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27/12/2007

"J'ai peur pour l'avenir de ma patrie"

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 Benazir Bhutto: "Toute ma vie, j'ai pris des risques"

 

Triste coïncidence, il y a quelques jours, Dominique Lagarde, grand reporter au service Monde du Vif/L'Express, rencontrait Benazir Bhutto, qui vient de mourir dans un attentat au Pakistan, pour la rubrique Grand entretien du journal. Extraits de cette interview, à paraître dans son intégralité le 4 janvier. Exclusif et prémonitoire.

Vous affichez votre volonté de combattre le terrorisme et l'extrêmisme. Vous avez également indiqué que vous pourriez autoriser des frappes américaines contre Al-Qaeda dans les zones tribales. Mais si vous êtes élue, vous allez aussi devoir gérer une opinion qui est profondément anti-américaine. Comment surmonter cette contradiction?

Je suis déterminée à combattre le terrorisme. C'est un mal absolu pour mon pays comme pour l'ensemble de la planète. Je ne vois pas en quoi le fait de combattre le terrorisme serait faire le jeu des Américains. Le terrorisme tue ici, au Pakistan. Il tue nos femmes, nos enfants, nos soldats. Et les Pakistanais le savent.

Il y a eu tant de morts dans votre famille. Le jour de votre retour, un attentat visant votre convoi a fait des dizaines de victimes à Karachi. N'avez-vous pas peur?

Je suis convaincue que ce qui s'est passé à Karachi n'aurait pas eu lieu sans complicités au sein de l'appareil de l'Etat. Pour le reste, toute ma vie j'ai pris des risques. Et aujourd'hui, c'est surtout mon pays qui est en danger. Les premières écoles coraniques extrémistes sont apparues lorsque je dirigeais le gouvernement, il y a plus de onze ans. La situation a depuis considérablement empiré. Le Pakistan est confronté à une menace très sérieuse. J'ai peur pour l'avenir de ma patrie. Nous avons une très rude bataille à livrer.



 

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Biographie de Benazir Bhutto

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Biographie de Benazir Bhutto

27/12/2007 15:00

L'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, tuée jeudi dans un attentat-suicide en marge d'un meeting électoral à Rawalpindi, dans la banlieue d'Islamabad, a été la première femme de l'ère moderne à diriger un pays musulman, à 35 ans seulement.

Elle fut deux fois Premier ministre de la République Islamique du Pakistan, de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996. Mais chaque fois, elle fut démise de ses fonctions pour "corruption" et "mauvaise gouvernance".

Son époux fut emprisonné pour de multiples faits de corruption de 1996 à 2004 et elle a préféré fuir en 1999 en exil à Londres et Dubaï pour échapper au même sort.

Depuis, mi-novembre, un mois après son retour d'exil, elle était devenue l'une des principales opposantes au président Pervez Musharraf, dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier.

M. Musharraf avait pris le pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang en 1999. A 54 ans, elle a pu revenir dans son pays le 18 octobre sans être inquiétée parce que M. Musharraf l'avait amnistiée, dans le cadre d'une négociation entre les deux leaders pour un futur partage du pouvoir.

Elle lui avait finalement tourné le dos un mois plus tard, après que le chef de l'Etat eut décrété l'état d'urgence en invoquant la menace terroriste islamiste. Elle l'accusait, elle, de chercher à se maintenir au pouvoir par tous les moyens.

Née le 21 juin 1953, fille aînée de l'ancien premier ministre Zulfikar Ali Bhutto, pendu en avril 1979, Benazir Bhutto avait fait ses études aux Etats-Unis, à Harvard, et obtenu un diplôme de philosophie à Oxford.

Elle était retournée au Pakistan en 1977, quand son père avait été renversé par le général Zia ul-Haq, avant d'être exécuté par le régime militaire de ce dernier.

Emprisonnée à plusieurs reprises ou placée en résidence surveillée, elle a réorganisé le Parti du peuple pakistanais (PPP) fondé par son père. Exilée en janvier 1984 à Londres, elle a fait un retour triomphal en 1986.

De nouveau emprisonnée quelques jours après une manifestation interdite contre le général Zia, elle avait échappé à un attentat en janvier 1987.

En novembre 1988, le PPP remportait les législatives et Mme Bhutto devenait chef du gouvernement. Destituée en août 1990 pour corruption et népotisme, elle a comparu devant des tribunaux spéciaux de septembre 1990 à mai 1991 pour abus de pouvoir, malversations et détournement de fonds public, accusations dont elle sera innocentée en 1994.

Battue aux élections d'octobre 1990, passée dans l'opposition, elle est revenue au pouvoir en octobre 1993 avec la victoire du PPP, avant d'en être évincée de nouveau, pour les mêmes motifs, fin 1996. Les poursuites judiciaires, cette fois, resteront pour l'essentiel en suspens le temps de son exil et jusqu'à l'amnistie décrétée par M. Musharraf en novembre. Mariée en 1987 à Asif Ali Zardari, Benazir Bhutto était mère de trois enfants.

(Source L'Express-LeVif.be)

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BENAZIR BHUTTO TUEE DANS UN ATTENTAT-SUICIDE

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L'ex-Premier ministre pakistanais et leader de l'opposition Benazir Bhutto a été tuée jeudi dans un attentat suicide qui a fait au moins 20 autres morts à l'issue d'un meeting électoral près d'Islamabad, à deux semaines des législatives. 
Le kamikaze a d'abord ouvert le feu, l'atteignant d'une balle au cou alors qu'elle saluait la foule depuis le toit ouvrant de sa voiture blindée en quittant les lieux, selon des sources policières concordantes. Il a déclenché immédiatement après la bombe qu'il portait sur lui.

Benazir Bhutto, qui fut en 1988 la première femme à diriger un pays musulman, à l'âge de 35 ans, est morte à l'hôpital.

Sa dépouille a été transportée de l'hôpital vers une base militaire, d'où elle devait partir pour le village familial de Benazir Bhutto, Larkana, dans le sud du Pakistan.

A la sortie de l'hôpital, des centaines de personnes se massaient autour du cercueil en bois où une petite vitre en plastique sur le couvercle laissait apercevoir le corps de Benazir Bhutto, enveloppé dans un linceul blanc.

Le président pakistanais Pervez Musharraf a décrété trois jours de deuil national.

