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GAELLE MANN - Page 1836

  • Holomor, la moisson rouge...

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    Sur ce cliché pris en 1933, au plus fort de la famine imposée à l'Ukraine, les cadavres jonchent les trottoirs de la bourgade de Kharkiv.

    STRASBOURG (Parlement européen) - Le Parlement européen a adopté jeudi un texte qualifiant de "crime contre le peuple ukrainien et contre l'humanité" la grande famine de 1932-33 dans laquelle des millions d'Ukrainiens ont péri, au risque de s'attirer les foudres de Moscou.

    Dans ce texte voté à une large majorité, les eurodéputés, réunis à Strasbourg, "reconnaissent" cette famine, connue sous le nom d'"Holodomor" (extermination par la faim) comme ayant été "un crime effroyable perpétré contre le peuple ukrainien et contre l'humanité".

    Ils "condamnent fermement ces actes commis contre la population rurale d'Ukraine, caractérisés par une extermination et des violations massives des droits de l'homme et des libertés" et expriment leur "sympathie à l'égard du peuple ukrainien victime de cette tragédie".

    Ils invitent aussi tous les pays de l'ex-URSS à "permettre un libre accès aux archives relatives" à cette famine afin que toutes ses causes et conséquences "soient révélées et étudiées en détail".

    Cette résolution pourrait irriter les autorités russes, qui ont toujours contesté que cette famine ait été un "génocide" délibérément préparé par le pouvoir soviétique à Moscou.

    Cette famine a en effet fait des millions de morts - entre quatre et dix millions selon certaines estimations - dans ce qui était alors la république socialiste soviétique d'Ukraine, mais elle a aussi touché durement d'autres régions de l'URSS, comme le Kazakhstan, le Caucase et la Sibérie occidentale.

    L'eurodéputée verte allemande Rebecca Harms, qui a plaidé pour cette résolution au sein de son groupe, assure que ce texte n'est "pas du tout" dirigé contre la Russie.

    Le plus important, pour elle, est l'accès aux archives car il s'agit d'encourager "le travail sur l'histoire qui doit être fait", même s'il y a "des gens en Russie qui ne veulent pas faire ce travail". Un travail urgent, note Mme Harms, car les survivants de cette tragédie peuvent encore aujourd'hui témoigner, alors que "dans 10 ans il sera trop tard".

    Le texte a été adopté jeudi sans amendement, la plupart des groupes politiques du parlement - à l'exception notable des communistes de la Gauche unitaire européenne (GUE) - s'étant entendus sur la résolution.

    D'après un porte-parole du Parlement, la mort en juillet dans un accident de voiture de l'éminent eurodéputé polonais Bronislaw Geremek, figure emblématique de l'opposition anticommuniste polonaise, a "presque constitué un argument supplémentaire" en faveur de l'adoption de cette résolution.

    "Il s'était beaucoup intéressé à ce sujet et avait voulu que le Parlement européen adopte une résolution là-dessus", a expliqué le porte-parole.

    Romandie news (©AFP / 23 octobre 2008)

    Cette reconnaissance d'Holomor par l'Europe, sans qu'il soit question ici de nier les crimes de Staline, Molotov et autres, prépare peut-être aussi le terrain pour le juge Garzon en Espagne...  

    Il s'agit également de titiller la Russie de Poutine... Ce qui serait oublier que Staline était un Géorgien!


     
  • La sexualité de Soeur Emmanuelle

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    Par-delà la mort, soeur Emmanuelle n’a pas fini de faire parler d’elle ! En librairie depuis hier, ses Mémoires posthumes, intitulés « Confessions d’une religieuse » (Flammarion, 20 €), ne manqueront pas de susciter la polémique. Loin de la tentation hagiographique, la nonagénaire, inhumée mercredi à Callian (Var), affirme son ambition dès les premières lignes, rédigées à Noël 1989 : « Je veux me dénuder.Confesser la vérité. Il me faudra descendre jusqu’à cette vase inconsistante que recèle tout coeur d’homme… au risque de ternir l’image idéale que fabriquent de moi les médias, au risque peut-être de choquer. Je m’en excuse par avance : la vérité ne comporte-t-elle pas une certaine crudité ? »
     Voilà le lecteur averti. Extraits des premiers chapitres du livre.

    La découverte de la sexualité. « Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m’en souviens pas. Je pensais que ce n’était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l’école où je me croyais plus en sûreté.  Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement j’ai vu la maîtresse me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m’expliqua que je ne devais plus recommencer. Mais c’était déjà devenu une habitude. »

    La persistance du désir. « Depuis lors se sont développés dans ma chair un penchant pour la volupté et une obsession de la sensualité.  Le fait que l’aiguillon n’ait pas complètement quitté mon corps de vieille femme est une source constante d’étonnement et d’humiliation. »

    Le péché de chair. « Je reste persuadée que ce qu’on nomme les péchés de la chair sont les moins graves aux yeux de Dieu. »

    Le désir physique à 20 ans. « Un soir, je me sens à bout. Il me faut un homme. Il est 8 heures moins le quart.  Je cherche une rue sombre. Un individu s’approche, me scrute, me saisit le bras. Je le laisse faire. Nous marchons côte à côte. La fièvre qui me possède tombe, je ne sais pas pourquoi. Subitement refroidie, je lui réponds à peine. Il me lâche et, d’une voix paternelle, il me glisse : Mon enfant, rentrez chez vous.
    »

    Le Parisien -24.10.08

    Ce n'est pas choquant, c'est triste... Pourquoi n'a-t-elle pas choisi de vivre une vraie vie de femme et de mère?

    Ces "aveux", qui font déjà les choux gras de la presse, ne peuvent surprendre, voire scandaliser, que les âmes simples pour qui une religieuse est une sorte de vestale. C'est déjà trop. C'est rompre le voeu de chasteté, au moins moral, prononcé par toute religieuse. Sa sexualité ne regardait qu'elle et que Dieu.

     

  • "Zoo de conduite!"

    Hier soir, la cinquième absence consécutive de Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, mais aussi conseillère municipale d’opposition au conseil municipal de Colombes, a produit l’effet de la goutte d’eau dans un vase trop plein.

    Au moment de faire l’appel, Philippe Sarre, le nouveau maire PS de Colombes, tombeur de Nicole Goueta sur la liste de laquelle se trouve la secrétaire d’Etat, n’a pu s’empêcher de déborder sur le sujet et de déplorer « une désertion » : « Ma remarque est fondée sur ses propres déclarations.

    Pendant la campagne électorale, Rama Yade nous a suffisamment expliqué combien Colombes était sa ville de coeur, combien elle souhaitait revenir sur le lieu de ses études… »

    « Le respect de la citoyenneté implique d’honorer un mandat d’élu »

    Une absence d’autant plus remarquée après les interventions de la secrétaire d’Etat dans la presse ces derniers jours.

