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24/01/2008

Carnaval à Munich le 27 janvier

BERLIN - Le Comité international d'Auschwitz et le Conseil central des juifs d'Allemagne protestent contre l'organisation d'un carnaval à Munich dimanche27 janvier, date retenue par les Nations unies pour la Journée internationale d'hommage aux victimes de l'Holocauste.

Le Comité international d'Auschwitz a dénoncé mercredi le projet qui envoie un "signal absurde". "Le fait que Munich ce jour-là prévoit et maintienne une fête de carnaval montre la légèreté et l'ignorance des responsables", estime l'organisation basée à Berlin. Dieter Graumann, un vice-président du Conseil central des juifs d'Allemagne a jugé de son côté l'idée "de mauvais goût".

Un carnaval est prévu dans la cité bavaroise dimanche, qui coïncide avec la Journée d'hommage aux victimes de l'Holocauste. La journée marque l'anniversaire de la libération du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz, en Pologne, le 27 janvier 1945 par l'Armée rouge.

Stefan Hauf, un porte-parole des autorités de Munich, a expliqué qu'il était trop tard pour annuler la parade et que la municipalité n'avait pas l'autorité pour le faire, le 27 janvier n'étant pas un "jour férié".

Il a également souligné que le parcours du défilé avait été modifié afin de ne pas passer comme prévu initialement par la place dédiée aux victimes du national-socialisme.

(canadianpress.org)

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23/01/2008

Le grotesque Attali se prend pour Turgot, ministre de Louis XVI...

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                                                               Un  moment historique... 23 janvier 2008...
Après 9 mois de travail avec de nombreux conseillers restés dans l'ombre, Jacques Attali a remis mercredi en fin de matinée, les 316 propositions de son rapport sur "la libération de la croissance". Il a surpris en empruntant les mots d'une lettre de Turgot pour s'adresser à "Votre Majesté" Nicolas Sarközy. "Je ne demande point à Votre Majesté d'adopter mes principes sans les avoir examinés mais, quand elle en aura reconnu la justice et la nécessité, je la supplie d'en maintenir l'exécution avec fermeté, sans se laisser effrayer par des clameurs qu'il est impossible d'éviter", a-t-il lu, en préambule de son intervention...

Il a ensuite affirmé que son rapport était "prêt" à être appliqué et que toutes ses mesures formaient "un ensemble". "Notre rapport est techniquement applicable, financièrement équilibré, sans  augmenter les impôts", a-t-il dit en remettant son document à Nicolas Sarközy à l'Elysée. Il appartient "naturellement" au "gouvernement,  au président de la République et au Parlement de décider ce qui sera fait", a-t-il cependant relevé. 
 
A l'issue de la présentation des principaux points du rapport, Nicolas Sarközy a affirmé qu'il adhérait "à l'essentiel". "Dans cet ensemble, j'assumerai quelques désaccords", a-t-il toutefois ajouté. Nicolas Sarkozy s'est notamment dit mercredi "en désaccord" avec la proposition de supprimer le "principe de précaution". "Proposer sa suppression au motif qu'il bride l'action repose à mon sens sur une incompréhension", a-t-il déclaré. "Le principe de précaution n'est pas un principe d'inaction. C'est un principe d'action et d'expertise pour réduire l'incertitude", a-t-il poursuivi. La suppression du principe de précaution serait en "contradiction" avec la volonté de favoriser le développement durable, a-t-il expliqué. "Il faut être compris", a ajouté le chef de l'Etat, qui a dit qu'il ne prendrait pas le "risque" de suivre sur ce point les recommandations de la commission.

Nicolas Sarközy s'est aussi dit en désaccord avec la proposition de supprimer les départements, qui ont "la légitimité historique". "Dans un monde qui est devenu un village, cela coûte beaucoup plus cher de perdre son identité que d'accumuler des strates de collectivités". "On peut modifier le rapport des Français avec la dépense publique sans cela", a-t-il ajouté. Le rapport Attali propose de "renforcer les régions et les intercommunalités en faisant disparaître en 10 ans l'échelon départemental".

Nicolas Sarközy a par ailleurs jugé nécessaire de réformer certaines professions réglementées, estimant qu'il existe des "réglementations parfaitement obsolètes", comme celle des taxis. "Ce chantier est difficile, car il touche à des situations individuelles et à des intérêts légitimes qui ne peuvent être ignorés pour des raisons d'équité. Il sera ouvert, en prenant le temps de la concertation", a annoncé le chef de l'Etat. "Paris est quand même la seule ville au monde où on a du mal à trouver un taxi", a-t-il souligné. Mais "il y a d'autres sujets beaucoup plus difficiles, je pense à la parapharmacie". "Il y a une véritable mission de service public des pharmacies. On ne peut pas réduire tout à la question des tarifs", a-t-il ajouté. Selon nos informations, la fédération des artisans de taxi appelle à un mouvement de grève mercredi prochain pour protester contre la réforme de leur profession recommandée dans le rapport Attali.

Tout ou partie des propositions de la commission Attali doivent être reprises dans le projet de loi de modernisation de l'économie présenté cette année par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

Jacques Turgot (1727-1781) : ministre de Louis XVI, ses grands projets de réforme, très audacieux pour l'époque, n'ont pas aboutis.

(Source: LCI.fr)

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A Villiers-le-Bel, on ne glandouille pas

Une vingtaine de jeunes gens ont lancé mercredi soir 23 janvier des pierres contre un car de CRS à Villiers-le-Bel, non loin de l'endroit où deux jeunes sont morts en novembre dans un accident entre une mini-moto et une voiture de police, a indiqué la Préfecture du Val d'Oise.

 Les jeunes, très mobiles, s'en sont ensuite pris à un bus de transport en commun vide puis à un restaurant McDonald's, dont la devanture a été endommagée. Il n'y a pas eu de blessé. Aucune interpellation n'a eu lieu et le calme était revenu dans le quartier en début de soirée. 

