel s'est engagée à garantir, soit «la plus grosse garantie de l'histoire mondiale», commentait lundi matin à la radio allemande Hans-Peter Burghof, professeur de finances à l'université de Hohenheim.

«Jamais personne nulle part dans le monde n'a garanti une somme aussi élevée en deux phrases lapidaires», a-t-il noté. L'idée sous-jacente est «bien sûr qu'on n'ait pas à utiliser la garantie, par le fait même qu'on la donne», a ajouté M. Burghof.

Selon le quotidien Sueddeutsche Zeitung de lundi, cette garantie dépasserait même 1.000 milliards d'euros.

Le quotidien populaire Bild, dont la Une modèle souvent l'opinion, rassure lundi ses 12 millions de lecteurs: «votre argent est en sécurité». Un écho aux propos de la chancelière la veille: «Nous disons aux épargnants que leurs placements sont sûrs. Le gouvernement s'en porte garant», a-t-elle déclaré lors d'un court point-presse. 

 Outre le geste envers les épargnants, Berlin a cherché à éviter un effet de contagion de la crise en sauvant la banque immobilière Hypo Real Estate.

Les besoins en liquidités de celle-ci, déjà miraculée la semaine dernière par la plus grosse opération de sauvetage de l'histoire allemande, avaient pris en une semaine des proportions faramineuses, et pourraient atteindre, selon certains, les 100 milliards d'ici l'an prochain...

Les banques et compagnies d'assurance du pays ont donc consenti dimanche à remettre 15 milliards d'euros au pot, le gouvernement se montrant intraitable sur une augmentation de sa propre contribution. Berlin a déjà apporté une garantie d'environ 27 milliards d'euros.

Ce sauvetage, destiné à éviter «un mouvement d'effondrement» de tout le système bancaire allemand, selon le ministre des Finances Peer Steinbrück, s'accompagne d'appels aux responsables et à tous les acteurs du secteur à prendre leurs responsabilités. Berlin a catégoriquement refusé de nationaliser la banque. M. Steinbrück a jugé «impensable de pouvoir continuer à travailler avec la direction actuelle» de la banque.

Hypo Real Estate s'est félicitée lundi matin de «la stabilisation du groupe». Mais les investisseurs à la Bourse de Francfort ne semblaient pas partager l'optimisme de l'institut de Munich (sud). Avant l'ouverture de la Bourse, l'action perdait près de 50% dans les échanges électroniques de pré-séance. 

 Leparisien.fr avec AFP- 06.10.08

00:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Le procès de l'Angolagate pourra-t-il avoir lieu?

Angola guerre civile.jpg
Angola, mars 1993: vaste trafic d'armes à destination d'un pays en pleine guerre civile

Le procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes de guerre où sont jugées 42 personnes dont l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand, fils aîné de l'ancien président de la République, s'est ouvert ce lundi après-midi au tribunal correctionnel de Paris.

 Dès les premières heures des 58 audiences prévues jusqu'en mars, la défense devrait multiplier les recours pour tenter de faire capoter le procès.

   
Pour elle, en effet, il n'a pas lieu d'être puisque les armes ne transitaient pas par la France, un argument récemment repris par le ministre de la Défense Hervé Morin. La République d'Angola elle-même veut empêcher la tenue du procès, au nom du «respect du secret défense» d'un pays étranger.

 

C’est une lointaine guerre civile en terre africaine qui vaut aux quarante-deux prévenus de comparaître à partir d’aujourd’hui devant la 11 e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Parmi eux, une impressionnante brochette d’hommes d’affaires, politiques, célébrités et banquiers, coupables, selon l’accusation, d’avoir, pour les uns, alimenté un trafic d’armes vers l’Angola entre 1993 et 1998, et, pour les autres, bénéficié des profits substantiels générés par ce business orchestré par deux richissimes associés de circonstance, Pierre-Joseph Falcone et Arcadi Gaydamak. A côté d'eux, comparaissent des personnalités soupçonnées d'avoir reçu des pots-de-vin. Outre Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand, on retrouve Jean-Charles Marchiani, alors son conseiller à l'Intérieur de Charles Pasqua, Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand ou le romancier Paul-Loup Sulitzer... 

Attendu par une nuée de caméras et de photographes, Charles Pasqua s'est refusé à toute déclaration à son arrivée au palais de justice. Il a dû être escorté par des gendarmes pour se frayer un chemin.


790 millions de dollars de contrats de vente d’armes et de munitions


Les sommes brassées dans le cadre de ce qui a été baptisé l’Angolagate donnent le vertige : 790 millions de dollars de contrats de vente d’armes et de munitions, des marges flirtant avec les 50 %, des enveloppes de cash à gogo, des virements faramineux vers des paradis fiscaux, sur fond de corruption et de diplomatie parallèle. Les 468 pages de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal révèlent que les largesses de Pierre-Joseph Falcone et d’Arcadi Gaydamak étaient sans borne quand il s’agissait de s’attacher de bons et loyaux services. Une incroyable saga politico-financière qui vaut aujourd’hui à des hommes comme Paul-Loup Sulitzer, Jacques Attali, ou Jean-Christophe Mitterrand de se retrouver sur le banc des prévenus.

