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15/01/2008

MONET

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Les coquelicots -1873
"La couleur est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment."
                                       Claude Monet 

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La proposition de loi relative à la reconnaissance du génocide vendéen

Document

mis en distribution

le 10 mai 2007

 

N° 3754

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 21 février 2007.

PROPOSITION DE LOI

relative à la reconnaissance
du
génocide vendéen de 1793-1794,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉE

PAR MM. Lionnel LUCA, Hervé de CHARETTE, MME Véronique BESSE, MM. Louis GUÉDON, Joël SARLOT, MME Hélène TANGUY, MM. Bernard CARAYON, Jacques REMILLER et Jérôme RIVIÈRE,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La définition du terme « Génocide » établie par le tribunal international de Nuremberg est la suivante : « On appelle crime de génocide la conception ou la réalisation partielle ou totale, ou la complicité dans la conception ou la réalisation de l’extermination d’un groupe humain de type ethnique, racial ou religieux ».

Notre code pénal (art. L. 211-1) en donne quant à lui la définition suivante : « constitue un génocide le fait, en exécution d’un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux, ou d’un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire, de commettre ou de faire commettre, à l’encontre de membres de ce groupe, l’un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie ; atteinte grave à l’intégrité physique ou psychique ; soumission à des conditions d’existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe ; mesures visant à entraver les naissances ; transfert forcé d’enfants. »

Ces définitions correspondent parfaitement aux actions menées par la convention à partir du premier août 1793. À ceux qui ne manqueront pas de rétorquer que la population de la Vendée militaire ne constituait pas à proprement parler un groupe ethnique, signalons que l’adjudant général Hector Legros considérait en l’an III que « le pays que nous appelons Vendée est formé de la presque totalité de la Vendée, de la moitié des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire et d’une grande partie de la Loire-Inférieure » 

Deux lois furent votées par la Convention en préparation du « génocide vendéen » : celle du 1er août 1793 : « Anéantissement de tous les biens… » et celle du 1er octobre 1793 : « Il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre : le salut de la Patrie l’exige ; l’impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l’accomplir ».

Le point de départ du génocide est le décret du 1er août 1793 voté sur proposition de Barrère de Vieuzac après un discours incendiaire : « Ici, le Comité, d’après votre autorisation, a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes et à les combattre autant par des ouvriers et des pionniers que par des soldats. C’est dans les plaies gangreneuses que la médecine porte le fer et le feu, c’est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. L’humanité ne se plaindra pas; les vieillards, les femmes et les enfants seront traités avec les égards exigés par la nature. L’humanité ne se plaindra pas; c’est faire son bien que d’extirper le mal; c’est être bienfaisant pour la patrie que de punir les rebelles. Qui pourrait demander grâce pour des parricides… Nous vous proposons de décréter les mesures que le comité a prises contre les rebelles de la Vendée; et c’est ainsi que l’autorité nationale, sanctionnant de violentes mesures militaires portera l’effroi dans les repaires de brigands et dans les demeures des royalistes. » 

Le décret du 1er août 1793 relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de la Vendée stipulait dans son article 1er que : « Le ministre de la guerre donnera sur le champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée… » Article VI : « Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. » Article VII : « Les forêts seront abattues ; les repaires des rebelles seront détruits ; les récoltes seront coupées par les compagnies d’ouvriers, pour être portées sur les derrières de l’armée et les bestiaux seront saisis. » Article VIII : « Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l’intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité. » Article XIV : « Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République ; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui seront demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu’ils auraient souffertes. » 

Ce décret, malgré une déclaration de bonne conduite (« avec tous les égards dus à l’humanité »), était un véritable appel au meurtre, au vol institutionnalisé et à la déportation des non-combattants, ce que l’on pourrait qualifier de nos jours d’« épuration ethnique ».

Ce décret sera suivi par celui du 1er octobre 1793 – décliné sur le mode du discours de Caton auprès du Sénat romain (« delenda est Carthago ») : « Détruisez la Vendée, Valenciennes et Condé ne sont plus au pouvoir de l’Autrichien. […] Enfin chaque coup que vous porterez à la Vendée retentira dans les villes rebelles, dans les départements fédéralistes. La Vendée et encore la Vendée, voilà le charbon politique qui dévore le cœur de la République française; c’est là qu’il faut frapper. » 

Après la prise de Laval le 23 octobre, et la défaite républicaine d’Entrammes, le 26 octobre 1793, un nouveau décret daté du onzième jour du deuxième mois, portera que « toute ville de la République qui recevra dans son sein les brigands ou qui leur donnera des secours sera punie comme ville rebelle. En conséquence, elle sera rasée et les biens des habitants seront confisqués au profit de la république » 5 

Les mesures préconisées furent appliquées à la lettre par les représentants en mission auprès des armées et dans les départements.

Le 9 frimaire an II (29 novembre 1793), le représentant Fayau écrit aux administrateurs du département de la Vendée : « Vous savez comme moi citoyens que les brigands appelés de la Vendée existent encore quoique on les aie tués plusieurs fois à la tribune de la Convention. […] Je vous engage à prendre les mesures les plus promptes et les plus énergiques pour que les armées catholiques et royales dans le cas où elles rentreraient dans la Vendée n’y trouvent plus qu’un désert. […] Il serait bon, citoyens, que des commissaires nommés par vous se transportassent de suite dans toutes les parties de votre département pour en faire retirer toutes les subsistances et pour faire arrêter tous les citoyens qui ont pris part directement ou indirectement aux troubles de la Vendée. Il faut purger la Patrie… » 

Le représentant Francastel n’est pas en reste. Le 25 décembre 1793, il écrit au Comité de salut public : « Je fais débarrasser les prisons de tous les infâmes fanatiques qui s’étaient échappés de l’armée catholique. Pas de mollesse, que le torrent révolutionnaire entraîne tout ce qui lui résiste scandaleusement. Purgeons, saignons jusqu’au blanc. Il ne faut pas qu’il reste aucun germe de rébellion… » 7

En novembre 1793, le général Turreau est nommé commandant en chef de l’armée de l’Ouest avec la charge de faire appliquer le décret du 1er août. L’ordre de départ est donné le 21 janvier 1794, cette première phase sera appelée « la promenade militaire » alors qu’à cette date la Grande Armée catholique et royale n’est plus qu’un nom. Turreau divise l’armée en six divisions de deux colonnes chacune, qui ont pour mission de ratisser le territoire et d’exterminer la population. Ce sont les « colonnes infernales » qui vont se livrer au génocide des Vendéens. L’ordre du jour du général Grignon, commandant la 2e division est très clair : « Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d’être brûlé et de passer au fil de l’épée tout ce que vous rencontrerez d’habitants. » Les rapports des généraux républicains commandant les Colonnes sont aussi particulièrement explicites : « Nous en tuons près de 2000 par jour. […] J’ai fais tué (sic) ce matin 53 femmes, autant d’enfants. […] J’ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions… »

