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18/05/2008

Lucy, australopithecus afarensis

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Image de synthèse de Lucy
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Lieu de la découverte de Lucie
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Lucy est le surnom du fossile complet à 40 % de l'espèce Australopithecus afarensis découvert en Éthiopie en 1974 par une équipe de recherche internationale. Datant d'environ 3,2 millions d'années et dotée d'une locomotion en partie bipède, Lucy a longtemps été considérée comme la représentante d’une espèce à l’origine de la lignée humaine avant d'être écartée des ancêtres directs du genre Homo.

 

  Lucy, une femelle de vingt ans environ, mesurant à peine à plus d’un mètre, appartenait à une espèce qui a évolué pendant plusieurs centaines de milliers d’années en Afrique de l’est, de l’actuelle Ethiopie à la Tanzanie, en passant par le Kenya. Les afarensis avaient une capacité crânienne moyenne d’environ 400 centimètres cubes, c’est-à-dire la plus faible de tous les hominidés connus. Ils présentent de nombreux caractères proches des nôtres, leurs mains par exemple étant certainement capables d’une préhension très précise.

Ils possédaient une forme de bipédie, mais qui a du être utilisée par les afarensis en alternance avec le grimper aux arbres. Cette bipédie devait certainement être d’un type éloigné de la nôtre, beaucoup plus chaloupée, avec des balancements latéraux importants. Une démarche qui devait poser certains problèmes à ces hominidés, car elle représentait une dépense énergétique importante, argument plaidant pour la persistance du grimper aux arbres.

Dominique Strauss-Kahn, le parfait mondialiste

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Dans un cortège socialiste
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DSK est né le 26 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine

Issu d'une famille juive ashkénaze, il passe son enfance au Maroc mais doit quitter le pays à la suite du tremblement de terre d'Agadir.

 Il étudie alors à HEC et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques. Il devient professeur d'économie à l'Université de Nancy 2 (1977-1980) puis à l'université de Nanterre (à partir de 1981) et à l'École nationale d'administration. Après un passage comme professeur à HEC, il a aussi enseigné la microéconomie et la macroéconomie à Institut d'études politiques de Paris.

En 1971, il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie d’amitié avec Denis Kessler (futur vice-président du MEDEF et à l'époque membre de l'extrême gauche). Ce dernier devient son assistant à Nanterre et ils écrivent ensemble, en 1982, L’épargne et la retraite.

 

A l'image de sa pensée très favorable à la mondialisation, Dominique Strauss-Kahn voit en l'Europe une chance, et non un handicap. Elle doit permettre de défendre les Européens et donc les Français. Il s'est prononcé en faveur du « oui » au traité établissant une constitution pour l'UE. Toutefois, il a tenu compte du choix des Français et entend leur proposer de nouvelles solutions.

Dominique Strauss-Kahn estime que le pacte de stabilité doit être réformé afin de limiter les politiques budgétaires contracycliques. Le mandat de la Banque centrale européenne doit être élargi pour mieux prendre en compte les objectifs de croissance et d'emploi. Il s'agit de mettre en place un mélange de politiques (policy mix) budgétaire et monétaire plus efficace. Il souhaite l'augmentation du budget européen, pour conduire une véritable politique industrielle européenne et financer l'innovation. les règles communautaires en matière de concurrence devraient être repensées.

Il pense par ailleurs que l’Europe doit aller jusqu’à inclure l’ensemble du bassin méditerranéen, notamment la Turquie, le Maghreb et Israël. C'est en facilitant le développement du bassin méditerranéen qu'il sera notamment possible d'apporter des solutions aux problèmes liés à l'immigration...

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Aristote au Mont Saint-Michel

Un simple scandale universitaire ?

La récente publication du livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel, Les racines grecques de l'Europe chrétienne au Seuil (Paris, 2008), créé une vive polémique au sein de la communauté intellectuelle et universitaire française. Le livre, paru il y a un mois et tiré à 4000 exemplaires est déjà épuisé et en réimpression. Plusieurs articles, pétitions et compte-rendus ont porté ce débat dans la sphère publique et médiatique au delà du microcosme des études médiévales, agitant même certains obscurs endroits de la blogosphère.

Mais pourquoi cette affaire ? Pierre Assouline commente avec ironie ce petit scandale du monde universitaire alors qu'un des historiens officiels du gouvernement, Max Gallo s'indigne sur France Culture de l'accueil fait au livre, dénonçant l'absence de véritable débat intellectuel. L'éditrice du livre, Laurence Devillairs parle d'une « Inquisition » contre ce livre et d'« anathème » lancé par les universitaires contre l'un des leurs...

Sylvain Gouguenheim est enseignant à l'École Normale Supérieure de Lyon et professeur des universités, habilité à diriger des recherches. Il est notamment connu dans le monde scientifique pour ses travaux sur les mystiques rhénans (La sybille du Rhin. Hildegarde de Bingen, abbesse et prophétesse rhénane, Paris, 1996). Après s'être intéressé aux Fausses terreurs de l'an mil (Paris, 1999), l'auteur s'attaque ici à ce qu'il considère comme autre mythe de l'histoire médiévale : la transmission d'une partie de la science antique et des savoirs aristotéliciens par les Arabes au Moyen Age. Abordant un des sujets les plus travaillés et les plus complexes de l'histoire culturelle et intellectuelle de l'Occident, l'auteur s'éloigne clairement de ses spécialisations académiques pour jeter un pavé dans la mare.

 Les Arabes n'auraient pas pu transmettre la pensée et la culture grecque !

L'auteur cherche à démontrer que la civilisation musulmane n'a connu qu'une « hellénisation superficielle » : « Jamais les Arabes musulmans n'apprirent le grec, même al-Farabi, Avicenne ou Averroès l'ignoraient ». Ainsi la majeure partie de cet héritage antique aurait été préservée par les chrétiens orientaux, les Syriaques, entre le IVe et le VIIe siècles. Du fait d'une incompatibilité linguistique entre l'arabe et le grec, les Arabes n'auraient qu'une part infime dans la transmission de la culture antique vers l'Occident chrétien.

Pour étayer sa thèse et abattre ce qu'il considère comme un lieu commun historiographique, Sylvain Gouguenheim place au centre de son argumentation l'oeuvre de Jacques de Venise, clerc italien ayant vécu à Constantinople, le premier traducteur européen d'Aristote au XIIe siècle. Cette insistance sur le rôle de ce clerc vient de la découverte récente d'un manuscrit de l'abbaye du Mont saint Michel. Ce manuscrit devient alors la preuve suprême que la philosophie aristotélicienne a été transmise directement de la Grèce antique à l'Occident latin.

Ainsi d'une analyse précise d'un point d'érudition, l'auteur élargit la portée de son propos, le plaçant son l'angle d'une problématique inspirée par le comparatisme entre des civilisations. L'Islam et la Grèce antique seraient des civilisations profondément étrangères l'une à l'autre pour des raisons d'ordre culturelles : les impératifs religieux musulmans auraient empêchés la pénétration réelle de la culture antique. Ce processus d'opposition structurant l'histoire aboutirait à des identités fondées sur « l'altérité conflictuelle entre chrétiens et musulmans ».

