Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Blog - Page 1758

  • Grande saucisse et vieille pomme de terre

    Miss France 2009.jpg

    En couronnant pour 2009 l'étudiante métisse franco-américaine Chloé Mortaud, le comité Miss France a élu pour la première fois une candidate possédant une double nationalité.

    La jeune fille de 19 ans aux yeux noisette et aux cheveux châtains foncés, qui mesure 1,80 mètre, a une mère originaire de l'Etat du Mississippi arrivée en France il y a 25 ans, a-t-on appris auprès de la Société Miss France et Geneviève "de Fontenay", présidente du comité Miss France.

    C'est la première fois qu'une Miss France n'est pas seulement française mais aussi ressortissante d'un autre pays! Et c'est aussi une première qu'une Miss France ait des origines américaines, a précisé Mme de Fontenay.

    Autre élément inédit dans le choix effectué cette année, Chloé Mortaud est la première reine de beauté issue de la région Albigeois-Midi-Pyrénées.

    L'heureuse élue a expliqué samedi soir sur le plateau de TF1 ne pas avoir versé de larme en apprenant son élection car elle était "en apesanteur" et qu'elle n'a pas joué sur son côté métisse dans ses discours pour ne pas être choisie "pour ça"...

    On voit maintenant à quoi servent aux mondialistes ces grotesques concours de "Miss France"!

  • La Chine ne respecte pas Sarközy et l'humilie

    Sarkozy et le dalaï-lama - 6 décembre 08.jpg
    Le 6 décembre à Gdansk

    Sans surprise, puisqu'elle avait multiplié les avertissements, la Chine a exprimé sa colère dimanche après la rencontre entre le président français Nicolas Sarközy et le dalaï lama, en convoquant l'ambassadeur de France pour lui faire part de sa "vive protestation".

     

    La chaîne de télévision CCTV a fait état de la convocation de M. Hervé Ladsous auquel il a été expliqué que l'entretien la veille à Gdansk, en Pologne, avait "mis à mal" les relations sino-françaises et sino-européennes, alors que M. Sarkozy est aussi président de l'Union européenne (UE).

    "Le vice-ministre des Affaires étrangères He Yafei a émis une vive protestation", estimant que la rencontre de Gdanks avait "mis à mal les fondements des relations sino-françaises et sino-européennes", selon CCTV.

    Dans une déclaration séparée, plus virulente, le ministère chinois des Affaires étrangères a jugé que l'entretien de M. Sarkozy et du dalaï lama avait "fait beaucoup de mal aux relations bilatérales sino-françaises".

     "En dépit de la "forte opposition des masses" en Chine et des mises en garde fermes du gouvernement chinois", M. Sarkozy, "dans ses doubles fonctions à la présidence de la France et de l'UE", a "persisté" et rencontré le dalaï lama, "un réfugié politique qui mène depuis longtemps des activités séparatistes", dit le ministère.

    "Cette action erronée constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine et heurte les sentiments du peuple chinois. Le gouvernement chinois exprime son opposition résolue et son vif mécontentement", poursuit le ministère.

    Le communiqué officiel se termine toutefois sur une note plus conciliante, puisqu'il appelle la France à "corriger ses erreurs afin de permettre aux relations sino-françaises de maintenir un développement sain et stable".

    La Chine avait multiplié les avertissements avant la rencontre prévue en Pologne en marge d'une réunion de prix Nobel de la paix, notamment sur son possible impact sur les relations commerciales franco-chinoises.

    A ce propos, la ministre française de l'Economie Christine Lagarde a jugé dimanche qu'il était "de l'intérêt de tout le monde que la relation se poursuive" entre Pékin et Paris, en soulignant l'importance des relations commerciales bilatérales.

    Pour sa part, le dalaï lama a félicité dimanche M. Sarkozy pour sa position. "Les bonnes relations, les relations amicales avec la Chine sont très, très importantes. Mais cela ne veut pas dire que l'on peut oublier les principes", a-t-il déclaré.

    Le régime communiste chinois, qui exerce une surveillance de tous les instants sur l'internet, a laissé les internautes exprimer librement leur ressentiment antifrançais. L'un d'eux a qualifié M. Sarközy de "criminel de la France" et l'un des grands "idiots de l'Histoire".

    A Pékin, les hypermarchés de la chaîne Carrefour --cible toute désignée de la vindicte populaire en cas de tensions avec Paris-- étaient bondés comme tous les dimanches.

    Toute rencontre entre des dirigeants étrangers et le chef spirituel tibétain déclenche les protestations de la Chine. Mais cette fois-ci, Pékin est allé plus loin en annulant le sommet UE/Chine prévu à Lyon (France) le 1er décembre, un geste inédit et diplomatiquement violent.

    Cependant, les récents entretiens du dalaï lama avec le président américain George W. Bush, la chancelière allemande Angela Merkel ou le Premier ministre britannique Gordon Brown, sans faire plaisir à Pékin, n'avaient pas déclenché de telles foudres.

    Les relations franco-chinoises, qui venaient à peine de retrouver un cours plus serein, ont connu une année mouvementée en raison, déjà, du Tibet.

    En mars, lors de la répression des manifestations de Tibétains, M. Sarkozy avait fortement déplu à la Chine en liant sa participation à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques à une reprise du dialogue entre Pékin er les Tibétains.

    Plusieurs semaines de manifestations antifrançaises, en particulier contre des hypermarchés Carrefour, avaient éclaté en avril après que des manifestants pro-tibétains eurent perturbé le passage de la flamme olympique à Paris.

    AFP. 07.12.08

    Il y a peut-être entre la France et la Chine un autre autre contentieux plus grave que celui du dalaï lama?  

  • VIDEOS BIZET - L'Arlésienne

    Bizet.jpg
    Georges Bizet, compositeur français, né à Paris en 1838, décédé en 1875 à Bougival.

  • "Bon Hanouka!" - Une adresse chargée......

