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Blog - Page 207

  • Les six victoires de Donald Trump

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    Magnifique victoire de Donald Trump qui, à 2 h 56 du matin, mercredi, avait dépassé le chiffre fatidique de 270 grands électeurs et donc pris une option décisive sur la Maison Blanche où il entrera officiellement le 20 janvier prochain. Le New Yorkais a obtenu plus de voix populaires et raflé bien davantage d’Etats que sa rivale Hillary Clinton. C’est une superbe victoire semblable à celle de Ronald Reagan en 1980. Tout le pays est recouvert de couleur rouge, celle des républicains, et ne laisse aux démocrates et à leur couleur bleue que quelques taches périphériques.

    Trump avait l’habitude de dire que ce qu’il avait entrepris n’était pas une campagne électorale « classique » mais un véritable mouvement politique avec ce que cela impliquait de nouveau et de percutant. Ceux qui ne l’ont pas pris au sérieux ont eu tort : ce mouvement fut un tsunami à l’américaine, c’est-à-dire qu’il a tout emporté sur son passage. Il ne reste presque rien du paysage qui existait encore la veille de cette élection. Il y aura désormais un avant et un après 8 novembre.

    La victoire de Trump a provoqué six défaites. Et c’est même dans ces six défaites que l’événement de ce 8 novembre prend toute sa signification. Première défaite, celle, bien sûr, d’Hillary Clinton. Personnage flou, ambigu, arriviste qui a payé en une journée à la fois son amateurisme, sa corruption et son arrogance. La deuxième victime est le président Barack Obama lui-même. Il comptait bien sur l’ex-First lady pour récupérer le flambeau du gaucho-libéralisme, assurer la gestion du legs de ses deux mandats et pousser jusqu’aux extrêmes le démantèlement de l’Amérique. C’est raté. Troisième défaite : celle de l’establishment qui a commis, dès le début de cette course présidentielle, l’impardonnable erreur de considérer le milliardaire comme un marginal avant de s’apercevoir, mais trop tard, qu’il pouvait aller loin.

    La quatrième défaite, c’est chez les caciques, les notables du parti républicain, que l’on en trouve les traces les plus caractéristiques. Des gens comme l’ancien président George Bush, le sénateur John McCain, l’ancien candidat à la présidence Mitt Romney et bien d’autres n’ont rien compris. Ils n’ont rien compris au personnage de Trump, à ce qu’il avait d’imprévisible et de novateur. Ils n’ont rien compris à la dynamique qu’il a réussi à intégrer aux primaires républicaines. Et ils n’ont rien compris au souffle destructeur qui menaçait d’emporter l’idéologie et les structures d’un conservatisme sclérosé.

    Cinquième défaite : celle du globalisme. En fait, ce n’est pas exactement une défaite mais un coup d’arrêt. Avec Trump dans le Bureau ovale, les manipulateurs seront bien obligés de marquer le coup, de geler, pour un temps au moins, leurs opérations visant à corroder l’indépendance nationale américaine. Sixième victime du 8 novembre : les médias. C’est sans doute le naufrage le plus spectaculaire de cette histoire. Une sorte de Titanic journalistique. Entre ceux qui affirmaient que Trump n’avait aucune chance de gagner seulement deux primaires et ceux qui claironnaient 48 heures avant l’élection qu’Hillary allait la remporter triomphalement, on obtient une galerie de portraits où la suffisance le dispute à l’hypocrisie.

     

    Pourquoi Trump a-t-il gagné ? D’abord parce que tous les groupes sur lesquels il s’appuyait (les Blancs, les indépendants, les démocrates déçus) ont montré jusqu’au bout leur fidélité et leur cohésion. Ensuite, parce que Trump s’est présenté très tôt comme l’homme du changement, le pourfendeur de l’establishment, l’initiateur d’indispensables réformes. Enfin parce qu’il a développé durant toute cette course un programme populiste qui a pris du social à la gauche et du national à la droite. Mélange qui a plu dans l’Amérique profonde assaillie de problèmes auxquels Trump s’est intéressé pour bâtir son discours et sophistiquer son charisme. A ces trois raisons s’ajoute l’opération qui a consisté à démolir le personnage d’Hillary Clinton. Cette opération fut la moins difficile à mener : Avec ses scandales et son cynisme, l’intéressée avait pratiquement apporté à son vainqueur sa propre tête sur un plateau.