Villiers-Le-Bel avait été le théâtre de violences les 25 et 26 novembre, après l'accident des deux adolescents sur leur mini moto, durant lesquelles des bâtiments publics avaient été endommagés et 150 policiers blessés, dont 81 par tirs d'armes à feu

LCI.fr

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Les homosexuel(le)s veulent se marier et avoir des enfants

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Patrick Bloche, directeur de campagne de Bertrand Delanoë
 Le groupe PS à l'Assemblée nationale a redéposé deux propositions de loi visant à autoriser le mariage et  l'adoption pour les homosexuels, textes qu'il avait déjà déposés en vain en 2006, a indiqué mercredi le député de Paris Patrick Bloche.
M. Bloche "se réjouit", dans un communiqué, de la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme pour avoir refusé d'accorder un agrément d'adoption à une lesbienne. Il espère "que cette décision concourra à lever au sein de la majorité parlementaire de droite, l'opposition qui subsiste malheureusement à l'adoption de ces textes".

"Ce changement de jurisprudence devrait ouvrir la voie à la suppression, en France, de toute possibilité de discrimination en raison de l'orientation sexuelle dans la délivrance aux célibataires des agréments en vue d'adoption par les départements", souligne le député.

"C'est ce qu'a fait le département de Paris, sous l'impulsion de Bertrand Delanoë, dès son élection en 2001", ajoute-t-il.

(AFP - 23.01.08)

Plus de 50% des bébés naissent aujourd'hui en France hors mariage! Mais eux veulent se marier et adopter des enfants... Il y a peut-être là une volonté inconsciente de provocation face aux hétéros...

Il y a un droit au moins qu'ils ne réclameront jamais: celui de se faire avorter du produit de leurs amours...

 

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"On n'achète pas la femme d'un marin disparu en mer!"

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Yvette Jobard a cru rêver, hier après-midi, lorsque deux représentants du navire turc "soupçonné" d’être à l’origine de la mort de son mari (le patron du Sokalique), sont venus lui proposer à la maison 500.000 dollars. Un arrangement « à l’amiable », comme dans les films !

On imagine la scène. Deux représentants de l’armateur et une traductrice devant le clan Jobard, Yvette, l’épouse de Bernard son mari décédé, ses trois filles, ses gendres et un proche de la famille. On imagine leur tête lorsque les deux émissaires en costume-cravate leur ont présenté, en turc, le marché. 500.000 dollars payés dans les plus brefs délais  pour retirer leurs poursuites et afin que l’armateur récupère au plus vite son caboteur, immobilisé depuis cinq mois à Brest.


 
Hier après-midi, après plus de quatre heures de discussion, Yvette Jobard sortait tout droit d’un mauvais rêve. Ou continuait plutôt le cauchemar qu’elle vit depuis cette terrible nuit du 17 août dernier. Le caboteur de 101 m de long heurtait le caseyeur de 19 m en l’envoyant par le fond avec son patron qui n'a pas eu le temps de se hisser avec les six autres marins à bord du canot de survie. Malgré l’énorme choc à l’avant, le cargo continuait son chemin, sans jamais porter assistance aux marins.
Les deux hommes, dont apparemment un avocat de la société turque, entrent lundi en relation avec l’épouse du marin. Ils lui proposent de la rencontrer le lendemain, chez elle. L’entretien commence on ne peut plus classiquement : par une bonne séance d’intimidation ! « Ils ont commencé par nous expliquer que le procès ne se déroulerait jamais en France, que notre président de la République n’arrêtait pas de nous mentir, qu’il y avait toutes les chances que cette affaire soit jugée dans les îles Kiribati (l’État du pavillon de complaisance). Puis, ils nous ont dit qu’au lieu de ne rien toucher, ils nous proposaient un dédommagement immédiat de 500.000 dollars ».
« Je leur ai répondu que pour rien au monde, je ne monnayerais la mort de mon mari. Ce qui m’importe, c’est le procès pénal. Ils avaient l’air ou ils faisaient mine de ne pas comprendre. Mais j’ai senti qu’ils avaient envie de récupérer, dans les plus brefs délais, un bateau qui leur rapporte habituellement beaucoup d’argent ». Remontée par l'indignation, Yvette Jobard continuait : « Ils veulent tout faire pour éviter ce procès, mais moi, je leur ai dit qu’ils l’auront et que ceux qui sont à l’origine de la mort de mon mari le payeront un jour. Je veux que ces marins irresponsables soient mis hors d’état de nuire. Je veux surtout dire à ces financiers de la mer qu’on n’achète pas ce genre de comportement et la peine d’une famille à coup de millions... Que leur argent ne changera rien pour une femme qui a tout perdu cette nuit-là ».

(Source; Le Télegramme  23.01.08)

Merci à Yvette Jobard de nous montrer le visage d'une femme fière et courageuse et de donner à ses contemporains une leçon de dignité!

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Les Turcs du Sokalique ont essayé d'acheter Yvette Jobard

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 Yvette Jobard (G) avec sa famille lors des obsèques de son mari, le patron-pêcheur Bernard Jobard, le 22 août 2007 à Plouescat
Yvette Jobard ne prendra pas l’argent proposé par l'armateur turc du Sokalique en échange du retrait de sa plainte. La veuve du patron du navire, décédé en août dans le naufrage de son chalutier éperonné par un bateau turc qui avait pris la fuite, a déclaré avoir refuser, mardi, la transaction financière de 500.000 dollars (342.515 euros).
 
 
Le «marché» a été proposé par l'intermédiaire d'un représentant de l'armateur turc et de son avocat qui se sont rendus mardi à Plouescat (Finistère) au domicile d’Yvette Jobard accompagné d'une traductrice.
 
