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01/10/2009

La rentrée par Anatole France

La rentrée

Je vais vous dire ce que me rappellent, tous les ans, le ciel agité de l'automne, les premiers dîners à la

lampe et les feuilles qui jaunissent dans les arbres qui frissonnent ; je vais vous dire ce que je vois

quand je traverse le Luxembourg dans les premiers jours d'octobre, alors qu'il est un peu triste et plus

beau que jamais ; car c'est le temps où les feuilles tombent une à une sur les blanches épaules des

statues. Ce que je vois alors dans ce jardin, c'est un petit bonhomme qui, les mains dans les poches et

sa gibecière au dos, s'en va au collège en sautillant comme un moineau. Ma pensée seule le voit ; car

ce petit bonhomme est une ombre ; c'est l'ombre du moi que j'étais il y a vingt-cinq ans.

Il y a vingt-cinq ans, à pareille époque, il traversait, avant huit heures, ce beau jardin pour

aller en classe. Il avait le coeur un peu serré : c'était la rentrée.

Pourtant, il trottait, ses livres sur son dos, et sa toupie dans sa poche. L'idée de revoir ses

camarades lui remettait de la joie au coeur. Il avait tant de choses à dire et à entendre! Ne lui fallait-il

pas savoir si Laboriette avait chassé pour de bon dans la forêt de l'Aigle ? Ne lui fallait-il pas

répondre qu'il avait, lui, monté à cheval dans les montagnes d'Auvergne ? Quand on fait une pareille

chose, ce n'est pas pour la tenir cachée. Et puis c'est si bon de retrouver des camarades! […] Il se

sentait tout léger, à la pensée de revoir Fontanet.

C'est ainsi qu'il traversait le Luxembourg dans l'air frais du matin. Tout ce qu'il voyait alors, je le vois

aujourd'hui.

C'est le même ciel et la même terre; les choses ont leur âme d'autrefois, leur âme qui m'égaye et

m'attriste, et me trouble ; lui seul n'est plus.

C'est pourquoi, à mesure que je vieillis, je m'intéresse de plus en plus à la rentrée des classes.

ANATOLE FRANCE - 1844-1924

Le livre de mon ami

 Lauréat en 1921 du Prix Nobel de littérature

pour l'ensemble de son oeuvre.

19:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Le Front National lance une pétition pour demander la démission de Frédéric Mitterrand

Après le soutien apporté à Roman Polanski par le ministre de la Culture et après avoir pris connaissance des ignobles écrits de Frédéric Mitterrand dans un livre intitulé « Une mauvaise vie » publié en 2005*, le Front National lance ce jour une pétition demandant la démission du ministre de la Culture de Nicolas Sarkozy.


En effet, il n’est pas supportable qu’un ministre français fasse publiquement l’apologie de tels actes. Comment le Président de la République française a-t-il pu nommer un tel personnage à la tête d’un ministère aussi emblématique que celui de la Culture ?

Au moment où le tourisme sexuel est enfin et à juste titre dénoncé en ce qu’il représente une atteinte inouïe à la jeunesse des pays pauvres et un mépris cynique du respect dû à la personne humaine, le Front National demande l’ouverture d’une enquête judiciaire afin que Frédéric Mitterrand s’explique sur ses déclarations.

 _________

* « J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas »

PETITION FREDERIC MITTERRAND

NPI - 01.10.09

19:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

Le meurtre de Marie-Christine Hodeau relance le débat sur les aménagements de peines

L'enlèvement de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, a trouvé un épilogue tragique avec la découverte de son corps mercredi sur les indications du meurtrier présumé, condamné en 2002 pour viol et enlèvement, relançant une nouvelle fois le débat sur l'aménagement des peines.

  Brice Hortefeux a estimé jeudi que "l'assassinat de Mme Hodeau aurait pu être évité". Le ministre de l'Intérieur a mis en cause l'application de la loi et les juges d'application des peines qui avaient remis en liberté conditionnelle Manuel R. Des propos jugés "scandaleux" par les syndicats de magistrats.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP a quant à lui préconisé la "castration chimique" des délinquants sexuels, ce que son homologue du PS Benoît Hamon a jugé "déplorable" et "indécent".

On ignore pour l'heure si la victime a subi des violences sexuelles et si le suspect a agi avec préméditation.

Interrogé par l'AFP, Me Laurent Caruso, le défenseur du meurtrier présumé, a déploré que "le gouvernement continue sa guerre anti-juges". "Plutôt que de critiquer, ils feraient mieux d'aller voir le travail des juges et de leur donner les moyens d'assurer leurs missions", a-t-il ajouté.

Le suspect, père de quatre enfants, mis en examen mercredi pour enlèvement et séquestration et incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne), est visé par un réquisitoire supplétif pour "assassinat", a annoncé jeudi le procureur d'Evry, Jean-François Pascal.

Son passé pousse aussi les enquêteurs à travailler sur des "rapprochements" avec des affaires non élucidées, comme celle d'une autre joggeuse, âgée de 45 ans, retrouvée étranglée en 2008 dans une rivière à Olivet (Loiret).

La justice va donc aussi enquêter pour savoir si Manuel R. avait bien respecté les conditions de son contrôle judiciaire, qui a expiré en novembre 2008.

Ce gardien d'une propriété d'Echilleuses (Loiret) a avoué mercredi soir dans le bureau du juge avoir étranglé l'assistante maternelle à la "vie bien rangée" qui vivait seule avec sa mère à Milly-la-Forêt (Essonne) et "qui pour son malheur avait l'habitude de faire son jogging deux à trois fois par semaine", a raconté M. Pascal.

Le corps entièrement dénudé de Marie-Christine Hodeau a été retrouvé mercredi vers 20H30 près de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), à quelques kilomètres du lieu de son enlèvement.