Des armes de l’ex-bloc de l’Est. En 1993, l’Angola, ancienne colonie portugaise située sur la côte ouest de l’Afrique, est en proie à une sanglante guerre civile opposant le président José Eduardo Dos Santos aux rebelles de l’Unita. Dos Santos demande une aide militaire à la France par le canal officiel, déclinée au motif qu’on ne vend pas d’arme à un pays en guerre. Le régime angolais fait alors le forcing dans l’ombre et obtient indirectement du fils du président de la République, Jean-Christophe Mitterrand, un contact avec l’homme d’affaires Pierre-Joseph Falcone. La société de celui-ci, Brenco, basée à Paris, se retrouve ainsi, selon l’accusation, à « servir de support à l’activité de vente d’armes déployée en lien avec Arcadi Gaydamak, sous couvert de la société écran ZTS OSOS ». Le contrat, illicite selon la justice française puisqu’il n’a été soumis à aucune autorisation, s’élève à 790 millions de dollars pour la fourniture d’armements dénichés dans l’ex-bloc de l’Est par Gaydamak : chars, véhicules blindés, canons, obus, hélicoptères, mines antipersonnel, navires de guerre…

Des enveloppes bourrées de cash dans le XVIème . Les dividendes perçus par Gaydamak et Falcone sur ce contrat (400 millions de dollars selon l’accusation) nourrissent leurs ambitions personnelles et des relations susceptibles de servir leurs intérêts. Le luxe de l’hôtel particulier du XVIème arrondissement qui sert de siège à Brenco impressionne même les visiteurs de marque, venus chercher quelque enveloppe de papier kraft bourrée de Galilée, nom de code pour le cash. « Magnifique », avoue Charlotte Rampling, dont le compagnon de l’époque, Jean-Noël Tassez, ex-patron de RMC, a bénéficié d’un prétendu « prêt » d’un million de francs. Les obligés de Falcone y défilent, reçus le plus souvent par le « bras droit du grand patron », Isabelle Delubac, dont les mémos journaliers, consignés dans des disquettes saisies à son domicile, ont fait le régal des enquêteurs. Largement défrayée pour sa loyauté et son précieux silence, à l’image de tant d’autres, cette collaboratrice zélée a ainsi veillé jusqu’en 2000 à rétribuer en liquide, ou via de discrets virements sur des comptes étrangers, une ribambelle hétéroclite d’amis de la maison : certains des prévenus, mais aussi des officiels angolais, un chanteur lyrique chinois, des hôtesses…

Virements et cadeaux en nature vers l’Angola. Le procès qui s’ouvre risque d’assombrir les relations politiques et commerciales que la France et l’Angola, riche en pétrole, tentent de renouer aujourd’hui. Car même si aucun officiel angolais n’est jugé, les virements et cadeaux en nature dont ont bénéficié une trentaine de membres du régime s’élèveraient « a minima » à plus de 50 millions de dollars. Les audiences s’annoncent tendues, d’autant que bon nombre d’avocats de la défense contestent le caractère illicite du commerce d’armes, aucune d’entre elles n’ayant transité par le sol français…

leparisien.fr - 06.10.08

00:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

06/10/2008

Siné toujours coté en Bourse?

Couverture Siné-Hebdo n°4.jpg
Couverture du n°4

23:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Sarközy, élu le 6 mai 2007

NicolasSARKOZY président 6 mai 2007.jpg
En dix-huit mois, il a ruiné la France!
En début de semaine dernière, Nicolas Sarközy s'est réfugié à New York. Attaqué depuis 8 jours sur son silence au beau milieu de la plus grave crise boursière que le monde ait connue depuis 1929, le président français a profité de sa visite américaine pour «prendre de la hauteur». Puis, de retour en France, il a prononcé son fameux «discours de Toulon», avant d'achever ses promesses de croissance et d'équilibre des comptes le lendemain en Conseil des Ministres.


Nicolas Sarközy n'y connaît pas grand chose en économie. Le tsunami financier qui a frappé l'Amérique puis les places européennes l'a surpris. Il y a à peine deux ans, il déclarait: «il faut créer les conditions fiscales favorables pour le développement de fonds de pension français». Il ne mesurait pas la complexité et la volatilité imprudente du système boursier international.
Ces derniers jours, les «proches du Président» ont laissé filtrer qu'il réfléchissait à sa riposte médiatique. Il a fait venir à New York François Pérol, son secrétaire général adjoint pour l'aider. Un signe de fébrilité ou de solitude ? Là-bas, il a énoncé 3 platitudes : (1) «la crise, c'est mal» (2) «les responsables doivent être punis», et (3) il faut un sommet. «Un monde nouveau est en train de naître à travers tous les succès mais aussi toutes les crises qui secouent la planète», a-t-il ainsi déclaré mardi, entre deux cérémonies et un peu de shopping avec Carla Bruni. Mercredi, il a réuni ses proches collaborateurs et d'autres encore, pour continuer de préparer son discours au Zénith de Toulon, le lendemain: Claude Guéant, François Pérol, Henri Guaino, mais aussi des économistes et des chefs d'entreprise comme Jean-Philippe Cotis (Insee), Henri de Castries (Axa), Jean-Paul Fitoussi (OFCE), Michel Didier (Rexecode) étaient au chevet du Monarque pour l'aider à penser.


Nicolas Sarközy n'a plus de choix. Il a grillé ses cartouches dans les premiers mois de son mandat, pour très peu d'effet. Alors que la crise des subprimes éclatait, le gouvernement français a fait l'autruche, refusant de voir le danger. Toutes les menaces extérieures étaient prévisibles: la flambée des cours du pétrole et des matières premières, la crise financière américaine, le ralentissement du marché immobilier ne sont pas apparus soudainement un jour de janvier 2008.

Le paquet fiscal de juillet 2007 coûte environ 10 à 15 milliards d'euros par an aux comptes publics. Un argent public dépensé en pure perte, qui n'a pas été remis en cause, alors que la situation se détériorait. On appelle cela ni plus ni moins du gaspillage. La croissance du PIB a ralenti dès le dernier trimestre de 2007 (+0,4% contre +0,6 à 0,7% les trois trimestres précédents); l'inflation, sur 12 mois glissants, a dérapé mois après mois de +1,2% en janvier 2007 à +3,2% en août 2008; le pouvoir d'achat s'est tassé début 2008, pour diminuer au trimestre suivant (-0,6%); les créations d'emploi salarié ont fortement ralenti (+0,7% au premier trimestre 2007, puis +0,4% le reste de l'année, pour régresser à -0,1% au second trimestre 2008); le chômage «officiel» a augmenté de 30 à 40 000 personnes en août 2008, d'après Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, une hausse mensuelle jamais vue depuis 1993. Les derniers indices du moral des industriels, au plus bas depuis juillet 2003, révèlent que la France, comme le reste de l'Europe, entre en récession.