L'attentat a été perpétré à Rawalpindi, grande ville qui jouxte la capitale pakistanaise. En plus de Benazir Bhutto, au moins 20 personnes ont été tuées et 56 blessées, a annoncé le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Javed Cheema.

Dans la soirée, Nawaz Sharif, l'autre chef de l'opposition et ancien Premier ministre, a réclamé la démission du président Musharraf et appelé à une grève générale dans tout le pays pour vendredi.

Ce drame est le dernier d'une série record d'attentats suicide dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait près de 800 morts en 2007.

Le plus meurtrier avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l'ex-Premier ministre après six années d'exil.

Benazir Bhutto avait réchappé du double attentat parce
qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un camion blindé.

Depuis, les autorités avaient multiplié les avertissements, assurant que des informations "précises" laissaient redouter que des terroristes islamistes attentent à sa vie.

Après l'attentat du 18 octobre, Benazir Bhutto avait accusé à plusieurs reprises de "hauts responsables" proches du pouvoir et des membres des services de renseignement d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.

L'ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l'opposition, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP), depuis qu'elle avait tourné le dos début novembre à un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d'exil grâce à
une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).

Invoquant la menace terroriste islamiste, le général Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre. Après quelques jours de tergiversations, Benazir Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues le 8 janvier.

Face à la pression de la communauté internationale et de l'opposition, le général Musharraf, réélu pour un second mandat le 6 octobre par les assemblées sortantes, avait levé l'état d'urgence le 15 décembre.

Benazir Butto menait aussi et surtout campagne
contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'"éliminer la menace islamiste" du pays.

Les Etats-Unis, dont le Pakistan de M. Musharraf est l'allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme", estiment qu'Al-Qaïda et les talibans afghans, épaulés par des militants locaux, ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest.

Après avoir lancé un "appel au calme", la Maison Blanche a annoncé que le président George W. Bush avait eu une conversation jeudi soir avec son homologue pakistanais.

Après l'assaut de la Mosquée rouge d'Islamabad début juillet, dans lequel une centaine de fondamentalistes ont été tués, Oussama ben Laden lui-même avait déclaré le djihad, la
"guerre sainte", au président Musharraf.

Jeudi, tandis que des violences éclataient dans plusieurs villes du pays quelques heures après le drame, faisant au moins quatre morts selon un bilan provisoire, les capitales du monde entier, l'ONU, l'Union européenne et le Vatican condamnaient l'attentat qui a coûté la vie à Benazir Bhutto.

M. Musharraf, qui a immédiatement convoqué une réunion d'urgence du gouvernement et des autorités militaires, a appelé ses concitoyens à maintenir la "paix" dans le pays pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec".


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Visite au Vatican...

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(Blog de Jerry Stobbart)

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Salauds de Blancs!

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Le Ministre de la Justice du dictateur tchadien Idriss Déby
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Il ne fallait pas croire ce que racontait Kouchner ... 
Condamnés, sans distinction de peine, à huit ans de travaux forcés au terme d'une enquête et d'un procès express, les six Français de L'Arche de Zoé ont demandé leur transfèrement vers la France, qui marquera au Tchad l'épilogue de cette affaire tumultueuse.

Un de leurs avocats tchadiens a par ailleurs annoncé jeudi que les six membres français de L'Arche de Zoé avaient entamé une "grève de la faim et de la soif" pour dénoncer ce verdict.

"Depuis le verdict, ils ne boivent plus, ils font la grève de la faim et de la soif", a déclaré à l'AFP Me Jean-Bernard Padaré.

Les six Français ont tous fait, dès mercredi soir, une demande individuelle de transfèrement vers la France auprès des autorités consulaires françaises, selon une source proche du dossier à N'Djamena.

La France, par le biais de sa ministre de la Justice Rachida Dati, a demandé jeudi au Tchad le transfèrement des six membres français de l'Arche de Zoé condamnés mercredi à N'Djamena à 8 ans de travaux forcés, a annoncé la Chancellerie.

Cette demande, qui transite par la voie diplomatique, "a été formulée en application de l'accord conclu entre la France et le Tchad en matière judiciaire le 6 mars 1976", a précisé le ministère de la Justice, dans un communiqué.

"Les Tchadiens respecteront l'accord de 1976", a affirmé jeudi le ministre tchadien de la Justice Albert Pahimi Padacké, en précisant n'avoir encore "pas reçu de demande".

Les autorités françaises avaient annoncé mercredi, immédiatement après le verdict, qu'elles demanderaient le transfèrement des condamnés en France pour qu'ils y purgent leur peine, conformément à la convention de 1976.

Cette demande pourrait intervenir dès jeudi et le rapatriement se faire "très rapidement", selon des sources diplomatiques à N'Djamena.

Au terme d'une instruction bouclée en six semaines et de quatre jours de procès devant la Cour criminelle de N'Djamena, les six membres de L'Arche de Zoé, menés par Eric Breteau, ont tous été condamnés à huit ans de prison assortis de travaux forcés pour "tentative d'enlèvement d'enfants".

Cette peine devra être aménagée en cas de transfèrement en France, où les travaux forcés n'existent pas.

Les six Français, et les deux intermédiaires tchadien et soudanais qui ont écopé de quatre ans de prison, ont par ailleurs été condamnés "solidairement" à verser 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) aux familles des 103 enfants que l'association a tenté d'exfiltrer vers la France le 25 octobre.
Comment pourront-ils payer une telle somme?

Accueillis à l'orphelinat d'Abéché, dans l'est du Tchad, ces derniers vont enfin pouvoir retrouver leurs parents, comme l'a ordonné la Cour.

Pour autant, le procès, souvent chaotique et mené tambour battant, n'a pas permis de déterminer toutes les responsabilités de cette affaire hors norme et notamment celles des gouvernements français et tchadien.

Eric Breteau, qui n'a esquissé des regrets qu'à la fin des débats, a affirmé que Paris et N'Djamena connaissaient ses intentions bien avant le 25 octobre.

Il avait communiqué dès le mois de juin sur son projet d'évacuation d'"orphelins du Darfour", région soudanaise en guerre civile, quel que soit l'avis des autorités des pays concernés.

A la barre, maître de sa propre défense, le patron de L'Arche de Zoé a répété qu'il pensait exfiltrer des "orphelins du Darfour".