Le récit de l'enlèvement et du meurtre de Mme Hodeau fourni par Manuel R. n'a pas semblé convaincre les enquêteurs. Il l'aurait enlevée, attachée à un arbre avec du fil électrique, serait reparti, revenu, l'aurait "croisée" sur la route, "remise de force dans la voiture" avant de l'étrangler: "ce scénario est pour le moins inhabituel", a souligné le procureur.

Le suspect n'a pas donné d'explication aux motivations de son geste.

Condamné en 2002 à onze ans de prison pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans d'Echilleuses, commis en 2000, cet homme avait bénéficié d'une libération conditionnelle en mars 2007, assortie de l'interdiction de rencontrer sa victime, de paraître à Echilleuses et de l'obligation de se soigner. La cour d'assises n'avait pas assorti cette peine d'un suivi socio-judiciaire, selon une source judiciaire.

"Avec les réductions de peine, sa peine était considérée comme purgée en novembre 2008. Après cette date, il n'y avait plus de moyen de lui imposer quoi que ce soit", a précisé à l'AFP une source judiciaire.

C'est après cette date donc que Manuel R. s'est réinstallé dans ce village, suscitant la colère des parents de la jeune fille et la terreur de cette dernière.

M. Hortefeux est vivement monté au créneau, estimant "parfaitement inacceptable que ce criminel sexuel ait été remis en liberté".

La famille de Mme Hodeau doit être reçue jeudi après-midi à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy.

AFP. 01.10.09

Condamné à onze de prison, Manuel R. n'en avait fait que cinq!

17:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

Rafale: le corps du pilote disparu repéré dans son appareil par 700m de fond

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Le corps du pilote porté disparu après le crash de deux Rafale le 24 septembre a été repéré prisonnier de son appareil dans la nuit de mercredi à jeudi, à 35 km au large de Perpignan et par 700 mètres de fond, a indiqué jeudi la Marine nationale.

 Le corps de François Duflot "a été repéré à bord de son Rafale, à 35 kilomètres à l'est du Cap Béar", selon un communiqué.

"L'avion, localisé par les moyens de la Cellule de Plongée Humaine et d'Intervention sous la Mer (CEPHISMER) de la Marine nationale, se trouve à environ 700 mètres de profondeur sur un sol vaseux et en forte pente", est-il précisé.

Selon le capitaine de vaisseau Hugues du Plessis d'Argentré, commandant du Service d'information et de relations publiques de la marine (Sirpa-Marine), il faudra de "une à trois semaines" pour remonter le corps, les condition météo s'annonçant "très mauvaises à partir de demain".

"Il va falloir descendre des câbles à 700 mètres de profondeur et les nouer autour des morceaux de l'avion", a-t-il expliqué jeudi lors du point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense, ajoutant être "certain qu'il y a eu collision" entre les deux appareils.

Une seule des deux épaves a été localisée, a-t-il précisé, celle du pilote disparu, "différenciée par l'analyse des trajectoires". Les recherches se poursuivant pour localiser la seconde.

La Marine avait annoncé dimanche soir l'arrêt des recherches du pilote disparu, l'espoir de le retrouver vivant étant quasi nul, mais avait poursuivi la quête des épaves, soupçonnant que le disparu se trouvait toujours à bord de l'une d'elles.

En dernier lieu, un Aviso de la Marine nationale, le Commandant Ducuing, un bâtiment de soutien, d?assistance et de dépollution, l'Ailette, ainsi que deux vedettes de la gendarmerie et des douanes participaient à ces opérations.

François Duflot, pilote chevronné ayant à son actif près de 5.000 heures de vol, avait été porté disparu peu après l'accident survenu alors que les Rafale s'apprêtaient à rejoindre le porte-avions Charles-de-Gaulle à l'issue d'un vol d'entraînement et d'un essai de catapultage à masse maximale.

Un hommage solennel lui sera rendu vendredi sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône) en présence du ministre de la Défense Hervé Morin.

L'autre pilote avait été rapidement récupéré après avoir réussi à s'éjecter de son appareil avant que celui-ci ne s'abîme en mer.

Selon les premiers éléments recueillis auprès de ce dernier, les deux Rafale se sont heurtés en vol alors qu'ils effectuaient un virage, celui du pilote survivant partant en vrille sur le dos, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Trois enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les circonstances précises de l'accident, l'une conduite par le Bureau enquêtes accidents défense (BEAD), la seconde par la justice et la troisième en interne.

Selon Hervé Morin, en "l'état actuel, aucun élément n'est imputable à l'avion", construit par Dassault Aviation.

L'accident s'est produit alors que le Rafale, qui n'a jamais été vendu à l'étranger, fait actuellement figure de favori pour un contrat portant sur la livraison de 36 avions de combat au Brésil.

Dans une interview au quotidien Le Parisien publiée ce jeudi, M. Morin indique avoir promis à son homologue brésilien, Nelson Jobim, que "la totalité des éléments de l'enquête lui seront communiqués".

Le 25 septembre, le commandement de l'armée de l'Air brésilienne avait demandé aux autorités françaises d'avoir accès à l'enquête sur l'accident.

AFP. 01.10.09

 

17:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

"Ma fille vit dans la peur"

(Propos recueillis auprès de François, 47 ans, père de l'adolescente de 13 ans violée en 2000 par l'assassin de Marie-Christine Hodeau)

Dans sa coquette maison d’Echilleuses (), située à une rue de celle où vit le violeur de sa fille, soupçonné de l’enlèvement de Marie-Christine Hodeau, François exprime sa colère.

Comment vivez-vous l’arrestation du violeur de votre fille ?
François.
Je m’y attendais.

