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  • Ukraine: des milliers de juifs viennent fêter le Nouvel An

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    Les pèlerins métamorphosent la ville d'Ouman, qui a vu s'inscrire quelques-unes des pages les plus sombres de l'histoire des juifs d'Europe orientale. 

    «Ici, c'est big shalom ! Cet endroit est unique au monde ! Quelle joie !». Pour la quatrième année consécutive, Moshe Ponte, Israélien né dans une famille de séfarades marocains, vient se mêler à l'immense foule des pèlerins juifs venus célébrer le Nouvel An. À l'appel du chofar, la trompette traditionnelle, près de 30 000 hommes envahissent les rues. «Shana tova ! Bonne année !», lance Moshe, tout sourire.

    Israël et ses querelles sont à des milliers de kilomètres. A Ouman, petite ville ukrainienne qui abrite le tombeau du rabbi Nahman de Breslev, mort il y a tout juste deux cens ans, toutes les différences s'affichent et se mélangent en une joyeuse transe. Des ultraorthodoxes aux longues papillotes, vêtus de redingotes noires et coiffés d'imposantes toques de fourrure, prient, chantent et dansent au côté de jeunes en jeans moulants, la kippa péniblement arrimée aux dreadlocks.

    Tous répondent à l'appel du rabbi Nahman, un des grands penseurs du hassidisme, mouvement religieux apparu au XVIIIe siècle qui constitue aujourd'hui l'un des piliers de l'orthodoxie juive. «Ceux qui viennent sur la tombe du rabbi pour Rosh ha-Shana, lisent les psaumes rituels et font acte de charité seront sauvés de l'enfer», explique Efi, débarqué de Tel-Aviv.

    Depuis cinq ans, à chaque Rosh ha-Shana, le jeune homme abandonne sa petite amie pour venir à Ouman. «Je suis complètement opposé aux codes rigoristes des orthodoxes, mais ici, curieusement, je les accepte», reconnaît Efi, en contemplant l'assemblée exclusivement masculine. Les quelques femmes qui ont fait le voyage se tiennent scrupuleusement à l'écart des festivités.

    Ben Hartman, jeune reporter du Jerusalem Post, n'en revient pas : «Je rentrais d'un voyage de presse à Kiev quand j'ai rencontré des pèlerins américains à l'aéroport. Ils m'ont invité à Ouman et, depuis, je suis là, je partage une chambre minuscule avec des hommes à qui je n'aurais jamais adressé la parole en d'autres circonstances. C'est une expérience unique. Ashkénazes, Séfarades, orthodoxes, laïcs, sionistes, antisionistes… Un tel rassemblement est inimaginable en Israël !»

     

     

    Une manne financière 

     

    «Si le rabbi rassemble autant de personnes différentes, c'est parce que son enseignement est basé sur la simplicité et la joie», explique Ashalom, 30 ans, un des rares hassidim à accepter de parler avec une femme. À l'ombre des saules pleureurs qui bordent le petit lac, il prie en toute quiétude avec son jeune fils, Malachie : «Pour moi, cette possibilité d'une relation heureuse avec Dieu a été une révélation. Je suis heureux que tous les Juifs, quels qu'ils soient, puissent vivre cela.»

    La ville s'en voit métamorphosée. Dans la rue Pouchkine, qui descend doucement vers la vaste synagogue flambant neuve et le tombeau du tsadik (saint), chaque entrée d'immeuble, chaque cour de maison, est investie par les pèlerins qui y installent, le temps d'une semaine, écoles rabbiniques, cantines casher et bains rituels 24 heures sur 24.

    Pour les habitants, ce pèlerinage est une manne financière. Un lit dans une chambrée de 12 personnes se monnaie jusqu'à 300 dollars par nuit. Les porteurs de valise peuvent empocher en 3 jours quelque 500 dollars, l'équivalent de deux mois de salaire. La Mairie se frotte les mains, et vient de signer un accord de jumelage avec la ville israélienne d'Ashkelon.

    Une reconquête fulgurante dans une ville qui a vu s'écrire quelques-unes des pages les plus sombres de l'histoire des Juifs d'Europe orientale. En 1728, quelques années avant la naissance de rabbi Nahman, entre 20 000 et 30 000 Juifs y ont été exterminés par les Cosaques. Deux siècles plus tard, des dizaines de milliers de Juifs, qui représentaient la moitié de la population de la ville avant la Seconde Guerre mondiale, ont péri sous les balles des Einzatsgruppen. La répression soviétique et l'émigration massive vers Israël ont achevé de décimer la communauté. «Malgré cela, la prophétie du rabbi se réalise. Chaque année, nous sommes plus nombreux !», exulte Moshe.

    Abreu, un homme d'affaires de Sao Paolo, découvre avec émotion le pays de son grand-père : «Pour beaucoup de Juifs, l'Europe de l'Est n'est qu'un vaste tombeau. Ils se contentent d'un aller-retour à Auschwitz. Ici, c'est différent. Enfin, nous pouvons nous réapproprier dans la joie ce que la Shoah a anéanti.»

    Le Figaro - 10/09/10

  • Viols en Thaïlande: 15 ans de prison pour un "touriste sexuel"

    Un sexagénaire adepte du tourisme sexuel a été condamné aujourd'hui par la cour d'assises de Paris à quinze ans de réclusion pour le viol en Thaïlande de plus d'une dizaine de fillettes, a-t-on appris de source judiciaire. De 15 à 17 ans avaient été requis contre Jean-Claude Chamoux, 61 ans, qui était jugé depuis lundi, à huis clos à la demande d'une partie civile.

    L'homme avait été surpris par la police thaïlandaise en août 2005 à Pattaya dans sa chambre d'hôtel, alors qu'il venait d'avoir des relations sexuelles avec une fillette de 8 ans. Il avait versé 20 euros à la mère de l'enfant en échange d'une relation avec sa fille. Le Français s'était alors enfui, laissant derrière lui un appareil photo rempli de clichés pornographiques le mettant en scène avec des fillettes. Il avait été arrêté quelques jours plus tard.

