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15/05/2008

Le Pentagone menace le cyberespace

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Le Pentagone veut pouvoir détruire tous les sites Internet qui le gênent


Le Pentagone a décidé de se doter d’une unité spécialisée capables de détruire soudainement l’ensemble des sites internet de ses adversaires en cas de conflit.

La « guerre des réseaux » (Network Warfare) est du ressort de l’Armée de l’Air. Elle est dirigée par le général Keith B. Alexander, le patron de la NSA.

La 67eme brigade de guerre des réseaux dispose déjà de plus de 8 000 hommes sous le commandement du colonel Joseph Pridotkas. L’un de ses escadrons sera équipé, d’ici octobre, de puissants robots capables de faire tomber des milliers de sites à la fois. Il s’agit d’appliquer le concept du « tapis de bombes » au cyberspace, indique le colonel Charles W. Williamson dans le dernier numéro de l’Armed Forces Journal.


Jeudi 15 Mai 2008

 http://www.voltairenet.org

Lamentable et vulgaire...

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Jean-François Copé

Au lendemain du rejet du texte sur les OGM, la majorité, qui tente de se remettre de ce gros cafouillage, serre les rangs derrière Copé, accusé par l'Elysée de ne pas tenir la barre. Et se prépare à un nouveau vote. L'opposition dénonce « un coup de force ».

Au lendemain du camouflet infligé par l'opposition à la majorité sur les OGM, les langues se sont déliées hier à l'Assemblée. Tandis qu'à l'Elysée on jure que l'incident est clos. Récit d'une journée post traumatique.



Mardi soir, la chasse à l'homme. Le premier réflexe de l'Elysée est de chercher « le » coupable du cinglant revers infligé par la gauche. Il est tout trouvé : Jean-François Copé, l'ambitieux patron du groupe UMP à l'Assemblée, n'aurait pas su mobiliser ses troupes. Incident révélateur : salle des pas perdus, après le rejet du texte, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, proche de Sarközy, lance à un collaborateur de Copé : « On va tous vous trancher la gorge ! »

Hier matin, à l'Assemblée, tous derrière Copé. Les députés UMP sont nettement plus nombreux à 9 h 30 en réunion de crise salle Colbert qu'ils ne l'étaient la veille au soir dans l'hémicycle ! Et très remontés. Le soutien à Copé est unanime. « Il nous a dit que ce qui venait de se passer était dramatique pour la majorité, et qu'il fallait resserrer les boulons », rapporte un participant. L'ancien ministre Pierre Méhaignerie regrette que de nombreux députés UMP « ne mettent jamais les pieds à l'Assemblée ». Claude Goasguen (Paris) est vivement applaudi lorsqu'il dénonce « quelques connards qui parlent trop de l'autre côté de la Seine », faisant allusion aux flèches anti-Copé des conseillers de Sarközy. Dans les couloirs, on n'en finit pas de refaire le match. Pour Bernard Debré, l'incident de la veille est « révélateur des difficultés que nous avons avec le gouvernement : quand on écrit une lettre à un ministre, on ne nous répond pas, on ne nous reçoit jamais, et quand on signale un problème, on nous répond d'aller nous faire voir. On est traités comme des moins que rien ! » Un autre parlementaire observe que les ministres concernés, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, n'ont « pas fait leur travail. Certains de mes collègues ne savent même pas ce qu'est un OGM ! » La discrétion du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, est soulignée. Benoist Apparu (Marne) suggère des « sanctions financières » pour les députés absentéistes.

A l'Elysée, Nicolas Sarközy tacle Jean-François Copé. Devant ses ministres réunis en conseil, le chef de l'Etat se moque des socialistes qui lui réclament une audience : « Bientôt, ils vont me demander de venir devant le Parlement ! » Il se fait grinçant sur Copé, candidat quasi déclaré à sa succession : « Quand on a de grandes ambitions dans la vie, il faut commencer par faire le job là où on est. On ne peut pas sauter 2,40 m avant d'avoir sauté 1,80 m. » Pour autant, il n'y aura pas de sanction contre le patron des députés UMP, tout juste une petite réorganisation du groupe. Pas question de rajouter de la crise à la crise. Pour le président de la République, « l'incident » est clos. Dans son entourage, on veut même croire que cet « aléa » aura pour effet de « souder » la majorité. Pas si sûr...

Sortie de route sur les institutions. En commission des Affaires étrangères, hier matin, le projet de loi de réforme des institutions est rejeté par quatre voix (dont trois UMP !) contre trois. « On ne peut pas vouloir la revalorisation du Parlement et s'affoler lorsque ça remue un peu », commente, hilare, Jacques Myard (Yvelines), très fier d'avoir voté contre la réforme proposée par Nicolas Sarkozy. La commission des Lois de l'Assemblée nationale a elle adopté le projet de loi sur la réforme des institutions, sans les voix du PS, qui a voté contre.

Standing ovation pour Copé dans l'hémicycle. Alors que le maire de Meaux s'apprête à interpeller François Fillon, lors de la séance des questions au gouvernement, ses collègues se lèvent quasiment tous et l'applaudissent longuement. « Le groupe UMP est totalement mobilisé » derrière le gouvernement, promet Copé, résolument optimiste. « Mesdames et Messieurs les députés, je veux vous remercier de votre soutien », répond le Premier ministre, provoquant l'hilarité de la gauche.

Et après ? Le coup de Trafalgar sur les OGM intervient à une semaine du débat à l'Assemblée sur les institutions et avant toute une cohorte de réformes explosives (hôpital, armée, grandes surfaces, RSA...). Entre l'Elysée et sa majorité, l'ambiance est délétère et les piques de Sarközy contre Chirac n'ont rien arrangé. « Les parlementaires UMP ont d'abord été reconnaissants envers Sarközy de les avoir fait réélire il y a un an, analyse le politologue Dominique Reynié. Mais il y a eu un tournant avec les municipales : aujourd'hui ils reprennent les choses en main. »

C'est "ça" qui nous gouverne?

 

 

Lassana Coulibaly, le "violeur aux chaussettes"

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Lassana Coulibaly aimait violer les femmes

C'est un "routard du viol" que les jurés de la cour d'assises du Puy-de-Dôme sont appelés à juger à partir d'aujourd'hui. Lassana Coulibaly est accusé d'avoir fait des victimes à Paris, Vichy, Montpellier ou encore Clermont-Ferrand. Il avait été confondu par son ADN.

Les enquêteurs l'avaient surnommé « le violeur aux chaussettes », lui qui leur avait donné tant de fil à retordre. Lassana Coulibaly, 27 ans, comparaît à partir de ce matin devant les assises du Puy-de-Dôme pour neuf viols précédés, accompagnés ou suivis de tortures ou actes de barbarie, deux tentatives de viol et une agression sexuelle aggravée. Face à lui, douze femmes attendent de voir leur agresseur jugé.

Douze victimes, âgées de 19 ans à 57 ans au moment des faits, qui ont enduré un véritable martyre.

Les faits se sont déroulés entre 2002 et 2005. A cette époque, Lassana Coulibaly, sans profession et sans domicile fixe, écume les foyers de jeunes travailleurs, squatte chez des copains et vit de rapine et de petits boulots. Ce garçon d'origine africaine, qui a grandi à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), navigue entre Paris, Clermont-Ferrand, Vichy ou encore Toulouse. Mais c'est à Montpellier (Hérault) qu'il commet sa première agression sexuelle, le 13 octobre 2002, sur une jeune étudiante de 19 ans. Trois jours plus tard, toujours dans la cité héraultaise, il s'infiltre discrètement chez une nouvelle victime, une femme médecin de 36 ans, qu'il viole à deux reprises sous la menace d'un couteau en la bâillonnant avec une chaussette trouvée sur place.

Un véritable maniaque

La longue errance de Coulibaly continue. En juin 2003, il se trouve alors à Clermont-Ferrand. En l'espace de quelques jours, il commet deux nouveaux viols et une tentative. En 2004, deux autres femmes sont violées à Paris et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). En 2005, alors que les enquêteurs traquent encore un inconnu, dont le portrait-robot circule dans tous les commissariats du pays, il viole ou tente de violer à quatre reprises à Vichy, Clermont et Paris.

« Ma cliente est en survie depuis les faits, souligne Me Portejoie, l'avocat d'une des parties civiles. Tant que le procès n'aura pas eu lieu, elle ne pourra pas se reconstruire. » D'autant que les victimes ont eu affaire à un véritable maniaque.

Chaque fois, le mode opératoire était le même. Il s'introduisait par la fenêtre d'un appartement en étage, escaladant les murs, généralement au petit matin. Il utilisait des chaussettes pour bâillonner ses victimes ou s'en servait comme de gants pour ne pas laisser d'empreintes. A l'aide de fils électriques trouvés sur place, il ligotait ses victimes, les violait, les frappait, les menaçait de représailles si elles portaient plainte, avant de disparaître.