Le général Westermann, dans sa lettre à la Convention du 23 décembre 1793, suite à l’extermination des Vendéens ayant survécu à la virée de galerne à Savenay, précisait que : « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »

Lequinio, représentant du peuple dans la Charente et la Charente-Inférieure, est encore plus explicite dans sa lettre du 8 ventôse an II (26 février 1794) : « Je crois que si par séduction, argent, violence ou autrement, on avait pu s’emparer des chefs, il serait possible de n’exterminer que les étrangers, car quoique l’on puisse en croire, ce sont les hommes du pays même qui sont le moins dangereux ; ils seraient réduits à l’instant s’ils étaient laissés à eux-mêmes; mais ce sont les prêtres, les nobles, les étrangers et les déserteurs mêlés au milieu de nous qui rendent leur réduction impossible. Il faut donc nécessairement les égorger tous. C’est le parti que facilite l’arrêté que mes collègues Garrau, Hentz et Francastel viennent de prendre, en faisant retirer dans l’intérieur de la république tous les réfugiés de ce pays, réduits au désespoir, ainsi que le sont les habitants de ce pays pervertis par les scélérats étrangers qui sont au milieu d’eux et qu’il n’eut pas été possible d’en séparer. Il est impossible maintenant qu’on use envers eux des moyens que l’on pouvait employer autrefois de concert avec la poursuite des étrangers. Il faut donc se décider à tout massacrer. » 8

Le décret du 2 ventôse an II (20 février 1794) ordonnait la déportation des innocents et des bons citoyens de manière à ne plus laisser dans les pays révoltés que « les rebelles que l’on pourra plus aisément détruire ».9 

                                                 *

La République française reconnaît, à travers plusieurs lois, les différents événements qui ont marqué l’histoire internationale : Shoah, esclavage, génocide arménien... Ces lois mémorielles permettent de mettre en exergue les souffrances subies par des peuples.

Les exemples cités supra montrent la volonté incontestable de la Convention d’anéantir une population; ce qu’explique en 1794 Gracchus Babeuf dans un pamphlet, Du système de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier, dans lequel il dénonce les exactions commises par Jean-Baptiste Carrier lors de sa mission à Nantes, dont il affirme qu’elles renvoient à un système de dépopulation qu’il nomme « populicide ».

Comme le mot « génocide », forgé par Lemkin en 1944, il est employé pour désigner une forme de crime dont l’appréhension est inédite, le meurtre de masse visant un peuple dont le seul tort est son origine ethnique, raciale, religieuse ou politique. Pierre Chaunu, historien et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1982, n’a pas hésité à parler de génocide franco-français dans l’avant-propos du livre de Reynald Secher 10 qu’il a signé : « Nous n’avons jamais eu l’ordre écrit de Hitler concernant le génocide juif, nous possédons ceux de Barrère et de Carnot relatifs à la Vendée. »

Les moyens utilisés pour ce faire, rapportés notamment par Reynald Secher (cf. ouvrage cité supra), ou par Michel Ragon (1793, L’insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté, Albin Michel, Paris, 1992), ont été nombreux : épuration par mutilation sexuelle, création du premier camp d’extermination de l’histoire moderne à Noirmoutier, premiers essais de gazage de masse (insuccès, dû au gaz employé et à l’absence de confinement), premières crémations avec les fours à pain et les églises (exemple de l’église des Lucs-sur-Boulogne où furent brûlés vifs 563 villageois), noyades collectives avec les « noyades des galiotes » ou en couples avec les « mariages républicains dans la Loire, création au Ponts-de-Cé d’ateliers de tannage de peau humaine – peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation des corps des villageois massacrés à Clisson. À force de tueries, des municipalités, pourtant républicaines, et des représentants du Comité de salut public finissent par s’émouvoir. Turreau est relevé de ses fonctions en mai 1794, puis décrété d’arrestation en septembre. Jugé en décembre 1795, il est acquitté à l’unanimité.

La République sera d’autant plus forte qu’elle saura reconnaître ses faiblesses, ses erreurs et ses fautes. Elle ne peut continuer de taire ce qui est une tâche dans son histoire. Elle doit pour cela reconnaître le génocide vendéen de 1793-1794, et témoigner à cette région – qui dépasse l’actuel département de la Vendée – dont la population a été victime de cette extermination, sa compassion et sa reconnaissance pour avoir surmonté sa douleur et sa vengeance en lui donnant des hommes aussi prestigieux que Georges Clemenceau ou Jean de Lattre de Tassigny qui servirent la Patrie et défendirent la République.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

La République Française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794.

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14/01/2008

Le génocide vendéen (1793-1794)

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Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein
(30 août 1772- mort au combat le 28 janvier 1794, à 21 ans)
A la fin de la précédente légis­lature, une dizaine de députés signaient la proposition de loi déposée par Lionnel Luca ten­dant à reconnaître le géno­cide vendéen perpétré par la Convention en 1793 et 1794 en Vendée Militaire. Hervé de Charette, député des Mauges s'était joint à eux. La propo­sition est à nouveau déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale le 30 décembre 2007.

L'exposé des motifs reprend in extenso la définition du terme « Génocide » établie par le tri­bunal international de Nurem­berg : « On appelle crime de gé­nocide la conception ou la réa­lisation partielle ou totale, ou la complicité dans la conception ou la réalisation de l'extermination d'un groupe humain de type eth­nique, racial ou religieux ». Et celle du code pénal (art. L. 211-1) : « Constitue un génocide le fait, en exécution d'un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou reli­gieux, ou d'un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbi­traire, de commettre ou de faire commettre, à rencontre de mem­bres de ce groupe, l'un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie, atteinte grave à l'intégrité physique ou psychique, soumis­sion à des conditions d'existence de nature à entraîner la destruc­tion totale ou partielle du groupe, mesures visant à entraver les nais­sances, transfert forcé d'enfants. » Selon la proposition de loi, « ces définitions correspondent parfai­tement aux actions menées par la Convention à partir du premier août 1793 [...] L'adjudant général Hector Legros considérait en l'an III que le pays que nous appelons Vendée est formé de la presque totalité de la Vendée, de la moitié des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire et d'une grande partie de la Loire-Inférieure ».

