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14/11/2007

Dis-moi qui tu fréquentes...

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Mohammed Abdi et Fadela Amara

Mohammed Abdi , le compagnon de route historique de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, vient d'être condamné pour escroquerie à la formation professionnelle. Il a écopé de dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis.

C'est l'épilogue d'un long processus judiciaire et il s'avère défavorable à Mohammed Abdi. Ce conseiller spécial de Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, avait été reconnu coupable, en mai 2006, d'une escroquerie à la formation professionnelle commise de fin 1994 à juin 1997. Selon nos informations, la Cour de cassation a rejeté l'ultime recours de Mohammed Abdi.

L'arrêt a été notifié la semaine dernière. Conséquence : le compagnon de route historique de Fadela Amara se voit définitivement condamné à dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis. Reste à savoir comment il exécutera cette peine. Il fait également l'objet d'une mise à l'épreuve pendant une durée de trois ans, avec obligation de rembourser le préjudice avec le coauteur des faits, Jean Bousige.

« Que voulez-vous ? C'est la vie. Mais j'ai la conscience hyper-tranquille. Je suis honnête, je n'ai jamais pris un sou dans cette histoire », réagit dans un soupir Mohammed Abdi, 48 ans. Le conseiller spécial de Fadela Amara, par ailleurs secrétaire général du mouvement Ni putes ni soumises (NPNS), ajoute d'un ton insistant : « Je préfère subir les injustices que de les commettre. »

« Je me suis battu comme un chien pour que la société survive »

Cette affaire prend sa source à l'époque où Mohammed Abdi vivait en Auvergne. En 1992, ce militant socialiste très impliqué dans le mouvement associatif est embauché à temps partiel par FBL-Services, société de gardiennage exerçant essentiellement dans la région de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Directeur des ressource humaines, il s'occupe des contrats de travail. Par souci de rentabilité, FBL-Services, en mauvaise situation financière, a recours à des contrats de qualification. Dans ce domaine, la loi oblige l'employeur à fournir au jeune embauché une formation assurée soit à l'extérieur, soit au sein de l'entreprise à condition d'être agréée. En contrepartie, l'employeur est exonéré de certaines charges patronales et peut obtenir le remboursement des frais de formation engagés auprès de divers organismes. Pour former ces jeunes, FBL passe par la société Distri Conseil, puis Access Centre Auvergne, fondée en mars 1997 par Abdi. Deux coquilles vides. Ces deux entreprises n'ont pas assuré pleinement les prestations en faveur des jeunes en contrat de qualification.

Le mécanisme de la fraude reprochée est simple. FBL a produit de fausses attestations de formation et de fausses feuilles de présence pour se faire payer les frais de formation. Au début de l'enquête, le PDG de FBL, Jean Bousige, a admis que la formation dispensée par Distri Conseil pouvait être qualifiée de « bidon » ou de « virtuelle ».

« Je me suis battu comme un chien pour que FBL survive. De nombreux jeunes qu'on a recrutés ont trouvé un travail permanent », déclare aujourd'hui Mohammed Abdi qui se dit la cible d'un « règlement de comptes clermontois ». Au terme de trois procès, la cour d'appel de Lyon l'a pourtant reconnu, lui comme le PDG, coupable d'escroquerie. Selon cet arrêt, les déclarations de salariés de FBL et de jeunes permettent de « caractériser son implication de tous les instants dans ce mécanisme d'escroquerie, en parfaite connaissance de cause et sans état d'âme ». La cour souligne « l'intérêt financier qu'Abdi a pu retirer de son emploi même partiel à FBL où il touchait 5 000 F (750 €) par mois plus des primes mensuelles de 2 500 à 3 000 F (375 € à 450 €) ». Enfin, les magistrats notent qu'il était « particulièrement aisé d'abuser de jeunes en situation de difficultés ».

Mohammed Abdi et Jean Bousige doivent rembourser 75 000 € à l'organisme floué. « Au-delà de ce préjudice, c'est toute la collectivité des salariés et de l'entreprise qui subit ce genre de pratiques », déplore Me Bruno de Prémare, avocat de l'OPCIB, qui a remboursé les frais de formation indûment réclamés.

Fadela Amara n'a pas souhaité réagir à la condamnation de son proche collaborateur.

Qui n'est qu'un vulgaire escroc...

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Le Chaudron de Gundestrup

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Le chaudron de Gundestrup est un chaudron celtique datant du IIe siècle av. J.-C. retrouvé dans une tourbière du Jutland au Danemark. Il est constitué de l'assemblage de 13 plaques d'argent, (12 richement décorées par martelage et une circulaire constituant le socle et le fond), et mesure 42 cm. de haut pour un diamètre de 70 cm.

Il est conservé au Musée National du Danemark de Copenhague dont il est une des pièces les plus célèbres.

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Le dieu Cernunnos aux bois de cerf
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Le dieu Taranis au centre
(Plaques intérieures) 
Pour en savoir davantage sur le Chaudron sacré de Gundestrup, je recommande la lecture de l'excellent article de Paul-Georges Sansonetti paru dans le n°5 de la revue HYPERBOREE (Aux sources de l'Europe) déjà signalée sur le blog.
   