 
«Les représentants de l'armateur nous ont dit que le procès n'aurait jamais lieu en France mais aux îles Kiribati ou en Azerbaïdjan» dont le capitaine de l'Ocean Jasper est ressortissant. «Une date au mois de mars est même avancée en Azerbaïdjan où les prévenus sont assignés en résidence là-bas, m'ont-ils dit», a rapporté Yvette Jobard.
 
«Je ne lâcherai pas. Aujourd'hui, dans un an, dans dix ans, dans vingt ans je serai toujours là et je leur ai dit les yeux dans les yeux: si vous avez une tête de Turc moi j'ai une tête de Bretonne», a-t-elle conclu.
 
Le Sokalique a coulé le 17 août au large d'Ouessant après une collision avec l'Ocean Jasper. Ce cargo d'un armement turc, immatriculé aux îles Kiribati, ne s'était pas arrêté pour recueillir les naufragés et n'avait pas prévenu les secours, selon l'enquête du parquet de Morlaix.
Le patron Bernard Jobard était mort noyé après la collision (il est resté à bord jusqu'au dernier moment pour alerter les secours) tandis que les six autres marins du chalutier avaient pu être sauvés.

 

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Paris s'enfonce...

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La Bourse de Paris s'enfonce ce mercredi après-midi, le CAC 40 perdant 3,59% dans un marché plombé par les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, qui a fermé la porte à une baisse des taux de l'institution européenne.

A 15h50 , l'indice parisien reculait de 173,81 points à 4.668,73 points, dans un volume d'échanges qui continue à être élevé, de 7,8 milliards d'euros. Le CAC 40 a même touché un point bas sous les 4.600 points peu après 14h30.

Quasiment toutes les valeurs de l'indice pointaient dans le rouge

TOTAL (-5,68% à 46,85 euros) pèse de tout son poids sur la baisse du CAC 40, alors que les cours du pétrole continuaient de refluer, le baril de "light sweet crude" pour livraison en mars perdant plus de deux dollars à New York.

SOCIETE GENERALE (-6,86% à 76,84 euros) est au centre des inquiétudes des investisseurs, qui s'agacent de son silence, sur son exposition au "subprime".

GAZ DE FRANCE (-2,36% à 33,98 euros) cède sous la pression baissière et efface ses gains réalisés après la publication d'un chiffre d'affaires annuel de 27,427 milliards d'euros en 2007. Le groupe prévoit un excédent brut opérationnel 2007 "significativement supérieur à celui de l'année 2006".

PERNOD-RICARD (+0,31% à 63,87 euros) est la seule valeur du CAC 40 en hausse, à la veille de la publication de son chiffre d'affaires du premier semestre.

(AFP)

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PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919)

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Palais des Doges - 1886
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Place Saint-Marc  - 1886
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La jeune fille au chat -1880

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L'appel irrésistible de Tsahal

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Noam Ohana est né en France le 19 juillet 1978

"Ses deux parents sont nés au Maghreb, et il a passé son adolescence en Seine-Saint-Denis. Ni son prénom ni son physique ne lui permettent de faire oublier ses origines. Il a vécu le racisme, les insultes, l’incompréhension. Les images de l’Intifada l’ont révolté. Il s’est senti personnellement agressé et n’a pas compris pourquoi son pays - la France - ne lui accordait pas plus de place dans son cœur. Ce jeune homme en colère n’est pas musulman. S’il l’avait été, qu’aurait-il fait ? Un aller simple pour le terrorisme islamiste ? Mais Noam Ohana est juif. Le bon élève de la République a tout plaqué. Il est parti dans un autre pays, Israël, s’y est engagé dans l’armée, a servi dans les unités spéciales qui combattent dans les territoires palestiniens. Il en est revenu, vivant, mûri, sans aucun regret.

A l’automne 2002, il aurait dû être à Sciences-Po en train de préparer l’ENA. Il s’est retrouvé, non loin de Tel-Aviv, sous une chaleur infernale, à passer les tests de sélection des troupes d’élite de Tsahal. Après une semaine d’épreuves physiques, un officier l’interroge. «Tu t’appelles Noam. Tu as fait des études. Parle-moi de Noam Chomsky.» Le jeune militaire est un peu sonné par cette question de grand oral au pied d’une dune de sable. «C’est un linguiste américain, plutôt anti-israélien…», répond-il. L’officier retire ses lunettes de soleil : «Anti-israélien ? Je dirais plutôt qu’il est très critique à l’égard d’Israël. Tu auras l’occasion de rencontrer des vrais anti-Israéliens pendant ton service militaire. Tu vas voir : ils sont assez différents de Chomsky.»

Si Noam s’appelle Noam, c’est justement à cause de Chomsky. Sa mère préparait un doctorat de linguistique à Paris lorsqu’elle est tombée enceinte. Issus de vieilles familles juives du Maroc, ses deux parents sont arrivés en France à la fin des années 60 pour y poursuivre leurs études. Physique nucléaire pour le père, fin lettré qui lit aussi bien le français que l’hébreu et l’arabe classique. Des «bobos» avant l’heure, qui envoient leur fils aîné dans une école Freinet, habitent la rue Daguerre, en face de la cinéaste Agnès Varda, transmettent à leurs enfants leurs idées de gauche et leur culture juive d’Afrique du Nord. Chez les Ohana, sans être très religieux, on respecte les traditions : la synagogue pour les fêtes et pas de cochon à table.

A 10 ans, ses parents achètent une maison de l’autre côté du périphérique, en Seine-Saint-Denis. Premier choc. Noam rapporte une scène vécue : «Tu parles le juif ? - C’est une langue, ça, le juif ? - Allez, fait pas le malin, sale Juif ! - Lâche-le Ahmed, il est avec nous.» «C’était le moment où il fallait dire merci à ceux qui m’acceptaient bien que je sois juif», dit-il. Noam et ses potes séfarades fréquentent pourtant les jeunes «beurs». A la maison, ils mangent la même chose, écoutent la même musique, font de la boxe américaine ensemble. Mais c’est la fin d’une époque. En banlieue, l’antisémitisme est de plus en plus vigoureux. Chaque communauté se replie sur elle-même. Noam espère encore échapper à cet enfermement identitaire.