Deux lois d'extermination
Deux lois furent votées par la Convention en préparation du « génocide vendéen » : celle du 1er août 1793 : « Anéantis­sement de tous les biens... » et celle du 1er octobre 1793 : «II faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre : le salut de la Patrie l'exige ; l'impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l'accomplir ».

Ne plus se taire
« La République sera d'autant plus forte qu'elle saura reconnaître ses faiblesses, ses erreurs et ses fautes. Elle ne peut continuer de taire ce qui est une tâche dans son histoire. Elle doit pour cela reconnaître le génocide vendéen de 1793-1794, et témoigner à cette région - qui dépasse l'actuel département de la Vendée - dont la population a été victime de cette extermina­tion, sa compassion et sa recon­naissance pour avoir surmonté sa douleur et sa vengeance en lui donnant des hommes aussi pres­tigieux que Georges Clemenceau ou Jean de Lattre de Tassigny qui servirent la Patrie et défendirent la République » conclut la proposi­tion de loi.

(Source: Henry Renoul - Vendée Matin du 30/12/2007)

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Le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca vient de déposer une proposition de loi  pour que la République française reconnaisse le génocide vendéen programmé par la Convention républicaine, entre le 1er août 1793 et la chute de Robespierre en 1794.

 Ce n'est pas la première fois que des élus, des historiens, ou associations pour le devoir de mémoire, demandent cette reconnaissance, comme le département de la Vendée à partir de 1989, à l'occasion du bicentenaire de la Révolution. Evidemment, quand le nom du principal instigateur des massacres civils de l'Ouest de la France (le général Turreau) est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris, et que cette page de la Terreur reste la honte de la Révolution française, la reconnaissance "officielle" est difficile.

Le général républicain Turreau, qui prit alors la tête des "colonnes infernales" chargées de raser la Vendée, a résumé (comme ses collègues Grignon ou Westermann) les directives de la Convention à l'encontre de cette province d'alors : "Tous seront passés au fil de la baïonnette. Les villages, métairies, bois, landes, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé seront livrés aux flammes." On sait aujourd'hui que même les habitants y furent livrés parfois, au fil des massacres, quand ils n'étaient pas noyés en masse dans la Loire sous les ordres du sinistre Carrier, et que l'un des premiers camps d'extermination - dit l'Entrepôt - fut mis en place à Nantes (Loire-Atlantique).

Les historiens n'hésitent plus à parler du génocide vendéen, recensant pour certains quelque 170.000 victimes martyrisées, hommes, femmes et enfants de tous âges. "C'est un massacre délibéré et gratuit de la population civile sans raison militaire", définit Alain Gérard, universitaire et spécialiste de la Révolution française. "Les Vendéens se sont soulevés aussi pour des raisons morales, contre la destruction du peuple au nom du peuple. Ils ne se sont pas révoltés contre la Révolution, mais contre la dérive terroriste de la Révolution. "

L'Assemblée nationale ne manque pas d'éléments historiques irréfutables pour prendre enfin une décision qui se fait attendre depuis des décennies, la reconnaissance officielle du génocide vendéen : "Un grand pas sera fait quand cette page d'histoire sera inscrite dans les ouvrages scolaires", a déclaré Alain Gérard avec d'autres.

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Vous y croyez, vous ?

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Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, hélas!

Pour élaborer votre « plan sécurité » à vocation nationale, vous avez mené plusieurs rencontres de concertation en Seine-Saint-Denis. Qu'en ressort-il ?

Michèle Alliot-Marie. En Seine-Saint-Denis, les taux de criminalité et de délinquance sont élevés, mais en même temps on sent une vraie envie de progresser, une créativité et un potentiel énormes. Pour cela, il faut assurer la sécurité, qui ne relève pas uniquement de la police. C'est une chaîne à laquelle participent les élus locaux, la justice, l'Education nationale, les associations... Tous doivent travailler ensemble, mais chacun dans son rôle. A partir de l'exemple du 93, je compte trouver des solutions originales pour les départements qui connaissent les mêmes problèmes. La Seine-Saint-Denis doit être le laboratoire d'excellence de la police moderne. Une police qui bénéficie des moyens les plus novateurs mais qui connaît aussi parfaitement son environnement, ses habitants, ses commerçants...

C'est le retour de la police de proximité ou de l'îlotage...

Ce qui compte, ce n'est pas le nom, c'est le contenu. Je ne veux pas d'une fausse proximité ou d'une mission ambiguë, ni d'une police qui joue le rôle des associations. Je veux une police qui soit proche des gens. Les policiers doivent avant tout assurer leur mission : protéger les citoyens contre les délinquants et lutter contre les trafics. Mon plan prévoit des équipes localisées sur un secteur, formées à l'activité en milieu difficile, assurant une présence permanente, active, visible et dissuasive. Cette expérimentation menée dans des quartiers de Saint-Denis, La Courneuve et Clichy-Montfermeil pourra ensuite être étendue.

Cela suffira-t-il à rétablir la confiance entre la population et la police ?

Je veux créer un véritable pacte de confiance entre la police et la population, grâce à des mesures concrètes et ambitieuses. Cela exige un comportement exemplaire des policiers et impose aussi de mieux expliquer leur action. La police ne fait pas la loi, son rôle c'est de la faire respecter. Les métiers de la sécurité sont trop méconnus des jeunes de ces quartiers. Ils représentent pourtant un champ de promotion professionnelle et sociale. Je trouve anormal qu'il n'y ait pas davantage d'officiers et de commissaires de police issus des quartiers. Un partenariat avec l'Education nationale permettra de mieux faire connaître ces métiers. 



De nombreux policiers se plaignent d'être noyés sous des tâches éloignées de leur mission. Comment comptez-vous remédier à ce problème ?

Les policiers se sont engagés pour travailler à la sécurité des habitants sur le terrain, pas pour être bloqués à des tâches administratives dans les commissariats. En deux ans, 100 policiers en seront libérés pour rejoindre le terrain en Seine-Saint-Denis. Sur toute la France, ce sont au total 3 500 policiers qui retrouveront ainsi leur coeur de métier.

Que proposez-vous pour fidéliser les policiers dans les quartiers difficiles ?

De nombreux jeunes policiers affectés en Seine-Saint-Denis veulent partir dès que leur ancienneté le leur permet, pour rejoindre leur région d'origine. Je veux aller vers un concours régionalisé. Ainsi, les candidats postuleront pour la région parisienne, et auront vocation à y rester entre huit et dix ans. Ils auront naturellement des contreparties. Leur encadrement aussi sera renforcé par des policiers d'expérience.