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13/11/2007

La nuit, tous les chats sont gris... (3)

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METAPEDIA une encyclopédie alternative

Une encyclopédie « politiquement incorrecte » sur le web, ne boudons pas notre plaisir.
À nos claviers!

http://fr.metapedia.org/wiki/Accueil

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Constitution: "Le régime qu'on nous prépare est très dangereux"

Sarközy fait le tri parmi les propositions du Comité Balladur sur la réforme des institutions

Les projets de révision constitutionnelle « mettent en cause tous les équilibres du régime », s'alarme l'univesitaire Marie-Anne Cohendet dans un entretien au Contre Journal. «Demain, avec cette réforme, même si les parlementaires renversent le gouvernement, ils ne changeront pas le chef de l’exécutif, puisque le chef de l’exécutif sera quoi qu’il arrive le Président », juge-t-elle. Selon elle, tous les pouvoirs présidentiels risquent d'être « réinterprétés comme des pouvoirs de direction ». Marie-Anne Cohendet est l'auteure de "Sept petits mots de trop", un texte sur les travaux du comité Balladur. 

«J'ai employé le terme de mascarade qui est assez fort, pourtant c’est bien de cela dont il s’agit; du moins du point de vue du Président de la république. Le Président a invité des personnes réputées sur le plan scientifique, pour les faire participer à une opération dont l’objectif - de la part du président de République j’insiste là dessus - est de cacher le but essentiel de sa réforme qui est de renforcer ses pouvoirs. Ce qui m’a mise en colère, c’est la manière dont ont été présentés ces travaux. On a voulu nous faire croire que le but du comité et le but de la réforme était de réduire les pouvoirs du Président et de renforcer ceux du Parlement. Ce n’est pas acceptable.

Les sept petits mots rajoutés par le comité sont difficiles à expliquer aux Français. Ils rajoutent à l’article 5 de la constitution que le Président définit la politique de la nation. Cela n’a l’air de rien… D’autant plus que cela correspond à la pratique. En réalité, c’est énorme, colossal, parce que cela met en cause tous les équilibres du régime. Il y a une logique profonde dans tous les régimes démocratiques. Le droit constitutionnel s’est bricolé au fil des siècles et l’on s’est rendu compte des mécanismes qui permettaient de garantir la démocratie ou de ne pas la garantir. Parmi les systèmes qui garantissent la démocratie, on a le régime parlementaire. Ceux qui gouvernent sont responsables.

Qu’est-ce que cela veut dire être responsable politiquement? Cela veut dire pouvoir à tout instant être renversé, perdre le pouvoir, parce qu’on a mal gouverné. Si en régime parlementaire, sous la 5ème République, c’est le gouvernement et non pas le Président de la République qui a le pouvoir de diriger, c’est parce qu’à tout instant le gouvernement peut être renversé. Donc si l’on transfère ce pouvoir de direction des mains du gouvernement vers le Président, on donne le pouvoir de direction à un organe qui, lui, est incontrôlable pendant cinq ans. Si le Président se met à faire n’importe quoi… S’il devient complètement fou, on a la procédure de destitution qui est marginale, difficile à mettre en œuvre... Mais si le Président mène une politique dont le peuple ne veut plus, dont les parlementaires ne veulent plus, on ne peut rien contre lui et en toute hypothèse c’est lui qui dirige, c’est cela qui est grave

(Source: CONTRE JOURNAL 13.11.07)

Le meilleur article que j'ai lu depuis longtemps... Merci à Marie-Anne Cohendet.

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Karam contre le comptage ethnique

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Ancien président du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, Mahorais, Patrick Karam, Guadeloupéen (?) de 46 ans, a été nommé, en juillet, par Nicolas Sarközy, délégué interministériel à l'Egalité des chances des Français d'outre-mer. Le chef de l'Etat l'a chargé d'inventer des dispositifs pour corriger les inégalités dont souffrent les Français originaires d'outre-mer par rapport aux métropolitains.


Pour la première fois, une enquête commune de l'Ined et de l'Insee autorise le comptage ethnique et religieux. Qu'en pensez-vous ?

C'est un scandale ! On peut craindre de dangereuses déclinaisons : qui travaille le plus à l'école, les Noirs ou les Blancs, les catholiques ou les musulmans ? Qui participe le plus à la délinquance proportionnellement à la population ? etc. C'est inacceptable et totalement inopérant pour les Français d'outre-mer. Je demande à l'Ined et à l'Insee d'y renoncer.

 

Et lui, serait-t-il compté parmi les Noirs, les Blancs ou les Sarköziens?

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Ignoble trafic d'enfants

Beauvais (Oise)

Romescamps (Oise), dimanche 11 novembre, quatre individus auraient tenté de vendre deux nouveau-nés à une famille "de gens du voyage" installée de longue date dans la commune.

Il est 14 heures quand une BMW noire immatriculée dans le Nord arrive à Romescamps, petit village situé à la limite des départements de l'Oise et de la Seine-Maritime.

Cinq individus, manifestement d'origine rom, descendent de la berline : deux hommes et deux femmes d'une trentaine d'années accompagnés d'un garçon d'environ 5 ans. Leur offre, hors du commun, fait froid dans le dos. Moyennant 20 000 , les deux couples sont vendeurs de deux nourrissons. « Ils étaient emmaillotés et apparemment, ils n'étaient pas nés depuis très longtemps, confie un enquêteur. Ils devaient avoir un ou deux jours, grand maximum. » Un troisième bébé, pas encore né celui-ci, aurait également été proposé à la famille de Romescamps. Mais scandalisés par cette proposition, les "gens du voyage" s'offusquent et refusent tout net. Ils alertent même la gendarmerie, tout en jouant la montre pour retenir les deux couples. En vain, l'échec des négociations incite les Roms à prendre la fuite.

