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  • Encore des néo-nazis!

    Saint-Michel-sur-Orge (Essonne)

    La fusillade qui a traumatisé un quartier de Saint-Michel-sur-Orge (Essonne), mercredi soir, n'avait rien à voir avec les guerres de bandes que se livrent parfois les cités. Aucun rapport non plus avec un règlement de comptes de dealers.

     Les tirs au pistolet-mitrailleur qui ont tenté d'atteindre au hasard des jeunes de la cité seraient l'oeuvre de deux jeunes néonazis du secteur.

    Deux garçons d'une vingtaine d'années, proches d'un groupuscule d'extrême droite. Ils ont été arrêtés hier et des perquisitions réalisées chez eux semblent attester la thèse d'une agression raciste.

    Documentation nazie et croix gammées

    Mercredi, vers 20 h 45, une voiture qui circule au Bois-des-Roches, un quartier relativement tranquille de Saint-Michel-sur-Orge, et s'arrête le long d'une rue très passante. Le passager descend et tire au pistolet-mitrailleur sur des jeunes installés sur une pelouse. Les gens visés parviennent à se cacher. Sans bouger, le tireur pointe alors un autre groupe et fait feu. Puis il remonte en voiture, s'éloigne de quelques mètres et vise deux garçons qui patientent à l'arrêt de bus, sans les toucher. La voiture, munie d'une fausse plaque d'immatriculation, quitte ensuite le quartier. Par miracle, personne n'est blessé. Les enquêteurs de la sûreté départementale retrouveront une trentaine de douilles de 9 mm et des impacts à hauteur d'homme, un peu partout dans la cité.

    L'enquête s'est emballée hier. Dans la matinée, les policiers ont identifié et arrêté le conducteur présumé de la voiture, un habitant de Sainte-Geneviève-des-Bois, la commune voisine. Quelques heures plus tard, c'est au tour du tireur présumé, un habitant d'Epinay-sur-Orge, à quelques kilomètres de là, d'être interpellé. Deux garçons de 20 et 23 ans, qui n'ont jamais eu maille à partir avec la justice. Mais l'enquête révèle vite qu'ils sont connus pour leurs idées "d'extrême droite". Au domicile du tireur, les policiers mettent même la main sur de la documentation nazie et des croix gammées. Ils découvrent également des armes à feu et des produits chimiques. Sans mettre la main sur le pistolet-mitrailleur de type Sten, utilisé durant la Seconde Guerre mondiale, qui a servi lors du mitraillage de mercredi.

    Reste à savoir ce qui a motivé l'opération commando de mercredi soir. Le conducteur de la voiture, scolarisé dans un lycée du secteur, aurait expliqué aux policiers qu'il était harcelé par des jeunes. Il aurait fait appel à son ami pour se venger. Une hypothèse qui reste à vérifier. Les enquêteurs n'excluent pas non plus la thèse d'un acte purement raciste, de la part de ces deux néonazis.

    (Le Parisien - 31 mai 2008)

  • Le crâne de cristal du quai Branly serait un faux!

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    Avec son sourire translucide et ses orbites globuleux, il a berné des files entières de visiteurs convaincus d'admirer l'un des rares témoignages de l'art aztèque. Le « crâne de cristal de Paris », déplacé depuis au musée des Arts premiers, a longtemps fait la fierté des collections du musée de l'Homme. Aux visiteurs, on racontait volontiers que, une fois réunis, les treize crânes éparpillés de par le monde dévoileraient leur secret et sauveraient l'humanité.



    Une taille trop parfaite

    Les fans du dernier Spielberg (« Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal ») ont failli tomber dans le panneau et courir Quai Branly s'extasier devant le bloc de cristal de roche exposé jusqu'en septembre. Rien ne les en empêche. Seulement, ils l'observeront en connaissance de cause : le crâne de cristal de Paris est un faux. Aussi faux que le sont ceux du British Museum de Londres et de la Smithsonian Institution de Washington. Les chercheurs du laboratoire des musées de France ont rendu leurs conclusions il y a quelques jours. Ils confirment ce que les experts soupçonnaient depuis que les Anglo-Saxons avaient découvert la supercherie. Le crâne précolombien de Paris n'a jamais vu l'ombre d'un outil aztèque ni habité le moindre temple maya. Pas plus que ses deux cousins. La taille, dans l'une des roches les plus dures au monde, se révèle trop parfaite pour avoir été manuelle. « Seul un outil moderne comme une foreuse de joaillerie peut produire des stries d'une telle régularité », a rapporté Thomas Calligaro, l'un des scientifiques du centre de recherche et de restauration des musées de France, au quotidien « les Echos ».

    L'escroquerie avérée, le crâne n'a pas encore dévoilé tous ses mystères. Les experts doivent encore le dater. Il pourrait être l'oeuvre de faussaires du XIX e siècle. Restent les collectionneurs privés en possession de crânes de cristal similaires. Croient-ils encore avoir l'une des pièces du puzzle ? A moins qu'ils ne commencent à douter de l'authenticité de leur acquisition.

    (Le Parisien - 31 mai 2008)

  • Sa mère découverte morte -le garçon du lac identifié

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    La maison de sa mère au Bois-de-Céné

    La mère du jeune garçon découvert inanimé et en pyjama vendredi matin dans le lac d'Apremont (Vendée) a été retrouvée morte à son domicile de la commune du Bois-de-Cené. Les causes de son décès n'ont pas été précisées. Son concubin est actuellement recherché.

    Le corps a été retrouvé baignant dans son sang dans la maison familiale, située dans une zone de marais au nord-ouest de Challans (Vendée), à une trentaine de kilomètres du lac où a été découvert le jeune garçon en état d'hypothermie grave.

