Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 13

  • En disgrâce, Dati est privée de palace à Genève

    Les déconvenues se succèdent pour l'ancienne garde des Sceaux. Le 15 mars dernier, se rend à Genève pour une conférence devant les membres d’une association d’expatriés proche de l’UMP. A sa descente d', mauvaise nouvelle : on lui apprend que le secrétariat de l’UMP à refuse de prendre en charge la réservation de sa chambre à l’hôtel Mandarin Oriental, un palace qui longe le Rhône.

    Trop cher, lui dit-on. Cette nouvelle mésaventure, c'est le quotidien suisse «La Tribune de Genève» qui l'a rendue publique jeudi.

     L’UMP a préféré lui réserver une chambre au NH Hôtel, un établissement proche de l’aéroport international, bien coté mais «nettement moins glamour. «Ce quatre étoiles (le Madarin Oriental en possède cinq, ndrl) est situé en bord de route et près d’un terrain vague qui sert de parking au centre commercial voisin. Ce n’est pas un hôtel étape pour V. I. P., mais plutôt pour V. R. P. (représentant de commerce), explique le journal suisse. Le prix de la chambre est de 200  francs suisses (140 euros) au lieu de 500  francs suisses (350 euros)» au minimum.

    Sa voiture ministérielle enlevée la veille

    La veille, jour du premier tour des régionales, la maire du VIIe arrondissement parisien avait été privée de sa voiture ministérielle, de son chauffeur et des trois officiers de sécurité qui se relayaient autour d'elle pour sa protection. Selon «Le Canard enchaîné», Nicolas Sarkozy aurait été fâché d'entendre son ancienne porte-parole de campagne et ministre de la Justice s'exprimer sur France 2.

    Une chambre partagée avec son attachée parlementaire

    Nouveau signe de sa nouvelle disgrâce que ce changement d'hôtel à Genève ? Comble de cruauté, à 23 h 30, lorsqu’elle arrive à son hôtel, la réceptionniste ne trouve pas la réservation. «Rachida Dati est au bord des larmes. Finalement, on découvre qu’une chambre double a bien été réservée, mais au nom de son attachée parlementaire. Il semble qu’elle ait dû se résigner à faire chambre commune», rapporte «La Tribune de Genève».

    Le secrétariat de l’UMP confirme la réservation dans cet hôtel «très pratique», mais conteste le caractère punitif de cette décision. Le journal poursuit : «Quant à la chambre double, l’UMP rejette toute responsabilité. Visiblement, l’hôtel était plein ce soir-là. A Paris, il y aurait bien deux bordereaux de réservation, l’un au nom de Rachida Dati, l’autre au nom de son attachée parlementaire».

    Le Parisien - 8 avril 2010

     

  • Un soldat français tué en Afghanistan

    Afghanistan légionnaire tué 8 4 10.jpg
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Le légionnaire, qui appartenait au 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi, a trouvé la mort alors qu'il participait à une mission d'appui des troupes afghanes dans le nord-est du pays.

    Un légionnaire appartenant au 2e régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi (Haute-Corse) a été tué jeudi en Afghanistan alors qu'il participait à une mission d'appui des troupes afghanes, a annoncé dans la soirée l'Elysée.

    Le soldat français, qui participait à une mission dans le sud de la vallée de Tagab, au nord-est de Kaboul, a été grièvement blessé par balle au cours d'un échanges de tirs avec des insurgés et est décédé à son arrivée à l'hôpital militaire français de Kaboul où il avait été transporté par hélicoptère.

     

    41 français tués depuis 2001

     

    Dans un communiqué, Nicolas Sarközy a rendu hommage à ce militaire qui «a payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan» et présenté ses condoléances à sa famille.

    Le chef de l'État a également réaffirmé «son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes» et exprimé «la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité» déployée sur le territoire afghan.

    Cette attaque porte à 41 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis 2001. Quelque 3.500 soldats français sont pour l'heure stationnés dans ce pays.

     

    Le Figaro - 8 avril 2010

  • Violences à l'école: Chatel sort son arsenal - Mesures désespérées pour masquer le véritable problème...

    Chatel Luc.jpg
    Luc Chatel ce matin à la Sorbonne

    La lutte contre les violences en milieu scolaire va passer par le renforcement de la formation des enseignants, de la sécurité pour les établissements difficiles et par une réforme du dispositif de sanctions, a annoncé jeudi le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.

       Des décisions jugées par des représentants du monde éducatif "en décalage", avec les deux jours de débats des "états généraux de la sécurité à l'école", décidés par le ministre après plusieurs incidents graves en début d'année dans le Val-de-Marne, dont la mort d'un lycéen.

     

    D'abord, M. Chatel n'a pas pu faire l'impasse sur les demandes de formation des personnels, qui ont été le leitmotiv de ces "états généraux" convoqués à la Sorbonne.

     

    A l'avenir, les étudiants préparant les concours d'enseignants auront en master "une formation spécifique à la gestion des conflits" et chaque professeur recruté suivra lors de sa première année d'exercice un "module de tenue de classe". "L'ensemble des personnels" des établissements les plus exposés auront aussi de la formation continue, a détaillé le ministre, sans précision d'horaires.

     

    Les annonces dans ce domaine étaient d'autant plus attendues que l'actuelle réforme de la formation, dite "masterisation", est presque unanimement dénoncée par le monde éducatif comme affaiblissant la pédagogie et l'alternance.

    "Le métier d'enseignant, cela s'apprend" et "il n'y a pas à opposer transmission des savoirs et pédagogie", a d'ailleurs martelé Eric Debarbieux, président du conseil scientifique de préparation et suivi des états généraux.

    Comme 10% des établissements concentrent la moitié des violences, des efforts sont concentrés sur les académies les plus exposées.