Un précédent à Angoulême en mai dernier

« Les gens du voyage se sont montrés très coopératifs, explique-t-on à la gendarmerie. Ils nous ont même donné leur portable pour qu'on puisse récupérer une conversation téléphonique. Malheureusement, c'est inaudible. »

Selon les témoignages recueillis sur place, cette visite des quatre Roms n'est pas une première. Il y a environ un mois, les mêmes individus se seraient déjà présentés à Romescamps. « Ils voulaient sans doute prendre la température, mais, à l'époque, ils n'avaient pas de bébés avec eux, et ils n'avaient pas été pris particulièrement au sérieux » par les gens de la communauté, poursuit un gendarme.

Un tel événement n'est malheureusement pas une première. En mai dernier, deux couples de Roms avaient tenté de vendre un nourrisson de 2 mois sur le parking d'un centre commercial de la banlieue d'Angoulême (Charente). C'est une simple cliente, à qui l'étonnante proposition avait été faite, qui a donné l'alerte. A l'issue d'une rapide course-poursuite, les « vendeurs » avaient été interpellés. L'enquête a révélé qu'il s'agissait des parents et de l'oncle et la tante de la petite fille. Sa mère n'était âgée que de 15 ans. Les quatre Roms avaient alors été mis en examen.

En février, le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) avait, de son côté, eu à juger les organisateurs, les intermédiaires et les parents « acheteurs » impliqués dans un vaste trafic de bébés bulgares. L'affaire, qui s'était nouée au sein de la communauté des "gens du voyage", portait sur la vente de 23 bébés entre 2001 et 2005. Des vendeurs et des acheteurs avaient écopé de peines de prison ferme.

A Romescamps, une enquête a été ouverte pour tenter de faire la lumière et de mieux cerner la réelle dimension de cette curieuse affaire. Elle a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie d'Amiens.

(Le Parisien) 

D'où viennent ces enfants? Quelle est leur nationalité? Qui sont leurs parents biologiques?

A quoi sont-ils destinés? Pédophilie, trafic d'organes et autres abominations? Certainement pas à l'adoption!

On disait autrefois que "les gitans volaient les enfants pour les revendre"... Vox populi, vox dei.

21:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Lagarde ou l'art de se f... du monde!

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Christine Lagarde et Christophe de Margerie, président de TOTAL, deux bons compères...

Samedi, la ministre de l'Economie a reçu à Bercy les représentants de l'industrie pétrolière. Aucune mesure n'a été prise pour faire baisser les prix à la pompe.

En ce samedi matin à Bercy, les visages étaient presque souriants et les discours pleins de bonnes intentions, du moins devant les caméras. Mais au final, il n'est rien ressorti de concret pour le portefeuille des automobilistes. L'objectif affiché de la réunion organisée par Christine Lagarde avec les pétroliers était pourtant de préserver le pouvoir d'achat des Français, mis à mal par la flambée du prix de l'essence (+ 20 % en 2007)...

Pas de baisse de la TIPP. Pour justifier sa décision de ne pas baisser les impôts sur l'essence, Lagarde a souligné que la flambée du brut n'a pas rapporté plus à l'Etat, car la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) est fixe et porte sur le volume de litres achetés. La ministre a estimé qu'un allégement de la TIPP serait contradictoire avec la promesse gouvernementale de réduire les émissions de C02. Selon la plupart des observateurs, une baisse de la TIPP, quatrième poste de recettes de l'Etat, est pourtant le seul levier de manoeuvre direct pour faire baisser les prix à la pompe!
Les promesses des pétroliers. Conformément au souhait de Christine Lagarde, les pétroliers se sont engagés, comme en 2005 et 2006, à « modérer leurs prix de revente » en « lissant » les hausses de prix à la pompe en cas de flambée du brut. « La marge du pompiste est très faible : porter le débat là-dessus, c'est un mauvais débat », a estimé un responsable de l'association de consommateurs UFC-Que choisir, alors que le prix du baril frôle aujourd'hui les 100 $ .

Le doublement de la « prime à la cuve » de fioul. Versée aux 475 000 Français les plus modestes qui se chauffent au fioul, cette aide va passer prochainement de 75 à 150 €, pour un coût total de 70 M€. Pour bénéficier de cette aide, il faut présenter à sa trésorerie son avis de non-imposition et sa facture de chauffage.

Cette promesse d'aide est-elle valable aussi pour ceux qui habitent dans des immeubles à chauffage collectif ou seulement  pour ceux qui se chauffent individuellement ?

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Grèves massives : ça passe ou ça casse?

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Ceux qui n'ont pas droit à la parole...
Avec 90 TGV sur 700 et un métro sur dix à Paris selon les prévisions, la grève de mercredi contre la réforme des régimes spéciaux s'annonce massive, alors que la gauche commence à donner de la voix et que les Français pensent que l'exécutif va négocier.

"La circulation des trains sera très perturbée dès mardi 13 novembre 2007 à 20H00 en raison d'un mot d'ordre de grève déposé par sept organisations syndicales", selon la SNCF qui "recommande à toutes les personnes qui le peuvent de limiter leurs déplacements".

La RATP a annoncé lundi qu'elle ne prévoyait qu'"un métro sur 10 en moyenne" sur l'ensemble des lignes mercredi, à la suite des préavis de grève reconductible de sept syndicats.

Le mouvement est soutenu sans ambiguïté par le PCF, dont la secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a déclaré à l'AFP: "les syndicats réagissent avec les salariés à une attaque frontale contre leurs droits et leurs acquis". La direction du PS critique, elle, plus la "méthode" suivie par l'exécutif que la nécessité de réformer les régimes spéciaux.

Le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, a estimé pour sa part que le président de la République était "le meilleur artisan de la grève unitaire" parce qu'il avait "allumé toutes les mèches en même temps".