    Christian Daisug

    Article paru dans Présent daté du 10 novembre 2016
    sous le titre « Le grand retour du peuple »

     

     

  • Les tweets de la droite FN et du qui saluent la victoire de Trump

    http://fr.novopress.info/201566/les-tweets-de-la-droite-et-du-fn-qui-saluent-la-victoire-de-donald-trump/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+novopressfrance+%28%3A%3A+Novopress.info+%7C+Agence+de+presse+ind%C3%A9pendante%29

  • Robert Ménard invite Donald Trump à venir à Béziers

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    09/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Robert Ménard, qui a fêté l’élection de Donald Trump en compagnie de Miss Languedoc et une casquette Trump sur la tête, a adressé au candidat vainqueur une lettre de félicitations et a invité le prochain Président des Etats-Unis à venir dans sa « ville de résistance ». Voici la lettre de Robert Ménard à Donald Trump :

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  • Élection américaine 2016 : Donald Trump est élu 45eme président face à Hillary Clinton

     

     

    Le candidat républicain, Donald Trump, a désormais atteint le nombre fatidique de 270 grands électeurs, annoncent plusieurs médias américains. Il distance sa concurrente Hillary Clinton et va devenir le 45e président des États-Unis. 

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    C'est merveilleux!

     

     

  • Élection américaine : avant même le résultat, Marine Le Pen salue la victoire de Donald Trump

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    LE SCAN POLITIQUE - Tandis qu'ils s'étaient presque tous unanimement prononcés pour une victoire du candidat républicain, les cadres du Front national brocardent ce mercredi matin «le bloc médiatique de la pensée unique».

    Le suspense reste entier. S'il tient la corde depuis le début des dépouillements, Donald Trump pourrait encore être rattrapé par Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche. Une incertitude qui a poussé la quasi-totalité des responsables politiques français à rester en retrait, mercredi matin, préférant attendre les résultats définitifs avant de se livrer à tout commentaire. Exception faite du Front national, dont les principaux cadres n'ont pas hésité à saluer la performance du candidat républicain dès l'aube.

    » EN DIRECT - Suivez les dernières informations sur l'élection américaine

    Sans même attendre le résultat définitif, la présidente du parti, Marine Le Pen, a tweeté en personne, comme en attestent les initiales à la fin du message: «Félicitations au nouveau président des États-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre!». Son numéro deux, Florian Philippot, lui a très vite emboîté le pas: «Leur monde s'effondre. Le nôtre se construit». «#PlaceAuxPeuples», a-t-il conclu, dans une allusion au slogan présidentiel de sa candidate: «Au nom du peuple».

     

    «Le bloc médiatique de la pensée unique française a la gueule de bois. Il y a une justice. La journée sera belle quoiqu'il arrive», s'est réjoui sur Twitter le vice-président du parti, Louis Aliot, très tôt ce mercredi matin. Idem pour son collègue Steeve Briois, qui n'a cependant pas pris de gants quant à l'issue du scrutin. «L'élection de Donald Trump est une gifle aux journalistes et “experts” de la pensée unique, méprisants pour les peuples! Un grand espoir!», s'est félicité le maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

     

    Même satisfaction pour le secrétaire général du parti, Nicolas Bay: «Une claque monumentale à tous les fanatiques du mondialisme et aux médias qui se sont comportés en militants du camp». De son côté, le député RBM du Gard, Gilbert Collard, s'est d'abord contenté d'une photo de Donald Trump, pouce en l'air, accompagnée du commentaire: «Le système tremble! (...) Quand le peuple a parlé les médias sont mouchés!». Et d'ajouter: «Quel coup de pied au cul pour tous les bobos médiatiques, sondagiers, politiques...»

     

    Seule élue les Républicains (LR) à s'être jointe au concert de louanges du Front national: l'eurodéputée Nadine Morano. Dans une série de messages postés tout au long de la nuit, l'ancienne ministre a noté, non sans une certaine joie, que «les sondeurs (s'étaient) encore lourdement trompés». «Quand les médias veulent imposer leur choix le peuple leur inflige la raclée par les urnes», a-t-elle ajouté, estimant que «les médias sont devenus des organes de manipulation (dont) les citoyens ont marre!»

