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31/03/2008

Le Pentagone s'installe au Kosovo

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Par Tamara Zamiatina, pour RIA Novosti

Les avertissements faits par nombre d'experts avant l'indépendance du Kosovo commencent à se réaliser: tous les attributs d'une grande base militaire de l'OTAN et des Etats-Unis apparaissent en catimini sur le territoire enlevé à la Serbie. La décision du président George W. Bush de commencer à livrer des armes au Kosovo est l'un des derniers indices en date de ce processus. Moscou a insisté sur la convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil Russie-OTAN, qui s'est tenue vendredi 28 mars à Bruxelles. D'ailleurs, il est douteux qu'il soit possible de persuader ce conseil d'intervenir, car il s'est toujours révélé peu utile. A ce propos, le président Bush a pris cette décision deux jours après la visite à Moscou de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui ont appelé à renforcer la coopération, à étendre les consultations et, en général, à assurer la transparence.

La précipitation avec laquelle le Pentagone accorde sa protection à l'oisillon encore sans plumes qu'est le Kosovo ne peut témoigner que d'une chose: l'Occident n'est pas certain que la paix règnera dans les Balkans aussitôt après la séparation du Kosovo d'avec la Serbie. Cependant, c'est bien sur la rhétorique de la nécessité de mettre fin à la crise yougoslave que l'Occident s'est appuyé pour justifier son soutien aux séparatistes kosovars. De quelle paix peut-il s'agir dès lors qu'on arme une partie contre l'autre? On est tout simplement en train de verser de l'essence sur un brasier déjà très chaud...

Les Serbes l'ont déjà compris. Dans la ville de Kosovska Mitrovica (Nord du Kosovo), ils se sont mis à défendre avec l'acharnement des désespérés leur dernier refuge: le tribunal où siégeaient jadis les magistrats serbes et où siègent aujourd'hui des juges internationaux qui prévoient à terme de transmettre leurs fonctions à des juristes albanais. Du sang a été versé lors d'affrontements avec les forces de la KFOR. Les manifestations en soutien à la minorité serbe du Kosovo se succèdent à Belgrade.

La ville de Kosovska Mitrovica, coupée en deux par le fleuve Ibar en communautés albanaise et serbe, sera désormais et pour longtemps une pomme de discorde entre les parties opposées. Belgrade a déjà envoyé à l'ONU un message exigeant d'attribuer à la Serbie le Nord de la province, attenant à Kosovska Mitrovica, où résident de façon compacte environ 100.000 Serbes. Ces derniers ont besoin d'une protection physique élémentaire. Mais il est peu probable que cela touche les partisans de l'indépendance du Kosovo à l'ONU. Dans la première moitié des années 90, les pays occidentaux avaient fermé les yeux sur l'exil de 300.000 Serbes de Croatie. Peuvent-ils donc se soucier à présent de 100.000 Serbes? "Si 300.000 oiseaux avaient quitté tout à coup une région, le monde serait bouleversé. Mais l'humanité n'a pas remarqué la tragédie des Serbes", dit-on tristement à Belgrade.

L'intention des Etats-Unis de commencer à livrer des armes au Kosovo s'explique, entre autres, par la volonté de retenir au sein de la province Kosovska Mitrovica, ville serbe insoumise, mais importante d'un point de vue stratégique. Mais il y a également un objectif plus important: donner carte blanche aux Kosovars pour la répression des actions de protestation dans les enclaves serbes à l'échelle de toute la province, estime Elena Gouskova, directrice du Centre d'étude de la crise balkanique contemporaine de l'Institut d'études slaves de l'Académie russe des sciences.

Les livraisons d'armes aux Kosovars sont une sorte de légalisation des futures actions des Albanais ayant pour but d'évincer la minorité serbe de la province. Autrement dit, les pays occidentaux assurent aux Kosovars la possibilité d'achever un processus déjà entamé: nettoyer la province de la population non-albanaise, mais à condition qu'ils le fassent eux-mêmes, pour éviter de compromettre les soldats de la paix de l'OTAN faisant partie de la KFOR et, à plus forte raison, l'Amérique.

Il semble également que la province du Kosovo soit appelée à devenir le premier Etat dans l'histoire se trouvant sous protectorat de l'OTAN. Les soldats de la paix de l'Alliance, au sein de la KFOR, maintiennent l'ordre dans la province depuis déjà neuf ans. Si l'on prend en considération l'admission prévue à l'organisation de l'Albanie, de la Macédoine et de la Croatie au cours du sommet de l'OTAN qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, la province du Kosovo pourrait devenir le plus puissant appui de l'Alliance dans les Balkans. La base militaire américaine de Camp Bondsteel, la plus grande des Etats-Unis hors de leur territoire, y est déjà installée. Et le Pentagone a abordé la construction d'une deuxième base militaire au Kosovo, rappelle Elena Gouskova.