Quelles seront ces contreparties ?

En travaillant dans des quartiers difficiles, les policiers acquièrent une qualification particulière qui doit être reconnue. Je pense par exemple à des promotions plus rapides. Nous mettrons aussi en place des mesures, en liaison avec les communes, pour faciliter leur vie quotidienne : logement, garde d'enfants... Avec ces mesures, la Seine-Saint-Denis disposera de policiers plus expérimentés, au comportement exemplaire, et d'une police vraiment proche des habitants.

Ce n'est pas la police qu'il faut changer!

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Rachida Dati "n'était pas informée"...

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Nouveau rebondissement dans l'affaire de la fondation Hamon, du nom de ce musée qui n'a jamais vu le jour mais pour lequel des millions d'euros de subventions semblent s'être volatilisés. Me Guméry, l'avocat du mécène éponyme Jean Hamon, a demandé vendredi dernier au tribunal de grande instance de Versailles l'audition de plusieurs responsables du conseil général des Hauts-de-Seine ayant eu vent du dossier. Parmi eux, Rachida Dati, adjointe du directeur général des services au conseil général en 2004 et 2005. Le juge d'instruction en charge de l'affaire a désormais un mois pour donner suite ou non à cette demande.
 
Le musée d'art contemporain aurait du voir le jour sur l'Ile-Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux. 192 toiles données au conseil général par le riche promoteur et mécène Jean Hamon devaient y être exposées. Si la création de ce musée n'a finalement jamais eu lieu, quelque 7 millions d'euros de subventions ont, elles, bel et bien été versées par un syndicat mixte, créé fin 2000. La justice s'interroge notamment sur une somme de 750.000 euros versée à Jean Hamon. Mais d'autres sommes astronomiques sont parties en pure perte pour frais d'études et de chantier. La SEM 92 aurait ainsi reçu 3,8 millions d'euros, note le Journal du Dimanche dans sa dernière édition. 

  
"Nous n'avons pas été informés de cette demande d'acte", a réagi le  porte-parole de Mme Dati, Guillaume Didier, interrogé par l'AFP. Alors que Guillaume Didier affirme que "l'information judiciaire porte sur des faits antérieurs à l'arrivée de Mme Dati au Conseil général des  Hauts-de-Seine", Me Guméry est d'un tout autre avis. Se basant sur le réquisitoire rédigé par le parquet général, l'avocat affirme en effet que les faits examinés par la juge "ne s'achèvent pas en 2003, mais pourraient être étendus jusqu'en 2007".
  
Après quatre ans d'enquête, la juge versaillaise a clos son instruction en octobre. A ce jour, 12 personnes ont été mises en examen, parmi lesquelles André Santini et Charles Pasqua, à l'époque président et vice-président de la SEM 92, pour "détournement de fonds publics, prise illégale d'intérêts, faux et usage".

(LCI.fr 14.01.08)

 

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Ils ont convolé!

Selon une source proche d'un témoin ayant assisté à leur union, le Président de la République Nicolas Sarközy et l'ex- mannequin chanteuse Carla Bruni se seraient mariés jeudi dernier à l'Elysée. Interrogé cet après - midi alors qu'il accompagne le Président Sarközy dans le Golfe, son conseiller en communication Franck Louvrier a déclaré: " cette information relève de la vie privée de Nicolas Sarközy et je n'ai aucun commentaire à faire ".

De retour de ses escapades romantiques au pied des pyramides d'Egypte et à Petra en Jordanie, Nicolas Sarközy avait affirmé et répété que son histoire d'amour avec Carla Bruni était " une affaire sérieuse ". Mardi dernier, lors de la première conférence de presse de son quinquennat devant six cents journalistes à l'Elysée, le président questionné sur sa vie sentimentale et sur l'éventualité d'un mariage avec l'ex mannequin Carla Bruni, avait répondu  que " ce ne serait pas le Journal du Dimanche qui fixerait la date et qu'il y aurait de grandes chances pour que les medias l'apprennent après ". Selon de très bonnes sources émanant d'un proche d'un témoin qui aurait assisté à une petite cérémonie très intimiste, le Président de la République Nicolas Sarközy et l'ancien mannequin vedette devenue chanteuse à succès Carla Bruni auraient convolé en justes noces jeudi dernier à l'Elysée.

L'article 169 du code civil stipule qu'en cas de causes graves, la publication des bans n'est pas obligatoire. Il suffit pour celà que le Procureur de la République du ressort de la ville ou de l'arrondissemente dans lequel se déroule le mariage opte pour une dispense de la publication des bans ou de l'affichage de cette publication. C'est vraisemblablement ce qui s'est produit dans le cas présent. La tranquillité du Président de la République et la sérénité requise pour le bon exercice de sa fonction auraient été considérés comme suffisants pour amener le représentant du Ministère public à privilégier cette opportunité.

A la veille d'un déplacement de trois jours en Arabie Saoudite, dans les Emirats et les pays du Golfe, Nicolas Sarkozy aurait semble - t - il décidé de pousser les feux de l'amour pour prouver l'ampleur de son sentiment envers Carla Bruni, couper court aux rumeurs et libérer les pays hôtes de ses voyages des affres du protocole. Rappelons que Nicolas Sarkozy s'apprête à rejoindre l'Inde le 24 janvier prochain pour un voyage officiel très attendu lors duquel il  devrait signer un certain nombre de contrats importants dont l'achat par l'armée indienne de 197 hélicoptères. Le Président Sarkozy devrait également participer aux cérémonies du Jour de la République pour l'anniversaire de l'entrée en application de la Constitution indienne en 1950. Dans son édition du 9 janvier, le Washington Post évoquant le déplacement de Nicolas Sarkozy et de sa petite amie en Inde avait rappelé les modalités de comportement très strictes des autoritrés indiennes en avançant que celles - ci se trouvaient confrontées à un vrai casse - tête.

Férus de cinéma bollywoodien, les Indiens qui se délectent de la romance entre la belle jeune femme et le président français s'interrogeaient pour savoir comment et avec quels fastes Nicolas Sarkozy et sa belle pourraient être accueillis dans leur pays. " La top modèle ne peut pas recevoir les mêmes égards que le président puisqu'une petite amie n'est pas considérée comme sa femme ou son épouse " soulignait récemment le quotidien Indian Express, auteur de l'interview d'un fonctionnaire du ministère des Affaires Etrangères. " C'est la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation " expliquait un responsable du protocole au ministère en assurant " que des discussions sur le sujet se déroulaient entre Paris et New Dehli.