    Placé un temps en détention, il avait été libéré sous caution avec interdiction de quitter la Thaïlande. En octobre 2005, il était pourtant parvenu à quitter clandestinement le pays.
    Un an plus tard, en juin 2006, il avait été interpellé à Paris alors qu'il quittait son domicile du XVe arrondissement.

    Il était accusé d'avoir commis des violences sexuelles sur deux fillettes françaises de 3 et 4 ans et d'avoir violé ou agressé sexuellement dix petites thaïlandaises de 6 à 11 ans. Reconnaissant une partie des faits, il assurait avoir eu l'impression de n'avoir jamais "forcé le consentement" des enfants.

    Le Figaro - 10/09/10

  • Saint-Aignan: Hortefeux refuse de s'exprimer sur la mise en examen du gendarme

    Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, n'a pas voulu se prononcer sur l'éventuelle mise en examen du gendarme qui a tué un jeune gitan à Saint-Aignan  dans le Loiret en juillet dernier. La mort le 16 juillet de Luigi Duquenet, 23 ans, avait suscité la colère de gens du voyage qui avaient brûlé des voitures et brisé des vitrines dans le village de Saint-Aignan.

    La version du gendarme, qui invoque la légitime défense et reprise par les autorités, a été contestée par les différentes expertises, selon l'avocat de la famille Duquenet.
    Me Jean-Claude Guidicelli  a expliqué qu'un "tir latéral" avait provoqué la mort du jeune homme installé sur le siège passager du véhicule.

    "Si mise en examen il y a, dans ce cas comme dans tous les autres, c'est une procédure qui est relativement classique", a déclaré Brice Hortefeux sur RMC et BFM TV ce matin .  "Les éléments que j'ai m'indiquent un certain nombre de choses. J'ai vu les camarades de cette gendarmerie, j'ai entendu leur version mais il appartient à la justice de se prononcer", a ajouté le ministre de l'Intérieur.  "Quoi qu'il arrive, cela ne doit pas faire oublier la qualité du travail des gendarmes qui couvrent 95% du territoire", a-t-il ajouté.

    "Au départ, c'est un acte de délinquance", a rappelé le ministre. Un jeune homme de 17 ans se fait agresser à Saint-Aignan et un gendarme a demandé aux deux personnes de s'arrêter: "elles ont refusé, elles ont foncé et il y a un gendarme qui a tiré".  Les violences qui ont suivi - l'attaque de la gendarmerie, la destruction de commerces dans le village - étaient "totalement inacceptables", a-t-il insisté.

    Après ces incidents, Nicolas Sarkozy avait convoqué une réunion à l'Elysée sur les "gens du voyages" et les Roms. A l'issue de cette réunion, il a annoncé le démantèlement de 300 camps illégaux, et d'expulser plusieurs milliers de Roms.

    Le Figaro - 10/09/10

  • Un dirigeant de la Bundesbank, accusé de propos racistes, est obligé de démissionner

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    Thilo Sarrazin

    Thilo Sarrazin, membre social-démocrate du directoire de la Bundesbank (la banque centrale allemande, BUBA) controversé pour avoir tenu des propos jugés racistes dans un livre paru fin août a démissionné, a annoncé la banque jeudi 9 septembre. Il avait auparavant annoncé qu'il ferait appel de toute décision l'évinçant de ses fonctions, mais selon un communiqué de la banque, les deux parties ont décidé "d'un commun accord, de mettre un terme à leur coopération à la fin du mois".

    La BUBA, qui siège à Francfort (Ouest), explique avoir en conséquence "retiré la demande" d'éviction du directoire de M. Sarrazin qu'elle avait adressée la semaine dernière au président allemand, Christian Wulff, le seul à pouvoir démettre un membre du directoire de cette institution indépendante. "M. Sarrazin a demandé au président fédéral de le libérer de son mandat. Le directoire de la Bundesbank remercie M. Sarrazin pour le travail qu'il a fourni" au sein de l'institution, précise le communiqué.

    Dans son livre pamphlet intitulé Deutschland schafft sich ab ("L'Allemagne court à sa perte"), Thilo Sarrazin développe notamment une théorie sur un "gène juif" et juge que l'Allemagne "s'abrutit" sous le poids des immigrés musulmans et des Turcs qui "minent la société allemande et vivent aux crochets de l'Etat". "Si j'ai envie d'entendre l'appel à la prière du muezzin, je vais en Orient", y écrit-il notamment.

    UNE ÉPINE DANS LE PIED DU SPD

    Au sein du Parti social-démocrate (SPD) l'affaire Sarrazin a provoqué de nombreux désaccords et ses membres ont tergiversé quant à une éventuelle éviction de M. Sarrazin du parti. Des hésitations qui ont fait perdre deux points de popularité à la principale formation de l'opposition allemande, selon un sondage Forsa publié mercredi par le magazine Stern. Cette même enquête révèle cependant une hausse équivalente de la popularité des Verts, ce qui permet aux partis de centre gauche de conserver leur avance de dix points sur la coalition de centre droit d'Angela Merkel.

    Selon le directeur de l'institut Forsa, Manfred Güllner, de nombreux électeurs du SPD sont furieux de voir que le parti perd son temps à s'interroger sur une éventuelle expulsion de Sarrazin au lieu de se pencher sur les problèmes qui inquiètent la population. Selon une autre enquête Forsa, 50 % des électeurs du SPD sont contre l'expulsion de M. Sarrazin et 43 % pour.

    Le Monde - 09/09/10

  • Grand Orient: vote en faveur de l'initiation des femmes

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    Cordons de maîtres - (Cliquez sur la photo)

     

    M. Arcizet, 67 ans, médecin retraité, a été élu jeudi soir Grand Maître du GODF par les conseillers de l'Ordre (exécutif), à 18 voix contre 17.