Du détergent sur ses victimes

En 2005, Coulibaly se sent traqué. Il utilise alors des détergents pour laver ses victimes, afin de ne pas laisser de traces d'ADN... Peine perdue, sur chaque scène, l'empreinte génétique du violeur aux chaussettes est retrouvée. Le 9 octobre, il commet son dernier viol sur une étudiante clermontoise de 23 ans, semant la panique sur le campus. Cette fois-ci, l'affaire est révélée par la presse. Des femmes qui n'avaient jamais osé parler sortent de leur silence.

Coulibaly n'est alors connu des services de police que pour de menues affaires de vols et de drogue. Son empreinte génétique n'est donc pas enregistrée dans le fichier national. C'est d'ailleurs à la suite d'un simple cambriolage commis dans la région de Toulouse que le routard du viol est interpellé le 8 décembre 2005. Son empreinte génétique est expertisée et le « violeur aux chaussettes » enfin identifié.

Son procès qui s'ouvre aujourd'hui à Riom (Puy-de-Dôme) devrait durer jusqu'à vendredi prochain. Il y a quelques jours seulement, la famille du violeur a récusé deux de ses trois avocats. Coulibaly encourt pourtant la perpétuité.

(Le Parisien - 15 mai 2008)

Encore une CPF...

 

 

14/05/2008

Le décret Crémieux - 24 octobre 1870

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Isaac Adolphe Crémieux par Nadar

Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 juifs d'Algérie.

Dans la foulée, les colons originaires d'Europe (Italie, Espagne, Malte,...) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d'Algérie, ils sont ravalés au statut d'indigène. C'est le début d'une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.

L'une des premières décisions de la République

Le décret concernant les juifs d'Algérie est promulgué à Tours, où s'est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l'Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l'une des premières grandes mesures de la IIIe République.

Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l'un des chefs du parti républicain. C'est le fils d'un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d'une grande réputation d'intégrité dans le pays.

En 1863, suite à l'émotion soulevée par l'affaire Mortara, il avait participé à la création de l'«Alliance israélite universelle» et avait été porté à sa présidence, avec l'objectif de protéger les juifs où qu'ils soient.

Du royaume arabe à la colonie

Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l'Algérie, Napoléon III préconise l'instauration d'un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d'une grande générosité, les musulmans d'Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu'il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L'indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d'être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France».

Mais le projet se heurte à l'opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l'Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

Une partie de ces juifs étaient établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC et ils étaient à l'origine d'une langue aujourd'hui perdue, le judéo-berbère. Les autres étaient originaires d'Espagne d'où ils avaient été chassés en 1492, d'où leur appellation de juifs sépharades (d'après le nom de l'Espagne en langue hébraïque). La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d'Alger.

Les musulmans, très majoritaires, étaient issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu'au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restaient globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautaires

"Pétri de bonnes intentions", le décret s'avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d'Europe et auxquels s'assimilent désormais les juifs.

Dès l'année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d'une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.

Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d'abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.

En France, où toute forme d'antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des juifs. L'antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l'affaire Dreyfus.

(Source: Herodote.net)

Durée du travail en France: un mensonge d'Etat

"La France ne travaille pas assez ! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !" Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarközy lui-même. Or c'est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa chronique d'hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue Alternatives économiques :

 
Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures.
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Le premier pays  à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie... Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Ce tableau concerne la durée hebdomadaire, mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures.
 "Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement."
"Ca alors !", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont  ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits. J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c'est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."

 

C'était hier matin en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu'un dans l'opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?


Mercredi 14 Mai 2008
Olivier Bonnet

 http://olivierbonnet.canalblog.com/

(Source: alterinfo.org)

Les Pauvres Blancs

Dans les grandes villes, c'est la ruée chaque soir autour des poubelles des magasins.

 Un phénomène si inquiétant que Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités, va réunir les associations caritatives...

Mais ce n'est pas à Martin Hirsch de s'occuper de la Pauvreté des Français: c'est à Sarközy et à son gouvernement!

C'est un phénomène récent qui touche l'ensemble des supermarchés, des chaînes de boulangerie ou de restauration rapide situés au coeur des grandes villes hexagonales. Vers 19 heures, chaque soir, à la sortie des poubelles des magasins, des milliers de démunis fouillent les sacs et les cagettes de produits alimentaires jetés, invendables en rayons car sur le point d'être périmés mais toujours consommables.

Parfois, ils sont si nombreux à se précipiter sur les denrées que la scène, dans un pays pourtant cinquième puissance économique mondiale, ne peut que révolter.


Selon nos informations, Martin Hirsch, haut-commissaire aux "Solidarités actives contre la pauvreté" et ex-président d'Emmaüs, va réunir ces prochains jours les principales associations caritatives afin de « comprendre les raisons et mesurer précisément l'ampleur » de cette tendance inquiétante.

La nouveauté, dans cette grande précarité, c'est que les farfouilleurs ne sont plus seulement des clochards. On croise des érémistes, des retraités qui perçoivent une faible pension, des mères seules, des travailleurs précaires, des étudiants fauchés. On les appelle les « nouveaux pauvres ». Ils ont un toit, certes, mais de faibles revenus qui ne leur permettent pas de boucler les fins de mois. « Ils sont face à un dilemme : payer le loyer ou manger », décrit Alain Raoul, directeur de la Fondation de l'Armée du salut.

Alors pour se nourrir, ces exclus, victimes de l'envolée des prix des denrées alimentaires, plongent leurs mains dans les conteneurs dans l'espoir de tomber sur un morceau de boeuf, des yaourts ou un paquet de gâteaux dont l'emballage est endommagé. Ce sont les mêmes qui, à la fin des marchés, remplissent leurs paniers de fruits et légumes abîmés laissés par les primeurs.

 Eux en arrivent là par nécessité, pas par choix, à la différence des « freegans » (terme né de la contraction de l'anglais free, gratuit, et vegan, végétalien) qui récupèrent les invendus par militantisme, histoire de dénoncer la société de consommation et son gaspillage.

"Casse-toi, salaud de pauvre!" 

Un nouveau COUAC pour Sarközy!

Un vote en forme de camouflet : hier à l'Assemblée, le projet de loi sur les OGM, texte phare du gouvernement suite au Grenelle de l'environnement, a été rejeté à une voix près. Une fausse manoeuvre de l'UMP, un cafouillage de plus pour la majorité.

Coup de théâtre à l'Assemblée ! Le rejet hier par les députés du projet de loi sur les OGM (organismes génétiquement modifiés) est certes une victoire surprise de la gauche et des associations écolos, qui n'osaient espérer tant. Mais c'est surtout un incroyable couac pour la majorité, un camouflet pour le gouvernement et... un nouveau motif de colère pour Nicolas Sarközy.

Au bout d'un an à l'Elysée, le président a décidément de plus en plus de mal à tenir ses troupes.

Le coup est rude. 
En principe, la séance d'hier aurait dû être une pure formalité. L'UMP ayant l'écrasant avantage du nombre, ce projet phare de Jean-Louis Borloo, première mise en musique du "Grenelle de l'environnement", devait théoriquement passer haut la main.

 Mais voilà, sur ce dossier qui touche à l'avenir de notre agriculture, de nos labels et au contenu de nos assiettes, la discipline partisane a cédé le pas aux doutes. Ainsi bien des élus UMP, surtout parmi ceux des milieux ruraux, se sont inquiétés des risques liés à ces cultures. Passions encore exacerbées quand, toujours au sein de la majorité, certains ont laissé entendre que leurs collègues étaient manipulés par les lobbys des producteurs de semences (firme Monsanto). Enfin, le trouble est apparu éclatant au moment de l'« affaire NKM ». La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, taxant de « lâcheté » son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et le patron des députés UMP Jean-François Copé au motif qu'ils n'en faisaient pas assez pour soutenir le texte controversé. Résultat de ces cafouillages : le vote d'hier, par lequel la majorité perd d'une seule voix.

Si la gauche a fait le plein des présents hier dans l'Hémicycle, la droite en revanche a très mal manoeuvré... et a pâti de l'abstention de deux des siens (un UMP et un Nouveau Centre). Pour Sarközy, le coup est rude. Lui qui venait de rappeler sévèrement les siens à l'ordre et qui jurait que tout nouveau couac serait puni essuie un revers dont les socialistes et leurs alliés font des gorges chaudes. Le président a été lâché par les siens. Les sanctions ne vont pas tarder...

Le martyre d'un chat

Un homme  (pas de nom..) qui avait tué le chat de sa voisine en le plongeant dans de l'acide a été condamné à deux mois de prison ferme par la cour d'appel de Montpellier.

L'homme, âgé de 47 ans, père de deux enfants, était en bisbille depuis des années avec sa voisine dans le quartier de La Paillade à Montpellier. Le 14 octobre 2006, il avait attrapé le chat de celle-ci et l'avait tué en le plongeant dans sa baignoire emplie d'acide.



