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  • La Somalie passe sous le règne de la charia

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    A Mogadiscio, les talibans somaliens se réjouissent 

    MOGADISCIO (AFP) — Le Parlement de transition somalien a approuvé samedi 18 avril à l'unanimité à Mogadiscio le projet de loi du gouvernement instaurant la loi coranique (charia) dans le pays, en guerre civile depuis 1991, a déclaré à l'AFP le vice-président du Parlement, Osman Elmi Boqore.

    "Il y a avait 340 membres du Parlement présents à la session et ils ont voté à l'unanimité pour l'instauration de la charia en Somalie", a indiqué le vice-président de l'Assemblée. Ce dernier dirigeait les débats en l'absence du président du Parlement Aden Mohamed Nur.

    Le projet de loi présenté par le gouvernement "est approuvé par le Parlement.  Nous avons un gouvernement islamique", a-t-il ajouté. Le gouvernement s'était prononcé le 10 mars en faveur de l'instauration de la charia, réclamée par les insurgés islamistes actuellement opposés aux autorités.

    Le contrôle d'une très grande partie de la Somalie échappe aux institutions de transitions somaliennes, Parlement et gouvernement.

    La majorité du centre et du sud du pays est tenu par les insurgés islamistes. Le nord est divisé en deux entités autoproclamées autonomes, la région du Puntland et la "république" du Somaliland.

    Le 28 février, le président nouvellement élu Sharif Cheikh Ahmed, chef des islamistes modérés, avait annoncé avoir accepté le principe de l'application de la charia et d'un "cessez-le-feu".

    Ces déclarations faisaient suite aux efforts de médiation de six dirigeants religieux d'Arabie saoudite, du Qatar, du Koweït et du Soudan, appuyés par des chefs coutumiers somaliens, visant notamment à trouver un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les groupes islamistes radicaux.

    Le président Sharif Cheikh Ahmed a été élu par un Parlement élargi aux islamistes modérés et à des représentants de la société civile et a succédé à Abdullahi Yusuf Ahmed, poussé à la démission fin décembre, et qui était hostile à toute négociation avec les islamistes.

  • République tchèque: des Néonazis commémorent les bombardements alliés de 1945

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    Adolf Hitler enfant
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    USTI-NAD-LABEM (République tchèque) - Près de 500 manifestants d'extrême droite tchèques et allemands, selon la police, ont défilé sous haute surveillance samedi soir à Usti-nad-Labem (nord-ouest) pour commémorer le 64e anniversaire des bombardements de cette ville par les forces alliées en 1945, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

    Selon les opposants des Néonazis, cette "commémoration" était surtout un prétexte pour marquer l'anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler, le 20 avril 1889 à Braunau am Inn (Autriche-Hongrie) 

    Environ 1.250 policiers, dont 750 hommes des unités anti-émeutes, ont été mobilisés, selon le colonel Oldrich Zeman, chargé de l'action policière. Des armes, des couteaux et des battes de base-ball ont été saisis avant la manifestation dans cette ville de 100.000 habitants.

    Le défilé a pris fin vers 23 heures (21H00 GMT). Sur le parcours, les policiers ont réussi à empêcher une bagarre entre les néonazis et un groupe de quelque 200 contre-manifestants d'obédience anarchiste.

    "L'action policière va se poursuivre pendant toute la nuit", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police régionale, Jarmila Hrubesova, sans vouloir pour l'instant préciser le nombre de personnes interpellées.

    Les extrémistes de droite, essentiellement des jeunes habillés en noir, ont commencé leur rassemblement par des discours sur la Place de Lidice, qui porte le nom d'un village tchèque rasé par les nazis en 1942.

     Le rassemblement néonazi de samedi "fait penser à une danse des assassins sur les fosses communes de leurs victimes", a déclaré un opposant, Miroslav Broz, membre du mouvement "Nous ne voulons pas de Néonazis à Usti-nad-Labem".

    En février, près de 6.000 néonazis avaient défilé à Dresde (est de l'Allemagne), à une cinquantaine de kilomètres de là, pour honorer des victimes des bombardements alliés de cette ville, les 13 et 14 février 1945.

    Selon les historiens, les bombardements alliés d'avril 1945 visaient notamment la gare ferroviaire d'Usti-nad-Labem, site stratégique pour les nazis après la destruction de Dresde.

    (©AFP / 19 avril 2009 00h00)

  • Marine Le Pen revient aux fondamentaux - Bravo, Marine!

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    Et si Marine Le Pen avait changé ? Longtemps, la vice-présidente du Front national a donné l’image de l’héritière qui souhaitait avant tout « dédiaboliser » le parti. Mais depuis quelques jours, elle a durci ses positions et son discours. « Elle a compris que sa stratégie de normalisation n’était pas efficace, commente un cadre du parti. Le FN existe quand il provoque. »


    Sa séquence offensive a débuté, il y a dix jours, avec une réaction cinglante à l’encontre de Nicolas Sarközy qu’elle a accusé de « protéger les barbares », après la polémique de l’agression filmée d’un jeune homme dans un bus parisien. La semaine dernière à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), elle a enchaîné les déclarations chocs après la mise en examen du maire socialiste accusé de détournement de fonds public. Ce mercredi, invitée sur LCI, elle a proposé aux ouvriers, plutôt que d’aller séquestrer tel ou tel manageur, d’aller séquestrer leurs députés. Enfin jeudi, au micro de RMC, elle a accusé directement l’Elysée de bloquer la vente du Paquebot, siège historique du Front National. Au sein du parti, de plus en plus de voix comparent cette nouvelle posture aux sorties fracassantes de son père même si Marine ne souhaite pas franchir certaines limites.