    Les effectifs des "équipes mobiles de sécurité" (équipes mixtes composées de personnels éducatifs, policiers et gendarmes) vont y être doublés et des expérimentations seront faites dans une centaine d'établissements dès la rentrée 2010, pour permettre aux chefs d'établissements de choisir leurs équipes et faciliter les innovations pédagogiques.

     M. Chatel a aussi décidé de réformer les procédures de sanctions, avec un recours moins systématique aux exclusions, la tenue du conseil de discipline à l'extérieur de l'établissement scolaire et une "motivation écrite" pour chaque sanction disciplinaire.

    Le dispositif statistique de mesure des violences va devenir trimestriel et inclure une "enquête de victimation" fondée sur les déclarations des victimes.

    Enfin, M. Chatel a annoncé une "conférence nationale", très attendue par le monde éducatif, sur les rythmes scolaires.

    Hormis ce dernier point, représentants d'organisations enseignantes, lycéennes ou de parents ont, dans un même élan, jugé les choix ministériels "en décalage" avec les débats.

    Il s'agit d'un "rendez-vous raté", a dit la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, les décisions n'étant "pas à la hauteur" des propositions faites, a renchéri Thierry Cadart pour le Sgen-CFDT.

    Les deux journées de débats ont été un "réquisitoire" contre la politique éducative menée depuis 2007 par le gouvernement, ont estimé Christian Chevalier pour le SE-Unsa et Antoine Evennou, président de l'organisation lycéenne UNL, politique dont M. Chatel ne s'est pas encore assez démarqué à leur goût.

     La pierre d'achoppement restant sans conteste la réforme de la formation, dont la fédération de parents d'élèves FCPE a réclamé "l'abandon".

    Choix salué, en revanche, celui d'un "suivi" de ces états généraux et d'un "bilan d'étape", selon le ministre "dans six mois".

    AFP - 8 avril 2010

  • Xynthia: 250.000 € d'indemnisation en moyenne pour les maisons qui seront démolies

    PARIS (AP) — Les propriétaires des 1.510 maisons qui doivent être détruites après le passage de la tempête Xynthia recevront en moyenne 250.000 euros d'indemnisation, a-t-on appris jeudi auprès de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).

    La "zone noire", où les constructions doivent être démolies, inclut 915 logements en Vendée et 595 en Charente-Maritime.

    L'Etat va acquérir ces maisons soit à l'amiable soit par expropriation puis il procédera aux démolitions.

    Si la maison a été endommagée par Xynthia fin février, "l'assurance prendra en charge le montant des dégâts causés par la tempête et le fonds Barnier prendra en charge le solde de l'indemnisation", expliquait-on à la FFSA.

    Si la maison n'a pas été endommagée mais doit être détruite parce qu'elle se trouve dans une zone à risques, "l'assurance ne jouera pas, seul le fonds Barnier sera compétent et donc indemnisera", précisait-on de même source.

    Le montant de 250.000 euros "n'est qu'une moyenne", insistait-on à la FFSA.

    Le fonds de prévention des risques naturels majeurs (dit Fonds Barnier) a été créé en 1995 pour financer l'expropriation de biens exposés à certains risques naturels menaçant gravement des vies humaines. Il est principalement alimenté par une part des primes pour la couverture du risque de catastrophes naturelles figurant dans les contrats d'assurances. AP

    Le Nouvel Obs - 8 avril 2010

  • Les sinistrés de Xynthia entre colère et incompréhension

    Xynthia colère incompréhension.jpg
    A La Faute-sur-Mer le 7 avril  (Cliquez sur la photo)

    Des propriétaires des 915 maisons vouées à la destruction à L'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer (Vendée) ont laissé éclater leur colère et leur incompréhension jeudi.

    Plus de 1.500 logements seront détruits en Vendée et en Charente-Maritime dans les zones ravagées fin février par la tempête Xynthia.

    Les habitants des communes vendéennes parmi les plus touchées ont été fixés sur leur sort lors de réunions publiques où ont été dévoilées les cartes des zones inconstructibles.

    A La Faute-sur-Mer, où 29 personnes ont péri, la réunion s'est vite transformée en tribunal populaire, où les sinistrés ont réclamé avec véhémence des comptes au préfet Jean-Jacques Brot, nommé 13 jours avant la catastrophe, et au maire René Marratier.

    "Je ne peux pas supporter que vous m'accusiez de la responsabilité de ce drame", a répondu Jean-Jacques Brot à une habitante qui dénonçait la responsabilité de l'Etat dans l'attribution des permis de construire litigieux.

    Un patron d'auto-école, qui a perdu ses parents dans les inondations, a alors lancé : "Pour un excès de vitesse de 53 km/h, on se retrouve au tribunal". "Là, il y a eu 29 morts et un millier de maisons rasées, et il n'y aurait pas de responsable ? Je ne peux l'accepter".

    "Nous ne sommes pas devant un tribunal, je ne suis pas procureur de la République, ce n'est pas le lieu pour pointer des responsabilités", a répliqué le préfet de Vendée.

    Des sinistrés du camping municipal s'en sont pris au maire, qui leur a facturé 900 euros l'évacuation des mobile homes inondés alors qu'elle devait se faire aux frais de la commune.

    "GROS SUR LA PATATE"

    "C'est indécent : on a tout perdu, et en plus on nous réclame de l'argent", fulmine Serge Frideloux, 69 ans, un retraité habitué du camping municipal depuis vingt-huit ans.

    Plus tôt dans la matinée, la réunion de L'Aiguillon-sur-Mer avait déjà été l'occasion pour les propriétaires appelés à quitter leurs maisons sinistrées d'exprimer leur colère.