L'accusation et les parties civiles ont fait de cet homme "très intelligent" de 37 ans, toujours sûr de lui, leur cible privilégiée, négligeant d'évaluer les responsabilités des cinq autres bénévoles de l'association, qui ont écopé d'une peine aussi lourde.

"C'est un procès qui ne fait pas honneur à la justice tchadienne", a réagi Me Mario Stasi, un des avocats de la défense qui ont pourtant insisté sur "l'indépendance" de cette justice lors du procès.

"La France et le Tchad étaient clairement impliqués dans ce dossier", a reconnu un avocat des parties civiles, Me Magloire Badjé, faisant allusion à la visite controversée à N'Djamena du président français Nicolas Sarkozy, le 4 novembre, pour rapatrier trois journalistes français et quatre hôtesses de l'air espagnoles initialement inculpés.

Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy avait même promis d'aller "chercher" les autres détenus "quoi qu'ils aient fait", provoquant l'ire des responsables tchadiens, avant que les deux pays ne baissent le ton.

"Il y a eu des ingérences politiques pendant l'instruction, mais je ne pense pas qu'il y en ait eu pendant le procès", a estimé Me Badjé.

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VIDEO 2 Vacances pharaoniques

http://www.dailymotion.com/video/x3v7oz_vacances-royales-...

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VIDEO 1 Vacances pharaoniques

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Sarközy ne s'est pas fait élire président pour gouverner la France, mais pour en profiter au maximum!

Qui lui offre ces vacances de rêve? Non seulement à lui et à Carla Bruni-Tedeschi, mais aussi à sa nombreuse suite, dont sa mère Dadou Mallah, et un de ses fils avec sa fiancée, dans un somptueux palace de Louxor?

C'est nous, ce sont les Français dont le pouvoir d'achat ne cesse de baisser!

 

14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

La vulgarité lui colle à la peau!

Les photos de Nicolas Sarközy et de Carla Bruni à Louxor (Haute-Egypte) ont fait, mercredi 26 décembre, le tour du monde. Aux Etats-Unis, elles ont été reprises par les journaux accompagnées d'une courte synthèse dans la page people. C'est surtout en Europe que les commentateurs politiques s'y sont intéressés, s'interrogeant, souvent de façon peu amène, sur le nouveau style de la présidence française.

 

Ainsi, en Italie, le quotidien La Repubblica, sous la plume de Bernardo Valli, se demande, jeudi 27 décembre, si, "à la veille de son cinquantième anniversaire, la Ve République n'a pas changé de visage", si "son sixième président, actuellement en fonction, n'est pas en train d'en écrire l'épitaphe". L'éditorialiste décrit "sur le trône de De Gaulle, un président en manches de chemise, avec la chemise déboutonnée et les lunettes de soleil d'Alain Delon, qui reçoit ses ministres les pieds sur la table et tutoie (presque) tout le monde".

"CELA TOURNE VITE AU VULGAIRE"

L'autre grand quotidien, Il Corriere della Sera, consacre sur deux pages un reportage très illustré et plutôt ironique aux "deux fiancés". En Espagne, où M. Sarkozy est bien en cour et suscite depuis sa campagne présidentielle une curiosité bienveillante, même les journaux conservateurs El Mundo et ABC s'étendent sur le coût du séjour et le rôle de Vincent Bolloré, après le prêt de son yacht à Malte.

C'est en Allemagne que les commentaires sont les plus durs, confirmant la difficulté outre-Rhin à s'habituer à un président de la République française dont les comportements désarçonnent les Allemands, qui ont toujours eu le sentiment qu'il ne les portait pas dans son cœur. A l'unisson, la presse accuse le chef d'Etat de chercher une fois encore à se mettre en scène, souvent au préjudice de sa fonction. "Au lieu de se démener, comme le reste de la classe politique du pays, sur le pouvoir d'achat, les retraites ou les délocalisations, il s'en va le week-end à Disneyland", note le magazine de droite Focus dans son édition en ligne, qui décrit un président à la recherche de "trophées".

"Ehonté, irritant, narcissique", s'agaçait la Süddeutsche Zeitung dès le 21 décembre : "Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire." "Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible", conclut le Berliner Zeitung du 24 décembre.

En Belgique, tous les titres, francophones et néerlandophones, plaçaient en "une", mercredi, les photos de Louxor. Une "virée people" selon Le Soir, pour lequel "Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires".

Aux Pays-Bas, le quotidien de référence NRC-Handelsblad s'interrogeait, jeudi, sur "ce qui se déroule vraiment à l'Elysée, où l'on semble tourner un remake de Louis de Funès".

Peut-être par trop habituée aux controverses entourant les voyages privés de l'ancien premier ministre Tony Blair, la presse britannique, qui avait fait ses choux gras de l'officialisation de la nouvelle liaison présidentielle au parc Disneyland, s'est faite plus discrète. "Kozy et sa copine sur les rives du Nil", titrait le tabloïd The Sun. Dimanche, The Independent ironisait sur un "Sarkozy qui a réinventé la présidence de la France à l'époque du star-system". M. Sarkozy est "le candidat unique d'un studio de 'Loft Story' appelé Elysée, une star de soap opera", écrivait le journal.

(LE MONDE- Henri de Bresson (avec nos correspondants en Europe et à Washington)

12:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Les photos "privées"de Miss ECNARF...

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Photo publiée dans "Entrevue"

02:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Une étrange ressemblance...

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Nicolas Sarközy avec Michaela Jackson? 
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00:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

26/12/2007

Seront-ils rapatriés par le Quai d'Orsay?

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Après le verdict...
Les six Français de L'Arche de Zoé ont tous été condamnés mercredi à la même peine, huit ans de travaux forcés, par la Cour criminelle de N'Djamena qui les a jugés coupables d'avoir tenté d'enlever 103 enfants au Tchad afin de les emmener en France il y a deux mois

Le président de l'association Eric Breteau, son assistante Emilie Lelouch, les logisticiens Alain Péligat et Dominique Aubry, le médecin Philippe Van Winkelberg et l'infirmière Nadia Merimi ont été reconnus coupables de "tentative d'enlèvement de 103 enfants tendant à compromettre leur état civil" et "grivèlerie".

Mahamat Dagot, un chef de quartier de Tiné, ville frontalière du Soudan, et Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais qui a servi d'intermédiaire dans la région d'Adré, autre localité de l'extrême est du Tchad, ont été jugés coupables de "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants" et, bénéficiant de "larges circonstances atténuantes", ont écopé de quatre ans de prison ferme.