    Brane avocat.jpg
    Il y a un an jour pour jour, un colis piégé explosait dans un cabinet d’avocats, 52 boulevard Malesherbes, à Paris (VIII e ) . L’attentat visait Me Olivier Brane, grièvement blessé, mais il a tué sa collaboratrice Jacqueline Ben Bouali, 74 ans. Malgré une importante enquête de la brigade criminelle, le mystère reste total. Olivier Brane n’a toujours pas recouvré l’entier usage de sa main blessée et a perdu presque entièrement la vision d’un oeil.
    Il reste très traumatisé. « Il vivra avec cette angoisse fondamentale tant que personne n’aura été interpellé. Il est aussi très marqué par la mort de sa collaboratrice, une femme remarquable en qui il avait une confiance totale », confie Me Lev Forster, son avocat. Toujours sous protection policière, Olivier Brane, qui a reçu 400 lettres de soutien, n’a pas repris son activité et ignore s’il le fera.

    «Quelle haine a pu motiver un tel acte ? »

    Les enquêteurs continuent d’explorer toutes les pistes en épluchant un à un les dossiers traités par l’avocat spécialisé dans l’immobilier en France et à l’étranger. Sur le plan technique, les policiers étudient aussi les dizaines de milliers d’appels téléphoniques passés ce jour-là dans le quartier et la vidéosurveillance des stations de métro et des commerces alentour. Quant aux colis déposés ce matin-là devant la porte du cabinet, un seul, censé contenir le whisky préféré d’Olivier Brane, renfermait l’explosif. Des recherches ont été menées sur Internet pour tenter de retrouver un éventuel fabricant. En vain. D’autres vérifications ont été faites sur le contenu des autres paquets, champagne et chocolats. Reste cet énigmatique message sous enveloppe : « En souvenir d’une affaire immobilière compliquée. Bon Hanouka (NDLR : fête juive) », qui pose plus de questions qu’elle n’amène de réponses. « L’enquête n’a certes pas encore donné de résultat, mais la brigade criminelle continue à travailler de façon extrêmement efficace » dit Me Forster.

    Hier, Amèle, une des 3 filles de Jacqueline Ben Bouali, nous confiait : « Pourquoi ? Quelle haine a pu motiver un tel acte ? Nous sommes épuisés de nous poser tous les jours ces mêmes questions. Ça envahit notre quotidien, nous avons besoin de savoir, c’est trop pesant. On est très marqués par sa disparition brutale, notre père pleure chaque nuit en silence. » Elle se dit rassurée par la détermination de la juge à faire la lumière sur cet attentat - qui demeure à ce jour une énigme.
    .
    Le Parisien - 06.12.08
    ndb: Le cabinet de Me Brane se trouvait au 4ème étage de cet immeuble, qui abritait également la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et l'ancien cabinet d'avocats de Nicolas Sarközy...

  • Qui a écrit ce texte? De quel pays s'agit-il?

    Je restai un moment à regarder cette plantation merveilleuse, où tous les arbres du monde se trouvaient réunis, donnant chacun dans leur saison leurs fleurs et leurs fruits dépaysés. Entre les champs de blé et les massifs de chênes-lièges, un cours d'eau luisait, rafraîchissant à voir par cette matinée étouffante; et tout en admirant le luxe et l'ordre de ces choses, cette belle ferme avec ses arcades moresques, ses terrasses toutes blanches d'aube, les écuries et les hangars groupés autour, je songeais qu'il y a vingt ans, quand ces braves gens étaient venus s'installer dans ce vallon du S...., ils n'avaient trouvé qu'une méchante baraque de cantonnier, une terre inculte hérissée de palmiers nains et de lentisques. Tout à créer, tout à construire.

  • Santos Mirasierra: une affaire d'Etat!

    Collard et Santos.jpg
    Me Gilbert Collard avec Santos Mirasierra (français)

     Après deux jours de délibérations, la justice espagnole a condamné hier Santos Mirasierra, un supporter de l’Olympique de Marseille, à trois ans et demi de prison ferme pour trouble à l’ordre public, atteinte à l’autorité publique et violences lors d’un match entre le club phocéen et l’Atletico Madrid, le 1er octobre dernier.

     
    L'homme avait comparu mardi et mercredi à Madrid où il était notamment accusé d’avoir jeté une chaise du stade Vicente Calderon sur un policier et d’en avoir bousculé un autre. Mercredi, le procureur avait maintenu ces accusations, demandant huit ans de prison contre lui. Vêtu d’une veste bleu clair du club marseillais, le prévenu avait clamé son innocence, affirmant, en larmes : « J’ai toujours tout donné pour encourager mon équipe. J’ai toujours lutté contre la violence et le racisme. Je ne suis pas un hooligan ni un criminel. »


    Ses avocats, l’Espagnol Erlantz Ibarrondo Merino et le Français Gilbert Collard, avaient souligné les contradictions du dossier. Finalement, Santos Mirasierra a bien été reconnu coupable d’« atteintes à agents de l’autorité avec l’usage d’un objet dangereux », ce qui lui vaut une peine de trois ans de prison. Il est condamné à une peine supplémentaire de six mois ferme pour « blessures » envers le policier atteint au visage par la chaise.
    A Madrid hier, où elle espérait une libération de son frère, détenu depuis deux mois, Lucille Mirasierra a craqué. « C’est ça la justice espagnole, eh bien, c’est une honte ! réagit-elle. On nous a baladés depuis le début avec des supposées tractations politiques et diplomatiques souterraines. Voilà ce que ça a donné. Santos reste en prison et sans doute pour longtemps. Je suis écoeurée, mais sachez qu’on ne lâchera rien. On va se mobiliser pour le sortir de là. »

    Même sentiment d’injustice chez les Ultras, le groupe de supporters marseillais auquel appartient Santos Mirasierra. « Là, on hallucine, s’indigne Christine, la porte-parole des Ultras. On avait déjà pris une grosse claque dans la figure quand ils ont décidé de garder Santos en prison après le match. On a reçu une autre claque après le réquisitoire du parquet, qui demandait huit ans de prison contre lui. On ne sait pas trop où on en est. Mais que la justice espagnole sache qu’on va se battre jusqu’au bout. Jusqu’à ce que Santos soit libéré ou totalement innocenté. Rien sur sa culpabilité n’a été prouvé lors de son procès. On a la haine, mais il ne faut pas que la colère l’emporte, il faut réfléchir calmement à la suite. »

    Quant à Me Gilbert Collard, l’avocat de la famille Mirasierra, qui a d’ailleurs annoncé son intention de faire appel, il en appelle tout simplement à Nicolas Sarközy.