Il croit en la République. Mais dès son entrée à Sciences-Po, il déchante. Un jour, un militant étudiant du syndicat Sud l’interpelle : «C’est dégueulasse ce que vous avez fait au Sud-Liban !» Qui est-ce «vous» ? «Ça a commencé à vraiment m’énerver, reconnaît-il. Et je suis entré dans le rôle qu’on voulait me donner.» Il a 20 ans et ne fait pas dans la dentelle. Il affronte la direction de l’IEP, qui lui explique qu’«Israël n’est pas un pays comme les autres». Après Sciences-Po, option «service public», Noam fait son service militaire à Matignon. Il travaille avec Aquilino Morelle, l’homme qui rédige les discours de Jospin. Lors de ses classes, il a étonné ses officiers en chantant la Marseillaise… Sa voie semble toute tracée : la haute fonction publique française.

En attendant, il part à Stanford (Californie) pour un master en relations internationales. C’est de là-bas qu’il assiste au début de la deuxième Intifada en septembre 2000. Avec les morts palestiniens, mais aussi les attentats-suicides en Israël et les retombées de ce conflit en France. Il est rivé devant sa télé et scotché au téléphone. Ce qu’il lit dans la presse française le met en rage. «Se faire exploser dans un bus à Tel-Aviv, c’est dire aux Juifs qu’ils n’ont pas le droit de vivre là-bas. Il y a un message génocidaire derrière les attentats-suicides», s’emporte-t-il. Des propos extrêmes, fruits d’une colère sourde. Dans le même temps, il voit - toujours depuis la Californie - que l’on jette des cocktails Molotov contre la synagogue de son quartier. «Je ne comprenais pas pourquoi la police ne faisait rien, pourquoi les politiques ne disaient rien, pourquoi la presse minimisait ces attaques.» Il l’avoue : «Je perdais les pédales.»

Noam décide de partir en Israël. Il n’a pas envie de se plaindre, de signer des pétitions, d’être sioniste à la terrasse des cafés parisiens. Il souhaitait faire quelque chose qui lui semblait «juste et efficace», témoigne Aquilino Morelle. A ses parents, il ne dit pas la vérité, prétextant qu’il va poursuivre ses études à Jérusalem.

Pour lui, aller en Israël est quelque chose de naturel. Il apprend l’hébreu en quelques mois : «Comme si je redécouvrais un patois oublié, tant j’avais baigné dedans». Mais Israël est aussi un pays étranger, dont la bureaucratie militaire regarde d’un drôle d’œil ce petit Français de 24 ans un peu rondouillard qui prétend intégrer les troupes d’élite… Il y parvient pourtant et atterrit à la Sayeret Tzanhanim, les commandos parachutistes. Curiosité israélienne, c’est une unité militaire réputée être de gauche. Chez les paras, il se retrouve avec des jeunes appelés issus des kibboutz qui votent pour le parti Meretz, le plus à gauche de l’échiquier israélien.

Après dix-huit mois de formation, il va passer une année en unité opérationnelle. Son job : l’antiterrorisme dans la région de Naplouse. Briefés par le Shabak (sécurité intérieure), ces soldats ont pour mission d’arrêter des Palestiniens soupçonnés d’activités terroristes. Les interventions ont lieu de nuit, «plusieurs fois par semaine». C’est un sale boulot. A chaque fois, le même scénario : l’approche discrète, la porte fracassée, les cris de la famille, l’arrestation plus ou moins violente du suspect remis à la police, le retour à la base. Vivre en Occident, en regardant les chaînes câblées, puis aller frapper en Orient dans le dédale des rues arabes. Parfois des coups de feu, parfois des morts. Jamais de véritables doutes. Il y a deux camps : nous et eux.

En mars 2005, Noam est rendu à la vie civile. Sa petite amie, Mélanie, juive elle aussi, cadre dans une entreprise française, est mutée à New York. Elle n’en peut plus de cette vie à distance. Il l’épouse à la mairie du XIVe et la rejoint aux Etats-Unis, où il travaille dans la finance. A la présidentielle, il aurait aimé voter DSK, a choisi Bayrou. La parenthèse semble refermée. C’est évidemment faux. Il pense sans cesse à ces potes militaires de la Sayeret. Pour le dire, il conçoit le besoin d’écrire un livre. «Ma mère l’a lu. Elle m’a dit : "Comment tu as pu me faire ça ?" Il sourit : «J’ai une mère juive.» "

(Portrait de Jean-Dominique Merchet, paru dans LIBERATION du 22 Janvier 2008)

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22/01/2008

La France condamnée pour avoir refuser l'adoption à une homosexuelle

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Cour européennne des Droits de l'Homme à Strasbourg
La France a été condamnée mardi pour discrimination sexuelle par la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir refusé le droit d'adopter un enfant à une enseignante lesbienne, une première au niveau européen, suscitant des bravos dans la gauche française et la réprobation à droite.

"J'éprouve une profonde joie pour les couples homosexuels, qui en France, aujourd'hui, ne bénéficient pas de droits comme les autres et sont considérés comme des citoyens de second ordre", a déclaré Emmanuelle B, la requérante, dans un message transmis à l'Association des parents gays et lesbiens.

"La justice vient établir que l'on ne peut plus opposer l'intérêt supposé de l'enfant à l'orientation sexuelle de ses parents", s'est pour sa part félicitée l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT).

Dans les faits, la pratique administrative en France était auparavant variable: certains départements autorisaient l'adoption par un célibataire homosexuel, -c'est le cas à Paris-, d'autres se montraient réticents. Or, désormais, l'homosexualité ne pourra pas être un obstacle, a expliqué l'avocate de la requérante, Me Caroline Mécary, à l'AFP.