Enfin, le maire et le secrétaire général de la mairie de Tiné, Sinine Amadou Nassour et Ahmat Harane Gnoye, ont été acquittés après avoir été mis hors de cause à la barre par Eric Breteau.

Eric Breteau, tout comme Souleïmane Ibrahim Adam, ont également été jugés coupables de "faux et usage de faux en écritures publiques".

Les huit coupables ont été condamnés à verser "solidairement" aux familles des 103 enfants un total de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages et intérêts.

A l'énoncé du verdict par le président de la Cour Ngarhondo Djidé, après trois heures d'attente dans une salle d'audience bondée et à la lumière de néons, les Français ont paru sonnés. L'infirmière Nadia Merimi a fondu en larmes dans les bras de son avocat français, Me Mario Stasi.

Les condamnés sont repartis en fourgon cellulaire vers la maison d'arrêt. Main dans la main, Eric Breteau et Emilie Lelouch portaient à nouveau le pantalon de sapeur-pompier et le gilet bleu estampillé Children Rescue, nom de leur opération au Tchad, qu'ils avaient abandonnés le temps du procès.

Les Français avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est tchadien, alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer 103 enfants à bord d'un Boeing-757 afin de les emmener en France, où les attendaient des familles d'accueil. L'opération avait été condamnée par Paris et N'Djamena.

Dans la matinée, la défense des dix accusés avait plaidé l'acquittement, tandis que le procureur général Beassoum Ben Ngassoro requérait entre sept et onze ans de travaux forcés pour chacun des six Français, des peines plus légères pour les deux intermédiaires et l'acquittement des deux responsables de la mairie de Tiné.

Intervenant en dernier, Eric Breteau, qui avait pris en main sa défense dès vendredi à l'ouverture du procès, a pour la première fois esquissé de timides regrets.

"Nous avons toujours recherché des orphelins du Darfour", région soudanaise voisine en guerre civile, a-t-il réaffirmé.

Si les 103 enfants "sont Soudanais, nous les avons privés d'un avenir meilleur", a-t-il dit. "S'ils sont Tchadiens et qu'on nous a menti, si nous les avons séparés de leurs familles, nous sommes navrés, sincèrement désolés, car nous n'avons jamais voulu les séparer des familles".

"Je suis scandalisé par l'uniformité de la peine" contre les six Français, a déclaré à l'AFP leur avocat tchadien, Jean-Bernard Padaré.

Sa consoeur française Céline Lorenzon a annoncé qu'elle allait "faire revoir la peine en France, puisque les travaux forcés n'existent pas".

"La même peine pour tous, cela signifie que les peines étaient fixées d'avance", a-t-elle ajouté, "en colère et écoeurée".

Le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir que Paris demanderait "aux autorités tchadiennes le transfèrement en France des condamnés" pour qu'ils y purgent leur peine, conformément à une convention de coopération judiciaire de 1976. De source diplomatique à N'Djamena, on affirme que ce rapatriement pourrait intervenir "très rapidement".

 

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Kouchner, la planche pourrie...

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Les différents avocats des dix accusés ont tous réclamé l'acquittement de leurs clients.

"Vous ne pouvez que prononcer l'acquittement . Vous n'avez aucun fait justifiant une condamnation", a déclaré Me Céline Lorenzon, avocate française des six membres de l'association.

"On reproche aujourd'hui à ces hommes et ces femmes d'avoir voulu appliquer au drame du Darfour la doctrine élaborée par Bernard Kouchner", fondateur de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) et actuel chef de la diplomatie française, farouche défenseur du "droit d'ingérence", a souligné Me Gilbert Collard, autre avocat français de la défense.

Au cours de l'instruction et des débats, les membres de l'Arche de Zoé ont affirmé avoir voulu "évacuer" vers la France des "orphelins du Darfour", province soudanaise voisine de l'est du Tchad, en proie à la guerre civile. Ils ont soutenu avoir été trompés par les intermédiaires locaux qui leur ont caché que les enfants étaient pour la plupart tchadiens et avaient un ou des parents.

Dans une dernière intervention avant que le jury ne délibère, Eric Breteau s'est dit "désolé" d'avoir séparé des enfants tchadiens de leur famille.


Le procureur a réclamé qu'on restitue aux "parents identifiés" les enfants, hébergés dans un orphelinat d'Abéché, principale ville de l'est du Tchad, d'où L'Arche de Zoé comptait les faire partir pour la France.

Il a demandé de condamner solidairement les six Français, Mahamat Dagot et Souleimane Ibrahim Adam à verser 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) aux parents des enfants, et un franc CFA symbolique à l'Etat tchadien.

Les parties civiles avaient réclamé un million d'euros de dommages et intérêts par enfant.

Le procureur a demandé au tribunal de prononcer la restitution du Boeing-757 de la compagnie espagnole charter Girjet, affrété par L'Arche de Zoé pour ramener les enfants en France et saisi depuis le 25 octobre.

En cas de condamnation, les six Français pourraient être transférés en France pour y purger leur peine en vertu de " l'Accord en matière judiciaire" signé en 1976 entre le Tchad et la France.

(Source: ACTU Orange)



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Tchad: scènes de justice ordinaire...

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Le double feuillet dactylographié est affiché entre deux avis administratifs sur un mur de ciment crème, en face de la salle d'audience où se poursuit depuis le 21 décembre le procès de L'Arche de Zoé. D'apparence anodine, dans ce hall à claire-voie où la vingtaine d'avocats présents s'adonnent aux joies de l'interview à chaque interruption de séance, il raconte l'autre justice tchadienne, plus ordinaire, nettement moins formelle et moins médiatisée, plus violente aussi.

Le 29 novembre, rapporte ce communiqué du Syndicat des magistrats du Tchad (SMT), "Mahamat Idriss, deuxième substitut du procureur, a été tiraillé et pris au col par des inconnus qui prétendent être parents d'une partie civile (…)". Dans le bureau du magistrat en question, des impacts de balles témoignent de la suite de ces événements.