    Jean-Marie Le Pen, lui-même, confirme ce mimétisme. « Le président est une référence dans ce mouvement, confie-t-il à son propre égard. On est le parti le plus boudé par les médias, selon le CSA. C’est logique qu’elle parle fort pour être entendue. » L’eurodéputé Bruno Gollnisch, également en lice pour succéder à Le Pen en 2010, est dans le même ton : « Je ne peux que saluer le discours de Marine aujourd’hui. Le FN ne peut pas avoir des propos mous face à l’establishment. »

     
    En campagne pour les élections européennes dans la circonscription du Nord-Ouest, Marine Le Pen reconnaît avoir durci le ton. « Plus vous en faites, plus vos idées passent. » En interne, ses détracteurs lui ont souvent reproché de vouloir faire du FN un parti trop « light ». Une remarque qui l’a souvent agacée. « J’ai été victime d’une image. Celle d’une femme politique cherchant la modération à tout prix. » Hier, Harlem Désir, candidat PS aux élections européennes, jugeait certains de ses propos sur l’immigration « xénophobes ». « On voit sa vraie nature, bas les masques sur Marine Le Pen ! » Réponse de l’intéressée : « Même le PS commence à réagir à mes sorties, c’est bon signe… »

    Le Parisien 18 avril 2009

     

  • Les fortunes des hommes les plus riches de Russie chutent de plus de 70%

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    Roman Abramovitch le 17 août 2008

    La crise financière a touché de plein fouet les hommes les plus riches de Russie, la valeur totale de leurs fortunes ayant chuté de plus de 70% jusqu'à 142 milliards de dollars, selon le classement annuel du magazine Forbes publié vendredi.

    "La crise a touché tout le monde: les financiers et les métallurgistes, les pétroliers et les producteurs d'articles de consommation courante", estime Forbes, qui recense chaque année les 100 personnes les plus riches.

    Le classement est dominé cette année par Mikhaïl Prokhorov, propriétaire du fonds d'investissement Onexim, 43 ans, dont la fortune est évaluée à 9,5 milliards de dollars, gagnés notamment dans la métallurgie, l'or et la finance.

    La deuxième place revient à Roman Abramovitch, 42 ans et propriétaire du club de football anglais Chelsea, avec 8,5 milliards de dollars, suivi du PDG de la compagnie pétrolière Loukoïl, Vagit Alekperov, qui possède 7,8 milliards de dollars.

    Oleg Deripaska, à la tête du géant de l'aluminum Rusal et confronté à de graves problèmes de remboursement de ses crédits, a perdu plus de 25 milliards de dollars et occupe actuellement la 10e place du classement.
  • Besancenot en Israël! Voyage à suivre...

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    Besancenot à La Plaine Saint-Denis le 6 février 2009
    Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, extrême-gauche), Olivier Besancenot, effectue une visite en Israël et se rendra également en Cisjordanie et à Gaza jusqu'au 21 avril, a indiqué samedi ce parti dans un communiqué

    La visite du leader du NPA samedi à Tel-Aviv, à la tête d'une délégation du NPA, a pour "objectif principal de témoigner de sa solidarité" "avec la population palestinienne et avec ceux qui, en Israël, s'opposent à la politique criminelle de leur Etat", affirme le communiqué.

    Olivier Besancenot se rendra en Cisjordanie et à Gaza où elle il doit rencontrer "l'ensemble des forces politiques palestiniennes représentatives" ainsi que des ONG et des associations.

    En Israël, l'ancien candidat à la présidentielle va "rencontrer les forces qui, à contre-courant du consensus politique israélien, s'opposent à l'occupation et à la colonisation des Palestiniens", précise le NPA.

    Par ce déplacement, M. Besancenot entend également "imposer dans le débat français la question de la tragique situation du peuple palestinien" et à l'occasion des élections européennes, "d'exiger des sanctions politiques, économiques, sportives, diplomatiques et culturelles contre Israël" tant qu'il "ne se conformera pas au droit international et aux résolutions de l'ONU".
    AFP 18/04/09
  • VIDEO Cohn-Bendit se réjouit de la destruction de la France et de l'Europe grâce à l'immigration

    http://www.dailymotion.com/video/x90jdh_cohnbendit-chantre-du-chaos-multicu_news

  • VIDEO Reportage-bidon sur la natalité française

    http://www.youtube.com/watch?v=51C1oaTYPFI

    Pas une seule famille d'immigrés dans ce reportage destiné à nous tromper et à nous rassurer...

    La population BLANCHE décroît tandis que s'installe en France un peuplement de "substitution" dont le taux de reproduction est déjà de 25%, des naissances annuelles, soit un quart!