Ce comparatisme est appuyé sur une argumentation ethno-linguistique qui débouche sur un "racisme culturel" : « dans une langue sémitique, le sens jaillit de l'intérieur des mots, de leurs assonances et de leurs résonances, alors que dans une langue indo-européenne, il viendra d'abord de l'agencement de la phrase, de sa structure grammaticale. Par sa structure, la langue arabe se prête en effet magnifiquement à la poésie. Les différences entre les deux systèmes linguistiques sont telles qu'elles défient presque toute traduction ». Ainsi les caractéristiques linguistiques de l'arabe rendraient la civilisation musulmane inapte à recevoir la culture antique.

(Source: LePost)

17/05/2008

VIDEOS Le disque de Nebra - 3 parties

1) http://www.dailymotion.com/video/x3covr_le-disque-de-nebra-1-sur-3

 

2) http://www.dailymotion.com/video/x3cpun_le-disque-de-nebr...

 

3) http://www.dailymotion.com/video/x3cq6c_le-disque-de-nebr...

 

 

 

Rama Yade et le lobby rose

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Amar Eday 
 La France compte demander aux Nations unies d'agir pour une "dépénalisation universelle de l'homosexualité", a déclaré samedi la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, à l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie.

Mme Yade, qui recevait des associations luttant contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, a déclaré qu'elle avait présenté "le principe d'une initiative européenne appelant à la dépénalisation universelle de l'homosexualité, qui serait portée devant l'Assemblée Générale des Nations unies" durant la présidence française de l'UE, au second semestre 2008.

La secrétaire d'Etat "a annoncé aux associations que le gouvernement français reconnaissait désormais officiellement cette Journée internationale contre l'homophobie".

Elle s'est également "engagée à évoquer les cas d'homophobie constatés lors de ses déplacements à l'étranger", selon un communiqué de ses services.

Les organisations homosexuelles et de défense des droits de l'Homme se sont mobilisées à de nombreuses reprises pour que les demandeurs d'asile homosexuels iraniens ne soient pas renvoyés dans leur pays, en faisant valoir qu'ils risquaient d'y être persécutés, voire exécutés.

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a par ailleurs placés vendredi les présidents polonais et ougandais en tête de son palmarès des responsables mondiaux coupables de discrimination envers les homosexuels.

Le président polonais Lech Kaczynski s'est prononcé publiquement contre la reconnaissance des unions homosexuelles et son homologue ougandais Yoweri Museveni incite ouvertement à la discrimination envers les homosexuels, a souligné l'organisation basée à New York.

Le Point 17 mai 2008

Curé pédophile dans le Nord

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Depuis trois semaines, la paroisse Sainte-Marie-en-Pévèle dans le Nord, n'a plus de curé. Et ça tombe mal. En pleine professions de foi...

Mais la paroisse se serait bien passée de cette absence "judiciaire" de son curé. Un prêtre a été placé sous contrôle judiciaire.

Car les enquêteurs ont découvert dans son ordinateur des images pédophiles. Certaines avaient été chargées par lui, sur Internet.

Les faits remontent au 22 avril dernier, quand le prêtre a été interpellé à son domicile de Pont-à-Marcq, au sud de Lille, par la police judiciaire.

Le prêtre a été immédiatement placé en garde à vue.
Ce sont les policiers canadiens qui avaient averti leurs homologues français que le prêtre se connectait à des sites pédophiles...

Il sera jugé le mois prochain par le tribunal correctionnel de Lille.

Il est poursuivi pour "infraction à la législation sur la communication audiovisuelle et pour corruption de mineurs."

(source: La Voix du Nord)



Ecolier FDS

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(Source: JI Paris)

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16/05/2008

Le futur rival de Sarközy en 2012?

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Jean-François Copé

On parle si peu de Nicolas Sarközy que certains lui ont trouvé un double : Jean-François Copé. Il est régulièrement suggéré que c’est l’autre, avec dix ans de moins : maniaque, petit aboyeur, libéral, embusqué, tout tapissé de parler-vrai. En réalité, avec quinze centimètres de plus, ce n’est pas du tout Sarközy. Elevé dans les beaux quartiers, animé par une convivialité froide et concentrée, l’ancien «bébé-Chirac» semble, à 44 ans, avoir trempé son personnage dans une jovialité tenue. Aimable, droit dans la silhouette, inégalement dégarni, jamais il ne déborde : ni plainte, ni familiarité. Son naturel sensible et crispé alimente ses calculs, qui s’unissent à une mémoire instantanée. Copé est un professionnel de la réaction, doué d’un sens gourmand du combat.

Evacuons d’emblée les vérités ordinaires : le député-maire de Meaux est de "droite", ambitieux, et vient d’être réélu dans sa ville par 67 % des habitants. Président du groupe UMP, il apprend, ces temps-ci, à «chauffer à mort» ou à canaliser comme il peut ses troupes : «Un député, dans ses deux premières années, c’est l’épisode autobiographique majeur, l’émerveillement. Ensuite…» La vanité qui s’ennuie est toujours de mauvaise humeur.

Ses relations avec le Président sont depuis longtemps armées, ambiguës, intimes : brouille, vacances à la Baule, nouvelle brouille, dîners à quatre, engueulades à deux. Elles ne se résument pas, ou pas encore, à deux coqs en piste. Il est aussi avocat-médiateur chez Gide, l’un des gros cabinets d’affaires. Il a prêté serment huit jours après la formation du gouvernement Fillon, auquel, ancien ministre du Budget, il n’appartenait pas. Des amis lui conseillèrent une fois de plus d’être patient. Copé doit habiter le temps perdu pour bâtir mieux qu’une image, plus que des convictions : une identité.

Au milieu des années 80, ce jeune t

ype hâbleur appartient, «pour se marrer», au Caca’s club de Frédéric Beigbeder, qui se souvient de lui «en tenue radioactive dans une soirée Tchernobyl. Il n’était déjà pas drôle et venait sans doute pour se détendre». A Sciences-Po, il suit le cours d’anglais pour les nuls. Un condisciple se souvient : «Il avait déjà les codes, le costume, la cravate, les lunettes d’écaille. Un jour, il a dit : "I want to be président de la République." Il le disait en riant, parce qu’il est joyeux, mais on savait que c’était vrai, parce qu’il ne cache pas son jeu.»Jeune, il a voyagé aux Etats-Unis avec parents, sœur et frère. Isabelle est désormais avocate ; Jean-Fabrice, de seize ans plus jeune, a fait HEC et étudie à Singapour. Le dernier voyage familial en commun a eu lieu en 1989 en Argentine. Leur père, le proctologue Roland Copé, pionnier de la chirurgie de l’anus, aime ce pays. Il est ami avec le metteur en scène Jorge Lavelli comme il le fut avec l’acteur Jean Poiret. Roger Carel est parrain de sa fille. A Meaux, son fils a inauguré un square Daniel-Ceccaldi. On sait se divertir chez les Copé.