Leonid Ivachov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, se dit certain que la stabilité dans les Balkans, et même en Europe, n'est pas nécessaire à Washington, en tout cas en ce qui concerne l'administration actuelle. "Dans une situation de stabilité, les Etats-Unis ne peuvent pas influer sur les événements. Si le calme règne en Europe, l'Amérique n'aura rien à y faire. La stratégie politique des Etats-Unis consiste à diriger par le chaos", affirme le général Ivachov. Selon ses renseignements, l'Amérique prévoit de livrer au Kosovo des armes d'infanterie légères et des véhicules blindés sans matériel lourd. Mais, à l'étape suivante, des cadres albanais seront formés pour l'aviation et les unités de chars.

Que peut faire la Russie dans ces conditions? Hélas, pas grand chose. Elena Gouskova et Leonid Ivachov estiment qu'en plus de l'aide humanitaire aux habitants des enclaves serbes du Kosovo, déjà annoncée, le Kremlin pourrait poser la question de l'introduction d'un contingent de paix russe dans la région de Kosovska Mitrovica. Les experts russes discutent également de l'introduction de forces de paix russes dans le Sud de la Serbie, limitrophe du Kosovo. Mais il est peu probable que le président pro-européen Boris Tadic se risque à adresser une telle demande à la Russie. Par conséquent, Moscou ne peut employer que des moyens purement diplomatiques pour influer sur la situation. Quant aux moyens économiques, à savoir la participation du Kosovo au projet de gazoduc South Stream, la Russie n'y a pas eu recours, faute d'en avoir eu la possibilité, ou tout simplement parce qu'elle n'a pas souhaité le faire.

L'Afghanistan, premier narco-Etat au monde...

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Faudra-il remettre les Taliban au pouvoir pour
stopper la culture du pavot?
Premier narco-État au monde avec une production de 8200 T en 2007, l’Afghanistan non stabilisé après six années d’occupation occidentale, est en passe de devenir un  vrai  problème mondial.

En 1979 la Révolution des Ayatollahs en Iran met un terme au régime monarchique et simultanément à la production d’opium. Nombre de producteurs et de trafiquants se réfugient alors au Pakistan donnant un nouvel essor à la culture du pavot jusque là marginale dans cette région.

L’Iran passe alors de la position d’exportateur à celle d’importateur ce qui entraîne la création d’un corridor de la drogue entre le Pakistan et l’Iran via l’Afghanistan, route de l’opium qui débouche sur l’Europe et les États-Unis par le truchement des réseaux turcs.

L’Iran occupait en effet jusqu’à la Révolution islamique et depuis longtemps une place centrale dans le trafic de l’opium et de ses dérivés, essentiellement l’héroïne. D’abord en tant que producteur, mais aussi comme seule voie terrestre de transit pour les stupéfiants venant d’Asie du Ouest, notamment du fameux Triangle d’Or situé entre le Laos, la Thaïlande et la Birmanie.

Conjointement, à partir de 1979, la guerre soviéto-afghane va également doper la production dans les zones tribales du Pakistan et intensifier les trafics utiles au financement de la guerre secrète que livre les État-Unis à l’Union Soviétique sous couvert de l’Inter-Service Intelligence (ISI), les services spéciaux pakistanais. Économie de guerre qui transforme profondément la région pour en faire ce que l’on nomme aujourd’hui communément le Croissant d’or.

Peu à peu l’Afghanistan se hisse au niveau de premier producteur mondial. En 1999, l’Afghanistan dont les Taliban ne contrôlent encore que 80% du territoire, produit cette année là 4600 T d’opium. Or le Commandeur des Croyants, Mollah Omar, promulgue en juillet 2000 une Fatwa proscrivant toute culture du pavot. Les résultats sont proprement spectaculaires : la récolte de 2001 chute pour revenir au chiffre dérisoire de 185 T sur lesquelles 35 proviennent des zones sous contrôle Taleb et 150 pour l’Alliance du Nord de Shah Massoud. Mais, dès 2002, un an après la chute du régime islamique, l’Afghanistan d’Hamid Karzaï retrouve avec 3400 T sa première place au palmarès des narco-économies.

