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13/11/2007

Grèves massives : ça passe ou ça casse?

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Ceux qui n'ont pas droit à la parole...
Avec 90 TGV sur 700 et un métro sur dix à Paris selon les prévisions, la grève de mercredi contre la réforme des régimes spéciaux s'annonce massive, alors que la gauche commence à donner de la voix et que les Français pensent que l'exécutif va négocier.

"La circulation des trains sera très perturbée dès mardi 13 novembre 2007 à 20H00 en raison d'un mot d'ordre de grève déposé par sept organisations syndicales", selon la SNCF qui "recommande à toutes les personnes qui le peuvent de limiter leurs déplacements".

La RATP a annoncé lundi qu'elle ne prévoyait qu'"un métro sur 10 en moyenne" sur l'ensemble des lignes mercredi, à la suite des préavis de grève reconductible de sept syndicats.

Le mouvement est soutenu sans ambiguïté par le PCF, dont la secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a déclaré à l'AFP: "les syndicats réagissent avec les salariés à une attaque frontale contre leurs droits et leurs acquis". La direction du PS critique, elle, plus la "méthode" suivie par l'exécutif que la nécessité de réformer les régimes spéciaux.

Le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, a estimé pour sa part que le président de la République était "le meilleur artisan de la grève unitaire" parce qu'il avait "allumé toutes les mèches en même temps".

Une majorité de Français (51%) juge que "le gouvernement va négocier et accepter quelques revendications des grévistes", selon un sondage IFOP pour le quotidien gratuit Metro, à paraître mardi.


13 universités, sur 85, étaient bloquées partiellement ou totalement lundi par des étudiants opposés à la loi Pécresse, un chiffre identique à celui de vendredi. En revanche, 17.000 étudiants ont participé à des assemblées générales (AG) selon l'Unef, principal syndicat étudiant, contre 10.000 jeudi.

Les cheminots donnent mardi soir le coup d'envoi des grèves reconductibles qui risquent de perturber fortement les transports publics ferroviaires, et ils annoncent déjà un bras de fer entre la CGT et le chef de l'Etat.

La SNCF a annoncé lundi qu'elle prévoyait mercredi la circulation d'environ 90 TGV sur le réseau national contre 700 en temps normal, une trentaine de Corail, un service normal pour les Eurostar et les Thalys, mais un trafic TER très perturbé dans toutes les régions. La RATP prévoit un métro sur 10 mercredi à Paris.

Les syndicats majoritaires de la RATP, d'EDF et GDF appellent aussi à un mouvement illimité à compter de mercredi. Des préavis de grève reconductibles ont également été déposés à l'Opéra de Paris et à la Comédie française, qui bénéficient de régimes spéciaux.
Une minorité d'étudiants, qui contestent la loi sur l'autonomie des universités, entend préparer le terrain dès mardi en "bloquant les gares".

La réunion de conciliation entre six syndicats et la direction de la SNCF, lundi, dans le cadre du préavis de grève qui débute mardi à 20H00, s'est conclue sur "un constat d'échec, la direction n'apportant aucune réponse", a déclaré Laurent Russeil (CGT-Cheminots) à l'AFP.

"La réunion s'est conclue sur un constat d'échec, la réunion n'a apporté aucune réponse aux questions posées par les syndicats, notamment lors de la précédente réunion de conciliation, vendredi dernier", a affirmé M. Russeil.

Selon lui "les six syndicats présents (CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC et CFE-CGC) restent tous dans le mouvement".

La CFDT, qui a déposé un préavis de grève séparé, ne participait pas à cette seconde réunion de conciliation.

La RATP a annoncé lundi qu'elle ne prévoyait qu'"un métro sur 10 en moyenne" sur l'ensemble des lignes mercredi.

L'entreprise publique prévoit en outre un trafic "quasi nul" sur la ligne A du RER, dont l'interconnexion avec la SNCF sera suspendue à Nanterre Préfecture, et "aucun trafic" sur la ligne B, avec une interconnexion suspendue à Gare du Nord.

Quelque "10% en moyenne" du trafic bus et tramway sera assuré, a ajouté la RATP.

En régions, l'Union des transports publics (patronat) ne prévoit cependant pas de perturbation dans les réseaux urbains, dont les salariés ne sont pas concernés par la réforme.


Après la séance d'échauffement du 18 octobre, les usagers franciliens resortent baskets, vélos ou contacts pour du covoiturage, quand ils ne posent pas une RTT. A la différence que ce nouveau mouvement est à durée indéterminée.

Le gouvernement redoute une jonction avec la grève dans la fonction publique du 20 novembre.

La SNCF, qui a prévu un millier de bus de substitution, diffusera lundi après-midi ses prévisions de trafic. Un millier d'agents distribueront des fiches horaires dans les gares et aux abords.


L'appel dimanche de la coordination étudiante à occuper les gares a été peu débattu lors de la quinzaine d'assemblées générales (AG) qui se sont tenues lundi. Seules Montpellier III et Rouen l'ont fait et ont voté contre.

Lundi, les sites de Nantes (Lettres et sciences humaines), de Toulouse II, de Paris X-Nanterre (sciences humaines), Rouen (psycho-socio et lettres), Rennes II, Lille I et III, Lyon II, Pau, bloqués la semaine dernière, l'étaient toujours, au moins en partie, lundi. Les cours étaient également suspendus à Perpignan, tandis qu'à Tours, des étudiants procédaient à des barrages filtrants...
Des échauffourées ont mis aux prises, lundi à Nanterre, des étudiants et les forces de l'ordre sur le campus de l'université.