Lorsque j’ai vu les hélicoptères de la gendarmerie tourner dans le secteur hier (NDLR : lundi), j’ai tout de suite compris que c’était pour lui. Ça me rend fou qu’un homme aussi dangereux, qui a fait vivre un calvaire de près de dix heures à ma fille, ait pu être libéré. On est très inquiet pour cette femme qui a été enlevée.

 Votre fille est-elle au courant ?
Elle est à la fac de et je viens de l’appeler. Elle a fondu en larmes. Elle est bouleversée par ce qui est arrivé à cette femme parce qu’elle était persuadée que cet homme recommencerait. Elle pensait même ne pas être sa première victime. Depuis qu’il a été libéré, elle vit dans la peur. Il lui avait promis la pour l’avoir dénoncé.

Avait-elle revu cet homme, qui vit à 200 m de votre domicile ?
Oui, l’an passé, elle l’avait croisé à une fête de village. Elle avait vomi en le voyant. On ne donne aucun droit aux victimes. Il aurait fallu que ce soit nous qui déménagions? Il viole ma fille et revient vivre après au même endroit. C’est indécent.

Pensez-vous que toutes les précautions n’ont pas été prises ?
Au moment du procès, les experts psychiatres avaient indiqué que le violeur de ma fille n’avait "pas pris conscience de ses actes". On libère des gens dangereux qui brisent des vies. Ma fille souffrira toujours. Et nous avec.

Le parisien - 30.09.09 - 07h00
 

 

02:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

Les aveux de Manuel R.

Après quarante-huit heures de dénégations obstinées et de déclarations fantaisistes lors de sa garde à vue devant les gendarmes, l'ex-violeur est passé aux aveux et a conduit les enquêteurs jusqu'au corps de sa victime présumée, mercredi soir, à proximité de Boissy-aux-Cailles, en Seine-et-Marne. Lors de son premier interrogatoire mercredi après-midi, dans le bureau d'un magistrat instructeur d'Évry, Manuel R., récidiviste de 47 ans dont le contrôle judiciaire avait été levé en novembre dernier, a reconnu avoir enlevé et étranglé Marie-Christine Hodeau, la joggeuse disparue lundi matin dans un bois de Milly-la-Forêt. « Il a fini par dire ce que tout le monde attendait », a déclaré l'avocat du suspect, Me Laurent Caruso.

Au cours de cet entretien, le suspect a décrit son scénario de l'enlèvement. Il prétend ainsi avoir enlevé la victime, sans motivation, ni connotation sexuelle. Toujours selon ses dires, il aurait attaché Marie-Christine Hodeau à un arbre, à l'aide d'un câble, tout en la laissant habillée. Une fois de retour chez lui, et pour une raison incompréhensible pour l'instant, il affirme avoir décidé de revenir sur les lieux de l'enlèvement. Sur le chemin du retour, il dit avoir croisé sa victime, qui aurait donc réussi à se détacher, pendant ce laps de temps. Pris de panique, il affirme l'avoir de nouveau enlevée pour cette fois l'entraîner dans un bois voisin et l'étrangler. Manuel R. raconte ensuite avoir pris les «affaires» que la joggeuse avait sur elle, pour les jeter dans une rivière.

 

«Geler la scène»

 

Ce n'est qu'en début de soirée que ce père de quatre enfants a consenti à donner des indications sur l'endroit où reposait le corps sans vie de sa victime. Peu avant 20 heures, un convoi l'a escorté en direction de la commune de Malesherbes, en Seine-et-Marne. Une demi-heure plus tard, les enquêteurs ont annoncé avoir retrouvé le cadavre dénudé de la joggeuse, dissimulé «dans un trou sous des branchages», dans une zone boisée à proximité de Boissy-aux-Cailles.

La police technique et scientifique devait rapidement se rendre sur place pour «geler la scène» et commencer à procéder à l'autopsie du corps. Le juge d'instruction Mickaël Ghir, rattaché au tribunal de grande d'instance d'Evry, s'est lui aussi déplacé sur les lieux.

Mis en examen et écroué pour « enlèvement et séquestration en état de récidive légale », l'ex-violeur devait être placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Ses lourds antécédents judiciaires ainsi qu'un faisceau d'indices concordants l'accablaient. Il a surtout été trahi par une preuve matérielle a priori irréfutable : une trace ADN de la quadragénaire disparue a en effet été révélée grâce à la technique dite du « tamponnoir » sur le plat de sa main gauche. L'assassin présumé de la joggeuse avait par ailleurs été repéré vers 8 h 30 au volant de la Peugeot de couleur grise immatriculée à Paris décrite quarante minutes plus tard par la victime quand celle-ci était encore enfermée dans le coffre du véhicule. Grâce à son téléphone mobile, elle avait pu ­alerter les gendarmes de la plate-forme d'appels d'Évry avant que l'appel ne soit basculé vers la brigade de Milly-la-Forêt. Comme en témoigne la bande enregistrée, la conversation a duré 2 minutes et 17 secondes au terme desquelles les enquêteurs ont entendu la voiture s'arrêter, le coffre-fort s'ouvrir, avant qu'un silence pesant ne se fasse soudain.

 

Localisée par un hélicoptère de la gendarmerie

 

Filmée par la caméra de vidéosurveillance non loin du parking d'un magasin Intermarché d'Oncy-sur-École (Essonne), commune voisine de Milly-la-Forêt, la Peugeot avait été localisée par un hélicoptère de la gendarmerie dans la cour d'une longère d'Échilleuses (Loiret) où l'assassin présumé de Marie-Christine Hodeau était employé comme gardien, tout comme sa compagne. Voyant la voiture vide et son moteur encore chaud, les militaires avaient cassé la vitre dans l'espoir de retrouver la disparue. En vain. Joint par sa femme sur l'injonction des gendarmes, le suspect était revenu de son plein gré dans la propriété une heure plus tard, au volant d'une BMW cabriolet acquise dans des conditions encore obscures. « Il a ensuite réfuté les évidences et s'est tu comme on apprend à le faire en prison… », remarquait hier un officier de gendarmerie.