Dans un pays dévastée par trois décennies de guerre et alors que les engagements occidentaux en matière d’aide à la reconstruction n’ont été que très partiellement tenus, l’opium - au total 4 milliards de $, soit 53 % du PNB afghan- représente à la fois un moyen de survie pour la paysannerie, laquelle compose l’essentiel de la population afghane, et un prodigieux gisement financier pour les chefs de guerre, les clans mafieux et une administration souvent vénale, toujours embryonnaire et encore soumise aux allégeances tribales.

Si l’on retient les estimations des NU selon lesquelles le volume financier annuel global des narco-trafics se situerait entre 300 à 500 milliards de $, on mesure mieux l’échelle des profits en partant d’un prix d’achat 30 $ au producteur afghan, sachant qu’un kilo de résine de pavot est acheté environ 30$, souvent rémunéré en nature. Négocié dans la région à son entré dans le circuit de transformation et de commercialisation, sa valeur atteint 2400 $, chaque kilo fournit 100 g l’héroïne qui sera revendue « coupée » à 35% de concentration, à 160 $ le gramme dans les échoppes d’Amsterdam et sur les trottoirs de Madrid, de Paris, de Londres ou de Berlin…

Ainsi, en fonction du degré de pureté de la drogue, on parvient à estimer, bon an mal an, que les flux financiers générés par les ventes d’héroïne afghane seraient de l’ordre de 120 à 200 milliard de $ ! Soit selon les Nations Unies au troisième rang mondial des grands produits après le pétrole et les ventes illicites d’armes…

Pour freiner la circulation des narcotiques avant qu’ils n’entament leur route vers l’Europe, la Commission de Bruxelles en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID) affecte un budget de vingt millions d’€ par an à des actions de prévention de concert avec l’Iran, rappelons-le sous embargo. Un budget que d’aucuns jugeront bien faible au regard des enjeux réels ! La France, outre sa quote-part financière, a fourni dix chiens flaireurs et la Grande-Bretagne des gilets pare-balles. Antonio Mazzitelli l’un des reponsable de l’Office pour le contrôle des drogues et la prévention du crime (OCDPC) des NU créé en 2007, notait à ce propos « Le Parlement britannique a dû voter une loi spécifique pour permettre l’envoi de gilets pare-balles... Jusqu’aux vaccins des chiens qui doivent être importés. Pourquoi ? Parce qu’un de leurs composants pourrait soit-disant servir à la fabrication d’armes chimiques» !

En Afghanistan même, l'OTAN, principale force d’occupation sous commandement américain, se déclare non directement concernée, limitant son action à soutenir les opérations de l’armée afghane. elle-même gangrenée par le narco-trafic. Celle-ci, pour ses actions de lutte anti-pavot, est encadrée DynCorp, une société américaine de mercenariat. Invités par Washington à pratiquer une politique d’éradication des cultures, les autorités afghanes ont cependant une fâcheuse tendance à ménager leurs affidés au détriment des champs appartenant aux plus démunis. Au final, on découvre que certains membres du gouvernement afghan chargés de la lutte anti-pavot, comptent au nombre des premiers bénéficiaires de sa culture. Alors que le président Hamid Karzaï en appelle à la solidarité internationale pour mener à bien ce combat d’intérêt universel, son propre frère, Ahmed Wali Karzaï apparaît comme l’une des figures dominantes de ce commerce de mort ainsi que le mentionne explicitement l’un des rapports de l'International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres...

Aujourd’hui l'Afghanistan produit 95 % de l'opium mondial, deux fois le quotient nécessaire à satisfaire la demande planétaire. Il est loisible d’imaginer que des réserves stratégiques ont été constituées. Une production qui a doublé en seulement deux ans, pour s’arrêter où ? Plutôt qu’un problème peut-être faudrait-il parler à présent de fléau, un mal aux dimensions du monde global en devenir. Il n’échappera donc à personne que parmi les grandes hypothèques qui pèsent actuellement sur l’équilibre mondial, indépendamment des regains de tensions conjoncturels, l’Afghanistan, devenu grand pourvoyeur de mort blanche, ne soit un vrai problème pour tous.
(Source: Voxnr, 17 mars 2008)

Afghanistan: pour l'OTAN, pas pour la France

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La décision de Sarközy de doubler les forces militaires françaises déjà engagées en Afghanistan provoque des remous. Les députés débattront demain du danger de participer à une guerre qui ne dit pas son nom, sur fond d'intégration à l'Otan.