    Le corps «a été retrouvé dans la salle à manger» et portait la trace «d'un coup à la tête», a précisé le procureur de la Roche-sur-Yon, Pierre Sennes. «Il n'y a pas de piste privilégiée pour le moment», selon lui.

    Les enquêteurs recherchaient samedi «pour l'informer» le père de l'enfant, qui vit en région parisienne, séparé de la mère, et n'a pas donné signe de vie ces dernières heures, a indiqué M. Sennes.


    L'enfant, qui s'est brièvement réveillé, a indiqué aux enquêteurs qu'il se prénommait «Antoine» et était âgé de 8 ans, sans en dire plus pour l'instant, a-t-on appris samedi auprès des gendarmes.

    «Il nous a dit qu'il s'appellait Antoine et qu'il avait 8 ans. Mais il se trouve dans un état d'extrême fatigue et s'est rendormi après avoir pu être brièvement interrogé», a expliqué le commandant Bertrand Depierre à l'AFP.



    «Nous n'avons pas d'autres éléments, mais obtenir un minimum d'identité était notre préoccupation première. Nous pouvons travailler sur son environnement», a-t-il ajouté.

    La famille du jeune garçon était recherchée et l'enquête semblait se concentrer autour de Challans, située à une quinzaine de kilomètres du lac où a été découvert le jeune garçon en état d'hypothermie grave. La cellule de crise a été déplacée dans cette ville, a-t-on appris de même source.

    «Tout s'accélère», a précisé M. Depierre. Le parquet des Sables d'Olonnes et celui de la Roche-sur-Yon étaient attendus à Challans, a-t-on appris auprès des gendarmes. «On s'oriente vers le criminel», a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

    Le numéro de téléphone qui avait été mis en place par la gendarmerie pour recueillir des informations n'est désormais plus actif, a-t-il précisé.

    Le garçon a été découvert vendredi dans le lac d'Apremont par un retraité qui promenait son chien. Il flottait à six mètres de la berge, habillé d'un pyjama beige de taille «8 ans», décoré d'une image de skater, et portait des chaussons à l'effigie du héros de bande dessinée Gaston Lagaffe.

    Personne n'a jusqu'à présent signalé la disparition de ce garçon blond aux yeux bleus d'un 1,30 mètre et pesant 40 kg, malgré l'enquête de gendarmerie et la large diffusion d'une photo de l'enfant sur son lit d'hôpital.

    (Le Parisien - 31 mai 2008)

  • La voiture au quotidien n'est déjà plus à la portée de tous

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    Les prix de l'essence et du gazole s'envolent à la pompe. A tel point que pour la première fois, le second dépasse parfois le premier.

    Inexorablement, le prix des carburants grimpent. 1€, 1,30€, 1,50€ aujourd'hui. Et demain ? Faut-il, dès maintenant, envisager de modifier sérieusement son comportement pour réduire l'impact de ce qui prend les allures d'un troisième choc pétrolier ?

     

     Rouler en voiture devient-il un luxe ? Une chose est sûre en tout cas : l'envolée des prix de l'essence, du gazole et du fioul domestique n'est pas ressentie seulement par les pêcheurs, les routiers, les agriculteurs et les taxis. Elle ampute aussi, chaque jour un peu plus, le pouvoir d'achat de dizaines de milliers de ménages urbains et ruraux, déjà soucieux des hausses intervenues dans l'alimentation ou l'énergie. Faut-il alors envisager de modifier sérieusement son comportement pour réduire l'impact de ce qui prend les allures d'un troisième choc pétrolier ?

    Les causes du mal

    Elles sont multiples. Mais, à la base, est le marché. La demande est maximale, tirée par les pays émergents, Chine en tête. Résultat: la consommation mondiale a explosé, passant en dix ans de 74 millions de barils jour à près de 87 millions, estimation pour 2008. En réponse, la capacité de production peine à suivre. Mais c'est surtout le raffinage, saturé, qui est un goulet d'étranglement. Ajoutons au tableau des tensions internationales, des aléas climatiques et une dose de spéculation, et les prix flambent.

    Les prix


    À la pompe, l'essence sans plomb 95 coûte en moyenne 1,47 euro le litre. Tandis que celui de gazole atteint 1,44 euros le litre. Le fioul n'est pas épargné : il a, pour la première fois, atteint le seuil de 1 euro. Phénomène inédit: l'écart entre l'essence et le gazole se réduit. Dans certaines stations, il arrive même que le diesel soit plus cher que l'essence. C'est là le résultat d'une phénomène très français: le parc automobile fonctionne majoritairement au diesel (52%). Et plus de sept voitures neuves sur dix vendues fonctionnent avec ce type de carburant.

    Litre hors taxe

    Que coûte un litre hors taxe ? Rappelons tout d'abord que la fiscalité sur les carburants est double. Elle supporte d'une part une taxe sur les volumes (la taxe intérieure sur les produits pétroliers) et la TVA au taux de 19,6% qui frappe le tout. Au bout du compte, un litre d'essence 95 hors taxe coûte 62 centimes, un litre de gazole près de 77,5 centimes. En moyenne, la part des taxes représente 64% du prix.

    Réduire la fiscalité

    Pour réduire l'impact sur le pouvoir d'achat des ménages et faire baisser les prix à la pompe, Nicolas Sarközy vient, pour la première fois, d'évoquer une baisse de la TVA sur les carburants. Cette possibilité, jusqu'ici refusée car jugée coûteuse pour l'État et mal perçue par la Commission européenne, va donc être étudiée sous la présidence française de l'UE. À noter encore que le gouvernement a instauré une prime à la cuve dont le montant à été revalorisé de 150 à 200€ . 700 000 foyers modestes devraient en bénéficier.