Vendredi 26 septembre, le gouvernement a acté que la croissance serait faible en 2009 (à peine 1%); que le déficit public s'établirait à 2,7% du PIB et non 2,5%; que la France renonçait à sa promesse européenne d'équilibre budgétaire en 2012; et que la dette publique grimperait à 66% du PIB l'an prochain. «Nous sommes vigilants, raisonnables et réalistes» ont expliqué Christine Lagarde et Eric Woerth.

La messe est dite.


Jeudi 25 septembre, le président avait rassemblé un oratoire de 4000 fidèles au Zénith de Toulon. L'affichette un peu ridicule devant son pupitre mentionnait sombrement: «Discours de Toulon.» On s'attendait donc à de grandes annonces. Dans l'impasse économique et sociale la plus totale, Nicolas Sarközy n'a pu que surjouer son rôle de Président «responsable mais pas coupable»: il a accusé la finance mondiale imprudente, pour mieux éviter de parler de la situation du pays. Le Banquier cette fois-ci, voilà l'ennemi.
Procureur des dérives du système boursier «qui a trahi les valeurs du capitalisme économique de marché», il s'est auto-proclamé Sauveur du Capitalisme: «la crise que nous connaissons n'est pas celle du capitalisme.»
In fine, les annonces concrètes ont été rares : garantie de l'État pour l'épargne des particuliers (c'est indéniablement essentiel), réduction du nombre de fonctionnaires (une promesse de campagne), et moralisation de la vie financière. Ce dernier point est curieux à double titre : primo, parce que Sarkozy le répète depuis des lustres sans jamais le mettre en œuvre (il a tout de même été ministre des finances en 2004...); secundo parce que Sarközy a été d'une extrême indulgence avec le président de la Société Générale, Daniel Bouton, en janvier dernier, pendant l'affaire Kerviel qui cachait déjà 2 milliards d'euros de pertes dues aux subprimes.


Les hésitations et incohérences du gouvernement et de la majorité présidentielle paraissent dérisoires, face à ces difficultés. EDVIGE a fini par être remplacée par EDVIRSP (le nouveau projet autorise toujours la possibilité exceptionnelle de ficher, à l'exception des informations relatives à la santé ou l'orientation sexuelle), La fiscalité verte ne verra pas le jour de sitôt, et Jean-Louis Borloo se tait. L'UMP s'est gentiment déchirée autour de la Présidence du Sénat. L'Assemblée Nationale a fini par voter favorablement le renforcement de l'engagement militaire français en Afghanistan. Et l'UMP a attaqué violemment le financement du RSA lors de sa présentation à l'Assemblée cette semaine.

Un président paralysé et à court d'idées moins de 18 mois après son élection, une majorité rebelle, un contexte économique effroyable...
Sarközy semble tel un chasseur qui a tiré toutes ses cartouches avant que l'ours n'apparaisse vraiment. Il ne lui reste plus qu'à fuir.

Pendant encore 3 ans et demi.
(Source Marianne)

23:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Etrange suicide d'une enseignante à Massy...

Une enseignante de 45 ans s'est suicidée lundi à la mi-journée par pendaison à l'intérieur de l'école primaire Gambetta de Massy (Essonne), sans laisser de trace écrite susceptible d'expliquer les raisons de son geste, qui a suscité un vif émoi dans la communauté éducative.

Les élèves présents dans l'établissement n'ont pas été témoins du drame. "Notre première préoccupation était que les enfants soient tenus à l'écart de tout ça", a déclaré à la presse le recteur de l'académie de Versailles, Alain Boissinot, qui s'est rendu sur place avec l'inspecteur d'académie.

Dans un communiqué, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a fait part de son "émotion", et a exprimé sa "sympathie" à la famille de l'enseignante.

Il a également fait part de "sa solidarité à l'ensemble des membres de la communauté éducative de l'école".

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'enseignante a été découverte à la mi-journée pendue à un panneau de basket avec une cordelette ou une corde à sauter dans une salle où elle recevait habituellement les enfants, par une psychologue avec qui elle avait rendez-vous. Ce rendez-vous était prévu dans le cadre de son activité, et non pour des problèmes la touchant personnellement.

Inquiet de ne pas la voir arriver, la psychologue s'est lancée à sa recherche, et a découvert le corps, selon une source judiciaire.

On ignore si son geste a été motivé par des raisons privées ou professionnelles, a-t-on précisé de sources policière et judiciaire.

Selon le recteur d'académie, il s'agit "d'un drame personnel", qu'il convient de "respecter en tant que tel", et qui ne peut "pas laisser l'institution scolaire indifférente".

Une cellule psychologique pour les enfants va être mise en place dès mardi, a expliqué à la presse M. Boissinot. Face à une "situation traumatisante", l'école "a besoin de sérénité", a-t-il déclaré. Selon lui, l'enseignante, qui exerçait la fonction d'éducatrice spécialisée, intervenait depuis deux ans dans plusieurs établissements, dont l'école Gambetta, dans le cadre des Rased (Réseaux d'aide spécialisés aux enfants en difficulté) et était "parfaitement bien appréciée sur le plan professionnel".

"Toute l'équipe est bouleversée par ce qui vient de se passer", a déclaré Philippe Rabache, directeur de l'école depuis un an. Selon lui, l'enseignante ne présentait aucun signe qui aurait pu laisser imaginer un tel geste. "Nous sommes tous effondrés", a-t-il ajouté.

Cette femme, mariée, était mère de deux enfants de 12 et de 20 ans. Elle n'a pas laissé de mot expliquant son geste.