    « Il appartient désormais au président de la République d’intervenir au plus vite. On ne peut pas laisser ce jeune homme en prison parce qu’il est la victime d’une "réaction nationaliste et épidermique". Ce n’est pas de la justice ! »

    Du côté de l’Olympique de Marseille, Pape Diouf, le président, a réagi sur le site du club. « Je ne pensais pas qu’une telle injustice soit possible dans une capitale européenne comme Madrid. C’est insupportable et effrayant. Je suis littéralement abasourdi. »

    Le Parisien - 06.12.08

    Rama et Kouchner vont-ils intervenir auprès de l'Espagne? 
  • Le choix délibéré de l'assistanat...

    Sarkozy lutte contre la pauvreté.jpg
    Sarközy et Hirsch le 3 décembre 2008 à Compiègne

    Aide alimentaire, hébergement, crédit et endettement: Nicolas Sarközy a exposé ses mesures pour lutter contre la pauvreté, mercredi à Compiègne (Oise), à la veille de la présentation de son plan de relance de l'économie.

    Mercredi, il s'exprimait lors d'un déplacement sur le thème de la "grande pauvreté", au cours duquel il a visité une banque alimentaire et une épicerie sociale, puis animé une table ronde.

    Il a annoncé que les pensions de réversion "pour les couples les plus modestes" seraient portées à 60% en 2010, ce qui correspond à "80 euros supplémentaires par mois pour les 600.000 personnes".

    Ce montant de 80 euros est "un montant maximal", a-t-on précisé au ministère du Travail.

    L'objectif affiché jusque-là par le gouvernement était de porter la pension de réversion de 54% de la retraite du conjoint disparu à 60% en 2011.

    Autre annonce: une enveloppe de 160 millions d'euros allouée par l'Etat pour l'amélioration des centres d'hébergement, et la création de mille nouvelles places d'accueil pour sans domicile fixe. Ce qui porte à plus de 100.000 celles disponibles, selon la présidence.

    Concernant l'accès au logement, "la forte augmentation de la création de logements sociaux par le plan de relance répond" à ce problème, selon l'Elysée. Cette augmentation "permettra en particulier d'augmenter les formes de logement HLM les plus sociales et celles destinées aux personnes fragiles (ex : les maisons-relais)".

    Quant à la question de la mise à l'abri obligatoire, le Premier ministre François Fillon "ouvrira une discussion avec les principales associations qui devra aboutir à un accord sur des lignes directrices", a rappelé l'Elysée.

    M. Sarkozy a par ailleurs annoncé une enveloppe de 20 M EUR en 2009 pour les associations qui distribuent de l'aide alimentaire, afin de leur permettre d'"améliorer la qualité de leurs entrepôts" et "d'informatiser le suivi de leur volume d'activité et la traçabilité des denrées".

    M. Sarkozy a précisé qu'en région parisienne, le ministère de la Défense allait mettre à disposition 4.000 m2 d'entrepôts pour l'aide alimentaire (notamment à Brétigny-sur-Orge et Paris).

    Un "partenariat avec les entreprises pour inciter l'industrie agro-alimentaire, les producteurs agricoles et la grande distribution à orienter plus largement les denrées disponibles vers l'aide alimentaire" va également être mis en place.

    Concernant les questions de crédit et d'endettement, le président charge sa ministre des Finances Christine Lagarde de "présenter rapidement une réforme pour encadrer le crédit à risque ("revolving") et surveiller les pratiques des sociétés de rachat de crédit et gestion de crédit dont les dérives peuvent être importantes en période de crise".

    Mme Lagarde devra "réunir tous les acteurs afin qu'ils s'engagent sur un "code de bonne conduite" pour les mois à venir".

    Enfin, Mme Lagarde et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, ont été chargés de réfléchir à "une réforme des procédures de surendettement" d'ici à la fin du premier semestre 2009.

  • Gaza: la Banque mondiale demande à Israël d'autoriser le transfert de liquidités

    La Banque mondiale a appelé Israël à autoriser le transfert de billets de banque à Gaza pour payer les fonctionnaires, avertissant que la crise de liquidités pourrait provoquer l'effondrement du système bancaire dans ce territoire palestinien sous blocus israélien.

    "Nous exhortons le gouvernement d'Israël à agir rapidement pour permettre aux différentes branches des banques à Gaza de disposer de liquidités avant la fête (musulmane) de l'Adha lundi", a indiqué la BM dans un communiqué samedi. "Un règlement passe par un transfert des billets de banque".

    "La crise de liquidités pourrait conduire à l'effondrement du système bancaire à Gaza, mettre davantage en péril le rôle des institutions palestiniennes et avoir des répercussions humanitaires" graves, a ajouté la Banque mondiale.

    Mardi, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a exhorté Israël à autoriser l'entrée de billets de banque à Gaza pour pouvoir payer les salaires des fonctionnaires (70.000), en soulignant que le problème était d'autant plus grave qu'il survenait avant la fête de l'Adha.

     Les banques de Gaza, où vivent 1,5 million de Palestiniens, "ne disposent que de 47 millions de shekels (11,5 millions de dollars), selon les estimations. Or, pour accomplir les transactions liées aux salaires, ces banques ont besoin de 250 millions de shekels".

    Toutes les banques opérant à Gaza avaient fermé jeudi faute de liquidités.

    Israël a renforcé en novembre le blocus imposé à Gaza depuis juin 2007, fermant tous les points de passage du territoire et n'autorisant qu'exceptionnellement l'entrée de produits de base et d'aides humanitaires.