    Ailleurs en Europe

    C'est l'Espagne qui affiche la fiscalité la plus basse sur les produits pétroliers. Sur un litre d'essence vendu 1,15 euro, l'État ne prélève que 52%. Contre 67% en Grande-Bretagne (le pays où le carburant est le plus taxé d'Europe) et 65% en Allemagne. Des taux bien éloignés de ceux des États-Unis, où la part des taxes ne représente que 15% d'un litre. À la pompe, le diesel est plus cher en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas. Il est en revanche moins cher au Luxembourg, en Grèce, en Hongrie, en Roumanie, en Pologne, en Espagne et au Portugal. Les prix sont en revanche équivalents en Belgique et en Autriche.

    Manque de gazole

    Si la fiscalité française sur le gazole est plus avantageuse que celle sur l'essence, la hausse du prix du litre de diesel à la pompe s'explique par l'insuffisance de la production française. Du coup, malgré des investissements en cours dans la plupart des raffineries françaises pour augmenter les capacités, la France importe massivement ce carburant. Au point d'être devenue dépendante de la Russie. Consolation: les raffineries françaises, dont celles de notre région, produisent davantage d'essence que nécessaire. Ce carburant est principalement exporté aux États-Unis, premier consommateur mondial.

    Super ou diesel ?

    À prix quasiment égal, que choisir ? La balance penche encore en faveur du moteur diesel, nettement moins gourmand que celui à essence. De surcroît, ce type de moteur est jugé moins polluant, ce qui lui permet de bénéficier d'une prime à la voiture propre. Cependant, il est clair que le choix doit s'appuyer sur la nature des besoins d'un ménage. Pour une utilisation inférieure à 25 000 kilomètres par an, l'achat d'un moteur diesel n'est pas rentabilisé. Reste que les constructeurs travaillent sur des moteurs essence de petite cylindrée, plus économes et plus performants.

    Moins de voitures ?

    Pour Carlos Ghosn, président de Renault-Nissan, l'envolée des cours du pétrole est en partie responsable des moindres résultats du marché automobile aux États-Unis et même en Europe. Beaucoup considèrent cependant qu'en France, il est encore trop tôt pour juger d'un impact.

    D'autres carburants

    Le bioéthanol, vendu 85 centimes le litre à la pompe, n'est pas disponible partout. De plus, les moteurs ne sont pas adaptés à ce type de carburant qui reste confidentiel et seulement incorporé dans les carburants actuels. Plusieurs constructeurs ont abordé le segment des véhicules hybrides qui marient essence et électricité. Renault a choisi de miser sur le véhicule tout électrique en concluant un partenariat avec l'Israélien Project Better. Les véhicules seront importés en France et en Europe dès 2010. La pile à combustible est aussi une piste d'avenir, Renault présentant un prototype prochainement. Preuve que la hausse des prix pétroliers a au moins un impact positif : elle favorise l'innovation.
    (jlcrozel@laprovence-presse.fr - 30 mai 2008)     
  • Saluts nazis sur le quai du RER C

    Deux supporteurs du PSG faisant des saluts nazis le 24 mai sur le quai du RER C à la station Saint-Michel ont été identifiés après le visionnage, par le service régional de la police des transports (SRPT), des bandes vidéo de la SNCF, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture de police.

    Les deux hommes ont été entendus jeudi dans le cadre de la procédure en préliminaire pour violences volontaires diligentée par le SRPT.

    Cette enquête avait été ouverte lundi après qu'un témoin eut déposé une main courante au commissariat du Ve arrondissement de Paris, affirmant qu'une centaine de supporteurs du PSG faisant des saluts nazis s'en étaient pris vers 19H20 à un jeune Maghrébin sur le quai du RER C à la station Saint-Michel, peu avant le coup d'envoi de la finale de la Coupe de France de football.

     

    Le SRPT, en charge de l'enquête, s'était fait remettre les bandes de vidéosurveillance de la SNCF. Celles-ci montrent le rassemblement des supporteurs du PSG sur le quai, mais pas l'agression présumée du jeune homme.

    (20 minutes - 30 mai 2008)

  • REPULSIVE

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    Américaine, 25 ans, 1,52m, 95 kg

    La chanteuse star du groupe rock trash The Gossip (Les Commérages) fait parler d’elle. Sa voix à la Tina Turner et sa présence scénique ont fait grimper la popularité du groupe.

    Plus que son talent artistique Beth Ditto a été reconnue comme la personnalité la plus cool du monde du rock. Lesbienne revendiquée, elle milite pour la reconnaissance des droits homosexuels et a donc écrit  "Standing in the Way of Control" en réponse à la décision de Georges Bush d’interdire le mariage homosexuel.

    Son physique plus que plantureux n’est en rien un obstacle et semble même la clef de son succès. Elle préfère s’assumer et exhibe fièrement ses rondeurs sans peur du qu’en dira- t-on ! Avec un brin de provocation, Beth dévoile tout et donne tout sur scène n’hésitant pas à affirmer « je suis grosse et je vous emmerde ».

    Emblématique de la laideur et de la vulgarité de notre temps!

  • Bus attaqués, conducteurs sanctionnés!