L'école Gambetta, un bâtiment de briques rouges situé dans le centre ville de Massy, accueille 460 élèves dans 18 classes.

Les cours se sont malgré tout déroulés normalement lundi après-midi, et il devrait en être de même mardi, selon M. Rabache. AFP. 06.10.08

22:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

Angolagate: les pourris...

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Jacques Attali
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Jean-Christophe Mitterrand

Quarante-deux personnes sont renvoyées devant la justice pour l'Angolagate : les associés Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone, leurs anciens employés et plus d'une vingtaine "d'obligés" qui auraient reçu indûment de l'argent.

Voici les principaux:

LES DEUX ASSOCIES

- Arcadi GAYDAMAK, 56 ans, réfugié en Israël, et Pierre FALCONE, 54 ans : auraient organisé de 1993 à 1998 un vaste trafic d'armes vers l'Angola, sans les autorisations nécessaires de l'Etat français, et versé de nombreux pots-de-vin à des personnalités angolaises et françaises.

Pour commerce illicite d'armes, abus de confiance, fraude fiscale et trafic d'influence notamment, ils risquent chacun 10 ans de prison.

Gaydamak sera absent du procès: à la suite d'un mandat d'arrêt lancé contre lui par la justice française en 2000, le milliardaire d'origine russe, qui a pris la nationalité israélienne, s'est réfugié en Israël.

LES PERSONNALITES

Toutes répondent au moins de recel d'abus de biens sociaux

- Charles PASQUA, sénateur de 81 ans, ancien ministre de l'Intérieur; Jean-Charles MARCHIANI, son ex-bras droit, 65 ans, actuellement détenu pour corruption : auraient reçu chacun plusieurs centaines de milliers de dollars contre leur lobbying en faveur des intérêts angolais.

L'Association France-Afrique Orient (AFAO), dont Pasqua était vice-président et Marchiani membre, aurait touché 1,5 million de FF (228.700 euros), finançant indirectement les activités politiques des deux hommes.

Répondant notamment de trafic d'influence alors que l'un était élu et l'autre détenteur de l'autorité publique, ils risquent 10 ans de prison.

- Jacques ATTALI, 64 ans, ancien conseiller de François Mitterrand : aurait reçu 160.000 dollars pour, de 1997 à 1999, user de son influence auprès des ministères des Finances et des Affaires étrangères afin de résoudre les ennuis fiscaux de la société ZTS Osos, de Falcone et Gaydamak. Soupçonné aussi de trafic d'influence passif, il risque 5 ans.

- Georges FENECH, 53 ans, ancien député de droite, magistrat et président de la Miviludes (mission contre les sectes) : son Association professionnelle des magistrats (APM) aurait perçu indûment 15.000 euros. Risque 5 ans.

- Jean-Christophe MITTERRAND, 61 ans, fils aîné du président français dont il fut le conseiller Afrique de 1986 à 92 : aurait touché 2,6 millions de dollars pour avoir servi d'intermédiaire. Répondant aussi de complicité de commerce illicite d'armes, il risque 5 ans.

- Paul-Loup SULITZER, 62 ans, auteur de romans aux intrigues financières : aurait perçu 380.000 euros pour user de son influence dans le monde des médias afin de redorer l'image des deux associés. Risque 5 ans.

Josée Lyne Falcone, la soeur de Pierre, de nombreux employés de sa société Brenco, à commencer par la secrétaire Isabelle Delubac ou des "hôtesses" figurent aussi parmi les prévenus, sans compter un chanteur lyrique, un ancien colonel, un publicitaire, un avocat ou un architecte d'intérieur.

LES ABSENTS

Aucune des quelque trente personnalités angolaises qui auraient touché des pots-de-vin, selon les enquêteurs, ne figurent parmi les prévenus, à commencer par le président José Eduardo dos Santos, l'ex-ambassadeur à Paris Elisio de Figueiredo, ou d'anciens ministres et militaires. AFP. 06.10.08

 

19:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

Lundi noir pour les Bourses mondiales

Les Bourses mondiales connaissaient un lundi noir, effrayées par l'ampleur de la crise financière et les risques de faillite de banques en série. 

L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, est tombé lundi sous le seuil des 10.000 points, pour la première fois depuis octobre 2004, plombé par l'aggravation de la crise financière en Europe.

Vers 14H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) lâchait 3,11%, soit 320,82 points, à 1O.004,56 points. Il était tombé quelques minutes auparavant à 9.983,38 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, perdait 4,01% (78,12 points) à 1.869,27 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 cédait 3,85% (42,32 points), à 1.056,91 points.

"C'est la panique générale. Tout le monde espérait après l'adoption du "plan Paulson" aux Etats-Unis et les opérations de sauvetage en Europe que les choses se calmeraient. Mais en réalité, il y a toujours des craintes d'effet domino", a déclaré à l'AFP Adrian van Tiggelen, stratégiste principal chez ING Investment à Amsterdam.

 Vers 11h45 GMT, Londres et Francfort perdaient chacune 5,2%, Paris 5,6%. Amsterdam était particulièrement déprimée avec une chute de 6,3% tout comme Milan (-5,8%), Stockholm (-5,7%) et Zurich (-4,5%). Vienne chutait de 7,8% alors qu'Oslo s'effondrait de près de 9%.

L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 abandonnait 5%, portant son recul depuis le début de l'année à 32,8%.

Cette déroute suivait des reculs de 4,2% de Tokyo, de 5% à Hong Kong alors que Djakarta s'est effondrée de 10%.

En Russie, les indices dégringolaient de plus de 15%, les échanges étant même interrompus à la mi-journée sur l'une des deux Bourses moscovites, le Micex.

Le plan Paulson de sauvetage bancaire adopté par le Congrès américain vendredi "fait peu pour soulager la contraction du marché du crédit", car il "ne s'attaque pas directement aux problèmes de fond des marchés financiers, mais simplement aux conséquences de la crise", relevaient les analystes de BNP Paribas.