Une majorité de Français (51%) juge que "le gouvernement va négocier et accepter quelques revendications des grévistes", selon un sondage IFOP pour le quotidien gratuit Metro, à paraître mardi.


13 universités, sur 85, étaient bloquées partiellement ou totalement lundi par des étudiants opposés à la loi Pécresse, un chiffre identique à celui de vendredi. En revanche, 17.000 étudiants ont participé à des assemblées générales (AG) selon l'Unef, principal syndicat étudiant, contre 10.000 jeudi.

Les cheminots donnent mardi soir le coup d'envoi des grèves reconductibles qui risquent de perturber fortement les transports publics ferroviaires, et ils annoncent déjà un bras de fer entre la CGT et le chef de l'Etat.

La SNCF a annoncé lundi qu'elle prévoyait mercredi la circulation d'environ 90 TGV sur le réseau national contre 700 en temps normal, une trentaine de Corail, un service normal pour les Eurostar et les Thalys, mais un trafic TER très perturbé dans toutes les régions. La RATP prévoit un métro sur 10 mercredi à Paris.

Les syndicats majoritaires de la RATP, d'EDF et GDF appellent aussi à un mouvement illimité à compter de mercredi. Des préavis de grève reconductibles ont également été déposés à l'Opéra de Paris et à la Comédie française, qui bénéficient de régimes spéciaux.
Une minorité d'étudiants, qui contestent la loi sur l'autonomie des universités, entend préparer le terrain dès mardi en "bloquant les gares".

La réunion de conciliation entre six syndicats et la direction de la SNCF, lundi, dans le cadre du préavis de grève qui débute mardi à 20H00, s'est conclue sur "un constat d'échec, la direction n'apportant aucune réponse", a déclaré Laurent Russeil (CGT-Cheminots) à l'AFP.

"La réunion s'est conclue sur un constat d'échec, la réunion n'a apporté aucune réponse aux questions posées par les syndicats, notamment lors de la précédente réunion de conciliation, vendredi dernier", a affirmé M. Russeil.

Selon lui "les six syndicats présents (CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC et CFE-CGC) restent tous dans le mouvement".

La CFDT, qui a déposé un préavis de grève séparé, ne participait pas à cette seconde réunion de conciliation.

La RATP a annoncé lundi qu'elle ne prévoyait qu'"un métro sur 10 en moyenne" sur l'ensemble des lignes mercredi.

L'entreprise publique prévoit en outre un trafic "quasi nul" sur la ligne A du RER, dont l'interconnexion avec la SNCF sera suspendue à Nanterre Préfecture, et "aucun trafic" sur la ligne B, avec une interconnexion suspendue à Gare du Nord.

Quelque "10% en moyenne" du trafic bus et tramway sera assuré, a ajouté la RATP.

En régions, l'Union des transports publics (patronat) ne prévoit cependant pas de perturbation dans les réseaux urbains, dont les salariés ne sont pas concernés par la réforme.


Après la séance d'échauffement du 18 octobre, les usagers franciliens resortent baskets, vélos ou contacts pour du covoiturage, quand ils ne posent pas une RTT. A la différence que ce nouveau mouvement est à durée indéterminée.

Le gouvernement redoute une jonction avec la grève dans la fonction publique du 20 novembre.

La SNCF, qui a prévu un millier de bus de substitution, diffusera lundi après-midi ses prévisions de trafic. Un millier d'agents distribueront des fiches horaires dans les gares et aux abords.


L'appel dimanche de la coordination étudiante à occuper les gares a été peu débattu lors de la quinzaine d'assemblées générales (AG) qui se sont tenues lundi. Seules Montpellier III et Rouen l'ont fait et ont voté contre.

Lundi, les sites de Nantes (Lettres et sciences humaines), de Toulouse II, de Paris X-Nanterre (sciences humaines), Rouen (psycho-socio et lettres), Rennes II, Lille I et III, Lyon II, Pau, bloqués la semaine dernière, l'étaient toujours, au moins en partie, lundi. Les cours étaient également suspendus à Perpignan, tandis qu'à Tours, des étudiants procédaient à des barrages filtrants...
Des échauffourées ont mis aux prises, lundi à Nanterre, des étudiants et les forces de l'ordre sur le campus de l'université.

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Alessandra Mussolini

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L'eurodéputée italienne Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce, a quitté avec fracas le groupe d'extrême droite au Parlement européen après un échange d'amabilités avec les élus roumains du même groupe. «J'ai décidé de quitter le groupe Identité, Tradition et Souveraineté» (ITS), en raison «des déclarations insultantes et utilisées comme prétexte par Corneliu Vadim Tudor», chef des cinq eurodéputés roumains membres de l'ITS, écrit-elle dans une lettre adressée au président du PE, Hans-Gert Pöttering.

Il y a une dizaine de jours, après le viol et le meurtre brutal d'une Italienne par un immigré roumain d'origine rom, Alessandra Mussolini avait estimé que «face à une telle bestialité, il faut inviter immédiatement l'ambassadeur roumain à quitter notre pays et considérer tout citoyen roumain comme un citoyen indésirable».

La réplique des cinq eurodéputés roumains ne s'est pas fait attendre et quelques jours plus tard Corneliu Vadim Tudor affirmait dans un communiqué que «nous ne voulons pas que, tout en bénéficiant de notre appui de manière indirecte, un porte-parole de la xénophobie, de l'intolérance, et du racisme de type fasciste se fasse écouter en Europe».

Le Parti de la Grande Roumanie de Corneliu Vadim Tudor «ne veut plus avoir le moindre rapport avec Alessandra Mussolini, qui se permet un tel sacrilège envers notre peuple», ajoutait le communiqué.