«J'irai moi-même présenter la position de la France. On est en Afghanistan à la demande de l'ONU. Il est très important que la France soit déterminée à aller au bout de ce processus, qui est un processus de paix.» François Fillon a annoncé hier sur TF 1 son intention de s'impliquer personnellement dans le débat organisé demain à l'Assemblée sur le renforcement de la présence militaire française dans un pays où les talibans n'ont peut-être jamais paru aussi menaçants. (?)

Levée de boucliers à gauche comme à droite

En faisant part mercredi devant le Parlement britannique de sa décision d'augmenter sensiblement l'effort militaire de la France au côté des troupes de l'Otan, Nicolas Sarközy a provoqué une levée de boucliers chez les députés français, de droite comme de gauche. Pour réparer cette maladresse, le président a immédiatement accordé un débat à l'Assemblée, comme son président, Bernard Accoyer, le lui demandait. Mais, conformément à nos institutions, ce débat ne sera pas sanctionné par un vote, comme le réclamait hier sur Radio J François Hollande, d'accord sur ce point avec Jean-Pierre Chevènement ou encore Laurent Fabius.

Hier, dans « le Grand Rendez-vous » Europe 1 - « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » - TV5 Monde, ce dernier a vivement condamné l'envoi de nouvelles troupes, jugeant qu'il s'agissait de la part de Nicolas Sarközy de « complaisance » à l'égard de George Bush et d'une politique « très dangereuse ». Au sein même de la majorité, plusieurs voix se sont élevées contre ce retour dans l'Otan (dont le sommet à Bucarest aura lieu mercredi) et vers un atlantisme pur et dur tournant le dos aux conceptions gaullistes.

BANALINFO.fr: immigration, drogue, cités, Sevran

Dans la cité de 1 100 logements, le personnel d'Immobilière 3F a été victime de quatorze agressions physiques en dix-huit mois.

 Les loges des gardiens des anciennes Beaudottes, à Sevran, vont rester fermées. Combien de temps ? Personne ne le sait.

Le bailleur, l'Immobilière 3F (I 3F), espère pouvoir remettre du personnel l'an prochain. « On a pris cette décision la mort dans l'âme, confie l'un des directeurs d'I 3F. Pour nous c'est un échec, mais nous n'arrivons plus à assurer la sécurité des gardiens. En 80 ans d'existence, nous n'avons jamais connu un tel niveau de violence et de tensions sur toute l'Ile-de-France. » En toile de fond, le trafic de drogue.

« Dans l'urgence, il faut éviter un drame »


Menaces, coups de poing, de pierre, de pistolet à gaz... Depuis août 2006, quatorze agressions physiques de gardiens ont été recensées par I 3F, autant de plaintes suivies d'arrêt de travail et cinq mutations. Seize appartements ont été squattés « pour entreposer la drogue ou se réfugier en cas d'une descente de police », explique un policier selon qui « le gardien est pris entre le marteau et l'enclume ». Douze de ces logements ont été récupérés en février, au terme d'une procédure judiciaire, mais il en reste encore quatre occupés. I 3F rappelle avoir investi 25 millions d'euros pour réhabiliter la cité depuis 1997, recruté une équipe de médiateurs, doublé le nombre de gardiens en neuf ans. Ils sont onze à travailler et vivre là. A trois reprises, depuis le début de l'année, ils ont exercé leur droit de retrait. Le CHSCT (comité d'hygiène et de sécurité) a tranché le 11 février. « La solution ? On ne la connaît pas, mais dans l'urgence, il faut éviter un drame, et pour cela, retirer les gardiens du site », résume le secrétaire du CHSCT.

Concrètement, I 3F maintiendra une présence sur le site au bureau de secteur (allée Francis-Garnier), limitée aux seules tâches administratives : délivrance d'attestations pour la CAF, visite des appartements, état des lieux... Le ménage et la sortie des conteneurs à ordures seront confiés aux sociétés privées comme la Séni, qui travaille déjà avec le bailleur.

Cette réorganisation ne réjouit personne, et surtout pas le maire (PC), Stéphane Gatignon, qui s'était fendu d'une lettre aux habitants pour dénoncer la privatisation du gardiennage, en février, avant de rencontrer le PDG d'I 3F, Yves Lafoucrière, le 11 mars. « Un bailleur ne peut pas quitter le terrain comme ça », estime l'élu. « Il faut qu'on travaille mieux ensemble, ajoute-t-il. Par exemple en attribuant ces logements en priorité aux Sevranais, qui connaissent le secteur, mais aussi en participant au recrutement des gardiens. Quant à la sécurité, c'est l'affaire de tous, pas seulement de la ville ou du bailleur, mais aussi de la police et de la justice. » Un groupe local de traitement de la délinquance spécialement dédié à la lutte contre le trafic de drogue a été créé fin 2007.