La propriétaire du chat avait entendu hurler l'animal puis perçu le bruit du jet d'un sac poubelle dans le jardin de l'immeuble, où elle avait découvert l'animal mort. «J'ai tué ton chat, je me suis régalé», lui avait ensuite lancé son voisin.

A l'audience devant la cour d'appel, l'auteur des faits a reconnu la vengeance mais nié les actes de tortures. Les experts vétérinaires ont en revanche conclu à la cruauté envers animal.

La cour d'appel, rendant son délibéré mardi, a confirmé la peine du tribunal correctionnel de Montpellier de 2007, soit deux mois de prison ferme. La Société protectrice des animaux s'était portée partie civile.

Quelle triste ordure, et père de deux gamins...

Le Parisien 14 mai 2008

LA HONTE DE LA FRANCE: 13 MAI 58

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A Marseille, manifestation sur le Vieux-Port, le 13 mai 2008
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à Marseille, 1500 personnes ont manifesté contre la trahison
13 mai 1958-13 mai 2008 : la honte de la France

À l’heure même où les medias, pour cacher Mai 58, ne cessent de nous ressortir du Mai 68 à en vomir, Mai 68, « révolution » de petits bourgeois boutonneux qui sont devenus, sans aucune honte, de grands bourgeois « de gauche » aux poches cousues d’or, investissant tous les postes de premier plan du monde de la finance, de la politique, ou du show-bizz (encore heureux qu’ils ne jouent pas au football !),

À l’heure où la collusion entre " patrons " et " clandestins " se dévoile au grand jour, là encore sans aucune honte, au mépris des lois françaises, à l’heure où exploiteurs et "exploités" (qui gagnent chez nous, en ne faisant rien, cent fois plus que ce qu’ils ne gagneraient chez eux en trimant comme des bêtes) signent un pacte sur le dos de ces crétins (ou de ces "sous-chiens ") de Gaulois,

À l’heure où ces anciens "colonisés " viennent cracher sur la France tout en réclamant à hauts cris d’y rester et même d’y être bien accueillis,

A l’heure où le Président de tous les Français ne cesse de se répandre en repentances dès que l’occasion de battre sa coulpe lui est offerte, lui qui prétendait en vouloir finir avec cette déplorable manie "chiraquienne".

A cette heure, qui n’est peut-être pas si tardive qu’on ne croit car rien n’est irréversible, malgré ce que peuvent penser les "porteurs de valises ", " progressistes " français, collabos de ceux qui ne laissaient aux Pieds-noirs qu’une alternative : " La valise ou le cercueil ",

il est bon de rappeler dans quelles conditions les Français d’Algérie ont été chassés par les parents de ces mêmes gens, qui n’avaient aucune légitimité à réclamer l’indépendance d’un pays qui ne leur appartenait pas. L’Algérie (qui, d’ailleurs, n’avait pas de nom) appartenait aux palmiers nains, aux chacals et aux Kabyles, eux-mêmes descendants des Européens du Nord qui s’y sont fixés avant même la première colonisation, romaine.

Ceux, peu nombreux, qui ont osé réclamer cette indépendance n’étaient pour la plupart que les rejetons de ces bandes armées arabes qui dévastaient le pays au 19e siècle, qui n’ont jamais voulu ni su mettre en valeur l’Algérie, se contentant d’en ruiner les pauvres ressources de l’époque et d’utiliser ses côtes pour écumer en pillards la Méditerranée et y faire butin d’esclaves chrétiens.

Ceux qui l’ont obtenue, cette indépendance, ne faisant rien pour la mériter, ni sur les champs de bataille ni sur les champs de culture, ont signé " les accords d’Évian " avec le gouvernement français félon de l’époque qui suivait les directives de De Gaulle, et se sont empressés de bafouer lesdits accords dès le lendemain de leur signature avec le silence approbateur de ce même De Gaulle, massacrant et torturant tout Français, Européen de souche ou musulman fidèle à la France , femme, enfant ou vieillard, qui passait à portée de leurs couteaux.

Puisqu’ils étaient si jaloux de leur indépendance au point d’exterminer tous ceux qui semblaient la contester ou la compromettre, pourquoi viennent-ils donc chez nous ? L’Algérie n’est-il pas un beau territoire, ne dispose-t-il pas d’un Etat souverain, aimable et généreux avec ses ressortissants, et riche d’un pétrole que tant de pays lui envient ?

Pourquoi venir dans un pays, la France , qu’ils haïssent tant ?

Pour rappeler quelques faits d’histoire et remettre quelques pendules à l’heure, rien de mieux que le "J’accuse " de Joseph Hattab-Pacha, ancien maire de la Casbah d’Alger, dernier Président du Conseil municipal d’Alger, document qui a été distribué lors de la manifestation organisé ce 13 mai 2008 à Marseille notamment par " Devoir de mémoire " et par les collectifs des disparus, pauvres êtres enlevés lors des manifestations  " de joie " de ces brigands lorsqu’ils ont obtenu leur " indépendance ", notamment le 5 juillet 1962 à Oran. Des milliers de Pieds-Noirs et de harkis ont ainsi disparu, la plupart morts sous les tortures (découpés en morceaux, pendus à des crocs de boucher ou ébouillantés, vivants), certains, enfants jeunes à l’époque, servent encore sans doute de nos jours d’esclaves sexuels dans quelque douar. (Lire le livre de Raphaël Delpard à ce sujet : Les oubliés de la guerre d’Algérie, qui donne le témoignage de ceux qui en ont retrouvé trace).

 

                                                                                  Dragon

Vient de paraître...

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Revue HYPERBOREE n°6 dirigée par Pierre-Emile Blairon
adresse postale:
BMB
  BP 50169
13795  Aix-en-Provence cedex 3.
 adresse courriel: pierre.blairon@wanadoo.fr
Sommaire
Éditorial

Le cauchemar

par Pierre-Émile Blairon                                                         3

 

DOSSIER : L’AGE DE FER

 

 

PREMIÈRE PARTIE

 

Les racines du désastre : guerres, manipulations,

catastrophes et complots

L’antitradition et ses agents

par Paul-Georges Sansonetti                                    5

 

Weishaupt : le fondateur des Illuminati

par Paul Catsaras                                                   12

 

 

Les jeux du cirque                                                 17

Rudolf Steiner et Aldous Huxley : deux visionnaires

par Olivier Martinez

 

Titanic et 11 septembre, deux mythes de la modernité

Pierre-Émile Blairon                                               18

 

2012, la fin de notre cycle ?

par Olivier Martinez                                               22

 

DEUXIÈME PARTIE

Le dernier bastion                                                 23

Adieu, vieille Europe ?                                          24

par Alain Cagnat

Origines

Ciel de Pierre, deuxième partie

Ciel de pierre et ciel nocturne

Jean Haudry                                                           37

 

Terroirs secrets

Provence secrète : Silvacane et Ganagobie

Un site archéologique méconnu : Tauroentum

par Gaëlle Mann                                                     45

Infos-archéo
par Damien Dulaz                                                   49
Lu, vu, entendu
Coups de coeur, coups de gueule de Maurice Rollet                                                 52
Nexus, Syti-net, Euro-Synergies par Isabelle Lascaud                                              53
Giono            de Pierre-Émile Blairon                                           54
Les runes et la Tradition primordiale     de Paul-Georges Sansonetti.                               
 56
Entre les fleuves

de Gaëlle Mann          58

LA CHINE ET LE DRAGON

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DUJIANGYAN, Chine (Reuters) - Au lendemain du séisme qui a dévasté le sud-ouest de la Chine, le bilan s'élève à plus de 13.000 morts et semble devoir s'alourdir fortement, près de 19.000 personnes étant ensevelies sous les décombres dans la seule ville de Mianyang.

Orages et difficultés de communication ont ralenti l'arrivée des secours dans les régions montagneuses situées autour de l'épicentre de ce séisme de 7,9 sur l'échelle de Richter, le plus dévastateur depuis une trentaine d'années.


Les médias chinois évoquent des scènes de dévastation près de l'épicentre, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Chengdu, chef-lieu du Sichuan, dans le comté de Wenchuan que des glissements de terrain ont rendu d'un accès difficile.

Des responsables ont annoncé mardi soir que la mort de 500 habitants était confirmée à Wenchuan, rapporte l'agence Chine nouvelle. Mais on s'attend à ce que les pertes augmentent là comme ailleurs.

Trente soldats de l'Armée de libération du peuple (ALP) ont atteint l'agglomération de Yingxiu (Wenchuan) et y ont secouru 300 habitants, indique l'agence. On n'a cependant retrouvé que 2.000 survivants dans cette ville de 12.000 habitants, selon He Biao, un responsable local cité par la télévision nationale.

"Ils entendaient des gens appeler à l'aide de sous les décombres, mais personne ne pouvait les aider car ce n'étaient pas des équipes professionnelles de secours", a-t-il poursuivi.