Dans l’après-guerre, dit le père, «on m’appelait le toubib du théâtre». Il rêvait d’être acteur et, après les représentations, traînait en coulisses. Jean-François, enfant, a joué l’Avare. Depuis qu’il est en retraite, Roland Copé fait du théâtre. Il a joué Poincaré dans un épisode des Brigades du Tigre. A 78 ans, il en paraît quinze de moins et aime toujours danser le tango. Son énergie paraît sanglée ; ses passions, séchées en discipline. Si la fantaisie rôde, elle ne domine rien - comme chez le fils.

Enfance de Copé, racontée par sa sœur Isabelle : «Nous rentrions de l’école, l’infirmière nous ouvrait. La porte du salon était fermée car il servait de salle d’attente. Nous rejoignions nos chambres en silence. Notre père, élégant, tout en blanc, venait nous voir entre les patients.» Jean-François précise en souriant : «Il ne me serait pas venu à l’idée de rentrer avec de mauvaises notes. Un regard de mon père suffisait.» Il vénère alors le tennisman roumain Ilie Nastase, joue du piano électrique, travaille sans cesse, fait des maquettes Heller, ne danse pas. Son père lui parle tant de la Seconde Guerre mondiale qu’à 8 ans il la choisit comme sujet de rédaction. La maîtresse, surprise, convoque les parents.

En 1926, un jeune médecin roumain nommé Copelovici arrive en France. Sa famille, juive d’origine russe, s’est installée à Iasi (Roumanie) au XIXe siècle. L’antisémitisme provoque le départ. Le grand-père paternel de Jean-François Copé reprend ses études en France, devient médecin généraliste à Paris. La grand-mère, française, est également d’une famille juive d’origine roumaine. L’humour yiddish et la peinture les environnent. Un ami (?) a organisé en France la première vente publique des impressionnistes. Le parrain de Jean-François Copé est un galeriste célèbre. A 99 ans, la grand-mère Copé aime encore chanter.

Lorsque vient la guerre, le grand-père, naturalisé français, envoie la famille sur la Loire, à Beaugency. Roland Copé vit à 10 ans l’exode à pied : «Les gens fuyaient comme des fous. Les soldats pleuraient. Je vois encore les cadavres, comme collés aux arbres.» La famille arrive à Toulouse, où vit un oncle. Le grand-père reprend son activité de médecin. Plus tard, la famille se réfugie à Aubusson, dans la Creuse. Père et fils aident la Résistance. Le père soigne la fille épileptique des fermiers qui les hébergent. «Nous avons trouvé là-bas des gens formidables», conclut Roland. En 1976, il refait le voyage de la Creuse avec Jean-François et Isabelle. Il retrouve les lieux, les gens ou leurs enfants. «Il pleurait», se souvient son fils. Quand Jean-François Copé évoque une histoire intime, son sourire finit par ressembler à une grimace. Il ne sait sur quel ton parler de lui.

Sa mère, Monique Ghanassia, affiche une bonté inquiétante et organisée. Elle a voué sa vie à la famille et au travail de son mari, dont elle était assistante et montait les films d’opération destinés aux étudiants et collègues : «C’est une spécialiste des films de cul !» s’amuse-t-on dans la famille. Née en Algérie d’un père avocat, elle part un jour faire des courses avec sa meilleure amie. Elle a 10 ans. Un oubli, elle remonte chez elle. Son amie l’attend dans la rue, près d’un réverbère. Il saute : c’est l’un des premiers attentats du FLN à Alger. Plus tard, la famille rejoint la France. Du côté maternel, on n’apprécie guère De Gaulle ; du côté paternel, on l’admire. «Il y avait parfois de l’ambiance, se souvient Jean-François, et c’est un miracle qu’il n’y ait eu personne dans l’OAS La légende familiale dit qu’à 9 ans l’enfant admirait Pompidou. C’est si bizarre que ce doit être vrai. Si l’énergie de Copé est la sienne, son histoire est encore celle des autres.

A l’ENA, il fut un honnête bûcheur. Il en sort 35e sur 140. Il a appartenu au Banquet républicain, un club fondé par des anciens de son lycée parisien, Victor-Duruy. Ses amis sont banquiers, haut fonctionnaires, directeurs de grandes entreprises. Il connaît de près certains journalistes de compagnie : Anne Fulda, Christophe Barbier. Sa femme Valérie, conseillère en communication, est la fille d’un ancien directeur du CNRS. Il l’a rencontrée dans une soirée au Palace, à la fin des années 80. Ils ont eu trois enfants.

(Source: Libération 16 mai 2008)

Tous médecins, avocats, banquiers, et même président...

Les deux petits cochons

La Queue-lez-Yvelines (Yvelines)

Moins d'une semaine après la diffusion des images d'un viol sur les téléphones portables de collégiens de Maurice-Ravel, à Monfort-l'Amaury (Yvelines), l'inspection d'académie va distribuer aujourd'hui un communiqué aux parents d'élèves. Ce texte a pour objectif de prévenir les dangers que représentent Internet, les vidéos et les téléphones portables, pour l'intégrité des enfants. « Ça ne sert à rien de cacher les choses.

Il est important de communiquer et de rassurer, plutôt que laisser le champ libre à de fausses rumeurs, souligne l'inspecteur d'académie Joël-René Dupont. Nous sommes en train de mettre en place un travail pédagogique d'instruction civique et de morale, lié à l'utilisation des images. »


Cette affaire commence la semaine dernière à La Queue-lez-Yvelines. Un préadolescent de 11 ans invite chez lui son copain de 12 ans qui vient accompagné de sa soeur de 10 ans. Ils regardent un film pornographique sur DVD. Une fois la séance terminée, les jeunes entreprennent de reproduire toutes les scènes du film avec la petite soeur. « L'enfant était complètement sous l'emprise psychologique des deux garçons et n'a rien pu faire pour leur échapper », souligne une source proche du dossier. Les deux collégiens se filment et diffusent leurs ébats, durant une semaine, dans leur classe de sixième. Rapidement, l'histoire et la vidéo font le tour de l'établissement de plusieurs centaines d'élèves issus de ce coin huppé des Yvelines.

Cette histoire vient aux oreilles des gendarmes de la brigade départementale de la prévention de la délinquance juvénile qui interviennent dans le collège. Ils rapportent le renseignement aux enquêteurs de la brigade territoriale de La Queue-lez-Yvelines. Mardi, les deux violeurs sont placés en garde à vue et reconnaissent les faits. « Ce ne sont que des enfants, ils étaient terrorisés », raconte un militaire.

L'enquête sur l'environnement familial révèle que ce ne sont pas des enfants livrés à eux-mêmes.(ils étaient seuls!) « Ils évoluent comme tous les enfants de ce collège dans des milieux sociaux plutôt favorisés, ajoute un militaire. Les parents sont effondrés. » Les deux garçons ont été déférés mardi soir avant d'être placés dans des familles d'accueil. Ils doivent bénéficier d'un suivi éducatif. Les gendarmes insistent sur les dangers que représentent Internet, les vidéos et les téléphones portables pour la jeunesse.