Réplique d'Alessandra Mussolini: «C'est un grave problème pour moi, et pas pour Tudor, si des centaines de Roumaines viennent se prostituer dans les rues italiennes. C'est un grave problème pour moi, pas pour Tudor, si la violence bestiale des bandes de criminels provenant de Roumanie a tué des Italiens.»

Désormais, c'est sur les bancs du groupe des non-inscrits que la petite-fille de Mussolini siégera au PE.

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12/11/2007

Darfour: Khartoum veut démanteler les camps de réfugiés

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Darfour: camp de Nyala le 26 septembre 2007
Au petit matin, un vent froid coupant souffle sur la plaine. En lisière du camp d'Al-Salam, près de Nyala, la capitale du Darfour Sud, une poignée d'hommes, de femmes et d'enfants grelottent en tentant de mettre de l'ordre dans de misérables affaires éparpillées à même la poussière. Des camions du gouvernement les ont jetés ici il y a quelques jours, sans un mot. Il y a deux semaines, ils vivaient à Kalma, l'un des "mégalo-camps" de déplacés du Darfour. Les voici à présent "relocalisés" par la force, euphémisme des autorités soudanaises pour décrire un programme destiné à démanteler des camps du Darfour.

 




Les attaques et vagues d'épuration ethniques ont jeté, en quatre ans de guerre civile, 2,2 millions de déplacés dans les camps au Darfour. Pour la première fois, des déplacés ont été contraints de fuir le camp de Kalma, et se trouvent à présent installés contre leur gré dans des "sites" sous contrôle gouvernemental comme à Al-Salam, non loin d'un important camp de miliciens pro-gouvernementaux, les janjawids.

Tout le groupe, quarante personnes environ, était installé à Kalma depuis 2004, après avoir été chassé de ses terres dans la région de Marla, au sud-est de Nyala. "A Marla, il y a des janjawids. On ne peut pas y retourner. Nous avons passé trois ans à Kalma et on nous oblige à aller dans de nouveaux sites avec des janjawids à proximité", affirme un déplacé, Abokor Abakar Ardei, accroupi sur un bout de natte déchiré.

Seule une fraction des occupants de Kalma, plusieurs milliers de personnes peut-être, a fui les violences au cours des derniers jours. Dans le camp, les déplacés ont rejoint des organisations politiques. A Kalma, la majorité d'entre eux soutient le chef rebelle Abdel Wahid Al-Nour, qui vit en exil en France. Ces groupes politiques, organisés en milices, désormais armés, collectent des taxes et tentent de contrôler les camps en chassant les milices rivales. A l'échelle du Darfour, ces camps installés aux portes des grandes villes et transformés en bastions rebelles, généralement pro-Abdel Wahid, sont devenus des cibles pour les autorités, qui en ont perdu le contrôle.

Le premier site visé est aussi l'un des plus grands. A Kalma - 92 000 personnes officiellement -, des affrontements entre factions ont éclaté fin octobre, faisant entre six et dix morts et provoquant la fuite du camp des déplacés appartenant à l'ethnie Zaghawa. Ces violences ont servi de prétexte aux forces gouvernementales, appuyées par des miliciens janjawids, pour charger les fuyards dans des camions et les emmener vers d'autres camps contrôlés, comme Al-Salam, tandis que certains se voient déjà proposer des lopins d'une terre qui n'est pas la leur, pour une installation durable près de Nyala.

Le soir même de l'éclatement des troubles, le wali, le gouverneur de la ville, exigeait des acteurs humanitaires internationaux de l'aider à vider Kalma "dans les 24 heures" avec les camions du Programme alimentaire mondial (PAM), un organisme de l'ONU. Face aux protestations, le wali menace à présent de procéder au "désarmement" de Kalma par la force et de transporter ses occupants vers neuf sites éparpillés dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres autour de Nyala. Le démantèlement du camp ne sera pas un "retour" mais une déportation à des fins de contrôle.

Après Kalma, d'autres camps devraient subir le même sort, estiment de nombreuses sources, notant que ce grand projet de démantèlement qui menace de se transformer en cataclysme coïncide avec l'approche du déploiement de la force internationale conjointe Nations unies - Union africaine (Minuad) début 2008.

Au Darfour sud, les attaques contre des organisations non gouvernementales (ONG) se sont multipliées au point que leurs activités, depuis deux mois, sont pratiquement paralysées. Un responsable d'ONG s'étonne encore d'avoir vu "deux hommes en uniforme" braquer son équipe à bord d'un 4 × 4 dans le centre de Nyala en pleine journée, et emmener tranquillement le véhicule "vers le camp janjawid de Fallouja", à la lisière de la ville.

Ces attaques, jointes à des tracasseries sans fin de la part des autorité locales, sont parvenues à intimider les responsables des ONG. On brûle une clinique ici, la police manque de violer une expatriée là. L'omerta est de rigueur, tant les humanitaires redoutent de voir leurs activités interdites.

Wael Al-Haj Ibrahim, responsable de l'Organisme de coordination humanitaire des Nations unies (OCHA) au Darfour sud, a été expulsé le 8 novembre, le ministre de la justice soudanais lui reprochant de s'opposer au "retour des déplacés". Il est le onzième travailleur humanitaire déclaré persona non grata au Darfour depuis le début de l'année.

 

(Source: LE MONDE 12.11.07) 

 

 

 

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Sarközy drague les collégiennes le 11 Novembre!

