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30/07/2008

La colonisation en Israël

mur de la honte 2.jpg
Cisjordanie : La colonisation juive en marche
publié le samedi 26 juillet 2008

Radio Canada
Un comité du ministère israélien de la Défense a autorisé mercredi la construction d’une nouvelle colonie juive à Maskiot, une ancienne base militaire située dans le nord-est de la Cisjordanie, dans les territoires palestiniens occupés.

Cette décision, qui concerne la construction de 20 logements, doit encore être approuvée par le ministre de la Défense, Ehoud Barak.

D’ores et déjà, elle soulève la colère des Palestiniens, qui veulent récupérer l’ensemble de la Cisjordanie dans le cadre des négociations de paix en cours avec l’État hébreu.

Le principal négociateur de l’Autorité palestinienne, Saeb Erekat, a vertement condamné cette décision qui, dit-il, « tue et détruit le processus de paix ». Les États-Unis, ajoute-t-il, doivent intervenir pour faire entendre raison aux Israéliens.

En vertu de la feuille de route qui doit guider les négociations en cours, Israël doit cesser toute activité de construction ou d’expansion des colonies juives dans les territoires palestiniens occupés. Cet engagement a d’ailleurs été réitéré en novembre dernier lors de la conférence d’Annapolis.

Le porte-parole du premier ministre israélien Ehoud Olmert, Mark Regev, est demeuré prudent dans ses commentaires. « Israël continuera d’honorer ses engagements. Il n’y aura pas de nouvelles colonies, il n’y aura pas d’expansion de colonies existantes et il n’y aura pas d’expropriations à des fins de construction de colonies », a-t-il déclaré.

La construction de Maskiot n’est pas la première entorse israélienne à cet engagement. Il y a deux semaines, une commission de planification urbaine relevant du ministère israélien de l’Intérieur a approuvé la construction de 920 logements à Har Homa, un quartier de Jérusalem-Est annexé par Israël au terme de la guerre de 1967 que les Palestiniens revendiquent.

La construction de Maskiot avait déjà été envisagée en 2006, mais le gouvernement israélien avait finalement reculé sous la pression américaine. Les logements qui pourraient y être construits sont destinés aux colons israéliens évacués de la bande de Gaza en 2005 par le gouvernement d’Ariel Sharon.

Selon la radio israélienne, le plan de construction à Maskiot revit en raison d’un accord conclu entre le ministère de la Défense et des colons. En échange de l’accord du ministère, les colons se seraient engagés à évacuer des avant-postes construits illégalement en Cisjordanie [1].

Selon le Jerusalem Post, neuf familles israéliennes se sont installées en douce à Maskiot cet hiver. Elles y vivent actuellement dans des roulottes. Les colons soutiennent que plus d’une vingtaine de familles sont prêtes à se joindre à eux. [2]

 

[1] avant postes ou colonies décidées par les autorités israéliennes, tous sont illégaux en terme de droit international, une puissance occupante n’étant pas autorisée à déplacer sa population sur le territoire occupé

[2] voir aussi l’Orient le Jour : Israël relance un projet de construction en Cisjordanie

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, s’apprête à autoriser la construction de 20 logements dans une colonie du nord de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, a indiqué hier un haut responsable du ministère de la Défense. « Nous sommes en train de construire 20 logements dans l’implantation de Maskiot, dans la vallée du Jourdain. Les procédures d’autorisation sont en cours depuis plusieurs années et un appel d’offres a été publié hier (mercredi) », a déclaré ce haut responsable. « Le ministre de la Défense doit encore donner son autorisation à la construction (...) il n’y a aucune raison pour qu’il ne la donne pas », a-t-il ajouté.

La communauté internationale a demandé à plusieurs reprises à Israël de geler toutes les activités de colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, considérant que la colonisation portait atteinte aux efforts pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens. Hier soir, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit « profondément préoccupé » par ce nouveau projet d’étendre une colonie en Cisjordanie et a renouvelé son appel à l’État hébreu de geler toutes les opérations de colonisation.

Le gouvernement israélien a approuvé la construction de milliers de nouveaux logements à Jérusalem-Est et dans sa périphérie en Cisjordanie depuis la reprise des négociations israélo-palestiniennes, en novembre dernier. Israël veut garder le contrôle de la vallée du Jourdain dans le cadre d’un accord de paix, sans pour autant l’annexer. Le porte-parole du Premier ministre, Ehud Olmert, Mark Regev, a déclaré qu’Israël respecterait ses engagements de ne pas étendre les colonies au-delà de leurs limites existantes.

D’autre part, l’armée israélienne va réduire ses opérations à Naplouse (Cisjordanie) à la suite de menaces du président palestinien, Mahmoud Abbas, de retirer ses forces de la ville.

« Pour certaines activités et opérations, nous agirons en coordination avec les forces de sécurité palestiniennes. Nous voulons qu’elles soient efficaces et assument leurs responsabilités. Nous essaierons de ne pas leur porter atteinte ou de les affaiblir », a indiqué hier un haut responsable du ministère de la Défense. « Nous maintiendrons nos activités à un strict nécessaire », a-t-il assuré, soulignant que l’armée continuerait d’intervenir en cas de menaces. En outre, sept protestataires et deux militaires israéliens ont été blessés lors d’une nouvelle manifestation contre la construction de la barrière de séparation en Cisjordanie, près du village de Nilin.

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Le Mur de béton de 8m de haut

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Radovan Karadzic incarcéré par le TPI

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Manifestations de soutien à Belgrade
Le procès de l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, incarcéré par le TPI mercredi, pourrait apporter des révélations sur la manière dont il a échappé aux Occidentaux en Bosnie, mais aussi sur sa relation avec son mentor Slododan Milosevic, selon les experts. 
Il a annoncé vouloir assurer seul sa défense, à l'instar de l'ancien président yougoslave Milosevic, dont le procès avait été interrompu par sa mort (suspecte) en mars 2006.


«C'est un homme politique, un ancien poète, il aime être au centre de l'attention, il va essayer d'utiliser sa place d'accusé pour raconter comment il a échappé pendant treize ans à une arrestation, et faire des révélations sur le rôle des Occidentaux», selon l'experte en justice internationale Heikelina Verrijn-Stuart.