« Au-delà de cette affaire sordide, il convient d'alerter les parents sur le comportement des adolescents avec les nouvelles technologies, quel que soit leur milieu d'origine, soulignent les forces de l'ordre. On voit passer des horreurs : des scènes de torture, des adolescents qui se filment aux toilettes et de la pornographie. Avec les téléphones, les vidéos circulent à toute vitesse. »

Le Parisien - 16 mai 2008

En quoi Internet est-il responsable?  Ils regardaient un DVD porno dans l'appartement familial, ils se sont filmés avec un portable... Ce sont les parents bobos qui sont les seuls responsables de ces vilaines polissonneries...

13:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

THOR HEYERDAHL

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Thor Heyerdahl  (1914-2002)

Thor Heyerdahl, un héros pour le XXIème siècle

Il ne figurait même pas dans l'Encyclopédie Larousse en quinze volumes de 1982. Bien que son nom soit furtivement cité dans une note concernant le radeau Kon Tiki. Dans le Quid 2002, il apparaît dans l'articulet consacré aux expéditions de ses radeaux, le Kon Tiki, le Râ I, le Râ II et le Tigris.Lors de sa mort à 87 ans, le 17 avril 2002, une légère agitation médiatique, gênée et contrainte, retomba aussi vite qu'elle était apparue.

Et pourtant, Thor Heyerdahl demeure, pour le petit cercle réfractaire au crétinisme généralisé, un des hommes les plus géniaux du XXème siècle. Une âme étonnament trempée à l'acier le plus pur de la contestation l'a fait paria quand le plagieur et imposteur Einstein partageait avec Lyssenko la chaire d'excellence dont la moindre réfutation est assurance de bûcher. Il est, néanmoins, le héros national de la Norvège, pays où la compétition est rude en cette matière. Son livre le plus connu, Kon-Tiki, traduit dans 67 langues, s'est vendu à des millions d'exemplaires et le film éponyme qu'il en a tiré aurait dû faire de lui, et à bien meilleur titre, le héros populaire qu'est devenu Jacques-Yves Cousteau. Mais, pour être adoubé dans ce monde là, il ne faut pas aller contre les idéologies de cour. Heyerdahl n'était pas homme à troquer sa vérité contre la faveur du temps. A la lumière des spotlights il a préféré les rudes combats anonymes et la misère hautaine du chercheur demeuré aventurier dans l'âme. S'il reste un inconnu pour l'immense troupeau, son message commence à séduire de jeunes mavericks anglo-saxons agaçés que l'on prenne si facilement des vessies pour des lanternes et que soit falsifiée avec autant d'arrogance une Histoire devenue un tissu d'âneries.

Ainsi récemment Robson Bonnichsen, directeur du Centre pour l'Etude des Amériques Premières, à l'Université d'Etat de l'Orégon, reconnaissait en lui un « visionnaire en avance sur son temps ». Dennis Stanford, anthropologue au Smithsonian institute de Washington – celui qui se bat pour la reconnaissance de l'Homme de Kennewick – ou Walter Neves, de l'université de Palo Alto, reprenaient ses thèses sur les migrations post-néolithiques. Erika Hagelberg, généticienne à l'université d'Oslo, le disait plus brutalement : « Il va falloir que toutes les disciplines se décident à étudier les théories de Thor Heyerdahl. »

Crétinisme égalitariste

Et ce n'est pas rien de venir ainsi se ranger aux côtés de celui qui, au soir de sa vie osait fracasser sur l'établissement pseudo-scientifique mondial quelques projectiles vitriolés qu'on aimerait voir plantés au fronton de toutes les universités d'Occident : « Plus je fais et plus je vois, plus je réalise l'immensité stupéfiante de l'ignorance existant dans les cercles académiques qui prétendent être des autorités et affirment détenir le monopole du savoir. »

Combler cette ignorance crasse des académies de toutes espèces ne se fera pas du jour au lendemain. Comme il paraît insurmontable de refouler des consciences ahuries les croyances les plus farfelues des dogmes d'airain. L'Amérique découverte par Colomb. Colonisée, il y a dix mille ans, et exclusivement, par des Mongoloïdes descendus du Détroit de Béring. Les gigantesques constructions pyramidales des jungles meso-américaines attribuées aux ancêtres supposés – Aztèques, Mayas, Incas – des pauvres hères qui, aujourd'hui, grattent la terre alentour. La diffusion à travers le Pacifique d'étonnantes civilisations dont les schémas incohérents n'intriguent personne. Et les mythes, les légendes, les parentés universelles que la science académique, impavide, explique par des déterminismes génétiques selon lesquels tous les hommes étant semblables on ne saurait s'étonner qu'indépendamment de toute influence exogène ils en viennent fatalement à découvrir un jour les mêmes secrets et les mêmes techniques. De l'agriculture à la ziggurat monumentale, la duplication des mêmes gestes conduit tôt ou tard, à les en croire, aux mêmes expériences.

C'est à ce type de crétinisme que la « science » marxiste de l'égalitarisme et de l'unicité du monde et des hommes a fini par conduire. Thor Heyerdahl aura lutté toute sa vie contre une telle régression intellectuelle.

Une formidable logique aura guidé chacune de ses expéditions. La première, la plus célèbre, celle du Kon-Tiki, montra que des hommes embarqués au Chili sur des radeaux de balsa pouvaient atteindre la Polynésie. La chose n'était pas innocente et l'académie lyssenkiste réagit aussitôt en dénonçant l'infaisabilité du projet. Lorsqu'il fut réalisé en 1947 et que les navigateurs nordiques, après 107 jours de traversée, se furent échoués sur l'atoll de Raroia aux Tuamotous, il fallut des années aux protagonistes de l'opération pour parvenir à entrouvrir certaines portes, et quatre ans pour que le film le Kon Tiki commence enfin son éblouissante carrière cinématographique planétaire.

Pour la science encadrée, les Polynésiens étaient des Asiatiques arrivés par sauts de puce depuis la Malaisie. Certains osaient imaginer une descente de tribus « indiennes » depuis la future Californie. Mais qui se fut risqué à imaginer un peuplement de la Polynésie à partir de l'Amérique du Sud ? L'île de Pâques intriguait mais pas plus que les extraordinaires cités monumentales dites « pré-colombiennes ». Heyerdahl avait de la pré-Histoire une conception qui ne pouvait plaire aux Académies.

Qu'y avait-il avant ?

Ses autres expéditions mirent le feu aux poudres. Râ I et Râ II, en plus montrant qu'on pouvait rallier l'Egypte aux Caraïbes dans des radeaux de papyrus, apportèrent une explication rationnelle aux étranges ressemblances existant entre constructions monumentales d'Egypte et d'Amérique précolombienne. Le périple du Tigris, en 1977 – 4200 miles en 144 jours à travers l'Océan Indien – prouva que l'expansion de Sumer ne se fit pas seulement par la terre, comme on l'a cru longtemps. Ce fut d'ailleurs la grande contribution de Heyerdahl à la connaissance des mystères du passé : le rôle fondamental joué par les océans, à partir du Néolithique, dans la diffusion des civilisations antiques. Les statues de Fatu Hiva aux Marquises ressemblent trop à celles qu'on trouve en Amérique du Sud pour que ce ne soit qu'un hasard. Les pyramides à escaliers des Canaries, l'archipel des mythiques Guanches, ces Berbères dont l'Histoire prétend avoir perdu la trace, se trouve à mi-chemin entre l'Egypte et l'Amérique du Sud. Non seulement Thor Eyerdahl conteste que Christophe Colomb ait découvert quoi que ce soit, non seulement il reconnaît que 500 ans avant lui ses ancêtres Vikings s'étaient bien installés dans le Vinland et au-delà mais, affirme-t-il dans une sorte de provocation, « je dis qu'aucun Européen n'a jamais découvert autre chose que l'Europe... ». C'est dire que tout avait déjà été « découvert » bien avant qu'on ne le croit. Et que ne le prétend une mystification historique terrifiée que des peuples de géants aient dominé la planète en des temps que le progressisme bêtifiant assure avoir été celui de brutes vêtues de peaux de bêtes.