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Alessandra Mussolini

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L'eurodéputée italienne Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce, a quitté avec fracas le groupe d'extrême droite au Parlement européen après un échange d'amabilités avec les élus roumains du même groupe. «J'ai décidé de quitter le groupe Identité, Tradition et Souveraineté» (ITS), en raison «des déclarations insultantes et utilisées comme prétexte par Corneliu Vadim Tudor», chef des cinq eurodéputés roumains membres de l'ITS, écrit-elle dans une lettre adressée au président du PE, Hans-Gert Pöttering.

Il y a une dizaine de jours, après le viol et le meurtre brutal d'une Italienne par un immigré roumain d'origine rom, Alessandra Mussolini avait estimé que «face à une telle bestialité, il faut inviter immédiatement l'ambassadeur roumain à quitter notre pays et considérer tout citoyen roumain comme un citoyen indésirable».

La réplique des cinq eurodéputés roumains ne s'est pas fait attendre et quelques jours plus tard Corneliu Vadim Tudor affirmait dans un communiqué que «nous ne voulons pas que, tout en bénéficiant de notre appui de manière indirecte, un porte-parole de la xénophobie, de l'intolérance, et du racisme de type fasciste se fasse écouter en Europe».

Le Parti de la Grande Roumanie de Corneliu Vadim Tudor «ne veut plus avoir le moindre rapport avec Alessandra Mussolini, qui se permet un tel sacrilège envers notre peuple», ajoutait le communiqué.

Réplique d'Alessandra Mussolini: «C'est un grave problème pour moi, et pas pour Tudor, si des centaines de Roumaines viennent se prostituer dans les rues italiennes. C'est un grave problème pour moi, pas pour Tudor, si la violence bestiale des bandes de criminels provenant de Roumanie a tué des Italiens.»

Désormais, c'est sur les bancs du groupe des non-inscrits que la petite-fille de Mussolini siégera au PE.

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12/11/2007

Darfour: Khartoum veut démanteler les camps de réfugiés

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Darfour: camp de Nyala le 26 septembre 2007
Au petit matin, un vent froid coupant souffle sur la plaine. En lisière du camp d'Al-Salam, près de Nyala, la capitale du Darfour Sud, une poignée d'hommes, de femmes et d'enfants grelottent en tentant de mettre de l'ordre dans de misérables affaires éparpillées à même la poussière. Des camions du gouvernement les ont jetés ici il y a quelques jours, sans un mot. Il y a deux semaines, ils vivaient à Kalma, l'un des "mégalo-camps" de déplacés du Darfour. Les voici à présent "relocalisés" par la force, euphémisme des autorités soudanaises pour décrire un programme destiné à démanteler des camps du Darfour.

 




Les attaques et vagues d'épuration ethniques ont jeté, en quatre ans de guerre civile, 2,2 millions de déplacés dans les camps au Darfour. Pour la première fois, des déplacés ont été contraints de fuir le camp de Kalma, et se trouvent à présent installés contre leur gré dans des "sites" sous contrôle gouvernemental comme à Al-Salam, non loin d'un important camp de miliciens pro-gouvernementaux, les janjawids.

Tout le groupe, quarante personnes environ, était installé à Kalma depuis 2004, après avoir été chassé de ses terres dans la région de Marla, au sud-est de Nyala. "A Marla, il y a des janjawids. On ne peut pas y retourner. Nous avons passé trois ans à Kalma et on nous oblige à aller dans de nouveaux sites avec des janjawids à proximité", affirme un déplacé, Abokor Abakar Ardei, accroupi sur un bout de natte déchiré.

Seule une fraction des occupants de Kalma, plusieurs milliers de personnes peut-être, a fui les violences au cours des derniers jours. Dans le camp, les déplacés ont rejoint des organisations politiques. A Kalma, la majorité d'entre eux soutient le chef rebelle Abdel Wahid Al-Nour, qui vit en exil en France. Ces groupes politiques, organisés en milices, désormais armés, collectent des taxes et tentent de contrôler les camps en chassant les milices rivales. A l'échelle du Darfour, ces camps installés aux portes des grandes villes et transformés en bastions rebelles, généralement pro-Abdel Wahid, sont devenus des cibles pour les autorités, qui en ont perdu le contrôle.

Le premier site visé est aussi l'un des plus grands. A Kalma - 92 000 personnes officiellement -, des affrontements entre factions ont éclaté fin octobre, faisant entre six et dix morts et provoquant la fuite du camp des déplacés appartenant à l'ethnie Zaghawa. Ces violences ont servi de prétexte aux forces gouvernementales, appuyées par des miliciens janjawids, pour charger les fuyards dans des camions et les emmener vers d'autres camps contrôlés, comme Al-Salam, tandis que certains se voient déjà proposer des lopins d'une terre qui n'est pas la leur, pour une installation durable près de Nyala.

Le soir même de l'éclatement des troubles, le wali, le gouverneur de la ville, exigeait des acteurs humanitaires internationaux de l'aider à vider Kalma "dans les 24 heures" avec les camions du Programme alimentaire mondial (PAM), un organisme de l'ONU. Face aux protestations, le wali menace à présent de procéder au "désarmement" de Kalma par la force et de transporter ses occupants vers neuf sites éparpillés dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres autour de Nyala. Le démantèlement du camp ne sera pas un "retour" mais une déportation à des fins de contrôle.

Après Kalma, d'autres camps devraient subir le même sort, estiment de nombreuses sources, notant que ce grand projet de démantèlement qui menace de se transformer en cataclysme coïncide avec l'approche du déploiement de la force internationale conjointe Nations unies - Union africaine (Minuad) début 2008.

Au Darfour sud, les attaques contre des organisations non gouvernementales (ONG) se sont multipliées au point que leurs activités, depuis deux mois, sont pratiquement paralysées. Un responsable d'ONG s'étonne encore d'avoir vu "deux hommes en uniforme" braquer son équipe à bord d'un 4 × 4 dans le centre de Nyala en pleine journée, et emmener tranquillement le véhicule "vers le camp janjawid de Fallouja", à la lisière de la ville.