(Le Parisien 31 mars 08)

Banderole: la LICRA s'en mêle

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a annoncé lundi qu'elle allait se constituer partie civile dans l'affaire de la banderole injurieuse pour les habitants du Nord déployée par des supporters parisiens, samedi en finale de la Coupe de la Ligue.

«Les auteurs de la banderole de la haine et de la honte seront poursuivis, a écrit l'association dans un communiqué. La Licra se portera partie civile dans cette affaire pour "incitation à la haine" envers une population facilement identifiable et reconnaissable».

La Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération (FFF) ont porté plainte «pour incitation à la haine et à la violence» auprès du procureur de la République du tribunal de Bobigny.

Des supporteurs du PSG ont déployé au Stade de France une banderole «Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis», en référence au film à succès de Dany Boon.

Des antécédents:

 Quelques semaines après le déploiement d’une banderole jugée raciste à Bastia envers le joueur de Libourne Saint Seurin, Boubacar Kébé -«Kébé, on n’est pas racistes… La preuve: on t’encule» - le monde du football fait semblant de découvrir l’existence de tifos hostiles dans les stades. Pourtant, personne ne s’était offusqué en 2000 de cette banderole déployée par des «supporteurs» lyonnais pour un match contre Saint-Etienne: «Les Gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines». Ou encore de cet autre message, adressé par des «supporteurs» niçois à Franck Ribéry en 2006, lorsqu’il jouait encore à l’OM: «Maman, achète-moi un masque de Ribéry pour Halloween.»

A noter que la LICRA ne s'est jamais portée partie civile contre les paroles anti-françaises haineuses des rappeurs de banlieue!

Les Pays-Bas et l'Islam: c'est la fitna!

Le blog anglophone Brussels Journal rapporte l’existence d’un livre intitulé : « L’islam pour les cochons, les singes, les ânes et autres animaux : 250 questions à propos de l’islam ».

L’auteur, le professeur Hans Jansen sort à présent un nouvel ouvrage « Lire le par soi-même». Vu la panique manifeste du gouvernement néerlandais face à la sortie imminente du film Fitna, de Geert Wilders, les écrits du professeur Jansen semblent rencontrer un certains succès.

Le professeur Hans Jansen n’a rien d’un plaisantin ni d’un imbécile : son CV indique qu’il est titulaire de titres universitaires en langues hébraïque, arabe, araméenne, et turque, et qu’il est spécialisé en histoire de la philosophie et en histoire du Moyen-Orient. Avant sa chaire actuelle à l’université d’Utrecht, Hans Jansen a enseigné l’arabe et l’islamologie dans diverses universités hollandaises, et il a aussi été directeur du centre de recherche des au Caire.

Si on ajoute qu’il a publié 11 (http://www.arabistjansen.nl/ ) en anglais ou en néerlandais - principalement sur l’islam, la vie de Mahomet, et le fondamentalisme islamique - on peut conclure que ce professeur sait ce qu’il dit lorsque la presse l’interroge, précisément à un moment aussi délicat de l’histoire des

 Le Brussels Journal traduit en anglais une interview du professeur Hans Jansen sur l’islam (ici). Ceux qui comprennent le néérlandais peuvent lire le texte en V.O ici , y compris une video d’une interview télévisée de Hans Jansen.

 Quelques réponses particulièrement intéressantes de cet islamologue :

Que signifie ‘fitna’?
Cela signifie littéralement l’épreuve, la tentation, l’adversité. Les musulmans croyent que la solidité de leur foi est testée par la non-croyance des non-musulmans. Cette non-croyance doit donc être combattue. Par exemple, devoir voir des habillées de façon non islamique est fitna. Le jour du jugement dernier est précédé par toutes sortes d’épreuves, et elles sont ausi appelées fitna. La guerre civile ou le désordre social sont aussi ‘fitna’.

Quelle est la punition de l’Islam pour une insulte à Mohammad?
La propose en principe la peine de mort pour les insultes à Mahomet. Un musulman qui insulte Mahomet a implicitement commis l’, et mérite donc la mort.