    Dans le numéro de « l’Express » paru hier, celle-ci affirme : « Mon objectif est d’avoir une implantation locale, c’est de là que vient la légitimité politique. » Un voeu pieux qu’elle réitère dans une interview accordée au « Figaro » cette semaine.

    A ces déclarations de principe, Philippe Sarre oppose ce constat : « Elle n’est présente ni aux conseils municipaux ni aux commissions ni aux conseils de quartier… Je mets en contradiction son affichage citoyen et une pratique… »

    Il y a aussi ces petits riens qui ont contribué à l’exaspération générale des élus de la majorité, comme des absences pas toujours excusées ou encore la demande de la secrétaire d’Etat que son courrier d’élue colombienne lui soit adressé à Paris.

    Rama Yade a également publié un ouvrage hier : « Les Droits de l’homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans » (Seuil). Interrogée par un jeune garçon, elle y revient sur son parcours.

    Philippe Sarre en profite pour planter la dernière banderille : « Je trouve cela contradictoire de donner des leçons aux plus jeunes sans les appliquer. Il me semble que le respect de la citoyenneté implique d’honorer un mandat d’élu qu’on est allé chercher. Comme maire, je suis choqué par ce comportement qui révèle peu de souci pour le suffrage universel. »

    Il ajoute en baissant la voix, comme s’il était inutile de préciser : « Si on ne peut pas le faire, on démissionne… »

    De son côté, Lionel Rainfray, président du groupe d’opposition UMP, a excusé Rama Yade, puis tenté de prendre sa défense : « Les dates tombent toujours mal. A chaque fois, elle a de vraies bonnes excuses, la dernière fois elle était à New York, cette fois-ci elle avait un dîner officiel. C’est son emploi du temps de ministre qui prime. Si le président lui demande de faire quelque chose, elle le fait... »
    Obéissante à son maître, en plus...
  • Le manuel vaudou "Sarkozy" en tête des ventes sur amazon.fr!

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    Le manuel vaudou "Nicolas Sarkozy", commercialisé par la maison d'édition K&B qui a été assignée en justice par le président de la République, figurait vendredi en tête des ventes de livres sur le site de ventes en ligne amazon.fr, selon le classement publié par ce site.

    Le manuel vaudou "Ségolène Royal" figurait pour sa part en sixième position dans ce classement.

    Le manuel vaudou "Nicolas Sarkozy", en vente depuis le 9 octobre, est un livre-objet à vocation humoristique présenté dans un coffret contenant une poupée, un lot de 12 aiguilles, ainsi qu'un ouvrage de 56 pages.

    Outre une biographie humoristique de M. Sarkozy, le manuel propose "un grand nombre de sortilèges magiques" et invite le lecteur à planter des aiguilles sur la poupée à son effigie pour "conjurer le mauvais oeil".

    Au coffret bleu Nicolas Sarkozy, tiré à 20.000 exemplaires, répond un coffret rouge Ségolène Royal, tiré à 12.000 exemplaires.

    Le chef de l'Etat a assigné ce vendredi en justice la maison d'édition K&B afin qu'elle retire ces poupées de la vente.

    Le 16 octobre, l'avocat de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, avait adressé un courrier aux éditions K&B réclamant le retrait de ces poupées de la vente.

    N'ayant pas obtenu gain de cause, le chef de l'Etat a décidé d'assigner les éditions K&B en justice pour "violation du droit à l'image" et de demander "la cessation de la diffusion de la poupée", sous astreinte de 1.000 euros par infraction.

    La maison d'édition a jugé le retrait de la vente exigé par M. Sarkozy "totalement disproportionné compte tenu de l'aspect ludique et humoristique du manuel".

  • Violeur (présumé) remis en liberté: qui a tapé "Infirmer" au lieu de "confirmer" et ne s'est pas relu?

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    Dati à Metz

    La Justice fait des fautes de français!

      Les avocats des victimes d'un violeur présumé ont annoncé vendredi leur intention d'attaquer l'Etat pour "faute lourde" après sa remise en liberté par erreur jeudi par la cour d'appel de Paris, à qui la garde des Sceaux Rachida Dati a réclamé des explications.

      Jorge Montes, un Français d'origine uruguayenne de 48 ans, soupçonné d'enlèvement, de séquestration et de viols sur deux personnes, a quitté jeudi soir la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne).

    Dans cette affaire instruite à Créteil, le parquet a requis son renvoi devant les assises.

    Mais il a été remis en liberté à la faveur d'une erreur d'écriture de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris qui a infirmé au lieu de confirmer son maintien en détention provisoire dans un arrêt du 17 octobre signé par le greffier et le président de la chambre.

    Elle considérait pourtant que ce maintien en prison était "l'unique moyen d'éviter tout renouvellement des infractions" et "nécessaire pour prévenir tout risque de pression sur les témoins et les victimes".

    Les avocats des parties civiles, Mes Frank Berton et Henri de Beauregard, ont annoncé vendredi qu'ils allaient se retourner contre l'Etat, considérant qu'il avait commis une "faute lourde".

     "Nous attaquons l'Etat pour faute lourde du service public de la justice", a déclaré Me de Beauregard. L'assignation devant le tribunal de grande instance de Paris doit être délivrée en début de semaine, a-t-il précisé.

    "En la matière, on n'a pas le droit à l'erreur. C'est un dysfonctionnement majeur, rarissime de remettre en liberté un homme dangereux", a pour sa part affirmé Me Berton.

    En fin de matinée, la garde des Sceaux Rachida Dati a demandé "aux chefs de la cour d'appel de Paris de lui apporter le plus rapidement possible les éléments d'information permettant d'établir les raisons" qui ont conduit à la libération de Jorge Montes.

    Au lendemain d'une journée d'action des magistrats pour protester notamment contre le manque de moyens, l'affaire a déclenché un début de polémique vendredi, la CFDT estimant que cette remise en liberté "n'est que la conséquence prévisible d'une très mauvaise gestion des juridictions".

    "Cette mauvaise gestion n'est pas due aux acteurs de la Justice. Elle n'est que la conséquence des décisions" de la garde des Sceaux Rachida Dati "et de sa majorité parlementaire", affirme le syndicat dans un communiqué.

    Pour le député non-inscrit (ex-UMP) Nicolas Dupont-Aignan, cette affaire est "tout à fait symbolique de l'état du ministère de la Justice".

    Face à "un cas de force majeur", à "un danger public" la ministre de la Justice "doit bien évidemment intervenir", a-t-il estimé sur i-Télé.