    Par ailleurs, l'Assemblée, qui compte 1.200 représentants de loges a "voté un article qui dit qu'on ne peut plus refuser qui que ce soit dans l'obédience pour quelque discrimination que ce soit, y compris de sexe", a expliqué M. Arcizet, lors d'une conférence de presse.

    Cet article a été voté à une courte majorité "entre 51% et 52%", selon lui.

    "Là, on franchit un pas qui fait qu'on aura du mal à revenir en arrière", a-t-il ajouté, soulignant avoir lui-même "évolué" sur cette question qui agite les débats depuis plusieurs années au sein du GODF.

    Au convent de 2009, la mixité avait été refusée par 56% des 1.200 représentants des loges. Mais ce vote a été cassé pour des questions de forme et une commission d'experts a souligné peu après que la "masculinité" ne figurait pas dans les statuts du GODF.

    Par ailleurs, M. Arcizet s'est dit conscient d'avoir été élu "dans des conditions particulières", après le rejet du rapport moral de son prédécesseur, Pierre Lambicchi.

    "Le rapport moral, bilan du précédent Grand Maître, a été rejeté par un vote assez important (57%), ce qui est extraordinaire dans l'obédience", a dit M. Arcizet.

    Se disant "engagé socialement", le nouveau Grand Maître souhaite que les orientations du GODF "aillent vers un intérêt pour les questions sociétales": "sur ce point-là, je vais non pas me démarquer mais avoir une tonalité différente de ce qui était auparavant", a-t-il précisé.

    Le convent réunit chaque année les délégués des 1.200 loges du GODF, représentant 50.000 membres, pour élire le Grand maître ou le reconduire (trois mandats maximum) et discuter à huis clos des sujets en cours.

    AFP. 03/09/10

     

  • Affaire Duquenet: gendarme mis en examen et désinformation médiatique de l'AFP

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    Par Michel Chassier, conseiller régional FN du Loir-et-Cher et secrétaire départemental du FN 41

    Mairie de Couddes incendiée en juillet dernier. Un détail pour l’AFP !

    Une dépêche AFP du 9/09 à 12h58 nous informe que la mise en examen du gendarme de Saint-Aignan à l’origine du tir qui a coûté la vie au jeune fuyard Luigi Duquenet en juillet dernier devrait intervenir prochainement, selon le procureur de Blois, madame Dominique Puechmaille.

    Le texte entier de cette dépêche, que vous pouvez trouver sur le site du Figaro, est truffé d’erreurs et d’approximations. Ainsi, la mort du jeune est-elle située « dans le Cher ».  La dépêche laisse croire que cette mise en examen « contredit la thèse de la légitime défense soutenue par les autorités depuis la mort du jeune de 22 ans, recherché pour avoir volé 20 euros ». En réalité, il n’était pas recherché pour avoir volé 20 euros. N’importe quel journaliste de l’AFP sait très bien qu’un vol de 20 euros ne constitue même plus un délit, et mérite une simple main courante !

    Non, les deux fuyards étaient recherchés d’abord pour avoir braqué un jeune près d’un distributeur à Onzain, effectivement pour lui subtiliser 20 euros, mais il ne s’agit pas d’un simple vol comme tente de le faire croire un journaliste malhonnête ou incompétent (c’est au choix). La jeune victime de l’agression a pu prévenir la gendarmerie, dont une patrouille est arrivée sur les lieux alors que nos deux apprentis braqueurs s’apprêtaient à recommencer l’opération sur une vieille dame !

    À la vue des gendarmes, les deux jeunes délinquants n’ont pas hésité à foncer droit dessus avec leur voiture, et l’un des militaires n’a dû son salut qu’au réflexe de s’accrocher au capot, sur lequel il a été traîné sur 500 mètres, pendant que le conducteur donnait des coups de volant pour tenter de l’éjecter, au risque de le tuer. Il a pu heureusement sauter à la faveur d’un virage obligeant les voyous à ralentir.

    L’alerte ayant été donnée, les deux fuyards sont tombés sur un barrage de gendarmerie près de Saint Aignan, et une nouvelle fois ont tenté de le forcer. C’est à ce moment qu’un des gendarmes a ouvert le feu, tuant accidentellement le jeune Luigi Duquenet.

    La Mairie de Couddes incendiée par les émeutiers.

    La mairie de Couddes incendiée par les émeutiers.

    La désinformation de l’AFP continue lorsque la dépêche évoque les événements qui ont suivi, largement minimisés : « la mort du jeune gitan avait suscité la colère de sa communauté et plusieurs des siens ont ensuite mené une action spectaculaire dans le village de Saint-Aignan, avec quelques voitures brûlées, deux vitrines brisées et quatre arbres coupés ». L’AFP passe sous silence la mairie de Couddes incendiée ainsi que la salle des fêtes, les magasins pillés, les voitures brûlées à Blois et aux environs ainsi qu’à Onzain, deux bus urbains brûlés à Blois, etc… Une paille !

    Voilà la vérité, messieurs les journalistes de l’AFP.

    Nous redoutions hélas cette mise en examen, tant les autorités ont tout fait pour calmer la communauté « des gens du voyage ». C’est ainsi que plusieurs émeutiers ont pu bénéficier d’un « jugement d'apaisement » selon les propres termes de la Nouvelle République.

    Évidemment, les choses auraient été plus simples si c’était le gendarme qui avait été tué ! Il n’y aurait pas eu d’émeutes, et hormis sa famille et ses compagnons d’arme, tout le monde aurait déjà oublié.

    Cette mise en examen fragilise un peu plus les forces de l’ordre dans leur mission déjà difficile. On voit déjà des policiers qui sont obligés de se laisser caillasser sans riposter, sur ordre de leur hiérarchie et en vertu de lois et règlements complètement inadaptés à la situation. Au moment au Nicolas Sarkozy déclare la guerre à l’insécurité, il commence par désarmer ceux qui ont pour mission de la combattre. Comprenne qui pourra.