L'affaire, que la justice tchadienne ne jugera jamais, commence par un vol de bijoux suivi de l'arrestation des receleurs. Alors que le substitut s'apprête à délivrer un mandat de dépôt, des parents de la victime l'agressent car ils croient qu'il va libérer les coupables. Furieux, ils vont chercher un kalachnikov dans leur voiture "pour faire comprendre qu'ils ne sont pas n'importe qui", rapporte-t-on au palais de justice. Car les intéressés sont des neveux du président de la République Idriss Déby. Ils tirent plusieurs balles avant que le magistrat ne parvienne à leur subtiliser leur arme.

Les policiers appelés à l'aide se trouvent aussi appartenir au clan du chef de l'Etat. Au lieu de protéger les juges, ils finissent par faire libérer les agresseurs et par permettre la restitution de leur arme. "Ensuite, poursuit la même source, victimes du vol et receleurs ont été réglé leur problème en ville, les seconds versant une somme d'argent pour avoir la paix."

Un scénario exceptionnel ? Abdoulaye Check répond en sortant d'un tiroir de son bureau de conseiller à la cour d'appel de N'Djamena une liasse de communiqués du SMT, qu'il préside. Tous rapportent des faits de même ordre, où des représentants de l'autorité – hauts fonctionnaires ou militaires – bafouent la justice en la rendant eux-mêmes à leur façon.

A la fin du mois de novembre également, les parents de la victime d'un accident de la route mortel ont fait irruption au domicile du procureur de la République d'Abéché "accompagnés d'une quinzaine de militaires proches de la victime". Ils exigeaient que le magistrat convoque les parents de l'auteur de l'accident pour obtenir réparation séance tenante.

Le 2 mars, selon le SMT, c'est le gouverneur de la province du Moyen-Chari qui fait arrêter un prévenu relaxé par le tribunal de Sarh. Et ordonne l'enlèvement d'un troupeau de bovins… La chronique judiciaire tchadienne est encore rythmée par l'assassinat d'un substitut à Abéché en 2004, par un prévenu. Par l'agression du procureur de Doba par 24 militaires en 2006, à la suite de l'interpellation de l'un d'entre eux.

"Les attaques sont monnaie courante et les sanctions exceptionnelles, résume M. Check, qui siège au procès de L'Arche de Zoé. Pour nous défendre, nous n'avons que nos codes, nos robes et la volonté d'être les esclaves de la loi et de personne d'autre. Tous les textes existent. Il suffirait de les mettre en application. Le président Déby a pris des engagements mais nous ne voyons pas venir les résultats."

L'ampleur du phénomène est tel que les évêques tchadiens, dans leur message de Noël, écrivent : "Les instances judiciaires elles-mêmes, par les pressions qu'elles subissent et la corruption qui les atteint, à part quelques magistrats héroïques, sont de plus en plus dans l'incapacité de rendre justice." Hors l'affaire "Zoé", la déshérence de la justice tchadienne est telle qu'en réalité la cour criminelle ne s'était pas réunie entre 2004 et septembre 2007. "Faute de moyens, précise un magistrat. Le ministre des finances préfère mettre l'argent ailleurs. Il a fallu la pression des associations de défense des droits de l'homme et des bailleurs étrangers pour que les audiences reprennent cette année."

Cette longue panne judiciaire conforte l'habitude des plus puissants de rendre la justice eux-mêmes. "Ici, quand on craint les foudres de la justice, on loue les services de militaires qui, en uniforme, vont intimider le juge ou la partie adverse, témoigne un professionnel. C'est aussi un moyen pour les soldats d'arrondir leur solde."

Dans ce lourd contexte, l'affaire de L'Arche de Zoé, inédite dans ses implications politiques et internationales, est perçue par des juristes comme une occasion de manifester leur désir d'indépendance, voire de dénoncer le manque d'intégrité de certains de leurs pairs.

Ainsi, l'irruption de Nicolas Sarközy à N'Djamena, le 4 novembre, pour obtenir la libération des hôtesses de l'air et des journalistes impliqués a déclenché une fronde inédite. Le substitut requis pour signer l'ordonnance de remise en liberté des Français a refusé de le faire. Ce dimanche-là, le procureur de N'Djamena était opportunément allé rendre visite à une tante au Cameroun et deux autres substituts avaient préféré éteindre leur téléphone portable.

La cinquième magistrate sollicitée n'avait pas pris cette précaution et a accepté de signer l'ordre de libération juste avant l'atterrissage du président français.

Les déclarations de M. Sarközy promettant de venir chercher les autres inculpés français "quoi qu'ils aient fait" ont porté à son paroxysme le sentiment d'humiliation. Pour la première fois, les magistrats ont manifesté dans les rues de N'Djamena. Le pouvoir a laissé faire, écartelé entre une opinion furieuse de cet affront à la souveraineté nationale et l'allégeance à la France, qui le soutient militairement.

"Le fait que le procès se tienne tout de même au Tchad peut permettre aux magistrats d'affirmer leur pouvoir", reconnaît Delphine Djiraibe, avocate et porte-parole de la société civile, qui souhaite cependant "attendre des faits pour se prononcer".

Le calendrier accéléré des audiences, manifestement dicté par les exigences françaises, ainsi que le transfert annoncé vers Paris des éventuels condamnés illustrent les limites de l'émancipation.

Mais des scènes jusqu'ici impensables, comme l'interpellation en plein procès d'un colonel appartenant à l'ethnie zaghawa du président Déby, ont marqué des audiences dont la liberté de ton constitue un événement. Dans le contexte tchadien, que la population laisse des juges régler une affaire si passionnelle apparaît déjà comme une victoire...

LE MONDE 26.12.07

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La raison recule dans une Amérique métissée

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Le candidat démocrate Barak Obama assiste à tous les services baptistes pour montrer qu'il est chrétien...
La religion a rarement été aussi présente dans une campagne électorale aux Etats-Unis, où les discussions de théologie ont pris le pas sur les orientations économiques.

Au cœur du débat entre les candidats républicains figure non pas le retrait d'Irak, mais la querelle entre mormons et évangéliques sur la réincarnation de Jésus-Christ. Tous sont persuadés qu'elle aura lieu, mais où ? Dans le Missouri, comme le croient les mormons ? Ou sur le mont des Oliviers, à Jérusalem, comme l'assurent les évangéliques ?

Les démocrates sont moins versés sur le dogme mais se montrent assidûment à l'église. La démocrate Hillary Clinton a assisté à l'office baptiste, dimanche 23 décembre, à Waterloo, dans l'Iowa. Une semaine plus tôt, son rival Barack Obama avait emmené un groupe de journalistes à la First Congregational United Church of Christ pour souligner qu'il est chrétien, même si une partie de sa famille paternelle, au Kenya, ne l'est pas...