Ces attaques, jointes à des tracasseries sans fin de la part des autorité locales, sont parvenues à intimider les responsables des ONG. On brûle une clinique ici, la police manque de violer une expatriée là. L'omerta est de rigueur, tant les humanitaires redoutent de voir leurs activités interdites.

Wael Al-Haj Ibrahim, responsable de l'Organisme de coordination humanitaire des Nations unies (OCHA) au Darfour sud, a été expulsé le 8 novembre, le ministre de la justice soudanais lui reprochant de s'opposer au "retour des déplacés". Il est le onzième travailleur humanitaire déclaré persona non grata au Darfour depuis le début de l'année.

 

(Source: LE MONDE 12.11.07) 

 

 

 

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Sarközy drague les collégiennes le 11 Novembre!

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Invités de la cérémonie, la centaine de collégiens du collège Jacques-Prévert de Rebais (Seine-et-Marne) ont apprécié. Claire, 14 ans, ne connaissait que « vaguement » l'armistice du 11 Novembre. « Je ne savais même pas qu'il s'agissait de la fin d'une guerre, et encore moins laquelle ! » confie-t-elle. « Maintenant que j'ai vu tout ce qui a été organisé pour célébrer ce jour, je me rends compte que c'est vraiment important. Tout s'est enchaîné au millimètre, pas un couac... J'ai été bluffée ! »

 D'autant plus qu'elle était aux premières loges : avec une centaine de ses camarades, elle a assisté à la cérémonie sous l'Arc de Triomphe, « tout près de Nicolas Sarközy », précise-t-elle. « Il a l'air gentil, mais je l'imaginais plus grand », commente sa copine Leslie. « De là où j'étais, je ne le voyais qu'à peine. »  (aïe!)

Claire pense avoir eu plus de chance : « Il m'a fixée pendant tout son discours et à la fin, il m'a fait un clin d'oeil ! Je ne sais pas pourquoi...»

 

(Source: Le Parisien.fr)

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Deux dépêches: oui à la Libye, non à l'Iran

14:43

Sarközy se déclare prêt à recevoir Kadhafi

 Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré lundi à Berlin qu'il ne voyait pas "de raison de ne pas recevoir" le leader libyen Mouammar Kadhafi, en raison de l'évolution positive de ses orientations sur le nucléaire et le terrorisme.

© 2007 AFP - 12/11/2007 14:43

14:34

Sarközy: Paris et Berlin d'accord pour refuser l'arme nucléaire à l'Iran

 Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à Berlin que la France et l'Allemagne étaient "sur la même longueur d'ondes" pour refuser que l'Iran se dote de l'arme nucléaire.

© 2007 AFP - 12/11/2007 14:34

(LE PARISIEN)

Pour la Libye, on dit simplement: "nucléaire" mais pour l'Iran: "arme nucléaire" : toute la nuance est là...

17:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

800 euros d'amende pour avoir survolé la Lanterne

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Le Pavillon de la Lanterne
Le pilote d'un petit avion de loisir qui avait survolé le 9 juin 2007 la Lanterne, résidence du président de la République à Versailles, a été condamné jeudi à une amende de 800 euros, a-t-on appris de source judiciaire.

Le prévenu, poursuivi pour le survol d'une zone interdite, par maladresse ou négligence, était absent lors de l'audience, a précisé cette source confirmant une information du Parisien.

Le pilote avait expliqué à l'époque aux enquêteurs qu'il s'était trouvé dans l'obligation de survoler la Lanterne pour éviter un autre avion qui avait entamé à contresens sa descente sur l'aérodrome de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines).

Le survol de ce lieu particulièrement gardé est formellement interdit. Cette résidence jusqu'alors réservée au Premier ministre en fonction a été choisie par Nicolas Sarkozy, dès son élection, comme lieu de villégiature.
L'espace aérien est mieux surveillé au-dessus de la Lanterne que ne l'était celui de New York le 11 septembre

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Les étranges lubies de la Libye

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La compagnie aérienne Air Méditerranée devait rapatrier lundi 83 passagers français bloqués en Libye depuis dimanche en raison de l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation concernant la traduction en arabe des passeports, a annoncé la compagnie.

"Nous avons obtenu du ministère français des Affaires étrangères l'autorisation d'envoyer un avion en Libye pour les rapatrier", a indiqué le PDG de la compagnie, Antoine Ferretti.

L'appareil, un Airbus A 321, doit décoller à 15H00 (14H00 GMT) de l'aéroport de Roissy au nord-est de Paris et devrait atterrir à 19H15 (18H15 GMT) à l'aéroport de Sebha en Libye. Le retour à Paris est prévu lundi soir à minuit.

Un vol pour la Libye en provenance de Paris avait été contraint dimanche de rebrousser chemin avec ses 172 passagers, qui se sont vu interdire de débarquer de l'avion au motif qu'ils n'étaient pas munis d'une traduction arabe de leur passeport.

Les autorités libyennes avaient en outre refusé de laisser monter dans l'avion 83 passagers français présents à l'aéroport de Sebha qui devaient prendre leur vol retour pour Paris, alors qu'il restait des places à bord. "Nous n'avons reçu aucune explication pour ce refus", a déclaré M. Ferretti.

Ces 83 passagers ont pu passer la nuit à l'hôtel, a-t-il ajouté.

Quant aux 172 passagers qui ont été ramenés en France, "la situation est carrément bloquée, car les Libyens ne donnent actuellement plus de visa, et ils n'ont pas les formats nécessaires pour la traduction des passeports", a relevé le PDG d'Air Méditerranée.

"On est dans un imbroglio qu'on ne sait pas démêler", a-t-il ajouté.