En 2002, il avait été condamné à onze années de réclusion criminelle pour le viol, l'enlèvement et la séquestration d'une fillette de 13 ans à Échilleuses. Après sept années de détention, il avait bénéficié d'une libération conditionnelle pour bonne conduite. « Sa peine s'est achevée en novembre 2008 sans qu'aucun incident n'ait été signalé  », précise-t-on de source judiciaire. Rien n'interdisait alors à cet homme de revenir à Échilleuses, où il s'est installé à quelques centaines de mètres du domicile de son ancienne victime. Mercredi, le père de la petite victime redoutait que l'homme confondu cette fois pour le kidnapping et le meurtre de Marie-Christine Hodeau ne soit l'auteur d'autres crimes.

Le Figaro - 30.08.09 - 22h17

01:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

30/09/2009

Dati: le couffin était vide

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Tout commence par les bonnes feuilles du livre de Jamal, le frère cadet de Rachida Dati dans Le Nouvel Obs. A l'ombre de Rachida (sortie le 7 octobre chez Calmann-Lévy), un livre vraiment pas tendre pour l'ancienne garde des Sceaux, dont les journaux se délectent d'autant qu'il contient un scoop on ne peut plus croustillant:  "après son accouchement, l'ex-ministre de la Justicea quitté la clinique de la Muette et posé devant les photographes avec, dans les bras, un porte-bébé vide", rapporte Le Nouvel Obs. Une mise en scène pointée du doigt par le site qui titre "Pourquoi tout ce cinéma ?"

La révélation fait l'effet d'une bombe et crée aussitôt un buzz sur les sites d'actualité. Dans  20 minutes.fr l'extrait du livre accompagné de la photo "truquée" est repris: "J'ai su que lorsque Rachida est sortie de la maternité, l'enfant n'était pas dans le couffin. Mes soeurs me l'ont appris lors d'une réunion familiale, chez mes parents, alors qu'elles commentaient les fameuses photos prises devant la clinique de la Muette." Un article classé... dans la rubrique people du site. Des propos repris par Le Figaro, Le Parisien, Le Post ... Même la presse érangère s'en amuse : la version suisse de 20 minutes propose un diaporama de Rachida Dati et de son faux bébé avec un surtitre choc "le frère de Rachida Dati balance". En Belgique la RTBF ironise "On attend toujours la réponse à une question bien plus fondamentale: mais qui est le père?"

L'express.fr - 30.09.09

23:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

VIDEO Jean-Marie Le Pen et le droit de douter des vérités "officielles"

http://www.youtube.com/watch?v=U8lRYsF4C-Y

vidéo du 28 septembre 2009

23:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Polanski est détenu dans une cellule "sommaire"

Arrêté samedi à son arrivée à , le réalisateur est détenu dans des conditions sommaires. Selon le quotidien suisse Le Matin, «sa cellule est équipée d'une table, d'un lit, d'une armoire murale, d'un lavabo, de toilettes et d'un poste de télévision».

Le cinéaste, qui a souhaité que son lieu de détention ne soit pas révélé, serait en fait retenu dans une des neuf prisons du canton du Zurich.

 Le personnel pénitentiaire lui a remis des survêtements et lui donne 5 francs suisses d'argent de poche par jour, a précisé le quotidien. Son petit-déjeuner, apporté en cellule, est composé de café, de pain, de beurre et de confiture, tandis que le déjeuner est servi au réfectoire. Le soir, les détenus reçoivent un dîner composé de pain et de fromage.

Roman Polanski a droit à une promenade d'une heure par jour dans la cour. Il a accès «sporadiquement» à un téléphone fixe et sa femme, l'actrice Emmanuelle Seigner, ne peut le rencontrer qu'une heure par semaine, selon le consul.

Arrêté samedi à sa descente d'avion à Zurich sur mandat américain alors qu'il se rendait au Festival du film de la ville, Roman Polanski avait refusé lundi par l'intermédiaire de son avocat une extradition vers les Etats-Unis par une procédure simplifiée. Ses avocats ont déposé mardi une demande de mise en liberté, que le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud de la Suisse) est en train d'examiner. La justice américaine lui reproche des «relations sexuelles illégales» en 1977 avec une mineure de 13 ans.

La classe politique suisse approuve l'arrestation

Alors que les professionnels du cinéma français lui manifestent leur soutien, plusieurs responsables politiques suisses se sont prononcés publiquement en faveur de la décision de l'arrêter. «Il est clair que, 32 ans après les faits, on peut s'interroger sur la question de la prescription», mais «en aucun cas les autorités n'auraient pu se soustraire à leurs obligations légales», déclare Léonard Bender, député du Parti des Libéraux radicaux (PLR, centre droit). ce dernier pense que l'extradition de Polanski est assez probable. 

Au sein du Parti démocrate-chrétien (PDC, centre droit), le vice-président Dominique de Buman approuve l'arrestation «vu les accords (d'extradition, ndlr) entre la Suisse et les Etats-Unis». «Je trouve assez choquant les faits qui sont reprochés» au cinéaste, a pour sa part déclaré la députée socialiste (PS) Maria Roth-Bernasconi, pointant du doigt le fait «que l'on minimise les faits reprochés à M. Polanski». 