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     Bagnolet (Seine-Saint-Denis)
    Christian Pruchon est conducteur sur la ligne de bus 115 qui relie château de Vincennes à la porte des Lilas. Mercredi soir, quatre de ses collègues ont été la cible de projectiles à Bagnolet. Les vitres des bus ont été brisées, un conducteur a été légèrement blessé. «On a l'habitude de ce genre d'incidents. Mais quatre d'un coup, c'est incroyable Il ne s'estime pas en danger pour autant. «Ce qui m'a le plus surpris, c'est l'attitude du chef de dépôt vis-à-vis des conducteurs des bus attaqués.» Eux ont eu peur et sont rentrés. «On les a sanctionnés pour absence illégale, raconte-t-il. leur journée ne sera pas payée. C'est pour ça que j'ai fait grève jeudi».
    Mercredi soir vers 19 heures, trois bus (des lignes 318 et 102) sont la cible de projectiles de provenance et de nature indéterminées - probablement d'armes à feu, selon les premières constatations de la police - à l'arrêt «Gallieni» à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Des vitres sont brisées sur les trois véhicules et un conducteur légèrement blessé à l'œil. Un dispositif de sécurité est mis en place en partenariat avec la police. Cinq heures plus tard, un bus de la ligne 115 est attaqué à son tour, à l'arrêt «Stalingrad», toujours à Bagnolet. Là encore, une vitre est cassée. Suite à quoi une dizaine de conducteurs, inquiets et choqués, arrêtent leur service.

    Mais la direction locale considère cet arrêt de service comme une cessation de travail non autorisée. «Ils (les conducteurs victimes des incidents de mercredi, ndlr) ont fait valoir leur droit de retrait car ils ont considéré la situation comme dangereuse. D'ailleurs, le dispositif de sécurité mis en place n'a pas empêché que le 115 soit attaqué plus tard dans la soirée», explique Alain Soula, responsable CGT au dépôt des Lilas. «Ils ont été sanctionnés par le code 800, c'est-à-dire que leur journée ne sera pas payée et qu'il y aura peut-être des répercussions dans leurs carrière au sein de l'entreprise

    Martine prend le bus 115 matin et soir pour se rendre à son travail. Hier, les perturbations l'ont mises «très en retard». Pourtant cette fois elle n'est pas en colère: «Je comprends très bien leur point de vue. Ils m'ont expliqué le problème hier matin. C'est scandaleux qu'ils soient sanctionnés après ce qui s'est passé mercredi. D'autant qu'ils ont du courage de passer dans certains endroits, la nuit. Je peux vous dire que je n'aimerais pas du tout être à leur place dans ces cas là

    A entendre les récits des conducteurs de bus du terminus de la Porte des Lilas, on se demande si leur métier n'est pas dangereux. Agressions, insultes, menaces en tous genres, chacun y va de son anecdote. «Après une attaque au gaz lacrymogène, des menaces de morts et une agression avec un chien, j'ai demandé à changer de ligne. Je suis sur la 96 maintenant. A Paris c'est moins difficile», témoigne Eric Bosseray.

    En cas de problème, les conducteurs ont la possibilité d'activer une alarme silencieuse qui averti la police. Ils ne demandent pas pour autant plus de moyens pour se défendre. «On peut monter la vitre de la cabine, on se protège comme ça. Si on nous donne des bombes lacrymogènes, ils monteront dans les bus avec des armes, ça pourrait dégénérer très vite», continue Eric Bosseray. Quant à la police, elle ne se déplace que lorsqu'il y a eu un "incident" (très grave?) : «Ils sont comme nous, ils manquent d'effectifs
    Libération - 30 mai 2008

  • Meurtre de Jonathan en Vendée -sa dernière lettre

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    Né le 29 avril 1993, Jonathan avait les yeux bleus et les cheveux blonds coupés courts. Son visage était allongé. Il portait un anneau doré à l’oreille gauche. Il mesurait 1 m 45 et était surnommé « Titi » ou « Cow-Boy » par ses amis et proches.

    Ses parents, sa famille habitent dans le Cher. C'est là que Jonathan a grandi.

    Timide et très attachant, Jonathan avait de nombreux copains à l'école. Sportif et débrouillard, il jouait au football avec eux.

    Le week-end, il se plaisait à rester en famille. Il adorait alors jardiner avec son père et se balader en vélo avec ses parents.

    Dans leur longue traque du meurtrier du petit Jonathan, les enquêteurs s'efforcent de retracer avec minutie l'emploi du temps de l'enfant pendant son séjour en classe de mer à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique).

     Les gendarmes, entièrement consacrés à la disparition et au meurtre de ce garçonnet de 11 ans, veulent savoir qui l'écolier a pu rencontrer au cours de cette semaine passée sur les bords de l'océan Atlantique. Avec cette hypothèse de travail en tête : Jonathan, qui a mystérieusement disparu de son dortoir dans la nuit du 6 au 7 avril, a peut-être rencontré son meurtrier au cours de son bref séjour.

     A cet égard, la lettre que l'enfant a envoyée à ses parents depuis Saint-Brevin, et dans laquelle il évoque la rencontre de « grands de 16, 17, 18 ans », prend une importance toute particulière. Dans cette lettre, arrivée le matin de sa disparition et comprenant de nombreuses fautes d'orthographe ou de syntaxe, Jonathan ne se contente pas de relater cette rencontre, mais raconte par le menu le détail de ses activités. « Je vais vous raconter ce qu'on a fait, écrit-il après avoir demandé des nouvelles de ses proches. On a fait du fer à voile (NDLR : char à voile) , et on a visité un sous-marin (...). On a fait du cerf-volant et on a joué avec des grands de 16, 17, 18 ans. On a appris comment faire du petit sel et du gros sel et on a visité un chalutier (...) ».

    Toutes les personnes évoquées sont recherchées

    Ces fameux « grands », mais également toutes ces excursions, sont autant de pistes à creuser pour les enquêteurs, et notamment l'évocation de sa visite du site pédagogique « Terre de sel » à Guérande. L'endroit est en effet tout proche de l'étang où son corps a été repêché. « Il aurait très bien pu rencontrer son agresseur pendant la semaine, résume un gendarme, nous recherchons toutes les personnes qu'il évoque dans son courrier. » Une hypothèse d'autant plus « séduisante » que l'enfant est décrit par tous ses proches comme « très craintif » et donc peu susceptible de suivre un inconnu. Imaginer Jonathan accompagner volontairement quelqu'un cette nuit-là résout également en partie l'énigme de la disparition en plein dortoir.