    "On ne va pas accepter de partir comme ça", a déclaré Jean-Pierre Denys, propriétaire d'une résidence secondaire sur la Pointe de l'Aiguillon appelée à disparaître, inondée de seulement "25 cm d'eau" la nuit de la catastrophe.

    "On va faire appel à la justice et on va signer des pétitions, pour que notre bon droit soit respecté", a dit cet agent de stationnement de 55 ans, à la sortie du gymnase où se tenait la réunion publique de L'Aiguillon-sur-Mer.

    Pour cet homme qui "en a gros sur la patate", il faut d'abord "renforcer la digue et installer des protections plus hautes, comme aux Pays-Bas".

    Contre toute attente, certains alignements de maisons n'ont en effet pas été classés en "zone noire", contrairement à ceux d'en face appelés à être détruits dans la même rue.

    Alors que les premiers se trouvent à hauteur de la digue qui protège la commune des crues de l'estuaire du Lay, les secondes se trouvent un à deux mètres en contrebas.

    La carte a été établie selon plusieurs critères (hauteur d'eau constatée, topographie des lieux, possibilité de se protéger? ) "pas seulement liés à la tempête Xynthia", a insisté le préfet Jean-Jacques Brot.

    PREMIERS RACHATS CET ÉTÉ

    "Ce sont des critères justes, fiables et objectifs. Ils ne sont pas liés à un principe de précaution exacerbé, mais à une question de bon sens et de prudence", a-t-il dit.

    Une "cellule d'accompagnement et de suivi" va être mise en place dès vendredi dans les deux communes sinistrées, a promis le préfet.

    L'Etat se propose de racheter à l'amiable 915 maisons à La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, selon les prix du terrain et des bâtiments constatés avant le passage de la tempête Xynthia. A défaut, des procédures d'expropriation seront intentées à l'encontre de leurs propriétaires en justice.

    Les premiers rachats pourraient avoir lieu cet été, et les premières destructions de maisons en septembre. Les terrains sinistrés seront rendus à l'état naturel ou retrouveront "une vocation touristique ou agricole" selon le préfet de Vendée.

    Le relogement des habitants se fera "au cas par cas".

    "Nous tiendrons compte de leurs goûts et de leur attachement aux communes, pour les réinstaller au plus près de leurs intérêts matériels", a promis le préfet mercredi.

    Parmi les 915 maisons visées en Vendée, 674 se trouvent à La Faute-sur-Mer (582 résidences secondaires et 92 résidences principales). Sur les 241 maisons concernées dans la commune voisine de L'Aiguillon-sur-Mer, 216 sont des résidences secondaires et 25 des résidences principales.

     

    L'Express - 8 avril 2010

  • Immigration et excision

    Carte excision.jpg

    Toutes les femmes menacées d’excision vont-elles se réfugier en France ? C’est en tout cas ce qu’on peut craindre suite à la décision de la Cour nationale du droit d’asile, au sujet d’une mère sénégalaise vivant à Blois depuis 2005 avec ses deux filles.

    Sachant que cette odieuse mutilation sexuelle est pratiquée officiellement dans une bonne trentaine de pays, essentiellement africains, mais aussi en Asie du sud-est (Indonésie), cela représente une population d’au moins 600 millions d’habitants, et donc plusieurs dizaines de millions de candidates potentielles au titre de réfugiée !

    N’est-ce pas d’ailleurs Nicolas Sarkozy qui avait déclaré que la France avait vocation à recueillir toutes les femmes victimes de violences dans le monde entier ?

    Il serait plus approprié de lutter contre l’excision dont la pratique se développe en France comme dans d’autres pays européens, allant de pair avec une immigration massive de populations inassimilables. Mais sur ce phénomène inquiétant, le pouvoir préfère fermer les yeux. Surtout pas de vagues dans les « quartiers sensibles » !

    NPI - 8 avril 2010

  • Châteauroux: 14 tombes chrétiennes saccagées au cimetière de Cré

    cimetière de Châteauroux.jpg
    Samedi 3 avril, la Nouvelle République ne consacrait que quelques lignes à la dégradation de plusieurs tombes au cimetière de Cré à Châteauroux.  Le même jour, nous avions déploré sur notre site l'absence de réaction des élus et des “autorités morales” habituellement promptes à s'émouvoir du moindre “tag” sur une tombe musulmane (*).
    Après une nouvelle profanation découverte dimanche matin, la Nouvelle République consacre tout de même un article plus important sur l''évènement. Mais les élus locaux et nationaux comme les fameuses “autorités morales” restent toujours silencieux. Seul un maire-adjoint de Châteauroux chargé des cimetières a fait part de son indignation ! Il semblerait, comme d'habitude, que certaines profanations soient moins importantes que d'autres… Les Français de souche et chrétiens de surcroît ne font pas partie des “espèces protégées” !
    Voir aussi le site du FN 36.
    Front National de Loir-et-Cher - 7 avril 2010

  • Hamid Karzaï ne veut plus être la marionnette des Occidentaux

    Karzaï avec Obama.jpg

    La visite éclair d'Obama le 28 mars a pu contribuer à faire sortir de ses gonds le président afghan.

    De notre correspondante à New Delhi

    Pour Hamid Karzaï, trop, c'est trop. Des couleuvres, il en a avalé beaucoup depuis 2001. La dernière en date remonte au 28 mars. Ce jour-là, Barack Obama prévient son homologue afghan une heure seulement avant d'atterrir à Kaboul de son intention de s'inviter à dîner au Palais présidentiel. La nuit est tombée depuis longtemps. Certes, cela passe assez bien dans les coutumes locales : l'hospitalité des Pachtouns est légendaire. Il n'empêche. Obama, qui ne s'était jamais rendu en Afghanistan depuis son élection, y restera moins de six heures ; il ne consacrera que vingt-cinq minutes à Karzaï. Et encore, pour lui faire la morale.