La décision aura également un impact ailleurs en Europe, pour tous les célibataires homosexuels car il s'agit du premier arrêt de principe de la juridiction européenne en ce sens, a également souligné Robert Wintemutte, professeur de droit au King's College de Londres dans une conférence de presse à Paris.

Dans son arrêt, la Cour européenne "considère que la requérante a fait l'objet d'une différence de traitement" par rapport aux célibataires sollicitant un agrément d'adoption. Cette différence "constitue une discrimination au regard de la Convention" puisqu'elle se rapporte uniquement à l'orientation sexuelle, selon elle.

Par dix voix contre sept, les juges européens de la Grande chambre ont conclu à la violation de l'article 14 (interdiction de la discrimination) combiné avec l'article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la Convention européenne des droits de l'homme. Ils ont alloué 10.000 euros à la plaignante à titre de dédommagement moral.

Le Parti socialiste a jugé "essentielle" la décision de la Cour tandis que la présidente du Conseil supérieur de l'adoption, Michèle Tabarot, députée UMP des Alpes-Maritimes, protestait contre l'arrêt de Strasbourg: "les juges outrepassent leur fonction en disant plus que le droit et en tentant d'imposer leur conception", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Emmanuelle B. est institutrice dans une école maternelle dans le Jura. Aujourd'hui âgée de 46 ans, elle vit depuis 1990 en couple avec une psychologue.

Souhaitant adopter un enfant, elle essuya un refus des services départementaux qui invoquèrent un défaut de "repères identificatoires" dû à l'absence de référent paternel et à un moindre intérêt de sa compagne par rapport à une éventuelle adoption.

Les juridictions françaises confirmèrent le refus d'agrément d'adoption, assurant que leur décision avait tenu de l'intérêt d'un enfant adopté.

Le droit français, ont rappelé les juges européens, autorise l'adoption d'un enfant par un célibataire, ouvrant ainsi la voie à l'adoption par une personne célibataire homosexuelle.

La France n'aura pas à modifier sa législation pour se conformer à la décision obligatoire de la Cour, mais elle devra modifier l'interprétation et la mise en pratique de ses propres textes, selon les juristes européens.

Neuf pays européens (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Islande, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) admettent l'adoption par des couples homosexuels.

En France, l'adoption est possible soit pour les célibataires de plus de 28 ans - et suite à cet arrêt, qu'ils soient hétérosexuels ou non -, soit pour les couples mariés, ce qui empêche les couples homosexuels de présenter des dossiers d'adoption conjointe.

Selon une estimation de l'Institut d'études démographiques (Ined), entre 24 et 40.000 enfants sont élevés actuellement en France par deux parents du même sexe.

Les Droits de l'homme aboutissent au mépris des Droits de l'enfant, lequel sera plus tard en droit de faire un procès à la Cour européenne pour avoir permis son adoption par un couple homosexuel

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Une carpette... mais anglaise

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C'est parce qu'elle a tendance à s'adresser dans la langue de Shakespeare à ses collaborateurs, que Christine Lagarde s'est vue décerner le prix 2007 de la «carpette anglaise».

Pour sa défense, la ministre de l'Economie était, il y a peu encore, à la tête du cabinet d’avocats international Baker & McKenzie, à Chicago.

Peut-être l’«Académie de la carpette anglaise», qui compte dans ses rangs les écrivains Claude Duneton, Yves Frémion et Dominique Noguez, et le député européen Paul-Marie Couteaux, aurait-elle pu faire preuve d'indulgence ?

Décernée à «un membre des élites françaises» qui privilégie l'anglais au détriment de la langue de Molière, la récompense avait été attribuée l'année précédente au Conseil constitutionnel pour «ses nombreux manquements à l’article 2 de la Constitution qui dispose que “la langue de la République est le français”».
Christine Lagarde (dont on n'a jamais vu le mari) est née Lallouette, le 1er janvier 1956 à Paris (IXème)

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Ces grands usuriers responsables du krach

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Wall Street 22 janvier 2008

Les crises financières se suivent mais ne se ressemblent pas. Celle de 2001-2002 tournait autour de la folie Internet et de la croyance en un nouveau modèle économique. Cette fois-ci, c’est le désir de propriété des ménages américains pauvres qui a été le facteur de départ de la dégringolade. Mais, comme dans tout krach, rien n’aurait pu se faire sans la complicité d’une multiplicité d’acteurs financiers. Qui, par avidité, lâcheté ou incompétence, ont laissé se former une bulle qui se dégonfle actuellement brutalement.

Des courtiers peu scrupuleux

La crise mondiale est née dans les quartiers pauvres des grandes villes américaines. Et du marketing agressif de la part des mortgage lenders, ces courtiers en crédits hypothécaires, envers les populations les plus fragiles, bien souvent des Noirs et des Hispaniques. Les courtiers faisaient miroiter à ces populations qui n’en avaient pas les moyens la possibilité de devenir propriétaire d’un logement en contractant un crédit à risque, un subprime loan. Ou alors d’hypothéquer leur habitation pour acheter une nouvelle voiture. Beaucoup se laissaient convaincre grâce aux talents de bonimenteurs de ces VRP peu scrupuleux. Selon le Département américain du Logement et du Développement urbain, des milliers de cas d’abus ont eu lieu. Dans un rapport, l’organisme s’attarde sur le cas exemplaire d’une femme de 71 ans, à Chicago, qui a reçu la visite chez elle d’un courtier «qui a gagné sa confiance en faisant croire qu’il voulait aider les personnes âgées parce que son propre père était mort d’un cancer». La femme, qui n’avait pas une bonne vue, se voyait promettre un «refinancement de prêts déjà contractés et un apport de 5000 dollars en cash». En fait, elle s’est engagée sur un nouveau prêt à un taux variable de 14 %, n’a pas reçu de cash et a dû, au contraire, payer 9100 dollars de frais. Ses remboursements mensuels devaient ensuite atteindre 80 % de ses revenus. Autant dire le prêt n’a pas été facilement remboursé. Quant au courtier, il n’a pas eu de soucis, le prêt est entré dans le circuit financier, et ce n’est pas lui qui a été affecté par la perte.