    Le Front National de Loir-et-Cher apporte son soutien au gendarme victime de cette justice à l’envers, ainsi qu’à ses collègues et à leurs familles.

    Source

    NPI - 10/09/10

  • VIDEO Des Roms expulsés franchissent volontairement la frontière franco-belge et font demi-tour quelques minutes après

    http://www.2424actu.fr/actualite-internationale/des-roms-quittent-la-france-deux-minutes-1376140

    AFP. 09/09/10

  • Encore une affaire Woerth?

    Eric Woerth, ministre du Budget, le 2 juin 2008.jpg

    Le ministre du Travail Eric Woerth est intervenu en 2009, lorsqu'il était ministre du Budget, en faveur du dégrèvement fiscal d'un casinotier impliqué dans les jeux d'argent en ligne, révèle dans son édition de vendredi Libération qui s'est procuré un courrier du  ministre.

    Jeudi soir, M. Woerth a "contesté totalement ces allégations".

    Cette lettre datée du 30 janvier 2009 - dont Libération ne publie pas de fac-similé - est adressée par M. Woerth (ministre du Budget de mars 2007 à mai 2010) à son mentor politique Jean-François Mancel, député de l'Oise, qui l'avait sollicité à propos du dossier de redressement fiscal de Pascal Pessiot, patron de la Société française des casinos (SFC).

    Dans ce courrier, M. Woerth écrit à M. Mancel qu'il a examiné, conformément à sa demande, la situation fiscale personnelle de M. Pessiot et qu'il préconise un dégrèvement, selon Libération.

    Pascal Pessiot, partisan de la libéralisation des jeux d'argent sur internet (effective depuis le 8 juin 2010) avait été condamné en mars 2007 à un an de prison avec sursis - avant d'être relaxé en mars 2009 - pour avoir participé à l'exploitation de sites illégaux de jeux en ligne via des entreprises situées à Belize et aux Bahamas, explique le quotidien.

    Dans sa lettre à M. Mancel, M. Woerth souligne que c'est "à juste titre que l'administration a entendu assujettir (M. Pessiot) à l'impôt en France sur la part des bénéfices sociaux devant lui revenir". "Cela étant, il m'a paru possible de reconsidérer les redressements litigieux. Les dégrèvements correspondants seront très prochainement prononcés", écrit le ministre du Budget de l'époque. "Je ne serai pas opposé à ce qu'un règlement transactionnel incluant une modération significative des pénalités soit envisagé", poursuit M. Woerth, selon des extraits du courrier.

    Dans un communiqué remis jeudi soir à l'AFP, le ministre du Travail "conteste totalement les allégations de Libération qui consiste à faire croire qu'il a accordé un traitement de faveur à un contribuable".

    "Le ministre rappelle  qu'il a été saisi, pendant sa fonction de ministre du Budget, de milliers de lettres principalement adressées par des parlementaires, de droite comme de gauche. Elles ont toutes suivi la même procédure: instruction par les services fiscaux pour avis, puis, le cas échéant, avis du comité du contentieux fiscal (composé de magistrats de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat, Ndlr) et décision du ministre".

    Fin juin, M. Woerth avait déjà assuré n'avoir "jamais déclenché de contrôle fiscal ni jamais empêché un contrôle fiscal".

    S'il n'est pas judiciairement mis en cause dans la tentaculaire affaire Bettencourt, M. Woerth est soupçonné de conflits d'intérêts entre ses anciennes fonctions de ministre du Budget, son ancien poste de trésorier de l'UMP, et l'embauche en 2007 de sa femme Florence par la société gérant la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt.

    AFP. 10/09/10

     

  • Affaire Bettencourt et escroquerie Madoff: Patrice de Maistre bientôt entendu dans l'enquête française

    VIDEO  http://www.2424actu.fr/actualite-economique/france-patrice-de-maistre-bientot-entendu-comme-temoin-dans-l-affaire-madoff-1376593

    Le gestionnaire de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, doit être entendu fin septembre comme témoin dans le cadre de l'enquête française sur la fraude imputée à l'américain Bernard Madoff, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

    Le juge d'instruction du pôle financier de Paris, Renaud van Ruymbeke, chargé de l'enquête française sur l'affaire Madoff, devrait entendre M. de Maistre, un des principaux protagonistes de l'affaire Bettencourt, sur ses liens présumés avec Bernard Madoff, selon cette source, confirmant une information du Parisien.

    "Cette audition n'est pas illogique", a-t-on commenté de même source.

    Le juge van Ruymbeke, chargé des quatre enquêtes judiciaires ouvertes en France sur la fraude Madoff, enquête notamment sur des placements réalisés par le fonds luxembourgeois Luxalpha auprès du financier américain.

    Luxalpha est un fonds d'investissement basé au Luxembourg qui a placé les sommes drainées auprès des épargnants européens dans les sociétés de Bernard Madoff.

    L'ouverture de cette information judiciaire faisait ainsi suite au dépôt d'une plainte en janvier 2009 par une Parisienne de 66 ans qui avait investi 540.000 euros dans le fonds Luxalpha de la banque suisse UBS. Liliane Bettencourt aurait pour sa part perdu environ 30 millions d'euros à cause la fraude mise en place par M. Madoff.

    Or, Luxalpha a été créé en 2001 pour remplacer un autre fonds, Oreades, qui appartenait aux sociétés Thétys et Gespral, détenues à 100% par la famille Bettencourt. La sicav Luxalpha a finalement été placée en liquidation depuis avril 2009.

    Dans un livre ("Madoff et moi", Flammarion) qui doit être publié le 15 septembre, un jeune Français ayant travaillé pour l'un des fonds Madoff à New York, Hugues Armand-Delille, affirme que "l'unique client qu'il a vu rencontrer l'illustre Madoff est un certain Patrice de Maistre, pour le compte de Liliane Bettencourt".