    Dans la réalité rien ne pouvait s'opposer en droit à l'arrêt de la cour d'appel, selon des sources proches du dossier. Les six jours passés en prison entre la décision de la cour et sa libération constituent même une "détention arbitraire", selon Me Patrick Maisonneuve, avocat de M. Montes.

    A sa libération jeudi soir, Jorge Montes s'est vu notifier un contrôle judiciaire lui imposant l'obligation de pointer dans un commissariat, de remettre son passeport et lui interdisant notamment de s'approcher de ses victimes.

    Mais selon plusieurs sources proches du dossier, la cour n'ayant pas prévu de contrôle judiciaire, il ne peut s'en voir imposer un a posteriori.

    Me Maisonneuve a indiqué qu'il pourrait "contester la régularité" de ce contrôle devant la cour d'appel.

    AFP.24.10.08

     

  • Assez de salir la mémoire du Maréchal Pétain!

    Communiqué de Bruno GOLLNISCH
    Député européen (FN)

    PETAIN, LES COLLABOS D’HIER ET CEUX D’AUJOURD’HUI

    (A propos de l’émission de France 2)

    Une nouvelle fois, ce jeudi 23 octobre 2008, la télévision (ce soir : France 2) dénoncera le Maréchal Pétain, l’armistice de juin 40, le régime de Vichy etc. Cela faisait longtemps !… *

    Assistera-t-on encore au bourrage de crânes des jeunes générations, au profit de gens qui s’engagent dans une résistance d’autant plus virtuelle que la plupart n’étaient pas nés à l’époque des faits ?

    Il est bien commode aujourd’hui de dénoncer l’armistice et d’accabler Pétain. Fallait-il donc pour l’honneur laisser massacrer jusqu’au dernier les quatre millions d’hommes de l’armée française hélas vaincue, et laisser mourir de faim les dix millions de réfugiés qui encombraient les routes de France dans une pagaille indescriptible ? Que les héros en peau de lapin nous le précisent …

    En réalité, les responsables politiques et économiques de la France contemporaine sont beaucoup plus coupables que le maréchal Pétain, qui avait au moins l’excuse d’une armée ennemie victorieuse campant sur le sol national. Eux, disposant de tous les moyens de l’Etat, ont en pleine paix laissé envahir le pays par une immigration massive et incontrôlée, organisé la dénatalité française, abandonné leurs compatriotes aux exactions des bandes ethniques, laissé l’économie sans aucune protection, abdiqué la souveraineté et l’indépendance nationales.

    C’est eux qu’il faudrait dénoncer !

    * Il s'agit du documentaire de Jorge Amat (2008) intitulé "Maréchal, nous voilà!" à 23h05.

    (via nations presse info)

  • Elections US: la bonne blague!

    Obama et Mc Cain rient ensemble.gif

    John McCain et Barack Obama assis à la même table et riant à gorge déployée. Une hérésie ? Pas le moins du monde : jeudi soir, les deux candidats à la présidence des Etats-Unis se sont retrouvés à l’hôtel Waldorf Astoria de New York, en smoking noir et noeud papillon blanc, lors du dîner annuel de la Fondation Alfred Smith.

    Cette organisation perpétue la mémoire de ce gouverneur de l’Etat de New York, qui fut le premier candidat catholique de l’histoire des Etats-Unis, battu en 1928 par le républicain Herbert Hoover. Depuis 1960, ce dîner de charité au profit de l’Eglise catholique est un passage obligé pour les deux candidats. Un "cessez-le-feu" salutaire, cette année, après un dernier débat présidentiel où les esprits se sont un brin échauffés.

    D’humeur joyeuse, John McCain et Barack Obama s’en sont donné à coeur joie, régalant un auditoire bon public. Le sénateur McCain a fait référence à l’apparente adoration des médias pour le sénateur de l’Illinois : « Je peux jouer le rôle du Maverick (NDLR : le rebelle dans une série télé) mais pas celui du Messie. » Ce à quoi Barack Obama a répliqué qu’il « n’était pas né dans une crèche mais venait de la planète Krypton et avait été envoyé par son père Jor-El pour sauver la planète ».
    Obama a ensuite dressé une liste de ses défauts et qualités : « Ma plus grande force, c’est mon humilité. Ma faiblesse, je suis peut-être trop beau. » Avec son humour pince-sans-rire, McCain a déclaré que « même dans une salle remplie de fiers New-Yorkais démocrates, je ne peux m’empêcher d’avoir la sensation que certains d’entre vous me soutiennent ». Avant d’ajouter : « Je suis ravi de vous voir ici, Hillary (Clinton) ! »
    Toujours aussi à l’aise en public, Barack Obama n’a pas été en reste. « Il y a eu un moment dans ma vie où j’ai copiné avec de mauvaises personnes, des moins-que-rien », a-t-il avoué. « C’est vrai, j’ai été membre du Sénat des Etats-Unis. Mais en y repensant, John, je suis sûr que je t’ai vu à l’une de nos réunions »…
  • Le compte bancaire de Sarközy piraté par deux Sénégalais...

    La garde à vue des deux Sénégalais interpellés mardi dans les Yvelines dans le cadre du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarközy à la Société générale a été prolongée de vingt-quatre heures hier.

    Ils devraient être déférés aujourd’hui au parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine).


    L’homme et la femme, âgés de 30 ans, sont qualifiées de « petits escrocs ». Identifiés grâce à des « traces informatiques », ils « ne savaient sans doute pas qu’il s’agissait du compte du président de la République », et s’en sont servi pour souscrire des abonnements auprès d’un opérateur de téléphonie mobile.

    Le Parisien -23.10.08

    Le Sénégal, comme c'est curieux!

  • Des milliards pour les banques: d'où vient cet argent?

     En quelques jours, Nicolas Sarközy a sorti de son chapeau des centaines de milliards d’euros pour dégager l’économie française de l’ornière : 320 milliards ici pour relancer les crédits aux entreprises et aux ménages, 10,5 milliards là pour les banques, 22 milliards en faveur des PME, 5 milliards apportés aux collectivités locales…

     Une corne d’abondance qui laisse les Français abasourdis : où l’Etat, dont le Premier ministre disait en septembre 2007 qu’il était en « faillite », va-t-il chercher tous ces milliards ?

    Réponse : il va à la fois s’endetter, aider les banques en leur apportant sa signature et mettre à contribution la Caisse des dépôts, le bras armé financier de l’Etat...

    En revanche, pas question de ponctionner le budget 2009, déjà plombé par la panne de croissance attendue l’an prochain, ni d’augmenter les impôts. La recette miracle ? Des mécanismes financiers complexes avec une idée forte : « L’Etat ne fera pas de cadeaux aux banques », a martelé Christine Lagarde.  (ndb: qui peut la croire???)