    Cette mesure a été adoptée en riposte à la reprise des tirs à partir de Gaza de roquettes vers Israël après une opération israélienne dans ce territoire.

  • Le budget 2009 de la Défense: un peu de cavalerie?

    Le Sénat a adopté lundi soir avec les seules voix de la majorité le budget 2009 de la Défense, l'un des mieux pourvus avec 5,4% de crédits supplémentaires, tout en s'interrogeant sur ses éventuelles "fragilités".

      Sur les 32 milliards d'euros de crédits (hors pensions), 1,6 milliard d'euros devraient provenir de ressources exceptionnelles, à savoir la cession de biens immobiliers et de fréquences radio de la Défense, a rappelé le sénateur UMP François Trucy, rapporteur spécial de la commission des Finances.

    "Ce système est ingénieux mais n'est-il pas fragile?", s'est-il interrogé au sujet des cessions immobilières confiée à une "société de portage" et censées générer un milliard d'euros de crédits.

    "Etes-vous assuré de recevoir ces paiements en 2009 et quels sont les acquéreurs éventuels?", a encore lancé le sénateur du Var à l'adresse du ministre de la Défense Hervé Morin, évoquant cette fois les 600 millions d'euros liés aux cessions de fréquences radio.

    "Ce budget est soumis à de nombreux aléas", a déploré l'ancien ministre de la Défense de François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement. Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a souligné un financement des opérations extérieures à hauteur de 510 millions d'euros alors qu'il a déjà atteint 850 millions cette année.

    "Ce budget est un pari, hélas, pas audacieux mais téméraire qui repose sur une architecture fragile, des hypothèses douteuses et, surtout, un héritage calamiteux", a renchéri le sénateur PS Didier Bouleau dont le groupe a voté contre.

    Affirmant que le budget de la Défense restait une "priorité" du gouvernement, M. Morin a assuré que les recettes exceptionnelles issues des cessions immobilières étaient "parfaitement sanctuarisées".

    "La crise ne modifie par les perspectives de développement à moyen terme de la téléphonie et de l'internet mobile", a-t-il par ailleurs fait valoir au sujet des cessions de fréquences radio.

    Quant au financement des opérations extérieures, "il passera de 460 millions (d'euros en 2008) à 510 millions" en 2009, a dit le ministre, confirmant qu'il augmentera encore "de 60 millions par an en 2010 et 2011".

    Le budget 2009 de la Défense est le premier d'une Loi de programmation militaire 2009-2014 qui verra la fermeture de 82 unités, le transfert de 33 autres et la suppression de 54.000 emplois militaires et civils sur 320.000.

    Il connaîtra cependant la deuxième plus forte progression derrière celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (+6,5%).

     

  • Un livret pour mieux apprendre la Shoah aux primaires

    Mémorial Shoah Paris 4è.jpg
    Mémorial de la Shoah à Paris (4ème) - Intérieur
    On peut voir aussi sous le bâtiment la tombe du Martyr juif inconnu
    Mémorial machine agricole nazie.jpg
    A l'intérieur du Mémorial, une machine agricole ayant servi à tuer des Juifs

    La visite de Xavier Darcos au mémorial de la Shoah, ce matin, devrait clore en douceur la cacophonie soulevée par la déclaration de Nicolas Sarközy il y a huit mois. Lors du dîner annuel du Crif, le président de la République avait émis le souhait que chaque élève de CM 2 s’approprie la mémoire de l’un des 11 400 enfants juifs de France victimes de la Shoah.

    Tollé des enseignants, historiens, psychologues, et jusque dans la communauté juive, contre le côté « adoption » compassionnelle, potentiellement traumatisante, imposée à des enfants de 10 ans.
    En épilogue, le ministre de l’Education va, aujourd’hui, profiter de sa visite et de la rencontre avec deux classes de CM 2 pour dévoiler le livret qui doit aider les enseignants à aborder cette période.

    Enseigné en primaire. La Shoah est au programme d’histoire du CM 2… depuis 2002. Très remontés en février, nombre d’instituteurs signalaient qu’ils n’avaient pas attendu le président pour s’y consacrer. Les 40 pages de « Mémoire et histoire de la Shoah à l’école », dont chaque école va recevoir un exemplaire, ne sont toutefois pas de trop, fait-on observer au ministère : « On n’a pas émis de pistes ni de conseils sur le sujet depuis 1990, et encore, elles étaient destinées aux professeurs de lycée. Ceux des écoles ne sont pas forcément spécialistes de l’histoire. »

    L’enjeu. Pas question, prévient l’entourage du ministre, d’écorner la liberté pédagogique des enseignants. Tableau de repères chronologiques, carte, bibliographie, textes du cinéaste Claude Lanzmann, de Serge Klarsfeld ou Simone Veil entre autres : le livret est là pour donner des orientations, des pistes, pour que les écoliers aient une première approche du Crime contre l’humanité, approfondie en troisième. « Il fallait le faire maintenant : les derniers témoins de cette période, désormais âgés, disparaissent. »

    La méthode. Les pistes du livret ministériel, élaboré avec l’aide du mémorial, suivent les recommandations émises en juillet par la commission de réflexion nommée par Xavier Darcos, présidée par l’inspectrice générale et présidente de l’Association de la maison d’Izieu, Hélène Waysbord-Loing. Pas question de parrainage, ni d’approche « morbide » de la Shoah via les camps. Personnalisation et histoire « incarnée », oui : « L’approche par la vie, l’itinéraire d’enfants de cette époque, victimes ou sauvés, est bonne dès lors qu’elle doit servir, au-delà de l’émotion, à construire un savoir historique. »
    Le livret donne des sites Internet d’associations pour construire un cours accessible. Le tout est consultable dès aujourd’hui sur le portail www.shoah.education.fr.