Que signifie ?
C’est la lutte contre la non-croyance et le mal. En pratique, cela signifie: l’expansion de la domination islamique par des moyens violents. Jusqu’à la déroute à Vienne en 1683, le
était exclusivement une tâche de niveau gouvernemantal. Mais depuis le 11 septembre 2001, nous avons la preuve que le ces derniers temps n’est pas seulement l’oeuvre de gouvernements, mais aussi d’initiatives privées.

Quelles parties du , selon des personnes critiques de l’islam comme Wilders, représentent un danger pour la loi et l’ordre en Occident ?
A peu près toutes les parties du
qui traitent les mécréants avec violence - et il y en a beaucoup - peuvent être considérées comme anti-occidentales par n’importe qui.
Tout appel à l’application de la
peut être considéré comme un appel ouvert à des actions contraires aux lois néerlandaises, et à la déclaration universelle des droits de l’homme.
Les personnes étrangères à l’islam ne sont pas conscientes de ceci, et c’est dommage pour elles, mais cela ne change rien à ce fait. La
décrète des punitions corporelles et la peine de mort, aussi pour des transgressions de nature religieuse - quelque chose que la plupart des Hollandais ne peuvent même pas imaginer. La limite la liberté religieuse, menace la position de la femme, et humilie tout qui n’est pas musulman.

Le prêche la paix. Vrai ou faux?
Vrai, mais cette paix ne viendra que quand tout le monde se sera soumis à l’islam. Alors seulement règnera la paix ! En attendant, partout sur la terre, le mal et la mécréance doivent être combattus.

 http://www.bivouac-id.com/

Le Canada interroge Israël sur le problème de l'immigration

Il est intéressant de réaliser que, dans le problème mondial de l’immigration, Israël est une référence, même si dans la presse locale israélienne on parle souvent des cas d’échec de cette politique d’intégration.

« Comment avez-vous fait pour absorber et intégrer trois millions d’immigrants ces 60 dernières années ? » Voilà la question que des universitaires et des experts de l’immigration du Canada sont venus poser à Israël cette semaine. Confrontés à ce même problème, ils venaient apprendre d’Israël comment réussir l’intégration d’immigrants venant de diverses cultures.

Une délégation du Projet Metropolis International (groupe de réflexion sur l’immigration initié par le gouvernement canadien, incluant des participants de 40 nations) est venue participer à un dialogue Canada-Israël sur les problèmes d’immigration, d’intégration et d’identité, les 27 et 28 mars au Centre Académique Ruppin.

Le directeur exécutif du Projet Metropolis International , le Dr Howard Duncan, exprime son admiration : « L’intégration en Israël des nouveaux immigrants nous semble un modèle. Les responsables canadiens désirent connaître les méthodes d’intégration utilisées par Israël, même si nos deux pays sont très différents. Le Canada a un programme très élaboré de sélection basé sur les capacités des immigrants, alors qu’Israël semble n’avoir qu’un seul critère : « la Loi du retour » (Tout Juif a le droit parce qu’il est juif, de revenir sur la terre de ses ancêtres, et de devenir citoyen d’Israël) ».

Duncan admire en particulier le défi posé par l’intégration du million de Juifs venant de l’ancienne U.R.S.S. dont certains avaient un niveau professionnel très élevé, mais aussi des quelques 100 000 immigrants d’Ethiopie. Pourtant, pour le directeur du Projet, « le nouveau défi que rencontre actuellement la plupart des nations confrontées à ce problème n’est pas : comment attirer de nouveaux immigrants mais comment leur permettre de rester dans le pays. Aujourd’hui il est fréquent que les gens changent plusieurs fois de pays dans leur vie. Il est fréquent également que les nouveaux immigrants retournent dans leur pays d’origine. Cette migration circulaire existe mondialement. Au Canada, comme en Israël, un grand nombre de citoyens quittent le pays, le nombre des nouveaux immigrants se réduisant par ailleurs. »

Le Professeur Moshe Semyonov, du département de sociologie à l’université de Tel-Aviv et président du Comité Scientifique de l’Institut pour l’étude de l’immigration au Centre Académique de Ruppin, précise : « Malgré le grand nombre de citoyens quittant le pays, Israël continue à absorber de nouveaux immigrants. En pensant à tous ces immigrants venus de partout, reçus et installés en Israël, on peut parler d’une « belle histoire ». En une génération, ils se sont intégrés et font partie prenante de la société. Celle-ci est très concernée par l’absorption de ces nouveaux arrivants. Tout est mis en œuvre pour les accepter. »

L’expérience canadienne peut-elle servir à Israël ? Duncan explique : « Au Canada, ces vingt dernières années, la venue de nouveaux immigrants très nombreux originaires du Pacifique et de l’Asie, a créé un niveau de diversité ethnique et culturelle extrême. Par exemple, dans la seule ville de Toronto, plus de 200 langues sont parlées ! »

(Source : Jérusalem Post/ Un Echo d’Israël)

On lit ce ces choses sur le Net, qui donnent à réfléchir...  