Les autorités libyennes exigent que les passeports des ressortissants européens soient traduits en arabe, au titre d'une nouvelle législation qui est entrée en vigueur dimanche, mais dont les compagnies aériennes n'ont pas été informées au préalable, selon M. Ferretti.

Cette modification de la réglementation est intervenue "sans information préalable", a indiqué le ministère français des Affaires étrangères qui a précisé tenter avec ses partenaires européens d'"obtenir des clarifications" de la part de la Libye.

Le directeur général du voyagiste en ligne Go Voyages, Nicolas Brumelot, s'est dit "surpris" de la "rapidité" avec laquelle la nouvelle réglementation "a été décidée", puis "appliquée avec effet immédiat".

Selon lui, Go Voyages n'a pas encore pris de décision concernant une éventuelle annulation du prochain vol Air Méditerranée vers la Libye prévu dimanche prochain, "en attendant que la situation se dénoue".

Plus d'une centaine de passagers sont prévus sur ce vol, et 28 clients de Go Voyages doivent en outre rentrer dimanche de Libye.

Selon M. Brumelot, d'autres passagers français ayant emprunté des vols réguliers ont été refoulés à l'aéroport de Tripoli dimanche. Selon lui, la capitale libyenne est desservie notamment par British Airways et KLM.


 

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11/11/2007

Sarközy a "européanisé" le 11 Novembre

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Il innove...
Après les Etats-Unis, Nicolas Sarközy a cette fois décidé de flatter l'Europe. Contrairement à la tradition, le chef de l'Etat a en effet pris la parole à l'occasion des cérémonies commémorant l'armistice de 1918, qui a mis fin à la première guerre mondiale. Un nouveau signe de la "rupture sarközyste" opérée depuis le 6 mai dernier. Sous l'Arc de Triomphe, Nicolas Sarkozy s'est adressé à la jeunesse sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur, la construction européenne.

"Aujourd'hui, en nous souvenant, nous célébrons l'avenir", déclarait-il en préambule afin de donner le ton de son élocution. Car plutôt que de ressasser le passé, "l'hyper président" veut aller de l'avant, toujours. Mais avant d'en appeler à la fraternité entre les peuples, Nicolas Sarkozy a fait quelques concessions à la tradition. Un collégien et un lycéen ont en effet lus les lettres de deux Poilus. Deux, c'est d'ailleurs le nombre de combattants de la "Grande guerre" encore vivants: Lazare Ponticelli, 109 ans, et Louis de Cazenave, 110 ans. Ils avaient respectivement 17 et 18 ans lorsqu'ils se sont engagés dans ce qui devait être la "Der des Ders". Et si le président français est un homme d'action, il sait l'importance du souvenir car "maintenant que s'en vont les derniers témoins, il nous faut continuer de faire vivre ce souvenir pour que nos enfants n'oublient jamais et pour que nos enfants transmettent à leur tour à leurs enfants le souvenir de ces guerres", a-t-il dit.


C'est en ce sens qu'un film d'archives a été projeté sur écran géant sous l'Arc du Triomphe pour la centaine d'adolescents invités, pour que l'héroïsme des combattants de la Grande Guerre reste ancré dans la mémoire des plus jeunes. Un rapport au passé essentiel selon lui car "tant que restera vivante la mémoire des grandes tragédies du XXe siècle, nul n'aura à craindre pour l'amitié qui lie entre eux les peuples d'Europe." Au centre de l'actualité avec l'adoption prochaine du traité simplifié, l'Union européenne devenait dès lors le noeud du discours présidentiel.

"En ce 11 novembre, nous ne rendons pas seulement l'hommage de la nation à tous les morts sur le champ de bataille. Nous nous souvenons aussi que de tant de sang et de larmes est né un grand rêve de paix", lançait-il, avant de se montrer plus précis concernant ce rêve permis par la Libération.(!!!) "Un avenir de paix, un avenir de fraternité entre les nations, un avenir de compréhension et de solidarité entre les peuples. Cet avenir, nous lui avons donné un nom, l'Europe. Ne l'oublions jamais". Construit sur des cendres dès 1950, l'Europe de Jean Monet et Robert Schuman a évolué, grandi, prospéré. Pas assez pour Nicolas Sarközy qui rêve d'une "Europe politique" (sans nations).

Pour la première fois, huit drapeaux européens flottaient ainsi au vent au côté de la bannière tricolore. Une "européanisation" de la cérémonie qui devrait s'accentuer en 2008, année de présidence française de l'Union européenne.

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Les charognards de Verdun pillent la "zone rouge"

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La terre sacrée autour de Douaumont où sévissent les pillards...
Il ne faut rien espérer de certains hommes: ils sont comme des hyènes, ils n'ont pas d'âme.
Sur Internet, ils sont mis aux enchères "dans leur jus". Présentés sans complexes comme des lots "de fouille" ou "de terrain", ils mêlent gourdes, quarts, ceinturons et boutons d'uniforme estampillés "Verdun". Des reliques de la Grande Guerre, prélevées illégalement à l'aide de détecteurs de métaux dans la fameuse zone rouge, ces collines boisées de la Meuse où plus de 300.000 hommes, français et allemands, périrent entre le 21 février et le 19 décembre 1916.

"Or, il n'y a que 16.000 hommes enterrés au cimetière de Douaumont, note François-Xavier Long, le maire honoraire de Louvemont, l'une des neuf communes de la zone rouge. Les autres sont en dessous. A chaque fois qu'un obus explosait, le sol se recouvrait d'un mètre de terre. Sous ce mètre-là, il y a quantité d'os, de fusils, de munitions et d'objets divers. Pour tout nettoyer, il faudrait au moins deux siècles."