    Cette piste de travail doit néanmoins être prise avec beaucoup de prudence. « Nous travaillons évidemment sur l'emploi du temps de Jonathan, avance un enquêteur. Mais pas plus sur cette lettre que sur le reste. Il a visité tous les sites touristiques des environs, alors c'est peu dire qu'il a rencontré du monde. C'est très difficile de tout vérifier. » Dans cette enquête longue et complexe, il est trop tôt pour abandonner les autres pistes, y compris celle d'un tueur en série allemand recherché depuis douze ans par des enquêteurs d'outre-Rhin. Le maniaque aurait tué quatre jeunes Allemands. L'un d'eux avait été retrouvé ligoté comme le petit Jonathan."

    (Source Le Parisien - 5 mai 2008)

     

  • Un enfant découvert inanimé flottant sur un lac: mystère sur son identité

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    L'enfant est un garçon blond mesurant 1m30 et pesant 40 kg. On ignore encore son identité. Mais peut-être le connaissez-vous?
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    APREMONT (AFP) - D'intenses recherches ont été lancées vendredi 30 mai pour tenter d'identifier un jeune garçon d'environ 10 ans découvert flottant, inanimé mais vivant, dans un lac de Vendée à l'aube, alors que personne n'a signalé sa disparition.

    L'état du garçon était considéré comme "stable" vendredi soir après son hospitalisation au CHU de Nantes "entre la vie et la mort", en état d'hypothermie grave, selon les enquêteurs.

    "Les médecins ne savent pas quand il pourra parler. Il respire quasiment seul. Il est inconscient", a précisé le procureur de la République des Sables d'Olonne, Jean-Luc Beck, saisi de l'affaire.

    En attendant son réveil, les enquêteurs ont lancé un appel de recherche et multiplié les contacts pour tenter de l'identifier, sans résultat.

    "Fugue, abandon ou enlèvement, tout est ouvert", a résumé M. Beck. "Ce qui est très étonnant, c'est qu'on n'ait aucun enfant déclaré disparu ou en fugue. Personne ne le réclame. C'est inquiétant pour l'enquête", a-t-il ajouté.

    Diffusée par la gendarmerie pour tenter d'élargir les recherches, une photo montre le garçon sur son lit d'hôpital. Ses cheveux sont blonds, ses yeux bleus. Il mesure 1,30 m et pèse 40 kg.

    Lorsqu'il a été sauvé, il était vêtu d'un pyjama de taille "8 ans" et de couleur beige, et de chaussons.

    L'enfant a été découvert à 06H20 dans le lac d'Apremont (Vendée), un lac de barrage de 177 hectares sur la rivière Vie à 30 km au nord-ouest de La Roche-sur-Yon. "C'est le chien accompagnant un retraité allant à la pêche qui l'a repéré à six mètres de la berge", a expliqué le commandant Bertrand Depierre, officier communication de la gendarmerie des Pays-de-la-Loire.

    Réanimé par les secours, le garçon a été conduit d'urgence par hélicoptère en état d'hypothermie. La température de son corps, qui ne portait aucune trace de violence, était tombée à 27 degrés, a précisé le commandant Depierre.

    Durant toute la journée, plus de 50 gendarmes ont fouillé la zone et ont fait du porte à porte à Apremont, où un PC de crise a été installé dans la mairie de cette bourgade de 1.300 habitants. Le lac a été fouillé par des plongeurs et un hélicoptère a inspecté la zone. Les écoles et l'inspection académique ont été contactées tandis que le fichier des enfants disparus était consulté. Les enquêteurs élargissaient les recherches auprès des touristes de Vendée.

    Mais "nous sommes toujours dans l'incapacité de l'identifier", constataient en fin de journée les enquêteurs.

    Toute personne ayant des informations sur cet enfant est invitée à contacter la gendarmerie au 02 51 45 19 00.

  • Une artère Jean-Marie Bastien-Thiry à Aix-en-Provence

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    Maryse Joissains, maire UMP d’Aix-en-Provence, envisage sérieusement de dédier une artère de sa ville à Jean-Marie Bastien-Thiry :

    “Pourquoi pas ?, déclare-t-elle à L’Express. Personnellement, je n’ai rien contre. Après tout, on ne peut pas lui reprocher de mauvaises actions. Il a simplement agi selon ses convictions”.

    Cet officier, partisan de l’Algérie française, avait organisé l’attentat du Petit-Clamart, qui, le 22 août 1962, avait failli coûter la vie au général de Gaulle. Il avait ensuite été arrêté, condamné à mort par une cour militaire, puis exécuté en 1963. Aix-en-Provence est l’une des villes de France qui compte le plus de "rapatriés" d’Afrique du Nord.

    (30 mai 2008)

    Pourquoi ce terme de "rapatriés"? L'Algérie, c'étaient 13 départements français. On n'est pas "rapatrié" dans son propre pays, lequel était pour eux la France métropolitaine et l'Algérie française, qui ne faisaient qu'un jusqu'à la trahison de De Gaulle.

  • L'Aide humanitaire n'est pas innocente

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    A Bogalay, des Birmans reconstruisent leur maison
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    Le navire militaire français "Le Mistral"

    Les autorités birmanes ont refusé les 1000 tonnes d’aide humanitaire françaises du navire militaire Mistral déstinées aux victimes du cyclone Nargis. "Choquée", la France a détourné le bateau vers Phuket en Thaïlande où les vivres seront confiées au Programme Alimentaire Mondial (PAM).