 Le mariage qui aurait été célébré jeudi dernier à l'Elysée lèverait ainsi toute équivoque en facilitant l'application du protocole Indien dans le respect des spécificités liées aux caractéristiques strictes et rigoureuses de la société indienne. Dans ce cas de figure, le voyage du nouveau couple Sarkozy en Inde pourrait se charger de tous les agréments de la symbolique orientale et de ses mugnificences. Quel voyage de noces féérique au pays des Maharadjas... Une photographie de la chanteuse à succès Carla Bruni et du Président de la République Nicolas Sarkozy devant le mythique et charmant Taj Mahal devant lequel ont posé tant de célébrités dont la regrettée princesse Diana atteindrait un sommet de  pipolisation planétaire ! 

(Source L'Est Républicain 14.01.08) 

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CLAUDE MONET (1840-1926)

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Meules -1890

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Nuages...

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Nuages gris
enfants du ciel
joufflus de pluie...
Gaëlle Mann  

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Seul en Arabie saoudite... Allah akbar!

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Le roi Abdallah et notre Président... 13  janvier 2008

Nicolas Sarközy, en tournée pour quelques jours dans les pays du Golfe, a atterri seul au royaume des Saoud dimanche après-midi. Ou du moins en célibataire.

Un diplomate saoudien a expliqué la semaine dernière que son pays ne souhaitait pas, «pour des mesures religieuses», que le chef de l'Etat français vienne en compagnie de sa nouvelle compagne, Carla Bruni.

Information confirmée dimanche au figaro.fr par l'Elysée. Si plusieurs ministres, dont Rachida Dati, Xavier Darcos, Christine Lagarde ou Hervé Morin font partie du voyage, Carla Bruni n'est pas sur la liste de la délégation française.

Il faut dire que sa présence aurait été pour le moins déplacée dans la monarchie des Saoud. Dans le cadre de la stricte interprétation de la loi islamique appliquée en Arabie saoudite, un homme et une femme qui ne sont pas mariés ou n'appartiennent pas à la même famille ne peuvent pas être laissés seuls ensemble et partager la même chambre.

Ce qui semble d'ailleurs indiquer que le chef de l'Etat n'a pas épousé sa nouvelle compagne en secret comme plusieurs rumeurs tendaient à le faire croire en fin de semaine.

La loi religieuse s'applique à tous, même aux Infidèles!

(Source Le Figaro 13.01.08)

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13/01/2008

"Je suis du système..." Pauvre déclaration!

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Rama Yade-Zimet
Après David Martinon, à Neuilly-sur-Seine, et Rachida Dati, dans le VIIe arrondissement de Paris, c'est au tour de Rama Yade d'annoncer sa candidature aux prochaines élections municipales. La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'homme se présentera sur la liste UMP dans la ville où elle a grandi, Colombes.

Serez-vous candidate à Colombes aux municipales?
J'ai demandé à Nicole Goueta, la maire UMP de Colombes, si elle me ferait l'honneur de m'accepter sur sa liste aux municipales.

Pourquoi là?
Colombes est un choix de coeur avant tout. Quand je suis arrivée du Sénégal, à l'âge de 9 ans, c'était dans cette ville. J'y ai vécu jusqu'à 25 ans. D'abord dans un secteur résidentiel, puis au seizième étage d'une tour dans le quartier des Fossés-Jean. J'y ai passé mon enfance, mon adolescence et les débuts de l'âge adulte. Pour moi, la vie française a commencé par la vie colombienne. Je ne me voyais donc pas candidate ailleurs. Home sweet home, comme diraient les Anglais.

Vous avez encore des liens avec la ville?
Ma mère et mes petites soeurs vivent toujours à Colombes. Moi, je suis partie quand je suis devenue administrateur du Sénat. J'ai dû vivre à Paris par commodité car le Sénat tient souvent des séances la nuit. Cela a été un crève-coeur. Depuis deux mois, j'habite le 18e. Mais tous les week-ends, je retourne voir ma famille et mes amis.

Ségolène Royal a fait 54% à Colombes, l'UMP peut-elle gagner?
Ce n'est pas facile, c'est vrai. Mais ce que j'aime en politique, c'est aller chercher une victoire avec les dents. Quand je vois comment Nicolas Sarkozy a pris Neuilly à 28 ans, pour moi c'est exemplaire. Colombes mérite qu'on se batte pour elle. Et Nicole Goueta a fait un travail formidable. En 2001, elle a pris la ville aux communistes, à la surprise générale.

Un élu MoDem évoque votre venue comme une "opération de sauvetage à maire en danger"...
Personne ne m'a demandé de me présenter à Colombes, c'est moi qui l'ai proposé. Donc on ne peut pas dire qu'on m'envoie là pour sauver une liste. Nicolas Sarkozy m'a dit: "Il faut aller là où tu le sens." J'ai demandé: "Et si c'est risqué?" Il m'a répondu: "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire."

Nicole Goueta a 70 ans. Pourriez-vous lui succéder en cours de mandat?
Cela ne m'a pas traversé l'esprit. J'ai revu Nicole Goueta cette semaine. Elle tient très bien les rennes de sa ville. Moi, j'ai 30 ans, je suis secrétaire d'Etat, et je ne suis pas pressée. Songer à être maire d'une ville de 80 000 habitants, c'est un peu prématuré.

Si vous êtes élue, serez-vous vraiment présente en mairie?
Je ne souhaite pas devenir maire, ni première adjointe. Je vais y aller avec modestie et sérieux. Par ailleurs, dans le gouvernement, des ministres importants arrivent très bien à être aussi maires de grosses villes.

Pourriez-vous devenir adjointe?
Je ne cherche pas à briller mais à faire un travail de laboureur. En tant que secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, je suis en charge de questions internationales, globales. Mais je ressens aussi le besoin d'une assise locale. Pour moi, la noblesse de la politique, c'est aussi d'être choisi par les électeurs. J'ai exprimé le souhait d'être élue conseillère municipale. Si, après, on me propose d'être maire adjoint, je serai réaliste. Je ne prendrai pas une délégation que je ne pourrais pas assumer. Je suis membre d'un gouvernement, et je veux pouvoir faire les deux choses bien.