 

«Son procès sera beaucoup plus simple que celui de Milosevic», estime Mme Verrijn-Stuart: contrairement à Milosevic dont le procureur devait prouver le rôle dans les atrocités, «Karadzic était là où on se battait, il a énormément écrit, parlé au parlement, à la télévision, aux journalistes, et exposé sa politique».

«Karadzic a toujours dit que s'il était arrêté, il aurait des choses à dire sur des promesses faites par les Occidentaux autour des accords de paix de Dayton» de novembre 1995, avance Florence Hartmann, qui fut porte-parole et conseillère de l'ex-procureur du TPI Carla del Ponte.

L'ex-chef politique des Serbes de Bosnie aurait été protégé

Le négociateur américain auprès de Milosevic, Richard Holbrooke, aurait promis qu'il ne livrerait pas Karadzic au TPI, en échange de sa «mise à l'écart», précise Mme Hartmann.  Ce qui expliquerait que cet homme sous mandat d'arrêt international pour génocide ait pu, jusqu'en 1997, vivre au grand jour à Pale, capitale autoproclamée de la république serbe en Bosnie.

«Les soldats de l'Otan ne l'arrêtaient pas. Il passait devant leurs yeux pour aller de son bureau à sa villa», rappelle Mme Hartmann, précisant que l'Otan disposait à l'époque de plus 60.000 hommes en Bosnie-Herzégovine.  Les Etats-Unis démentent avoir négocié un accord avec Karadzic, de même que la France, qui a obtenu juste avant les accords de Dayton la libération de deux pilotes capturés par les Bosno-Serbes.

Cependant, Mme Del Ponte elle-même a accusé les grandes puissances d'avoir fait capoter des tentatives d'arrestation.  «Je n'aurais pas dû être si naïve», dit-elle dans ses mémoires à propos des promesses du directeur de la CIA, Georges Tenet, lui assurant que Karadzic était sa «priorité numéro un».


Durant son procès, «Karadzic va certainement essayer de mettre des choses sur le dos de Milosevic», ajoute Mme Verrijn-Stuart.  Les relations entre le mentor et son poulain au nationalisme débridé s'étaient refroidies lorsqu'en août 1994, Milosevic avait voulu signer un plan de paix occidental dans l'espoir de lever les sanctions internationales contre la Serbie.

Karadzic, qui réclamait alors les deux tiers du territoire de la Bosnie, refusa le plan qui ne lui en octroyait que la moitié. Milosevic rompit avec Pale et ferma sa frontière.


«L'Occident était informé de la volonté des Serbes de Bosnie de prendre militairement l'enclave de Srebrenica. Ils ont décidé de ne pas l'empêcher, ce sont des secrets polichinelle, on va voir si le procès va permettre de le montrer», ajoute Mme Hartmann.

AFP. 30 juillet 2008

 

 

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Meurtre de Valentin: perquisition au domicile des parents

Une perquisition des gendarmes était en cours mercredi en fin d'après-midi, à Porcieu-Amblagnieu (Isère), au domicile des parents de Valentin, l'enfant de 11 ans découvert mort lundi soir à Lagnieu (Ain). Les enquêteurs semblent s'être notamment concentrés sur une voiture appartenant à la famille. Une dépanneuse a emporté une Peugeot 406 bleu foncé, dont les portes et le coffre portaient des scellés, et que les voisins ont identifiée comme étant la voiture du père.

   De source judiciaire, on assurait qu'«aucune suspicion particulière» ne pesait sur les parents et que la perquisition avait pour but de vérifier «si Valentin n'avait pas laissé un document pouvant éclairer les évènements» de lundi soir.  La même source judiciaire a souligné que «toutes les pistes sont exploitées» et que rien, pour le moment, ne permettait de dire que Valentin connaissait son meurtrier.


A Lagnieu, dans l'Ain, où les faits se sont produits,  l'enquête s'est plus particulièrement attachée à déterminer à qui appartient le sang retrouvé sur le trottoir et les devantures de plusieurs magasins du village. Alors que le premier examen par un médecin légiste avait conclu à des blessures occasionnées par des coups de couteau, mardi en fin de matinée, des témoignages spontanés d'habitants avaient signalé des gouttes de sang éparses, d'abord sur la devanture d'une pharmacie, puis un peu plus loin devant un bar, sur une gouttière ou sur le trottoir.

Les traces, souvent à peine visibles, s'étendaient sur plus d'un kilomètre et demi. Toute la zone avait été bouclée mardi après-midi par les gendarmes, afin que des prélèvements soient effectués.

Le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, avait indiqué mardi soir que les résultats devaient être connus «dans 24 à 48 heures», assurant que l'identification de l'ADN de ces traces de sang était «prioritaire».  Cette information pourrait en effet donner des précisions importantes sur le déroulement du meurtre, voire permettre l'identification du meurtrier.

«Soit il s'agit du sang de l'enfant, et on peut penser qu'il a été d'abord blessé ailleurs dans la ville, et qu'il est allé jusqu'à l'endroit où on l'a trouvé. Soit il s'agit du sang du meurtrier qui a été blessé pendant l'agression, et qui a laissé une trace en quittant la scène de crime», expliquait-on mercredi de source proche de l'enquête.

Cette même source a assuré qu'il n'était pas possible d'établir si les traces de sang ont été laissées par quelqu'un qui s'approchait ou s'éloignait de l'endroit où le corps de Valentin a été retrouvé lundi vers minuit, à une cinquantaine de mètres de la maison où il séjournait pour les vacances.

Pour autant, toute l'enquête ne dépend pas de ce seul élément, les moyens déployés -- une cinquantaine de gendarmes, dont 14 de la section de recherche et 4 techniciens en identification criminelle -- permettant de partir sur une base assez vaste.


«On a changé de cadre juridique avec l'autopsie, puisqu'on est passé d'une enquête en recherche des causes de la mort, qui ne permet que peu de choses, notamment ni garde à vue, ni perquisition, à une enquête en flagrance dans le cadre d'un homicide, pour laquelle on dispose de moyens bien plus importants», a souligné la source proche de l'enquête.