Le Canada interroge Israël sur le problème de l'immigration

30/03/2008

La banderole insultante du PSG

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La polémique enfle depuis qu'une banderole insultante a été déployée par des supporteurs du PSG pendant la finale de la Coupe de la Ligue.


La Ligue de football professionnel (LFP) va «porter plainte pour incitation à la haine et à la violence» a annoncé son président Frédéric Thiriez, suite au déploiement en milieu de la rencontre PSG-Lens, par des supporteurs de Paris, d'une banderole «Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis», en référence au film à succès de Dany Boon. «Sur le plan disciplinaire, la commission de discipline est d'ores et déjà saisie des rapports des délégués. La sévérité dont a su faire preuve la Ligue dans ce domaine vaudra pour tout le monde.»


Le député-maire de Lens Guy Delcourt demande aussi à citer comme témoins le président de la République, la ministre de la Justice et la secrétaire d'Etat aux Sports, présents au moment du match. Il aussi demandé une réunion entre le président du RC Lens Gervais Martel et son homologue parisien Alain Cayzac et que les deux hommes décident «ensemble de rejouer la finale» remportée par le PSG (2-1).

Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République et maire UMP de Bapaume (Pas-de-Calais), a lui aussi appelé le président du PSG, Alain Cayzac, à «faire rejouer» la finale de la Coupe de Ligue de football. «L'élégance de ce geste viendrait laver l'honneur du PSG bafoué par cette minorité», a déclaré l'ancien ministre de Jacques Chirac qui assistait au match.

L'entraîneur de Lens, Jean-Pierre Papin, avait estimé après la défaite que le club parisien devait être jugé «sévèrement» : «Quand je vois les tribunes avec les tifos qu'il y a, avec certains supporteurs parisiens, je me pose des questions. C'est vrai que ça fait mal. On essaie de se battre contre le racisme. On a jugé Metz sévèrement, je pense qu'il faut juger Paris sévèrement».


Le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a condamné «les agissements inadmissibles de quelques supporteurs» qui ont déployé une banderole «dont la stupidité a gâché le spectacle d'une belle finale». Le responsable politique souhaite que «l'ensemble des moyens disciplinaires, administratifs et juridiques soient mis en oeuvre avec la plus grande fermeté». Bernard Laporte «pense notamment au dispositif d'interdiction administrative de stade encore insuffisamment appliqué en France».


Les supporteurs parisiens de la tribune Boulogne, frange la plus sulfureuse du PSG, ont condamné la banderole. «Nous nous désolidarisons de ce fait isolé de quelques individus a déclaré le porte-parole de la tribune Boulogne, Philippe Pereira. Nous nous excusons auprès de la communauté Nord-Pas-de Calais, des supporteurs lensois et du club de Lens.»


Jérôme Rothen s'est dit ce matin opposé à une sanction sportive mais favorable à «une sanction financière pour le club», sans «tomber dans l'exagération». Pour le milieu de terrain du PSG, «le club n'y est pour rien, on ne peut pas se battre contre des gens qui ont soit des propos racistes soit des banderoles comme celle-là», qui «n'a rien à faire dans un stade».

Les pédophiles, les chômeurs et les consanguins ne forment pas une race! Pas plus que les Ct'tis! 

23:57 Publié dans Blog | Tags : paris psg, lens, insultes, sanctions | Lien permanent | Commentaires (8)

Plan de rigueur à l'horizon...

Alors que les voyants - hormis le chômage - passent au rouge, le gouvernement est obligé de revoir sa feuille de route économique. Sa recette : accélérer les réformes. Mais pour la gauche, un plan de rigueur est inéluctable.

C'est dit! « Le budget 2008 a été construit sur des hypothèses qui ne sont plus d'actualité », a reconnu hier, devant les députés, Eric Woerth, le ministre du Budget, citant notamment le prix du baril de pétrole. Et de préciser que le gouvernement allait revoir « aux alentours du 15 avril » ses prévisions de croissance de 2008 mais aussi « réadapter les différents équilibres ». Dix mois et demi après l'élection de Nicolas Sarkozy, voilà le gouvernement contraint de revoir sa feuille de route économique.