Des banquiers cupides

La suite de l’histoire se joue dans les salles de marché des grandes banques américaines. Où des "génies en mathématiques" inventent chaque jour de nouveaux produits financiers complexes, à partir notamment des subprimes. Les principales banques d’affaires ont émis des titres gagés sur ces crédits à haut risque, appelés «Mortgage back securities» (MBS). Ces MBS ont ensuite été mélangés avec d’autres titres gagés sur d’autres crédits pour faire des produits financiers encore plus complexes, appelés «Collateralized debt obligations» (CDO). Le tout a ensuite été vendu aux investisseurs intéressés par un produit financier offrant une rentabilité assez forte (de l’ordre de 9% par an) avec un risque a priori moindre que celui d’une action. Mais les banquiers sont bien punis. Certes, ils étaient intéressés puisqu’ils touchaient une commission en revendant les CDO. Mais ils croyaient dans leurs modèles. La plupart se sont gavés de leurs propres produits, ce qui leur vaut aujourd’hui de devoir passer des énormes provisions (20 milliards de dollars pour Citigroup).

Des agences indulgentes

Les banquiers ont eu une excuse. Ils ont fait confiance aux notes attribuées aux subprimes par les agences de notation. Standard & Poor’s, Moody’s ou Fitch faisaient ainsi preuve d’un optimisme démesuré avant la crise et ont été lents à réagir. C’est ce que dit l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans une étude publiée la semaine dernière. L’AMF relève que les «dégradations de notes de mortgage backed securities» ont eu lieu seulement en juillet 2007, soit «un décalage de plusieurs mois» par rapport à «la baisse des prix dans le marché» constatée dès février, et alors que «des signes de tensions sur le marché immobilier étaient déjà perceptibles». Il y a quelques semaines, Richard Hunter, directeur général de Fitch, avait répondu à ces critiques. «On savait dès 2005-2006 que certains emprunteurs de moindre qualité commençaient à avoir accès au marché du crédit immobilier, expliquait-il. Mais nous avions des historiques de données de seulement quelques mois. Ce n’est qu’une fois confrontés à des pertes plus importantes qu’attendu que nous avons dû revoir nos hypothèses».

Une banque centrale américaine pyromane

La Fed, la banque centrale américaine, a-t-elle joué aux pompiers pyromanes ? Non seulement elle n’a pas encadré le boom des subprimes, mais elle l’a facilité, voire encouragé, histoire de relancer la machine économique après l’explosion de la bulle Internet. «L’ex-patron de la Fed, Alan Greenspan donne des leçons à la terre entière pour mieux s’exonérer de ses responsabilités», confiait Dean Baker, un économiste américain (Libération du 17 janvier). Celui qui murmurait à l’oreille des marchés les cravache désormais, assurant que l’économie américaine va vers la récession. Son successeur, Ben Bernanke, donne l’impression de jouer au tiercé. Après avoir regardé les subprimes avec des lunettes roses («les fondamentaux économiques sont bons», etc.), le voilà qui évalue les pertes à «100 milliards de dollars»… avant d’avouer qu’elles pourraient atteindre la moitié «des encours sur les prêts subprimes à taux variable», lesquels s’élèvent à 1 000 milliards de dollars. «La Fed ne dispose en fait que d’un seul levier pour recapitaliser, sans le dire, les banques commerciales : la baisse des taux, note un économiste. Le problème, c’est qu’ils sont aujourd’hui déjà très bas…» Et ce n’est plus en injectant du cash, que cela changera.

Un FMI invisible

Communiqué du FMI, le 17 janvier 2008 : «A la suite de la crise récente des emprunts hypothécaires à risque aux Etats-Unis et des turbulences qu’elle a provoquées sur les marchés financiers, le FMI a recalibré son programme de travail.» Il en aura fallu du temps pour que le Fonds monétaire international réponde aux critiques sur son incapacité à, sinon anticiper, du moins enrayer la crise. Et publie des articles sur ses origines. Se gardant bien de recommandations musclées sur les «best practices» que les banques se sont engagées à améliorer. Se bornant à parler d’un groupe de travail sur le «conflit d’intérêt» des agences de notation, sans y adjoindre de calendrier.

«Le FMI a besoin de parfaire sa connaissance des marchés financiers», avait raillé, dès octobre, Guido Mantega, le ministre brésilien des Finances. «Il a perdu la main, complètement discrédité, selon Dominique Plihon, du conseil scientifique d’Attac. L’œil rivé sur les pays émergents quand le feu couve dans les pays riches. Aveuglé par sa croyance néolibérale que les marchés vont s’autoréguler…» En attendant un réveil que promet Dominique Strauss-Kahn, nouveau patron de l’institution, le FMI fait encore ce qu’il sait mieux faire : revoir à la baisse ses prévisions de croissance.

(Source Libération 22.01.08)

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BLACK MONDAY

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Traders à la Bourse de Londres 22 janvier 2008

L'ensemble des places boursières européennes chutaient à nouveau aujourd'hui mardi 22 à l'ouverture, avec des baisses d'indices de 3,95% à Madrid, 3,88% à Francfort, 2,83% à Londres et 2,57% à Paris.

Les Bourses européennes chutaient dans le sillage des places asiatiques, qui subissaient de nouvelles pertes monumentales mardi.

Tokyo a cloturé à 5,65 %, 7,22% pour Shangai tandis que Hong Kong chutait de 8%, à Bombay, la Bourse a automatiquement suspendu ses échanges pour au moins une heure après une chute vertigineuse de 9,7% à l'ouverture... Les cours ont également été suspendus à Séoul alors que l'indice Kospi affichait une perte de 6,16%.