Sans vouloir détailler le calendrier des auditions, cette source a expliqué que l'une des premières missions des gendarmes était de cerner au mieux la personnalité de Valentin, ses fréquentations, son entourage, familial ou autre, et bien sûr de rechercher tout témoin d'une éventuelle «mauvaise rencontre» qu'aurait pu faire le garçon lundi soir en faisant du vélo.

Les témoignages spontanés des habitants de Lagnieu ont d'ailleurs été nombreux, certains pour signaler des chiens sans muselière, au début lorsque les blessures avaient été identifiées à tort comme des morsures par un médecin du Samu, d'autres pour parler de rôdeurs, dans ce village de 6.000 habitants, où pratiquement tout le monde se connaît au moins de vue.

Leparisien.fr avec AFP - 30 juillet 2008

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Sarközy, agent de la CIA?

Sarkozy très laid faisant la grimace avec Bush sur plage.jpg
Opération Sarközy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française



par Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban)



Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [
3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywood devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [
5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [
8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes : 
>>> Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua. 
>>> François Pérol
, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild. 
>>> Jean-David Lévitte
, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. 
>>> Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [
9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11]

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

[8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.


Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.

VIDEO Le Cap Nègre

http://www.dailymotion.com/video/x6a91q_sarkozy-en-vacanc...

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Carla Bruni se confie à "La Veillée des Rombières"

L'épouse du président français Nicolas Sarközy, Carla Bruni-Sarközy affirme se voir davantage en Jackie Kennedy, l'épouse du président américain assassiné John Kennedy, qu'en Yvonne de Gaulle, la femme du fondateur de la Ve République, dans un long article à paraître dans le prochain numéro du magazine américain Vanity Fair.

"Elle était si jeune et moderne", dit Mme Bruni-Sarkozy en parlant de Jackie Kennedy. "Et bien sûr, inconsciemment, j'aurais tendance à m'imaginer davantage en Jackie Kennedy qu'en par exemple Mme de Gaulle, qui ressemble beaucoup plus à la femme française classique derrière son époux", a-t-elle ajouté.

"Il y a une photographie de Mme de Gaulle servant de la soupe à son mari. Je sers aussi de la soupe à mon mari quelques fois mais je ne voudrais pas être photographiée de cette façon", dit l'ancien modèle.

Mme Bruni-Sarkozy semble faire référence à une photo célèbre montrant Germaine Coty, servir de la soupe au président René Coty à l'Elysée.

 "J'aimerais avoir des enfants avec Nicolas. Ce serait un rêve", dit également l'épouse de Nicolas Sarkozy, âgée de 40 ans. Mais, indique le journal, elle ne compte pas faire appel à la procréation médicale assistée. "Si cela arrive je serais la personne la plus heureuse au monde, mais si ça ne marche pas je ne vais pas tenter le diable", dit-elle. "Si la vie ne me donne pas un autre enfant et bien... elle m'a déjà tant donné", ajoute la chanteuse.

Mme Bruni-Sarkozy affirme par ailleurs qu'elle est amie avec la première femme du président français mais que les relations sont encore tendues avec Cécilia, la seconde femme du président.

"J'aurais été enchantée de la rencontrer et de déjeuner avec Cécilia mais je pense qu'elle n'est pas prête et Nicolas non plus", dit-elle.

La femme du président raconte également avoir mis en garde son futur mari, avant leur mariage, à propos des photos où elle a posé nue. "Je n'avais jamais réalisé le nombre de photos où j'ai posé nue avant de rencontrer Nicolas", dit-elle. "J'ai dit (à Nicolas Sarkozy): 'J'ai besoin de te montrer les photos où j'ai posé nue. Mais je n'ai jamais fait de photos sexy. Tu dois savoir que cela sortira. Et il a dit: 'Oh! j'aime bien celle-ci! Pourrais-je en avoir un tirage?'.

Dans l'entretien publié par Vanity Fair, la femme du président français, avoue également sa stupeur d'être devenue la première Dame de France. "C'est incroyable. J'étais Italienne. Comment puis-je être la première Dame de France?", dit-elle.

"Je cherche à faire des choses utiles", a également indiqué Mme Bruni-Sarkozy précisant qu'elle avait rassemblé de la documentation sur ce qu'elle pourrait faire dans le domaine "de la culture, pour les enfants, l'éducation ou les situations malheureuses". "Mais, j'ai besoin d'étudier. Je ne veux pas prendre une mauvaise direction et je ne veux pas aller à l'encontre de mon mari", a-t-elle dit.

Etre première dame impose "d'apprendre un code", a-t-elle fait remarquer. "Quand vous écrivez des chansons et que vous dites: 'J'aime la polygamie, ah! ah! ah!' cela a peu d'importance et ne compte pas. Mais si vous êtes première Dame et que vous dites: 'J'aime le Coca-Cola Light', c'est un drame. Je dois faire attention à tous les détails et c'est nouveau pour moi", a-t-elle souligné.

 

AFP. 30 juillet 2008 

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Hymne national serbe

http://www.dailymotion.com/video/x4d4rw_partiehymneserbes...

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Le malade mental se croyait poursuivi par Ben Laden et le Front national:

Bar terrasse.jpg

Hier après-midi, le client était sagement attablé à la terrasse d’un restaurant quand, sans crier gare, un homme qu’il ne connaissait pas lui a assené un coup de couteau mortel. La victime a été tuée en plein coeur du quartier tranquille de Belleville, à Gif-sur-Yvette. Le meurtrier présumé, un individu de 65 ans prénommé Marc, a été interpellé quelques minutes plus tard par les gendarmes.

Connu pour ses délires, il se disait poursuivi depuis des semaines.

Il est environ 15 h 30, hier. Profitant du soleil, un homme de 66 ans, qui habite Gif-sur-Yvette depuis environ six mois, boit une bière à la terrasse du restaurant le Belleville. Il est alors aperçu par Marc, qui marche dans la rue. Ce dernier croit reconnaître l’homme qui le suit depuis des semaines.
Il retourne alors à son domicile, se munit d’un couteau avec une lame de 20 cm et retourne au Belleville. Il prend place à une table en terrasse, commande un café. Puis il se lève tranquillement, sort son arme et atteint sa victime en pleine poitrine.