Alors les nouveaux pillards s'en chargent, à leur manière. "Le problème, c'est que tout se vend, soupire Frédéric Adam, de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), basé à Metz. Il arrive à présent que l'on trouve un squelette en vrac au bord d'un chemin. Sa plaque d'immatriculation a été volée, on ne peut plus l'identifier, les boutons de son uniforme, qui résistent à la putréfaction, ont été dérobés. On ne sait même plus s'il s'agit d'un Français ou d'un Allemand." Ce chercheur, expert dans l'étude des sépultures anciennes, s'est fait connaître en 1991 en authentifiant la dépouille du romancier Alain-Fournier, mort à Saint-Rémy-la-Calonne (Meuse) en septembre 1914. Depuis, il est le spécialiste de l'identification des Poilus.

Selon lui, le pillage de Verdun et des autres sites de grandes batailles militaires ne cesse de s'accélérer. "On le constate de visu dans les brocantes des petits villages. Il y a de plus en plus d'objets qui proviennent des champs de bataille. La création du site d'enchères en ligne e-bay n'a fait qu'amplifier les choses", estime-t-il. François-Xavier Long acquiesce: "Il n'y a pas très longtemps, en faisant des travaux sur la commune, on a trouvé un morceau de canon. Le temps de le protéger, le truc était parti alors qu'il faisait pourtant plusieurs tonnes." Le capitaine Patrick Tokarski semble, lui, plus dubitatif. A la tête de la compagnie de gendarmerie de Verdun depuis deux ans, il n'a jamais constaté la moindre fouille illégale mais assure ordonner de fréquentes patrouilles sur le site ainsi que le contrôle régulier "des antiquaires et des brocantes"...

A "La tranchée du Poilu", une boutique d'antiquités du centre de Verdun qui regorge de casques à pointe allemands ou du modèle "Adrian" français, Camille Tridon accueille des touristes hollandais ou allemands. Il arrive que ceux-ci laissent des traces de boue sur le sol de son petit commerce. "On sait d'où ils viennent. De toute manière, il y a du monde dans les bois tous les week-ends", soupire l'antiquaire. Il reconnaît avoir lui-même trouvé son premier fusil quand il avait 9 ans, dans le lit d'une rivière. Il l'assure cependant: aucun des objets présentés dans sa boutique ne provient de fouilles illégales. "Les collectionneurs finissent par mourir, leurs familles vendent." A l'en croire, les greniers de la région regorgeraient d'objets militaires...

Directeur du mémorial de Verdun, le colonel Xavier Pierson porte, quant à lui, un regard blasé sur les fouilles illégales: "Que voulez-vous, ce sont des milliers de Thénardier!" Il fait référence au personnage des Misérables croqué par Victor Hugo, un aubergiste charognard qui avait payé son commerce grâce aux bourses, alliances et croix de la Légion d'honneur dérobées sur des cadavres à Waterloo.

(Source JDD  11.11.07)

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Les Palestiniens rendent hommage à Yasser Arafat

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Dans un contexte de fortes divisions interpalestiniennes, les Palestiniens célèbrent aujourd'hui le troisième anniversaire de la mort de leur leader historique Yasser Arafat.

A cette occasion, le successeur de Yasser Arafat, l'actuel chef du Fatah, Mahmoud Abbas, devait prononcer un discours devant plusieurs milliers de Palestiniens réunis dans la cour de la Mouqataa, le QG palestinien, à Ramallah (Cisjordanie).

Un défilé devait être organisé dans la soirée à Gaza par le Fatah, du centre-ville jusqu'à la maison de l'ancien leader palestinien.

D'autres cérémonies devraient être également organisées à d'autres endroits du territoire palestinien, où le Hamas règne en maître depuis son coup de force de la mi-juin.

L'hommage ne devrait pas être remis en cause par le mouvement islamiste, adversaire de Yasser Arafat de son vivant, mais qui glorifie à présent l'image de l'ancien raïs.

Samedi, les hommages ont débuté avec l'inauguration par Mahmoud Abbas du nouveau mémorial de Yasser Arafat, dans la cour de la Mouqataa, le lieu où résidait le leader palestinien. Lors de cette cérémonie, l'actuel président de l'Autorité palestinienne a émis le voeu que "le président et martyr Yasser Arafat soit enterré à Jérusalem, ville où il était aimé et où il était né".

Le 3e anniversaire de la mort d'Arafat, marquée à la télévision palestinienne par des chants à sa gloire, intervient également en pleine tentative de relance du processus de paix israélo-palestinien, à l'approche d'une réunion internationale prévue fin novembre aux Etats-Unis.

C'est à la Mouqataa que le vieux leader palestinien a passé les dernières années de sa vie, encerclé par l'armée israélienne et privé de toute liberté, avant d'être hospitalisé en France, où il est mort le 11 novembre 2004, à l'âge de 75 ans.

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La Flamme de l'Holocauste

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La Dalle sacrée du Soldat inconnu
Holocauste de la jeunesse française et allemande sacrifiée dans une guerre fraticide qui fit des millions de morts.
1914-1918
La flamme, ravivée tous les jours, brûle à leur mémoire. 

11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Philippe Pétain, Maréchal de France (1856-1951)

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Pétain, Commandant en chef, visite ses troupes - 15 mars 1917
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Le 8 décembre 1918, le bâton de Maréchal de France est remis à Pétain par le président Poincaré
Commnuniqué de presse de Philippe Pétain le 11 novembre 1918 à 21 h.
"Au 52e mois d'une guerre sans précédent dans l'histoire, l'armée française avec l'aide de ses Alliés a consommé la défaite de l'ennemi.
Nos troupes, animées du plus pur esprit de sacrifice, donnant pendant quatre années de combats ininterrompus l'exemple d'une sublime endurance et d'un héroïsme quotidien ont rempli la tâche que leur avait confiée la Patrie. Tantôt supportant avec une énergie indomptable les assauts de l'ennemi, tantôt attaquant elles-mêmes et forçant la Victoire, elles ont, après une offensive décisive de quatre mois, bousculé, battu et jeté hors de France la puissante armée allemande et l'ont contrainte à demander la paix. Toutes les conditions exigées pour la suspension des hostilités ayant été acceptées par l'ennemi, l'armistice est entré en vigueur, ce matin, à onze heures.

01:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

LE 11 NOVEMBRE 1918

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Rethondes en forêt de Compiègne - train spécial du Maréchal Foch
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Place de la Concorde  le matin du 11 novembre 1918
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Clairière de Rethondes et Monument aux morts
Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, les plénipotentiaires allemands acceptaient les conditions d'armistice du Maréchal Foch. Le 11 novembre 1918, à 11h00, le "Cessez le Feu" sonnait sur tout le front mettant un terme à quatre années d'une guerre effroyable.
Utilisée pour la signature de l'armistice le 11 novembre 1918, la voiture n° 2419D avait été aménagée en bureau pour le Maréchal Foch par la Société des Wagons-Lits. Le wagon du 11 novembre sera installé en 1927 dans la Clairière. Hautement symbolique, ce wagon sera utilisé par Hitler pour l'armistice de 1940, puis emporté et incendié en Allemagne en avril 1945, alors que l'Allemagne est à la veille d'un nouveau " 11 novembre". Le musée actuel du 11 novembre 1918 expose une autre voiture de la même série de 1913.

Rappels des fait le jour du 11 novembre : à 5h15 le 11 novembre 1918, la France et le nouveau gouvernement de la toute jeune république allemande sont d'accord sur le texte définitif de l'armistice. Au terme de cet accord du 11 novembre 1918, il est décidé d'arrêter les hostilités le plus tôt possible. Un télégramme , qui a été immédiatement envoyé sur tout le front par radio et par message téléphoné aux commandants en chef à la date du 11 novembre 1918 stipule que :
"Les hostilités seront arrêtées sur tout le front à partir du 11 novembre à 11 heures, heure française" Dans le courant de la matinée du 11 novembre 1918, les différents documents sont remis aux plénipotentiaires allemands. Leur train quitte, le jour même le garage de Rethondes à 11h30 pour Tergnier, où ils retrouveront leurs automobiles. Sur leur demande, toutes facilités ont été données au capitaine allemand Geyer pour se rendre, le même jour (11 novembre 1918) en avion au grand-quartier-général allemand, porteur des textes et de la carte.

Voici ce qu'écrira Foch à propos du 11 novembre : "le 11 novembre à 11 heures, le feu était arrêté sur tout le front des armées alliées. Un silence impressionnant succédait à cinquante-trois semaines de bataille. Les peuples pouvaient entrevoir le rétablissement de la paix dans le monde. Le lendemain, j'adressais un ordre du jour de félicitations aux armées alliées".

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10/11/2007

Toujours du vent pour les marins pêcheurs!

Nicolas Sarközy aurait-il parlé trop vite ? En promettant, mardi, aux marins pêcheurs du Guilvinec (Finistère) un mécanisme « durable qui intègre le coût du gazole dans le prix du poisson vendu à l'étal », le président de la République, a peut-être été un peu vite en besogne. Car pour l'instant, du côté de Bruxelles, c'est « niet » ! Jeudi soir, c'est une sévère mise en garde qu'a adressé à la France, la Commission européenne, cette dernière estimant que ce mécanisme de compensation pouvait s'apparenter à une aide d'Etat illégale du point de vue communautaire. En clair, pas de subventions déguisées !

Hier, dans l'entourage de Michel Barnier, le ministre de la Pêche, on s'efforçait de calmer le jeu : « Nous allons transmettre dans les prochains jours à Bruxelles les différentes solutions envisagées. Et bien évidemment, nous veillerons à ce qu'elles soient euro-compatibles. » Il n'empêche, ce coup de semonce tombe mal pour le gouvernement. Chez les marins pêcheurs, il a fait l'effet d'une bombe. Hier, le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) s'est alarmé de la « volte-face de la Commission européenne ». C'est que les marins pêcheurs craignent de se retrouver à la case départ.

Ce mécanisme de compensation constitue en effet la principale mesure du plan d'aide proposé par le chef de l'Etat aux marins pêcheurs. Pour les aider à surmonter la flambée du prix du gazole, Nicolas Sarközy leur a promis deux mesures. D'abord, l'exonération pendant six mois de charges sociales (à la fois patronales et salariales). Histoire de retrouver un peu d'oxygène. Le temps aussi de mettre en oeuvre ce fameux dispositif. Son objectif : compenser le surcoût du gazole au-delà de 30 centimes d'euros le litre. A partir de ce seuil, les marins pêcheurs (qui payent actuellement 50 centimes d'euros le litre), perdent en effet de l'argent quand ils partent en mer.


Mais reste à convaincre Bruxelles. Pas gagné, car l'exécutif européen a déjà eu maille à partir avec la France. Justement, sur le même dossier du gazole et des marins pêcheurs. Les difficultés des marins pêcheurs liées au pétrole ne sont pas nouvelles. Déjà en 2004, le gouvernement français avait mis en place un fonds de prévention des aléas pêche (FPAP). Il permettait aux professionnels de payer le carburant moins cher, et était abondé par une avance de l'Etat. Déjà Bruxelles avait tempêté pour cause « d'aide d'Etat illégale ». Résultat, ce fonds avait été supprimé le 1e r janvier 2007.