    AFP. 10/09/10

  • Pédophilie dans l'Eglise belge: des centaines de cas et 13 suicides

    Le rapport final de la "Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuels dans une relation pastorale", mise sur pied par l'Eglise mais dirigée par un pédopsychiatre indépendant, Peter Adriaenssens, indique qu'elle a reçu, entre janvier et juin 2010, 475 plaintes.

    "C'est le dossier Dutroux de l'Eglise", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Louvain le professeur Adriaenssens, comparant l'impact que devrait avoir son rapport sur la société belge avec le choc causé par la révélations des crimes du pédophile meurtrier Marc Dutroux au milieu des années 1990.

    Les témoignages recueillis révèlent 13 cas de suicide et six tentatives "en relation avec l'abus sexuel d'un prêtre".

    "On se rend compte qu'on était tout à fait mal informé et que l'on ne savait pas la gravité des choses et le fait que ces victimes étaient blessées à vie", a réagi l'évêque de Tournai (ouest), Guy Harpigny.

    "Certaines ont commis des suicides. C'est extrêmement grave. La mentalité est en train de changer et je crois que les autorités dans l'Eglise sont prêtes aussi à agir dans ce changement", a ajouté l'évêque, chargé de la question de la pédophilie au sein de l'Eglise belge.

    La plupart des témoignages concernent des faits commis des années 50 à la fin des années 80 par des ecclésiastiques, mais aussi des professeurs de religion ou des accompagnateurs de mouvements de jeunesse. Deux tiers des témoignages proviennent d'hommes, pour un tiers de femmes, en moyenne âgés de 50 à 60 ans aujourd'hui.

    Leur calvaire a commencé lorsqu'ils avaient en moyenne 12 ans. Pour certains, les faits ont débuté alors qu'ils n'étaient âgés que de deux ou cinq ans.

    Ce texte disponible sur le site www.commissionabus.be contient les témoignages anonymes, en français ou en néerlandais, de 124 "survivants d'abus sexuels", selon le terme utilisé par la commission.

    La commission a établi "qu'aucune congrégation n'échappe à l'abus sexuel de mineurs par un ou plusieurs de ses membres", disent les auteurs.

    Parmi les témoignages, souvent dramatiques, une femme abusée à l'âge de 17 ans par un prêtre explique avoir tenté de se confier à un évêque en 1983. Il a répondu: "Cessez de le regarder, il vous laissera tranquille", dit-elle.

    Un déluge de plaintes a déferlé sur la commission après la démission forcée le 23 avril de l'évêque de Bruges (nord-ouest), Roger Vangheluwe, qui a reconnu avoir abusé sexuellement de son neveu mineur entre 1973 et 1986, a expliqué le professeur Adriaenssens.

    "Les victimes attendent et méritent une Eglise courageuse qui ne craint pas d'être confrontée à sa vulnérabilité, de la reconnaître, de coopérer à la recherche de réponses équitables", estime-t-il.

    L'ancien primat de Belgique, le cardinal Godfried Danneels, a été accusé d'avoir tenté d'étouffer plusieurs de ces affaires pour protéger l'image de son institution.

    Mais l'enquête judiciaire entamée pour vérifier s'il y a eu dissimulation a subi un coup d'arrêt jeudi avec l'invalidation de perquisitions spectaculaires ménées le 24 juin au siège de l'Eglise belge, au domicile du cardinal Danneels et au sein de la commission Adriaenssens.

    L'Eglise doit présenter lundi prochain une nouvelle "initiative" pour poursuivre l'accompagnement des victimes de prêtres.

    AFP. 10/09/10

  • Mort de trois femmes piégées par la marée montante dans le Finistère

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    La marée montante, de coefficient 115, a fait déborder le fleuve qui traverse Lannion (Côtes d'Armor)

    (Cliquez sur les photos)

    Trois femmes qui pêchaient à pied à l'occasion des grandes marées dans la baie de Locquirec (Finistère nord), ont été retrouvées mortes hier après avoir été piégées par la marée montante, selon les pompiers et les gendarmes.

    Les victimes, âgées d'environ 70 ans, étaient parties ramasser des coquillages à l'occasion des grandes marées d'équinoxe dans l'embouchure du Douron, un endroit réputé pour son fort courant.

    Les pêcheuses, équipées de bottes, ont été surprises vers 16H30 par la montée des eaux, ont précisé les gendarmes.

    Leurs corps sans vie ont été récupérés par une vedette de la SNSM de Locquirec après qu'un témoin du drame, sur la côte, a alerté les pompiers, selon le Cross Corsen qui a coordonné les secours.

    Cinq personnes s'étaient trouvées en difficulté sur un banc de sable soumis à un violent courant de marée et deux d'entre-elles ont pu être secourues par des témoins, a raconté le président de la SNSM de Locquirec, Bernard Prié.

    Les corps des victimes qui étaient en cours d'identification hier, selon la gendarmerie, ont ensuite été déposés sur une plage voisine où le SAMU a tenté en vain de les ranimer, selon M. Prié.

    «L'endroit où elles se sont noyées est réputé pour être très dangereux lors des forts coefficients de marée. Il y a déjà eu des noyades au même endroit», a déclaré Joël Le Roc'h, médecin SNSM et ancien maire de Locquirec.

     

    Marée montante

     

    Les gens ont l'habitude de partir pour ramasser des coques au milieu de la baie. «Les victimes ont passé trop tard l'estuaire du Douron. A marée montante, on ne se rend pas compte du danger mais la rivière devient de plus en plus grosse et le courant s'accélère progressivement», a-t-il précisé.

    Un coefficient de marée de 115, un des plus importants de l'année, était prévu hier à 18h30 mais les conditions météo étaient clémentes, ont dit la préfecture maritime de l'Atlantique et le Cross Corsen.

    Les Affaires maritimes, qui contrôlent ce type de pêche de loisirs, rappellent qu'il est nécessaire de connaître la météo, les horaires de marée, et de prévenir des proches en leur donnant un horaire estimé de retour. Le plus grand coefficient de l'année est attendu aujourd'hui avec 116 pour la marée du matin et 114 pour celle du soir.