Dans cette campagne, quelles sont les mesures prioritaires?
C'est à Nicole Goueta de dévoiler son projet. Je ne peux pas me placer en tête de liste. Je pense simplement qu'il faut faire rêver Colombes. C'est une ville qui change. Quand je suis arrivée, elle était divisée en deux, avec une zone résidentielle et des quartiers difficiles. Aujourd'hui, des classes moyennes quittent Paris pour venir y vivre. C'est important de maintenir l'équilibre entre ces différents types de population. Moi, je me retrouve dans cette diversité, c'est aussi pour cela que j'y vais.

Certains jugent que Nicole Goueta a mené une politique trop sécuritaire (couvre-feu pour les mineurs, vidéosurveillance...). Vous vous reconnaissez dans ce type de politique?
Mais je ne suis pas socialiste, ni communiste. Parfois on me pose des questions comme si j'étais un ministre d'ouverture ou un transfuge de la gauche. Je suis de droite. Et je souhaite participer à la mise en oeuvre du programme de l'UMP. La sécurité n'est pas seulement une réponse à l'inquiétude des Français de souche, elle concerne tout le monde.

Quelles sont les autres villes que l'on vous a proposées?
Les deux propositions sérieuses que l'on m'a faites, c'est Corbeil-Essonnes et le 20e arrondissement de Paris. Pour Corbeil, j'ai réfléchi longtemps. C'était un honneur que l'on me propose d'y aller, apparemment comme tête de liste. Mais je veux m'engager pour une ville avec laquelle j'ai une histoire.

David Martinon se présente à Neuilly, Rachida Dati dans le 7e, c'est plus facile?...
Ils font leur choix, et c'est respectable. Moi, je veux aller à la bataille politique, avec les risques que cela suppose.

Et si Nicole Goueta est battue?
Alors ce sera pour une prochaine fois. Qui pourra me reprocher d'avoir eu l'idée d'y aller? Le courage en politique, c'est important. Je n'ai pas envie de séduire, mais de convaincre. La séduction, c'est la notoriété. C'est: "Vous êtes une minorité, vous êtes noire, racontez-nous ce que cela vous fait!" C'est paraître dans les pages de Gala et témoigner sur sa vie en permanence. C'est insupportable. Certains croient que je débarque de la cité, qu'on m'a mise là pour faire joli. Pas du tout. Je suis du système: j'ai fait Sciences po, j'ai été administrateur du Sénat. On me regarde comme si j'étais un animal exotique alors qu'en fait, ma seule différence, c'est ma couleur de peau.
(Source: JDD 13.01.08)

23:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Un Algérien est tombé par la fenêtre au cours d'une perquisition

Plus de 200 personnes ont manifesté samedi à Noisy-le-Sec en hommage à Reda Semoudi, un Algérien qui s'est tué mardi en se défénestrant du 9e étage d'un immeuble, où la police l'accompagnait pour une perquisition.

En marge de la manifestation qui s'est déroulée dans le calme, deux voitures, dont celle du maire Nicole Rivoire (Modem), ont été incendiées vers 16H30 aux environs de la mairie. Les pompiers ont rapidement éteint les flammes.

«La version des choses qui est présentée par la police est invraisemblable, Reda n'a pas pu ouvrir la fenêtre avec des menottes dans le dos, on va tout faire pour dire qu'il y a une autre version, nous demandons que la vérité soit faite sur cette affaire», a déclaré Tarek Kawtari, membre du Mouvement immigration banlieue (MIB). Des panneaux affichant la photo du jeune Algérien étaient portés par les manifestants et sur une banderole on pouvait lire «Justice et vérité sur Reda Semoudi». L'homme «menotté dans le dos» se serait «soustrait» à la vigilance d'un policier de la brigade des stupéfiants chargé de le surveiller.

La fenêtre était-elle vraiment fermée?

23:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

LA DERNIERE CROISADE DE G.W.BUSH...

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George W. Bush devait s'adresser directement aux Iraniens dimanche dans ce que la Maison Blanche présente comme le grand discours d'une tournée au Proche-Orient placée sous le signe de la "menace" posée par le régime islamique selon le président américain.

Samedi encore, M. Bush a dénoncé les agissements des Iraniens en Irak comme une entrave à la stabilisation d'un pays où pourtant "l'espoir renaît".

Dimanche, à la fin d'un discours sur les libertés à Abou Dhabi, M. Bush se tournera vers différents peuples de la région et "parlera à nouveau aux Iraniens eux-mêmes et leur dira qu'il existe pour eux un avenir meilleur", a dit la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.

Dans cette allocution prévue à 15H30 locales (11H30 GMT) dans des Emirats arabes unis, faisant physiquement face à l'Iran de l'autre côté du Golfe, M. Bush devrait aussi affirmer l'engagement des Etats-Unis à assurer la sécurité dans ces eaux stratégiques bordées de producteurs pétroliers, a dit Mme Perino.

Il aura auparavant pris le petit déjeuner avec les soldats de la Vème flotte américaine à Bahreïn.

M. Bush devrait aussi parler du Liban et, plus largement de démocratie, de lutte contre l'extrémisme et des efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Pousser à un accord de paix et rallier les pays arabes à cette entreprise constituait l'une des grandes priorités de la tournée de M. Bush, commencée mercredi en Israël et dans les Territoires palestiniens.

L'autre, c'est d'affirmer sa détermination à contenir l'Iran chiite dont l'influence grandissante inquiète les alliés sunnites des Etats-Unis.

Plus encore que les menées iraniennes, les pays arabes du Golfe redoutent les conséquences d'une nouvelle guerre américaine dans la région.

M. Bush a réaffirmé lors de son voyage que "toutes les options étaient sur la table", mais qu'il entendait épuiser les recours diplomatiques.

Samedi, il s'en est pris à l'Iran lors d'une visite au camp Arifjan (Koweït), base américaine par laquelle transitent les soldats combattant en Irak .

"L'Iran doit cesser de soutenir les groupes spéciaux des milices qui attaquent les forces irakiennes et de la coalition, et qui enlèvent et tuent des responsables irakiens", a-t-il dit.

Le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, a noté que si certaines attaques perpétrées avec des armes "portant la signature" iranienne avaient baissé ces derniers mois, elles ont de nouveau été multipliées par deux ou trois ces derniers jours.

Le général Petraeus et l'ambassadeur à Bagdad, Ryan Crocker, ont rendu compte à M. Bush de la situation en Irak, au bord de la guerre civile il y a un an.

"Il reste beaucoup de travail à accomplir, mais le niveau de violence a été réduit de manière significative. L'espoir revient à Bagdad, et l'espoir revient dans les villes et les villages à travers le pays", a dit M. Bush à la presse.