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Invités de la cérémonie, la centaine de collégiens du collège Jacques-Prévert de Rebais (Seine-et-Marne) ont apprécié. Claire, 14 ans, ne connaissait que « vaguement » l'armistice du 11 Novembre. « Je ne savais même pas qu'il s'agissait de la fin d'une guerre, et encore moins laquelle ! » confie-t-elle. « Maintenant que j'ai vu tout ce qui a été organisé pour célébrer ce jour, je me rends compte que c'est vraiment important. Tout s'est enchaîné au millimètre, pas un couac... J'ai été bluffée ! »

 D'autant plus qu'elle était aux premières loges : avec une centaine de ses camarades, elle a assisté à la cérémonie sous l'Arc de Triomphe, « tout près de Nicolas Sarközy », précise-t-elle. « Il a l'air gentil, mais je l'imaginais plus grand », commente sa copine Leslie. « De là où j'étais, je ne le voyais qu'à peine. »  (aïe!)

Claire pense avoir eu plus de chance : « Il m'a fixée pendant tout son discours et à la fin, il m'a fait un clin d'oeil ! Je ne sais pas pourquoi...»

 

(Source: Le Parisien.fr)

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Deux dépêches: oui à la Libye, non à l'Iran

14:43

Sarközy se déclare prêt à recevoir Kadhafi

 Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré lundi à Berlin qu'il ne voyait pas "de raison de ne pas recevoir" le leader libyen Mouammar Kadhafi, en raison de l'évolution positive de ses orientations sur le nucléaire et le terrorisme.

© 2007 AFP - 12/11/2007 14:43

14:34

Sarközy: Paris et Berlin d'accord pour refuser l'arme nucléaire à l'Iran

 Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à Berlin que la France et l'Allemagne étaient "sur la même longueur d'ondes" pour refuser que l'Iran se dote de l'arme nucléaire.

© 2007 AFP - 12/11/2007 14:34

(LE PARISIEN)

Pour la Libye, on dit simplement: "nucléaire" mais pour l'Iran: "arme nucléaire" : toute la nuance est là...

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800 euros d'amende pour avoir survolé la Lanterne

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Le Pavillon de la Lanterne
Le pilote d'un petit avion de loisir qui avait survolé le 9 juin 2007 la Lanterne, résidence du président de la République à Versailles, a été condamné jeudi à une amende de 800 euros, a-t-on appris de source judiciaire.

Le prévenu, poursuivi pour le survol d'une zone interdite, par maladresse ou négligence, était absent lors de l'audience, a précisé cette source confirmant une information du Parisien.

Le pilote avait expliqué à l'époque aux enquêteurs qu'il s'était trouvé dans l'obligation de survoler la Lanterne pour éviter un autre avion qui avait entamé à contresens sa descente sur l'aérodrome de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines).

Le survol de ce lieu particulièrement gardé est formellement interdit. Cette résidence jusqu'alors réservée au Premier ministre en fonction a été choisie par Nicolas Sarkozy, dès son élection, comme lieu de villégiature.
L'espace aérien est mieux surveillé au-dessus de la Lanterne que ne l'était celui de New York le 11 septembre

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Les étranges lubies de la Libye

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La compagnie aérienne Air Méditerranée devait rapatrier lundi 83 passagers français bloqués en Libye depuis dimanche en raison de l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation concernant la traduction en arabe des passeports, a annoncé la compagnie.

"Nous avons obtenu du ministère français des Affaires étrangères l'autorisation d'envoyer un avion en Libye pour les rapatrier", a indiqué le PDG de la compagnie, Antoine Ferretti.

L'appareil, un Airbus A 321, doit décoller à 15H00 (14H00 GMT) de l'aéroport de Roissy au nord-est de Paris et devrait atterrir à 19H15 (18H15 GMT) à l'aéroport de Sebha en Libye. Le retour à Paris est prévu lundi soir à minuit.

Un vol pour la Libye en provenance de Paris avait été contraint dimanche de rebrousser chemin avec ses 172 passagers, qui se sont vu interdire de débarquer de l'avion au motif qu'ils n'étaient pas munis d'une traduction arabe de leur passeport.

Les autorités libyennes avaient en outre refusé de laisser monter dans l'avion 83 passagers français présents à l'aéroport de Sebha qui devaient prendre leur vol retour pour Paris, alors qu'il restait des places à bord. "Nous n'avons reçu aucune explication pour ce refus", a déclaré M. Ferretti.

Ces 83 passagers ont pu passer la nuit à l'hôtel, a-t-il ajouté.

Quant aux 172 passagers qui ont été ramenés en France, "la situation est carrément bloquée, car les Libyens ne donnent actuellement plus de visa, et ils n'ont pas les formats nécessaires pour la traduction des passeports", a relevé le PDG d'Air Méditerranée.

"On est dans un imbroglio qu'on ne sait pas démêler", a-t-il ajouté.

Les autorités libyennes exigent que les passeports des ressortissants européens soient traduits en arabe, au titre d'une nouvelle législation qui est entrée en vigueur dimanche, mais dont les compagnies aériennes n'ont pas été informées au préalable, selon M. Ferretti.

Cette modification de la réglementation est intervenue "sans information préalable", a indiqué le ministère français des Affaires étrangères qui a précisé tenter avec ses partenaires européens d'"obtenir des clarifications" de la part de la Libye.

Le directeur général du voyagiste en ligne Go Voyages, Nicolas Brumelot, s'est dit "surpris" de la "rapidité" avec laquelle la nouvelle réglementation "a été décidée", puis "appliquée avec effet immédiat".

Selon lui, Go Voyages n'a pas encore pris de décision concernant une éventuelle annulation du prochain vol Air Méditerranée vers la Libye prévu dimanche prochain, "en attendant que la situation se dénoue".