    Depuis 10 jours le navire français attendait l’accord de la Birmanie pour délivrer ses 1 000 tonnes d’aide humanitaire aux victimes du cyclone Nargis. Face au refus de la junte birmane, la France a finalement renoncé à accoster en Birmanie et a décidé dimanche de décharger le bateau à Phuket, en Thaïlande. L’aide française qui permet de secourir 100 000 personnes et d’offrir un abri à 60 000 sinistrés sera confiée au Programme Alimentaire Mondial (PAM). Il se chargera de son acheminement en Birmanie et la distribution aux victimes du cyclone sera confiée aux agences des Nations Unies et aux ONG

    L'HUMANITAIRE NE FERA PAS SOUFFRIR LA BIRMANIE UNE SECONDE FOIS

    Comme à leur habitude nos grandes âmes humanitaires occidentales s'offusquent, sont scandalisées, elles sont outrées face à l' intransigeance birmane de ne pas accepter sur son sol, des prébendiers, des déstabilisateurs, des cyniques , des pontes du misérabilisme qui, sous le couvert de l'aide, profiteront de cette "manne" naturelle pour s'introduire et instaurer le chaos et sans vergogne, se feront de l'argent sur le dos des victimes.
    Il faut être naïf pour ne comprendre la position birmane et savoir que, sous le sceau de l'humanitaire, les puissances occidentales se sont spécialisées dans l'introduction des armes , exactions en tous genres, chaos dans les pays rongés par la détresse.



    Si concept il y a aujourd'hui, qui couve, qui dissimule l'horreur de ce que les politiques occidentales créent à travers le monde, c'est bien celui de l'humanitaire. L'humanitaire est le meilleur endroit où l'on peut expérimenter le double langage, la perfidie, la fourberie et l'hypocrisie des puissances colonialistes occidentales. Bernard Kouchner l'a bien, si bien assimilé qu'au Biafra, le "French doctor" s'était transformé en "French Dealer". Au point de mettre un concept imparable qui éviterait tout soupçon: l'ingérence humanitaire.

    De Médecins sans frontières en passant par l'arche de Zoé, l'idée est la même: pénétrer les pays en détresse pour y faire des expérimentations médicales (vaccins), des campagnes de déstabilisation des régimes qui ne sont pas en odeur de sainteté ou pas assez "dociles" et par dessus tout des opérations commerciales en tout genre dont la vente d'armes. Et lorsque la détresse survient par les conditions naturelles, alors c'est du pain béni pour nos humanitaires qui ne courent pas ainsi le risque d'être accusés d'être des chacals.

    Contrairement à la Birmanie, la Chine peut aujourd'hui se permettre de laisser rentrer sur son territoire, ces pseudo humanitaires, car à ce jour, elle a les moyens de contrôle et même de mater quelconques velléités des pompiers pyromanes de l'humanitaire; ce qui n'est pas le cas de la Birmanie. Le citoyen x français, anglais et même la victime birmane pourrait s'offusquer et ne pas comprendre un tel "entêtement " du pouvoir à refuser l'aide humanitaire; mais c'est que l'aide dont il est ici question, est un cadeau empoisonné et le pouvoir birman en place l'a compris pendant que les politiques occidentales le dissimulent à leurs populations.

    Dans une discrétion, non pas celle à l'origine des grandes œuvres, mais celle qui accompagne les actes pervers, une discrétion assassine qui laisse derrière elle des morts, les vendeurs de l'humanitaire créent toutes les conditions du désastre, préparent et injectent le poison pour ensuite à grands renforts de médias venir se positionner en "sauveurs". Cela, les pouvoirs birman et chinois l'ont compris au grand dam des vendeurs d'illusions. On peut dire qu'en résistant à cette "aide" qu'on voudrait lui imposer par tous les moyens, le pouvoir birman évite ainsi un second chaos à son pays; celui-là, pas aussi facile à percevoir, car insidieux.

    Vendredi 30 Mai 2008
    (Source: alterinfo.org)
  • Interview de JMLP: Le Front national a un avenir!

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    Jean-Marie Le Pen le 30 mai 2008

    C'est un Front national en pleine tourmente qui réunit demain son conseil national, le « parlement » du mouvement. Mais Jean-Marie Le Pen apparaît, lui, à bientôt 80 ans, plus mordant que jamais. Objectif : les européennes de 2009.

    En grande difficulté politique et en pleine tourmente financière, le parti de Jean-Marie Le Pen se réunit en conseil national demain. Les cadres du Front national, les secrétaires départementaux, les élus régionaux et les membres du bureau exécutif poseront les bases de la campagne des élections européennes de 2009 qui sera lancée officiellement en septembre... et que conduira vraisemblablement le vieux chef.

    Autre priorité du jour, le déménagement du parti dans les nouveaux bureaux à Nanterre a finalement été retardé à septembre. Le Pen présentera également son nouvel organigramme : sa fille Marine, vice-présidente exécutive, verra ses tâches recentrées vers la communication interne et externe du parti.

    Le FN a-t-il encore un avenir ?

    Jean-Marie Le Pen. Et pourquoi n'en aurait-il pas un ? Je crois que le mouvement est promis à un bel avenir. Monsieur Sarkozy a dit de façon bien vaniteuse : "J'ai tué le FN, il est mort".

     Mais le sarkozysme sera oublié que le nationalisme sera toujours vivant. Nous allons retrouver à coup sûr une audience lors des prochaines élections, les européennes, qui sont à la proportionnelle. D'autant que nous sommes les seuls à avoir une position souverainiste crédible. Mégret s'est retiré, Pasqua est hors du coup, Villiers est sur la touche. Qui reste ? L'incoercible, l'incontournable, Jean-Marie Le Pen, doté d'une vertu rare : l'éternité !