    La preuve : les 10,5 milliards de recapitalisation des six grandes banques seront bien financés par des emprunts de l’Etat. En ce sens, il va alourdir temporairement la dette publique, mais la somme prêtée aux Crédit agricole, BNP Paribas ou Société générale à un taux d’intérêt de 8 % devrait au final lui rapporter 2,1 milliards d’euros sur cinq ans.

    Les Français, eux, ne comprennent pas ces mécanismes subtils, et virtuels à leurs yeux.

    Pire, le soupçon demeure : les pouvoirs publics trouvent de l’argent pour sauver les banques alors que les crédits font défaut pour le logement, l’éducation ou la lutte contre la précarité, comme on l’a vu lors du débat sur le financement du RSA.

    Apprendre que l’Etat mouille la chemise pour aider des banques, incapables de se faire confiance, refusant des crédits à des PME exsangues et à des particuliers pris à la gorge, laisse aux Français une sensation de malaise.

    Et ils espèrent que les banques ne spéculeront pas sur l’argent prêté par l’Etat...

    Espérons-le en effet! Mais rien n'est moins sûr!

  • Messe de requiem: on a applaudi les personnalités à l'intérieur de la cathédrale!

     

    Carla et nicola à N-D de paris.jpg

    "J'ai assisté à l'hommage à Notre Dame de Paris. Une grande honte de voir tous ces gens applaudir et prendre des photos des hommes politiques dans le coeur de Notre Dame. J'étais venue pour Soeur Emmanuelle et rien que pour elle. Une grande tristesse m'envahit."

    Flo, Malakoff (un commentaire lu sur alice-TF1)

    Face au grand portrait rayonnant de soeur Emmanuelle, Nicolas Sarközy et son épouse ont pris place dans deux grands fauteuils rouges. Sur les bancs derrière eux, de nombreux ministres (Bernard Kouchner, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Fadela Amara…) mais aussi Jacques Chirac, très applaudi à son entrée dans la cathédrale, Marek Halter, Patrick Poivre d’Arvor, Laetitia Hallyday…

    Il est un peu plus de 15 h 20 lorsque Jacques Delors s’avance pour lire l’épître de Saint-Paul, « l’Hymne à la charité », qui sera répété ensuite en arabe par un prêtre libanais. Dans son homélie, l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, rappelle que « soeur Emmanuelle a utilisé sans complexe la communication et la médiatisation, non pour faire la promotion de son image, mais pour faire connaître à tous l’univers de cauchemar dans lequel vit aujourd’hui encore une bonne partie de l’humanité ».

    Ces gens, qui n'ont aucune culture religieuse, qui ne sont pas chrétiens pour la plupart, ne savent pas qu'on n'applaudit jamais dans une cathédrale ou une église, qu'on ne prend pas de photos des "personnalités"...  Ils ne sont pas venus à Notre-Dame de Paris pour Soeur Emmanuelle, mais uniquement pour voir les "politiques et les people"!

     

  • L'Europe se fissure, Sarközy irrite ses partenaires

    Sarkozy à Argonay 23.10.08.jpg

    La belle unité dont a fait preuve l'Europe dans l'urgence face à la crise financière se fissure à présent sur les leçons à en tirer pour la suite, l'activisme du président français suscitant bien des irritations chez ses partenaires.

     

    En cause, les propositions faites cette semaine devant le Parlement européen par le chef de l'Etat français, Nicolas Sarközy, visant à donner un profil politique plus affirmé à la zone euro, et à protéger les grandes entreprises de l'Europe face aux appétits étrangers.

    "Un grand problème se profile. Sarkozy veut jouer un rôle au-delà de sa présidence" de l'Union européenne qui s'achève fin décembre, s'inquiète un diplomate européen, en reprochant au président de chercher surtout par ce biais à promouvoir ses propres intérêts en Europe.

    "Un président (de l'UE) doit montrer du leadership mais il doit faire preuve de retenue en ce qui concerne son rôle national", ajoute-t-il.

    Une autre source gouvernementale européenne regrette que "le président Sarkozy ait un peu tendance à penser à voix haute" en lançant des propositions sans en avoir discuté avec ses partenaires.

    "Est-ce que cela renforce sa crédibilité européenne? Je n'en suis pas sûre", morigène Katynka Barysch, co-directrice du Center for European Reform, un institut de réflexion basé à Londres.

    Ce procédé risqué avait déjà été expérimenté par la France en début d'année, à ses dépens, sur l'Union pour la Méditerranée (UPM), obligeant Paris à revoir finalement ses ambitions à la baisse face au mécontentement de Berlin. Avec les dernières propositions économiques de M. Sarkozy, "on a une situation similaire", met en garde le diplomate européen.

    L'Allemagne, en particulier, a été irritée par l'idée lancée mardi par Nicolas Sarkozy de créer des fonds souverains en Europe pour protéger les industries menacées par la chute des Bourses. Projet mis en pratique dès jeudi en France par le chef de l'Etat.

    "Le gouvernement allemand estime qu'en dehors des domaines de la sécurité intérieure,  les mesures de protection plus poussées en Allemagne ne sont pas nécessaires", a commenté dans la foulée le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

    L'idée de doter la zone euro d'un "gouvernement économique", en pérennisant les réunions de ses chefs d'Etat, ne s'annonce pas non plus facile à vendre. "Je ne vois pas l'utilité de se réunir tous les ans. L'Union fonctionne toujours à 27 pays et pas seulement avec les 15 utilisant la monnaie unique, met en garde la source gouvernementale européenne.

    L'Allemagne a toujours perçu ce projet comme une menace pour l'indépendance de la Banque centrale européenne chargée du pilotage de l'euro. Et elle voit d'un mauvais oeil l'intention prêtée à la France de briguer, après la présidence de l'UE, celle de la zone euro.

    "Le président naturel" de ce genre d'instance serait le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui dirige déjà l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone, a averti le porte-parole de Mme Merkel.

    Sur la réforme du système financier international, la France a pris résolument la tête de la croisade européenne en vue du sommet mondial du 15 novembre.

    Mais Nicolas Sarkozy va devoir composer avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, sorti renforcé des turbulences récentes après avoir inspiré les plans de sauvetage des banques au plus fort de la crise. Ce dernier a présenté ses propres propositions en vue d'un nouveau "Bretton Woods" mondial.

    AFP.23.10.08

    Il a détruit la France, il va détruire l'Europe... Tout ce qu'il touche se casse la g.....

     

  • Et pendant ce temps, en Afghanistan...

    Une patrouille de soldats français est tombée samedi dans une embuscade au nord-est de Kaboul en Afghanistan, dont elle n'a pu se tirer qu'au prix de violents combats et en abandonnant deux missiles antichar.