    «Nous voulons continuer à faire des progrès en matière de bonne gouvernance, d'application de la loi, d'efforts anticorruption, toutes ces choses qui conduiront à construire un Afghanistan plus prospère, plus sûr, indépendant», lance le président américain au chef de l'État afghan. Karzaï lui répond poliment qu'il espère que «le partenariat avec les États-Unis contribuera à construire un Afghanistan stable, fort et pacifié qui pourra fonctionner par lui-même et aller de l'avant». Les termes «souveraineté de l'Afghanistan» ou encore «indépendance de son président» ne sont pas encore prononcés. La vengeance est un plat qui se mange froid. La visite surprise de Barack Obama a-t-elle contribué à faire sortir le président afghan de ses gonds, au point de déclencher la logorrhée des derniers jours ? Il aura fallu attendre mercredi pour que le Palais présidentiel à Kaboul s'efforce de calmer le jeu.

     

    Propos incendiaires

     

    Waheed Omar, le porte-parole de Karzaï, a démenti les informations rapportées par plusieurs députés afghans au cours du week-end, affirmant que le président s'était dit prêt à rejoindre les talibans si les Occidentaux continuaient de faire pression sur lui. Hamid Karzaï aurait tenu ces propos incendiaires durant une réunion à huis clos du Parlement. «Si les États-Unis continuent de me harceler publiquement pour que j'en fasse toujours plus pour mettre un terme à la corruption, au népotisme et à la fraude électorale, alors je pourrais bien rejoindre les rangs des talibans», aurait-il lancé. Expliquant dans la foulée, qu'après tout, «la différence entre résistance et rébellion était de l'épaisseur du trait».

    Démentir des propos rapportés par des tiers n'est pas très difficile. Faire oublier ceux prononcés devant un micro de la BBC, ou en présence du général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, est beaucoup plus délicat. Or, Karzaï l'a dit et répété, les fraudes massives qui ont entaché l'élection présidentielle en août dernier - et qu'il avait d'abord niées - sont le fait de «l'interférence étrangère».

     

    Négociations avec les talibans

     

    Au premier rang de cette ingérence, les Nations unies, les États-Unis et l'Union européenne, représentée par le Français Philippe Morillon. Pour faire bonne mesure, la présidence afghane a annoncé, mercredi, avoir «accepté la démission» des responsables de la Commission électorale afghane, accusée d'avoir favorisé la réélection de Karzaï. Surtout, les capitales occidentales soupçonnaient la Commission de se préparer à truquer les législatives qui doivent avoir lieu en septembre.

    Ce qu'il a le plus sur le cœur, c'est pourtant à Kandahar, la ville du Sud où les talibans continuent d'avoir une cote impressionnante, que le président afghan l'a dit. En bon chef pachtoun, et en présence du général McChrystal.

    S'adressant à 1 500 chefs tribaux à l'occasion d'une choura (assemblée traditionnelle), Karzaï a martelé : «La situation s'arrangera en Afghanistan quand son peuple sera persuadé que son président est indépendant, quand il croira que le gouvernement est indépendant et non pas une marionnette.» Et, l'heure de la revanche ayant sonné, il a poursuivi : «L'autre jour, j'ai dit à M. Obama que je ne pouvais pas remettre sur pied ce pays par la guerre. Cette situation dure depuis huit ans, nous voulons la paix et la sécurité. Je m'engage de toutes mes forces à ramener la paix dans ce pays.» McChrystal était assis sur l'estrade derrière Hamid Karzaï ; il n'est pas intervenu.

    Karzaï n'est sans doute ni fou ni toxicomane. Il est simplement afghan, comme le souligne l'analyste politique indien M. K. Bhadrakumar, ancien diplomate en Afghanistan. Selon lui, le président pratique «une diplomatie à l'afghane» qui dépasse largement l'Administration Obama. La pierre angulaire en est la réconciliation avec les talibans. Et elle vient d'être mise à mal par Washington et Islamabad. Depuis cinq ans, Karzaï ne cesse de tendre la main aux talibans, y compris à leur chef spirituel, mollah Omar. Des négociations étaient en cours. Or les États-Unis les auraient court-circuitées en «sous-traitant» au Pakistan le processus de réconciliation, persuadé que c'était là le meilleur moyen d'en finir avec le conflit afghan.

    Le Figaro - 8 avril 2010

  • Pédophilie: la grande douleur du Pape

    Le pape Benoît XVI éprouve "une grande douleur" à la suite des nombreux cas de pédophilie révélés ces derniers mois, a indiqué aujourd'hui son bras droit, le numéro deux du Vatican, le cardinal-secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone.

     "Les cas de pédophilie parmi les prêtres ont provoqué une grande douleur chez le pape", a déclaré Mgr Bertone, cité par les médias italiens, alors qu'il se trouve au Chili. "Le Saint Père a souffert beaucoup, comme nous les pasteurs, pour ces cas de prêtres infidèles à leur propre vocation et à leur propre mission", a ajouté le haut prélat.

    "L'Eglise catholique est une institution qui a une force intérieure et le charisme de Jésus Christ qui, en dépit de ces cas, continue de protéger et soutenir son Eglise", a conclu le cardinal italien.

    Le Figaro - 8 avril 2010

  • Yémen: les petites "fiancées de la mort"

    yemen-trop-jeune-mourir-L-1.jpg
    Petites filles au Yémen (Cliquez sur la photo)
    Une fillette yéménite de 13 ans est décédée d'une hémorragie due à une déchirure vaginale cinq jours après avoir été mariée de force, a annoncé aujourd'hui une organisation de défense des droits de l'homme à Sanaa. Le décès de l'adolescente intervient alors qu'un projet de loi fixant l'âge minimum du mariage pour les femmes à 17 ans suscite la controverse au Yémen, les organisations de femmes le soutenant alors que les islamistes et les conservateurs y sont opposés.