Le parisien - 30.09.09

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Le corps de Marie-Christine Hodeau a été retrouvé

Le corps de la joggeuse de 42 ans enlevée lundi a été retrouvé mercredi soir dans une zone boisée à proximité de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), a-t-on appris de source judiciaire.

  Après la découverte du corps, les premières opérations de police technique et scientifique étaient en cours pour "geler la scène", et deux médecins légistes devaient se rendre sur place, a-t-on précisé.

Le juge d'instruction Mickaël Ghir, rattaché au tribunal de grande d'instance d'Evry (Essonne), s'est lui aussi rendu sur place.

Le corps de la victime devait ensuite être transporté pour autopsie, a ajouté la source judiciaire, sans autre précision.

Il s'agit maintenant de comparer les déclarations du suspect avec les constatations faites sur les lieux où le corps a été retrouvé, a-t-elle expliqué.

Boissy-aux-Cailles est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Milly-la-Forêt, village à proximité duquel la jeune femme aurait été enlevée lundi.

AFP. 30.09.09

 

22:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (43)

Un bras d'honneur pour Bessson!

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Eric Besson ou l'élégance gestuelle...

122 clandestins retenus à Calais sur un total de 138 ont été libérés, annonce triomphalement l’organisation collabo la Cimade .

Ainsi selon l’association non démentie par les pouvoirs publics, la quasi-totalité des étrangers en situation irrégulière placés en rétention après le démantèlement de la “jungle” de Calais le 22 septembre ont été libérés une semaine après. Cette décision est un nouveau désaveu pour le ministre de l’immigration-invasion, plus doué à faire des doigts ( et des bras)d’honneur qu’à assurer la tranquillité des Français.

Les sans-papiers placés en rétention étaient majoritairement des Afghans.

Ainsi, des Afghans, désertant leur pays, vont pouvoir s’installer en France pendant que de jeunes Français vont être appelés pour aller mourir en Afghanistan...

Altermédia info - 30.09.09 

 La Cimade (Comité Inter Mouvements Auprès Des Évacués — la mention service œcuménique d’entraide a été ajoutée par la suite) -Slogan "Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre"

20:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Clearstream: Villepin ne flanche pas devant ses juges

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Dominique de Villepin répond aux journalistes le 30 septembre 2009

Ni la confrontation avec ses co-prévenus, ni les piques du procureur de la République de Paris n'ont déstabilisé mercredi Dominique de Villepin qui, s'efforçant de répondre pied à pied aux accusations, a nié avec âpreté avoir jamais trempé dans la "manipulation" Clearstream.

  Alors que ces derniers jours, les bancs s'étaient légèrement dégarnis, mercredi, l'audience s'est jouée à guichets fermés pour voir le prévenu vedette.

L'ancien Premier ministre est soupçonné d'avoir participé à une vaste "manipulation" dans laquelle plusieurs noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings de Clearstream, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes.

Avant même d'entrer dans la 11e chambre, l'avocat international s'est dit "heureux" de "pouvoir apporter sa contribution à l'émergence de la vérité dans une affaire" obscurcie par "les mensonges et les manipulations".

Pour lui, tout a commencé le 1er janvier 2004, par une visite inopinée d'un proche, Jean-Louis Gergorin, au ministère des Affaires étrangères. Quinze minutes durant lesquelles le vice-président d'EADS évoque "un système occulte".

 Le 9 janvier, lors d'une seconde réunion, le général Rondot, un conseiller du ministère de la Défense qui enquête déjà sur les listings, lui aurait "présenté toute l'importance que revêtait ce système et à quel point il était inquiétant".

"Je l'ai encouragé à poursuivre" sa mission mais "sans ajouter de demande spécifique", raconte alors M. de Villepin.

Jean-Louis Gergorin affirme lui que le ministre des Affaires étrangères s'était recommandé d'instructions de Jacques Chirac. Il dit aussi avoir eu une demi-douzaine de réunions "discrètes" avec Dominique de Villepin entre janvier et juillet. Au mois d'avril, le ministre lui aurait même dit de transmettre à la justice les faux listings Clearstream.

Dominique de Villepin assure n'avoir jamais reçu ni "transmis d'instruction" de Jacques Chirac, mais s'être borné à "inscrire ses demandes dans le cadre des directives générales que le président n'avait cessé de donner" sur la moralisation de la finance internationale.

Selon lui, les notes du général Rondot résumant cet épisode "ne reflètent pas ce qui s'est dit ce jour-là". Quant aux rencontres avec Jean-Louis Gergorin, qui seraient attestées par des gardes du corps du responsable d'EADS, elles n'ont jamais existé, martèle-t-il.

Durant deux heures, M. de Villepin répond posément aux sages questions du président Dominique Pauthe sans jamais être mis en difficulté. Mais c'est vers 17H00 que le combat judiciaire commence véritablement, avec l'entrée en scène du procureur Jean-Claude Marin, déterminé à faire flancher le prévenu.

Malmené, Dominique de Villepin manifeste parfois d'un sourire crispé sa tension, quand le procureur de la République de Paris, lui, joue l'ironie.

Titillé sur ses rencontres "secrètes" avec Jean-Louis Gergorin, le prévenu se rebiffe. "Parfois, trop c'est trop". "Je trouve curieux que 26 officiers de sécurité, quatre huissiers du ministère de l'Intérieur pèsent moins de poids qu'un ou deux agents d'officine privée recrutés par EADS, je trouve cela choquant".

Plus tôt, il a réaffirmé n'avoir "jamais eu les listings Clearstream" entre les mains et n'avoir "jamais été informé de leur caractère frauduleux".

Quant au nom de Nicolas Sarkozy? Il a "pu être prononcé" le 9 janvier, a-t-il reconnu, mais en aucun cas "en liaison avec cette affaire de réseaux occultes".