Environ 60.000 personnes sont portées disparues à Wenchuan.

"Ce dont nous avons le plus besoin, ce sont des médicaments. Il n'y a pas de médicaments, pas de médecins, et après si longtemps, aucune nourriture", a ajouté He.

18.645 PERSONNES ENSEVELIES À MIANYANG

A Mianzhu, au Sichuan, des secouristes ont dit que le bilan s'élevait actuellement à 3.000 morts. Environ 500 personnes en vie ont été dégagées de bâtiments effondrés. Des informations précédentes faisaient état de 10.000 personnes ensevelies sous les décombres à cet endroit.

Dans la ville de Mianyang, important bourg agricole, 18.645 autres personnes sont prisonnières des décombres, rapporte Chine nouvelle.

Dans les provinces autres que le Sichuang, plus de 320 décès dus au séisme ont été confirmés jusqu'ici.

Les recherches pour retrouver des survivants se sont transformées en course contre le temps et les intempéries.

Le Premier ministre Wen Jiabao, qui s'est rendu au Sichuan et a entrepris de coordonner les efforts, n'a pas caché son pessimisme. "La situation est pire que prévu et les sites des opérations de secours sont compliqués", a-t-il dit selon Chine nouvelle.

Les autorités ont aussi prévenu que de nouvelles répliques pourraient frapper la région et que des glissements de terrain pourraient ajouter à la tragédie.

Une réplique - l'une des 2.354 qui ont touché la ville au cours des dernières 24 heures - a ébranlé mardi après-midi Chengdu, entretenant l'inquiétude des habitants.

Plus de 50.000 soldats participent aux secours ou sont en route pour la région sinistrée. L'armée de l'air a annoncé que 6.500 militaires avaient été parachutés sur le comté du Wenchuan où la pluie et un épais brouillard avaient empêché des hélicoptères de l'armée d'atterrir.

Dujiangyan, à mi-chemin entre Chengdu et l'épicentre, est complètement dévastée, avec des bâtiments en ruines et des cadavres dans les rues.

AIDE INTERNATIONALE OFFERTE

Des secouristes ont travaillé toute la nuit, retirant des corps d'écoles détruites, de maisons, d'usines et d'hôpitaux démolis par le séisme, qui a secoué la Chine à partir du Sichuan et a été ressenti jusqu'à Bangkok ou Hanoï.

Environ 900 adolescents sont ensevelis sous une école de trois étages qui s'est effondrée à Dujiangyan.

Les autorités chinoises ont fait savoir qu'en milieu de journée (04h00 GMT) on ne signalait aucune victime étrangère.

C'est le séisme le plus puissant qu'ait connu la Chine depuis celui de Tanghsan, dans le nord-est du pays, où environ 300.000 personnes avaient trouvé la mort en 1976. A l'époque, contrairement à aujourd'hui, le Parti communiste chinois s'était employé à dissimuler l'étendue de la catastrophe.

L'indice boursier chinois a terminé en baisse mardi et les transactions concernant 66 entreprises ont été suspendues.

Pour autant, les analystes ne prévoient pas d'impact économique majeur de la catastrophe, même si elle risque d'entraîner des pénuries qui alimentent l'inflation, qui a déjà atteint son plus haut niveau depuis près de douze ans.

L'administration nationale des céréales a ordonné aux gouvernements locaux d'assurer un approvisionnement suffisant et la stabilité des prix des céréales et de l'huile de cuisine.

Des offres d'assistance sont venues du monde entier à trois mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin.

Les autorités olympiques chinoises ont assuré aux étrangers que le pays était sûr. Une minute de silence précédera chaque relais de la flamme olympique et les festivités seront plus discrètes.

(Le Monde 14 mai 2008)

01:24 Publié dans Blog | Tags : horreur en chine | Lien permanent | Commentaires (4)

L'affaire de Grasse: Tunis s'en mêle

Le parquet de Tunis a ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles un jeune Tunisien a trouvé la mort vendredi dans la ville française de Grasse (sud-est), a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Un juge d'instruction a adressé une convocation au père de la victime pour l'auditionner et envoyé une commission rogatoire aux autorités françaises, a-t-on ajouté de même source. 

 Ce jeune émigré tunisien identifié comme Abdelhakim Ajiimi, 22 ans, est décédé durant son transfert au commissariat de Grasse, après une rixe qui a éclaté lorsque l'homme s'est vu refuser de l'argent dans une agence du Crédit Agricole et a alors agressé le directeur de la banque.



Le père de la victime, cité par le quotidien Nice-Matin, a raconté samedi qu'un témoin -qui aurait filmé la scène- a vu le jeune homme littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police.

Le préfet du département des Alpes-Maritimes, Dominique Vian, a indiqué dans un communiqué que l'homme avait «été victime d'un malaise» et estimé qu'«aucun élément ne permettait actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires» de police.

Le corps d'Abdelakim Ajiimi doit être autopsié mardi à Nice et une enquête a été ouverte par l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer les causes du décès. Des associations tunisiennes, citées par la presse mardi, ont exprimé «leur consternation» et demandé que «toute la lumière soit faite sur le drame». (le Parisien 13 mai 2008)

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A quelques heures des premiers résultats de l'autopsie d'Abdelhakim Ajimi, le stress est palpable, mardi, dans les propos du policier William Ajuelos, délégué départemental du syndicat Unsa-police dans les Alpes-Maritimes: "On a hâte de savoir."

Selon certains témoins,
le jeune homme aurait été victime d'un "tabassage en règle" et dénoncent une bavure policière.

Le policier s'explique sur Le Post:

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Quelle est l'ambiance à Grasse?
"Du côté de la police, c'est un peu tendu, il faut bien le dire. On a hâte d'avoir les résultats de l'autopsie, là, on est dans le flou artistique. Cette histoire est assez traumatisante pour tout le monde. Il y a mort d'homme, un policier toujours hospitalisé,... On entend des choses de tous les côtés..."

En savez-vous plus sur l'interpellation?
"Je sais ce que mes collègues m'ont rapporté: l'individu était "non-maîtrisable", il a été assez violent avec le responsable de l'agence bancaire dans laquelle il voulait retirer de l'argent, mais n'a pas pu. Deux premiers policiers de la BAC sont arrivés. Ils m'ont dit que le jeune s'est rebellé, et a éjecté un collègue contre une vitrine, qui s'est brisée. C'est le policier qui a été blessé à l'épaule et est toujours à l'hôpital. Puis quatre autres policiers sont venus en renfort."

Le jeune homme a-t-il été menotté aux pieds et aux mains?
"Aux mains, oui. Aux pieds, pas sûr. Mais ça arrive, pour éviter aux policiers qu'ils ne se prennent des coups."

Vous étiez à la marche, dimanche?
"Oui. J'ai d'ailleurs trouvé certaines banderoles inadmissibles, comme celle qui disait "Policiers, assassins." Les policiers sont des professionnels, pas des assassins. Nous aussi nous avons droit à la présemption d'innocence."

Selon vous, la police est-elle responsable?
"Nous devons attendre les résultats de l'autopsie, et de l'enquête, qui est particulièrement fermée, car menée par la police des polices. De toute façon, avec l'autopsie, on ne peut pas tricher. Dès les résultats, on saura si la victime est morte d'un coup sur la tête ou d'un arrêt cardiaque. Mais on devra attendre un peu pour avoir les résultats des analyses toxicologiques."

Et si la police est responsable?
"Nous assumerons. La police n'est pas au-dessus des lois."

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Une information judiciaire va être ouverte" confie mardi au Post Sylvain Pont, un des avocats du père d'Abdelhakim Ajimi, mort samedi à Grasse après son interpellation. (le père a pris plusieurs avocats...)

Une information confirmée par une journaliste de Nice-Matin, Valérie Allasia, qui s'est entretenue avec le procureur de la République de Grasse Marc Désert.

Que dit l'autopsie?
"'Possibles signes asphyxiques, pathologie cardiaque, et pas d'écrasement de la trachée'", résume la journaliste au Post.

"L'autopsie n'a pas permis d'établir précisément les causes de la mort et des examens complémentaires concernant le coeur et les poumons seraient prévus. Je ne comprends pas pourquoi ça n'a pas déjà été fait", déclare quant à lui l'avocat Sylvain Pont.

Quoi d'autre?
"Une information judicaire contre X pour homicide involontaire est ouverte, et deux juges d'instruction vont être nommés" poursuit Valérie Allasia.

Comment est mort Abdelhakim Ajimi?
"Toujours selon le procureur, ce ne sont pas les coups portés qui ont causé la mort du jeune homme, mais les techniques d'immobilisation utilisées par les policiers, comme l'étranglement, ont peut-être joué un rôle", reprend la journaliste.