Un seul geste, précis, qui touche directement le sternum. Les secours ont tenté de ranimer pendant une heure la victime, mais sans succès. Pendant ce temps, son agresseur présumé a été interpellé sans problème et placé en garde à vue par les gendarmes de la brigade de recherches de Palaiseau.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes ne se connaissaient absolument pas. Mais Marc souffrirait de graves crises de paranoïa et de délire. Il est connu dans la ville pour ses appels réguliers à la police municipale afin de leur indiquer qu’il est poursuivi par Ben Laden, le Front national et que des émissaires cherchent à l’assassiner. Une expertise psychiatrique a été diligentée. Les enquêteurs devront également éclaircir un point : Marc faisait apparemment l’objet d’un placement d’office. « Si c’était vraiment le cas, il n’aurait jamais dû se retrouver dehors », souffle une source proche du dossier.

En attendant, ce drame a soulevé le trouble parmi les gens le quartier. « Nous qui nous battons tous les midis pour avoir une place en terrasse au déjeuner… ressassent en tremblant des habitués. S’il s’agissait d’un fou, cela aurait pu arriver à n’importe qui. Ça fait froid dans le dos. »

Le Parisien -29 juillet 2008

Valentin, 11 ans, a été poignardé sauvagement

Valentin, un enfant de 11 ans a été retrouvé mort lundi vers minuit dans une rue de Lagnieu, dans l'Ain. Son corps gisait dans une marre de sang à une vingtaine de mètres de son vélo, avec des blessures ressemblant à des morsures dans le cou. Dans un premier temps, l'enquête n'avait écarté aucune piste, mais c'est celle de l'homicide qui s'est confirmée en fin d'après-midi. L'enfant a été tué d'une quarantaine de coups à  l'arme blanche, portés principalement au thorax et au cou, a indiqué mardi soir  le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière.  le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière.  

"Le corps de l'enfant présente une quarantaine de plaies à l'arme blanche  plus une dizaine de plaies de défense" aux bras et aux mains, a déclaré à la  presse Jean-Paul Gandolière. "On a relevé 14 plaies au thorax, dont certaines profondes de 10  centimètres, sans doute provoquées par un couteau. Il y avait à peu près le même  nombre de plaies au cou", a précisé le procureur de Bourg-en Bresse. "L'enfant n'est pas décédé tout de suite, puisqu'il a franchi une quinzaine  de mètres" avant de mourir, a ajouté M. Gandolière. L'autopsie pratiquée mardi a montré qu'un coup d'arme blanche au thorax  était la cause du décès. "Le regard croisé du deuxième médecin légiste a permis de confirmer les  premières conclusions: Valentin a reçu de nombreuses plaies à l'arme blanche,  et l'enfant est décédé d'une plaie", a précisé le procureur de la République de  Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, au sortir de l'examen qui a eu lieu à  l'hôpital de Belley.


Traces de sang à plus de 100m

Au départ, la police avait évoqué soit un accident de vélo, car l'enfant faisait du vélo dans une rue en pente avant de disparaître, soit l'agression d'un chien errant, l'enfant présentant des plaies à la gorge qui  semblaient être des morsures selon un médecin du Samu. Dès le milieu de la nuit, toutefois, des techniciens de la section criminelle de Lyon venaient appuyer les enquêteurs déjà sur place. Des gendarmes sont revenus mardi après-midi pour procéder à des relevés sur des traces de sang découvertes à plusieurs centaines de mètres de l'endroit où le corps a été retrouvé, notamment sur la devanture d'une pharmacie située sur la place centrale de la ville.

LCI.fr - 30 juillet 2008

00:45 Publié dans Blog | Tags : lagnieu (ain) | Lien permanent | Commentaires (1)

BERNARD LUGAN

Couverture Bernard LUGAN livre.jpg

Auteur : Bernard Lugan
Editeur : Librairie Académique Perrin
Collection : Présence De L'histoire
Parution : 01/10/1989

Toujours en vente! Et plus que jamais d'actualité!

 

29/07/2008

15.000 nationalistes manifestent à Belgrade leur soutien à Radovan Karadzic

Jeune fille serbe soutien à Karadzic.jpg
Belgrade - 29 juillet 2008

Quinze mille personnes environ se sont rassemblées mardi soir dans le centre de Belgrade, à l'appel de l'opposition nationaliste, pour exprimer leur soutien à Radovan Karadzic, qui attend son départ pour La Haye, et dénoncer en termes très durs le président Boris Tadic.

La manifestation était organisée par le Parti radical serbe (ultra-nationaliste), dont le numéro deux, Tomislav Nikolic, était présent parmi la foule.

"Merci à vous d'être venus en aussi grand nombre pour montrer que la Serbie n'est pas morte", a lancé aux manifestants l'un de ses adjoints, Aleksandar Vucic, dans une courte allocution, bientôt interrompue par les cris de "Tadic, traître".

Le frère de Radovan Karadzic, Luka, était également là.

D'importants effectifs des forces de l'ordre avaient été déployés pour éviter tout débordement, mais aucun incident n'avait été signalé à 21H30 locales (19H30 GMT).

Plusieurs ambassades du quartier, en particulier celle des Etats-Unis et de Croatie, faisaient l'objet d'une protection spéciale des forces de l'ordre, ainsi que le siège de la télévision d'Etat serbe.

La tension fut toutefois palpable place de la République, lorsqu'un groupe de 100 à 150 jeunes gens très agressifs est arrivé, agitant un immense drapeau serbe et un portrait de Radovan Karadzic.

"Nous vous tuerons tous", proclamait une banderole tandis qu'une autre menaçait: "Boris Tadic, la Serbie te prépare des funérailles, tu es fini".

Les manifestants interrogés ne ménagaient pas leurs propos contre le président serbe. "Tadic est payé par l'Occident", pour Radmila Djelic, une retraitée, âgée de 57 ans. Selon elle, le transfèrement de Radovan Karadzic constitue "le dernier acte de la dictature de Tadic".