  • Premières victoires contre la pensée correcte

    Le Bloc-Notes d'Yvan Rioufol

    “Nauséabond” : l’adjectif s’est installé dans le vocabulaire des amis de la pensée conforme. Ils ne veulent rien voir avec leurs yeux, rien entendre avec leurs oreilles. Alors que les bulles idéologiques éclatent les unes après les autres et dévoilent leurs désordres, le discours dominant agite encore ses gousses d’ail devant ceux qui résistent à la rhinocérite et ses endoctrinements. Comme le Béranger d’Ionesco, ces réfractaires répliquent : “Je ne vous suivrai pas ! Je ne capitule pas !”. Mais, eux, sont nombreux.

    Le traitement médiatique de l’agression d’un étudiant par quatre adolescents, une nuit dans un bus parisien, illustre à quel point le politiquement correct, qui nie l’existence de ce qui ne devrait pas être, constitue la novlangue officielle. Cependant, celle-ci, contournée par les nouveaux modes de communication, ne tient plus qu’à un fil. L’histoire de la chute annoncée de ce monde en trompe-l’œil retiendra que le scandale du passage à tabac résulta moins de sa sauvagerie que de sa révélation… nauséabonde. Les censeurs n’ont plus que ce mot en bouche.

    Pour eux, non seulement il faudrait taire la barbarie qui vient (une banale rixe entre bandes de cités a fait un mort, mardi, près de la gare de Lyon à Paris) mais c’est l’extrême droite que l’antiracisme a désignée comme responsable de l’émoi public. Frappé aux cris de “Fils de pute !” et “Sale Français ! ”, l’étudiant de Sciences Po-Paris s’est rallié à l’indignation convenue, en assurant n’avoir rien entendu, en excusant ses agresseurs “drogués ou ivres” et en faisant remarquer que l’un d’eux avait “une couleur de peau très pâle”. Hier, il a porté plainte contre la diffusion de la vidéo.

    Suite de la tribune d’Yvan Rioufol  (cliquez sur ce lien)

    AMI-France 17 avril 2009

  • Demi-tour!

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    300 clandestins africains en Méditerranée le 25 septembre 2008

    Un navire marchand turc, qui a sauvé 154 immigrés clandestins, est bloqué depuis jeudi au sud de l'île italienne de Lampedusa, dans la zone d'intervention maltaise, après le refus des gouvernements des deux pays d'accueillir les migrants.

    Dans un communiqué publié vendredi après-midi, les forces armées maltaises ont annoncé que parmi les immigrés figuraient une femme enceinte, vingt-cinq blessés "dont sept nécessitant une aide médicale d'urgence, en raison de fractures".

    Les 154 migrants, répartis dans deux embarcations qui dérivaient jeudi, avaient été secourus par un navire turc battant pavillon panaméen - qui avait également repêché un cadavre - à environ 80 kilomètres au sud de Lampedusa (sud de la Sicile).

    Les autorités maltaises ont demandé à l'équipage du navire marchand de faire route vers le port le plus proche, celui de Lampedusa.

    Mais Rome a estimé que les immigrés avaient été secourus dans la zone d'intervention et de compétence maltaise, et que c'était à La Valette de les accueillir.

    "J'ai demandé et je continuerai de demander à Malte d'assumer les responsabilités qu'elle s'est engagée à respecter en signant des accords internationaux, et qu'elle refuse d'assumer au détriment de l'Italie", a déclaré vendredi le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni.

    Les zones d'intervention "sont bien définies mais souvent ceux qui doivent intervenir ne le font pas", a dénoncé M. Maroni au cours d'une conférence sur l'immigration clandestine en Méditerranée.

    "Les objections de l'Italie sont inacceptables", a réagi son homologue maltais, Carmelo Mifsud Bonnici, dans une déclaration à l'AFP.

    Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), par la voix de sa porte-parole en Italie Laura Boldrini, a appelé l'Italie comme Malte à accueillir les migrants, "la situation à bord devenant problématique et les conditions en mer étant en train d'empirer".

    Ndb: Il ne s'agit pas en l'occurrence de "réfugiés"... le terme est inadéquat

    "Au-delà des aspects légaux et de la compétence maritime, il faudrait d'abord débloquer la situation en autorisant le débarquement (des immigrés) afin qu'une aide médicale et humanitaire soit fournie", a demandé le HCR.

    L'Italie a vu débarquer sur ses côtes 36.900 immigrés africains en 2008, un chiffre en hausse de 75% par rapport à 2007, selon le ministère italien de l'Intérieur.

    De son côté, Malte a vu arriver un nombre record de 2.775 clandestins en 2008.

    AFP. 17/04/09

    Faudra-t-il recoloniser le continent noir?  

     
  • L'éventail des supplices de la CIA

    De la gifle humiliante à la simulation de noyade en passant par le confinement en compagnie d'insectes, les techniques d'interrogatoires antiterroristes de l'ère Bush révélées jeudi par l'administration Obama font froid dans le dos.