Plus d'une centaine de passagers sont prévus sur ce vol, et 28 clients de Go Voyages doivent en outre rentrer dimanche de Libye.

Selon M. Brumelot, d'autres passagers français ayant emprunté des vols réguliers ont été refoulés à l'aéroport de Tripoli dimanche. Selon lui, la capitale libyenne est desservie notamment par British Airways et KLM.


 

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11/11/2007

Sarközy a "européanisé" le 11 Novembre

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Il innove...
Après les Etats-Unis, Nicolas Sarközy a cette fois décidé de flatter l'Europe. Contrairement à la tradition, le chef de l'Etat a en effet pris la parole à l'occasion des cérémonies commémorant l'armistice de 1918, qui a mis fin à la première guerre mondiale. Un nouveau signe de la "rupture sarközyste" opérée depuis le 6 mai dernier. Sous l'Arc de Triomphe, Nicolas Sarkozy s'est adressé à la jeunesse sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur, la construction européenne.

"Aujourd'hui, en nous souvenant, nous célébrons l'avenir", déclarait-il en préambule afin de donner le ton de son élocution. Car plutôt que de ressasser le passé, "l'hyper président" veut aller de l'avant, toujours. Mais avant d'en appeler à la fraternité entre les peuples, Nicolas Sarkozy a fait quelques concessions à la tradition. Un collégien et un lycéen ont en effet lus les lettres de deux Poilus. Deux, c'est d'ailleurs le nombre de combattants de la "Grande guerre" encore vivants: Lazare Ponticelli, 109 ans, et Louis de Cazenave, 110 ans. Ils avaient respectivement 17 et 18 ans lorsqu'ils se sont engagés dans ce qui devait être la "Der des Ders". Et si le président français est un homme d'action, il sait l'importance du souvenir car "maintenant que s'en vont les derniers témoins, il nous faut continuer de faire vivre ce souvenir pour que nos enfants n'oublient jamais et pour que nos enfants transmettent à leur tour à leurs enfants le souvenir de ces guerres", a-t-il dit.


C'est en ce sens qu'un film d'archives a été projeté sur écran géant sous l'Arc du Triomphe pour la centaine d'adolescents invités, pour que l'héroïsme des combattants de la Grande Guerre reste ancré dans la mémoire des plus jeunes. Un rapport au passé essentiel selon lui car "tant que restera vivante la mémoire des grandes tragédies du XXe siècle, nul n'aura à craindre pour l'amitié qui lie entre eux les peuples d'Europe." Au centre de l'actualité avec l'adoption prochaine du traité simplifié, l'Union européenne devenait dès lors le noeud du discours présidentiel.

"En ce 11 novembre, nous ne rendons pas seulement l'hommage de la nation à tous les morts sur le champ de bataille. Nous nous souvenons aussi que de tant de sang et de larmes est né un grand rêve de paix", lançait-il, avant de se montrer plus précis concernant ce rêve permis par la Libération.(!!!) "Un avenir de paix, un avenir de fraternité entre les nations, un avenir de compréhension et de solidarité entre les peuples. Cet avenir, nous lui avons donné un nom, l'Europe. Ne l'oublions jamais". Construit sur des cendres dès 1950, l'Europe de Jean Monet et Robert Schuman a évolué, grandi, prospéré. Pas assez pour Nicolas Sarközy qui rêve d'une "Europe politique" (sans nations).

Pour la première fois, huit drapeaux européens flottaient ainsi au vent au côté de la bannière tricolore. Une "européanisation" de la cérémonie qui devrait s'accentuer en 2008, année de présidence française de l'Union européenne.

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Les charognards de Verdun pillent la "zone rouge"

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La terre sacrée autour de Douaumont où sévissent les pillards...
Il ne faut rien espérer de certains hommes: ils sont comme des hyènes, ils n'ont pas d'âme.
Sur Internet, ils sont mis aux enchères "dans leur jus". Présentés sans complexes comme des lots "de fouille" ou "de terrain", ils mêlent gourdes, quarts, ceinturons et boutons d'uniforme estampillés "Verdun". Des reliques de la Grande Guerre, prélevées illégalement à l'aide de détecteurs de métaux dans la fameuse zone rouge, ces collines boisées de la Meuse où plus de 300.000 hommes, français et allemands, périrent entre le 21 février et le 19 décembre 1916.

"Or, il n'y a que 16.000 hommes enterrés au cimetière de Douaumont, note François-Xavier Long, le maire honoraire de Louvemont, l'une des neuf communes de la zone rouge. Les autres sont en dessous. A chaque fois qu'un obus explosait, le sol se recouvrait d'un mètre de terre. Sous ce mètre-là, il y a quantité d'os, de fusils, de munitions et d'objets divers. Pour tout nettoyer, il faudrait au moins deux siècles."

Alors les nouveaux pillards s'en chargent, à leur manière. "Le problème, c'est que tout se vend, soupire Frédéric Adam, de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), basé à Metz. Il arrive à présent que l'on trouve un squelette en vrac au bord d'un chemin. Sa plaque d'immatriculation a été volée, on ne peut plus l'identifier, les boutons de son uniforme, qui résistent à la putréfaction, ont été dérobés. On ne sait même plus s'il s'agit d'un Français ou d'un Allemand." Ce chercheur, expert dans l'étude des sépultures anciennes, s'est fait connaître en 1991 en authentifiant la dépouille du romancier Alain-Fournier, mort à Saint-Rémy-la-Calonne (Meuse) en septembre 1914. Depuis, il est le spécialiste de l'identification des Poilus.