Une femme gardant l'anonymat a estimé que le prochain départ de Radovan Karadzic vers La Haye était "avant tout une honte pour notre peuple. Nous sommes furieux de l'injustice" perpétrée à l'encontre des Serbes, car le Tribunal de La Haye est "un tribunal politique".

Momir Vasiljevic, écrivain, 55 ans, partageait un avis similaire: "je suis fier qu'il se soit caché (Radovan Karadzic) toutes ces années et je suis consterné de le voir livré aux crocs de la bête. Le Tribunal de La Haye ne se réfère pas à la loi, à la justice. Il est clair que c'est une instance politique".

Les manifestants devaient défiler dans la soirée dans les rues du centre de la capitale, après le rassemblement place de la République et prendre la direction du Parlement serbe.

Cette manifestation était la première d'importance de l'opposition nationaliste depuis l'annonce de l'arrestation de l'ancien chef des Serbes de Bosnie, le 21 juillet.

Radovan Karadzic est inculpé depuis 1995 par le TPI de La Haye de "génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre" pour son rôle pendant la guerre de Bosnie (1992-1995). Mais il est considéré encore par beaucoup en Serbie comme un "héros".

Le président Tadic a estimé "incroyable" mardi que l'on puisse organiser des manifestations contre le départ de Radovan Karadzic vers La Haye, soulignant qu'un tel transfèrement vers le TPI était prévu par la loi serbe.

"Entre-temps, la procédure légale pour le transfèrement de Radovan Karadzic semblait au point mort, plus d'une semaine après son arrestation. Le Tribunal serbe pour les crimes de guerre n'avait toujours pas reçu mardi le recours de Radovan Karadzic, rendant la situation quelque peu confuse. AFP -29.7.08

 

 

22:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Ain: le garçon de 11 ans a été tué de 40 coups de couteau

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Lieu où a été retrouvé le corps de Valentin, 11 ans, tué à l'arme blanche

Le garçon de 11 ans retrouvé mort dans la nuit de lundi à mardi à Lagnieu (Ain) a été tué d'une quarantaine de coups à l'arme blanche, portés principalement au thorax et au cou, a indiqué mardi soir le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière.


Valentin, qui séjournait chez le nouveau compagnon de sa mère, faisait du vélo dans une rue peu passante devant le domicile de ce dernier, lorsque celui-ci s'est aperçu de son absence en fin de soirée et s'est mis à sa recherche avec des membres de sa famille.

  Ils ont retrouvé le corps de l'enfant vers minuit, sur le bas côté de cette rue étroite, à une cinquantaine de mètres de leur maison, dans le centre de Lagnieu, une ville de 6.000 habitants à 50 km au nord-est de Lyon.


A  Lagnieu, les gendarmes sont revenus dans l'après-midi pour procéder à des relevés sur des traces de sang découvertes à plusieurs centaines de mètres de l'endroit où le corps a été retrouvé, notamment sur la devanture d'une pharmacie située sur la place centrale de la ville, a constaté un journaliste de l'AFP.  La direction de l'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Lyon.


«On a entendu ni chien, ni voiture et pourtant ça s'est passé à 5 ou 10 mètres de chez nous», a raconté à l'AFP un voisin, Philippe Arrachart, précisant que l'éclairage public de la rue ne fonctionnait pas au moment du drame.

 

AFP -29 juillet 2008

18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

Italie: 3000 militaires déployés dans les grandes villes pour la sécurité

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Les ministères de l'Intérieur et de la Défense italiens ont validé mardi le décret controversé autorisant le déploiement dès lundi de 3.000 militaires dans les grandes villes, avec l'objectif affiché de renforcer la sécurité.

Cette mesure, qui fait partie du "paquet sécurité" voulu par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, prendra effet le 4 août pour une durée de six mois renouvelable une fois.

Ces militaires proviendront majoritairement du corps des carabiniers (gendarmes) mais aussi de la marine et de l'armée de l'air.
Un tiers sera affecté à la protection de sites dits "sensibles" ou "stratégiques" (ambassades, monuments, etc.), un autre tiers effectuera des patrouilles conjointes avec les policiers dans les grandes villes et le dernier tiers sera déployé dans les Centres de permanence temporaire, où sont acheminés les immigrés clandestins une fois arrêtés.
Concernant les grandes villes, 195 soldats seront par exemple déployés à Rome, 170 à Milan (nord) et 150 à Naples (sud), ont précisé les ministres de l'Intérieur Roberto Maroni et de la Défense Ignazio La Russa lors d'une conférence de presse.
51 des sites considérés comme "sensibles" par les autorités se trouvent à Rome, 20 à Milan et un à Naples, mais les activités ou la particularité de ces lieux n'ont pas été dévoilées.
La gauche et des syndicats de policiers dénoncent cette mesure accusant le gouvernement Berlusconi de "démagogie sécuritaire" et de chercher à "militariser" les grandes villes.
"Nous aurons un militaire pour dix communes et que voulez-vous qu'il fasse à part aller au café avec le policier du coin? On se moque du monde. Un militaire ne peut même pas faire un procès-verbal", a notamment dénoncé mardi un des chefs de l'opposition Antonio Di Pietro, du parti de l'Italie des valeurs.
"Ce n'est pas une militarisation des villes, mais une initiative qui naît de l'exigence de donner aux citoyens une meilleure perception de la sécurité", a répliqué Roberto Maroni, pour qui la gauche a "une conception idéologique de la sécurité selon laquelle tout ce que fait le gouvernement Berlusconi est mauvais".
Les militaires n'auront pas de pouvoir de police judiciaire mais pourront seulement arrêter des suspects en flagrant délit.
Le déploiement de l'armée italienne dans les villes n'a connu qu'un seul précédent.
En 1992, après les attentats mafieux qui ont coûté la vie aux juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, le gouvernement avait envoyé les soldats dans les rues des principales agglomérations de Sicile. L'opération, baptisée "Vêpres siciliennes", avait duré de juillet 1992 à juillet 1998.

AFP - 29 juillet 2008

18:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Bons "baci" de Carla Bruni!