    Dans un communiqué, l'ONG Al-Chaqaeq a précisé que la fillette, Elham Mahdi al-Assi, originaire de la province de Hajja (nord-ouest de Sanaa), est décédée le 2 avril en raison "d'une hémorragie résultant d'une déchirure vaginale", selon le rapport du médecin légiste. Le mariage de la fillette avec un homme d'une trentaine d'années avait été célébré le 29 mars dans le cadre du "mariage d'échange", courant au Yémen, en vertu duquel les familles échangent les jeunes filles à marier, selon l'ONG.

    Conformément à ce type de mariage, la soeur de l'époux a été donnée en mariage à un homme de la famille de la mariée. Selon l'ONG, la fillette a été "victime de ceux qui se jouent de la vie des enfants au Yémen". Sa mort constitue "un exemple frappant de ce à quoi appellent les détracteurs de la loi fisant l'âge du mariage". Le mariage des petites filles est courant au Yémen, le plus pauvre des pays de la péninsule arabique et à forte structure tribale.

    Une loi fixant à 17 ans l'âge du mariage pour les filles et à 18 ans pour les garçons avait été votée l'an dernier. Mais des députés de plusieurs tendances politiques ont fait une demande au président du Parlement pour la réexaminer, ce qui empêche sa promulgation. En septembre, une fillette de 12 ans était décédée alors qu'elle mettait au monde son bébé, illustrant le cas des nombreuses "fiancées de la mort" mariées de force avant même d'être pubères.
    Le Figaro - 8 avril 2010

  • Carla Bruni: "les préoccupations de mon mari sont les Français et la France"

    Carla Bruni en bleu.jpg

    Après des jours d'embrouillamini autour de rumeurs concernant son couple, Carla Bruni-Sarkozy est montée en première ligne mercredi pour tenter de mettre fin à une affaire aux proportions "ridicules", affirmant qu'il n'y avait "aucun complot" et que tout cela était "insignifiant".

    Interrogée par Europe 1, l'épouse du président a tenu à déminer un autre volet de cette histoire, une sorte d'affaire dans l'affaire, concernant l'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, accusée par des proches du chef de l'Etat d'avoir alimenté les rumeurs sur la vie privée du couple Sarkozy.

    "L'accusation qui dirait que Rachida Dati a propagé ces rumeurs est une rumeur. Je n'y crois donc pas (...) elle reste tout à fait notre amie", a déclaré la première Dame de France.

    "Désormais, je ne croirai plus jamais aucune rumeur (...) les rumeurs sont fausses. Donc, je ne crois absolument pas à la rumeur selon laquelle Rachida Dati aurait elle-même créé ces rumeurs", a-t-elle certifié.

    Interrogée sur un éventuel coup de téléphone du président à Mme Dati, Mme Bruni Sarkozy a précisé que "peut-être, on l'a fait".

    "Je considère que nous ne sommes victimes d'aucun complot", a lancé l'épouse du président, s'inscrivant ainsi en faux contre les accusations lancées par des proches de son mari.

    "Il n'y a pas de complot, il n'y a pas de vengeance, ça ne nous concerne en rien et on a tourné la page depuis belle lurette!", a-t-elle assuré.

    "Je suis venue pour éviter qu'une affaire qui n'a aucune importance prenne des proportions que je trouve ridicules", a-t-elle insisté, ajoutant: "les préoccupations de mon mari, ce sont les Français et la France".

    Depuis quelques jours, cette histoire de rumeurs, rendue publique il y a un mois par un bloggeur hébergé par le site internet du Journal du Dimanche, et quasi oubliée depuis par la presse, avait pris un tour inattendu, commençant à empoisonner la vie politique, avec médias à l'affût, élus priés de réagir et spécialistes de la toile sollicités pour avis.

    L'affaire, abondamment commentée par la presse étrangère au contraire de la presse française, était remontée à la surface, ce week-end, à la faveur de déclarations, au Nouvelobs.com puis à Rue89, de Pierre Charon, l'un des conseillers politiques du président.

    Après avoir dénoncé "l'ignominie" des rumeurs, M. Charon avait ensuite évoqué "une espèce de complot organisé avec des mouvements financiers". "Il faut que la peur change de camp", avait-il dit dans une formule jugée menaçante par des journalistes du JDD. Il s'était félicité qu'une "procédure judiciaire" ait été lancée par ce journal.

    Avec ce même souci de déminer, Mme Bruni-Sarkozy a défendu M. Charon, ami de longue date du président, en affirmant qu'il avait parlé "avec l'emportement de l'amitié". "Pierre Charon a pris tout cela très à coeur (...) il a été comme un ami, il a voulu nous défendre".

    Dans le même état d'esprit, la première dame a démenti qu'il y ait une enquête de la police sur l'affaire. "C'est inimaginable de dire une chose pareille, a affirmé Mme Bruni-Sarkozy.

    Toutefois dans la soirée, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini a affirmé que ses services avaient enquêté en mars sur ces rumeurs, après saisine de l'"autorité de tutelle, le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard".

    "Mais nous n'avons pas été plus loin car dès la fin du mois de mars, la direction du Journal du Dimanche (JDD), sur le site duquel la rumeur avait été mise en ligne, a déposé plainte contre X. L'affaire est alors devenue judiciaire", a-t-il souligné.

    Le Point - 7 avril 2010

  • Lyon: l'Angolais sans-papiers en cours d'expulsion selon son avocat

    Angolais affiche.jpg
    Occupation de l'école et affiche - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Un sans-papiers angolais de 37 ans, Guilherme Hauka Azanga, pour lequel élus socialistes et associations se sont massivement mobilisés à Lyon, était mercredi soir "en cours de transfèrement en vue de son expulsion", a indiqué à l'AFP son avocat, Me Laurent Sabatier.