    Le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole de l'armée française en Afghanistan a indiqué que «deux compagnies de soldats français (300 hommes environ) ont été très violemment prises à partie par un groupe d'une centaine d'insurgés, dans la vallée d'Alasaï, en Kapisa».

    Soigneusement préparée, cette embuscade a profité de l'étroitesse des lieux, contraignant les soldats français à se replier.  Lors de ce repli, un poste de tir Milan et deux missiles antichar ont été abandonnés. De fait, les soldats français ont tenté de détruire le poste et les missiles. Mais «ils étaient trop près des maisons et le risque de dommage collatéral trop grand. Les insurgés cherchent systématiquement l'imbrication dans les villages, afin de limiter nos possibilités d'action. Ils recherchent les dommages collatéraux, mais il n'y en a pas eu», a expliqué le porte-parole.

    La perte de ces missiles est problématique, mais «les utiliser avec efficacité demande un certain savoir-faire, une formation», selon lui.

    Quatorze insurgés ont été tués au cours des combats, d'après une estimation de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) placée sous commandement de l'Otan.

    Côté français, un soldat a été touché par une balle, mais celle-ci a été arrêtée par son gilet pare-balle et il s'en est tiré avec un hématome.

    Plus de 2 700 soldats français sont déployés en Afghanistan au sein de l'Isaf.

    Leparisien.fr avec AFP - 23.10.08

  • Polo le gorille cherche une partenaire!

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    Le dernier gorille d'Inde en captivité, le mâle Polo, a besoin d'une partenaire après huit années de solitude, mais la recherche d'une femelle dans le monde entier a échoué, a indiqué mercredi le responsable d'un zoo du sud du pays.

    Polo est un gorille occidental de plaine âgé de 36 ans, pensionnaire depuis 1995 du parc zoologique Chamarajendra de la ville méridionale de Mysore. Il est célibataire depuis la mort de sa partenaire Sumathi en 2000.

    D'après le directeur du zoo, Siddappa Shivanna, les appels lancés partout dans le monde pour lui trouver une seconde femelle n'ont rien donné et le vieux singe s'ennuie.

    "Nous avons essayé de déposer des jouets dans son enclos pour que Polo s'active, mais rien ne remplace un compagnon", a-t-il dit à l'AFP par téléphone.

    "Nous préfèrerions qu'il ait une partenaire sexuelle, mais si c'est impossible, un congénère serait déjà une bonne chose. Il est le dernier gorille du pays", a poursuivi M. Shivanna, qui redoute une disparition de l'espèce en Inde.

    Polo avait été envoyé à Mysore par le zoo irlandais de Dublin pour s'accoupler avec Sumathi. Sans succès car la gorille avait déjà 46 ans.

    AFP. 22.10.08

  • Quand en serons-nous débarrassés?

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    INTERVIEW - La secrétaire d'État aux Droits de l'homme publie jeudi «Les Droits de l'homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans» (Le Seuil).

    LE FIGARO. Pourquoi ce livre ? Avez-vous le sentiment que votre action manque de visibilité ?
    RAMA YADE - Le débat sur les droits de l'homme se limite souvent à «y a qu'à», «faut qu'on». En réalité, l'action diplomatique est lente, fastidieuse parfois, elle ne s'inscrit pas dans le temps médiatique. Ce livre me permet de l'expliquer à travers les questions que se posent les Français. Comment concilier intérêts et valeurs ? La France est-elle vraiment le pays des droits de l'homme ? L'islam est-il compatible avec les droits de l'homme ?

    Etes-vous en contact avec Carla Bruni-Sarközy, qui veut également avoir une action humanitaire ?
    Je l'ai appelée quand j'ai su qu'elle souhaitait s'engager. C'est une personne qui a des convictions et qui veut les mettre en œuvre. Je suis toute disposée à mettre à son service l'appareil du Quai d'Orsay pour l'aider. Ce sera un honneur, parce qu'elle est la première dame et qu'elle est Carla Bruni, une personnalité qui peut donner un nouveau souffle à l'action en faveur des droits de l'homme.

    Allez-vous conduire la liste de la majorité en Ile-de-France lors des européennes ?
    Cette décision se prendra le moment venu. Pour l'instant, je suis candidate à faire mon travail le mieux possible. Nicolas Sarkozy me dit souvent que c'est dans le combat électoral que l'on acquiert une légitimité, et il a raison. C'est d'ailleurs pour cela que je me suis présentée aux municipales à Colombes, une ville qui m'est chère, mais où la droite a perdu toutes les élections depuis 2001. Cela ne m'a pas fait peur. Je suis prête à repartir au feu électoral, avec un projet d'implantation locale.

    En quittant le gouvernement ?
    C'est le président qui décide. J'entends dire que je partirais, qu'on voudrait ma place, mais je refuse d'entrer dans le jeu des rumeurs. Je ne fais pas de spéculation, je préfère l'économie réelle !

    Vous étiez plus présente dans le débat politique comme responsable de l'UMP que comme ministre. Le regrettez-vous ?
    Quand on a une fonction ministérielle, il faut l'assumer, mais c'est vrai que j'aime la politique, j'aime participer au débat, et que cela me manque beaucoup. Je voudrais m'impliquer davantage à l'UMP et l'aider sur des terres de mission ou je peux être utile comme chez les jeunes ou dans le combat pour la diversité. Je crois que la société française souffre à tous les niveaux d'un manque de renouvellement. Pour moi, cette crise financière est l'échec d'une pensée économique qui n'a pas su se régénérer. Nos universités sont pleines de jeunes économistes, philosophes, qui n'ont pas d'espace public où s'exprimer. L'UMP pourrait les attirer à elle en créant par exemple des think-tanks. Dans le domaine de la diversité, Nicolas Sarkozy a donné de très fortes impulsions que nous pourrions relayer sur le terrain car la France est toujours en retard, notamment par rapport aux États-Unis.

    Voulez-vous dire qu'il ne peut y avoir d'Obama français ?
    Les Français eux-mêmes y sont prêts, mais c'est notre système politique qui empêcherait l'émergence d'un Obama. Pas tant parce qu'il est noir que parce qu'il est issu d'une immigration récente. Chez nous, l'intégration est beaucoup plus difficile, comme l'a encore montré l'épisode de La Marseillaise sifflée. Ces jeunes nés en France, qui ne sont en général pas allés dans leur pays d'origine, ou qui veulent en revenir très vite quand ils y vont, n'ont pas le sentiment d'être français.

    Que pensez-vous de l'idée de Bernard Laporte de faire jouer ces matchs «sensibles» en province ?
    Ce n'est pas en déplaçant le problème qu'on le résoudra. Il faut banaliser la différence et cela nous prendra sans doute vingt ans, les vingt ans que nous avons passés à ignorer le problème. Mais je sais que ce pays a les ressorts pour relever le défi !