     

    Le Parisien -05.12.08

  • Avec Patrick Devedjian, on saura où va l'argent

    Devedjian ministre de la relance.jpg
    Patrick Devedjian a 64 ans
    Patrick Devedjian, actuel secrétaire général de l'UMP a été nommé ministre responsable de la relance économique aujourd'hui à 14 h 30.
    Il sera chargé de mettre en place le plan de relance de 26 milliards d'euros présenté hier jeudi par Nicolas Sarközy.

     

    Selon les mots même du président, il s'agira pour Patrick Devedjian de s'assurer «que l'argent que nous mettons en plus dans les ministères ne servira pas à financer les dépenses courantes et habituelles, mais vraiment le plan de relance qui a été décidé»

    Patrick Devedjian avait donné son accord dans la matinée. Actuellement président du Conseil général des Hauts-de-Seine et secrétaire général de l'UMP, il s'installera à Matignon et sera directement rattaché au premier ministre François Fillon.

  • Braquage record : pour financer le plan de relance?

    Joailerie H.W et promeneuse le 5 dec 08.jpg
    Devant la joaillerie Harry Winston le 5 décembre 2008

    Le montant est à la hauteur de la prestigieuse enseigne : quelque 80 millions d'euros de bijoux ont été volés jeudi à Paris lors d'un braquage dans la joaillerie de luxe Harry Winston, ce qui en fait le plus important vol toutes catégories jamais commis en France.

    Une estimation des bijoux volés fait état, précisait-on vendredi en fin de matinée de source proche de l'enquête, d'un montant de 85 millions d'euros.

    Jeudi 17h30, 29 avenue Montaigne (VIIIe), en plein Triangle d'or de Paris. Quatre hommes armés, dont deux déguisés en femme, pénètrent dans la boutique fréquentée par une riche clientèle internationale. Ils sont visiblement très bien renseignés puisqu'ils connaissent les noms de certains employés présents et les caches discrètes où sont déposés des bijoux qui ne sont pas exposés.

    Ils rassemblent "sans ménagement" la quinzaine de témoins (employés et clients) dans un coin de la boutique. Sans tirer un coup de feu, ils raflent parures de bijoux, bagues et autres colliers qu'ils glissent dans des sacs avant de prendre la fuite vers 17h45.

    L'enquête de flagrance, confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRB), a commencé par l'audition de la dizaine de témoins, l'examen des films de surveillance et du dispositif d'alarme, relié à une centrale en Suisse.

    La BRB pense avoir affaire "à de grands professionnels" et n'écarte aucune piste : grand banditisme français ou ressortissants des pays de l'Est. Même démontés, bijoux et diamants sont en effet difficilement écoulables, sauf dans les pays de l'Est, devenus, selon des sources policières, un "nouvel Eldorado pour les trafiquants".

    Le joaillier Harry Winston a annoncé à New York "coopérer avec les autorités dans leur enquête"."Notre première préoccupation va vers les employés", ajoute le joaillier dans un communiqué reçu par l'AFP.

    Jointe au téléphone, Mme Rhonda Barnat, chargée des relations publiques de Harry Winston à New York, n'a pas fait d'autre commentaire.

  • Le chômage ne cesse de s'aggraver aux USA

    En dépit d'une baisse historique des taux d'intérêt jeudi en Europe, le pessimisme a vite repris le dessus vendredi sur les marchés après l'annonce d'un taux de chômage aux Etats-Unis au plus haut depuis plus de 15 ans.

    M. Bush s'exprimera aussi alors que les trois grands constructeurs automobiles essaient d'obtenir une aide publique pour échapper à la faillite.

    Le taux de chômage américain est monté à 6,7%, selon le département du Travail américain: plus d'un demi-million de personnes ont perdu leur travail en novembre dans ce pays, ce qui n'était pas arrivé depuis 34 ans. Les économistes tablaient sur 325.000.

    Depuis le début officiel de la récession aux Etats-Unis, en décembre 2007, le taux de chômage a augmenté de 1,7 point de pourcentage et il faut remonter à octobre 1993 pour retrouver un taux supérieur à 6,7%.

    Ces statistiques sont "tout simplement affreuses", commentait à Londres le cabinet Capital Economics.

    Le secteur des services, qui concentre plus de 80% des emplois américains, a représenté "environ deux tiers des suppressions d'emplois récentes", alors qu'"au cours des huit premiers mois de l'année, les pertes d'emplois avaient été en majeure partie limitées aux secteurs de la construction et de l'industrie manufacturière", selon le ministère.

    La Maison Blanche s'est dite "très inquiète" de ces mauvais chiffres et s'est engagée à poursuivre avec ardeur ses efforts pour y remédier tandis que le président élu Barack Obama appelait à des mesures "urgentes" pour aider les Américains à retrouver un emploi et stimuler l'économie.

    Les Bourses européennes ont été assommés par ces chiffres: vers 15H20 GMT Paris perdait 5,17%, Francfort 4,07% et Londres 2,58%.

    A Wall Street, l'indice Dow Jones de la Bourse de New York qui avait déjà perdu 2,51% jeudi soir, cédait 2,20% après les chiffres de chômage américain.

    Le marché du pétrole a aussi accusé le coup des chiffres du chômage américain car une baisse sensible de la consommation de brut est redoutée du fait de l'aggravation de la récession.

    Les prix du brut ont ouvert en baisse à New York, sous les 43 dollars et sont même tombés momentanément à 42 dollars, au plus bas depuis janvier 2005. A Londres ils sont descendus sous les 41 dollars.

    Les cours ont perdu plus de 100 dollars, soit plus des deux tiers de leur valeur, depuis leurs records du 11 juillet à plus de 147 dollars.

    Face à la dégradation accélérée de l'activité économique, les banques centrales européennes avaient pourtant fortement réagi jeudi. Pour la zone euro, la BCE a ainsi abaissé de 0,75 point de pourcentage -- une ampleur inédite -- à 2,50% son principal taux directeur.

    Mais cela n'a pas suffi manifestement à convaincre les marchés, pas plus que le plan de relance français de 26 milliards d'euros ou plus modestement les 750 millions annoncés par la Suède vendredi.