    L'avocat a précisé "tenir l'information des services de la Préfecture" à Lyon.

    La Préfecture du Rhône a confirmé mercredi dans la soirée à l'AFP que M. Hauka Azanga "avait quitté le CRA (Centre de rétention administratif) en milieu d'après-midi", sans préciser la destination du sans-papiers.

    Selon un communiqué de l'association Réseau éducation sans frontières (RESF), depuis mercredi "à 16H30, Guilherme ne répond plus au téléphone, il est probablement en cours d'expulsion. Il a été extrait du CRA à 15h50, et a sans doute été embarqué dans un avion qui a décollé de Bron à 17H10".

    RESF redoute que M. Hauka Azanga ne soit mis mercredi soir dans un avion d'Air France qui part "de Roissy pour Luanda à 22H05" et indique que "des parents d'élèves sont en route pour Roissy afin d'être au départ de l'avion".

    L'association indique également qu'à l'aéroport de Lyon-Bron, il y avait mercredi "une présence très forte et très inhabituelle de forces de police".

    Une manifestation de protestation contre cette expulsion a rassemblé plusieurs dizaines de personnes devant l'hôtel de ville de Lyon.

    Les manifestants se sont ensuite rendus en cortège devant la Préfecture, puis devant l'école maternelle Gilbert-Dru, dans le 7ème arrondissement de Lyon et proche du domicile de la famille de M. Hauka Azanga, qui devrait être occupée dans la nuit de mercredi à jeudi par des parents d'élèves opposés à l'expulsion de M. Hauka Azanga. L'école avait déjà été occupée à plusieurs reprises depuis le 31 mars.

     

    Le Point- 7 avril 2010

  • Le procès de Mgr Williamson est fixé au 16 avril

    Evêque Richard Williamson.jpg
    BERLIN, 27 jan 2010 (AFP)

    L’évêque catholique intégriste Richard Williamson sera jugé pour négationnisme le 16 avril en Allemagne, a annoncé mercredi un porte-parole du tribunal de Ratisbonne (sud).
    Une demande de comparution a été envoyée au domicile londonien de l’évêque britannique, mais il pourra se faire représenter par un avocat, a ajouté ce porte-parole.

    Mgr Williamson, membre de l’organisation catholique intégriste de la Fraternité Saint-Pie X, est jugé pour « incitation à la haine raciale » après avoir tenu à Ratisbonne des propos négationnistes qui avaient été diffusés à la télévision suédoise le 21 janvier 2009.
    Il avait dit croire « que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz ».

    A la suite de ses propos, le tribunal de Ratisbonne lui avait proposé de s’acquitter d’une amende de 12.000 euros dans le cadre d’une procédure simplifiée qui aurait clos l’affaire.
    Mgr Williamson, contestant le chef d’inculpation, a refusé de la payer et il fait donc l’objet d’un procès.

    Trois jours après l’émission, le pape Benoît XVI avait levé l’excommunication touchant quatre évêques de la Fraternité, dont le prélat britannique.
    L’affaire avait suscité un tollé dans le monde, et notamment en Allemagne, patrie du pape. La chancelière Angela Merkel avait fortement haussé le ton contre le Vatican, selon lequel le pape ignorait tout des propos négationnistes tenus par l’évêque Williamson avant de lever ces quatre excommunications.

    Williamson est l’un des responsables de la Fraternité Saint-Pie X, une organisation intégriste fondée en 1970 à Ecône en Suisse et présente dans 30 pays dont la France.

  • Communiqué de presse de Marine Le Pen

    Marine-Le-Pen-248x300 7 4.jpg
    Communiqué de Presse de Marine LE PEN,
    Vice-Présidente exécutive du Front National :

    Manifestement déstabilisé par la déroute de son camp et le retour du Front National dans les urnes, Nicolas Sarkozy a remis en marche la machine à enfumer les Français. Les mesures électoralistes se succèdent, au premier rang desquelles l’annonce de l’examen par l’Assemblée Nationale le 11 mai d’une résolution sur la burqa. Cette résolution, sans aucune conséquence sur notre ordre juridique, sera peut-être suivie du vote d’une loi d’interdiction de la burqa. Cette situation confuse appelle plusieurs remarques de la part du Front National.

    Une loi publicitaire

    S’il a lieu, ce que les atermoiements actuels de la majorité ne garantissent pas, le vote de cette loi ne répondra qu’à un seul objectif : continuer de mentir aux Français et de leur faire croire que Nicolas Sarkozy est volontariste. En réalité, dur dans le verbe, mais mou dans l’action, le Président confirme avec cette loi ce que nous dénonçons sans cesse : depuis le début du quinquennat, les lois publicitaires se succèdent sans que rien ne change pour les Français. Immigration massive, communautarisme, recul permanent de la laïcité, discrimination positive : la situation se dégrade sur tous les plans et les écrans de fumée du gouvernement ne parviennent plus à masquer la réalité. Pis pour Nicolas Sarkozy, les Français commencent à ouvrir les yeux et à comprendre ses basses manœuvres électoralistes.

    Stop aux déclarations d’intention, place à l’action

    La burqa aurait pu être bannie depuis des années du territoire français, par simple règlement de police, ainsi que le voile islamique lui-même et toutes les autres manifestations du communautarisme. Un tout petit peu de volonté politique aurait suffi à réduire en miettes les atteintes graves à nos principes républicains. A l’inverse, devant le laxisme de Nicolas Sarkozy, toutes les dérives sont encouragées, sans que jamais l’Etat ne s’interpose : horaires de piscine réservés aux femmes, rues privatisées pour la prière musulmane comme dans le 18ème arrondissement à Paris, porc banni des cantines, viande hallal imposée aux consommateurs, drapeaux étrangers arborés avec arrogance alors qu’on brûle les couleurs nationales dans nos villes.