Le Post - 13 mai 2008



 

13/05/2008

Italie: bruits de botte contre l'immigration

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Le gouvernement italien de Silvio Berlusconi prépare un arsenal de mesures contre l'immigration clandestine, avec les Roumains en ligne de mire, mais sa marge de manoeuvre est limitée par l'obligation de respecter les normes de l'Union européenne.

Dans l'attente de l'annonce du dispositif par le nouveau gouvernement de droite, la presse a évoqué des pistes laissant entrevoir un sérieux tour de vis et s'est inquiétée de nouvelles tensions avec Bruxelles.

Après la nomination lundi soir de 37 secrétaires d'Etat et la désignation dans les jours qui viennent des vice-ministres, le premier Conseil des ministres, qui aura lieu la semaine prochaine à Naples (sud), devrait adopter le nouveau dispositif.

 

Création d'un délit d'immigration clandestine, prolongation de la durée de placement dans les centres de rétention, limitation des possibilités de regroupement familial par le biais notamment de tests ADN: autant de mesures qui ont d'ores et déjà suscité l'indignation des ONG.

"Tout cela ne peut qu'inquiéter ceux qui aident les immigrés fuyant leur pays en raison de la faim, de la guerre, ou du désespoir", a réagi dans le quotidien la Repubblica Mgr Vittorio Nozza, de l'organisation catholique Caritas.

Autre possibilité qui suscite la controverse: l'utilisation de vedettes de la Marine pour repousser en haute mer les embarcations transportant des clandestins vers les côtes italiennes.

Cela est "contraire aux normes internationales en vigueur", a averti le chef d'Etat-major des armées, le général Vincenzo Camporini, cité par l'agence Ansa.

Le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, issu du parti populiste et xénophobe de la Ligue du nord, veut en particulier limiter l'entrée des Roumains, à nouveau pointés du doigt après un fait divers mettant en cause une jeune Roumaine qui a tenté d'enlever un bébé ce week-end à Naples.

Le meurtre d'une Romaine par un Roumain d'origine tzigane à l'automne dernier avait déjà secoué l'opinion publique italienne.

La droite a axé sa campagne électorale sur la sécurité, "exploitant plusieurs affaires", notamment des viols, mettant en cause des ressortissants de Roumanie.

Le ministre des Affaires étrangères et ex-commissaire européen à la Justice Franco Frattini s'est voulu rassurant lundi: "Il est clair que l'Italie ne peut se soustraire unilatéralement aux règles européennes en la matière dont l'une est le traité de Schengen", a-t-il souligné.

"Les Roumains ne sont pas dans l'espace Schengen et donc lorsqu'on parle de lutte contre l'entrée illégale de citoyens comme les Roumains, la réponse est simple: appliquons les directives européennes qui existent et qui n'ont pas été entièrement transcrites dans la loi italienne", a-t-il expliqué.

Selon l'une de ces directives, les étrangers membres de l'UE qui n'ont pas de moyen de subsistance ou qui commettent un délit peuvent être expulsés.

Le gouvernement prévoirait ainsi, en se fondant sur une interprétation sévère de cette directive, d'expulser 90 jours après leur arrivée les étrangers ne disposant pas d'un revenu minimum d'origine légale, et d'un logement décent, une disposition qui viserait avant tout les tziganes de Roumanie.

Quelque 342.200 Roumains vivent en Italie, selon les chiffres officiels, mais Caritas les évalue à 556.000, un nombre en forte augmentation depuis l'entrée de la Roumanie dans l'UE en janvier 2007.

Alors que la droite fait l'amalgame entre immigration et criminalité, le dispositif contre les clandestins sera accompagné d'un volet pénal, durcissant les peines pour toute une série de délits (vol, violation de domicile, dommages aux biens, violences familiales et sexuelles...).

(Le Parisien 13 mai 2008)

 (Vincenzo Pinto - AFP/Archives)

Levez les yeux au ciel...

et découvrez les chemtrails....

http://www.chemtrails-france.com/qu_est_ce_que_c_est/inde...

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TERRA NOVA: que du beau linge cosmopolite!

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Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue de gauche ESPRIT et directeur éditorial de "Terra Nova"...

AFP.12 mai 08. Plus de cent intellectuels de gauche et de centre gauche ont lancé une fondation, Terra Nova, pour promouvoir "la rénovation de la "matrice idéologique de la gauche" avec des moyens très importants et l'ambition de rivaliser avec les meilleurs "think tanks" européens et américains.

"L'idée de base est que, si la gauche peine à produire des idées, c'est parce qu'il n'y a pas de lieu pour le faire", affirme le président de Terra Nova, Olivier Ferrand, 38 ans, proche de Dominique Strauss-Kahn et élu PS.

Selon un communiqué publié lundi, l'objet de Terra Nova consiste à "produire et diffuser des propositions de politiques publiques" progressistes, dans une démarche "fédératrice". "Nos travaux sont destinés à alimenter tous les courants, tous les leaders" de la gauche, insiste M. Ferrand. (des consultants pour politiciens de gauche)

Indépendante des partis politiques, Terra Nova est dotée d'un budget de 1 million d'euros, apporté à 80% par le mécénat d'entreprise. Parmi les mécènes figurent Microsoft et Publicis.

Les initiateurs du projet le présentent comme "une première en France", notamment de par "un réseau intellectuel unique par sa qualité, sa densité, son ouverture internationale".

Au sein de la direction, on relève les noms de l'économiste Eric Maurin, directeur scientifique de Terra Nova, et du rédacteur en chef de la revue Esprit, Marc-Olivier Padis, directeur éditorial.

Son conseil scientifique comprend, à l'international, les commissaires européens Peter Mandelson et Javier Solana, ou le mentor politique de Tony Blair, Anthony Giddens. Côté français se côtoient les économistes Philippe Aghion, Daniel Cohen ou Jean Pisani-Ferry, l'historien Jean-Pierre Azéma, la sociologue Dominique Méda, etc.

Parmi les représentants de la "société civile" figurent Denis Olivennes, PDG de la FNAC, Jean Peyrelevade (bayrouïste), Bernard Spitz, fondateur des Gracques (qui avaient appelé à une alliance Royal-Bayrou avant le 1er tour de la présidentielle de 2007), Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir, et quelques syndicalistes.

Terra Nova (site internet: www.tnova.fr) fera appel à un "cabinet d'experts" de 250 personnalités qualifiées. Sous le statut qu'elle sollicite de fondation reconnue d'utilité publique, elle "ambitionne de devenir l'équivalent français de Policy Network (Royaume-Uni)" ou encore "l'Institut Montaigne de gauche".

Ndb: Le patronyme de PADIS est introuvable sur les sites des noms de famille existant en France. Il s'agit vraisemblablement d'un nom "raccourci" d'origine turque: PADISHALAR... 

12/05/2008

Les armes sismiques

Déclaration de William Cohen, secrétaire d'Etat à la Défense américain en date du 2 avril 1997:


   Others [terrorists] are engaging even in an eco-type of terrorism whereby they can alter the climate, set off earthquakes, volcanoes remotely through the use of electromagnetic waves. So there are plenty of ingenious minds out there that are at work finding ways in which they can wreak terror upon other nations.It's real, and that's the reason why we have to intensify our[counterterrorism] efforts.

Secretary of Defense William Cohen at an April 1997 counterterrorism conference sponsored by former Senator Sam Nunn. Quoted from DoD News Briefing, Secretary of Defense William S. Cohen, Q&A at the Conference on Terrorism, Weapons of Mass Destruction, and U.S. Strategy, University of Georgia, Athens, Apr. 28, 1997.

Traduction :

   D'autres terroristes sont engagés dans un type d'action "écologique" où ils peuvent altérer le climat, déclencher des tremblements de terre, des éruptions volcaniques en utilisant des ondes électromagnétiques. Beaucoup d'esprits ingénieux travaillent actuellement pour imaginer des moyens de terroriser des nations entières. Tout ceci est réel et c'est la raison pour laquelle nous avons intentifiés nos efforts dans la guerre contre les terroristes.

Secrétaire à la Défense William Cohen, avril 1997. Conférence consacrée au contre-terrorisme organisée par le sénateur Sam Nunn. Propos rapportés au Département de la Défense (DoD). "Conférence sur le terrorisme. Armes de destruction massive et stratégie américaine. Université de géorgie, Athènes, 28 avril 1997.

On remarquera la mention des tremblements de terre et du déclenchement d'éruptions volcaniques. Cela peut paraître fou, mais finalement une cause minime, bien localisée, peut engendrer un cataclysme si celui-ci est prêt à se déclencher. Les tremblements de terre sont liés à des glissements de plaques, le long de failles...

Le projet HAARP

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Avec le "Haarp", l'armée américaine serait en train de rééditer, sous une forme plus économique et plus dangereuse encore, son projet "Star Wars" ou Guerre des étoiles. A une différence près : il s'agit cette fois d'une installation terrestre.