     Le Figaro - 22.10.08    
  • La hantise d'Al Qaïda - Oussama ben Laden va-t-il sortir de sa grotte?

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    Image télévision émise de Dubaï - avril 2002
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    (Dessin américain daté de 1997)

    Si Al-Qaïda ne semble pas en mesure de monter un gros attentat aux Etats-Unis, l'organisation pourrait peser sur l'élection présidentielle américaine soit en s'exprimant soit par des attaques contre des cibles américaines à l'étranger, estiment experts et analystes.

    C'est ce que Démocrates et Républicains appellent "la surprise d'octobre": un discours belliqueux d'Oussama ben Laden sur internet ou, pire, un assaut réussi contre une ambassade, susceptible de faire basculer les électeurs dans le camp de John McCain à quelques jours du 4 novembre.

    "Les Etats-Unis, surtout en période électorale, ont considérablement renforcé leur sécurité", dit à l'AFP Dominique Thomas, spécialiste de l'islamisme radical à l'Ecole des hautes études en science sociale (EHESS).

    "Donc, je pense plutôt à une cible américaine à l'étranger. Mais il faudrait que cela soit suffisamment spectaculaire pour avoir un impact sur la campagne".

    Ce qui est certain, ajoute-t-il, c'est qu'un président républicain, après George Bush, aurait la faveur des milieux jihadistes. "Pour eux, un McCain serait susceptible d'entrenir leur vision d'une confrontation Islam-Occident".

    "Sarah Palin, surtout, tient un discours de "choc des civilisations" qui sert totalement leur cause. Quatre ans de plus de confrontation, cela leur permettrait de s'exprimer".

    Au sein de son cabinet "Terrorisc", Anne Giudicelli surveille les sites internet jihadistes.

    Elle a remarqué "qu'ils en parlent". "Il y a l'idée, explique-t-elle à l'AFP, de tenter de peser sur les élections, comme il ont pu le faire en Espagne. Mais comme l'Amérique s'est sérieusement barricadée, s'ils peuvent faire quelque chose, ce sera davantage sur les fronts extérieurs."

    Deux des plus importants sites d'Al Qaïda sont en outre bloqués depuis le septième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, réduisant la capacité de l'organisation à diffuser ses messages de propagande.

    En 2004, cinq jours avant le scrutin Bush/Kerry, ben Laden avait délivré sa "surprise d'octobre" sous la forme d'une harangue de dix-huit minutes adressée au peuple américain.

    Dans son livre "La doctrine du 1%", le journaliste Ron Suskind cite John McLaughlin, alors directeur-adjoint de la CIA, qui aurait dit le jour même lors d'une réunion: "Aujourd'hui, ben Laden a fait un joli cadeau au président" Bush.

    Dans une interview au magazine Fortune, l'un des stratèges de John McCain, Charlie Black, avait reconnu qu'une nouvelle attaque représenterait "certainement un gros avantage" pour le candidat républicain.

    Pour Richard Clarke, chef du contre-terrorisme américain entre 1998 et 2003, l'offensive anti-américaine à l'étranger a déjà commencé.

    "D'abord, Al-Qaïda a organisé le 17 septembre 2008 un assaut important et sophistiqué contre l'ambassade au Yémen", explique-t-il, dans une tribune publiée le 2 octobre dans US News and world report.

    "Le plan consistait semble-t-il à pénétrer dans l'enceinte, rassembler les Américains et les tuer dans des suicides à la ceinture explosive".

    Selon lui, "les chefs du renseignement et de la sécurité américains sont inquiets. Ils admettent qu'il n'y a rien de concret pour suggérer une nouvelle attaque, mais ils craignent qu'Al Qaïda tente quelque chose, peut-être même sur le territoire des Etats-Unis".

    L'une des menaces les plus concrètes pourrait venir de membres d'Al Qaïda venus d'Europe occidentale, avec passeports et visas en règle, impossibles à détecter à leur arrivée sur le sol américain, ajoute M. Clarke.

    Quel est le candidat "préféré" des terroristes? Obama ou McCain? Le vote américain dépendrait-il d'un fantôme insaisissable?

  • Avant d'aller voir sa grand'mère, Obama brandit la menace d'un attentat terroriste

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    Obama le 21 octobre à Miami
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    McCain le 21 octobre en Pennsylvanie

    Le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama a remis la sécurité nationale au coeur de la campagne mercredi, alors que son adversaire républicain John McCain l'accuse d'être incapable de faire face à une crise majeure.

    "Le prochain président devra se concentrer sur les problèmes de sécurité nationale sur de nombreux fronts", a dit M. Obama à l'issue d'une réunion avec ses principaux conseillers consacrée au sujet.

    "Les terroristes qui nous ont attaqué le 11-Septembre sont toujours en fuite et complotent" contre les Etats-Unis. "Nous devons être vigilants pour empêcher de nouvelles attaques", a fait remarquer le candidat démocrate.

    Mais, a-t-il souligné, pour vaincre il faut un président qui comprenne "le lien entre notre économie et notre force dans le monde". Mettre d'un côté les questions économiques et de l'autre les questions de sécurité nationale est "une fausse distinction", a-t-il estimé.

    "Nous n'allons pas vaincre un réseau terroriste qui agit dans 80 pays en occupant l'Irak. Nous n'allons pas dissuader l'Iran de se doter d'un programme nucléaire en refusant de poursuivre aux côtés de nos alliés une diplomatie directe. Nous n'allons pas assurer la sécurité des Américains et promouvoir les valeurs américaines avec des formules creuses", a dit M. Obama en visant son adversaire républicain qui, a-t-il dit, "a soutenu les décisions du président (George W.) Bush".

    Des propos tenus dimanche par le candidat démocrate à la vice-présidence Joe Biden affirmant qu'il ne faudrait "pas six mois" pour que "le monde "teste" Barack Obama  comme il avait mis à l'épreuve John Kennedy", président à l'époque de la crise des missiles soviétiques à Cuba, ont donné du grain à moudre à la campagne républicaine.

    "Nous ne voulons pas un président qui inciterait le monde à le mettre à l'épreuve au moment où notre économie est en crise et que les Américains sont déjà engagés dans deux guerres", en Irak et en Afghanistan, a répété depuis le candidat républicain, prenant la balle au bond.

    M. Obama n'a pas démenti son colistier en faisant remarquer que le secrétaire américain à la Sécurité nationale, Michael Chertoff, avait lui-même affirmé mardi que "le prochain président devra faire face à de nombreux défis au niveau international et que la période de transition (les 77 jours séparant le moment de l'élection et la prise de fonction du nouveau président, ndlr) constitue toujours un moment où il faut être vigilant".