    Charente Libre - 09/09/10

     

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    Baie de Locquirec (Finistère)

  • François Coppée, académicien et poète des humbles (1842-1908)

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    L’épave
    (1880)

    Devant la mer, assis au seuil de leur maison,
    La veuve du marin et son jeune garçon
    Sont en grand deuil. Hélas ! l’équinoxe d’automne
    A fait d’affreux malheurs sur la côte bretonne ;
    Et c’est pourquoi, rêveurs devant le ciel du soir,
    Cette femme et son fils sont habillés de noir.
    Ah ! dans ce lac paisible où, sous la brise fraîche,
    Viennent de s’éloigner les fins bateaux de pêche
    Dont les voiles, là-bas, blanchissent dans le ciel,
    Nul ne reconnaîtrait cet Océan cruel
    Qui, l’an dernier, pendant la grande marée haute,
    En un jour, a broyé vingt barques sur la côte,
    Et, parmi tant de deuils dont le pays est plein,
    A navré cette femme et fait cet orphelin.
     
    Le ciel peut être pur, la mer peut être belle,
    La veuve du marin est sombre et se rappelle
    L’effroyable tempête où son homme a péri
     
    – C’est aussi de sa faute, à mon pauvre mari,
    Dit-elle en soupirant à son fils qui l’écoute,
    Il faut porter secours aux malheureux, sans doute,
    Et nul ne l’a plus fait que mon pauvre Mathieu.
    Mais affronter ainsi la mort, c’est tenter Dieu !…
    On n’avait jamais vu de pareille marée.
    Ton père était chez nous ; sa barque était rentrée ;
    Il disait, en mangeant sa soupe : Il faut qu’on soit
    Maudit pour être en mer par ce vent de noroit !
    Après dîner, Mathieu prend sa pipe et l’allume
    Et va fumer dehors, comme il avait coutume.
    Là, malgré le gros temps, ils étaient quelques-uns
    Qui regardaient sauter et mousser les embruns,
    Quand tout à coup, voilà que mon homme remarque,
    Du côté des rochers Saint-Hierre, un trois-mâts barque…
    Doux Jésus ! Ce ne fut pas long. En un clin d’oeil
    Le malheureux navire échoua sur l’écueil.
    – Un canot ! dit Mathieu… J’étais épouvantée ;
    Les autres lui montraient cette mer démontée
    Et la lame en fureur qui crachaient des galets.
    – Un canot ! répétait ton père. Sauvons-les !
    Un canot à la mer, ou nous sommes des lâches !
    Le mien, si vous voulez ; car aux plus rudes tâches
    Il est bon ; il ne craint ni le flot ni le vent,
    Et je l’ai baptisé d’un beau nom : En avant !…
    Ah! les hommes sont fous, mon Tiennot !… Ils partirent…
    Et tous ont péri, tous… A l’heure où se retirent
    Les vagues, tu m’as vue aller, tout cet hiver,
    Chaque jour, aussi loin que va la basse mer.
    Mais l’Océan qui meurt à mes pieds et les lave
    N’a jamais rejeté la plus petite épave,
    Pas plus du grand trois-mâts que du pauvre canot…

    (extrait)

  • VICTOR HUGO (1802-1885)

    A la France

    Personne pour toi. Tous sont d'accord. Celui-ci,
    Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci !
    Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre,
    Nommé Bancroft, t'outrage ; ici c'est un apôtre,
    Là c'est un soldat, là c'est un juge, un tribun,
    Un prêtre, l'un du Nord, l'autre du Sud ; pas un
    Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ;
    Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face.
    Hélas ! qu'as-tu donc fait aux nations ? Tu vins
    Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
    Joie et Paix ! - Tu criais : - Espérance ! Allégresse !
    Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
    L'Italie était grande ; elle doit l'être encor.
    Je le veux ! - Tu donnas à celle-ci ton or ;
    A celle-là ton sang, à toutes la lumière.
    Tu défendis le droit des hommes, coutumière
    De tous les dévoûments et de tous les devoirs.
    Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs,
    Les hommes sont rentrés pas à pas à l'étable,
    Rassasiés de toi, grande soeur redoutable,
    De toi qui protégeas, de toi qui combattis.
    Ah ! se montrer ingrats, c'est se prouver petits.
    N'importe ! pas un d'eux ne te connaît. Leur foule
    T'a huée, à cette heure où ta grandeur s'écroule,
    Riant de chaque coup de marteau qui tombait
    Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet.
    Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère
    Condamne à la rougeur de t'avouer pour mère.
    Tu ne peux pas mourir, c'est le regret qu'on a.
    Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ;
    L'aigle de l'ombre est là qui te mange le foie ;
    C'est à qui reniera la vaincue ; et la joie
    Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets,
    Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
    Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
    Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
    Je te proclame, toi que ronge le vautour,
    Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !

    (L'Année terrible - 1872)

  • VIDEO Big Brother pour les petits...

    http://videos.tf1.fr/infos/2010/une-creche-teste-le-bracelet-puce-pour-les-enfants-6063588.html

    Une crèche parisienne va expérimenter un système de surveillance électronique d'un nouveau genre. Les enfants seront munis de bracelets avec une puce. Une méthode qui ne plait pas à tout le monde.

    09/09/10

  • VIDEO Pourquoi les Roms veulent-ils revenir en France?

    http://www.youtube.com/watch?v=H9AWtNYmFNQ

    extrait du JT de 13h de TF1 (09/09/2010)

    09/09/06

  • Affaire Tapie: Christine Lagarde sommée de s'expliquer

    VIDEO http://www.2424actu.fr/actualite-economique/un-cheque-de-210-millions-d-euros-pour-tapie-1365375

    La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a nié avoir accordé quelque privilège fiscal à Bernard Tapie, alors qu'elle est sommée de s'expliquer sur le montant reversé par l'Etat à l'homme d'affaires dans le dossier Adidas, plus élevé qu'annoncé.