« Un antécédent fâcheux », reconnaît-on dans l'entourage de Michel Barnier où l'on s'efforçait, hier, de se sortir de l'imbroglio. A l'étude, deux scénarios : le premier, évoqué par Nicolas Sarközy, consisterait à répercuter le surcoût du gazole directement sur le prix de vente du poisson. Pas terrible pour le pouvoir d'achat. Le second consisterait à rétrocéder aux marins pêcheurs une partie de la TVA (5,5 %) perçue sur la vente de poisson. « Une mesure de compensation sera bien soumise au Parlement avant la fin de l'année », insiste-t-on au ministère de la Pêche.

En attendant, les marins pêcheurs, eux, sont de nouveau sur le qui-vive. Les promesses n'ont pas tenu deux jours...

(Source: Le Parisien 10.11.07)

Depuis des années, on aide la pêche française à mourir... après avoir cassé de nombreux chalutiers sur ordre de Bruxelles. On comprend la colère des marins pêcheurs du Guilvinec, et sur toutes les côtes de France.

18:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

VIDEO "Morituri te salutant !" au Guilvinec

http://www.dailymotion.com/video/x3ez3d_sarkozy-insulte-p...

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La prostitution maghrébine aux Champs-Elysées

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Les "marcheuses" blondes du Maghreb
 

Les rideaux rouges sont tirés. A l'abri des regards, dans un cabaret oriental de la rue Washington (VIIIème) - à quelques dizaines de mètres de la plus belle avenue du monde - le manège des « marcheuses » bat son plein. Ce sont des « prostituées qui marchent pour éviter d'être accusées de racolage, comme les définit Guy Parent, patron de la brigade de répression du proxénétisme, elles viennent chercher de la clientèle dans les cabarets orientaux ».

Il est minuit passé et des groupes de demoiselles d'origine maghrébine - le plus souvent par deux - pénètrent dans l'établissement. Bise au portier, elles semblent habituées.


A l'intérieur, des groupes d'hommes, quasiment exclusivement d'origine maghrébine ou arabe, boivent du thé à la menthe, mais aussi du whisky ou du champagne. Un homme pousse la chansonnette. Une danseuse du ventre chauffe l'ambiance. Des clients n'hésitent pas à offrir des coupes de champagne à certaines filles. Mais ces femmes ne sont pas des prostituées comme les autres. « Ce sont des tapins (NDLR : prostituées) occasionnelles de luxe, raconte le videur d'un établissement voisin. Elles viennent du bled (NDLR : le plus souvent du Maroc) ou de cités et guettent les riches Saoudiens. J'en ai vu une vingtaine aujourd'hui mais, l'été, elles sont beaucoup plus nombreuses. » « Même moi qui fréquente des tapins depuis quinze ans, je ne sais pas si ces demoiselles, à qui j'ai payé un verre, sont des prostituées ou pas, confie un client, Français d'origine marocaine. Je le saurai au moment de passer à l'acte...

Chaussures Dolce & Gabbana, tailleur Yves Saint Laurent, parfum Chanel, par exemple, elles respirent le luxe. Une heure plus tard, il partira bras dessus bras dessous avec une Marocaine de Casablanca. A-t-il payé ? Une chose est sûre : à l'intérieur, plus les hommes paraissent fortunés, plus ils ont du succès.

 Dehors, quelques « marcheuses » poursuivent leur marathon le long des 1 910 mètres de l'avenue des Champs-Elysées. « Les marcheuses des Champs et les filles des cabarets, c'est kif-kif, assure un client habitué. Ce sont souvent les mêmes. La seule différence, c'est qu'en cabaret, c'est plus cher ! » Les tarifs varieraient de 300 € , pour le quidam, à 1 500 € pour un émir. « Un jour, une mère m'a même proposé sa fille », raconte, halluciné, le videur d'un prestigieux établissement.

QUEL BOUSBIR! 

(Source Le Parisien 10.11.07)

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Nettoyons les Champs-Elysées !

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L'Arc de triomphe au crépuscule  

Les Champs-Elysées, majestueuse avenue de la capitale, ne sont plus seulement la vitrine des grandes marques de luxe. Les magasins de consommation de masse mais aussi la prostitution, les violences, le racket y ont cours.

Les Champs-Elysées, symbole de Paris et de la France connu de la planète entière, perdraient-ils leur image de plus belle avenue du monde ? Car on peut aussi s'y faire tuer d'une balle dans la tête pour un mot déplacé, comme la semaine dernière, à la sortie d'un restaurant de la rue Marbeuf. Hier, deux individus ont été placés en garde à vue par la brigade criminelle. S'il ne s'agit sans doute pas des auteurs du crime, selon une source proche de l'enquête, les investigations pourraient néanmoins progresser rapidement.


Car les Champs, en argot parisien, c'est aussi le territoire du milieu. Où Francis le Belge, parrain marseillais, est exécuté en 2000 sans que l'on retrouve son meurtrier. Où des impacts de balles ornent les façades de superbes immeubles haussmanniens. Où la prostitution passe (presque) inaperçue. Où officiait l'ex-patron de l'une des boîtes les plus en vogue du moment, le Baron, poursuivi hier pour proxénétisme devant le tribunal correctionnel de Paris.

Les Champs-Elysées seraient-ils devenus le « rendez-vous des voyous et des banlieusards », comme l'affirme François Lebel, le maire du VIII e arrondissement ? Serait-ce « la plus grande blanchisseuse d'argent sale de l'Hexagone », comme l'affirme un habitué du monde de la nuit bien informé ? Nombreux sont aujourd'hui ceux qui s'accordent sur le fait que les Champs sont en voie de « pigallisation », expression chère au maire. Les « très bons chiffres de la délinquance », dixit Dominique Lasserre-Cussigh - la commissaire du VIII e arrondissement -, sont pourtant en contradiction avec cette impression. La délinquance générale est stable depuis 2001 dans le quartier, et la délinquance sur la voie publique a même baissé de 17,7 % (entre 2001 et 2006). Sur la même période, les vols simples ont chuté de 11 %. Cependant, avec l'installation de mégastores de grande consommation, les vols à l'étalage ont augmenté de 23 % et les violences volontaires de 4 %, ces dernières renforçant le sentiment d'insécurité. Les Champs méritent-ils toujours leur réputation de plus belle avenue du monde ?