      L'éventail des méthodes d'interrogatoire détaillées avec une précision quasi-scientifique dans quatre mémos secrets rédigés par les avocats du département de la Justice Jay Bybee en 2002 et Steven Bradbury en 2005 est "gradué", de l'intimidation du suspect en l'attrapant brusquement par le col à la simulation de noyade, comme le précise le premier mémo datant d'août 2002.

    TECHNIQUE DU MUR: La technique du mur (walling) consiste à placer la personne interrogée contre un mur flexible. L'enquêteur tire la personne vers lui, puis la repousse violemment contre le mur.

    GIFLE: Vient ensuite la frappe au visage "avec les doigts légèrement écartés", recommande le texte. Son but est de "provoquer la surprise et/ou l'humiliation".

    CONFINEMENT: Le confinement est également recommandé: "pas plus de deux heures" quand le détenu peut seulement être assis et "jusqu'à 18 heures" quand il est dans un espace plus grand lui permettant de se tenir debout.

     FATIGUE MUSCULAIRE: Le prisonnier "est placé de 1,20 à 1,50 mètre d'un mur" et il lui est ordonné de ne pas bouger.

    PRIVATION DE SOMMEIL: La privation de sommeil constitue une étape supérieure. Selon un mémo de mai 2005, elle a été utilisée jusqu'à 96 heures d'affilée (4 jours), bien que 180 heures constitue la durée maximale autorisée (7 jours et demi).

    INSECTES: L'utilisation d'insectes est recommandée dès le premier mémo de 2002, dans lequel les enquêteurs sont encouragés à dire à un détenu, en l'occurence le Palestinien Abou Zubaida, qu'il s'agit d'un "insecte qui pique". En réalité, l'utilisation d'un insecte inoffensif comme la chenille est conseillée...

    SIMULATION DE NOYADE: La simulation de noyade (waterboarding) vient couronner la liste. "L'individu est attaché à un banc incliné", ses pieds sont généralement surélevés. Un linge est placé "sur son front et ses yeux" et de l'eau est versée sur le linge qui est tiré sur le nez et la bouche au cours de l'opération.

    La respiration du détenu est "légèrement entravée pendant 20 à 40 secondes", précise le mémo. Le linge est ensuite retiré et l'opération peut recommencer après trois ou quatre inspirations. Au total, cela ne doit pas durer plus de 20 minutes, selon le mémo secret.

    NUDITE: Les trois mémos de mai 2005 apportent davantage de précisions. Il est par exemple indiqué dans un document du 30 mai que "la nudité est utilisée pour provoquer un inconfort psychologique, et aussi parce que cela permet à l'enquêteur de récompenser immédiatement le détenu en lui rendant ses vêtements en cas de coopération".

    MANIPULATION DIETETIQUE: La "manipulation diététique", ou remplacement du repas habituel par un "liquide fade", peut également être utilisée.

     

     

  • Sommet ou Soviet des Amériques?

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    A Port-of-Spain, Trinidad, le 17 avril 2009
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    Hugo Chavez et Raul Castro à Cumana au Vénézuela le 16 avril 2009
    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

    Cuba, seul pays de la région à ne pas avoir été convié, a imposé sa présence au sommet des Amériques quand le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé avec fracas jeudi qu'il refuserait de signer la déclaration finale par solidarité avec le régime castriste.

     

    Ce nouveau coup d'éclat de M. Chavez, chef de file de la contestation anti-américaine dans la région, menace non seulement de faire capoter le sommet des Amériques qui commence vendredi pour trois jours sur l'archipel des Caraïbes de Trinité-et-Tobago, mais aussi les grands débuts du président américain Barack Obama en Amérique latine.

    M. Chavez ne signera pas cette déclaration finale, car elle ne dénonce pas la mise à l'écart de Cuba de l'Organisation des Etats américains (dont les 34 chefs d'Etat et gouvernement sont rassemblés par le sommet des Amériques), et n'appelle pas à la levée par les Etats-Unis de l'embargo qui affecte durement Cuba depuis 1962, a-t-il expliqué.

    "Cette déclaration, le Venezuela y met son veto dès maintenant", a proclamé M. Chavez, qui avait reçu dans la matinée le président cubain Raul Castro après avoir fait étape la semaine passée à Cuba à son retour de Chine.

    M. Chavez, qui réunissait jeudi plusieurs dirigeants latino-américains de gauche dans une localité amazonienne pour préparer un front alternatif et uni avant le sommet des Amériques, a dit qu'ils étaient plusieurs à penser comme lui.

    "Nous n'avons pas de grandes espérances pour ce sommet. Il y a une déclaration qui est dificile à digérer. Elle est totalement déplacée, comme si le temps n'avait pas passé", a-t-il dit.

    Cuba a été suspendu de participation à l'Organisation des Etats américains en 1962.

    M. Obama ne verrait pas d'un bon oeil qu'un sommet des Amériques, où il compte signifier la volonté des Etats-Unis d'ouvrir une nouvelle période de coopération après les prises de distance sous la présidence Bush, soit accaparé par la question cubaine.

    Il s'attendait à ce que celle-ci soit soulevée, mais a signalé clairement que Cuba avait encore à faire pour que les Etats-Unis lèvent leur embargo et acceptent une réadmission dans l'Organisation des Etats américains.