On tombe alors sur des vérités qui font trembler. Sur la présence par exemple dans le sud du continent américain de squelettes d'hommes non-mongoloïdes - australoïdes - bien antérieurs à la présence des ancêtres des « Indiens » sur ce continent. On rejoint les formidables travaux du Professeur de Mahieu sur la civilisation inca créée par les clans vikings qui accompagnaient le yarl Ullmann à la fin du Ier millénaire. Les communautés polynésiennes « blondes » découvertes par les premiers navigateurs européens en différents archipels du Pacifique. On rejoint aussi l'Homme de Kennewick, la « civilisation Clovis » du Sud Texas et ses pointes de flèches superbement solutréennes, la présence aux Etats-Unis de milliers de sites mégalithiques, la forte imprégnation de certaines langues indiennes par des termes, des formules et des signes gravés phéniciens et tamazight. L'obligation de reconnaître la présence na-dene, cette nouvelle classification linguistique, partie de l'ouest du Maghreb, remontée pour le Pays Basque, traversant toute l'Eurasie, pour aller se perdre chez certaines tribus du nord-ouest des Etats-Unis. On s'interroge sur les Aïnous, sur les dolmens des Nouvelles Galles du Sud, sur certaines légendes des Aborigènes australiens évocatrices de géants blancs qui habitaient le sud du continent du temps qu'il était verdoyant. Et qui un jour s'embarquèrent vers l'Est.

Derrière la remise en cause des dogmes imposés par le lyssenkisme idéologique, Thor Heyerdahl a jeté les bases d'une nouvelle lecture de l'Histoire et de la Préhistoire. C'est, à terme, un séisme de grande magnitude qui a été initié. Une reconsidération complète de la vision du monde falsifiée qui prévaut aujourd'hui. Elle ne se fera, on s'en doute bien, que dans les pays qui possèdent encore un minimum de liberté d'expression. Les Etats-Unis en premier. Dans ceux qui, comme en France, sont assujettis à des lois soviétoïdes du type loi Gayssot, il est peu probable que l'on voie se développer des études en ce sens. Il reste néanmoins que le vent qui se lève soufflera même sur les lieux les mieux gardés.

« Il y a quelque 5000 ans, pour une raison inconnue, une civilisation disparut de son site originel et s'établit le long du Nil, sur les berges des rivières mésopotamiennes, au bord de l'Indus... portée par des hommes barbus qui construisaient des bateaux de lianes, par des astronomes qui adoraient le soleil et lui élevaient des pyramides à escaliers telles qu'on en trouve en Egypte, en Mésopotamie, au Mexique, en Bolovie, à Ténérife. Il est impossible que de telles civilisations se soient developpées brusquement en une seule génération ou même en un siècle : il y avait quelque chose avant... » (Thor Heyerdahl).

par Aymeric GAUL, publié dans Réfléchir & Agir n° 12 – Eté 2002

VIDEO Attali et le Gouvernement mondial

http://www.dailymotion.com/video/x596he_gouvernement-mond...

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15/05/2008

"Bon chien chasse de... maître!" par Vitus

Ce qu'il y a de catastrophique dans le 13 Mai 58 , bien plus que dans le Mai 68 qui n'est que la pollution collatérale du Tchernobyl gaullien, c'est que depuis cette époque, par la pratique ordinaire de l'imposture et de la forfaiture, Monsieur De Gaulle a  banalisé Machiavel et  démocratisé Caligula.
Comme confusément les enfants gâtés qui ont saccagé la France en Mai 68 ont du mal à reconnaître à la fois qu'ils sont les enfants de De Gaulle et ses fossoyeurs , ils ont décidé d'un commun accord  de parler le moins possible de l'Algérie et de tous les crimes et  mensonges gaullistes pour ne parler encore une fois que des empilements d'affaires brenneuses et coupables que la France n'a pas encore expiées et qui seraient imputables à la colonisation.
Ils se gardent bien de dire que la colonisation c'est eux !
La colonisation c'est eux, exactement au même titre que l'immigration c'est encore eux!
En quoi un Pied Noir est-il coupable de la colonisation ? En quoi est-il coupable de la décolonisation ? En quoi un immigré est-il coupable de l'immigration ? En quoi un Pied-Noir est-il coupable des répressions gouvernemantales de Mai 1945 ? En quoi un Pied Noir ou un Musulman est-il coupable de la Fusillade du 26 Mars ? En quoi un général est-il coupable ou responsable de telle ou de telle guerre qu'un gouvernement seul déclare ?
Les capitalistes et les gouvernants de 1830, de 1848, de 1871, de 1918, de 1936, de 1945 ont peuplé l'Algérie d'Européens de toutes origines parce que c'était dans l'intérêt des ploutocrates et des politiciens d'agir ainsi au fil de toutes ces dates.
En 1962 ils en ont décidé autrement en mettant à la mer tous les Européens qu'ils y avaient transplantés en 130 ans. La vision historique et économique de quelques-uns avaient changé. Au premier rang de ceux-là Charles De Gaulle qui accomplissait ainsi les décisions des grands de ce monde: Les USA et l'URSS , tout en donnant aux Gaulois béats et admiratifs le sentiment que la France était enfin commandée par un chef.
En 1976 les mêmes dirigeants ou leurs descendants ont décidé de peupler la France et l'Europe d'une main d'oeuvre pas chère. Ils ont décidé d'importer des colonies de peuplement africaines, comme ils avaient décidé de peupler l'Algérie de ses surnuméraires nationaux cent ans plus tôt.  Pour garantir cette politique d'économie et de servage ils ont verrouillé leur méthode de deux manières:
- Ils ont inventé l'antiracisme pour mater tout adversaire de la colonisation, tout Césaire européen. Chaque Ben Bella gaulois était sur le champ traité de "fasciste" et de "raciste" et ses partisans à peine dignes d'exister. Les anciens terroristes étaient appelés résistants, ce qui devrait donner des ailes d'ores et déjà à tous les sympathisants de Ben Laden.
- Ils se sont abstenus de soumettre à referendum une pareille décision en inventant cette légende que les immigrés accomplissent des tâches que les Français ne voudraient pas faire.
Ainsi muselés devant la délocalisation de populations allogènes qui a permis aux patrons anonymes, vagabonds et apatrides, de sous
-payer les indigènes européens au prétexte que les nouveaux esclaves acceptent les pires conditions de travail, ces patrons anonymes, vagabonds et apatrides sont désormais passés à la phase suivante de leur internationalisme , copie conforme des théories mondialistes des guevarristes en peau de lapin et des trotskistes de chez Drucker: Ils sont passés à la délocalisation des entreprises.
Vladimir Oulianov a écrit des capitalistes qu'ils sont tellement idiots qu'ils feraient monter les enchères des cordes qui serviraient à les pendre.
Parallèlement les mêmes qui parlent de valeurs humanistes et démocratiques se félicitent de prendre des décisions capitales sans solliciter le peuple roi parce que ce peuple pense mal et voterait mal. Les mêmes ne se gênent pas pour violer des décisions démocratiques en réalisant le contraire des résultats d'un vote.
De Gaulle est le pionnier de la ruine démocratique. Il est le premier homme de l'Histoire à avoir fait admettre qu'un oui vaut un non et que le choix de l'Algérie française signifiant le choix le meilleur de la France pour l'Algérie, cette affirmation signifiait son contraire puisque la solution la meilleure pour la France en Algérie était l'Algérie algérienne.
Il est clair que Sarközy a chaussé de grandes bottes et que ce Tapie de bazar a naturellement de quoi considérer que sa prévention d'une Turquie européenne débouchera fatalement, et selon la casuistique du Maître, sur l'enthousiasme - fataliste au besoin - de la Turquie européenne en question.
D'ailleurs ils vous diront tous que la Méthode Globale est globalement positive.
Vitus -15 mai 2008 

23:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Mort, où est ta victoire?

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George W. Bush est un tantinet mécontent et déçu! Cinq ans après la désastreuse entreprise de l'occupation de l'Irak, avec ses plus de 800.000 morts civils et des dégâts qui pèseront des décennies entières sur la vie des générations futures de cette terre infestée de violences, le Président américain regrette "l'inexactitude"- délicat euphémisme- des rapports de ses services de renseignements, ceux là même, qui, rappelons-le, ont déclenché la catastrophe de 2003. Sauf que, pour l'heure, ce n'est, ni de faux regrets, ni de larmes de crocodile dont les Irakiens ont besoin : les Irakiens ont, surtout, besoin que l'Amérique cesse de leur mentir et qu'elle avoue avec franchise être débarquée en Mésopotamie, non pas pour y apporter la prospérité, la liberté, mais bien pour garantir une hégémonie géopolitique quasi-centenaire, via le contrôle de la principale artère énergétique de la planète qu'est le Moyen-Orient.
Les Irakiens veulent que le Président en instance de départ ne se fourvoie plus aux yeux du reste du monde et qu'il est le courage d'accepter, comme tout "bon perdant", que son idée n'était pas judicieuse, que sa stratégie était mauvaise et que sa mise en œuvre, plus que catastrophique. Mais M. Bush n'en est visiblement pas encore à mesurer l'étendue de son propre échec. Il croit qu'il peut toujours retourner la situation parce qu'il est le plus fort et qu'il ne saurait capituler. Alors une simple question se pose : Combien, dans ces conditions, faudra-t-il encore de victimes irakiennes et américaines ? Le Président ne manque certainement pas d'arguments pour expliquer à ses compatriotes que la première puissance militaire au monde doit au moins disposer des moyens de préparer un départ honorable.
Mais le sait-il seulement qu'il y a plus de 30 ans, l'un de ses prédécesseurs, englués, alors, dans les marécages vietnamiens, usait, avec la même obstination, du même faux raisonnement ? Et la suite, tout le monde la connaît : le 30 avril 1975, le dernier représentant américain quittait à bord d'un hélicoptère, la bannière étoilée sous le bras, le toit de son ambassade à Hanoi, pour rejoindre les bâtiments de guerre qui mouillaient au large du Cap Saint-Jacques. Ce souvenir mérite que le Président Bush réfléchisse sérieusement à l'option du retrait des troupes d'Irak, car l'histoire a ceci de terrible qu'elle est un éternel recommencement.

Jeudi 15 Mai 2008

 http://french.irib.ir

Le Pentagone menace le cyberespace

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Le Pentagone veut pouvoir détruire tous les sites Internet qui le gênent


Le Pentagone a décidé de se doter d’une unité spécialisée capables de détruire soudainement l’ensemble des sites internet de ses adversaires en cas de conflit.

La « guerre des réseaux » (Network Warfare) est du ressort de l’Armée de l’Air. Elle est dirigée par le général Keith B. Alexander, le patron de la NSA.

La 67eme brigade de guerre des réseaux dispose déjà de plus de 8 000 hommes sous le commandement du colonel Joseph Pridotkas. L’un de ses escadrons sera équipé, d’ici octobre, de puissants robots capables de faire tomber des milliers de sites à la fois. Il s’agit d’appliquer le concept du « tapis de bombes » au cyberspace, indique le colonel Charles W. Williamson dans le dernier numéro de l’Armed Forces Journal.


Jeudi 15 Mai 2008

 http://www.voltairenet.org

Lamentable et vulgaire...

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Jean-François Copé

Au lendemain du rejet du texte sur les OGM, la majorité, qui tente de se remettre de ce gros cafouillage, serre les rangs derrière Copé, accusé par l'Elysée de ne pas tenir la barre. Et se prépare à un nouveau vote. L'opposition dénonce « un coup de force ».

Au lendemain du camouflet infligé par l'opposition à la majorité sur les OGM, les langues se sont déliées hier à l'Assemblée. Tandis qu'à l'Elysée on jure que l'incident est clos. Récit d'une journée post traumatique.



Mardi soir, la chasse à l'homme. Le premier réflexe de l'Elysée est de chercher « le » coupable du cinglant revers infligé par la gauche. Il est tout trouvé : Jean-François Copé, l'ambitieux patron du groupe UMP à l'Assemblée, n'aurait pas su mobiliser ses troupes. Incident révélateur : salle des pas perdus, après le rejet du texte, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, proche de Sarközy, lance à un collaborateur de Copé : « On va tous vous trancher la gorge ! »

Hier matin, à l'Assemblée, tous derrière Copé. Les députés UMP sont nettement plus nombreux à 9 h 30 en réunion de crise salle Colbert qu'ils ne l'étaient la veille au soir dans l'hémicycle ! Et très remontés. Le soutien à Copé est unanime. « Il nous a dit que ce qui venait de se passer était dramatique pour la majorité, et qu'il fallait resserrer les boulons », rapporte un participant. L'ancien ministre Pierre Méhaignerie regrette que de nombreux députés UMP « ne mettent jamais les pieds à l'Assemblée ». Claude Goasguen (Paris) est vivement applaudi lorsqu'il dénonce « quelques connards qui parlent trop de l'autre côté de la Seine », faisant allusion aux flèches anti-Copé des conseillers de Sarközy. Dans les couloirs, on n'en finit pas de refaire le match. Pour Bernard Debré, l'incident de la veille est « révélateur des difficultés que nous avons avec le gouvernement : quand on écrit une lettre à un ministre, on ne nous répond pas, on ne nous reçoit jamais, et quand on signale un problème, on nous répond d'aller nous faire voir. On est traités comme des moins que rien ! » Un autre parlementaire observe que les ministres concernés, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, n'ont « pas fait leur travail. Certains de mes collègues ne savent même pas ce qu'est un OGM ! » La discrétion du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, est soulignée. Benoist Apparu (Marne) suggère des « sanctions financières » pour les députés absentéistes.