S'ajoutaient à l'anxiété générale les déboires de la banque allemande Hypo Real Estate (HRE) en Allemagne, renflouée in extremis dimanche soir par le gouvernement et les autres banques allemandes grâce à un apport en liquidités de 50 milliards d'euros. Cela n'empêchait pas le cours de HRE de chuter de plus de 35% lundi à Francfort.

Les difficultés de cette banque font craindre une propagation à l'ensemble du secteur bancaire européen alors que celui-ci connaît une phase de consolidation accélérée.

La dernière étape en date est la prise de contrôle par la française BNP Paribas du bancassureur belgo-luxembourgeois Fortis, les Etats belges et luxembourgeois rentrant en retour au capital de la banque française.

L'action de BNP Paribas perdait quand même 5% à Paris alors que Dexia sombrait de 25% malgré le plan de sauvetage annoncé par les autorités publiques françaises, belges et luxembourgeoises la semaine dernière.

"Dexia a encore fait parler d'elle ce week-end en partie en raison de son exposition à Hypo Real Estate mais aussi car il y a encore des questions sur des besoins supplémentaires de financement", a indiqué Laurent Fransolet, de Barclays Capital à Londres.

C'est sur le marché interbancaire que les tensions étaient toutefois toujours les plus palpables:

Témoignant de la réticence des établissements financiers à se prêter de l'argent entre eux, le taux interbancaire à trois mois offert à Londres et exprimé en dollars (Libor) restait à un niveau exceptionnellement élevé, malgré une légère baisse à 4,2887% contre 4,3337% vendredi.

L'Euribor à trois mois, l'un des principaux taux de référence du marché monétaire de la zone euro, montait quant à lui à 5,345% contre 5,339% vendredi, atteignant de nouveau un niveau historique pour le septième jour consécutif.

"Ce dont nous avons vraiment besoin c'est d'une reprise du marché interbancaire. Si davantage de gouvernements européens annoncent des garanties de dépôts, cela pourrait être possible", indiquait Adrian van Tiggelen.

L'ouverture de Wall Street à 13h30 GMT était, dans un tel contexte, un nouveau facteur d'incertitude.

"Les marchés américains décideront de la direction générale et beaucoup sont ceux qui espèrent un retournement après les pertes de vendredi", soulignait Ian Griffiths, courtier chez CMC Markets à Londres.

"Ce sont les valeurs financières qui seront sous les feux de la rampe après les derniers développements en Allemagne et la poursuite des réactions au plan de sauvetage américain", estimait-il.

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VIDEO Renault-Sandouville

http://www.dailymotion.com/video/x6vk31_renault-supprime-...

26 septembre 2008

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VIDEO Sarközy hué à Sandouville!

http://www.wat.tv/video/visite-tendue-sarkozy-renault-zh1...

06 octobre 2008

Vendredi, le président de la République devait prononcer un discours devant 12.000 jeunes apprentis européens.

Son nom est hué par des milliers de jeunes!

Plus de discours de Nicolas Sarközy.

Trop "occupé" à préparer le mini-sommet sur la crise financière...

Et aujourd'hui?

En fin de matinée, Nicolas Sarközy est arrivé à l'usine Renault de Sandouville, en Seine-Maritime.

Une arrivée dans un climat particulièrement tendu.

Les ouvriers qui avaient bien l'intention de manifester leur colère ont été empêchés d'approcher le chef de l'Etat par les gendarmes mobiles.

Des gendarmes mobiles qui ont tenté de contenir les ouvriers dans les ateliers.

D'où la colère de très nombreux ouvriers et syndicalistes.

Comme le cégétiste Nicolas Guermonprez qui a déclaré:

" C'est facile de fanfaronner dans un meeting en disant qu'en France quand il y a une manifestation ça ne se voit pas, et d'envoyer plus de 200 CRS dans une entreprise privée pour ne pas que ça se voie. C'est une honte!"

Le président de la République avait prévu de rencontrer 400 personnes de l'usine.

Mais voilà, cette rencontre n'aura pas lieu.

Au dernier moment, il y a eu changement de programme. Une reculade!

Nicolas Sarközy se contentera de rencontrer, à huit clos, sans la presse, les représentants syndicaux...

Le Post (Source: Nouvel Obervateur)

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Agression raciste contre la directrice d'un collège parisien

Une directrice de collège a été brutalement agressée par une élève de 15 ans. Celle-ci  l'a frappée d'un coup de poing au visage, lui cassant le nez.

 La directrice de ce collège du XIIIe arrondissement de Paris s'est fait opérer vendredi pour les blessures qu'elle a reçues de cette élève.

C'est quoi cette histoire?

Le 24 septembre, la directrice de la section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa) du collège Elsa-Triolet a été brutalement agressée par une élève, une jeune fille de 15 ans.

Que s'est-il passé?
La directrice avait demandé à l'élève d'aller en permanence à la suite d'un retard.
La collégienne attendait l'enseignante devant son bureau. La directrice arrive. "L'élève l'a frappée d'un coup de poing au visage, en lui cassant le nez", selon Le Parisien.

La directrice, à qui une incapacité de travail de quinze jours a été prescrite, a porté plainte. En attendant d'éventuelles poursuites, la jeune fille va être exclue du collège jeudi prochain, à l'issue d'un conseil de discipline.

Quel est le profil de la collégienne de 15 ans?
"L'agresseuse avait déjà été exclue de deux établissements pour violences. Après son "pétage de plombs", il a fallu l'intervention des pompiers pour qu'elle se calme...", précise un professeur d'Histoire du collège.

Quelles sont les réactions?
"C'est un geste terrible. Si elle [la directrice, ndlr] ne se sent pas capable de revenir à Elsa-Triolet, nous lui trouverons un autre poste", a déclaré au Parisien Michel Soussan, directeur de l'académie de Paris.