Le chroniqueur du Washington Post Charles Krauthammer, pourtant un partisan du président George Bush, a déclaré souffrir d'une "surdose de piété publique". Dans les débats républicains, les candidats ont dû répondre à des questions qui auraient été considérées ailleurs comme relevant de la sphère privée.

"Dieu a-t-il créé le monde en six jours, il y a 6 000 ans ? – Je n'en sais rien, je n'y étais pas, a répondu Mike Huckabee, le pasteur baptiste, en tête dans le Sud. Mais il l'a fait, et c'est cela qui compte."

Le 29 novembre, un habitant du Texas a demandé aux candidats s'ils croyaient tout ce qui est écrit dans la Bible. "La réponse que vous fournirez nous enseignera tout ce que nous avons besoin de savoir à votre sujet", a-t-il ajouté. "Bien sûr, a répondu Mitt Romney, le candidat mormon : c'est le livre de Dieu."  Rudolph Giuliani, l'ancien maire de New York, catholique peu pratiquant, a fait de son mieux. "C'est le plus grand livre jamais écrit, a-t-il dit. Mais je ne prends pas tout au pied de la lettre ; par exemple, Jonas dans le ventre de la baleine, etc. Il me semble qu'il y a là-dedans des allégories." Comme le souligne Charles Krauthammer : "Pas un candidat n'a osé répondre : Cela ne vous regarde pas ."

Les Etats-Unis sont-ils encore plus religieux au sortir des années Bush ? Il faut se garder de conclusions hâtives. Le phénomène de surenchère est propre aux élections "primaires". Dans chaque camp, c'est la base radicale qui est la plus mobilisée et qui se déplace pour voter. Les candidats sont obligés de séduire les extrêmes s'ils veulent emporter l'investiture du parti. Chez les républicains, la base religieuse donne le ton.

Cette année, la présence d'un pasteur – l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee – et d'un mormon a donné un tour encore plus marqué aux questions religieuses. Mitt Romney a été contraint de s'expliquer sur son Eglise. Il a beau se prévaloir d'un parcours sans faute d'homme d'affaires, de gouverneur et de responsable des Jeux olympiques de Salt Lake City, la campagne l'a ramené à la dimension mormone. Le 30 novembre, il a dû livrer un discours entièrement consacré à la question religieuse. Il a rappelé que les "Pères fondateurs" avaient inscrit la liberté de religion dans la Constitution. Mais il a procédé à un ajout qui n'est pas passé inaperçu, notamment chez les athées, un groupe qui commence à se faire entendre dans la société. Tout comme la religion a besoin de liberté, a-t-il dit, "la liberté a besoin de religion".

Mike Huckabee a su, de son côté, exploiter la suspicion qu'inspirent les mormons aux évangéliques. L'homme a l'air patelin, mais il sait décocher ses flèches. En toute innocence, il a posé la question à un journaliste : "N'est-il pas vrai que les mormons croient que Jésus et le Diable sont frères ?" Il a dû s'excuser, mais la question était lancée. A une semaine du début du scrutin dans l'Iowa, M.Huckabee est en train de rafler le vote évangélique. Dans son message vidéo de Noël, il enfourche le thème préféré des conservateurs à cette époque de l'année : la défense de Noël face aux non-chrétiens qui tentent d'en retirer le sens religieux en disant plutôt "Joyeuses fêtes !". Bien qu'il s'agisse d'un clip de campagne électorale, il apparaît en pull-over rouge devant une étagère en forme de croix pour rappeler que Noël commémore la naissance du Christ.

Les républicains se disputent l'héritage laissé par George Bush et son conseiller politique Karl Rove : le vote évangélique, ce sésame censé avoir ouvert à M. Bush la porte de la réélection grâce à la force de mobilisation des réseaux chrétiens conservateurs. A 78 %, les Blancs évangéliques ont voté pour le tandem Bush-Cheney en 2004.

Mais les évangéliques ne sont plus un bloc monolithique. Les enquêtes d'opinion montrent une certaine désaffection pour le Parti républicain. Le processus de distanciation a commencé depuis plusieurs années sur les questions d'environnement lorsqu'un débat est apparu entre les évangéliques, qui estiment que la sauvegarde de la planète est une priorité, et ceux qui veulent centrer leur message sur la défense de la "civilisation" et de la "vie", c'est-à-dire les thèmes du mariage, de l'avortement, les cellules souches…

Cette prise de distance est particulièrement visible chez les jeunes. Parmi les évangéliques de moins de 30 ans, 55 % se considéraient comme républicains en 2004. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 37 %. Ces conservateurs ont élargi leurs sujets de préoccupation aux questions sociales comme la pauvreté et l'exclusion. Ils n'excluent pas les coalitions, à l'image du pasteur Rick Warren, qui a reçu des démocrates, dont Barack Obama, pour une campagne contre le sida, dans sa "méga-church" de Californie.

Les évangéliques ont été au sommet de leur influence politique au début des années 1980 avec la montée de la "majorité morale" du télévangéliste Jerry Falwell, puis avec George Bush, mais le paysage a évolué. Comme l'a expliqué le magazine Time, le "champ de prière s'est nivelé". Le bloc de la droite chrétienne s'est effrité, au risque de perdre son statut de "faiseur de roi". Cette année, les ténors se sont déchirés, faute de trouver un candidat à leur goût. Le fondateur de la Coalition chrétienne, Pat Robertson, a appelé à voter pour Rudolph Giuliani, un hérétique aux yeux des fondamentalistes, alors que Mitt Romney a reçu le soutien de Bob Jones, fondateur de l'université évangélique de Caroline du Sud. Jerry Falwell est mort au printemps. A Colorado Springs, la "Mecque des évangéliques", la communauté a été ébranlée par le départ forcé du pasteur Ted Haggard après un scandale sexuel et, début décembre, par une fusillade qui a fait trois morts à la New Life Church.

(Source Le Monde - 26.12.07)

On assiste à la confusion entre la morale et la religion: or, les religions ne sont pas "morales", elles ne sont pas fondées sur le bien et le mal, ni sur la raison, mais sur un irrationnel imposé dogmatiquement à la société. La Bible, amalgame de légendes tribales et d'affirmations archaïques, choque la raison et bien souvent la morale. La morale, c'est bien autre chose que la peur de l'enfer! Bush n'a pas peur de tuer des hommes innocents "au nom de Dieu"!