A l'Elysée, Nicolas Sarközy tacle Jean-François Copé. Devant ses ministres réunis en conseil, le chef de l'Etat se moque des socialistes qui lui réclament une audience : « Bientôt, ils vont me demander de venir devant le Parlement ! » Il se fait grinçant sur Copé, candidat quasi déclaré à sa succession : « Quand on a de grandes ambitions dans la vie, il faut commencer par faire le job là où on est. On ne peut pas sauter 2,40 m avant d'avoir sauté 1,80 m. » Pour autant, il n'y aura pas de sanction contre le patron des députés UMP, tout juste une petite réorganisation du groupe. Pas question de rajouter de la crise à la crise. Pour le président de la République, « l'incident » est clos. Dans son entourage, on veut même croire que cet « aléa » aura pour effet de « souder » la majorité. Pas si sûr...

Sortie de route sur les institutions. En commission des Affaires étrangères, hier matin, le projet de loi de réforme des institutions est rejeté par quatre voix (dont trois UMP !) contre trois. « On ne peut pas vouloir la revalorisation du Parlement et s'affoler lorsque ça remue un peu », commente, hilare, Jacques Myard (Yvelines), très fier d'avoir voté contre la réforme proposée par Nicolas Sarkozy. La commission des Lois de l'Assemblée nationale a elle adopté le projet de loi sur la réforme des institutions, sans les voix du PS, qui a voté contre.

Standing ovation pour Copé dans l'hémicycle. Alors que le maire de Meaux s'apprête à interpeller François Fillon, lors de la séance des questions au gouvernement, ses collègues se lèvent quasiment tous et l'applaudissent longuement. « Le groupe UMP est totalement mobilisé » derrière le gouvernement, promet Copé, résolument optimiste. « Mesdames et Messieurs les députés, je veux vous remercier de votre soutien », répond le Premier ministre, provoquant l'hilarité de la gauche.

Et après ? Le coup de Trafalgar sur les OGM intervient à une semaine du débat à l'Assemblée sur les institutions et avant toute une cohorte de réformes explosives (hôpital, armée, grandes surfaces, RSA...). Entre l'Elysée et sa majorité, l'ambiance est délétère et les piques de Sarközy contre Chirac n'ont rien arrangé. « Les parlementaires UMP ont d'abord été reconnaissants envers Sarközy de les avoir fait réélire il y a un an, analyse le politologue Dominique Reynié. Mais il y a eu un tournant avec les municipales : aujourd'hui ils reprennent les choses en main. »

C'est "ça" qui nous gouverne?

 

 

Lassana Coulibaly, le "violeur aux chaussettes"

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Lassana Coulibaly aimait violer les femmes

C'est un "routard du viol" que les jurés de la cour d'assises du Puy-de-Dôme sont appelés à juger à partir d'aujourd'hui. Lassana Coulibaly est accusé d'avoir fait des victimes à Paris, Vichy, Montpellier ou encore Clermont-Ferrand. Il avait été confondu par son ADN.

Les enquêteurs l'avaient surnommé « le violeur aux chaussettes », lui qui leur avait donné tant de fil à retordre. Lassana Coulibaly, 27 ans, comparaît à partir de ce matin devant les assises du Puy-de-Dôme pour neuf viols précédés, accompagnés ou suivis de tortures ou actes de barbarie, deux tentatives de viol et une agression sexuelle aggravée. Face à lui, douze femmes attendent de voir leur agresseur jugé.

Douze victimes, âgées de 19 ans à 57 ans au moment des faits, qui ont enduré un véritable martyre.

Les faits se sont déroulés entre 2002 et 2005. A cette époque, Lassana Coulibaly, sans profession et sans domicile fixe, écume les foyers de jeunes travailleurs, squatte chez des copains et vit de rapine et de petits boulots. Ce garçon d'origine africaine, qui a grandi à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), navigue entre Paris, Clermont-Ferrand, Vichy ou encore Toulouse. Mais c'est à Montpellier (Hérault) qu'il commet sa première agression sexuelle, le 13 octobre 2002, sur une jeune étudiante de 19 ans. Trois jours plus tard, toujours dans la cité héraultaise, il s'infiltre discrètement chez une nouvelle victime, une femme médecin de 36 ans, qu'il viole à deux reprises sous la menace d'un couteau en la bâillonnant avec une chaussette trouvée sur place.

Un véritable maniaque

La longue errance de Coulibaly continue. En juin 2003, il se trouve alors à Clermont-Ferrand. En l'espace de quelques jours, il commet deux nouveaux viols et une tentative. En 2004, deux autres femmes sont violées à Paris et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). En 2005, alors que les enquêteurs traquent encore un inconnu, dont le portrait-robot circule dans tous les commissariats du pays, il viole ou tente de violer à quatre reprises à Vichy, Clermont et Paris.

« Ma cliente est en survie depuis les faits, souligne Me Portejoie, l'avocat d'une des parties civiles. Tant que le procès n'aura pas eu lieu, elle ne pourra pas se reconstruire. » D'autant que les victimes ont eu affaire à un véritable maniaque.

Chaque fois, le mode opératoire était le même. Il s'introduisait par la fenêtre d'un appartement en étage, escaladant les murs, généralement au petit matin. Il utilisait des chaussettes pour bâillonner ses victimes ou s'en servait comme de gants pour ne pas laisser d'empreintes. A l'aide de fils électriques trouvés sur place, il ligotait ses victimes, les violait, les frappait, les menaçait de représailles si elles portaient plainte, avant de disparaître.

Du détergent sur ses victimes

En 2005, Coulibaly se sent traqué. Il utilise alors des détergents pour laver ses victimes, afin de ne pas laisser de traces d'ADN... Peine perdue, sur chaque scène, l'empreinte génétique du violeur aux chaussettes est retrouvée. Le 9 octobre, il commet son dernier viol sur une étudiante clermontoise de 23 ans, semant la panique sur le campus. Cette fois-ci, l'affaire est révélée par la presse. Des femmes qui n'avaient jamais osé parler sortent de leur silence.

Coulibaly n'est alors connu des services de police que pour de menues affaires de vols et de drogue. Son empreinte génétique n'est donc pas enregistrée dans le fichier national. C'est d'ailleurs à la suite d'un simple cambriolage commis dans la région de Toulouse que le routard du viol est interpellé le 8 décembre 2005. Son empreinte génétique est expertisée et le « violeur aux chaussettes » enfin identifié.

Son procès qui s'ouvre aujourd'hui à Riom (Puy-de-Dôme) devrait durer jusqu'à vendredi prochain. Il y a quelques jours seulement, la famille du violeur a récusé deux de ses trois avocats. Coulibaly encourt pourtant la perpétuité.

(Le Parisien - 15 mai 2008)

Encore une CPF...