Les enseignants du collège ont tenu à manifester leur soutien à la directrice en arrêtant le travail, vendredi, de 10h à 12h. Ils ont "écrit au recteur pour demander de nouveaux effectifs et tirer la sonnette d'alarme sur la situation des Segpa à Paris", écrit encore Le Parisien. S'ils n'obtiennent pas ce qu'ils demandent, ils pourraient faire jouer leur droit de retrait ou se mettre en grève.

Violences scolaires en série...
Ce fait-divers rappelle l'agression d'une institutrice de Persan (Val d'Oise) par un élève de 11 ans, le vendredi 26 septembre.
Le Post
ENTRE LES MURS !

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05/10/2008

Israël est-il devenu le ferment du terrorisme colonial juif?

L’agression contre Zeev Sternhell

(BMP)
Zeev Sternhell

Les mots « juif » et « terroriste » ne sont pas facilement associés par les Israéliens. Toutefois, comme la semaine dernière où l’un des grands intellectuels du pays a été blessé par une bombe posée devant la porte de son domicile, il arrive qu’ils n’aient guère d’autre choix.

Zeev Sternhell, âgé de 73 ans, qui fut la cible de cette agression est professeur de politique à l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialisé dans le fascisme européen et éminent sympathisant du groupe de gauche, la Paix maintenant.

Peu après l’explosion, la police a trouvé à proximité des tracts offrant 1,1 million de shekels (225 000€) à quiconque assassinerait un dirigeant de la Paix maintenant. L’activité la plus visible de ce mouvement est de surveiller et de critiquer l’expansion des colonies en Cisjordanie.

Mr Sternhell, blessé à la jambe, a mis en garde que cette agression pourrait marquer « l’effondrement de la démocratie » en Israël. Il s’était attiré l’hostilité de l’extrême droite religieuse en qualifiant les agressions des Palestiniens contre les colons d’actes de résistance contre l’occupation.

Au début de l’année, le Professeur a reçu le prix Israël pour les sciences politiques. L’agence de presse, Arutz Sheva, propriété des colons, a publié un article intitulé Le Prix Israël pour un professeur qui est pour le terrorisme, la guerre civile.

Le choc provoqué en Israël par l’attentat montre en partie que de telles agressions sont rares. La plupart des Israéliens jugent l’usage de la violence de juifs contre d’autres juifs comme totalement illégitime, ce qui explique partiellement que les forces de sécurité prennent généralement des gants quand ils ont à traiter avec les colons.

Il y a toutefois quelques précédents à ce genre d’agressions. En 1983, Emil Grunzweig a été tué par une grenade jetée par un militant de droite sur un groupe d’adhérents de la Paix maintenant qui défilait contre l’invasion du Liban par Israël. Et 12 années plus tard, les Israéliens ont déjanté quand un colon religieux, Yigal Amir, a abattu leur Premier ministre, Ytzhak Rabin.

La violence dirigée contre la gauche juive culmine dans les périodes où l’extrême droite religieuse croit qu’un accord avec les Palestiniens n’est pas loin d’être conclu. Rabin a payé de sa vie le prix de la signature des Accords d’Oslo. De même, Mr Sternhell semble être la victime des mécontentements des colons devant les discussions qui se poursuivent entre le gouvernement et les Palestiniens pour un retrait partiel israélien de Cisjordanie.

Certes, l’atmosphère chez les colons religieux s’est assombrie depuis le désengagement de Gaza, il y a trois ans. Un nombre important ont la conviction que, par la trahison de ce qu’ils perçoivent comme un droit acquis du peuple juif sur le territoire palestinien, le gouvernement se révèle de lui-même indigne de leur loyauté. D’autres sont convaincus que les colons eux-mêmes ont échoué à un test divin en n’ayant pas su faire face au gouvernement et à l’armée.

Quoi qu’il en soit, de nombreux colons d’extrême droite tournent le dos à celles des lois laïques qui heurtent leurs propres convictions. Un observateur israélien a noté que ces colons ne se considèrent plus devoir être loyaux à l’égard de l’Etat d’Israël, mais de la Terre d’Israël, une terre promise par Dieu et non par les politiciens.

Dans le tract trouvé près du domicile de Mr Sternhell, signé par un groupe nommé l’Armée des libérateurs, on peut lire « L’Etat d’Israël est devenu notre ennemi. »

Le Shin Bet, services secrets de la police, a un département Juifs, dont la mission est de surveiller les activités des terroristes juifs. A la différence de son département Arabes, pourtant, celui pour les juifs a peu d’effectifs et de moyens financiers. Il s’est révélé également très inefficace face à la menace représentée par l’extrême droite.

Les extrémistes juifs qui attaquent les soldats israéliens ou les Palestiniens dans les territoires occupés, qui appellent ouvertement à la violence contre les Palestiniens ou qui expriment des opinions illégales sont rarement poursuivis en justice, même lorsqu’il existe une preuve manifeste de leurs méfaits.

Le mépris général des lois chez les colons de Cisjordanie a atteint de nouveaux sommets et fut marqué ce mois-ci quand les colons de Yitzhar ont commis ce qui fut largement qualifié de « pogrom » contre les Palestiniens du village voisin d’Asira al Qabaliya. Les colons ont été filmés tirant à balle réelle sur les villageois, mais la police n’a jusqu’ici mis personne en accusation.

(JPG)
Violences de jeunes colons sur des Palestiniens à Sushia (Film B’Tselem)

Ce qu’on oublie souvent aussi, c’est que ce que l’on appelle l’ « underground » (*) juif a un passé d’agressions contre les Palestiniens à l’intérieur même d’Israël, notamment contre ceux qui ont la citoyenneté. Une voiture piégée a raté de peu, mais la blessant gravement, l’épouse d’un député arabe de la Knesset, Issam Makhoul, en 2003. Deux ans plus tard, dans la période du désengagement de Gaza, un soldat/colon, Natan Zada, a abattu 4 passagers dans un car se rendant dans la cité arabe/israélienne de Shafa’amr.