    Bernard Tapie, ex-ministre de la Ville dans le gouvernement socialiste de Pierre Bérégovoy au début des années 1990, "a et il continuera à faire l'objet d'un traitement fiscal de droit commun sans exception, sans privilège", a assuré jeudi Mme Lagarde.

    Elle a toutefois refusé de confirmer le montant de 210 millions d'euros évoqué par la presse et la commission des Finances de l'Assemblée nationale qui lui a demandé des comptes, invoquant le "secret fiscal".

    Le Canard enchaîné a relancé la polémique en affirmant mercredi que M. Tapie devrait empocher 210 millions de l'Etat et non entre 20 et 50 millions comme l'avait assuré Mme Lagarde en 2008.

    "C'est à pleurer", a commenté le centriste François Bayrou, qui s'était insurgé en 2008 contre la décision d'indemniser M. Tapie. "Révoltant", "scandale d'Etat", a aussi dénoncé le député UMP villepiniste François Goulard. Benoît Hamon, porte-parole des socialistes s'en tenait à relever "un mensonge" de plus du gouvernement.

    A l'époque, l'opposition s'étaient élevée contre le recours à un tribunal arbitral très controversé qui avait donné raison, en juillet 2008, à Bernard Tapie contre le Crédit Lyonnais dans la vente d'Adidas en 1993, après une quinzaine d'années de procédures.

    L'Etat avait donc été condamné à lui verser 285 millions d'euros d'indemnités (400 millions avec les intérêts). Au centre de la critique, Mme Lagarde avait alors assuré que M. Tapie ne percevrait en fait qu'entre 20 et 50 millions d'euros.

    Selon Mme Lagarde, dans les 210 millions, "on mélange des carottes et des choux. On mélange des sommes qui résultaient de condamnation de justice au mois de septembre 2008 avec des résultats de la liquidation consécutive des sociétés du groupe Tapie".

    Sans contester la somme globale, M. Tapie estime lui aussi que 95 millions proviennent de la vente d'actifs qui ne peuvent être pris en compte.

    Reste qu'entre sa déclaration d'impôts sur la fortune de 2008 et celle de 2009, "M. Tapie a vu son patrimoine s'enrichir de 210 millions d'euros", indique une source proche du dossier.

    "Tout ça coûte 210 millions aux contribuables français", s'insurge aussi Charles de Courson, vice-président de la commission des Finances de l'Assemblée et auteur d'un rapport d'information sur le sujet en 2008.

    Les époux Tapie ont déjà perçu 45 millions au titre du préjudice moral, "du jamais vu en France", dénonce-t-il.

    Le reste proviendrait en grande partie des indemnités versées à la société Groupe Bernard Tapie dont Bernard Tapie est actionnaire à plus de 90%.

    Le président socialiste de la commission Jérôme Cahuzac, tenu au secret fiscal, a lui demandé à Mme Lagarde de s'expliquer sur une somme "nettement plus élevée" que ce qu'elle avait indiqué en 2008.

    La commission a décidé de publier ses lettres à Mme Lagarde ainsi que la réponse écrite de la ministre dès qu'elle l'aura envoyée, a indiqué M. de Courson. Le député a fait appel après avoir été débouté d'un recours contre Bercy pour "excès de pouvoir".

    Autre procédure en cours contre la décision d'un tribunal arbitral: celle menée par l'association "contribuables associés" devant le tribunal de commerce de Paris dont le jugement est attendu le 21 septembre.

    Pour son président Alain Mathieu, "les sommes versées ne sont pas méritées et Tapie doit rembourser. Car ce n'est pas lui qui a redressé Adidas".

    AFP. 09/09/10

     

  • Interpellé après 55 fausses déclarations de paternité

    Âgé de 54 ans, l'homme se faisait rémunérer de 150 à 200 euros par reconnaissance frauduleuse. Le préjudice annuel du dispositif pour les organismes sociaux est évalué à près d'un million d'euros.

    Le 31 août dernier, les policiers de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris ont arrêté un homme pour un délit peu banal. Ce Français d'origine sénégalaise aurait rédigé, moyennant rémunération, des dizaines de reconnaissances de paternité, pour permettre aux mères d'obtenir des titres de séjour. Les enquêteurs avaient été alertés fin décembre 2009 après cinq reconnaissances d'enfants suspectes.

    L'homme a reconnu avoir rédigé ces documents moyennant la somme de 150 à 200 euros. Une perquisition à son domicile a permis aux policiers de découvrir des documents établissant la domiciliation d'une cinquantaine de personnes à cette adresse. Les calculs des enquêteurs établissent à un million d'euros le préjudice annuel de cette fraude pour les organismes sociaux. Certaines des bénéficiaires ont déclaré percevoir environ 7500 euros mensuels d'allocations diverses.

    L'homme aurait contacté ces femmes au gré de rencontres sur la voie publique, dans des bars ou discothèques ou directement au Sénégal. Á ce jour, 42 mères ont été identifiées, précise le Panorama hebdomadaire de la préfecture de police, dans lequel l'affaire a été dévoilée. «Toutes sont d'origine africaine, essentiellement originaires du Cameroun, et âgées entre 25 et 50 ans», précise le site d'informations de TF1.

    Sur les 17 qui ont été déjà entendues, une seule aurait reconnu avoir payé le suspect, les autres maintenant la version selon laquelle il est bien le père biologique de leur enfant. Des expertises ADN devraient être pratiquées pour vérifier les liens familiaux. Les mères sont aujourd'hui poursuivies pour «obtention indue de documents administratifs et complicité de déclaration frauduleuse de paternité». Placé sous contrôle judiciaire, l'homme est lui poursuivi pour «déclaration frauduleuse de paternité, aide au séjour et complicité d'obtention indue de documents administratifs».

    Le Figaro - 09/09/10

  • Une crèche va équiper les enfants de puces électroniques

    Un établissement parisien va tester dès l’an prochain un système de surveillance électronique des enfants grâce à une puce intégrée à leurs vêtements.