  • Brexit : Éric Zemmour dénonce « un coup d’État en gants blancs » des juges britanniques

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    08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
    La Haute Cour de justice britannique a exigé un vote du Parlement pour déclencher le Brexit. Comme si le référendum ne pouvait pas être le dernier mot de l’Angleterre.

    Éric Zemmour dénonce un coup d’État en gants blancs :

    On aurait dû se méfier. On aurait dû comprendre les messages envoyés, les réactions furibondes des partisans de l’Union européenne, en Grande-Bretagne comme en France, en Allemagne comme aux États-Unis. Puisque le Premier ministre britannique avait l’outrecuidance de vouloir respecter la volonté du peuple, puisque les menaces de la City de faire ses bagages ne l’intimidait pas, on emploierait les grands moyens : le droit. (…) C’est l’arme suprême, qui ne pourra être surmontée que par un autre juge, Cour suprême anglaise ou Cour européenne. Un comble, comme si les élites avaient voulu montrer aux gueux qui tenait le manche.


  • A 3h30, pour la première fois, les bookmakers donnaient le statut de favori à Trump

     

    Rédaction en ligne Publié le - Mis à jour le

    USA 2016

    A quelques heures du début des dépouillements, Hillary Clinton était cotée à 1,12. Comprenez qu'une mise de 10 euros sur la candidate démocrate vous aurait rapporté 1,20€ de bénéfice. Donald Trump, lui, vous permettait de multiplier votre mise par 6,5.

    Mais les premiers résultats de cette nuit électorale n'ont fait que resserrer cet écart. En remportant quelques états qui ne lui étaient pas destinés théoriquement, Donald Trump a relancé complètement le suspense. A 3h20, les cotes des deux prétendants étaient à l'équilibre parfait. Sur le coup de 3h30, le candidat républicain prenait même une courte avance. Vers 4h00 du matin, Donald Trump avait une cote de 1,65 contre 2,20 pour Hillary Clinton qui endossait alors le rôle d'outsider.. Au même moment, le New York Times estimait à 54% les chances de victoire de Trump.

    Les bookmakers et les médias penchent de plus en plus du côté du milliardaire !

    La Libre Belgique

  • Les premiers résultats des Etats de l'Indiana et du Kentucky, Trump devance Clinton

    Les premiers résultats des Etats de l'Indiana et du Kentucky, Trump devance Clinton International00:05 09.11.2016(mis à jour 00:25 09.11.2016) URL courte41650214
     
    Les premiers chiffres proviennent des Etats de l'Indiana et du Kentucky, soit moins de 4% de la population et 19 grands électeurs, en majorité favorables à Donald Trump. Donc pas de surprise si Donald Trump devance Clinton selon ces premiers résultats.Les premiers chiffres proviennent des Etats de l'Indiana et du Kentucky, soit moins de 4% de la population et 19 grands électeurs, en majorité favorables à Donald Trump. Donc pas de surprise si Donald Trump devance Clinton selon ces premiers résultats.

    Pour connaître les résultats, il faudra attendre les dépouillements dans les « swing states », les Etats qui hésitent tous les quatre ans entre démocrates et républicains. Ce sont ces Etats qui généralement font basculer le scrutin.

    En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201611091028595540-indiana-kentucky/

  • Les Républicains demandent la destitution de François Hollande

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    08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : A l’initiative de Pierre Lellouche, député (LR) de Paris, le groupe Les Républicains de l’Assemblée nationale, présidé par Christian Jacob, a engagé aujourd’hui la procédure de destitution de François Hollande, sur la base de l’article 68 de la Constitution. Celui-ci prévoit qu’« en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », le président de la République peut être destitué par le Parlement, réuni en Haute Cour.

    « Nous considérons que le président de la République a manqué à ses responsabilités vu ce qui est publié dans le livre [Un président ne devrait pas dire ça…] sur différentes opérations, des rançons, des cartes classées secret défense. Non, un président ne peut pas tout dire », a expliqué Christian Jacob

    Dans l’ouvrage écrit par deux journalistes du Monde, sur la base de très nombreux entretiens réalisés par le chef de l’Etat, François Hollande se vante notamment d’avoir donné son feu vert aux services secrets français pour quatre « opérations Homo » (pour « homicide »), une incroyable violation du « secret Défense » qui a fait bondir jusqu’à son ministre de la Défense, qui est pourtant l’un de ses derniers fidèles, Jean-Yves Le Drian.