Des groupes comme les Fidèles du Mont du Temple, qui cherchent à faire sauter la mosquée d’Al-Aqsa et le Dôme du Rocher dans le Haram al-Sharif de la vieille ville de Jérusalem pour construire à leur place un troisième temple juif, sont peu confrontés aux actions du Shin Bet.

En revanche, le département Arabes du Shin Bet gère un vaste réseau d’informateurs palestiniens dans les territoires occupés et est ciblé par les groupes de défense des droits humains pour employer la torture visant à extorquer des informations aux détenus palestiniens.

En Israël, le département Arabes enquête régulièrement sur les citoyens palestiniens d’Israël, spécialement sur les mouvements islamiques connus pour leurs dons de bienfaisance dans les territoires occupés. Il harcèle aussi des partis politiques, comme l’Assemblée démocratique nationale d’Azmi Bishara, qui demandent l’égalité des droits.

A l’instar des Palestiniens des territoires occupés, les citoyens palestiniens risquent l’enfermement sur des preuves tenues secrètes.

Le chroniqueur bien connu d’Israël, Nahum Barnea, disait la semaine dernière que l’incapacité du Shin Bet à trouver et à arrêter les terroristes juifs provenait d’une « politique délibérée » et d’ « obstacles émotionnels » - une façon faussement modeste de suggérer que beaucoup au Shin Bet partageaient au moins certaines des valeurs des colons, même s’ils condamnaient leurs méthodes.

Le Professeur Sternhell a fait à peu près la même chose lors d’une interview à la radio depuis son lit d’hôpital quand il a rappelé qu’Yitzhak Shamir, alors qu’il était Premier ministre, avait défini l’ « underground » juif comme « d’excellents jeunes hommes, de vrais patriotes. »

Avec cette carence à faire appliquer la loi, l’extrême droite peut se livrer régulièrement et ouvertement à des activités en marge de la loi, souvent sans risquer sérieusement le châtiment. Beaucoup de ses dirigeants, tel Noam Federman, Itamar Ben GVir et Baruch Marzel, tous de Hébron, sont soupçonnés d’avoir des liens étroits avec le mouvement hors-la-loi Kach qui exige le nettoyage ethnique des Palestiniens de la région.

Mr Ben Gvir, qui dirige le groupe Front national juif, a nié l’implication de sa faction dans l’agression sur Mr Sternhell, mais il a refusé de la condamner.

Bien que le chef du Shin Bet, Avi Dichter, ait qualifié l’agression contre Mr Sternhelle d’ « agression terroriste nationaliste apparemment perpétrée par des juifs », on peut remarquer qu’aucun Israélien n’a demandé la démolition des maisons de ses auteurs.

Cela contraste fortement avec les réactions, la semaine dernière, après qu’un jeune Palestinien ait lancé sa voiture sur un groupe de soldats israéliens près de la vieille ville de Jérusalem. Les politiciens israéliens ont exigé que la maison du jeune soit détruite et que se famille sois sans abri.

Dans le tollé général contre l’agression à la bombe de la semaine dernière, il revenait au Professeur Sternhell de rappeler aux Israéliens qu’en réalité le terrorisme juif était surtout dirigé non contre des gens comme lui mais contre les Palestiniens.

(*) Underground : mouvement ou milieu clandestin qui se situe en dehors des circuits traditionnels, généralement dans le domaine artistique, mais aussi criminel (ndt).


(JPG) Jonathan Cook est écrivain et journaliste. Il vit à Nazaretz, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Son site : http://www.jkcook.net

Du même auteur :

- Comment Israël fabrique ses collaborateurs palestiniens
-
Créer une réalité sur le terrain
-
Un combat contre le nettoyage ethnique silencieux de Jérusalem
-
Un ou deux Etats ? Là n’est pas le problème
-
"Ce que veut dire « Shoah » pour Gaza"

 

30 septembre 2008 - Counterpunch - traduction : JPP


 Alterinfo - 02 Octobre 2008

23:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

Les bons larrons du RSA

RSA Martin Hirsch et Eric Woerth.gif
Martin Hirsch et Eric Woerth

Martin Hirsch défend lundi à l'Assemblée pour la troisième fois en trois semaines le texte remplaçant le RMI par le Revenu de solidarité active (RSA), avec la question centrale du financement par la taxe additionnelle de 1,1% sur les revenus du patrimoine. La gauche devrait s'abstenir, refusant l'inclusion de cette taxe dans le «bouclier fiscal», qui plafonne l'impôt à 50% du revenu.

L'UMP a par avance déploré ce choix et souhaité un vote favorable unanime, notamment par la voix du président de l'Assemblée Bernard Accoyer. Le gouvernement a de son côté déploré que l'opposition ne fasse pas preuve d'«unité nationale», pour le RSA comme face à la crise financière.

Le Haut commissaire aux Solidarités actives n'a pour l'instant fait voter qu'un seul des 17 articles de son projet de loi, dont l'objectif affiché est d'encourager le retour au travail des Rmistes et réduire le nombre de «travailleurs pauvres» (environ deux millions).
Le coût du RSA est évalué à 1,5 milliard par an, dépense publique énorme en période de «récession technique» et de priorité toujours accordée à la réduction des déficits.
 
En pleine crise financière, les députés vont s'attaquer au coeur du texte, à savoir le financement du RSA par une taxe additionnelle de 1,1% sur les revenus du patrimoine (produits d'épargne financier, bien immobilier...). Le produit du futur plafonnement des niches fiscales -150 à 200 millions d'euros par an- devrait réduire le poids de cette taxe. Il s'agit d'une concession à une partie de la majorité qui voyait d'un très mauvais oeil la création d'une nouvelle contribution.