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BOTTICELLI (1445-1510)

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Jeune femme  (1480)
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Portrait de Julien de Médicis (1478)
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Autoportrait (1470)
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La Naissance de Vénus (1485)

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Une ombre noire sur le monde...

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L'Eveillé du Gandhara au visage mutilé dans la vallée de Swat au Pakistan. Il sera bientôt entièrement dynamité par les islamistes
Comme naguère ses deux frères afghans, les célèbres bouddhas géants de Bamyan pulvérisés au TNT en mars 2001 par la fureur iconoclaste des talibans, celui de la vallée de Swat coulait depuis des siècles des jours paisibles. Jusqu’à ce que les islamistes s’emparent de cette longue vallée du nord-ouest du Pakistan, au pied de la chaîne himalayenne de l’Hindu Kush, qui longtemps séduisit les touristes par son âpre beauté. Ce qui faisait aussi l’intérêt du site, c’était sa statue de l’Eveillé, dont la grâce presque féminine et l’harmonie des proportions rompaient la magnifique rudesse des lieux et attirait beaucoup de Japonais.

C’est ce bouddha, haut de plus de sept mètres, assis dans le roc, près du village de Jehanabad, que les hommes de Fazlullah ont attaqué à la dynamite. Ils l’ont fait à deux reprises, les 13 et 28 septembre 2007, oblitérant son visage serein. La statue était un des chefs-d’œuvre de l’art du Gandhara, fusion parfaite entre les styles de la Grèce antique – comme le montre la toge – de l’Inde classique et de l’Asie centrale. Cet art, qui a essaimé le long de la route de la soie, avait été introduit dans la région à la suite des conquêtes militaires d’Alexandre le Grand.

Ce n’est pas la première fois que des musulmans radicaux s’emparent de Swat. La vallée est connue comme un foyer d’irréductibles montagnards pachtouns que le tourisme et la présence de nombreux hôtels de luxe n’ont jamais adoucis. «Cet endroit est sensible aux idées millénaristes. Il exprime par excellence la résurgence d’émotions pachtounes», indique une source diplomatique. La vallée donna d’ailleurs du fil à retordre aux Britanniques, motivant un engagement conduit par Churchill.

En 1995, sous le second gouvernement de Benazir Bhutto, elle était déjà tombée entre les mains des islamistes conduits par soufi Mohammed. Ce qu’il voulait, c’est l’application la plus stricte de la charia (la loi coranique) dans la vallée. Un seul mot d’ordre : «La charia, rien que la charia», comme celle qui prévalait sous le règne du dernier «wali», le prince de l’«Etat de Swat» destitué en 1969. Cela pouvait aller très loin : obligation de porter un turban noir et de conduire… à droite (et non à gauche).

Ils demandaient aussi que la charia soit appliquée par des qazi (juges religieux), ce qu’ils ont peu ou prou obtenu. Maulana (titre religieux honorifique) Fazlullah, le chef actuel des rebelles, âgé d’une trentaine d’années, est le gendre de soufi Mohammed. Il a un charisme indéniable, surtout auprès des femmes séduites par sa voix que, cloîtrées à la maison, elles entendent sur sa station de radio. Les hommes de Swat ont l’expérience du combat : ils étaient partis se battre, avec haches et épées, aux côtés des talibans en octobre 2001. Mais, différence avec la précédente insurrection, ils se révèlent encore plus radicalisés, preuve que l’influence d’Al-Qaeda a percé là encore.

«En tout cas, la rébellion apparaît plus "sophistiquée". Les combattants locaux ont été rejoints par ceux du Waziristan [autre foyer de rébellion islamiste particulièrement virulent, sur la frontière afghane] et, peut-être, par des étrangers. On dit que certains ont le visage masqué et ne parlent pas», indique Mariam Abou Zahab, chercheuse au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri). Les insurgés, regroupés dans le Tehreek Nifaz-e-Shariat Mohammadi (Mouvement pour l’application de la loi de Mahomet), contrôlent 70 % de la vallée. Selon la même chercheuse, «la puissante mafia du bois profite de la rébellion pour procéder à la déforestation massive de la région qu’elle finance probablement en retour».

En quelques semaines, la vie de cette vallée touristique, où les Pakistanais allaient en voyage de noces, a complètement changé. La campagne de vaccination contre la polio a dû cesser, Fazlullah l’ayant dénoncée comme «un complot occidental visant à stériliser les bébés musulmans». Les femmes sont contraintes à la burqa et les écoles de filles ont fermé. Pour les hommes, cheveux et barbes sont sous haute surveillance pour correspondre aux standards islamiques.

Fin octobre, le général Musharraf a dépêché en renfort 2 500 militaires. Dès le lendemain de leur arrivée, un attentat suicide en a tué une trentaine. Depuis, les humiliations n’ont pas cessé, jusqu’à une parade de 48 soldats qui venaient de se rendre, sous la garde de combattants masqués, à une vingtaine de kilomètres de Mingora, la capitale du district. Hier encore, un attentat suicide a visé à Peshawar le ministre des Affaires politiques, Amir Muqam, tuant deux de ses gardes du corps. Le ministre est originaire de Swat. On le voit : Al-Qaeda est bien dans la vallée...

(Source: LIBERATION - 10.11.07)

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VIDEO Sarközy "canal hystérique"!

http://www.youtube.com/v/f0WaOvEZVME&rel=1

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