Dire qu'aux Etats-Unis, il y a encore des foules de gens qui croient qu'un dieu a créé le monde en six jours il y a 6000 ans! Le niveau de la théologie, seule science qui, par définition, ne connaît pas l'objet de son étude, est remarquablement bas: il faut faire simple pour les masses... dont les enfants vont servir de chair à canon au cours de la IIIème Guerre Mondiale.

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Cauchemar au Niger pour deux journalistes français

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Sarközy va-t-il les abandonner? C'est bien possible. Il préfère les journalistes "people"...

Il ne fait pas bon s'intéresser à la rébellion touarègue qui sévit dans le nord du Niger. Les autorités de Niamey ne veulent voir personne là-bas. C'est pour avoir bravé cette interdiction que deux journalistes français, Pierre Creisson et Thomas Dandois , se retrouvent en prison depuis plus d'une semaine, inculpés « d'atteinte à la sûreté de l'Etat », crime passible de la peine de mort. (qui n'est pas abolie au Niger...)

Et tout contact avec les rebelles est assimilé à de la complité. Moussa Kaka, correspondant au Niger de Radio France Internationale, et Ibrahim Diallo, directeur du bimensuel « Aïr-Info », croupissent, pour cette raison, depuis près de trois mois dans une geôle nigérienne. Les Français, employés par l'agence Camicas Productions, étaient en reportage pour la chaîne de télévision franco-allemande Arte dans le nord du pays. Depuis février dernier, la rébellion armée touarègue y règne. Les rebelles revendiquent une meilleure représentation au sein de l'armée et une répartition plus équitable des richesses du sous-sol, essentiellement de l'uranium et du pétrole. Une cinquantaine de membres des forces de l'ordre ont été tués au cours d'accrochages meurtriers avec le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la justice).

Le gouvernement, qui se refuse à considérer la rébellion comme un mouvement politique, a déclenché une répression, qui, au fil des mois, s'est considérablement durcie, contre les « bandits » et les « trafiquants de drogue ». En août, le président Mamdou Tanja a déclaré « l'état de mise en garde » dans la zone, qui correspond, en fait, à l'abandon de tout état de droit. Amnesty International a dénoncé la multiplication des exactions, dont « l'exécution» de sept civils. L'armée a plaidé la méprise, mais personne n'est dupe. Et aucun étranger n'est autorisé à pénétrer dans la région. Thomas Dandois et Pierre Creisson avaient prétexté un reportage sur la grippe aviaire pour décrocher les autorisations nécessaires à leurs déplacements. Ils ont pu rencontrer, dans la clandestinité, des rebelles.

Filés par la police, ils ont été arrêtés, ainsi que leur chauffeur, le 17 décembre, en possession de documents destinés, selon Mohamed Ben Amar, le porte-parole du gouvernement nigérien, « à servir de propagande à ces bandits en Europe ». Une affirmation assez ahurissante que leur employeur dément formellement.

Placés sous mandat de dépôt, Dandois et Creisson ont été incarcérés au camp pénal de Kollo, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Niamey. Lundi, leurs familles ont fait appel à la « clémence» du président Tanja. L'Elysée et le Quai d'Orsay sont mobilisés, mais le président Sarközy, selon Robert Ménard, le président de Reporters sans frontières, n'interviendrait pas personnellement, « compte tenu des rapports très tendus entre le Niger et la France ».

(Source Le Parisien 26.12.07) 

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"Les chats" de Baudelaire

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Baudelaire lisant   (Gustave Courbet -1819-1877)

LES CHATS

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

 

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

 

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;

 

Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

"Les Fleurs du Mal"

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Une espèce en voie de disparition...

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Lorsque l’on parle d’espèces animales en voie de disparition, on pense aux gros mammifères d’Afrique et d’Asie :: éléphant, rhinocéros, orang-outan…
Mais en France, un animal risque de disparaître, pas tout de suite, il est vrai, mais probablement à plus long terme. Ne riez pas, toutes les espèces qui ont disparu comptaient des millions d’individus et pourtant, on se disait qu’on en aurait pour toujours.
Aujourd’hui, le prochain animal à disparaître risque d’être… le cochon ! Le cochon, qui une fois abattu est appelé porc, et aussi interdit de consommation dans certaines religions.
Théoriquement, lorsque l’on veut sauver un animal en voie de disparition, on interdit la capture, la vente des peaux, ivoires, plumes, ou de la viande du dit animal. Ici c’est l’inverse : si vous voulez le sauvez, mangez-en !

Ce geste risque d’être de plus en plus difficile. Individuellement, il est aisé d’acheter du porc et d’en manger. Mais collectivement, l’action de manger du porc se raréfie. Adieu la côte de porc à la cantine de l’usine, au revoir le saucisson à la cantoche de l’école, fini les sautés de porc au mess de la caserne… Quelle belle époque que ne connaîtront pas nos enfants : manger du cochon avec les copains.

Mais pourquoi cette disparition ? Vous le savez tous, pour qu’une certaine catégorie de croyants ne se soit pas offusquée.
On ne veut tellement pas les blesser qu’on préfère laisser crever de froid des SDF français, plutôt que de leur offrir un bon bol chaud de soupe au lard.
Récemment le préfet des Bouches du Rhône vient d’interdire une distribution salvatrice, au motif que la soupe au porc est discriminatoire.

Jeunesse Identitaires Massalia

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25/12/2007

Charm-el-Cheikh: une catastrophe aérienne aux causes toujours mystérieuses...

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 Le président de l'Association de défense des familles des victimes de la catastrophe de Charm-el-Cheikh, Marc Chernet (d), et Daniel Vialet, un proche de victimes.

Les proches des victimes du crash aérien de Charm-el-Cheikh, en s'appuyant sur leur propre contre-rapport, ont qualifié vendredi de «bâclé» le rapport égyptien sur cet accident qui avait fait 148 morts dont 134 Français le 3 janvier 2004.