Plusieurs scientifiques et experts en armement ainsi que des députés du Parlement européen se montrent préoccupés, c'est un euphémisme, par le développement de ce projet. C'est pourquoi un expert en énergie, Gratan Healy, conseiller auprès des parlementaires, rassemble pour l'instant les pièces accusatoires de ce projet de fin du monde.

Magda Haalvoet, une eurodéputée belge, chef de file du groupe des Verts au Parlement européen est en charge du dossier. C'est elle qui doit donner une suite officielle aux demandes d'éclaircissement des membres de son groupe et qui fera en sorte que le Parlement fasse pression, via l'Otan, pour que les Etats-Unis répondent à toutes questions utiles, Magda Haalvoet est inquiète. Elle affirme même que ce type d'armement ("non lethal weaponery"), outre les conséquences écologiques désastreuses qu'il implique, "peut mettre en danger les libertés individuelles et la démocratie". Rien de moins.

Les initiales HAARP signifient en anglais "High-frequency Active Auroral Research" (recherches dans le domaine des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales.) De prime abord, derrière ces initiales un peu ésotériques, se cache un projet de 30 millions de dollars de coût annuel que l'armée américaine présente comme d'innocente recherches sur l'ionosphère. Les promoteurs du projet n'épargnent ni leur énergie, ni leurs dollars en campagnes de relations publiques et en publicité pour rassurer l'opinion américaine. Néanmoins, il est difficile de croire qu'il ne s'agit pas d'un projet à des fins militaires lorsque l'on sait que les vrais bailleurs de fond sont la Navy, l'Air Force et le Département de la Défense.

A quoi ressemble Haarp sur le terrain ? Il s'agit d'une vaste installation qui s'étend sur plusieurs hectares, à Gakona, une petite localité au nord-est d'Anchorage en Alaska. Le coin n'est pas si perdu que cela puisque l'installation jouxte les immenses réserves gazières et pétrolières appartenant à la société Arco, par ailleurs propriétaire des brevets technologiques composant Haarp et "financier-écran" de ces équipements.

En outre, Haarp est relié à l'un des ordinateurs les plus puissants de la planète à l'université d'Alaska dans le Butrovich building. Quant à son aspect physique, il s'agit somme toute d'un vaste périmètre plat et déboisé, planté de 48 antennes de 20 mètres de haut, reliées chacune à un émetteur d'un peu moins de 1 million de watts de puissance. A terme, le nombre d'antennes et la puissance des émetteurs sont appelés à se multiplier pour atteindre la puissance phénoménale de 1 milliard de watts émis par un réseau de 360 antennes. Les émetteurs sont alimentés en énergie par 6 turbines de 3.600 CV brûlant quelque 95 tonnes de diesel par jour. 

 

On notera ici que l'ensemble de l'installation est assez nocive pour l'environnement proche puisqu'elle émet plus de 7 tonnes de matières polluantes par jour.

 

   A quoi ça sert ?

Officiellement, les scientifiques qui travaillent sur cet émetteur radio veulent étudier l'ionosphère. Officieusement, Haarp va tirer parti de l'ionosphère pour en faire une arme à énergie. L'ionosphére est cette couche située au-dessus de la stratosphère, constituée de particules ionisées hautement chargées en énergie et qui démarre à une altitude moyenne de 48 km pour se terminer à 600 km de notre surface terrestre. Cette couche à haute densité énergétique est vitale pour notre planète car elle joue un rôle fondamental de bouclier, au même titre que la couche d'ozone. Elle nous protège des dégagements nocifs du soleil. L'ionosphère "capture" entre autres choses les particules chargées électriquement et nées des "vents et tempêtes" solaires et galactiques. On sait par ailleurs que les recherches menées depuis un siècle par une serie de scientifiques ont mis en évidence le fait que ce  "manteau énergétique" protégeant la terre pouvait, avec une technologie appropriée, devenir une arme stratégique de toute première importance.


Haarp se fonde sur les recherches de Bernard Eastlund, qui s'est lui-même inspiré des travaux de Nikola Tesla, un scientifique croate, inventeur de génie du début du siècle, à qui l'on doit le courant alternatif (combattu par Edison favorable au courant continu) et le courant triphasé... Tesla mit notamment au point un procédé permettant de transférer de hautes quantités d'énergie électrique sans l'apport de c,ble sur une distance de 42 km et il consacra une bonne partie de ses recherches à "l'énergie ionosphérique" et aux phénomènes électromagnétiques. Ses travaux furent financés, canalisés, puis censurés pour des raisons financières par le banquier JP Morgan et la société Westinghouse. (voir remarquable génie Nikola Tesla et comment mener une guerre biologique et psychologique)

Un peu moins d'un siècle plus tard, Bernard Eastlund n'a fait qu'adapter les premiers travaux de Tesla dans lemdomaine de l'énergie électromagnétique. Et c'est ainsi que ce chercheur déposa douze brevets, entre 1987 et 1994, qui constituent l'ossature du projet "Haarp" et de ses technologies dérivées en matière d'armements. Le vrai propriétaire et exploitant de ces brevets n'est plus Eastlund (qui a fini par être éjecté du projet pour des raisons obscures) mais bien la société Apti-Arco, un consortium pétrolier derrière lequel se profilent la Navy, l'Air Force et le Départment of Défense US. Depuis le dépôt des brevets Eastlund, toute la recherche dans le domaine de l'énergie électromagnétique, par exemple à des fins médicales, est bloquée. C'est donc un vaste champ hautement prometteur de la science et de la médecine qui a été ainsi monopolisé par des intérêts liés à l'armée américaine.

Comment cela fonctionne-il?

Toute la technologie contenue dans le projet "Haarp" revient, grosso modo, à pointer vers l'ionosphère un faisceau d'ondes (comme le ferait un émetteur radio) à hautes fréquences (HF) afin de voir ce qui s'y passe. Le bombardement d'une zone donnée de l'ionosphère avec ces HF a pour effet de créer un énorme miroir virtuel qui agit comme une antenne. Cette "antenne" virtuelle réémettra des fréquences extrêmement basses (ELF : extremely low frequency) vers la terre. pour employer une image, outre l'effet d'antenne virtuelle ainsi déployée dans le ciel, on crée une sorte de four micro-ondes géant dans un territoire donné de l'ionosphère. Malheur aux avions et aux missiles qui passeraient dans le ciel à ce moment-là. selon la puissance des émetteurs, on pourrait tout aussi bien affoler les systèmes de guidages électroniques, radars et autres appareils radio de ces missiles et aéronefs que de les griller.

Par ailleurs, grâce à l'antenne virtuelle constituée d'ondes ELF, on peut véritablement scanner la croûte terrestre à des profondeurs extrêmes pour en faire une sorte de radiographie. De la sorte, les militaires américains sont fiers d'affirmer que grâce à "Haarp", plus aucun pays ne pourra leur cacher l'implantation de bases secrètes souterraines abritant des armes nucléaires... Selon des études de spécialistes américains en armement, on pourra également communiquer avec les sous-marins en plongée profonde situés dans des coins reculés des océans, détecter puis détruire tout missile ou avion, même furtif, s'engageant dans l'espace aérien américain.

Le but ultime étant de générer un bouclier protecteur global capable de faire le tri entre les cibles ennemies, nucléaires ou conventionnelles, et de les "traiter" de la façon adéquate. Enfin "Haarp" a surtout pour but d'empêcher toutes les communications radio et satellites ennemies dans une zone précise. En plus, avec l'aboutissement de ce projet, les Américains pourront rendre leur propre système de communication quasiment inviolable. Voilà pour la version officielle.

Les buts occultes

Sur la base des travaux et brevets d'Eastlund, d'autres scientifiques, chercheurs, journalistes et militants écologistes se sont engagés dans un véritable jeu de détective avec l'armée américaine afin de déterminer d'autres aspects non avoués par l'Air Force et la Navy du projet "Haarp". Parmi ceux-ci, le Dr Rosalie Bertell, une scientifique de haut niveau qui, naguère, avait été désignée comme expert par l'administration Reagan pour étudier les effets du projet d'armement "Star Wars". Elle est aujourd'hui consultante pour le Parlement européen sur "Haarp". Ou encore le Dr Nick Begich, un écologiste convaincu et Jeanne Manning, une journaliste indépendante qui s'est spécialisée dans les recherches sur les énergies dites "non conventionnelles" qui sont coauteurs d'un livre "anti-Haarp" au titre évocateur : "Angel dont' play this Haarp", qui a fait grand bruit outre-Atlantique et qui révêle, sur la base de données sérieuses, les applications occultes du projet. Le fruit de leur enquête a été corroborée par d'autres scientifiques comme le Pr Zielinski, un physicien allemand spécialisé dans l'électrodynamique quantique ou le chimiste américain Richard Williams. La liste des détracteurs scientifiques de Haarp est innombrable.