     

  • JOURNAL TVLibertés DU 08/11/16

  • Ixelles (Belgique) : un Africain arrache les yeux d’un homme en pleine rue (MàJ : réglement de compte communautaire ?)

     

    18h06

    (…) L’auteur présumé de cet acte a été interpellé à l’hôpital alors qu’il se faisait soigner. Des policiers qui étaient présents pour une autre affaire ont trouvé ses blessures suspectes et ont procédé à son arrestation. Ce Néerlandais a reconnu s’être bagarré avec la victime mais n’a pas pu affirmer avec certitude lui avoir arraché les yeux. Il a été déféré devant un juge d’instruction pour coups et blessures volontaires, torture et traitement inhumain.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, la dispute serait liée aux origines africaines différentes des deux hommes. Sur Facebook, plusieurs proches de la victime avancent un motif politique. Liban Moustapha est en effet membre actif d’un mouvement d’opposition au régime de Djibouti. Ce dernier a d’ailleurs déposé plainte contre le principal responsable de l’organisation qui pourrait être à l’origine de cet acte.
    (…) La Dépêche


    C’est une agression d’une violence inouïe qui s’est produite dans la nuit de samedi à dimanche à Ixelles.

     

    Aussi affreux et incroyable que cela puisse paraître, c’est malheureusement un arrachage d’yeux qui s’est produit ce week-end à Bruxelles. Une agression d’une violence inouïe, qu’on avait d’ailleurs jamais connue auparavant dans la capitale, de mémoire de spécialistes du monde judiciaire.

    C’est pourtant bien ce qui s’est produit sur le coup des trois heures, dans la nuit de samedi à dimanche dans la commune d’Ixelles.

    En pleine rue, un individu s’en est pris à un homme de 33 ans, d’origine africaine, lui arrachant les yeux, on ignore avec quel outil, avant de prendre la fuite.

    Un témoin, qui passait par là, a pu avertir les services de secours et la police. Transportée à l’hôpital dans un état critique, la victime a survécu à ses blessures.

    Dans le quartier où cela s’est produit, la police locale a mené une enquête afin de mettre la main sur l’auteur de cet horrible geste. Les yeux de la victime ont pu être retrouvés non loin du lieu de l’agression. Un détail qui glace le sang.

    L’auteur des faits, lui, courait toujours à l’heure d’écrire ces lignes. Sur la motivation de son acte, le mystère demeure encore. Quelques pistes sont toutefois explorées par la police locale à ce stade. Celle d’un règlement de comptes entre membres de tribus africaines n’est pas exclue. Mais il est bien trop tôt pour confirmer cette hypothèse.

    On connaissait jusqu’ici certaines pratiques particulièrement violentes lors de règlements de comptes entre bandes dans la capitale, comme les blessures par balles dans les jambes ou même les atteintes aux parties intimes, mais un tel procédé, consistant à arracher les yeux d’une victime, c’est vraiment très particulier, ce qui interpelle davantage encore les policiers chargés de retrouver l’auteur des faits.

    À ce stade, la victime n’a pas pu délivrer de détails permettant de remonter la trace de son agresseur. Victime qui, selon nos infos, n’était pas connue de la justice.

    DHnet.be

    Merci à Kroaz Du

  • Tous les mondialistes derrière Clinton

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    Ils sont tous pour Hillary Clinton, que dis-je, ils sont en campagne permanente pour elle ! Ils croisent les doigts pour qu’elle accède à la présidence des Etats-Unis, ils tremblent que Trump puisse occuper la Maison Blanche, ils se répandent en anathèmes et exorcismes pour en écarter le Diable dont le candidat des Républicains serait le dernier avatar. « Ils » ? Ce sont ceux qui appartiennent à l’établissement, pas seulement aux Etats-Unis, mais aussi en France et presque partout en Europe : politiciens, financiers, artistes, journalistes installés, ils sont tous derrière elle. Tous ceux-là sont les bénéficiaires de la mondialisation, que l’épouse de Bill veut étendre et aggraver. Certes, ils entendent les casseroles qui tintinnabulent aux pieds de la candidate démocrate, ils connaissent ses mensonges, ses combines, mais elle protégera leurs prébendes, privilèges et autres avantages que la caste dirigeante s’est acquis au détriment du peuple.