    Vous aurez 80 ans en juin. Quand passerez-vous la main ?

    Je ne sais pas. Je suis président du FN et tant que j'en ai la force physique, intellectuelle et mentale, je ne me sens pas obligé de céder ma place. On a gagné quinze ans de vie en France. Il faut en tirer les conséquences. Le terme « retraite » m'est aussi odieux dans le civil que dans le militaire. Le lion n'est pas mort car il chante encore !

    Et votre fille Marine ?

    Pour diriger un mouvement, ou être candidat à une campagne présidentielle, il faut une énergie exceptionnelle. Marine a des dons incontestables, elle a fait un parcours, elle a des qualités exceptionnelles. Elle a sa place dans la compétition, mais comme d'autres.

    Le président de la République pourrait désormais s'exprimer devant le Parlement. Votre sentiment ?

    Quel que soit le dynamisme du chef de l'Etat, il n'a pas encore chaussé les bottes de Bonaparte et je ne crois pas qu'il y ait un grand danger. A moins qu'il n'y ait ensuite le couronnement, avec Carla dans le rôle de reine de l'Europe ? Il est vrai qu'elle a tout pour cela : un mari d'origine hongroise, elle-même est italienne, ils sont citoyens de pays de l'UE.

    « Sarkozy voit la France comme une affaire, comme un manageur »

    Selon vous, Sarkozy n'est pas français ?

    Si bien sûr, mais il y a dans la fonction présidentielle un caractère charnel, symbolique très fort, c'est l'incarnation de la nation. Sarkozy s'intéresse à l'avenir de la France, il la voit comme une affaire, comme un manageur. Le reste, le passé, les victoires, les défaites, tout ce qui a tissé l'histoire de notre pays et de notre peuple, cela ne lui apparaît pas très important. S'il est détaché de certaines valeurs, c'est qu'il n'a pas cet enracinement. C'est ce qui m'avait fait dire pendant la campagne que je souhaitais que le président soit un français de souche plutôt qu'un descendant d'immigré.

    Auriez-vous été intéressé par l'ouverture s'il vous l'avait proposé ?

    Non, parce que je suis en désaccord avec lui sur des points fondamentaux comme l'Europe. Son ouverture était habile, mais très superficielle. Sans la proportionnelle, c'est du décor. Choisir Rama Yade et Rachida Dati, qui sont de belles jeunes femmes, ça fait moderne, pittoresque. Elles remplissent leur mission pas plus mal que d'autres, il faut le dire. Je suis plus sensible à l'ouverture vers la gauche. C'est ce que j'appellerai la « cohabitation volontaire ».

    En un an, Sarkozy a-t-il fait des choses positives ?

    Oui, comme la suppression des droits de succession entre conjoints, mais il n'a pas fait les grandes réformes dont il affichait l'ambition. Il est tellement attaché à sa popularité que, dès qu'il y a une forte résistance, il a tendance à reculer rapidement, comme sur les 35 heures ou les taxis.

    Il y a un mois, vous récidiviez sur les chambres à gaz et le « détail ». Vous regrettez ces propos ?

    Je ne vais pas raser les murs ou me cacher derrière mon ombre. J'avais interdit la publication de cette interview. En plus de la publier, le journaliste a envoyé les « meilleures feuilles » à l'AFP. Mais je ne crois pas avoir fait quelque chose de criminel ni même de délictuel.

    Le parti est en proie à de sérieuses difficultés financières. Où en êtes-vous ?

    Nous avons mis en oeuvre un plan social, suspendu la parution de « Français d'abord ». Et « National Hebdo », journal ami du FN, va mettre la clé sous la porte. La vente du Paquebot est toujours en cours car plusieurs offres nous sont parvenues.

    Le Parisien - 30 mai 2008

  • Un policier tire la nuit sur 3 jeunes rue St-Denis (Xème)

    L'affaire a des allures de bavure. Un brigadier affecté à la police régionale des transports (PRT), l'ex-SRPT, a blessé par balles trois jeunes, dont l'un très sérieusement, dans la nuit de mercredi à jeudi. La scène, qui a mis en émoi le Xe arrondissement de Paris, s'est jouée rue du Faubourg-Saint-Denis, sous les yeux d'une dizaine de témoins.



    Il est aux environs de 2 heures du matin lorsque le policier, hors service et en civil, accompagné d'un de ses collègues, brandit son arme devant un groupe de jeunes gens du quartier de la porte Saint-Denis, qui ont manifestement l'habitude de se retrouver là chaque nuit pour discuter. Y a-t-il eu provocation ? Altercation ? Les "jeunes" jurent que non. Après avoir proféré quelques insultes, selon différents témoins, et en hurlant : « C'est qui le boss ici ? », le fonctionnaire aurait tiré à « au moins cinq reprises », blessant trois des protagonistes.