    "Si j'ai l'honneur d'être président, j'ai en place une équipe expérimentée avec ce genre de problèmes et qui sera capable de me donner les meilleurs conseils. Quelle que soit la nouvelle administration, elle sera mise à l'épreuve", a dit M. Obama.

    Au moment même où M. Obama s'exprimait, le camp républicain organisait une conférence de presse téléphonique intitulée: "Qui les terroristes souhaitent-ils comme président à la Maison Blanche en 2009?".

    Randy Scheunemann, le principal conseiller de M. McCain pour les questions de politique étrangère, a laissé entendre que la réponse à cette question était Barack Obama. AFP.22.10.08

  • Scandaleux: en pleine crise, l'Occident allonge 3,4 milliards d'euros à la Géorgie

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    Kouchner s'exprime à Bruxelles devant le Premier ministre géorgien

    AFP.22.10.08. Plus de deux mois après le conflit russo-géorgien, les Occidentaux ont promis à Tbilissi leur protection au moins économique en s'engageant à lui apporter 3,4 milliards d'euros (4,5 milliards de dollars) d'aide sur trois ans.

    La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est réjouie que ce montant - qui comprend 2,8 milliards d'euros d'argent public et 600 millions d'argent privé-, soit "bien supérieur à ce que nous attendions", surtout en période de crise financière.

    L'Union européenne, qui a joué via la présidence française de l'UE un rôle moteur pour arriver à un cessez-le-feu entre Moscou et Tbilissi, devrait aussi être la plus généreuse.

    Si on ajoute les contributions individuelles des Etats membres aux quelque 500 millions d'euros promis par la Commission, on arrive à 880 millions d'euros, soit "près du tiers" de l'aide publique totale, a indiqué Mme Ferrero-Waldner.

    Les Etats-Unis, dont la représentante Henrietta Fore a dit sans ambages mercredi vouloir "aider la Géorgie à se remettre de l'invasion russe", arrive deuxième avec 1 milliard de dollars (700 millions d'euros). Et le Japon troisième avec 200 millions de dollars (151 millions d'euros).

    "Nous sommes profondément émus et poussés à l'humilité par cette démonstration de solidarité, cela dépasse largement nos attentes", a déclaré le Premier ministre géorgien, Lado Gourguénidzé.

    "Aucun Géorgien ne l'oubliera jamais", a-t-il ajouté.

    Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait estimé à l'ouverture de la conférence mercredi matin que la communauté internationale devait "prouver" par ses dons qu'elle était "aux côtés de la Géorgie" et qu'elle voulait "une solution politique" pour les régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, sur lesquelles Moscou a conforté son emprise grâce au conflit.

    L'argent promis mercredi devrait permettre de remettre sur pied l'économie géorgienne - en plein "boom" avant le conflit avec un rythme annuel de croissance de 10,5%. Et d'aider les quelque 65.000 personnes déplacées par le conflit, qui sont venus s'ajouter aux 220.000 personnes déjà chassées de ces régions au cours des conflits qui les ont opposées à Tbilissi au début des années 90, après l'effondrement de l'URSS.

    Mais ces engagements financiers du "camp occidental" contrastent avec son impuissance à remettre en cause sur le terrain la main-mise sur les deux régions de la Russie, qui a reconnu leur indépendance fin août.

    Européens et Américains espèrent néanmoins que cette question sera rouverte dans le cadre des discussions de Genève, qui ont commencé le 15 octobre et ont immédiatement capoté. Elles doivent reprendre le 18 novembre.

    M. Kouchner a reconnu mercredi qu'elles pourraient durer des années. Il a aussi admis que le retrait des troupes russes des "zones adjacentes" aux régions séparatistes, auquel Moscou s'était engagé avec l'UE, comportait encore "des zones d'ombre", notamment avec leur maintien dans le district contesté d'Akhalgori.

    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a par ailleurs concédé que les Européens avaient aussi tout intérêt à soutenir ce pays - le plus occidentalisé du Caucase, qui plus est candidat à l'Otan - vu son importance pour l'acheminement vers l'Ouest des hydrocarbures de la Caspienne.

    Mme Ferrero-Waldner a assuré que l'aide européenne serait liée à la poursuite des réformes économiques et politiques par le gouvernement de Mikheïl Saakachvili. Notamment en matière d'indépendance du système judiciaire, des droits de l'opposition, et de liberté de la presse.

    Dans une lettre ouverte adressée mercredi aux organisateurs de la conférence, plusieurs responsables de l'opposition géorgienne ont d'ailleurs insisté pour que la communauté internationale vérifie que l'aide ne serve pas à "renforcer le régime" en place.

     

  • Vers un nouveau Bretton Woods? Le mot "récession" n'est plus tabou

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    Conférence de Bretton Woods - juillet 1944 - Debout, l'économiste John Maynard Keynes

    Un sommet mondial sur la crise réunira les pays du G20 le 15 novembre près de Washington, a annoncé mercredi la Maison Blanche, ce qui n'a pas enrayé la chute des marchés financiers affolés par les signes tangibles de récession.

    Ce premier sommet, accepté par les Etats-Unis sous la pression des Européens, réunira les principaux pays industrialisés et émergents (G-20).

    Face à la pire crise depuis 1929, Européens et Américains étaient tombés d'accord samedi pour réunir une série de sommets internationaux peu après l'élection présidentielle américaine du 4 novembre, afin de réfléchir à une refonte du système financier international.

    Déprimées, les Bourses européennes, qui ont campé dans le rouge toute la journée, ont plongé en clôture: Paris a perdu 5,01%, Francfort et Londres 4,46%.

    Le nouvel ordre mondial qui pourrait sortir du sommet reste encore flou.

    L'UE veut une réforme profonde du système actuel, une sorte de Bretton Woods bis, du nom des accords de 1944 qui avaient jeté les bases du système financier actuel. Les Européens proposent une supervision mondiale des marchés, qui serait confiée au Fonds monétaire international (FMI).

    Réticent à l'idée d'une refonte du système, le président américain George Bush a souligné plusieurs fois son attachement aux "fondements du capitalisme démocratique" et à la "liberté des marchés".

    L'annonce du sommet n'a pas rassuré les marchés financiers, qui ont poursuivi leur glissade.

    La Bourse de New York, en baisse dès l'ouverture, a accéléré ses pertes, le Dow Jones perdant 3,5% et le Nasdaq 1,8% vers 15H30 GMT.

    Les Bourses asiatiques étaient aussi mal orientées, avec des chutes de 6,79% à Tokyo, 5,20% à Hong Kong et 3,20% à Shanghai.