Bons baci de carla.jpg

ILS S’ATTENDAIENT peut-être à un cahier de vacances, mais le président et son épouse leur ont offert… un CD ! Hier, à l’occasion du dernier Conseil des ministres avant les congés d’été, chaque membre du gouvernement a reçu l’album de Carla Bruni-Sarközy, de la main de la "première dame de France". Un cadeau accompagné d’une petite dédicace au feutre, plus ou moins personnalisée, en fonction du ministre ou du secrétaire d’Etat concerné.

  Il y a le mot sobre mais chaleureux : « baci », qui signifie « baisers » en italien. « J’ai eu le droit à cette petite dédicace très sympathique », confie par exemple Nathalie Kosciusco-Moriset, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Une attention un peu plus appuyée, pour André Santini, avec « mille baci ». Le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, peu à l’aise en italien, a demandé à Carla Bruni-Sarkozy de lui traduire en personne l’expression, selon un des ministres témoin de la scène. Il y a aussi ceux qui se vantent d’une dédicace « très personnelle », comme Xavier Darcos… mais il préfère garder le mystère sur le contenu de ce petit mot.

« Faut l’acheter ! Achetez-le, il est bien »

La séance de dédicace assortie d’un « pot » dans le parc de l’Elysée n’était pas programmée, selon la communication de l’Elysée. Elle a, en tout cas, ravi de nombreux ministres, heureux également de partir en vacances. Certains, tels des fans, sont sortis avec un large sourire le disque sous le coude, à l’image d’Eric Woerth, ministre du Budget : « J’écoute de bons disques, celui de Carla Bruni notamment. » Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, n’a pas hésité à jouer les attachées de presse en brandissant le CD devant flashs et caméras, avant de marteler « Faut l’acheter ! Achetez-le, il est bien. » Bernard Laporte, secrétaire d’Etat aux Sports, a lui aussi présenté la pochette de l’album « Comme si de rien n’était » aux caméras présentes. Dans une ambiance plutôt décontractée, Rachida Dati, la garde des Sceaux, a descendu les marches à la limite du fou rire. (Elle avait encore bu trop de champagne?)
Malgré les apparences, il s’agissait d’un Conseil des ministres. L’apparition surprise de Carla Bruni en a presque éclipsé le contenu. Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, a fait le bilan de l’année : 55 textes de loi passés, « et même le texte OGM », a-t-il souligné en regardant Jean-Louis Borloo, qui a répondu d’un sourire à cette allusion au couac dans la majorité ayant marqué ce vote. Nicolas Sarközy a conclu d’un « Très bien. Roger, il ne faut pas relâcher le rythme. » De son côté, François Fillon, qui va s’envoler pour l’Italie, a souligné : « On vient de passer trois textes importants, ce qui montre qu’on a pas perdu le rythme. » Le Premier ministre prévient donc que les vacances seront courtes. Toujours pas sorti de sa sciatique, le Premier ministre a pourtant besoin, selon ses médecins, d’un bon repos…

 

Le Parisien - 29 juillet 2008

18:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

Espagne: nouvelle vague d'immigrants africains

Espagne barque d'immigrants.jpg
L'Espagne a connu mardi une nouvelle vague d'immigration clandestine par mer, avec l'arrivée d'une centaine d'Africains au total, sur cinq embarcations en différents points du sud du pays et aux Canaries, a-t-on appris auprès des préfectures concernées.
L'Espagne a connu mardi une nouvelle vague d'immigration clandestine par mer, avec l'arrivée d'une centaine d'Africains au total, sur cinq embarcations en différents points du sud du pays et aux Canaries, a-t-on appris auprès des préfectures concernées.
Sur l'île canarienne El Hierro, dans l'Atlantique à l'ouest du Maroc, une embarcation avec 56 immigrés d'Afrique subsaharienne a accosté mardi matin et trois des occupants ont dû être hospitalisés pour hypothermie, selon une porte-parole de la préfecture des Canaries.


Près de Cadix (sud), une embarcation avec une trentaine d'immigrés à bord a été repérée par la garde civile alors qu'elle accostait, selon la sous-préfecture. Trois clandestins ont été interpellés par des gardes civils et les autres ont réussi à prendre la fuite. Un dispositif de recherche a été mis en place.


Par ailleurs, 22 immigrés d'origine algérienne ont été interpellés près du port de Carthagène (sud-est) après être arrivés à bord de plusieurs petites embarcations, a indiqué la préfecture de Murcie après voir fait état dans un premier temps de l'interception de 15 clandestins.


En outre, un cadavre repêché à quelques milles de la côte, près d'Almeria (sud), pourrait provenir d'une embarcation d'immigrés clandestins.


Les arrivées de clandestins africains se multiplient depuis quelques semaines sur l'archipel des Canaries et sur la côte sud de l'Espagne. Ces traversées périlleuses sur des embarcations de fortune se transforment souvent en drame.
Au début du mois, quatre cadavres ont été découverts à bord d'une embarcation transportant 55 personnes très affaiblies sur l'île de La Gomera, aux Canaries. Deux d'entre elles décèderont peu après.


Peu avant, une trentaine d'immigrants africains, dont neuf enfants en bas âge voyageant avec leur mère, sont morts en Méditerranée à cause du mauvais temps alors qu'ils tentaient de gagner la Costa del Sol depuis le Maroc.


Les systèmes sophistiqués de détection et de surveillance en mer des bateaux d'immigrés mis en place par l'Espagne et l'Union européenne, paraissent impuissants à éviter ces drames, même s'ils ont permis de réduire considérablement le flux de clandestins après un pic enregistré en 2006.

AFP - 29 juillet 2008


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Madeleine Korbel Albright

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Madeleine Korbel Albright est née à Prague le 15 mai 1937

Marie Jana Korbelová est née à Prague, Tchécoslovaquie. Ses parents étaient des juifs convertis au catholicisme pour échapper aux persécutions anti-sémites et elle fut éduquée dans la religion catholique. Son père, Josef Korbel était un diplomate tchèque. Elle a un frère nommé John.

Marie Jana sera appelée par la suite Madeleine lors de son inscription dans une école suisse. Ce prénom était une adaptation française de "Madlenka", le surnom tchèque que lui donnait sa grand-mère.