«Nous demandons la réouverture de l'enquête et la reprise des fouilles en mer», a déclaré Marc Chernet, président de l'Association de défense des familles des victimes de la catastrophe de Charm-el-Cheikh lors d'une conférence de presse. Il a souligné que pour l'accident de ce boeing 737 de la Flash Airlines, «moins de 10% des pièces de l'avion (qui s'est abîmé en mer) avaient été remontées» alors que pour un accident en mer d'un appareil de la Swissair «95% des pièces l'avaient été».

Pour lui, l'abandon rapide des fouilles est dû au fait qu'elles étaient très coûteuses, car l'appareil a coulé à une grande profondeur, et que les boîtes noires avaient été récupérées.

Ces boîtes noires malheureusement ne «donnent pas assez d'informations» pour établir avec certitude la cause du crash car «Boeing avait appliqué la réglementation stricte» sur les paramètres enregistrés, a déclaré Daniel Vialet, un pilote privé, ingénieur dans l'aéronautique, qui a perdu son frère et la famille de celui-ci, et a participé à l'élaboration du contre-rapport.

Le rapport d'étape de l'association, de 438 pages, relève de nombreux manquements et anomalies dans le rapport d'enquête publié par les Egyptiens en mars 2005, et il met en cause tous les acteurs: la compagnie Flash Airlines, le constructeur Boeing, le propriétaire de l'avion ILFC.

Visée également la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) qui a autorisé à voler une «compagnie poubelle», selon le terme de Daniel Vialet qui a participé à l'élaboration du contre-rapport. La compagnie était «interdite en Suisse et, temporairement, en Pologne», a insisté M. Chernet.

L'étude de l'association retrace notamment le parcours de l'appareil de son décollage au crash. Un problème identique au départ de Roissy aurait abouti à un crash au Bourget, «entraînant plusieurs milliers de morts», ont souligné MM. Chernet et Vialet en relevant qu'un tel accident aurait donné lieu à une enquête approfondie.

Elle donne aussi une vingtaine d'hypothèses pour expliquer l'accident qui n'ont pas été prises en compte par les Egyptiens, sans compter des erreurs grossières comme celle de relevés radars qui impute un parcours erratique à l'avion ou une différence horaire non constante entre la tour de contrôle et l'appareil.

 

Ce rapport officiel aboutit à un «fiasco» pour M. Vialet. Mais il arrange les différents Etats concernés : l'Egypte car «l'équipage est bon», les Américains et Boeing car «l'avion n'est pas en cause» et la France car «on va éviter d'entrer dans le fonctionnement désastreux d'une compagnie autorisée», a-t-il ajouté.

 
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Hommage aux victimes de l'accident d'avion FSH604 survenu le 3 janvier 2004 à Charm el Cheikh : M. Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères, dépose une gerbe en compagnie de M. Moustapha Afifi, Gouverneur du Sinaï (Egypte).
24.11.2004

Service de Presse / Actualités diplomatiques
photographie numérique
mention obligatoire :Ministère des Affaires étrangères. Photo F. de La Mure
identification : P013191

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Ils nagent dans le luxe !

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Bling-bling...

Arrivé en Egypte dans un avion prêté par son ami et homme d'affaires Vincent Bolloré, le président français est descendu dans un hôtel de luxe de Louxor, avec sa nouvelle compagne, l'ex-mannequin et chanteuse Carla Bruni-Tedeschi.

Le président Nicolas Sarközy et sa nouvelle compagne, l'ex-mannequin et chanteuse Carla Bruni, ont publiquement affiché leur idylle aujourd'hui à Louxor, dans le sud de l'Egypte, où ils ont débuté un séjour privé.

Costume sombre, chemise blanche, Sarközy, 52 ans, a gravi les escaliers du Old Winter Palace, un hôtel de luxe de la ville, main dans la main avec Carla Bruni, 39 ans, en pantalon et haut noirs, tous deux lunettes de soleil sur le nez.

Le couple ne s'est pas caché des photographes et des caméramen postés sur le trottoir, le chef de l'Etat prenant même le temps de saluer d'un geste des touristes...

En début de soirée, M. Sarközy et Mme Bruni ont adopté une tenue plus décontractée, portant jean et tee-shirt pour elle, veste de survêtement pour lui, mais toujours mains liées, pour une promenade sur la corniche séparant le Nil de leur hôtel. Une armada de gardes du corps en civil ont tenu à l'écart les photographes et les quelques badauds égyptiens qui ne prêtaient pourtant guère attention à cette balade présidentielle.

De retour de leur promenade nocturne d'une demi-heure environ, le chef de l'Etat a déposé un baiser sur la joue de Carla Bruni, la tenant par la hanche tandis qu'elle lui susurrait quelques mots à l'oreille au pied des marches du palace.

Le couple était arrivé en milieu d'après-midi dans la ville-musée à 700 km au sud du Caire à bord d'un jet privé, propriété d'un ami de M. Sarközy, l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Ce dernier lui avait déjà prêté un avion et un yacht pour quelques jours sur l'île de Malte juste après son élection en mai. C'était alors avec l'ancienne "Première dame", Cécilia Ciganer-Sarközy. Cette escapade maltaise avait fait des vagues en France, où l'opposition avait dénoncé la proximité de M. Sarkozy avec les milieux d'affaires.

Un convoi de seize voitures attendait sur le tarmac de l'aéroport de Louxor le président de la République française et ses accompagnateurs -au nombre de neuf-, selon une source aéroportuaire française. Selon des sources égyptiennes, le président français occupe l'une des six suites de l'hôtel 5 étoiles à la décoration princière et au parc luxuriant à deux pas du temple pharaonique, et dont le prix dépasse les 1.100 dollars la nuit.

M. Sarközy et ses proches prendront jeudi soir la direction de Charm el-Cheikh, la grande cité balnéaire au bord de la mer Rouge. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, arrivé lundi soir au Caire selon l'agence officielle égyptienne Mena, les rejoindra avec sa compagne, la journaliste Christine Ockrent.

La luxueuse villa où ils résideront est située dans une vaste bande littorale propriété du cheikh d'Abou Dhabi et aura un accès direct à la mer. Ses vacances achevées, le président  gagnera dimanche matin Le Caire, où l'attendra une délégation de près de 200 personnes pour sa visite officielle de 24 heures. Il sera immédiatement reçu par le président Hosni Moubarak. Il repartira à Paris le 31 à la mi-journée pour présenter ses voeux de Nouvel an aux Français.

22:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

BONNES ET HEUREUSES FÊTES !

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à tous les lecteurs amis du blog!

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