    Au final, le Président s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs : face aux dérives communautaristes, Nicolas Sarkozy fait du Chirac, c’est-à-dire rien du tout. La seule différence tient dans l’hypocrisie qu’il met à faire croire qu’il agit. En plus d’être nu, le roi est menteur. Il est grand temps de se mettre au boulot ! Marine Le Pen, Vice-présidente du Front National, appelle ainsi Nicolas Sarkozy à prendre la mesure du malaise identitaire qui mine notre nation et à à cesser de manipuler les Français.

    Altermedia Info - 7 avril 2010

     

     

  • Deux jeunes devant la justice pour la mort d'un octogénaire

    Le procès de deux jeunes, mis en examen pour «vol avec violence ayant entraîné la mort» d'un octogénaire, décédé après avoir été molesté et dépouillé de sa pension en décembre 2008 à Tremblay-en- (Seine-Saint-Denis), s'est ouvert mercredi matin devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis.

    Les faits se sont produits sur la voie publique. La victime, un habitant de Tremblay-en- de 81 ans, s'était fait dérober le montant de sa retraite, 650 euros, qu'il venait de retirer d'une agence postale de sa ville comme il l'avait l'habitude de le faire chaque mois.Alors qu'il regagnait son domicile à pied, deux agresseurs l'avaient «agrippé par derrière au niveau du cou» puis avait extirpé l'argent de sa poche avant de prendre la fuite, selon le récit des policiers.

    Il meurt d'une cardiaque quelques heures après l'agression

    Le vieil homme était rentré chez lui, avait déjeuné et s'était reposé, avant d'être pris d'un malaise cardiaque quelques heures après l'agression.

    Les deux jeunes gens, âgés de 19 et 22 ans et semblant à peine sortis de l'adolescence, ont avoué le vol en garde à vue tout en se rejetant mutuellement la responsabilité de l'agression.

    Déjà auteurs de plusieurs vols avec violences, ils encourent la réclusion à perpétuité. Le procès devrait se tenir jusqu'à lundi.

    Le parisien- 7 avril 2010

  • Distribution massive de masques à gaz en Israël

    "Distribution massive de masques à gaz  à l'ensemble de la population israélienne", a indiqué mardi le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï.
    "Nous nous sommes équipés de millions de kits de protection contre la guerre bactériologique et chimique, et leur distribution massive à la population commence aujourd'hui", a déclaré M. Vilnaï à la radio de l'armée israélienne. "Chaque famille en Israël pourra recevoir à domicile ces kits et être informée de leur utilisation par des délégués de la Poste israélienne, moyennant 25 shekels (5 euros), ou les obtenir directement et gratuitement aux guichets des bureaux de poste", a précisé M. Vilnaï. "Cette distribution n'est pas liée à un risque précis actuel", a-t-il précisé.

    M. Vilnaï a ajouté que cette distribution faisait suite à une opération expérimentale le mois dernier auprès des 70.000 habitants d'Or Yéhouda, près de Tel-Aviv. Le gouvernement israélien a décidé le 5 janvier de doter tous les Israéliens de masques à gaz d'ici la fin 2013, soit environ 8 millions de personnes.

    Israël craint d'éventuelles attaques chimiques ou bactériologiques en provenance d'Iran ou de Syrie.

    Alliance - 7 avril 2010

     

     

  • Nucléaire: Ahmadinejad répond à Obama après ses propos contre l'Iran

    Ahmadinejad--469x239.jpg

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a menacé mercredi son homologue Barack Obama d’une réponse «fracassante» après la publication de la nouvelle doctrine nucléaire américaine. Le texte n’exclut pas l’utilisation de l’arme atomique contre l’Iran.

    La nouvelle doctrine nucléaire américaine inquiète le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. «J’espère que les déclarations publiées ne sont pas vraies», a-t-il dit avant de poursuivre: «Il (Obama) a menacé d’avoir recours à des armes nucléaires et chimiques contre les pays qui ne se soumettent pas aux Etats-Unis». Il s’exprimait dans le cadre d’un discours prononcé dans le nord-ouest du pays et retransmis en direct par la télévision d’Etat.

    Il s’est ensuite adressé au président américain Barack Obama: «Fais attention. Si tu marches sur les pas de (l’ex-président américain George W.) Bush, la réponse des nations sera aussi fracassante que celle donnée à Bush

    Dans le cadre de leur nouvelle doctrine nucléaire, dévoilée mardi, les Etats-Unis s’engagent à ne jamais utiliser l’arme atomique contre un adversaire qui ne la détient pas et qui respecte les règles du Traité de non prolifération nucléaire (TNP). L’Iran et la Corée du Nord font toutefois figure d’exception à la règle, a prévenu l’administration américaine. Selon les texte, l’arme atomique peut donc être utilisée contre ces deux pays, qui sont, selon le président Obama, «hors-normes».

  • Vladimir Poutine a rendu hommage aux victimes de Katyn - le massacre avait été attribué aux Nazis

    Katyn Poutine monument aux morts.jpg
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Le premier ministre russe a accueilli mercredi son homologue polonais à Katyn, près de la frontière biélorusse, où plusieurs milliers de Polonais ont été tués par la police politique de Staline en 1940.

    La commémoration avait valeur de symbole. Pour la première fois, un responsable russe a rendu hommage aux victimes du massacre perpétré dans la forêt de Katyn, à l'ouest de la Russie. Entre avril et mai 1940, 22.000 officiers polonais y avaient été tués d'une balle dans la nuque sur ordre de Staline. Pendant un demi-siècle, la propagande soviétique a rejeté la responsabilité de ce massacre sur l'Allemagne nazie. Il aura fallu attendre 1990 et Mikhaïl Gorbatchev pour que Moscou reconnaisse sa responsabilité.