    Dans un entretien avec la chaîne CNN en espagnol, il a dit ne voir "aucun problème" à ce que les dirigeants des Amériques abordent le sujet.

    Avant de se rendre à Trinité-et-Tobago, il a fait ce que la Maison Blanche présente comme un geste de bonne volonté en levant toutes les restrictions imposées aux voyages et aux transferts d'argent des Cubains des Etats-Unis vers leur île d'origine.

    Mais, pour que les Etats-Unis aillent plus loin, Cuba doit opérer des changements qui "fassent que les prisonniers politiques soient libérés, que les gens puissent exprimer leur opinion librement, qu'ils puissent voyager, qu'ils peuvent écrire et aller à l'église", a-t-il dit. "Si un certain mouvement se produit dans ces domaines à Cuba, je pense que nous pourrons voir un réchauffement des relations et d'autres changements", a-t-il dit.

    Fidel Castro, la figure historique cubaine, a dit ne pas douter de la bonne volonté ni de la sincérité de M. Obama. Mais il a réclamé la fin du "blocus" contre l'île et refusé "l'aumône" que représenterait les assouplissements annoncés cette semaine.

    L'administration américaine a dit que M. Obama se rendait à Trinité-et-Tobago avec l'intention de rallier les dirigeants aux pressions exercées sur Cuba.

    AFP. 17/04/09

  • L'archipel de Trinidad et Tobago transformé en forteresse pour le Sommet des Amériques

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    L'archipel de Trinidad et Tobago, dans les Caraïbes, a pris des allures de forteresse pour accueillir en sommet de vendredi à dimanche 34 chefs d'Etats des Amériques, dont Barack Obama.

    Des forces américaines, brésiliennes, jamaïcaines, de la Barbade, du Belize ou du Surinam patrouillaient les 4827 km² de Trinidad et les 303 km² de Tobago, distante de 32 km, à quelques heures de l'arrivée des chefs d'Etat.

    Des convois de police faisaient des allers-retours entre l'aéroport et le centre-ville de la capitale de cette ancienne colonie anglaise pour déjouer la moindre possibilité d'incident.

    Quatre ans après le sommet de Mar del Plata (Argentine), miné par des manifestations anti-américaines qui avaient poussé le président George W. Bush à le quitter avant la fin, le choix d'une île et les mesures de sécurité adoptées devraient rendre plus difficile toute manifestation de grande ampleur.

    Le sentiment de forteresse assiégée est renforcé par la présence à quai de deux immenses navires de croisière, le Caribbean Princess et le Carnival Victory, loués pour loger délégations, personnels et journalistes.

    Ce sommet est un test pour la République de Trinidad et Tobago.

    Il pourrait permettre à ce petit pays méconnu de 1,3 million d'habitants de renforcer son influence au sein de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et dans les Caraïbes, qui n'avaient jamais organisé de sommet de ce genre.

    "Nous devions prouver que nous pouvions organiser un événement mondial au plus haut niveau", a déclaré le Premier ministre Patrick Manning. "C'est un investissement pour l'avenir", a-t-il assuré.

    La population, ravie à l'idée de voir le nouveau président américain de près, est beaucoup plus sceptique quant aux éventuelles retombées pour l'île d'un exercice aussi onéreux.

    Trinidad et Tobago devait dépenser plus de 500 millions de dollars locaux (63,5 millions d'euros) mais le coût final a déjà doublé, selon la presse.

    Le gouvernement a acheté des bus à 200.000 dollars pièce et des voitures de luxe destinés aux délégations. La location des navires de croisière et l'embauche de personnel qualifié a fait le reste.

    "Ce sommet va nous coûter trop cher, mais Trinidad sera à la une des journaux du monde entier et nous verrons Obama de près", déclare Linda Bethel, jeune commerçante, entourée des photos et des souvenirs du président américain dont c'est la première rencontre avec l'Amérique latine.

    "Cela passera à l'Histoire comme une erreur de gestion qui aura provoqué un déficit sans rien nous apporter", estime Kimberley Street, institutrice, près de l'hôtel Hyatt où a lieu la rencontre pendant trois jours.

    Trinidad et Tobago, membre du Commonwealth, possède l'un des taux de croissance les plus élevés d'Amérique latine et l'une des économies les plus prospères des Caraïbes grâce à son gaz et à son pétrole.

    Christophe Colomb l'a découvert en 1498. Carrefour de cultures, il a été conquis par les Britanniques en 1797, avant de prendre son indépendance en 1962. Ses habitants sont des descendants d'esclaves noirs et d'immigrés d'Inde, qui parlent un anglais truffé de mots créoles.

    AFP 17 avril 2009

  • Pour la libération du Tanit, 70 commandos marine ont été parachutés en mer

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    Un pirate somalien à bord du Tanit
    Le ministre de la Défense Hervé Morin n'a pas tout dit, lors de sa conférence de presse, sur la libération des otages du Tanit, capturé le 4 avril à environ 640 km au large de Ras Hafun, dans le nord-est de la Somalie, et sur les conditions de la mort de l'un d'entre eux, Florent Lemaçon.