AFP. 30.09.09

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JEUX - Devinette

Quelle différence y a-t-il entre un banquier et un oiseau?

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Berlusconi et les "bronzés" amusent l'Italie

Le chef du gouvernement italien persiste et signe. Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a qualifié dimanche le président américain Barack Obama et sa femme Michelle de "bronzés", dans un discours prononcé à l'occasion de la fête de son parti à Milan, reprenant une plaisanterie qui avait indigné l'opposition.
 
De retour de Pittsburgh, "je dois vous porter les salutations d'un homme qui s'appelle, qui s'appelle... attendez, c'était quelqu'un de bronzé : Barack Obam !", a lancé
Silvio Berlusconi à son public, des ministres de son gouvernement et des sympathisants du Popolo delle Libertà (le Peuple des Libertés), son parti. "Vous ne le croirez pas, mais ils sont deux à être allés à la plage pour prendre le soleil parce que même sa femme est bronzée !", a-t-il ajouté sous les applaudissements amusés de son auditoire, avant d'entamer un discours retraçant à grands traits le sommet du G20 et les actions de son gouvernement, notamment à l'étranger.
 
Quelques jours après l'élection de
Barack Obama, en novembre, le Cavaliere, qui cultive un hâle constant, l'avait salué comme un homme "jeune, beau et même bronzé", un "compliment" dénoncé comme une blague raciste par une opposition indignée et considéré comme une gaffe par de nombreux médias étrangers. Silvio Berlusconi s'était défendu en qualifiant son commentaire de "plaisanterie affectueuse", qualifiant ses détracteurs d'"imbéciles". En mars, il s'était jugé de nouveau "plus pâle" que Barack Obama, qu'il considère "plus beau, plus jeune et plus grand" que lui.

LCI.fr - 30.09.09

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L'affaire Polanski divise les politiques et les pédopolitiques

En volant au secours du cinéaste, arrêté en Suisse, Frédéric Mitterrand et Bernard Kouchner ont suscité l'indignation dans la majorité et dans l'opposition.

La première salve a été tirée par Marc Laffineur, mardi, lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée. «Les accusations de viol sur un enfant de 13 ans, ce n'est pas quelque chose d'anodin, quelle que soit la personne qui est soupçonnée d'avoir fait cela, a estimé le député de Maine-et-Loire. Il n'est pas anormal que la justice puisse demander des comptes, et les Français ne comprendraient pas qu'on puise échapper à la justice, que l'on soit artiste, grand ou petit.» Ses collègues l'ont applaudi.

Dans les couloirs, Laffineur a ajouté avoir été «surpris, comme beaucoup de Français, des déclarations "un peu rapides" de deux ministres vis-à-vis de la justice suisse et la justice américaine.» Sans citer Frédéric Mitterrand ni Bernard Kouchner.

Ce sont leurs déclarations qui ont provoqué l'indignation du groupe UMP, voire sa «consternation», pour reprendre le terme utilisé par la députée de l'Yonne Marie-Louise Fort, auteur d'un texte sur la lutte contre l'inceste.

La police suisse a arrêté Roman Polanski samedi, alors qu'il se rendait à un festival à Zurich. Le cinéaste franco-polonais fait l'objet d'une demande d'extradition des États-Unis, qui le poursuivent pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure sur leur territoire en 1977. Dimanche, Frédéric Mitterrand a expliqué que voir le cinéaste franco-polonais «jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens» était «absolument épouvantable». «De la même manière qu'il y a une Amérique généreuse que nous aimons, il y aussi une certaine Amérique qui fait peur, et c'est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage», a enchaîné le ministre de la Culture.

Il a également assuré que Nicolas Sarkozy, avec lequel il avait parlé de l'affaire dans la matinée, suivait le dossier «très attentivement», en ajoutant : «Je pense qu'il est au même diapason d'émotion que moi et que tous les Français». L'Élysée n'a pas démenti. L'entourage présidentiel s'est borné à préciser mardi que le dossier était «très complexe juridiquement». De son côté, Bernard Kouchner a entrepris depuis lundi une série de démarches visant à obtenir la libération de Roman Polanski.

Ces réactions ont inspiré au député UMP du Nord Christian Vanneste un communiqué cinglant sur les «trouvailles» des représentants de «l'ouverture». Il s'est montré particulièrement sévère avec Frédéric Mitterrand et son «jugement impérial sur les bons et les mauvais côtés des États-Unis».

Lundi, le porte-parole adjoint de l'UMP Dominique Paillé est même allé encore plus loin que Frédéric Mitterrand en qualifiant de «très choquante» l'absence de prescription dans le droit américain. Selon Paillé, «une démocratie qui n'admet pas de prescription d'actes délictueux ou criminels est une démocratie malgré tout très particulière».

Le clivage qui divise la majorité entre les pro- et les anti-Polanski traverse tous les partis. Daniel Cohn-Bendit, accusé par François Bayrou d'avoir montré, dans les années 1970, de la «complaisance» pour la pédophilie, a expliqué à Radio Classique que l'affaire Polanski le mettait «mal à l'aise» . «C'est un problème de justice et je trouve qu'un ministre de la Culture, même s'il s'appelle Mitterrand, devrait dire : j'attends de voir les dossiers», a déclaré l'animateur d'Europe Écologie.

Le Figaro - 30.09.09

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Le suspect avoue avoir étranglé Marie-Christine Hodeau

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Déjà condamné pour viol, le ravisseur présumé a été mis en examen. Il a reconnu lors de son interrogatoire avoir étranglé sa victime. Des traces de l'ADN de la femme avaient été relevées sur la main gauche du suspect.