    La présence de Vladimir Poutine aux côtés de son homologue polonais Donald Tusk a été perçue comme un geste de bonne volonté, qui s'inscrit dans le cadre d'une politique russe d'ouverture et de réconciliation avec les pays d'Europe de l'Est.

     

    «Le crime injustifiable du régime totalitaire en Russie»

     

    Arrivé sur place vers 13 heures (heure de Paris), le premier ministre russe a condamné «le crime injustifiable du régime totalitaire en Russie», tout en ajoutant que "c'est un mensonge que d'imputer ces crimes au peuple russe tout entier". Il n'a toutefois prononcé à aucun moment le mot de pardon, que certains attendaient de lui en Pologne, insistant sur la nécessité d'aller de l'avant dans les relations entre Polonais et Russes.

    Donald Tusk a quant à lui demandé à la Russie de rendre accessibles à la Pologne tous les documents concernant le massacre de Katyn commis, a-t-il souligné, par «la Russie soviétique». «Nous nous souviendrons toujours de ceux qui furent tués ici. C'est pourquoi chaque nom, chaque information, chaque témoignage est si important pour nous», a-t-il assuré.

    Le Figaro - 7 avril 2010

  • UE: pour l'intégration des Roms

    La Commission européenne a exhorté aujourd'hui les gouvernements européens à mettre fin aux discriminations envers les Roms et à utiliser les fonds communautaires pour faciliter leur intégration.


    "Les efforts en faveur de cette communauté doivent être menés du jardin d'enfants aux services de soins pour les personnes âgées en passant par l'enseignement ordinaire et l'emploi des adultes", a affirmé dans un communiqué le commissaire chargé de l'Emploi et de l'inclusion sociale, Lazlo Andor.



    Les Roms sont estimés à "environ 10 à 12 millions de personnes, soit la population de la Belgique ou de la Grèce", souligne la Commission.
    Leur intégration "relève de la responsabilité conjointe des Etats membres", précise-t-elle.



    Or "la situation de nombreux Roms d'Europe reste difficile, même si des progrès ont été réalisés au cours des deux dernières années", déplore l'exécutif bruxellois.
    Des procédures judiciaires sont toujours pendantes contre douze Etats de l'UE --Belgique, République Tchèque, Allemagne, Irlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Suède, Slovénie et Royaume Uni-- pour non transposition des lois européennes interdisant les discriminations fondées sur la race.

    Le Figaro - 7 avril 2010

     

     

  • Villiers-le-Bel: la justice relance l'enquête!

    Enquête relancée à Villiers-le-Bel.jpg

    La cour d'appel de Versailles a ordonné un supplément d'information, revenant sur le non-lieu prononcé en octobre à l'égard des policiers mis en cause dans la mort de deux adolescents.

    Rebondissement dans l'affaire de Villiers-le-Bel. La chambre d'instruction de la cour d'appel de Versailles a ordonné mercredi un supplément d'information pour réexaminer la responsabilité des policiers dans la collision entre leur voiture et une moto, qui avait tué deux jeunes en 2007. En octobre dernier, les quatre policiers impliqués avaient bénéficié en première instance d'une ordonnance de non-lieu. Mais les familles de deux adolescents tués avaient immédiatement fait appel.

    Ce supplément d'information pourrait aboutir à la mise en examen du conducteur du véhicule de police, a précisé Me Emmanuel Tordjman, avocat des familles des victimes, à l'issue de l'audience. Les policiers, qui avaient été placés sous le statut de témoin dans cette affaire, seront réentendus, selon l'autre avocat des familles des victimes, Me Jean-Pierre Mignard. Fait «rarissime» selon lui, l'enquête sera confiée à la chambre d'instruction de Versailles et non renvoyée au tribunal de Pontoise. qui avait jugé l'affaire en première instance.

     

    «Responsabilité évidente des policiers»

     

    Le tribunal de Pontoise avait suivi le 26 octobre dernier les réquisitions du parquet en ordonnant un non-lieu. Pourtant, «la responsabilité évidente selon nous des policiers ne pouvait être niée, quitte à arriver à une responsabilité partagée», estime Me Jean-Pierre Mignard. En effet, s'il est établi que les deux adolescents ne portaient pas de casque et roulaient au-dessus de la vitesse autorisée, l'enquête a montré que les policiers roulaient également plus vite qu'ils ne l'avaient d'abord déclaré.

    Les avocats des familles avaient d'ailleurs porté plainte pour «faux témoignage» en février dernier. Une démarche qui «vise à déterminer les circonstances exactes de l'accident, ce qui n'avait pas été possible durant l'information judiciaire», avaient-ils alors expliqué. Maintenant que la chambre d'instruction de Versailles a rendu sa décision, c'est celle de la procureur de Pontoise sur cette plainte qui est attendue.

    Alliance, second syndicat de gardiens de la paix, s'est «étonné» mercredi de la décision de Versailles «qui s'inscrit une nouvelle fois dans cette suspicion permanente à l'égard des policiers». Le syndicat «assure de son soutien le plus total tous les policiers concernés par cette affaire et qui avaient été mis hors de cause par la justice» et «reste serein sur les suites de ce supplément d'information». «C'est une très très bonne nouvelle, cela redonne espoir aux familles, aux associations et à la ville alors que nous avions perdu un peu confiance en la justice», s'est en revanche réjoui un porte-parole du collectif Respect Vérité Justice, constitué après les violences à Villiers-le-Bel.

     

    Le Figaro - 7 avril 2010