    Les investisseurs semblent avoir surtout retenu les commentaires pessimistes du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui prévoit un recul du Produit intérieur brut de 0,5% en 2009 dans la zone euro.

    Dans la première économie de la zone, l'Allemagne, en récession depuis le trimestre dernier, les perspectives s'assombrissent de jour en jour. La Bundesbank s'attend à un recul du PIB de 0,8% en 2009 et l'industrie a vu le niveau de ses commandes dégringoler en octobre, avec une baisse de 6,1%.

    Autre souci d'inquiétude, la situation des trois constructeurs automobiles américains, General Motors, Ford et Chrysler.

    Les dirigeants des "Big Three", qui espèrent arracher une aide jugée vitale de 34 milliards de dollars du Congrès, seront auditionnés vendredi par la Commission des services financiers de la Chambre des représentants.

  • Le patriarche Alexis II et la renaissance de la Russie

    Alexis II patriarche- 2008.jpg
    Alexis II à Moscou en 2008
    Alexis II patriarche avec Poutine monastère lec Valdaï.jpg
    Avec Vladimir Poutine au monastère de Valdai le 12 janvier 2008

    Alexis II, le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, décédé vendredi à 79 ans, a restauré l'influence de l'Eglise orthodoxe russe après 70 ans de régime communiste et entretenait des relations complexes avec les catholiques, accusés de prosélytisme en Russie.

      Le visage orné d'une imposante barbe blanche, s'exprimant d'une voix profonde au débit lent, le patriarche de Moscou était un personnage respecté des Russes et toujours présent dans la vie politique de son pays.

    Il a contribué à la réunification historique de son Eglise avec l'Eglise orthodoxe russe à l'étranger le 17 mai 2007, mettant fin à 80 ans de schisme datant de la révolution bolchevique de 1917.

    Ses relations avec le monde extérieur ont été marquées par une longue période de froid avec les catholiques, qu'il accusait de "prosélytisme" . Il avait refusé de recevoir le pape Jean Paul II.

    La raison principale de cette brouille était la situation en Ukraine, où les catholiques de rite oriental, bannis par Staline, avaient repris aux orthodoxes quelque 2.500 paroisses au début des années 90. La création de quatre diocèses catholiques en Russie en 2002 n'a fait qu'accentuer la tension.

     Les relations avec le Vatican se sont toutefois améliorées après l'élection du pape Benoît XVI en 2005.

    Pour marquer ce "dégel", Alexis II s'était rendu en octobre 2007 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, lors de sa première visite officielle dans un pays occidental, pour y prier devant 3.000 fidèles, catholiques et orthodoxes, devant la Couronne d'épines du Seigneur.

    Né à Tartu, en Estonie alors indépendante, le 23 février 1929, dans une famille d'origine russe, séminariste sous Staline, prêtre marié comme le permet la religion orthodoxe, Alexeï Ridiguer divorce pour se faire moine en 1961, au temps des campagnes antireligieuses de Nikita Khrouchtchev. Il est aussitôt promu évêque.

    Alexis II fait une carrière ecclésiastique fulgurante sous Léonid Brejnev, à une époque où l'Eglise orthodoxe est strictement contrôlée par le KGB qui jette dans les camps les prêtres dissidents.

    Homme d'appareil, proche du pouvoir grâce à son poste de numéro deux du Service des relations extérieures du patriarcat, le futur patriarche échappe à leur sort.

    Il accède au poste suprême en juin 1990, peu avant la chute de l'Union soviétique. Il apparaît alors comme le candidat le plus en phase avec les transformations de l'époque de Mikhaïl Gorbatchev.

    A la veille de la présidentielle de 1996, Alexis II met en garde contre un retour du communisme marqué par des répressions violentes contre le clergé orthodoxe et appelle les Russes à "faire le bon choix", accordant un soutien implicite à Boris Eltsine qui remportera le scrutin.

    Considéré comme un proche de M. Eltsine et de son successeur Vladimir Poutine qu'il rencontrait régulièrement, Alexis II utilise ses relations avec le pouvoir pour restaurer l'influence de l'Eglise orthodoxe en Russie et lui rendre sa propriété confisquée par les bolchéviques.

    Les séminaires se remplissent, les coupoles des églises brillent, et l'immense cathédrale du Christ-Sauveur, dynamitée à l'époque de Staline pour faire place à une piscine, est reconstruite dans toute sa splendeur. La religion orthodoxe reprend pied à l'école, dans l'armée, les prisons et les hôpitaux.

    Souhaitant faire de son Eglise, conservatrice, un acteur de son temps, Alexis II n'hésite pas à se lancer dans le discours politique. S'alignant sur la position du Kremlin, il dénonce les frappes de l'Otan contre la Yougoslavie et la guerre en Irak, critique les violations des droits des russophones dans les ex-républiques soviétiques.

    Au sein de l'Eglise, il ne favorisait pas le courant libéral et pro-oecuménique et semblait plutôt favorable aux slavophiles méfiants envers l'Occident.

    AFP. 05.12.08

  • "La prison, c'est cool"...

    Au CEF.jpg
    Dans un centre éducatif fermé

    Foyer, famille d’accueil, centre éducatif renforcé, prison, centre éducatif fermé… Christophe*, 17 ans, a tout connu. « Depuis que j’ai 14 ans, je vis tout seul. Alors franchement ici, je ne vois pas ce que ça peut m’apporter. Au moins, en prison, on te force à rien. C’est cool. Les grands te filent des cigarettes et de l’alcool.