    Marx lançait, il y a près de deux siècles : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! », la nouvelle version c’est : « Mondialistes de tous les pays, unissez-vous ! » En Amérique contre Trump, en France contre Marine Le Pen, en Grande-Bretagne contre le Brexit, etc. C’est la sainte alliance des dirigeants, politiques, financiers, médiatiques, artistiques contre les peuples.

    Car si les prétendues élites sont unies derrière Clinton, le peuple, lui, celui de l’Amérique profonde, soutient Trump, comme les plus pauvres des Britanniques ont voté pour le Brexit, tandis qu’en France le Front national est le premier parti chez les ouvriers et les chômeurs. Ce que ces électeurs-là ont tous en commun, c’est d’être les victimes d’une mondialisation qui les appauvrit, comme elle détruit les racines nationales, religieuses et culturelles du pays où ils sont nés.

    Si l’on dépouille les propos et le programme de Trump de ses scories et saillies, on trouve essentiellement la volonté de protéger ses compatriotes, et d’abord les plus démunis, mais aussi les classes moyennes appauvries en quête de boucliers contre les effets désastreux de la globalisation, de l’immigration massive, des délocalisations, qu’Obama a laissé prospérer, Clinton s’inscrivant dans sa continuité.

    Cette classe politico-médiatique, vent debout contre « le milliardaire texan », ricanait quand cet original s’est lancé dans la primaire républicaine : qu’allait faire cet amateur mal dégrossi chez les « pro » de la politique, policés, propres sur eux, aux paroles calibrées par des docteurs ès médias, aux audaces faussement spontanées ? Or il a vaincu, un à un, ses seize concurrents. Ce que les Américains ont perçu en lui, c’est d’abord une volonté indomptable. Sur la grande scène du monde, pensent ses partisans, comme dans son pays, il ne se laissera impressionner par rien ni personne.

    Est-il bon, est-il méchant ? La question n’est plus là pour ses électeurs, mais qu’il ait les qualités de ses défauts pour qu’il « Make America great again », qu’il restaure la grandeur de l’Amérique. C’est pourquoi, quel que soit le verdict des urnes, rien ne sera plus pareil, et on ne pourra pas continuer à museler la voix des laissés pour compte de la mondialisation qui s’est fait entendre à travers lui pendant cette campagne.

    Guy Rouvrais

    Article et dessin parus dans Présent daté du 8 novembre 2016

  • Affaire des e-mails: le FBI blanchit Hillary Clinton avant le vote en dépit des usages

    Par Philippe Gélie
    Mis à jour le 07/11/2016 à 19h55 | Publié le 07/11/2016 à 19h30

    Le FBI a maintenu dimanche sa position de ne pas poursuivre la candidate démocrate dans l'affaire de ses emails. Cette annonce permet au camp Clinton d'aborder le sprint final avant l'élection avec sérénité. Donald Trump crie au complot.

    Correspondant à Washington

    Hillary Clinton aborde le jour du scrutin en partie libérée du soupçon qui pesait sur elle. Elle ne sera pas poursuivie pour avoir violé les règles de précaution qu'impose la manipulation de dossiers classés confidentiels lorsqu'elle était secrétaire d'État. Le FBI, qui avait rouvert son enquête le 28 octobre, l'a de nouveau close dimanche soir. Après avoir passé en revue 650.000 courriels retrouvés sur l'ordinateur du mari de Huma Abedin, la plus proche conseillère de Clinton, la police fédérale «n'a pas modifié ses conclusions», a écrit son directeur, James Comey, aux élus du Congrès. En juillet dernier, il avait critiqué la candidate démocrate pour son «extrême négligence», mais affirmé qu'il n'y avait pas matière à engager des poursuites. Le FBI a utilisé un logiciel permettant de trier les e-mails de façon accélérée, indiquant n'avoir trouvé, parmi ceux concernant Clinton, que des doubles de ceux qu'il avait déjà passés en revue.