    Le premier élément concerne les forces utilisées pour cette opération. Énormes ! Plusieurs dizaines de militaires ont été directement concernés, dont 70 commandos marine.
    Vingt d'entre eux étaient prépositionnés à Djibouti, et 50 ont été envoyés de France dans le courant de la semaine, parmi lesquels tous les spécialistes français les plus entraînés aux opérations d'assaut à la mer (tireurs d'élite, etc.), venant de plusieurs commandos marine. Ce groupe comprenait également des nageurs de combat du commando Hubert. L'opération était organisée par l'état-major tactique du Cofusco (Commandement des fusiliers marins et commandos) de Lorient, sous l'autorité de son chef d'état-major, le capitaine de vaisseau Desgrées du Lou.
    Outre ces spécialistes, des négociateurs ont été également envoyés sur place, accompagnés par des linguistes parlant le somali. La défense parle de "professionnels" pour évoquer ces négociateurs, sans autre précision. Nous pouvons ajouter qu'ils appartiennent à la DGSE, services secrets français. L'ensemble de ces personnels, soit plus de 70 personnes, ont été "tarponnés" (parachutés en mer) à partir d'un avion C-130 Hercules ayant décollé de Djibouti. Cette configuration est celle qui a déjà été mise en place dans l'affaire des otages du Carré d'As, en septembre 2008, et qui n'a jamais été divulguée. On remarque qu'elle ne fait appel qu'aux seuls services du ministère de la Défense, et qu'elle n'a pas recours au GIGN, contrairement à ce qui s'est passé lors de l'affaire du Tanio.

    Simultanément, à chaque étape de l'opération en préparation, des réunions se sont tenues à l'Élysée avec le président de la République en personne, auxquelles ont participé, notamment, le ministre de la Défense Hervé Morin, le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, et le chef de l'état-major particulier de la présidence de la République. Toutes les décisions, successivement, ont été prises en direct par le chef des armées, Nicolas Sarközy, qui confirme, une fois encore, sa volonté de conduire les opérations militaires rênes courtes.

    La décision d'intervenir en fin d'après-midi a été prise pour plusieurs raisons. La principale, c'est que le voilier se rapprochait dangereusement des côtes somaliennes, et Paris ne voulait en aucune manière avoir à gérer des otages, dont un jeune enfant, retenus sur le sol du Puntland, entité sans statut juridique. Actuellement, près de 150 marins étrangers y sont déjà retenus.
    Les autorités françaises se sont également aperçues que les pirates somaliens fonctionnaient comme ceux du XVIIIe siècle. Une fois le bateau arraisonné, il est confié à un "équipage de prise" composé de convoyeurs de rang subalterne. Aucune négociation n'a été possible avec eux, et ils ont refusé toutes les ouvertures, qu'il s'agisse du versement d'une rançon ou de l'échange de la mère et de son enfant contre un officier. Pire : les interceptions des communications des pirates utilisant les moyens de communication du bord ont révélé que leurs commanditaires à terre leur donnaient des instructions radicales. Les convoyeurs ont menacé de faire sauter le Tanit avec les otages en se suicidant, en cas d'assaut. Celui-ci est intervenu en fin de journée. Au cours de l'assaut, les otages situés à l'avant (les deux amis des propriétaires) et à l'arrière du bateau (la mère et l'enfant) ont été sécurisés immédiatement. À l'intérieur du voilier, des pirates se sont mis à tirer au kalachnikov à la verticale, à travers le pont. Dans des conditions encore indéterminées qui seront élucidées par l'enquête, le skipper du voilier, Florent Lemaçon, a été tué. De même que deux preneurs d'otages.

    Quatre bâtiments ont participé à cette opération. Il s'agit des navires français l' Aconit, le Floréal et le Commandant Ducuing, a insi que d'un navire allemand disposant d'infrastructures hospitalières lourdes, la frégate Mecklenburg-Vorpommern.
    Le Point - 11 avril 2009

  • Traçons une croix (celtique) sur ces chicayas du désert!

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    Rencontre annuelle des musulmans au Bourget
    Le torchon brûle entre l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), proche des Frères musulmans, et le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Lors de son rassemblement annuel au Bourget, Fouad Alaoui, le vice-président de l'UOIF, a attaqué les institutions juives de France. "Les musulmans de France, à l'instar de l'immense majorité des citoyens ont très mal perçu l'aliénation inconditionnelle des autorités juives de notre pays aux côtés de l'oppresseur israélien", a-t-il dit, selon Le Figaro.
     
    Des propos qui ont fait réagir
    Richard Prasquier, le président du Crif. "La ligne rouge avait déjà été franchie quand l'UOIF avait parlé de génocide sans précédent à propos de l'action armée israélienne à Gaza (NDLR : du 27 décembre à la mi-janvier). C'est un terme inacceptable, une formulation inouïe. Il faut que les mots gardent leur sens. Vous vous rendez compte de ce que ça représente pour quelqu'un comme moi qui ai perdu une partie de sa famille dans les camps!". 
     
     
    Samedi, Fouad Alaoui a placé la question "palestinienne" au cœur de son discours, "condamnant de manière détournée l'existence même d'un état juif", toujours selon le quotidien.
    Richard Prasquier, lui, rappelle que la position du Crif, qui prône un double Etat dans cette région, n'a pas changé. "L'Etat d'Israël est un Etat reconnu par les Nations Unies, c'est un Etat parfaitement légitime", martèle-t-il.
     