En 1939, la famille Korbel s'enfuit à Londres après l'annexion de la Bohême et de la Moravie. Ses grands-parents meurent en déportation dans les camps de Auschwitz et Teresin.

Après la Seconde Guerre mondiale, la famille s'installe à Belgrade où Josef Korbel était devenu l'ambassadeur de Tchécoslovaquie en Yougoslavie.

En 1948, après la prise de pouvoir par les communistes à Prague, la famille s'exile aux États-Unis où Josef devient professeur en relations internationales à l'Université de Denver (l'une de ses élèves sera Condoleeza Rice).

Après sa scolarité en Suisse, Madeleine Korbel est diplômée en sciences politiques au Wellesley College dans le Massachusetts.

Elle devient citoyenne américaine en 1957.

En 1959, elle se marie avec Joseph Medill Patterson Albright, un journaliste de Chicago. Le couple a trois filles dont deux jumelles, mais divorce en 1982.

Elle poursuit ses études, apprend le russe et obtient une maîtrise et un doctorat en droit public de l'Université de Columbia. Elle parle dorénavant quatre langues couramment (anglais, français, tchèque et russe) et connait l'allemand, le polonais et le serbo-croate.

(cf. VIDEO du 29 juillet 08: "Sarközy dérape devant Obama")

Ain: un enfant de 11 ans retrouvé mort dans une rue de Lagnieu

L'enfant retrouvé mort lundi soir dans une rue de Lagnieu (Ain) pourrait avoir été tué à l'aide d'un objet tranchant, peut-être un couteau, a-t-on appris mardi de source judiciaire. 

«Le décès serait finalement lié à des blessures portées avec un objet tranchant, peut-être un couteau», a-t-on ajouté de même source.


Selon les premières constatations du médecin légiste, les blessures, initialement identifiées comme étant des morsures de chien, «évoquent plutôt des coups portés avec un objet tranchant», a indiqué cette source.

 

 A Lagnieu, les gendarmes sont revenus mardi après-midi pour procéder à des relevés sur des traces de sang découvertes à plusieurs centaines de mètres de l'endroit où le corps a été retrouvé, notamment sur la devanture d'une pharmacie située sur la place centrale de la ville.


Une autopsie est prévue mardi dans la soirée afin d'établir les causes exactes du décès du garçon de 11 ans, retrouvé mort lundi vers minuit dans une rue, à proximité de la maison où il séjournait pour les vacances chez des amis de ses parents. 

Le jeune garçon faisait du vélo dans une rue peu passante devant chez eux. Ne l'ayant plus vu depuis un quart d'heure environ, ses amis se sont mis à sa recherche et l'ont retrouvé non loin de là.

AFP- 29 juillet 08

17:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

VIDEO Sarközy dérape devant Obama...

http://www.dailymotion.com/video/x69w19_la-boulette-de-sa...

La boulette de Sarkozy...
Ainsi, pendant la conférence de presse avec Barack Obama, vendredi 25 juillet 2008, le président de la République a dérapé en répondant à une question d'une journaliste américaine : "Depuis trois décennies, tous vos ministres des affaires étrangères n'ont pas des noms américains : madame Albright, Colin Powell, madame Rice." Soit la secrétaire d'Etat de Bill Clinton et ses deux successeurs auprès de Georges Bush.

Une ignorance de l'Histoire et une confusion terrible entre patronyme, couleur de la peau et origine religieuse. Une bévue que -quasi- personne n'a relevée.

 

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28/07/2008

Rama Yade et l'adoption exotique

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PHNOM PENH (CAMBODGE). Les premiers volontaires du Corps de la paix seront
en poste dès le mois d’août dans la capitale cambodgienne.
1 000 Français sont actuellement sur liste d’attente pour adopter
un enfant dans ce pays.

En un an, l’adoption internationale, qui constitue 80 % des adoptions en France, a chuté de 20 %, alors que dans le même temps elle a fait un bond de 9 % en Italie. Résultat : près de 30 000 familles françaises disposant pourtant d’un agrément pour accueillir un petit orphelin étranger sont toujours en attente du feu vert qui leur permettra d’aller chercher leur bout de chou à l’autre bout de la planète.

 La raison de ce blocage ? « Une trop grande complexité du système français, avec des familles mal informées souvent obligées de se débrouiller toutes seules, au risque de faire appel à des intermédiaires peu scrupuleux », juge la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Rama Yade, qui présentera cet après-midi un plan de relance de l’adoption internationale qu’elle nous livre en exclusivité.

« Il faut aussi moraliser »

Afin d’inverser la tendance et faciliter le parcours des candidats à l’adoption, la ministre a décidé de créer un réseau de volontaires, semblable à celui des Peace Corps créés en 1961 aux Etats-Unis par le président Kennedy.

Ces jeunes, étudiants ou qui ont décidé de mettre entre parenthèses leur emploi le temps de cet engagement, dépendront du Quai d’Orsay et seront présents dans les 74 pays où les Français peuvent adopter. Ils auront pour tâche de faire le lien entre les prétendants à l’accueil d’un orphelin et les autorités locales, ce que les associations réclamaient depuis longtemps. « Il ne suffit pas de faciliter l’adoption internationale. Il faut aussi la moraliser », tempère le docteur Jean-Jacques Choulot, responsable à l’hôpital de Pau (Pyrénées-Atlantiques) d’une consultation de conseil en adoption.

Les volontaires auront aussi comme mission d’éviter les dérives comme celles de l’Arche de Zoé. Toutefois, ils ne pourront pas tout. Alors, il faudra aussi attendre la mise en oeuvre, pas avant la rentrée, des propositions du rapport rendu en mars au président de la République par Jean-Marie Colombani. Formations des candidats à l’adoption, coopérations avec les pays afin d’apporter une aide financière aux orphelinats et de les rendre plus fiables… Le premier Corps de la paix sera, lui, en poste dès le mois prochain à Phnom Penh, au Cambodge. Les 1 000 Français sur liste d’attente pour accueillir un petit Cambodgien sont impatients. En 2007, seuls 26 enfants de ce pays ont été adoptés.