    Le plus sérieusement touché, Medhi, jeune intérimaire du bâtiment de 27 ans, qui tentait de fuir pour échapper au tireur, a reçu une balle dans le bas du dos. Il était toujours hospitalisé hier soir à l'hôpital Beaujon de Clichy, en service de soins continus, après avoir passé de longues heures aux urgences. Les deux autres victimes, Fadel, un cuisinier âgé de 24 ans, et Karim, 27 ans, ont été respectivement blessées à la cheville et au dos. « Medhi venait de garer sa voiture rue du Faubourg-Saint-Denis, lorsqu'il est tombé sur cette scène, racontait hier son frère, qui attendait des nouvelles, entouré de sa famille et de ses amis, aux urgences de Beaujon. Il n'a évidemment rien compris à ce qui était en train de se passer... Et puis, les jeunes ont réalisé qu'il s'agissait de policiers, parce qu'ils parlaient de leurs collègues qui allaient arriver. »


    « Celui qui tirait courait dans tous les sens, et criait, se souvient un jeune. A aucun moment, ils n'ont cherché à contrôler notre identité, franchement, personne n'a rien compris. "On a juste vu qu'ils étaient ivres". Et puis les trois blessés se sont écroulés. Là, on a commencé à réaliser, et l'un de nos amis a envoyé un coup dans la mâchoire du tireur, l'a désarmé, et nous avons appelé les secours. Pour Medhi, c'était moins une, remarque-t-il. Il aurait pu ne pas survivre. »

    Dans l'attente des premiers éléments de l'enquête qui a été confiée à la deuxième division de police judiciaire et à l'IGS, la police des polices, le jeune homme est en garde à vue à Beaujon, tout comme les deux policiers, âgés de 36 et 38 ans. Ils ont, en outre, été suspendus hier soir, « à titre conservatoire dans l'attente des conclusions et des résultats de l'enquête » par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

     Le préfet de police, Michel Gaudin, duquel dépend la police régionale des transports, a, quant à lui, ouvert une enquête administrative. L'affaire pose à nouveau le problème de la détention d'armes par les policiers alors qu'ils sont hors service.

     Frédéric Lagache, le secrétaire national du syndicat Alliance, sans vouloir se prononcer sur le fond de l'affaire, encore trop confuse, indique qu'« il n'est pas irrégulier, pour un fonctionnaire, de transporter son arme s'il se trouve dans sa région d'affectation... Dès lors qu'elle ne présente pas de dangerosité pour lui-même ou pour le citoyen ».

    Le Parisien - 30 mai 2008

  • "Jactance cinécadémique"


    Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

    Que serait le festival de Cannes sans la propagande politique ? Pas grand chose. Juste du cinéma, sans doute… et alors, cette manifestation à l’origine dédié au 7e Art, qui pourrait-elle bien intéresser ? Quelques millions de spectateurs, à peine… Alors que depuis tant d’années, elle ne cesse de complaire aux Grands Gourous contemporains qui rendent leurs verdicts dans les colonnes du Monde, de Libération ou de Télérama, tout comme Saint Louis rendait la justice sous son chêne de Vincennes… ou peut-être bien est-ce le contraire, les choix de sélections, puis de récompenses étant plus sûrement encore dictés par ces derniers.
    Nicolas Bonnal rappelle fort à propos que «
    le grand critique Jacques Lourcelles, auteur du merveilleux “Dictionnaire des films”, a bien vu la transition dans les années 60, lorsque les festivals ont pris le pouvoir culturel et précipité la disparition du grand cinéma traditionnel, qui conciliait le commerce et la qualité. Lourcelles dénonce des auteurs tels que Resnais, Godard, Leone ou bien Bergman et Antonioni. Depuis, le cinéma a décliné et a perdu même pour notre auteur son innocence et sa candeur.
    Chaque année, les jurys du festival de Cannes consacrent un film nul, politiquement correct jusqu’à la caricature, et oublié quelques mois plus tard, alors que toutes les vidéothèques familiales sont pleines de Walt Disney ou de westerns de John Wayne.
    »(1)
    Cette année, la palme d’or a été décerné au film de Laurent Cantet Entre les murs, dans la droite ligne de cette obligation de bien-pensance politique. Il raconte la vie d’un collège dans un quartier difficile et, colossale finesse, est interprété par de « vrais » élèves et de « vrais » professeurs. Aucun d’eux n’est acteur professionnel. C’est donc un documentaire avant tout… et n’aura au moins pas coûté cher, c’est déjà ça !
    Ne l’ayant pas vu (sortie en salles seulement le 15 octobre prochain), je me garderai bien d’émettre le moindre jugement sur son intérêt artistique.
    Yves Daoudal, éditorialiste de l’hebdomadaire National Hebdo rappelle toutefois(2) que le sujet s’inspire du livre de François Bégaudeau et de son expérience de professeur dans un collège multiethnique. Il cite un passage du livre – un dialogue entre l’auteur et ses élèves – qui laisse pantois. Non, sur le différend portant sur la définition du terme « pétasse », mais sur le « langage » du professeur, identique en tout point à celui du troupeau qu’il a en charge – en tout cas sur le papier – d’éduquer : « Je vous ai pas traité de pétasses, j’ai dit qu’à un moment donné, vous aviez eu une attitude de pétasses, si tu comprends pas ça la différence t’es complètement à la rue ma pauvre. »
    Ça y’en a être de la bonne jactance académique, y’à pas !
    De mauvais esprits pourraient penser qu’avec des professeurs d’une telle qualité, on comprend mieux l’absentéisme fort élevé dans leurs collèges.
    Ah oui, au fait, monsieur Bégaudeau est… professeur de français ! Mais on l’avait deviné.

    NOTES
    (1) « Cannes ou le scandale permanent », chronique internet disponible sur www.philipperanda.com.
    (2) National hebdo, n°1245, 29 mai-4 juin 2008.

    © Philippe Randa est écrivain et éditeur (www.dualpha.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.philipperanda.com.
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    30 mai 2008

  • La nuit, tous les chats sont gris...

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  • VIDEO "Sarko, c'est moi!"

    http://www.dailymotion.com/video/x5kl9v_nicolas-sarkozy-a-rungis-sarko-cest_news

    27 mai 2008

  • VIDEO Affrontements récents en Belgique

    http://www.dailymotion.com/video/x5l97u_emeutes-anderlecht-belges-vs-immigr_news

  • VIDEO A Naples, lutte contre l'immigration clandestine

    http://www.youtube.com/v/MVgV5I-crkw&hl=fr