    Du côté du
    Crif, on cherche aussi à montrer que les relations avec l'UOIF font figure d'exception et ne s'applique pas, par exemple, au CFCM (Conseil français du culte musulman). "Cela n'a rien à voir avec les relations que nous avons avec le monde musulman en France, des relations amicales à l'intérieur de la République. Je refuse de faire de cela une histoire de conflit intercommunautaire, nous n'avons pas de problème avec la communauté musulmane", déclare Richard Prasquier qui se dit "grand partisan du dialogue avec les musulmans".

    LCI.fr 16 avril 2009

  • Des statues soviétiques exhumées dans le Val-d'Oise!

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    Elles avaient été offertes à la France du Front populaire et brisées sous le régime de Vichy. De grandes statues de l'époque soviétique oubliées depuis plus d'un demi-siècle dans une glacière du parc d'un château de Baillet-en-France (Val-d'Oise) ont été exhumées vendredi.

    Têtes, membres, troncs, médaillons: un amoncellement de grandes statues brisées de 2 ou 3 mètres de haut gît dans la profonde glacière du parc du château.

    Au fond de cette grande cavité ovale, quelques archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) remontent les pièces brisées à la surface à l'aide d'un treuil électrique.

     

    Le château hébergeait un centre de vacances de la CGT

    Ces statues de Joseph Tchaïkov ornaient le pavillon soviétique de l'exposition des arts et techniques de la vie moderne à Paris, en 1937. Offertes par l'URSS à la CGT, elles ont été placées pendant le Front Populaire dans le parc du château, qui accueillait un centre de vacances du syndicat. Saisi en 1939, le parc est devenu un centre des jeunesses pétainistes et les sculptures ont été brisées, puis reléguées et oubliées dans la glacière.

    La première pièce mise au jour devant les journalistes est un médaillon représentant une République soviétique. «C'est le Tadjikistan», indique l'archéologue François Gentili, qui a découvert par hasard en 2004 les statues, alors qu'il faisait des recherches sur l'habitat seigneurial à Baillet.

    «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous», écrit en latin

    «Sur le médaillon on voit le mont du Panir, une centrale électrique, des fleurs de coton, un bonhomme sur son tracteur, qui représentent le Tadjikistan», décrypte-t-il. On lit aussi «CSS Toçikiston» et, indique une journaliste d'une télévision russe venue couvrir l'événement, le slogan «prolétaires de tous les pays, unissez-vous», écrit en cyrillique et en latin. Situé face au pavillon national-socialiste d'Albert Speer, l'immense bâtiment de 160 m de long du pavillon soviétique portait les allégories sculptées en béton armé des onze républiques soviétiques de l'époque.

    Depuis le début des fouilles mardi, une centaine de pièces ont été entreposées sur une dalle en béton du parc. On reconnaît un homme qui porte la chapka, une femme qui porte un foulard, une botte... «Cela a un côté cimetière de l'Union soviétique», s'amuse Paul Salmona, directeur du développement culturel de l'Inrap.  Deux stagiaires archéologues dépoussièrent les résidus au pinceau avant de les numéroter. «On donne un numéro à chaque fragment pour que le restaurateur sache où on a trouvé la pièce», explique Julie Marchand qui tient un «bout de socle» numéroté 48-15 dans la main.

    Une bouteille de bière en verre orange, au bouchon scellé par du ciment, attire l'attention. A l'intérieur, on entrevoit un papier. «Je l'ai trouvée mardi en fouillant le sol. J'espère qu'elle va nous donner des précisions sur la chronologie des événements», dit en souriant François Gentili.

    Des musées franciliens intéressés

    Une petite partie des statues devrait être montrée dans le cadre de l'exposition «Symphonies d'octobre, musique et pouvoir en Russie soviétique» organisée en octobre 2010, à la Cité de la musique, dans le cadre de l'année franco-russe. Ensuite, «la question de la préservation et de la représentation en musée de cette découverte n'est pas réglée», explique Paul Salmona. Plusieurs musées franciliens sont intéressés, dont le musée d'art et d'histoire de Saint-Denis.

    Le Parisien 17 avril 2009

  • "Vantard et moqueur", Sarközy est épinglé par la presse internationale pour des propos déplacés

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    A Loudun, serré de près par ses gardes du corps, le 16 avril 2009

    La presse internationale épinglait vendredi Nicolas Sarközy pour des propos peu amènes, démentis par l'Elysée, qui lui ont été prêtés par le journal français Libération sur des dirigeants étrangers, dont le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.

    En Espagne, où le président français se rendra en visite officielle les 27 et 28 avril, la presse reprend en choeur une pique supposée de M. Sarközy mettant en doute l'intelligence de M. Zapatero, critiquant à l'instar d'ABC (droite) "le complexe de supériorité" du dirigeant français.

    "Stupide, immature, hors de propos: le jugement de Sarkozy sur ses homologues", titrait en Une le quotidien britannique The Guardian, à propos de ses commentaires supposés sur M. Zapatero, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président américain Barack Obama.