Le Parisien - 28 juillet 2008

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Le sous-marin Méduse et l'opération Torch

 Sous-marin Méduse.jpg

                                                     Le sm Méduse

Pendant les opérations de débarquement sur la côte atlantique marocaine en octobre 1942, le sous-marin français Méduse, endommagé puis traqué par les forces armées américaines s’échoue volontairement au pied des falaises du Cap Blanc.


LA CONSTRUCTION

Le sous-marin Méduse, construit au Havre, appartenait à la classe Diane 2. Il fut mis en service en 1932. Long de 64m, large de 6m pour un poids de 630 tonnes, il était propulsé en surface par deux moteurs diesel de 650 CV. Il pouvait naviguer en complète autonomie sur 4600 Km à 13 nœuds. En plongée, deux moteurs électriques de 550 CV lui permettaient de se déplacer à une vitesse maximale de 9 nœuds, avec un rayon d’action de 160 km. Pour se protéger, il pouvait descendre jusqu'à 80 mètres.

Son armement principal se composait de 6 tubes lance torpille de 550 mm, d’un canon de 75 mm fixé sur le pont devant le kiosque, d’une mitrailleuse de 13.2 mm et deux de 8 mm.
Ce sous-marin a été basé à Brest, puis Oran et enfin Casablanca.
Depuis le 25 juin 1940, l’armée d’armistice stationnée en Afrique du nord, obéissait au gouvernement de Vichy.

L’OPERATION TORCH

A la fin du mois d’octobre 1942, un corps expéditionnaire américain, composé de 35 000 hommes embarqués à bord d’une centaine de navires, appareilla dans le plus grand secret de différents ports de la côte Est des Etats-Unis. Arrivée le 8 novembre à l’aube, en vue des côtes marocaines, l’armada poursuivait un objectif majeur : permettre un débarquement de soldats par péniches, puis d’un armement considérable et poursuivre la guerre à partir de l’Afrique du Nord, jusqu'à obtenir une capitulation sans condition des puissances de l’Axe. L’impressionnante Western Task Force se déploya de Safi à Rabat. L’opération Torch commença. Avec son artillerie de marine et son aviation embarquée elle attaqua principalement les batteries de Pont-Blondin et d’El Hank ainsi que la flotte française piégée dans le port de Casablanca.

Le Lieutenant de Vaisseau Roy commandait pendant la dernière mission du submersible, assisté des trois officiers, les Enseignes de Vaisseau Dischamps, Salmon et Hautière ; 38 marins complétaient le dernier équipage.

DAVID CONTRE GOLIATH

Le sous-marin Méduse, appareilla sur ordre, à 6h25. Sa mission consistait à se positionner au large du port de Casablanca pour attendre l’arrivée de l’escadre « ennemie ». Une cible de choix se présenta : l’imposant cuirassé USS Massachusetts. Comme dans un remake de David contre Goliath, le petit sous-marin bénéficiait seulement de l’effet de surprise. A 11h50, trois torpilles furent expédiées sans succès. Immédiatement pris en chasse et grenadé par les destroyers, le submersible se déroba en plongeant. Il refit surface à midi en face des batteries protectrices d’El Hank. Son commandant demanda alors des consignes par signaux. Deux groupes de trois chasseurs catapultés en profitèrent pour frapper et endommager gravement le bâtiment. Les ballasts arrière crevés par les rafales de mitrailleuses de 12.7 diminuaient considérablement la mobilité du navire. Trois marins furent blessés sur le pont : L’EV Salmon touché au ventre et à la cuisse et les QM Fichet, poignet brisé, et Quemard, biceps gauche arraché. Pendant 36 heures, le LV Roy tenta de sauver son bateau. Il s’approcha du Cap Cantin. L’officier en second Jean Dischamps et deux hommes prirent place à bord d’un canot pour essayer de reconnaître la côte afin d’aborder. En raison de la forte houle de fond, l’ordre fut donné aux hommes de l’embarcation de rejoindre le port de Safi à la rame. Ils furent capturés et internés par les Américains occupant la ville.

L’AGONIE

Devenu presque ingouvernable par la faible pression d’air et le peu d’électricité disponible, le submersible aux abois se dirigea en surface vers Mazagan (actuelle El Jadida). Le 11 novembre, pour éviter de couler au dessus de grands fonds et risquer la vie de ses hommes, le commandant, décida de

L'équipage du MEDUSE.jpg
Equipage du sm Méduse

saborder son bâtiment en l’échouant volontairement contre les falaises du Cap Blanc (actuel Jorf Sfar). Le dernier homme sorti, toutes les ouvertures furent ouvertes pour couler le bâtiment. Les hommes nagèrent jusqu’au rivage. Ils furent secourus dans un premier temps par le propriétaire de l’auberge du Cap Blanc monsieur Tabone. Les blessés, restés à bord sans soins depuis l’attaque du 8 novembre, furent évacués vers l’hôpital de Mazagan distant de 15 km.

Le 24 avril 1943, le conseil de guerre de Casablanca félicita le commandant et son équipage pour avoir fait plus que leur devoir. Le sous-marin Méduse, les officiers, cinq officiers mariniers et quartiers-maîtres reçurent la Croix de guerre avec palmes. Le reste de l’équipage fut décoré de la Croix de guerre.

EPILOGUE

Le lourd bilan de l’opération Torch, s’éleva à 3000 morts dont 2000 Français. 170 de nos aéronefs et la totalité de nos navires furent détruits, dont l’un des fleurons de notre Marine nationale : le cuirassé de 33000 tonnes Jean Bart. Sept autres sous-marins : Sidi Ferruch, Conquérant, Sybille, Psyché, Oréade, Amphitrite et Tonnant partis de Casablanca le 8 novembre, sont morts au Champ d’Honneur et avec eux 247 sous-mariniers tués et les 265 blessés au cours des combats des 8, 9 et 10 novembre.

Auteur : Pierre Larue

Ndb: Le 8 novembre 1942, lors du débarquement allié en Afrique du Nord, le Jean Bart est attaqué par des bâtiments américains qui l'endommagent gravement, sans pour autant le couler.

02:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)