    T’as la télé et le temps de réfléchir. Au CEF, t’es trop occupé. J’ai pris ma peine. Je pensais même avoir plus, vu que j’étais récidiviste. Maintenant, je voudrais qu’on me laisse tranquille. » S’il est là, c’est parce qu’il a été « balancé »! « Sinon, je serais encore en train de faire mon truc. Faut bien de l’argent dans la vie ! » Ses regrets ne portent que sur les combines qui ne lui ont « pas fait gagner de fric ». Volontiers provocateur, Christophe* promet de « finir ce qu’il a commencé ». « Après, j’arrête. En fait, je voudrais devenir pompier de la mer à Toulon. Il faut avoir un BEP, mais je sais que j’ai les capacités. Quand j’étais en CAP, j’avais 13,5 de moyenne ! » Son premier objectif est de « rentrer au plus vite chez lui », où sa copine l’attend. Pour cela, il sait qu’il doit se « tenir à carreau »...
    *prénom modifié... Est-ce bien utile?
    Les CEF: pourquoi gaspiller en pure perte l'argent des contribuables français?


  • Israël refoule l'aide humanitaire destinée à Gaza sous blocus depuis juin 2007

    menorah.jpg

    Un bateau libyen en route pour la bande de Gaza, bouclée par Israël, a été intercepté par la marine israélienne et contraint à rebrousser chemin, ont indiqué lundi des sources palestinienne et israélienne.

    Le cargo, chargé d'aide humanitaire, a été intercepté au large de Gaza par des bâtiments israéliens qui l'ont sommé de regagner le port égyptien d'El-Arich, a indiqué le député palestinien Jamal Al-Khoudari, qui dirige un Comité populaire luttant contre le blocus israélien.

    Le Al-Marwa était le premier bateau d'un pays arabe à se diriger vers Gaza pour tenter de briser le blocus israélien.

    Une association caritative du Qatar a annoncé lundi son intention d'acheminer par bateau une tonne de médicaments aux Palestiniens de la bande de Gaza.

    Israël a confirmé avoir refoulé le bateau libyen.

    "Des navires de la marine se sont approchés du bateau libyen et l'ont sommé par radio de rebrousser chemin", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor.

    "Quiconque souhaite acheminer de l'aide humanitaire à Gaza doit le faire en coordination avec Israël et à travers les points de passage connus. Ils peuvent aussi contacter l'Egypte", a-t-il ajouté.

    Le terminal de Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, est fermé quasiment en permanence depuis juin 2006 et ne peut fonctionner sans le feu vert d'Israël.

    Réagissant à l'interception du bateau, un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé dans un communiqué que cette mesure "révèle le vrai visage criminel de l'occupant".

    Il a aussi appelé l'Egypte à rouvrir le terminal de Rafah. "Le maintien de sa fermeture entrera dans l'Histoire comme un crime commis par tous ceux qui assiègent la bande de Gaza", a affirmé M. Barhoum.

    A Tripoli, une source officielle libyenne a déclaré à l'AFP que l'équipage du bateau était en contact avec les autorités libyennes. "L'équipage nous a indiqué que le bateau, bien que chargé d'aide humanitaire, faisait l'objet de tracasseries de la part d'embarcations de guerre israéliennes".

    Elle a ajouté que le bateau, faute de pouvoir décharger sa cargaison à Gaza n'aurait d'autre choix "que de revenir en Libye".

    Le blocus de la bande de Gaza, en vigueur depuis la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007, a été renforcé début novembre en raison d'une "recrudescence des violences".

    Le bateau libyen transportait 500 tonnes d'huile, 750 tonnes de lait, 1.200 tonnes de riz, 500 tonnes de farine de blé et 100 tonnes de médicaments, selon le Fonds libyen d'aide et de développement en Afrique, qui a affrété le navire.

  • Le 44ème président des Etats-Unis...

    Obama pose culotte objet du culte.jpg
    Sarközy porterait plainte!

    Assiettes ou dollars à l'effigie de Barack Obama, décorations de Noël, tasses, verres à pied, plaques d'immatriculation: l'élection du premier président noir américain suscite une flambée d'objets commémoratifs de plus ou moins bon goût...

  • Sarközy creuse le déficit et distribue des primes...

    AFP. 04.12.08.

    Nicolas Sarközy a annoncé jeudi à Douai que le plan de relance de l'économie portait sur "environ 26 milliards d'euros". Ce plan de relance de l'économie va creuser de 15,5 milliards d'euros le déficit public, a indiqué le chef de l'Etat.

    Présentant son plan de relance de l'activité économique, le chef de l'Etat a lancé: "la crise que nous traversons n'est pas une crise passagère, une simple crise conjoncturelle dont les traces seraient appelées à être aussitôt effacées".

    C'est "une crise structurelle qui va transformer pour longtemps l'économie, la société, la politique". "Le monde qui sortira demain de cette crise sera profondément différent de celui d'hier", a poursuivi M. Sarközy, assurant que la crise va "tout changer". Il faut donc être "ambitieux, audacieux, imaginatifs", a-t-il exhorté.

    Le plan prévoit la construction ou l'acquisition par l'Etat de 100.000 logements sociaux dans les deux prochaines années et le doublement du prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement neuf, a annoncé jeudi le président Sarközy.

     

    Le coût de la construction et l'acquisition de 100.000 logements neufs, dont 30.000 avaient déjà été annoncés fin octobre dans le cadre du programme de rachat par l'Etat, est estimé à 600 millions d'euros par l'Elysée. En 2009 pour tous les achats d'un logement neuf, le montant du prêt à 0% sera doublé: la quotité du prêt passera à 30% du prix du logement et les montants de plafonds de prix des logements sont augmentés, a encore détaillé l'Elysée. "Cette mesure répond directement aux difficultés d'accès au crédit immobilier des ménages. En particulier ceux qui n'ont pas d'apport personnel", ont expliqué les services du chef de l'Etat.

    Nicolas Sarközy a annoncé que l'Etat versera à la fin mars 2009 une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active (RSA), soit quelque 3,8 millions de ménages, pour un effort de 760 millions d'euros.

    Le plan de relance de l'économie prévoit la création d'une "prime à la casse" de 1.000 euros pour les véhicules de plus de dix ans en échange de l'achat d'une voiture neuve et peu polluante, a indiqué jeudi le président Nicolas Sarközy. "Je crois à la mondialisation, je crois à la liberté du commerce, je crois à l'économie de marché. Mais si nos amis américains devaient faire davantage pour leurs propres industriels je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à ses concurrents", a-t-il dit.