 

 

14/05/2008

Le décret Crémieux - 24 octobre 1870

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Isaac Adolphe Crémieux par Nadar

Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 juifs d'Algérie.

Dans la foulée, les colons originaires d'Europe (Italie, Espagne, Malte,...) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d'Algérie, ils sont ravalés au statut d'indigène. C'est le début d'une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.

L'une des premières décisions de la République

Le décret concernant les juifs d'Algérie est promulgué à Tours, où s'est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l'Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l'une des premières grandes mesures de la IIIe République.

Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l'un des chefs du parti républicain. C'est le fils d'un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d'une grande réputation d'intégrité dans le pays.

En 1863, suite à l'émotion soulevée par l'affaire Mortara, il avait participé à la création de l'«Alliance israélite universelle» et avait été porté à sa présidence, avec l'objectif de protéger les juifs où qu'ils soient.

Du royaume arabe à la colonie

Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l'Algérie, Napoléon III préconise l'instauration d'un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d'une grande générosité, les musulmans d'Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu'il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L'indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d'être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France».

Mais le projet se heurte à l'opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l'Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

Une partie de ces juifs étaient établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC et ils étaient à l'origine d'une langue aujourd'hui perdue, le judéo-berbère. Les autres étaient originaires d'Espagne d'où ils avaient été chassés en 1492, d'où leur appellation de juifs sépharades (d'après le nom de l'Espagne en langue hébraïque). La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d'Alger.

Les musulmans, très majoritaires, étaient issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu'au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restaient globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautaires

"Pétri de bonnes intentions", le décret s'avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d'Europe et auxquels s'assimilent désormais les juifs.

Dès l'année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d'une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.

Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d'abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.

En France, où toute forme d'antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des juifs. L'antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l'affaire Dreyfus.

(Source: Herodote.net)

Durée du travail en France: un mensonge d'Etat

"La France ne travaille pas assez ! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !" Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarközy lui-même. Or c'est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa chronique d'hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue Alternatives économiques :

 
Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures.
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Le premier pays  à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie... Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Ce tableau concerne la durée hebdomadaire, mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures.
 "Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement."
"Ca alors !", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont  ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits. J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c'est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."

 

C'était hier matin en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu'un dans l'opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?


Mercredi 14 Mai 2008
Olivier Bonnet

 http://olivierbonnet.canalblog.com/

(Source: alterinfo.org)

Les Pauvres Blancs

Dans les grandes villes, c'est la ruée chaque soir autour des poubelles des magasins.

 Un phénomène si inquiétant que Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités, va réunir les associations caritatives...

Mais ce n'est pas à Martin Hirsch de s'occuper de la Pauvreté des Français: c'est à Sarközy et à son gouvernement!

C'est un phénomène récent qui touche l'ensemble des supermarchés, des chaînes de boulangerie ou de restauration rapide situés au coeur des grandes villes hexagonales. Vers 19 heures, chaque soir, à la sortie des poubelles des magasins, des milliers de démunis fouillent les sacs et les cagettes de produits alimentaires jetés, invendables en rayons car sur le point d'être périmés mais toujours consommables.

Parfois, ils sont si nombreux à se précipiter sur les denrées que la scène, dans un pays pourtant cinquième puissance économique mondiale, ne peut que révolter.


Selon nos informations, Martin Hirsch, haut-commissaire aux "Solidarités actives contre la pauvreté" et ex-président d'Emmaüs, va réunir ces prochains jours les principales associations caritatives afin de « comprendre les raisons et mesurer précisément l'ampleur » de cette tendance inquiétante.

La nouveauté, dans cette grande précarité, c'est que les farfouilleurs ne sont plus seulement des clochards. On croise des érémistes, des retraités qui perçoivent une faible pension, des mères seules, des travailleurs précaires, des étudiants fauchés. On les appelle les « nouveaux pauvres ». Ils ont un toit, certes, mais de faibles revenus qui ne leur permettent pas de boucler les fins de mois. « Ils sont face à un dilemme : payer le loyer ou manger », décrit Alain Raoul, directeur de la Fondation de l'Armée du salut.

Alors pour se nourrir, ces exclus, victimes de l'envolée des prix des denrées alimentaires, plongent leurs mains dans les conteneurs dans l'espoir de tomber sur un morceau de boeuf, des yaourts ou un paquet de gâteaux dont l'emballage est endommagé. Ce sont les mêmes qui, à la fin des marchés, remplissent leurs paniers de fruits et légumes abîmés laissés par les primeurs.

 Eux en arrivent là par nécessité, pas par choix, à la différence des « freegans » (terme né de la contraction de l'anglais free, gratuit, et vegan, végétalien) qui récupèrent les invendus par militantisme, histoire de dénoncer la société de consommation et son gaspillage.

"Casse-toi, salaud de pauvre!" 

Un nouveau COUAC pour Sarközy!

Un vote en forme de camouflet : hier à l'Assemblée, le projet de loi sur les OGM, texte phare du gouvernement suite au Grenelle de l'environnement, a été rejeté à une voix près. Une fausse manoeuvre de l'UMP, un cafouillage de plus pour la majorité.

Coup de théâtre à l'Assemblée ! Le rejet hier par les députés du projet de loi sur les OGM (organismes génétiquement modifiés) est certes une victoire surprise de la gauche et des associations écolos, qui n'osaient espérer tant. Mais c'est surtout un incroyable couac pour la majorité, un camouflet pour le gouvernement et... un nouveau motif de colère pour Nicolas Sarközy.

Au bout d'un an à l'Elysée, le président a décidément de plus en plus de mal à tenir ses troupes.

Le coup est rude. 
En principe, la séance d'hier aurait dû être une pure formalité. L'UMP ayant l'écrasant avantage du nombre, ce projet phare de Jean-Louis Borloo, première mise en musique du "Grenelle de l'environnement", devait théoriquement passer haut la main.

 Mais voilà, sur ce dossier qui touche à l'avenir de notre agriculture, de nos labels et au contenu de nos assiettes, la discipline partisane a cédé le pas aux doutes. Ainsi bien des élus UMP, surtout parmi ceux des milieux ruraux, se sont inquiétés des risques liés à ces cultures. Passions encore exacerbées quand, toujours au sein de la majorité, certains ont laissé entendre que leurs collègues étaient manipulés par les lobbys des producteurs de semences (firme Monsanto). Enfin, le trouble est apparu éclatant au moment de l'« affaire NKM ». La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, taxant de « lâcheté » son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et le patron des députés UMP Jean-François Copé au motif qu'ils n'en faisaient pas assez pour soutenir le texte controversé. Résultat de ces cafouillages : le vote d'hier, par lequel la majorité perd d'une seule voix.

Si la gauche a fait le plein des présents hier dans l'Hémicycle, la droite en revanche a très mal manoeuvré... et a pâti de l'abstention de deux des siens (un UMP et un Nouveau Centre). Pour Sarközy, le coup est rude. Lui qui venait de rappeler sévèrement les siens à l'ordre et qui jurait que tout nouveau couac serait puni essuie un revers dont les socialistes et leurs alliés font des gorges chaudes. Le président a été lâché par les siens. Les sanctions ne vont pas tarder...