A Francfort, le Dax est même passé sous la barre des 6.500 points quelques minutes après l'ouverture des échanges, en baisse de 4,62% à 6.482,15 points à 08 h 13 GMT, alors que le mouvement de panique entamé la veille se poursuivait.

A Paris, le CAC 40 a également ouvert en forte baisse, à 4.622,70 points, au lendemain d'une dégringolade de près de 7%. L'indice parisien, revenu à ses niveaux de juin 2006, accuse désormais une baisse de plus de 17% depuis le début de l'année.

L'indice Ibex-35 de la Bourse de Madrid, qui a enregistré hier la plus forte baisse de son histoire en une séance (-7,54%), a poursuivi sur cette tendance aujourd'hui, ouvrant en baisse de 3,95% à 12.127,3 points.

Le Footsie à Londres n'a pas fait exception, ouvrant à nouveau en très forte baisse ce matin. Le Footsie-100 cédait ainsi 2,83% à l'ouverture, à 5.420,50 points, après avoir déjà reculé de 5,48% la veille.

Peu après l'ouverture, les mouvements étaient les mêmes à la Bourse suisse(-3,42% pour le SMI), à Amsterdam (-3,91%) et à Milan (-3,49% pour le Mibtel).

Comme la veille, les investisseurs redoutent à la fois une récession aux Etats-Unis, qui pourrait se propager à l'ensemble de l'économie mondiale, et une crise majeure du système financier, plombé par les difficultés des rehausseurs de crédit.

(Le Parisien 22.01.08)

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Une Londonienne comme les autres

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Honnête avec ses concitoyens!

La ministre de l’Intérieur britannique, Jacqui Smith, a reconnu dans le Sunday Times qu’elle aurait peur si elle devait marcher dans les rues de Londres la nuit. Un sérieux coup pour tous ceux qui pensaient que les milliers de caméras installées dans les rues les protégeaient…

Maladresse? Ignorance? À la question: Vous sentiriez vous en sécurité si vous deviez marcher dans le quartier très popu de Hackney après minuit, elle a répondu: «Non, mais je crois que je ne l’ai jamais fait.  Je ne pense pas que les gens le font, n’est-ce-pas?». À la même question sur les quartiers chics de Kensington et Chelsea, elle a répondu: «Je ne m’y promènerais pas la nuit. J’ai la chance de ne pas avoir à le faire».

Devinez qui va bientôt se faire virer du gouvernement Brown? Selon l’AFP, après l’interview, un de ses collaborateurs a appelé le Sunday Times pour préciser les réponses de la ministre, en expliquant qu’elles ne correspondaient pas exactement à ce qu’elle pensait. Il aurait même précisé que Mme Smith a récemment «acheté un kebab à Peckham», l’un des quartiers les plus déshérités de Londres...

Selon un sondage, publié en août 2007, 46% des Londoniens ne se sentent pas en sécurité dans leurs quartiers la nuit.

On aimerait qu'un tel sondage soit fait en France, à Paris et dans les grandes villes!

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Elle n'est pas d'Inde!

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Ce n'est pas du sérieux! 

«Je n’irai pas passer l’après-midi en Inde Alors qu’à New Delhi, la perspective de la venue vendredi et samedi de Carla Bruni, en marge de la visite d’Etat qu’effectue Nicolas Sarközy, agite les diplomates depuis la fin décembre, la compagne du Président a confié hier à Libération qu’elle ne serait pas du déplacement. «Nous ne l’avons jamais vraiment envisagé», précise la chanteuse, alors que les rumeurs annoncent le couple en visite romantique au Taj Mahal d’Agra, à deux cents kilomètres au sud de la capitale indienne.

Si Carla Bruni confie «le regretter», elle avance deux raisons pour expliquer qu’elle n’ira pas. Et livre au passage une information : pas mariée, «je ne peux pas participer à un voyage officiel avec le Président», raconte l’ex-mannequin. Tous ses amis «vexés» avaient d’ailleurs reçu la semaine dernière «un SMS collectif» de sa part leur annonçant, histoire de mettre fin «à un ouragan de folie», qu’elle n’était «pas encore mariée». «Même si c’est dans nos projets», nous a-t-elle précisé.

Casse-tête. La présence de la possible mais pas encore première dame de France relevait du casse-tête pour la diplomatie indienne, très attachée au protocole. D’autant que Sarközy sera l’invité d’honneur des festivités du 50e anniversaire de l’indépendance. Quant à une visite privée en marge du déplacement, Carla Bruni, évoquant en plaisantant ses souvenirs «jetlagués» de mannequins toujours entre deux avions, semble l’écarter : «Même pour la santé, ce n’est pas bon.»

Elle invoque une seconde raison. «Je rentre en studio début février pour enregistrer mon prochain album et je travaille en ce moment chez moi sur mes maquettes.»

Reste que Nicolas Sarközy ne l’entend pas de cette oreille. Il a beaucoup insisté pour que sa compagne soit à ses côtés en Inde. Du coup, la cellule diplomatique de l’Elysée, l’ambassade de France en Inde et le ministère indien des Affaires étrangères sont suspendus à son bon vouloir. L’Elysée n’a toujours pas communiqué la liste complète de la délégation. Hier soir, un diplomate élyséen confiait «ne pas avoir tous les noms des personnes qui accompagnent le Président en Inde». A moins de quarante-huit heures d’un départ pour une visite d’Etat, c’est du jamais vu.

Foudres. Personne à l’Elysée n’ose aborder directement le sujet avec le chef de l’Etat de peur de s’attirer ses foudres. Son voyage a déjà été raccourci de près de vingt-quatre heures et l’étape de Bombay a été annulée. Pour l’heure, la «visite privée» de quelques heures au Taj Mahal qu’il s’est concoctée est maintenue. Pas sûr qu’il la maintienne si sa compagne ne le rejoint pas.