    "L'Etat est prêt à tout faire pour sauver l'industrie automobile qui emploie 10% de la population active française. Mais je ne suis pas d'accord pour aider des entreprises avec l'argent public si celles-ci continuent de délocaliser à l'étranger", a déclaré le chef de l'Etat. "Je ne laisserai pas démanteler l'outil industriel français ni dans l'automobile, ni ailleurs, sans contrepartie", a encore dit M. Sarközy.

    Selon le détail de la mesure communiqué par l'Elysée, cette prime sera accordée pour l'achat d'un véhicule particulier ou d'un utilitaire léger émettant moins de 160 g/km de CO2. Son coût est estimé à 220 millions d'euros.

    Parallèlement à cette mesure, le plan de relance prévoit aussi un soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français, sous forme d'un prêt de deux fois 500 M euros (à un taux de 8%), selon l'Elysée. Le plan prévoit aussi la mise en place d'un fonds d'investissement par les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA, afin d'aider aux restructurations des entreprises automobiles sous-traitante.

    "Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d'euros dans ce fonds, ainsi que le fonds stratégique d'investissement. Cette somme de 300 millions d'euros pourra être complétée par la participation d'autres acteurs privés, notamment les grands sous-traitants de premier rang", ont détaillé les services du chef de l'Etat.

    Le plan de relance de l'économie prévoit que l'Etat remboursera par anticipation ses dettes aux entreprises à hauteur de 11 milliards d'euros, a annoncé le président Nicolas Sarközy. Il a assuré que la crise actuelle allait transformer "profondément" le monde, "tout changer" et appelle à être "ambitieux, audacieux, imaginatifs". Il a affirmé que "la réponse à la crise, c'est un effort d'investissement massif".

     

  • Pression américaine sur le Pakistan

    Condy Rice au Pakistan.jpg
    Rice et Asif Aki Zardari

    Le Pakistan agira fermement contre les personnes impliquées dans les attaques de Bombay qui se trouveraient sur son territoire, a promis jeudi le président pakistanais Asif Ali Zardari, après une rencontre avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

    "Le gouvernement ne se contentera pas d'aider à l'enquête, mais il mettra également en oeuvre des actions fermes contre tout Pakistanais dont l'implication dans les attaques serait démontrée", a affirmé le chef de l'Etat dans un communiqué.

    "Le Pakistan est déterminé à s'assurer que personne n'utilise son territoire pour des actes de terrorisme quelles qu'ils soient", ajoute le texte.

    La Maison Blanche a appelé jeudi le Pakistan à "agir avec détermination, et de toute urgence" pour coopérer avec l'Inde dans l'enquête sur les attentats de Bombay.

    "J'ai trouvé que les dirigeants pakistanais étaient vraiment concentrés" sur la série d'attaques meurtrières déclenchées entre le 26 et le 29 novembre par un commando islamiste à Bombay, qui ont fait 172 morts et 296 blessés (selon un nouveau bilan quasi-définitif), a, de son côté, déclaré Mme Rice, ajoutant qu'ils "s'étaient engagés" à coopérer avec New Delhi dans l'enquête.

    Le chef de la diplomatie américaine a effectué une visite-éclair en Inde, puis au Pakistan, présentée comme une mission d'"urgence" pour désamorcer la crise entre les deux Etats nucléaires "frères-ennemis" du sous-continent.

    Mme Rice a en outre rappelé que le Pakistan, allié-clé des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme", menait aussi "son combat" contre les islamistes proches d'Al-Qaïda, qui ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest pakistanais, frontalières avec l'Afghanistan.

    L'Inde accuse des fondamentalistes basés au Pakistan d'avoir planifié et perpétré les attaques de Bombay. La tension est très vive entre les deux pays, mais la secrétaire d'Etat a semblé vouloir les apaiser jeudi en parlant de combat "global" contre le terrorisme.

    "Nous faisons tous, je dis bien tous, partie du même groupe" des victimes du terrorisme, et "nous devons tous réagir de manière globale", a-t-elle dit au président Zardari devant la presse.

    Le Pakistan est en proie, depuis 16 mois, à une vague sans précédent d'attentats, qui a fait près de 1.500 morts, commis par les islamistes proches d'Al-Qaïda.

    Parallèlement, la Chine a appelé Indiens et Pakistanais à collaborer après les attaques de Bombay.

    "Le Pakistan et l'Inde sont de bons voisins de la Chine. Nous souhaitons sincèrement qu'ils renforcent le dialogue et la coopération et sauvegardent en commun la paix et la stabilité en Asie de l'est, ce qui est dans l'intérêt des deux pays et de la région", a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao.

    L'Inde a demandé au Pakistan après les attentats de lui livrer une vingtaine de terroristes présumés.

    "Les mesures qui seront prises par le gouvernement indien dépendront de la réponse qu'apporteront les autorités pakistanaises", avait menacé jeudi le chef de la diplomatie indienne, Pranab Mukherjee, faisant allusion à cette demande.

    Mardi, cependant, M. Mukherjee avait garanti que son pays n'envisageait pas d'action militaire contre son voisin. Interrogée sur l'éventualité d'une riposte militaire, Mme Rice a semblé également exclure cette idée : "je n'ai rien entendu d'autre que des propos raisonnables et des déclarations responsables" à New Delhi, a-t-elle assuré.

    "L'armée pakistanaise défend la paix et la sécurité", a, à son tour, proclamé jeudi son commandant en chef, le général Ashfaq Kayani, à l'occasion d'une rencontre avec des responsables militaires de premier rang à Rawalpindi, près de la capitale pakistanaise.

    Le Pakistan et l'Inde se sont affrontés dans trois guerres depuis leur indépendance en 1947, aussitôt après l'indépendance de l'Inde britannique qui avait provoqué une partition sanglante entre la partie peuplée majoritairement de musulmans (le Pakistan) et d'hindous (l'Inde).

    AFP.04.12.08