Mis en examen mercredi après-midi pour "enlèvement et séquestration en état de récidive légale", le ravisseur présumé de Marie-Christine Hodeau a avoué lors de son premier interrogatoire avec le magistrat instructeur avoir étranglé sa victime. Âgé de 47 ans, il devrait être placé en détention provisoire mercredi soir, tandis que le corps de la joggeuse n'a toujours pas été retrouvé.

La disparition de Marie-Christine Hodeau, menacée d'un couteau et kidnappée dans le coffre d'une voiture lundi matin lors de son jogging près de Milly-la-Forêt (Essonne), pourrait relancer la polémique sur le suivi des criminels sexuels. Les antécédents judiciaires de son ravisseur présumé, interpellé non loin, à Échilleuses, puis placé en garde à vue prolongée, sont éloquents : avec un mode opératoire étrangement similaire, cet homme avait bâillonné, kidnappé et violé une fillette de 13 ans le 1er octobre 2000. Agissant déjà sous la menace d'une arme blanche et près de la commune d'Échilleuses, il avait embarqué sa victime à bord de son véhicule puis dans une forêt voisine. Interpellé deux jours plus tard, il avait été condamné le 18 juin 2002 à onze ans de réclusion. Au procès, les experts n'avaient remarqué «aucune anomalie mentale ou psychique de dimension psychiatrique aliénante». En revanche, ils avaient noté une «dépendance à l'alcool» entraînant un «penchant sexuel agressif inapproprié».

 Placé en liberté conditionnelle pour «bonne conduite» le 5 mars 2007, il a fait l'objet d'un contrôle judiciaire strict accompagné d'une obligation de soins liés à ses problèmes d'alcool. Depuis la fin de sa peine le 21 novembre dernier, il était enfin exonéré de tout contrôle…

Des résidus de peau

Mercredi, une source judiciaire a assuré que l'ADN de la joggeuse avait été retrouvé sous les ongles du suspect. Il s'agirait de résidus de peau de la disparue. Les enquêteurs savent aussi que lundi, à 9 h 10, Marie-Christine Hodeau a été enfermée de force dans le coffre d'une Peugeot 106 grise immatriculée à Paris depuis lequel elle a donné l'alerte en composant police-secours avec son mobile. Son appel, traité d'abord par un gendarme du central d'Évry, puis basculé vers la brigade de Milly-la-Forêt où elle répétait la même histoire, a duré 2 minutes 17 secondes avant d'être soudain interrompu. «En écoutant la bande, il semble à cet instant que le conducteur ait arrêté le moteur puis ouvert le coffre avant que le silence se fasse…», décryptait mardi le procureur adjoint d'Évry, Michel Lernoult.

L'ex-violeur, interpellé peu après dans une longère d'Échilleuses où il est gardien en compagnie de sa femme, a été vu par un témoin au volant de la 106 une heure avant l'appel. Le véhicule, dont lui seul avait les clés, a par ailleurs été filmé par la caméra de vidéosurveillance d'un supermarché au moment des faits

200 gendarmes continuent à battre la forêt. La joggeuse n'a toujours pas été retrouvée.

Le Figaro - 30.09.09 - 18h10

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Le budget 2010 creuse un déficit record - la dette explose

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Woerth et Lagarde le 30 septembre 2009
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(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Le gouvernement a présenté mercredi un " budget de sortie de crise" pour 2010 qui prolonge l'effort de relance économique engagé cette année au prix d'un déficit public record, à 8,5% du PIB.

Après une récession historique en 2009, avec une chute attendue du produit intérieur brut (PIB) de 2,25%, le projet de loi de finances (PLF) table sur le retour à une croissance faible l'an prochain (+0,75%), mais parie sur une nette reprise à partir de 2011 (+2,5%).

C'est en 2010 "que se joue la sortie de crise", a affirmé le Premier ministre François Fillon, insistant sur la mise en oeuvre d'"outils puissants de lutte contre le chômage" et d'un "choc de compétitivité" grâce à la réforme de la taxe professionnelle.

Après 580.000 destructions d'emplois dans le privé cette année, le gouvernement table sur 190.000 autres en 2010. Avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, l'Etat supprimera, lui, 34.000 postes.

Le budget prolongera donc notamment les dispositifs de soutien à l'emploi déjà existants (indemnisation du chômage partiel, contrats de transition professionnelle, etc.).

Ni hausse, ni baisse d'impôt globale ne sont au programme en 2010: le taux de prélèvements obligatoires restera stable à 40,7% du PIB.

Les entreprises apparaissent cependant comme les grandes gagnantes du PLF, avec la reconduction du crédit impôt recherche (2,5 mds) et surtout la réforme de la taxe professionnelle (TP).

Cette réforme représente à elle seule 11,7 milliards d'euros d'allègements fiscaux pour les entreprises en 2010, puis 7 mds les années suivantes.

Les ménages semblent moins favorisés: le "verdissement" de certaines mesures fiscales (malus automobile, loi Scellier sur l'investissement locatif, crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour l'acquisition d'un logement, etc.) les rendra moins avantageuses.

Et ils devront désormais payer l'impôt sur le revenu sur la totalité de leurs indemnités de départ en retraite.

La taxe carbone devrait en revanche leur être intégralement remboursée, sur une base forfaitaire.

"Les ménages moyens et modestes sont une nouvelle fois les parents pauvres de la politique fiscale du gouvernement", accuse le député socialiste Didier Migaud, critiquant un budget "en grande partie insincère" et "dangereusement déséquilibré".

"On n'est pas vraiment dans une situation d'insincérité ou de manque d'effort. On est dans un budget de reprise" avec un nécessaire soutien à la croissance, a répondu la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

"On ne creuse pas les déficits, on les stabilise", a ajouté le ministre du Budget, Eric Woerth.