 Harcelés par leurs homologues indiens qui n’en peuvent plus des mauvaises manières sarközystes, les services du protocole français en sont réduits à jouer la montre. Et ceux qui se sont risqués à dire à Sarközy qu’il devait rallonger de quelques heures son séjour ont reçu une volée de bois vert. Au moment où le Président tente de reprendre l’offensive sur le terrain et de gommer les effets désastreux dans l’opinion de l’étalage de sa vie privée, elle continue d’interférer à plein sur sa conduite des affaires du pays.

(Source Libération 22.01.08)

14:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

MONET

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Jardin de l'artiste

00:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

VIDEO Le monde celtique

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00:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Thierry Mariani s'attaque aux abus de l'AME

Le député UMP Thierry Mariani ne cède pas au chantage compassionnel des sans-papiers.

Après avoir réussi à glisser les tests ADN pour surveiller les regroupements familiaux,  il s'attaque à l’Aide Médicale d’Etat (AME), un dispositif qui permet de prendre en charge les frais de santé des personnes vivant en France en situation irrégulière. Selon le Figaro de vendredi, Thierry Mariani va, avec son confrère Claude Goasguen (UMP), déposer un projet de loi envisageant une réforme «drastique» de l’AME.

En 2006, le nombre de bénéficiaires s’est élevé à 190 000 : ce sont des personnes qui, lorsqu’elles se rendent à l’hôpital ou auprès d’un médecin de ville après avoir fait état de leur domicile, sont prises en charge non plus par l’assurance maladie, mais par l’Etat. Pour 2008, le ministère de la Santé a prévu une enveloppe de 413 millions d’euros.

«Une somme en augmentation de 180 millions d’euros, déclareThierry Mariani. Si l’étranger ne peut pas présenter de pièces justificatives, il doit remplir une simple déclaration sur l’honneur. Dès lors, on peut admettre de façon réaliste qu’il doit exister un certain nombre d’abus», constate le député du Vaucluse, qui souhaite instaurer «un guichet unique dans les mairies pour l’enregistrement de leurs demandes». Il demande aussi «la création d’un fichier informatisé».

Enfin, Thierry Mariani donne des chiffres au Figaro: «Les dépenses de santé des irréguliers sont en moyenne de 2 500 euros chaque année contre 1 500 euros pour un assuré du régime général ou de la CMU. Un tel écart mérite un certain nombre de contrôles.»

00:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

21/01/2008

Il n'y a pas que la Bourse qui baisse...

En quelques jours, quatre sondages ont donné le président de la République sous la ligne jaune des 50% d’opinions positives. BVA tout d’abord (baisse de six points à 48%), Ipsos (baisse de six points à 49%) et l’Ifop pour le JDD (baisse de cinq points à 47%).

Et voilà que c’est au tour d’OpinionWay pour Métro de confirmer ce lundi le fort repli du chef de l’Etat : sa cote est désormais majoritairement négative, avec seulement 48% de satisfaits (-7), contre 51% de mécontents (+8).

Or, dans son ouvrage «Ma plus belle histoire, c’est vous», Ségolène Royal accusait OpinionWay... de rouler pour l’UMP et de ne donner que des chiffres pro-Sarko durant la campagne. Parmi les amabilités de l’ex-candidate socialiste, l’institut y était taxé de «nouveau venu particulièrement zélé», appartenant à des agences «travaillant pour l’UMP», aux méthodes «curieuses», etc.

Les trois fondateurs de l’entreprise - qui réalise ses sondages en ligne - avaient alors répliqué par une lettre ouverte à Ségolène Royal, argumentant qu’ils travaillent certes régulièrement pour Le Figaro et LCI mais aussi pour le Nouvel Observateur.

Alors l’enquête du jour, preuve de l’indépendance totale d’OpinionWay ou signe que les temps sont vraiment durs pour Sarkozy ?

(Libération 21.01.08)

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Auguste Truphème n'a pas fait rire le préfet!

On ne rigole pas sur Carla et Nicolas. Qu’on se le dise. Le préfet des Hautes-Alpes a brusquement quitté vendredi une cérémonie de voeux à Gap à la suite de propos ironiques du président du conseil général des Hautes-Alpes, Auguste Truphème, un divers gauche, visant le chef de l'Etat et sa compagne, Carla Bruni, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la préfecture.
Vendredi 18 janvier, lors de cette cérémonie à l'hôtel du département, Auguste Truphème a déclaré au cours d'un discours écrit: «On ne comprend pas toujours grand chose à ce qui se passe». «On supprime les 35 heures, puis on ne les supprime plus. On est chrétien, puis on est laïc».

Puis le meilleur arrive : «Un pas en avant, deux pas sur le côté: c'est certainement très bien pour danser le tango avec Carla, ça l'est beaucoup moins en terme de lisibilité de l'action publique», a ajouté l’élu.

Appréciant à l’évidence assez peu l’humour de l’élu de gauche, cette phrase a provoqué le départ du préfet des Hautes-Alpes, Jean-François Savy, suivi par quelques membres de l'opposition départementale UMP.

Auguste Truphème a, «de manière répétée, mis en cause l'action de l'Etat dans le département et au niveau national», a regretté le préfet des Hautes-Alpes dans un communiqué, en soulignant qu'il n'était «pas de tradition républicaine» de «critiquer aussi ouvertement l'action de l'Etat lors d'une cérémonie de voeux au cours de laquelle il n'est pas prévu que le représentant de l'Etat puisse répondre».

«Par ailleurs, au moment où les critiques visaient directement le président de la République et sa vie privée, le préfet et l'ensemble des chefs de service de l'Etat ne pouvaient que quitter la salle», a souligné le préfet.
(Libération 21.01.08)

23:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)