    Pour le Times (conservateur), "M. Sarkozy est irrité par l'adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la popularité a éclipsé (sa) réputation de sauveur du monde".

    La presse allemande abordait l'épisode factuellement, comme celle d'Italie qui s'amusait de la "gaffe de Sarkozy" (La Republicca).

    Selon l'article de Libération paru jeudi, le chef de l'Etat français se serait livré à des commentaires critiques sur les dirigeants cités lors d'un déjeuner privé à l'Elysée avec des parlementaires de droite et de gauche.

    Il aurait loué "l'esprit subtil" de M. Obama tout en soulignant son manque d'expérience et se serait félicité que Mme Merkel se soit rangée à ses vues sur la crise économique.

    Sur M. Zapatero, il aurait répondu à une remarque: "il se peut qu'il ne soit pas très intelligent. Moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle", en référence à l'échec du socialiste français Lionel Jospin en 2002.

    Un porte-parole de l'Elysée a formellement démenti jeudi tous ces propos, qui ont été également contestés par plusieurs témoins, mais sans convaincre en Espagne.

    "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique", commentait ABC.

    En Catalogne, El Periodico (centre-gauche) glosait "sur le caractère fanfaron" du président français, La Vanguardia (centre-droit) doutant "que ce soit la meilleure manière de préparer" sa visite en Espagne.

    El Mundo (libéral) compte sur la présence prochaine à Madrid de Carla Bruni-Sarkozy pour "alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et désinhibé".

    Aux Etats-Unis, après avoir été évoquée dès jeudi par les chaînes d'informations en continu, l'affaire rebondissait vendredi dans le New York Times, qui titrait : "Un repas avec Sarkozy : brochettes de dirigeants au menu".

    "Le président Nicolas Sarkozy est connu pour son amour de l'action", écrivait le quotidien. "Mais il aime également se vanter et se moquer de ses collègues dirigeants du monde", poursuivait-il, observant que le démenti de l'Elysée ne semblait pas concerner les propos qui auraient été tenus sur M. Obama.

    AFP. 17/04/09

  • L'autopsie du skippeur ne permet pas de savoir qui l'a tué

    L'autopsie du skipper du Tanit, Florent Lemaçon, n'a pas permis de révéler l'origine de la balle qui l'a tué lors d'un échange de tirs entre les pirates et le commando français venu libérer le voilier et ses cinq occupants il y a une semaine au large de la Somalie.

    "Aucun projectile ou fragment métallique n'a été retrouvé dans le corps de la victime" à l'issue de l'autopsie réalisée jeudi, a indiqué vendredi le procureur de la République de Rennes Hervé Pavy. "Il est impossible de savoir d'où vient cette balle" qui a atteint M. Lemaçon à la tête, a-t-il résumé.

    Les trois pirates somaliens capturés - deux sont morts au cours de l'opération - devaient être mis en examen vendredi pour "détournement de navire" suivi d'un décès et "séquestration et détention arbitraire commises en bande organisée sur plusieurs personnes dont un mineur" à l'issue de leur garde à vue à Rennes, selon M. Pavy.

    Selon les premières indications données dimanche par le ministère de la Défense, Florent Lemaçon a été tué au cours d'un échange de tirs, dans le carré du voilier alors qu'il protégeait sa femme et son fils avec un matelas.

    Les quatre autres passagers du Tanit - sa femme Chloé Lemaçon, son fils de trois ans Colin, et un couple d'amis - ont été libérés sains et saufs. Tous sont originaires du Morbihan, d'où était parti le voilier en 2008 pour un voyage qui devait les mener à Zanzibar.

    Le ministre de la Défense Hervé Morin n'avait pas exclu que le skipper du Tanit ait pu être victime d'un "tir français" et il s'est engagé à "dire la vérité" une fois connus les résultats de l'enquête.

    Vendredi, le ministère de la Défense a indiqué dans un communiqué que l'armée apporterait "tous les éléments" pour permettre de "déterminer les circonstances" de la mort du skipper.

    Pour répondre à cette question, les investigations dirigées par un "collège de juges d'instruction" de la juridiction interrégionale spécialisée (JRIS) de Rennes, vont désormais se tourner vers le voilier de 12,5 mètres.

    "Le bateau se trouve à Djibouti et les constatations seront à faire par les juges dans les meilleurs délais", a expliqué M. Pavy. "Il y a peut-être des impacts, de l'ADN, des fragments métalliques...", a-t-il ajouté.

    "Les armes des pirates ont été récupérées par la Marine nationale et doivent nous être adressées au cours de ce week-end" pour être examinées, a-t-il encore précisé.

    Le parquet a requis un mandat de dépôt à l'encontre des trois pirates ramenés en France mardi et entendus depuis par la section de recherche de la gendarmerie de Rennes. Les trois Somaliens, âgés de 23 à 27 ans, risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

    Douze autres pirates sont actuellement détenus dans des prisons françaises après les prises d'otages de deux autres voiliers, le Ponant et le Carré d'As, en 2008 au large de la Somalie.

    AFP. 17/04/09

  • Traverser le Tibet

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    Beauté du monde
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)