    «Il est impossible de passer en revue 650.000 e-mails en 8 jours. Hillary Clinton est coupable ! Le FBI le sait, le public le sait. C'est au peuple américain de rendre justice le 8 novembre»

    Donald Trump

    L'annonce du 28 octobre avait secoué la campagne électorale, relançant le thème privilégié des attaques de Donald Trump et entamant l'avance dont bénéficiait la démocrate dans les sondages. L'ultime développement de cette affaire, neuf jours plus tard, n'a pas désarmé le candidat républicain. «Il est impossible de passer en revue 650.000 e-mails en huit jours, a-t-il tempêté. Hillary Clinton est coupable! Elle le sait, le FBI le sait, le public le sait. Maintenant, c'est au peuple américain de rendre justice le 8 novembre.»

    Clinton n'a pas commenté la nouvelle. Sa satisfaction d'être «blanchie» n'est que relative: l'intervention du FBI a replacé «l'e-mailgate» au cœur de la campagne jusqu'au dernier jour. James Comey s'est ainsi départi de deux traditions: celle de ne pas commenter les enquêtes en cours, sauf pour annoncer une mise en examen ; celle de se garder de toute démarche pouvant influencer une élection dans les 60 jours précédant le vote. Le directeur devrait être invité à s'expliquer devant le Congrès après le scrutin de mardi.

    La démocrate aborde le sprint final avec une avance étroite, mais constante. Elle plaide déjà pour «la réconciliation» du pays après une bataille amère

    Les sondages se sont stabilisés depuis quelques jours, la remontée de Donald Trump semblant plafonner nationalement et dans plusieurs États cruciaux. La démocrate aborde le sprint final avec une avance étroite, mais constante. Elle plaide déjà pour «la réconciliation» du pays après une bataille amère. Le républicain trahit une certaine nervosité, revenant à sa rhétorique incendiaire sur le «désastre» assuré en cas d'échec. Le défi pour lui est de faire carton plein dans près d'une dizaine d'États disputés, dont les plus cruciaux sont la Floride et la Caroline du Nord (indécis), l'Ohio (avantage Trump) et la Pennsylvanie (avantage Clinton).

    Pour chaque camp, l'heure n'est plus à convaincre les hésitants mais à amener ses électeurs à se rendre aux urnes ce mardi. Donald Trump peut compter sur l'enthousiasme de la classe moyenne blanche, Hillary Clinton sur une organisation de terrain qui semble avoir dopé la participation de la minorité latino. Lundi, au dernier jour de la campagne, le républicain avait prévu de visiter cinq États. Le camp démocrate devait réunir dans la soirée à Philadelphie les Clinton et les Obama, avec les chanteurs Bruce Springsteen et Jon Bon Jovi.

    Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 08/11/2016.

  • Elections américaines : la dernière ligne droite

     

     

    Jean Guiart, ethnologue, anthropologue ♦

    Sondage du Los Angeles Times le 2 novembre 2016, 10 h 30 : Trump  47, 8 (+ 0,9) , Clinton  42,4 (- 0,9). La différence entre les deux est de 4,4 % en plus, par rapport à Clinton en faveur de Donald Trump.

    La chute d’Hillary Clinton est de plus en plus nette et semble difficile à rattraper en quatre jours. La différence d’un point dans le soi-disant sondage du Washington Post, la boîte de sondages et le journal ayant le même propriétaire, est un effort désespéré pour mobiliser les électeurs supposés de Clinton.

    La perte de voix chez les électeurs noirs est confirmée. Ils n’ont pas la moindre confiance en elle, qui ne les a jamais aidés et ils ont perdu confiance dans leurs organisations traditionnelles devenues inefficaces et qui se perdent dans des querelles de personnes. Les Latinos aussi vont la délaisser. Hillary a cru sans doute à tort que l’argent, des masses d’argent dépensées, régleraient tout et que les électeurs appartenant à des minorités la feraient gagner. Mais elle n’a rien fait d’intelligent pour obtenir ce résultat, et du coup elle a perdu aussi de plus en plus de voix blanches, les blancs se rendant compte de l’effet potentiel gravissime de cette politique, due à une analyse en dehors du temps. Sa prétention à être seule capable de gouverner les États-Unis n’apparait plus crédible.