"Il n'y a aucun doute dans mon esprit que nous allons réussir, il n'y a aucun doute dans mon esprit que quand l'histoire aura été écrite, la dernière page dira: les Etats-Unis d'Amérique ont remporté la victoire pour le bien du monde", a-t-il lancé ensuite à 1.500 soldats qui ont acclamé plusieurs fois leur président impopulaire.

Le même jour, le Parlement irakien a approuvé une loi sur la réhabilitation des anciens membres du parti Baas de Saddam Hussein, une réforme saluée par M. Bush comme "un pas important vers la réconciliation".

02:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Cézanne (1839-1906)

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La Montagne Ste Victoire vue de Bellevue (1882-1885)

01:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Estelle Mouzin, 9 ans, disparue il y a 5 ans

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Eric Mouzin (4eG), le père d'Estelle Mouzin (représentée sur la banderole), participe à la marche organisée dans cette ville, le 12 janvier 2008, à l'occasion du cinquième anniversaire de la disparition. 

Cinq ans après la disparition d'Estelle Mouzin, famille, proches, voisins, se sont une nouvelle fois retrouvés samedi à Guermantes (Seine-et-Marne) pour lui rendre hommage et rappeler la nécessité de poursuivre l'enquête, jusqu'ici infructueuse.

Après une réunion de l'association Estelle en début d'après-midi, un cortège d'environ 200 personnes s'est ébranlé silencieusement de la place du Temps-Perdu, jusqu'à rue Blanche-Hettinger où a été planté, il y a trois ans, un arbre du souvenir.

C'est là, suppose-t-on, qu'aurait été enlevée, le 9 janvier 2003 vers 18H00, la petite fille alors âgée de neuf ans.

En tête de cortège, marchait le père d'Estelle, Eric Mouzin, derrière une banderole disant "Aidez nous à retrouver Estelle".

L'homme, qui se bat depuis cinq ans pour que la mémoire de sa fille ne tombe pas dans l'oubli, ne semble pourtant plus guère croire à la possibilité de revoir Estelle.

Mais il espère encore découvrir un jour "ce qui s'est passé", et veut jouer le rôle d'aiguillon auprès des enquêteurs de la police judiciaire de Versailles (Yvelines). "Il faut que l'enquête s'active, il faut qu'on reprenne les éléments du dossier avec un logiciel d'analyse criminel comme Anacrim", a-t-il déclaré.

Intervenant dans le cadre de la réunion de l'association, le directeur de la PJ Jean Espitalier a fait, comme l'an dernier, un point sur l'enquête. Admettant l'absence de résultat obtenu par les policiers, il a souligné une nouvelle fois les efforts importants et continus qu'ils ont fournis.

8.082 procès verbaux ont été rédigés, pour la seule police judiciaire, 541 perquisitions réalisées, 140 personnes ont été placées en garde à vue, 52 ont fait l'objet de "recherches approfondies", a-t-il énuméré.

Le chef de la PJ a indiqué que les enquêteurs, toujours mobilisés, travaillaient actuellement sur deux pistes, une qui est "le résultat d'un rapprochement", une autre qui est le "résultat d'un renseignement" recueilli début janvier 2008.

Me Didier Seban, avocat du père d'Estelle Eric Mouzin et de l'association, a rendu hommage au travail des policiers, indiquant avoir obtenu cette semaine les 88 tomes et 112.000 pages de l'enquête.

Il a toutefois critiqué la "faiblesse terrible des moyens de la justice". "Il nous a fallu un an et demi pour récupérer le dossier. Rien n'est numérisé. Le juge d'instruction qui doit orienter l'enquête n'a pas les moyens de le faire", a-t-il fustigé.

Il a également critiqué la décision de la commission d'indemnistation des victimes d'infraction de rejeter la demande d'Eric Mouzin, au motif, aurait-elle argumenté, qu'il n'était pas sûr qu'on ne puisse pas retrouver Estelle.

© 2008 AFP
R.I.P. Estelle 

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La Vénus d'Al-Qaïda

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(Photo-montage de la Vénus d'Urbino)

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Mauritanie: "Ils n'ont aucun remords d'avoir tué des infidèles"

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Désert de Kiffa en Mauritanie
Ils n’ont «aucun remord». Deux suspects arrêtés vendredi en Guinée-Bissau ont avoué avoir tiré sur des touristes français le 24 décembre en Mauritanie, entrainant la mort de quatre d'entre eux.

«Je suis surpris par la détermination des deux suspects qui, malgré leur détention, continuent à marteler n'avoir aucun remord d'avoir tué des infidèles et alliés des Américains», a déclaré à l'AFP le chef des opérations ayant conduit à leur arrestation, Orlando Da Silva. «Ils disent qu'ils sont prêts à répéter le geste s'ils en ont encore l'occasion», a-t-il .

Une source auprès du parquet a confirmé la nature des aveux.


Les interrogatoires des deux Mauritaniens, considérés comme proches d'Al-Qaïda, ont été bouclés vendredi soir. Ils pourraient être extradés dès samedi vers la Mauritanie. Selon Orlando Da Silva, les deux assassins présumés disposent de moyens financiers «conséquents». Ils ont déclaré qu'ils étaient en route pour Conakry (Guinée) d'où ils comptaient prendre l'avion pour l'Algérie.

Les mesures de sécurités ont été renforcées autour des locaux de la police judiciaire, où sont détenus les deux suspects. Un détachement de l'armée est venu en renfort aux forces de police d'intervention rapide, selon plusieurs témoins.

Trois autres Mauritaniens ont par ailleurs été interpellés vendredi soir dans le cadre de l'enquête. La police leur reproche d'avoir porté assistance aux fugitifs.

«Nous sommes à la recherche du troisième suspect», a indiqué Orlando Da Silva.


Comme ça, on est prévenu: ils n'ont aucun remords d'avoir tué quatre touristes français, "infidèles et alliés des Américains" !

 

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12/01/2008

CHARD

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"De véritables armées"

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Hugo Chavez le 11 janvier 2008
Au lendemain de la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, vendredi 11 janvier, le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a joué un rôle important dans l'opération, a demandé aux pays d'Amérique latine et d'Europe ne plus considérer les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l'Armée de libération nationale (ELN) comme des groupes terroristes mais comme de "véritables armées".

 


Selon M. Chavez, "il faut accorder une reconnaissance" aux guérillas, car "ce sont des forces insurgées qui ont un projet politique bolivarien qui ici est respecté". De ce fait, il a estimé qu'elles n'ont plus leur place sur la liste des organisations terroristes, qui "n'a qu'une raison d'être : la pression des Etats-Unis". Les FARC, considérées comme une organisation terroriste par Washington et Bruxelles depuis 2002, ont demandé à de nombreuses reprises à être retirées de cette liste, qui empêche notamment à quiconque de l'aider financièrement.