 

Pensées contrôlées

Selon ces scientifiques, les militaires n'en sont qu'à la phase expérimentale de leurs travaux mais les résultats déjà enregistrés sont très prometteurs. Ainsi, grâce à l'injection de fortes quantités d'énergie dans l'ionosphère, on pourra influencer la météorologie pour provoquer des effets bénéfiques dans une région donnée... ou cauchemardesque dans une autre.

Comment? Tout simplement en modifiant la circulation des vents en haute atmosphère là o ils entrent en interaction avec l'ionosphère. On pourra également provoquer la libération soudaine d'une énorme quantité d'énergie en imitant par exemple le flash provoqué par une explosion nucléaire à haute altitude. Un type d'action militaire qui ne relève en rien de la science-fiction puisqu'elle a déjà été utilisée sur le terrain en 1991 au cours de la guerre du Golfe et de l'opération "Desert Storm". Selon le périodique militaire officiel Defence News (n°19 du 13 avril 1992), les Etats-Unis avaient déployé sur le champ de bataille une arme à impulsion électromagnétique (EMP Weapon).   Le but de cette arme est double: il permet, comme le fait une explosion nucléaire, d'empêcher toute forme de communication radio chez l'ennemi et a un effet redoutable en matière de guerre psychologique. On comprend mieux dans ce cas pourquoi des dizaines de milliers de soldats irakiens se sont rendus sans combattre. Autre application de la technologie "Haarp" : transmettre sans l'apport d'un cable électrique de fortes quantités d'énergie d'un point à l'autre. Utile, par exemple, pour ravitailler à distance les batteries électriques d'un sous-marin.

Mais il reste un domaine d'application, encore plus effrayant dont les militaires américains pourraient tirer parti grâce au projet "Haarp". Vu le passif de l'Air Force et surtout de la CIA en matière d'expérimentations chimiques et bactériologiques, il est concevable que les militaires n'aient pu résister à la tentation de faire de Haarp une arme polyvalente. On se souviendra en effet des terribles expériences secrètes réalisées sur de pauvres soldats conscrits qui consistaient à leur injecter d'énormes quantités de drogues pour modifier leur comportement. Ou encore les expériences pour influencer les activités cérébrales avec des ondes : dès 1952, le Dr Jose Delgado, professeur à Yale, avait découvert que l'on pouvait affecter le comportement émotionnel et la façon de penser d'un individu par l'utilisation de certaines fréquences et certaines ondes.

Le Dr Nick Begich, coauteur de l'ouvrage "Angels dont' play this Haarp," maintenant traduit en français titré "Les anges ne jouent pas de cette HAARP" chez Louise Courteau Éditrice, n'hésite pas à affirmer qu'un des buts du projet Haarp est de mettre sur pied une telle arme "il est douteux que les organisateurs du projet Haarp n'aient jamais discuté de ce type de recherches. Selon mes sources, tous ceux qui sont impliqués dans le projet sont en fait aux première étapes de développement de ce genre d'application". des scientifiques comme Delgado ou encore le Dr Robert Becker ont réussi à démontrer que des ondes de types ELF identiques à celles utilisées par Haarp, couplées avec l'emploi de courant alternatif, génèrent des fréquences "où la plupart des fonctions cérébrales profondes de l'être humain peuvent être manipulées de l'éxtérieur avec des résultats très tangibles". Certaines ondes peuvent en effet provoquer l'apparition dans le cerveau de substances neurochimiques qui génèrent, nous explique le Dr Begich, "un vaste arsenal de réponses et de comportements émotionnels ou intellectuels tels que des sentiments de peur, de dépression, de désir, d'amour, etc."

Ce type de technologie ne rebute absolument pas les stratèges du Pentagone, loin s'en faut. Pour preuve, on peut lire dans une revue à circulation interne (The revolution in military affairs - Stategic Studies Institute-US Army War College) qui n'est pas censée tomber entre des mains civiles la conception suivante: "Nos valeurs changent et la technologie s'ouvre sur de nouveaux horizons. Il y a peu, pendant la guerre froide, les opérations psychologiques et l'armement psychologique étaient encore primitifs. Alors que nous entrons de plain-pied dans l'ère de l'électronique et de la bioélectronique, il devient nécessaire de réévaluer les barrières morales et éthiques que nous avons posées en interdisant (toute technologie) pouvant manipuler l'esprit de nos ennemis tant à l'intérieur du pays qu'à un niveau international... Dès que cela sera possible, nous encouragerons des entreprises privées ou semi-privées à développer une technologie appropriée... Nous pouvons agir de même avec les nouveaux types d'armements comme les armes biologiques incapacitantes et les armes psycho-technologiques avancées..."

 

Bouclier global

L'utilisation des ondes et de leurs propriétés électromagnétiques est une arme terriblement efficace. Le Dr Rosalye Bertell affirme que les Américains expérimentent à l'insu de tous et surtout au mépris des conventions internationales ce genre d'armement depuis plus de quarante ans. Se sont succédé ainsi une série de projets : "Argus" (1958), "Starfish" (1962), "Solar Power Satellite" (1968 et 1978), "Space Shuttle Experiments" (1985), "Mighty Oaks" (1986) ou "Desert Storm" (1991), qui avaient tous pour but de jouer avec l'ionosphère ou avec certaines ondes pour différentes raisons : rupture des communications de l'ennemi, armes à plasma, etc.

"Haarp" est donc le dernier chapitre en date de ces projets. Les Américains auraient même l'intention de développer un véritable réseau de stations similaires à travers le globe afin de créer de la sorte un bouclier modulable total. Ainsi, il existe d'autres complexes de recherches sur l'ionosphère comme à Puerto Rico, en Norvège à Tromsoe, au Pérou à Jicamarca, en Russie (près de Moscou) ou encore à Nizhny Novgorod, en Ukraine ou dans le Tadjikistan...

Source : Telemoustique novembre 1997, Alain Gossens "

Le Magicien d'Oz

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Des tornades particulièrement puissantes ont balayé le centre et le sud-est des Etats-Unis

Au moins 21 personnes ont été tuées et de nombreuses personnes blessées samedi lorsque des tornades particulièrement puissantes ont balayé le centre et le sud-est des Etats-Unis, ont annoncé dimanche les autorités locales et les médias.

Les tornades, qui ont provoqué de sérieux dégâts matériels, ont fait 13 morts dans le Missouri (centre), 7 morts dans l'Oklahoma (sud), et 1 mort en Georgie (sud-est). Les chaînes américaines montraient dimanche matin des scènes impressionnantes de dévastations, avec des maisons entièrement détruites, des voitures retournées et des arbres arrachés.



«Il y a 13 morts confirmés», a indiqué à l'AFP Susie Stonner, porte-parole des services d'urgence du Missouri. Elle a ajouté que plusieurs personnes avaient été blessées, principalement dans le conté de Newton, mais que les autorités ne disposaient pas de bilan précis à l'heure actuelle, les gens étant répartis dans plusieurs hôpitaux ou hébergements de fortune. «Les opérations de recherche se poursuivent», a dit la porte-parole, qui a annoncé l'ouverture de trois abris pour les victimes.

Dans l'Oklahoma, plusieurs tornades se déplaçant entre 55 et 70 km/h ont fait au moins 7 morts à Picher dans le conté d'Ottawa, selon un communiqué rendu public dimanche par les autorités locales. Environ 150 blessés ont été enregistrés dans le nord-est et le sud-est de l'Etat, selon la même source.

«On dirait une zone de guerre», a déclaré Michelann Ooten, porte-parole des services d'urgence de l'Etat, citée par CNN. Les autorités locales rapportent également que des maisons, commerces et véhicules ont été détruits au sud de la ville, et que dans certains cas, «seules les fondations en béton ont subsisté». Les tornades ont également détruit des lignes électriques et des arbres, selon la même source, et quelque 6.000 personnes ont été privées d'electricité à la suite des intempéries.

D'autres tornades ont été signalées dans différentes parties de l'Etat, précise le communiqué, qui ajoute que la Croix rouge américaine a ouvert un abri dans la petite ville de Miami, à environ 15 kilomètres de Picher. Selon CNN, le gouverneur de l'Oklahoma Brad Henry a décrété dimanche l'état d'urgence et annoncé qu'il se rendrait dans les zones sinistrées. Le gouverneur du Missouri, où l'état d'urgence est également en vigueur selon Susie Stonner, devait également se rendre sur place dans la journée, a indiqué CNN.

Lisa Janak, porte-parole des services de secours de Géorgie a indiqué «qu'un décès avait été enregistré jusqu'à présent» dans l'Etat, ajoutant que la petite ville de Kite, où vivent quelques 1.000 habitants dans le centre de l'Etat, avait été rayée de la carte. «D'après les informations dont je dispose, elle a été complètement détruite», a-t-elle déclaré à l'AFP.