    Comment surveiller plusieurs dizaines de bambins dans une crèche sans faire appel à une multitude d’auxiliaires de puériculture? Grâce aux puces intelligentes! Pour la première fois en France et en Europe, une crèche parisienne expérimentera, dans le courant du premier semestre 2011, le contrôle électronique sans fil de ses petits pensionnaires.

     
    En savoir plus
    Comment ça marche ?
    Des élèves californiens équipés
     

    Chaque enfant accueilli dans l’établissement, vraisemblablement une structure d’accueil associative, privée ou d’entreprise, mais pas municipale, sera équipé d’une puce radio sans fil reliée à un centre de contrôle vidéo.

    Réactions indignées

    « L’expérimentation, menée pour le compte d’une grande société d’assurances, vise à valider l’efficacité du système du point de vue de la sécurité des enfants, explique Patrick Givanovitch, PDG de l’entreprise Lyberta, conceptrice du projet. Nous installerons des sondes un peu partout dans la crèche pour établir une cartographie complète du lieu. Grâce à la puce portée par chaque enfant (NDLR : insérée dans un vêtement spécialement fourni), il sera possible de savoir instantanément si l’un d’entre eux quitte la crèche. La direction de la crèche sera immédiatement alertée, tout comme les parents, par SMS sur leurs téléphones portables. » Aussi novatrice soit-elle, l’arrivée d’un tel système se heurte déjà à de fortes oppositions.
    Pour Dominique Ratia-Armengol, présidente de l’Association nationale des psychologues de la petite enfance, l’idée est « tout simplement effrayante ». « Enfermer les enfants dans une cage virtuelle, c’est créer des conditions de méfiance et d’angoisse inutile face à un danger qui n’existe pas. C’est également déresponsabilisant en coupant les liens avec les adultes à l’écoute et formés pour éduquer et établir une relation de confiance avec eux. »
    Même réaction indignée de Maria Da Costa Pereira, auxiliaire de puériculture à Paris et responsable syndicale CGT: « C’est la porte ouverte à des économies énormes de personnel au détriment d’une relation humaine essentielle avec des adultes professionnels. D’autant qu’il n’y a pas besoin de sécuriser électroniquement des crèches qui sont déjà des lieux fermés et absolument sans risque de fugue… »

    Le Parisien - 09/09/10

     

  • Drame de Saint-Aignan: le gendarme qui a tiré en légitime défense va être mis en examen

    Saint-Aignan.jpg

    Saint-Aignan après la mort d'un gitan - (Cliquez sur la photo)

    Le gendarme à l'origine du tir qui a coûté la vie au jeune gitan Luigi Duquenet, dans le Loir-et-Cher, en juillet dernier, devrait être prochainement mis en examen. Les autorités avaient toujours plaidé la légitime défense

    La famille du jeune gitan a été reçue jeudi matin par le juge d'instruction Xavier Girieu, en présence de leur avocat, Me Jean-Claude Guidicelli.

    Selon ce dernier, le juge a expliqué à la famille que «le gendarme a reçu une convocation pour être mis en examen fin août».Toutefois, la convocation ne serait pas parvenue au fonctionnaire, muté depuis le drame...

     

    «La famille est soulagée de cette mise en examen», a déclaré Me Guidicelli après l'entretien avec le juge.

    La du jeune gitan, âgé de 22 ans, alors qu'il était recherché pour avoir volé 20 euros, avait suscité la colère de sa communauté. Plusieurs des siens avaient mené une action spectaculaire dans le village de Saint-Aignan, laissant derrière eux des voitures brûlées, deux vitrines brisées et quatre arbres coupés.

    Dans le prolongement de ces faits, avait annoncé une réunion sur les «problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms», première étape de sa politique de reconduite aux frontières.

    Le Parisien - 09/09/10

     

     

  • Cette Europe n'est pas la nôtre!

    Intervention de Jean-Marie Le Pen au Parlement européen de Strasbourg, session du 6 au 9 septembre 2010

    Le Traité de Lisbonne a institué un énième exercice d’autosatisfaction appelé « Discours sur l’état de l’Union ». Moment insipide où les européistes du Parlement européen de Strasbourg auront pu se féliciter des politiques successives et des grands projets d’avenir de la Commission européenne et de son actuel Président José Manuel Barroso. Une mascarade politique qui devait s’accompagner d’une disposition de type nord-coréenne, sanctionnant financièrement les députés européens qui auraient déserté l’hémicycle à cette occasion. Mesure à la fois scandaleuse et profondément insultante qui, bien qu’elle ait été retirée in extremis, démontre la médiocrité de l’Union européenne et de ses disciples.

    Cette turpitude rapidement étouffée démontre aussi que leur Empire de pacotille vacille à un moment clé de son histoire. En effet, avec son discours sur « l’état de l’Union », Monsieur Barroso en singeant le président américain Barack Obama a voulu ainsi jouer au Président des Etats-Unis d’Europe. Monsieur Barroso qui ne devrait toutefois pas oublier qu’il n’a lui été élu par personne ! Leur objectif d’Etats-Unis d’Europe renforcera l’asservissement des peuples et des Nations et ce qui semblait n’être qu’une arrière-pensée nous a été clairement dévoilé cette semaine. Un plan funeste qui voudra d’abord renforcer leur entreprise par le moyen de finances plus importantes, commençant par exemple avec l’instauration à venir d’un impôt direct européen.

    Nous avons toujours dénoncé et combattu et continuerons de combattre le plan despotique de cette Europe jusqu’au-boutiste, s’éloignant chaque jour un peu plus des peuples et de leurs vraies préoccupations. Seul le Front National a désormais la volonté, le courage et la capacité à défendre la France et ses intérêts. Seul le Front National, et ses alliés en Europe, pourront proposer une alternative réaliste, juste et démocratique, pour une Europe des peuples libres fondée sur la coopération et le respect des souverainetés.

    NPI. 09/09/10