La gauche va de nouveau demander que les bénéficiaires du bouclier fiscal s'acquittent également de la taxe RSA, sa condition pour voter un dispositif qui figurait parmi ses propres propositions. Mardi dernier, les députés n'avaient voté qu'un article, qui attribue la gestion du RSA aux départements, ainsi qu'un amendement qui accorde une reconnaissance juridique aux compagnons d'Emmaüs.
 
La discussion avait débuté le 25 septembre, puis avait brièvement repris le 30. Plusieurs députés ont déploré le «saucissonnage» de l'examen du projet, l'UMP et le PS se renvoyant la responsabilité de cet examen étalé sur trois semaines d'un texte présenté comme l'un des "plus importants" du quinquennat.

 

Leparisien.fr avec AFP- 05.10.08

22:27 Publié dans Blog | Tags : rsa | Lien permanent | Commentaires (8)

VIDEO La Nuit blanche de Delanoë

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafYxBZ.html

 

22:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

VIDEO De la valeur des témoignages...

http://myspacetv.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual...

Source: Blog d'Hervé Ryssen

 

21:55 Publié dans Blog | Tags : la rumeur | Lien permanent | Commentaires (0)

Ringarde...

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Le 4 octobre 2008

L'épouse du président français, Carla Bruni-Sarközy, a interprété une de ses nouvelles chansons samedi soir en direct à la télévision allemande, avant d'expliquer sur le plateau de l'émission que faire de la politique était "plus difficile que de faire de la musique".

La politique, "c'est plus dur que de faire de la musique, c'est un travail difficile", a affirmé l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui était invitée dans l'émission de divertissement "Wetten, dass..." ("On parie que ?"), une institution de la chaîne publique ZDF et une des émissions les plus suivies dans les pays germanophones.

L'ex-mannequin, qui s'exprimait en anglais, et dont les propos étaient simultanément traduits en allemand, a confié lors de cette émission réalisée en direct de Nuremberg (sud) avoir de "l'admiration" pour les hommes politiques, des "êtres humains comme nous" qui "agissent pour les autres".

Accompagnée à la guitare, sur fond de décor quelque peu rétro (avec vasques de fleurs et silhouettes de Tour Eiffel), Carla Bruni avait auparavant interprété sa chanson "L'Amoureuse". Des millions de téléspectateurs, pour peu qu'ils comprennent le français, ont pu ainsi l'entendre proclamer "Je suis l'amoureuse, je suis ton amoureuse. Et je chante pour toi la seule de toutes les choses qui vaille d'être là".

Lors de l'entretien avec le présentateur Thomas Gottschalk, en présence du couturier Karl Lagerfeld, Carla Bruni a précisé: "Il n'y a rien qui me manque dans ma vie d'avant. Je n'ai plus le droit d'être très insolente, mais je ne le souhaite pas non plus".

Interrogée sur ce qu'elle avait apporté avec elle lors de son emménagement à l'Elysée, la chanteuse a précisé "ma guitare, mes livres et moi-même".

La "première dame de France", qui fait actuellement la promotion de son nouvel album "Comme si de rien n'était", avait déjà participé en direct à la mi-septembre à une émission de variétés à la BBC britannique, où elle avait chanté "Tu es ma came", avant d'expliquer lors d'une interview qu'il lui arrivait de déranger son mari "au milieu de la nuit" avec sa musique. AFP. 05.10.08

Elle avait déclaré qu'elle ne chanterait plus en public...

21:30 Publié dans Blog | Tags : carla bruni | Lien permanent | Commentaires (5)

Photos de famille...

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Pierre et Jean Sarközy avec leur mère Marie-Dominique Culioli Clan Sarkozy.JPG
Jacques Martin, Cécilia Ciganer-Albeniz-Martin, Marie-Dominique Culioli-Sarközy, Nicolas Sarközy - avec leurs bébés respectifs Judith Martin et Pierre Sarközy

20:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Laporte: "Je ne suis pas le papa!"

Bernard laporte c'est pas le papa.jpg

Le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a déclaré dimanche à l'issue d'un discours officiel qu'il n'était "pas le père de l'enfant que porte Rachida" Dati, la ministre de la Justice.

M. Laporte, qui s'exprimait à l'occasion de la journée "Vivre Sport, Vivre l'Europe" célébrant les champions des 26 pays de l'Union Européenne, a conclu son discours officiel avant de reprendre le micro que s'apprêtait à saisir sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot.

"Je tenais à dire que je ne suis pas le père de l'enfant que porte Rachida", a dit l'ex-sélectionneur du XV de France de rugby alors que la garde des Sceaux se trouvait à ses côtés, présente à la manifestation sur le Champ de Mars en qualité de maire du VIIe arrondissement où l'esplanade est située.

La ministre a alors étouffé un rire, ainsi que l'ensemble de l'assistance composée de nombreux sportifs et officiels du sport français. AFP. 05.10.08

Ce n'est pas Aznar, ce n'est pas Laporte...
On se fiche complètement de savoir qui l'a engrossée!

19:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Qu'il parle en hébreu, ce sera plus clair!

Kouchner 4 oct 08.jpg
Le 4 octobre 2008

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déploré dimanche une "confusion phonétique" par laquelle le quotidien israélien Haaretz lui a fait dire qu'Israël "allait manger l'Iran" si ce pays se dotait de l'arme nucléaire.

M. Kouchner a tenu à préciser dans un communiqué "que durant l'entretien en anglais avec les journalistes du Haaretz, il a utilisé le mot "hit" (frapper) et non "eat" (manger) à propos d'une hypothétique réaction israélienne s'agissant de l'Iran".

Le ministre, a ajouté le communiqué, "évoquait en effet l'éventualité d'une frappe israélienne destinée à empêcher l'Iran de se doter d'une arme nucléaire".

Le ministre, qui effectuait une visite dimanche à Jérusalem, "regrette le malencontreux quiproquo que cette confusion phonétique a provoquée".

HIT... !

19:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)