La chaîne CNN a indiqué de son côté que les autorités craignent que le bilan de la série de tornades de samedi ne s'alourdisse encore, en particulier dans le Missouri. Les services météorologiques annonçaient pour dimanche de violents orages et de possibles tornades dans le sud-est, en Géorgie, Caroline du Nord et Caroline du Sud.

En février, plus de cinquante tornades s'étaient abattues dans quatre Etats du sud des Etats-Unis (Tennessee, Arkansas, Kentucky et Alabama), faisant 55 morts, des centaines de blessés et d'importants dégâts. Un phénomène rarissime en hiver. Les services météorologiques nationaux ont enregistré 819 tornades depuis le début de l'année, alors qu'il y en a environ un millier par an habituellement.

Le réchauffement climatique: un pari entre scientifiques!

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"La banquise sort à cinq heures"... 
Lorsque les opinions sont irréconciliables, que les arguments s'épuisent et que chacun en vient à douter de la bonne foi de ses contradicteurs, il ne reste parfois qu'une seule solution pour sortir de la controverse : parier. Six climatologues - quatre Américains, un Allemand et un Britannique - ont lancé, jeudi 8 mai, un pari à plusieurs de leurs collègues de deux instituts de recherche allemands. Objet : la décennie à venir sera-t-elle plus ou moins chaude que celle écoulée ? Enjeu : 5 000 euros.

La controverse est récente. Le 1er mai, la revue Nature publiait des résultats étonnants. Selon des chercheurs de l'Institut Leibniz d'océanographie et de l'Institut Max-Planck de météorologie, respectivement basés à Kiel et à Hambourg, le réchauffement moyen de la planète va, dans les prochaines années, s'interrompre provisoirement sous l'effet de cycles naturels. Les décennies 2000-2010 et 2005-2015 devraient même, selon eux, être légèrement plus froides que 1994-2004. En particulier en Europe et en Amérique du Nord. "Nous ne disons pas que le changement climatique anthropique sera moins grave que prévu, précise Mojib Latif, coauteur de ces travaux. Nous disons qu'une oscillation naturelle du climat se superposera momentanément à la tendance au réchauffement."

M. Latif et ses coauteurs ont procédé à une analyse rétrospective des variations de la température de surface des océans. A partir de ces variations enregistrées sur les cinquante dernières années environ, ils ont déduit les oscillations naturelles de ces acteurs importants du climat que sont les courants marins. En projetant leurs résultats sur la décennie à venir, ils concluent à une atténuation du réchauffement au cours des prochaines années.

(Source: Le Monde 12 mai 2008)

17:51 Publié dans Blog | Tags : écologie | Lien permanent | Commentaires (14)

Puissant séisme au centre de la Chine

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Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter s'est produit, lundi 12 mai, à 14 h 28, heure locale (8 h 28, heure de Paris), dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest de la Chine), rapporte l'institut américain de veille géologique, l'USGS. Selon cette source, l'épicentre du séisme a été localisé à 93 km au nord-ouest de Chengdu, la capitale du Sichuan, à une profondeur de 10 km.
Selon l'agence Chine nouvelle, le séisme a fait entre 3 000 et 5 000 morts dans le seul district de Beichuan, situé à 160 km au nord de Chengdu. Il y aurait aussi plus de 10 000 blessés. Le bilan pourrait être encore plus lourd. Le premier ministre chinois Wen Jiabao a qualifié le séisme de "désastre"  et appelé la population "au calme et au courage", dans une interview à la télévision chinoise. Les autorités ont rapidement annoncé l'envoi de militaires pour aider aux opérations de secours. "Le président Hu Jintao a ordonné de déployer tous les efforts pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre", a souligné Chine nouvelle.

 

SECOUSSE RESSENTIE À BANGKOK

Les effondrements d'immeubles sont à l'origine d'un nombre élevé de victimes. Près de 900 étudiants ont par ailleurs été ensevelis sous des décombres dans un lycée de la ville de Dujiangyan, également dans le Sichuan. Des centaines de personnes sont ensevelies à Shifang, au nord de Chengdu, où plusieurs écoles, usines et dortoirs se sont écroulés.

La secousse a été ressentie à Pékin et Shanghaï, où des bâtiments gouvernementaux ont été ébranlés, jusque sur l'île de Taïwan, ainsi que dans la capitale thaïlandaise, Bangkok, située à 3 300 km de l'épicentre. Là bas, des immeubles ont tremblé plusieurs minutes après la secousse.

Dans le quartier d'affaires de Pékin, de nombreux immeubles ont été évacués sans qu'on signale toutefois de dégâts dans l'immédiat. Le métro n'a pas été affecté. Dans la province du Yunnan, voisine du Sichuan, des bâtiments se sont effondrés, a indiqué l'agence gouvernementale, sans donner d'éventuel bilan de victimes.

L'agence météorologique japonaise signale ne pas avoir émis d'alerte au tsunami. A Bruxelles, la Commission européenne s'est dite "prête à apporter son assistance en cas de besoin".

(Le Monde 12 mai 2008)

Au moins 8.600 morts, des milliers de blessés et de bâtiments détruits, des routes impraticables... Le bilan déjà effrayant du violent séisme qui a frappé lundi la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, n'est que provisoire et laisse présager du pire. Dans le seul district de Beichuan, au Sichuan, à environ 90 kilomètres au nord-est de l'épicentre du séisme, Wenchuan, le gouvernement local, cité par Chine Nouvelle dénombre déjà entre 3.000 et 5.000 morts, jusqu'à 10.000 blessés et 80% des immeubles détruits. Et la zone la plus touchée était toujours inaccessible lundi soir, selon Chine nouvelle, citant les autorités locales qui craignent que le bilan des morts ne s'alourdisse encore.

Le tremblement de terre, d'une magnitude de 7,8, a d'ailleurs été ressenti jusqu'à 3.000 kilomètres, jusqu'en en Thaïlande et au Vietnam. Outre le Sichuan, ont aussi été touchées les provinces du Gansu (nord-ouest), où au moins 48 personnes ont été tuées, de Shaanxi (nord-ouest), au moins 61 morts, de Chongqing (sud-ouest), 50 morts, et du Yunnan (sud-ouest), un mort. A Pékin, à 1.500 km de l'épicentre, et Shanghaï, des bâtiments gouvernementaux ont été ébranlés et des dizaines de milliers de personnes évacuées de leurs bureaux.

850 élèves ensevelis, deux usines chimiques effondrées

Il n'y a plus de communication avec les villages dévastés. On apprend peu à peu l'étendue des dégâts, par l'agence Chine Nouvelle. 50 lycéens sont morts et près de 850 étaient lundi soir sous les décombres de leur établissement effondré à Dujiangyan, à 100 km de l'épicentre du séisme. Certains d'entre eux tentaient de se libérer eux-mêmes, tandis que d'autres appelaient à l'aide. A côté, un hôpital également effondré...

Toujours dans cette province, deux usines chimiques se sont également écroulées, à Shifang, au nord de Chengdu, ensevelissant des centaines d'employés et conduisant à l'évacuation de 6.000 riverains. L'accident a provoqué la fuite de 80 tonnes d'ammoniaque, selon Chine Nouvelle.

En revanche, pas de dégâts sur les installations des jeux Olympiques, s'est empressé d'indiquer le comité d'organisation, rappelant qu'elles sont "antisismiques jusqu'à un niveau assez élevé". L'énorme barrage hydroélectrique des Trois-Gorges sur le fleuve Yangze a lui aussi été épargné, selon la société chargée de son exploitation. L'aéroport international de Chengdu a été temporairement fermé. Selon la télévision nationale chinoise, les communications téléphoniques avec le Wenchuan sont coupées. La cotation de 45 entreprises
chinoises basées dans la province du
Sichuan et dans la ville de Chongqing, dévastées, ont été suspendues en bourse.

L'armée dépêchée sur place

Evoquant un "désastre", avant même de connaître l'ampleur exacte des dégâts, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé la population "au calme et au courage", dans une interview à la télévision chinoise. Il s'est d'ailleurs aussitôt rendu sur place. Dans la soirée, il a affirmé que la situation était plus grave que ce qui avait été estimé initialement. Le président Hu Jintao a ordonné une mobilisation maximale des secours : l'armée a été dépêchée pour "assister le gouvernement local du district de Wenchuan afin d'évaluer la situation et de l'aider dans les opérations de secours", a expliqué un officier de l'Armée populaire de libération (APL), membre du département des situations d'urgence. 

La Commission européenne a aussitôt affirmé "surveiller de près" la situation, se disant "prête à apporter son assistance en cas de besoin". Le président américain, George W. Bush, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et offert à la Chine l'aide des Etats-Unis.

Le dernier séisme en Chine remonte à 2006. 22 personnes étaient mortes dans le Yunnan, dans le sud-ouest. Le plus meurtrier remonte à 1976 : officiellement, 242.000 personnes avaient été tuées à l'est de Pékin, 700.000 selon des experts occidentaux.

(LCI.fr - 12 mai 2008)