Selon lui, le pillage de Verdun et des autres sites de grandes batailles militaires ne cesse de s'accélérer. "On le constate de visu dans les brocantes des petits villages. Il y a de plus en plus d'objets qui proviennent des champs de bataille. La création du site d'enchères en ligne e-bay n'a fait qu'amplifier les choses", estime-t-il. François-Xavier Long acquiesce: "Il n'y a pas très longtemps, en faisant des travaux sur la commune, on a trouvé un morceau de canon. Le temps de le protéger, le truc était parti alors qu'il faisait pourtant plusieurs tonnes." Le capitaine Patrick Tokarski semble, lui, plus dubitatif. A la tête de la compagnie de gendarmerie de Verdun depuis deux ans, il n'a jamais constaté la moindre fouille illégale mais assure ordonner de fréquentes patrouilles sur le site ainsi que le contrôle régulier "des antiquaires et des brocantes"...

A "La tranchée du Poilu", une boutique d'antiquités du centre de Verdun qui regorge de casques à pointe allemands ou du modèle "Adrian" français, Camille Tridon accueille des touristes hollandais ou allemands. Il arrive que ceux-ci laissent des traces de boue sur le sol de son petit commerce. "On sait d'où ils viennent. De toute manière, il y a du monde dans les bois tous les week-ends", soupire l'antiquaire. Il reconnaît avoir lui-même trouvé son premier fusil quand il avait 9 ans, dans le lit d'une rivière. Il l'assure cependant: aucun des objets présentés dans sa boutique ne provient de fouilles illégales. "Les collectionneurs finissent par mourir, leurs familles vendent." A l'en croire, les greniers de la région regorgeraient d'objets militaires...

Directeur du mémorial de Verdun, le colonel Xavier Pierson porte, quant à lui, un regard blasé sur les fouilles illégales: "Que voulez-vous, ce sont des milliers de Thénardier!" Il fait référence au personnage des Misérables croqué par Victor Hugo, un aubergiste charognard qui avait payé son commerce grâce aux bourses, alliances et croix de la Légion d'honneur dérobées sur des cadavres à Waterloo.

(Source JDD  11.11.07)

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Les Palestiniens rendent hommage à Yasser Arafat

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Dans un contexte de fortes divisions interpalestiniennes, les Palestiniens célèbrent aujourd'hui le troisième anniversaire de la mort de leur leader historique Yasser Arafat.

A cette occasion, le successeur de Yasser Arafat, l'actuel chef du Fatah, Mahmoud Abbas, devait prononcer un discours devant plusieurs milliers de Palestiniens réunis dans la cour de la Mouqataa, le QG palestinien, à Ramallah (Cisjordanie).

Un défilé devait être organisé dans la soirée à Gaza par le Fatah, du centre-ville jusqu'à la maison de l'ancien leader palestinien.

D'autres cérémonies devraient être également organisées à d'autres endroits du territoire palestinien, où le Hamas règne en maître depuis son coup de force de la mi-juin.

L'hommage ne devrait pas être remis en cause par le mouvement islamiste, adversaire de Yasser Arafat de son vivant, mais qui glorifie à présent l'image de l'ancien raïs.

Samedi, les hommages ont débuté avec l'inauguration par Mahmoud Abbas du nouveau mémorial de Yasser Arafat, dans la cour de la Mouqataa, le lieu où résidait le leader palestinien. Lors de cette cérémonie, l'actuel président de l'Autorité palestinienne a émis le voeu que "le président et martyr Yasser Arafat soit enterré à Jérusalem, ville où il était aimé et où il était né".

Le 3e anniversaire de la mort d'Arafat, marquée à la télévision palestinienne par des chants à sa gloire, intervient également en pleine tentative de relance du processus de paix israélo-palestinien, à l'approche d'une réunion internationale prévue fin novembre aux Etats-Unis.

C'est à la Mouqataa que le vieux leader palestinien a passé les dernières années de sa vie, encerclé par l'armée israélienne et privé de toute liberté, avant d'être hospitalisé en France, où il est mort le 11 novembre 2004, à l'âge de 75 ans.

19:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

La Flamme de l'Holocauste

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La Dalle sacrée du Soldat inconnu
Holocauste de la jeunesse française et allemande sacrifiée dans une guerre fraticide qui fit des millions de morts.
1914-1918
La flamme, ravivée tous les jours, brûle à leur mémoire. 

11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Philippe Pétain, Maréchal de France (1856-1951)

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Pétain, Commandant en chef, visite ses troupes - 15 mars 1917
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Le 8 décembre 1918, le bâton de Maréchal de France est remis à Pétain par le président Poincaré
Commnuniqué de presse de Philippe Pétain le 11 novembre 1918 à 21 h.
"Au 52e mois d'une guerre sans précédent dans l'histoire, l'armée française avec l'aide de ses Alliés a consommé la défaite de l'ennemi.
Nos troupes, animées du plus pur esprit de sacrifice, donnant pendant quatre années de combats ininterrompus l'exemple d'une sublime endurance et d'un héroïsme quotidien ont rempli la tâche que leur avait confiée la Patrie. Tantôt supportant avec une énergie indomptable les assauts de l'ennemi, tantôt attaquant elles-mêmes et forçant la Victoire, elles ont, après une offensive décisive de quatre mois, bousculé, battu et jeté hors de France la puissante armée allemande et l'ont contrainte à demander la paix. Toutes les conditions exigées pour la suspension des hostilités ayant été acceptées par l'ennemi, l'armistice est entré en vigueur, ce matin, à onze heures.

01:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)