Avec des recettes fiscales minées par la crise (-53 mds d'euros entre 2008 et 2009) et d'importantes dépenses de relance (39 mds au total cette année, près de 15 l'an prochain), le déficit public a bondi pour atteindre 8,2% du PIB en 2009, du jamais vu.

Le record sera encore battu l'an prochain, malgré un net rebond des recettes (+15,5%) et des dépenses de l'Etat qui ne progresseront pas plus vite que l'inflation (+1,2%), hors mesures de relance.

Si le déficit de l'Etat est réduit de 141 à 116 milliards, les comptes sociaux vont plonger en raison de la flambée du chômage. Encore alourdi par la coûteuse réforme de la TP, le déficit total de la France atteindra 8,5% du PIB, tandis que la dette explosera à 84% du PIB.

Un déficit sans commune mesure avec la limite de 3% autorisée par Bruxelles et que le gouvernement prévoit au mieux de ramener à 5% en 2013, si la croissance est au rendez-vous. Un budget de rigueur avant la présidentielle de 2012 paraît de toute façon peu probable.

AFP. 30.09.09

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L'ADN de la joggeuse sur la main du suspect

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Recherches autour de Milly-la-Forêt (Essonne)

L'enquête sur l'enlèvement, lundi, d'une joggeuse de 42 ans dans la forêt de Fontainebleau a connu un développement crucial mercredi après l'identification de son ADN sur la main gauche du suspect peu avant son déferrement devant la justice.

Selon une source judiciaire, des prélèvements effectués sur la main gauche de cet homme de 47 ans, déjà condamné pour viol, ont permis de retrouver l'ADN de Marie-Christine Hodeau, vraisemblablement issus de résidus de peau.

La victime n'avait toujours pas été retrouvée peu avant midi mais "il n'est pas impossible que ce soit imminent", a ajouté cette source.

Le parquet d'Evry, qui a requis le placement en détention du suspect, va ouvrir une information judiciaire a priori pour "enlèvement et séquestration" à l'encontre de cet homme interpellé lundi à Echilleuses (Loiret), un village à 31 km au sud de Milly-la-Forêt (Essonne) où la victime vivait et faisait son jogging.

L'homme n'a cessé de nier toute participation aux faits même si lors de sa garde à vue des "incohérences et contradictions dans ses déclarations" ont été relevées, a noté une source judiciaire, selon laquelle l'enquête "progresse".

Peu après son enlèvement, la jeune femme avait réussi à joindre les gendarmes, lundi à 9H10, depuis le coffre de la voiture habituellement utilisée par le suspect, expliquant qu'elle venait d'être enlevée par un homme armé d'un couteau.

Un témoin qui connaissait le suspect l'a d'ailleurs aperçu vers 8H30 au volant de la voiture, dont le signalement a été donné par la joggeuse, dans une rue devant un magasin Intermarché d'Oncy-sur-Ecole (Essonne), commune voisine de Milly-la-Forêt. Le lieu de l'enlèvement se trouve à proximité de ce magasin, dont les caméras de vidéosurveillance ont permis de confirmer la présence de la Peugeot 106, selon la même source.

Le véhicule avait été localisé par hélicoptère vers 10H45 par les gendarmes dans la cour de la propriété d'Echilleuses (Loiret) dont le suspect est le gardien.

La voiture était vide, le moteur encore chaud, et le suspect ne se trouvait pas à la résidence. Il s'y est rendu après avoir été contacté par l'intermédiaire de sa femme, et est arrivé à bord de sa voiture personnelle. C'est alors que le couple a été interpellé en placé en garde à vue. L'épouse du suspect a été libérée mardi après-midi.

Ce dernier avait été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans, mais avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 2007, assortie de strictes mesures de contrôles, avait expliqué mardi le procureur d'Evry Jean-François Pascal.

AFP. 30.09.09

Il aurait dû être en taule jusqu'en 2013!

 

 

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Jeux - Charade

Mon premier est un marché

Mon second est une ville d'eaux

Mon troisième est un poisson

Mon quatrième est un droit

Mon cinquième se trouve au Maroc

Mon tout est un écrivain

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Pas de pétition à Hollywood!

Outre-Atlantique, ni les médias ni les stars ne prennent clairement position en faveur de Roman Polanski. Au contraire.

L'arrestation de Roman Polanski a provoqué surprise et émotion à Hollywood, mais, contrairement à leurs homologues européennes, les stars américaines ne se sont pas précipitées pour prendre publiquement la défense de Roman Polanski. Le site TMZ, consacré aux célébrités, titrait ce week-end : «Roman Polanski arrêté… enfin», dénotant le malaise de ce côté-ci de l'Atlantique sur l'affaire. Wikipedia a dû bloquer sa page sur le cinéaste pour empêcher les tentatives éditoriales des internautes divisés sur le passé du cinéaste.

Plusieurs voix se sont élevées pour qu'il soit transféré devant un tribunal de Los Angeles afin que justice soit rendue en bonne et due forme, même si, au final, il n'est pas condamné.

«Je pense qu'il devrait revenir et que le parquet devrait abandonner l'accusation pour mettre un terme à tout ça», a déclaré le producteur hollywoodien proche du cinéaste Mike Medavoy.

Les médias s'interrogent sur la possibilité d'une "affaire bâclée" par la justice américaine il y a plus de trente ans. Le site variety.com s'offusque du «piège» tendu au cinéaste. Le Wall Street Journal questionne l'absence de prescription dans le système judiciaire américain.

La victime, Samantha Geimer, reste quant à elle cloîtrée dans sa maison de Hawaï et refuse de parler, redoutant ce qu'elle craignait le plus : un cirque médiatique.

Le Figaro - 29.09.09

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