La demande de M. Chavez, formulée lors d'un discours devant l'Assemblée nationale vénézuélienne, n'a pas encore provoqué de réactions en Europe et aux Etats-Unis. Le gouvernement colombien a en revanche jugé cette exigence "démesurée". "La qualification de terroriste d'une organisation n'est pas gratuite et découle de ses actes", a répondu le ministre de l'intérieur colombien, Carlos Holguin, rappelant que les FARC posent des bombes visant des civils désarmés et prennent des otages.

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Des criminels resteront enfermés après leur leur sortie de prison

Les députés ont approuvé la création de centres fermés destinés à certains criminels après leur sortie de prison.

L'Assemblée nationale a approuvé, dans la nuit de mercredi à jeudi, le projet de loi Dati créant des centres fermés dans lesquels des criminels dangereux pourront être enfermés pour une durée indéterminée à leur sortie de prison.

Les députés de la majorité ont adopté plusieurs amendements durcissant le projet de loi de la ministre de la Justice Rachida Dati sur la rétention de sûreté, avec l'accord de celle-ci.

Ils ont décidé que les centres, prévus dans le texte initial pour les auteurs de crimes sexuels sur les mineurs de moins de 15 ans, ayant purgé une peine de 15 ans et plus, recevront aussi les auteurs de crimes sur tous les mineurs ou sur les majeurs avec circonstances aggravantes.

Le placement, d'une durée d'un an renouvelable, pourra être décidé même si les condamnés ont effectué l'intégralité de leur peine. Il sera décidé après une expertise médicale et avis d'une commission chargée de constater «la particulière dangerosité» du condamné.

Les députés ont également approuvé un amendement du gouvernement rendant immédiatement applicable l'enfermement de détenus condamnés après la promulgation de la loi pour des faits commis avant. (rétroactivité)

Le même amendement rend possible l'enfermement de criminels récidivistes condamnés avant la promulgation de la loi.

Ce sera peut-être la seule bonne loi de ce gouvernement !

Puisque la peine de mort a été abolie, et qu'il faut bien protéger les innocents face à la montée de la criminalité, le projet de loi Dati renforcé est une avancée majeure pour la Justice.

A condition, bien entendu, que la loi soit fermement appliquée dans ses termes. Et  sur ce point, nous sommes assez pessimistes... 

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Clara Rojas, une femme vraiment libérée?

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Première conférence de presse à Caracas après sa libération
Clara Rojas, l'otage libérée jeudi par l'organisation de guérilla colombienne des Farc, a tenu vendredi soir sa première conférence de presse dans un grand hôtel de Caracas.
Elle a raconté comment elle avait tenté de s'évader avec Ingrid Betancourt durant sa détention. Leur tentative d'évasion, en pleine nuit, a échoué lorsque les deux femmes se sont perdues dans l'obscurité. S'attribuant mutuellement l'échec de leur fuite, elles se sont alors disputées, a raconté l'ancienne directrice de campagne de la sénatrice franco-colombienne.

En représailles, les guérilleros ont par la suite placé des serpents, des tarentules et même une carcasse de félin dans leurs couchettes. Clara Rojas a ajouté s'être plus tard réconciliée avec Ingrid Betancourt, qu'elle a informée en premier de sa grossesse lorsqu'en 2003 elle était enceinte d'Emmanuel, son fils né en captivité.  

Elle a par ailleurs estimé que la prise d'otage constituait un "crime de lèse-humanité". " Je suis très préoccupée par le fait qu'ils disent qu'ils sont l'armée du peuple et on voit qu'ils entraînent des gens à la prise d'otage", a-t-elle dit. "En principe cela ressemblerait à une organisation criminelle", a dit
Clara Rojas au sujet des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste) qui l'ont séquestrée pendant six ans.
   
 
Entourée de son frère Ivan et de sa mère Clara, qui lui a tenu la main pendant presque toute la conférence de presse,
Clara Rojas a annoncé qu'elle rencontrera "dans quelques jours", sans préciser quand, son fils Emmanuel né en captivité en 2004. Séparé de sa mère à 11 mois, le garçonnet aujourd'hui âgé de 3 ans et 9 mois est actuellement hébergé dans une institution sociale publique colombienne.
 
Clara Rojas a précisé qu'elle n'a eu de nouvelles de son fils que le 31 décembre, en apprenant par la radio sa présence dans cette institution. "Il va y avoir un processus d'accompagnement pour que cette situation soit la moins traumatisante possible pour l'enfant", a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu'elle n'avait aucune information sur le sort du père de l'enfant, un guérillero avec lequel elle avait eu une relation consentie. "Je n'ai pas de nouvelles du papa de l'enfant, aucune, ni même s'il sait qu'il est le père de l'enfant", a dit l'ex-otage ajoutant : "Je n'ai pas la moindre idée s'ils (les Farc) savent qui c'est, j'ai eu une information selon laquelle il aurait pu mourir".

Clara Rojas a également raconté la naissance dramatique de son fils, né par césarienne, avec l'aide d'un infirmier "dans des conditions artisanales", au milieu d'échanges de coups de feu et de bombardements. Elle a fait état d'une longue marche dans la forêt vierge peu de temps après la naissance, avec le bébé dans les bras.

Selon elle, les relations entre les otages et les guérilleros étaient "distantes". Ils sont comme "des statues du commmandeur" et "obéissent à des ordres". (Mais un guerillero a été moins distant avec elle?)

Et Clara Roja de répéter que la prise d'otage constitue "une violation totale de la dignité humaine" et de souligner le rôle joué par la France dans sa libération. "Depuis le premier jour, j'ai eu conscience que l'appui de la France avait été incroyable, y compris quand s'est formée la commission internationale avec l'Espagne et la Suisse. J'ai constaté un suivi constant de la France" *, a conclu la collaboratrice de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée en même temps qu'elle par la guérilla marxiste le 23 février 2002.

* Comment a-t-elle pu le constater dans la forêt vierge? Par la radio?

Clara Rojas ne dit sur les FARC que des généralités sur lesquelles tout le monde est bien d'accord. Après six ans de séquestration, elle ne nous en aprend pas davantage. Il y a beacoup d'opacité dans ses propos... Sans doute n'est-elle pas vraiment encore libre de parler... C'est le sentiment que l'on éprouve.

(LCI.fr) 

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