    Rappelons-le, Trump sait faire une chose : négocier. On a tenté de le diaboliser, mais cela a obtenu dans l’électorat l’effet contraire et Trump, seul contre les puissances financières, fait maintenant figure de héros avec un langage semé d’hyperboles qui plait. Il ressemble un peu aux héros grands parleurs des histoires de chevaleries siciliennes.

    Maintenant on peut anticiper, ou plutôt rêver

    Hillary Clinton tiendra-t-elle le coup ou s’effondrera-t-elle ? Paniquera-t-elle devant la menace juridico-policière ? Ceux qui lui avaient fait confiance en se disant que c’était de l’argent bien placé vont vouloir donner des gages à l’adversaire. La frontière bien organisée, celle du Canada peut lui être fermée. On peut s’attendre à ce que tout son entourage la trahisse. Ou ira-t-elle au plus près et se confiera-t-elle au frère cadet de Castro ? Son avion peut aussi être abattu sur l’ordre de ceux qui ne veulent plus qu’elle puisse parler. Que fera son mari, qui pendant ce temps courait après une « bimbo », comme on dit là-bas ?

    Je ne crois évidemment pas à tout cela, qui est pour le moment du roman, avec un beau sujet pour les auteurs qui réagiront dans l’instant. Me fondant sur mon expérience des crises aux États-Unis, je pense qu’on va voir surgir de tous les côtés des négociateurs de quelques poids, habiles à concilier les contraires et à mettre des millions de dollars dans la balance. Chacun sait que cet empire surpuissant, que les Philippines osent chatouiller sous le menton, est en proie à des contradictions dont il ne parvient, ni à trouver la source, qui est la corruption intérieure à un niveau d’État bananier, éclatante dans des fournitures militaires qui ne fonctionnent jamais bien, ni à entreprendre une réforme en profondeur. C’est le mandat qui va être confié à Donald Trump, le personnage le plus inattendu pour pareille entreprise. Les Russes et les Chinois se frottent les mains mais ont quelques inquiétudes devant l’imprévision que représente le futur président américain.

    Quant à Obama, il vient de se couvrir de ridicule. Toute sa politique s’effondre, dans la mesure où l’on peut soutenir qu’il avait une politique et ne se contentait pas de résister faiblement, pied à pied, aux néoconservateurs, les « clintonniens » qui l’entouraient. Les Philippines l’ont lâché. La Malaisie est en train d’en faire autant. Les pays du Sud-est de l’Asie ne veulent pas d’une politique concoctée à Washington, en dehors d’eux, et dont ils seraient en fin de compte les victimes. Ils ont vécu avec la Chine au cours des millénaires et connaissent aussi bien ses forces que ses faiblesses, ils savent s’accommoder à l’asiatique et ils se sont toujours de toute façon débrouillés pour survivre.

    Sondage du Los Angeles Times le 4 novembre 2016, 7 h 30, Trump  46,9  % (- 0,4) , Clinton  43,4  % (+ 1,1), la différence est  de 3,5 en faveur de Trump.

    Est-ce le commencement d’un nouveau zigzag ?

    On verra demain. Pas d’explication possible pour le moment. En faisant le tour de la presse américaine, on se rend bien compte que les lecteurs commencent à en avoir assez et qu’ils rudoient maintenant les journalistes et les sondeurs. Les journaux eux-mêmes se mettent à parler de tout, sauf de l’élection comme si elle n’avait plus d’importance. Ils disent tous que Trump, qu’ils couvraient de sarcasmes, n’a jamais été aussi près de passer, mais qu’il n’est pas sûr qu’il ait ses 270 grands électeurs, ce qui est une lapalissade et que Mme Clinton est au désespoir et se raccroche à des actrices ou des chanteuses comme Beyoncé ou Madonna pour la soutenir. Mais personne ne tente plus la moindre analyse, et les explications vaseuses données, district électoral par district électoral, quand elle existent, sont d’une invraisemblable complication et peuvent aboutir à des résultats différents selon le journal. Pour dire vrai, il y a des invraisemblances même dans les meilleurs sondages.