    L'euro a poursuivi sa chute alors que les divergences d'approche en Europe sur les remèdes à apporter à la crise ont éclaté au grand jour.

    L'Allemagne a ainsi sèchement renvoyé dans les cordes le président français Nicolas Sarközy et sa proposition de créer des fonds souverains nationaux pour protéger l'industrie contre des prédateurs étrangers.

    Pénalisé par la récession qui gagne le Vieux continent, l'euro est passé sous 1,30 dollar, soit une perte de plus de 20% depuis son sommet historique de 1,60 dollar le 15 juillet. La livre britannique est, elle, tombée à un plus bas depuis plus de cinq ans face au billet vert.

    Ces mouvements marquent le retour en grâce du dollar, les cambistes tablant sur un deuxième plan de relance américain, alors qu'ils doutent de la capacité des dirigeants européens à trouver une riposte commune face à la récession.

    Les Européens ont en effet écarté toute idée de plan de relance généralisé.

    Pourtant, le mot "récession" n'est désormais plus tabou.

    "Après avoir pris des mesures pour le système bancaire, nous devons maintenant agir contre la récession financière mondiale", a plaidé mercredi Gordon Brown à la Chambre des communes.

    M. Brown a reconnu s'attendre à "une récession en Amérique, en France, en Italie, en Allemagne, au Japon, et, parce qu'aucun pays n'est immunisé, en Grande-Bretagne aussi".

    La Banque centrale canadienne a jugé que "l'économie du globe semble se diriger vers une légère récession, provoquée par une économie américaine elle-même déjà en récession".

    En Suisse, les économistes d'UBS ont estimé mercredi que l'économie européenne allait entrer "en récession quasiment au même moment que les Etats-Unis".

    En France, Nicolas Sarkozy présentera jeudi ses "mesures de soutien à l'économie". Il devrait détailler le plan de soutien de 22 milliards d'euros dévoilé début octobre visant à prévenir les risques d'assèchement du crédit des entreprises.

    Les derniers résultats d'entreprises ont confirmé la contagion de la crise financière à l'économie.

    En attendant le sommet du G20 de la mi-novembre, la crise engendre une forte activité diplomatique.

    A Pékin vendredi et samedi, 43 chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et d'Asie se retrouveront pour un sommet de l'Asem, qui rassemble l'équivalent de 60% du PIB mondial.

    Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE, veut en profiter pour arrimer définitivement la Chine et l'Inde à son projet de "nouveau Bretton Woods", très mollement apprécié à Washington.

    Sur le marché de l'or noir, la tendance était toujours à la baisse mercredi, les cours se rapprochant de la barre des 65 dollars à Londres et de celle des 67 dollars à New York, après l'annonce d'un bond plus important que prévu des stocks américains d'hydrocarbures.

    Le marasme économique risque aussi de se transformer en crise sociale.

    Selon une responsable des Nations Unies chargée du programme pour l'habitat, la crise pourrait déclencher des émeutes au sein de la population urbaine grandissante dans le monde, alors que des habitants n'arrivent plus à payer leur loyer.

    AFP. 22.10.08

  • Les mémés américaines sont bouleversées

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    Stanley et Madelyn Dunham, ses grands-parents maternels
    Et en plus, c’est un bon petit-fils ! » Rachel Forster déguste avec gourmandise son café-moka au Starbucks d’Euclid Avenue, à Cleveland. Cette institutrice en retraite, teint très clair et cheveux gris lissés, a 85 ans, le même âge que Madelyn Payne Dunham, la grand-mère de Barack Obama. L’ancienne enseignante en a les larmes aux yeux, « pleine d’admiration » pour le candidat qui « ose interrompre la campagne pour se rendre au chevet de sa granny ». Le geste émeut l’Amérique. Laissant tout tomber, annulant des meetings à quelques jours du scrutin, le candidat démocrate sera demain et vendredi, à moins de dix jours de l’élection, à Honolulu, près de celle qui l’a élevé depuis l’âge de 11 ans, dont il est très proche et qui est « très malade ».

    « Je lui dois d’être ce que je suis devenu »

    Ann, la mère de Barack, abandonnée par son père, venait de se remarier : Madelyn a alors pris le relais. Toot, le diminutif de Tutu, grand-mère en dialecte hawaïen (l’île où Barack passa ses premières années avec sa famille), compte énormément pour Obama. Elle a tenu à ce qu’il aille à la très prestigieuse, et très chère, Punahoe Academy, une école privée d’Honolulu. « Elle a tout sacrifié pour moi, jamais ménagé sa peine. Elle m’aime plus que tout au monde, rappelle le candidat. Elle m’a aussi souvent botté les fesses. Je lui dois d’être ce que je suis devenu. »

    Pétrie des valeurs de ce Midwest où elle est née, Toot fait parfois preuve de « racisme », avouant sa peur quand elle croisait un Noir dans la rue. Elle est aussi le parfait exemple d’une réussite à l’américaine. « Petite Blanche » née dans le Kansas, ouvrière chez Boeing pendant la Seconde Guerre mondiale, diplômée de l’université grâce aux cours du soir, elle s’est hissée à force de travail d’une modeste place d’employée de bureau au poste de vice-présidente de la banque d’Hawaï… Madelyn est la première personne que Barack a appelée après son discours devenu célèbre devant la convention démocrate de 2004, où il a surgi de l’anonymat.

    Alors que les sondages lui donnent entre 4 et 11 points d’avance devant John McCain, mais que chaque minute compte, Barack Obama joue-t-il avec le feu en s’absentant plus de quarante-huit heures ? Dans la dernière ligne droite, en effet, chaque minute, chaque intervention comptent, notamment dans les fameux Etats pivot swing states où les indécis peuvent jusqu’à l’ultime instant faire basculer le résultat entre républicains et démocrates. Michelle, sa femme, va prendre sa place. Une occasion rêvée de démontrer une fois encore les qualités de la « future première dame », brillante avocate, atout de poids dans la carrière politique de son mari.

    Plus subtil encore : la maladie de la vieille dame s’intègre à merveille dans un parcours jusqu’ici « sans faute ». « Depuis vingt-quatre heures, on ne voit que Madelyn et la famille blanche d’Obama, s’amuse John, un rouquin de 32 ans, venu à Cleveland avec l’équipe technique du groupe de rock Coldplay, qui s’y produisait hier soir. Les commentateurs de toutes les chaînes de télévision glosent en boucle sur les valeurs familiales si chères à Obama. Mieux encore, Madelyn, une Blanche pur jus, est une grand-mère comme en voudrait tout Américain, y compris ceux tentés de voter McCain par racisme latent. Aujourd’hui, plus personne ne peut ignorer les racines blanches du candidat. C’est un coup de génie ! »

     

    Le Parisien -21.10.08