    Sondage du Los Angeles Times  le 5 novembre 2016,  5 h 45, Trump  48 % (+ 1,1) dépasse Mme Clinton (42,6 %) de 5,4.

    Cette différence semble difficilement rattrapable, mais on ne sait toujours pas s’il a ses 270 grands électeurs. Trump  dépasse Hillary Clinton chez les 34-64 ans, ce qui n’était pas le cas il y a quelques jours. Il monte chez les femmes, ce qui est contraire à ce qu’affirment les journaux. Il monte chez les Latinos et domine chez les Asiatiques.

    En France, nous avons constaté plusieurs fois ces jours derniers des commentaires fantaisistes de journalistes sur les chaînes de télévision grand public et à la radio (France-Inter, RFI) imputant, non sans rire, tous les résultats électoraux à venir à la manipulation de Vladimir Poutine accusé maintenant de vouloir falsifier à distance les résultats des élections présidentielles américaines. Or, pour la première fois depuis l’accord de Vienne, aucun observateur russe ne pourra contrôler le bon déroulement des élections dites  »démocratiques  » américaines. Jamais aussi dans l’histoire du journalisme français, la couverture des élections américaines n’aura été aussi peu objective. ML.

    METAMAG

  • L'OTAN pépare 300 000 soldats à intervenir en urgence dans les pays baltes

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    © Novo Selo
    Des soldats américains lors d'une exercice militaire de l'OTAN en Bulgarie, en 2016

    Le secrétaire général de l'Alliance atlantique a révélé qu'une vaste force militaire était entraînée dans le but d'intervenir en deux mois dans les pays baltes, en raison de la menace que représenterait selon lui Moscou pour leur sécurité.

    L'OTAN est en alerte : son secrétaire général, Jens Stoltenberg, a annoncé au journal britannique The Times du 7 novembre que l'Alliance atlantique préparait une force militaire à répondre en urgence – en deux mois – à une éventuelle agression militaire russe contre les pays baltes (Lettonie, Lituanie et Estonie).

    Si le dirigeant de l'organisation militaire n'a pas souhaité préciser l'envergure des troupes en question, le représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l'OTAN avance le chiffre de 300 000 soldats – un nombre de combattants que l'Alliance ne pourrait pas déployer aujourd'hui en moins de six mois.

    «Nous avons constaté une implication militaire russe plus nette qu'avant au cours de ces dernières années : le triplement des dépenses en matière de Défense depuis 2000, le développement de nouvelles compétences militaires, l'entraînement et l'utilisation des forces militaires de la Russie contre ses voisins...», a invoqué Jens Stoltenberg pour justifier cette effervescence de l'Alliance atlantique sur le continent européen. «Nous avons également vu la Russie diffuser de la propagande en Europe parmi les alliés de l'OTAN et c'est exactement pour cela que l'OTAN répond», a également avancé le haut responsable.

    Ce plan d'accroissement des capacités de déploiement d'urgence de l'organisation militaire, a-t-il expliqué, a été validé en octobre dernier, à l'issue de discussions des ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN.

    Lire aussi : Un général de l'OTAN regrette que les pays de l'Alliance soient «trop lents» à contrer la Russie

    Un plan faisant suite au renforcement de la présence de l'OTAN aux portes de la Russie

    Lors de son sommet de juillet dernier à Varsovie, l'OTAN avait déjà annoncé le déploiement de 1 000 soldats en Pologne, en plus de l'envoi de quatre bataillons de 4 000 hommes au total dans les pays baltes, invoquant, toujours, une potentielle menace russe contre les alliés européens de l'Alliance. Ce déploiement de troupes aux frontières de la Russie, de même que les insinuations (ou franches accusations) des dirigeants de l'OTAN à propos des prétendues ambitions guerrières de Moscou, ont été vivement critiqués et à de nombreuses reprises par les responsables russes.  

     

    «L'OTAN continue de voir le monde politico-militaire à travers une sorte de miroir déformant», avait ainsi regretté le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, peu après le sommet de Varsovie, avant d'ajouter : «Contrairement à l'intérêt objectif de maintenir la paix et la stabilité en Europe [...] l'Alliance concentre ses efforts sur la dissuasion d'une menace venant de l'est qui n'existe pas».

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    RT