Pour l'instant, François Fillon, le Premier ministre, écarte toute idée de « plan de rigueur ». «Les recettes fiscales se tiennent », insiste de son côté Eric Woerth. Et de marteler : « Nous n'avons pas l'intention d'augmenter les impôts. » Il n'empêche, le gouvernement est aujourd'hui coincé entre une crise financière internationale qui s'aggrave et un déficit public en plein dérapage. Pas de plan de rigueur donc.. mais jusqu'à quand ?

L'économie ralentit. Hormis le chômage qui continue grosso modo de baisser (- 0,7 % en février pour la catégorie 1), la situation économique se fragilise dans notre pays. Dans un entretien hier à « l'Express », François Fillon évalue désormais la croissance de notre économie entre 1,7%et2% pour2008. Bien en deçà donc de la fourchette de 2 % à 2,5 % prévue initialement. Partie cet été des Etats-Unis, la crise des subprimes, ces crédits immobiliers à taux variables accordés à des ménages modestes, est en train de toucher par ricochet la France. La flambée du prix du pétrole (107,78 $ le baril hier àNew York) et des produits alimentaires a, elle, pour effet d'augmenter les prix. Ce qui pèse aussi sur l'activité, car face à la valse des étiquettes et à un pouvoir d'achat qui stagne, les ménages n'ont pas d'autre choix que de se serrer la ceinture.

Le déficit public dérape. Pour l'année 2007, il devrait atteindre 2,7 % du produit intérieur brut, au lieu de 2,4% promis par Nicolas Sarközy. Un mauvais chiffre là encore après trois années de baisse consécutives. « Bonnet d'âne » au niveau européen en matière de réduction des déficits, la France, qui se rapproche du plafond de 3 % du PIB autorisé par le traité de Maastricht, risque dès avril une mise en garde de la part de la Commission européenne. Ce mauvais score compromet aussi la promesse faite à Bruxelles d'équilibrer nos finances publiques en 2012. François Fillon l'a confirmé d'ailleurs à sa façon en indiquant hier dans « l'Express » que le gouvernement devrait « nécessairement » réviser son objectif de déficit pour 2008, qui était jusqu'alors de 2,3 %.

La planche de salut des réformes structurelles. Réforme des retraites, de la santé, c'est par ce biais que le gouvernement entend desserrer l'étau et retrouver un peu d'air. Sauf que, depuis la défaite de l'UMP aux municipales, le climat politique s'est subitement durci. La nouvelle réforme des retraites démarre mal. Celle de l'hôpital s'annonce à hauts risques. Hier, François Hollande, le premier secrétaire du PS, a de nouveau jugé qu'un « plan de rigueur est inéluctable ». Et d'enfoncer le clou : « Vous n'avez aucune marge de manoeuvre tant que vous ne serez pas revenus sur le paquet fiscal (NDLR : de 15 milliards d'euros voté cet été) ».

Odeurs de cuisine politique...

En plaçant Xavier Bertrand à la direction de l'UMP, le président a envoyé un message clair à François Fillon. Il demande à son Premier ministre de défendre plus franchement les réformes souhaitées par l'Elysée.

« On dit que les relations entre Sarközy et Fillon sont glaciales, mais le président n'est pas obligé de faire tous ses joggings avec lui ! » jure Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée. « Ils sont différents, mais leurs relations ne sont pas compliquées », assure-t-on à Matignon. « On ne sait pas s'ils s'embrassent sur la bouche tous les matins, mais ce n'est pas ce qu'on leur demande », achève un député filloniste.

Mais, en coulisses, la petite musique critique se fait à nouveau entendre. Des proches du président pressent mezzo vocce le Premierministre de se montrer plus «combatif » et « réactif ». « Il ne mouille pas assez sa chemise », juge l'un. «A Matignon, on ne doit pas simplement gérer les dossiers. Il faut aussi faire de la politique ! » assène un autre. « Qui s'occupe du déficit en hausse et de la croissance en baisse ? C'est Fillon ! » réplique l'un des amis de ce dernier, pour qui « le président n'a pas tenu ce genre de propos à l'encontre du Premier ministre et c'est la seule chose qui compte ».

Dans ce contexte, l'arrivée de Xavier Bertrand - qui lorgne sur Matignon - au poste de numéro 2 de l'UMP a été perçue par beaucoup comme une façon d'aiguillonner Fillon. « C'est comme le taureau avec la muleta », ironise un sarközyste historique, pourtant peu suspect d'anti-fillonisme. A l'Elysée, la popularité persistante du Premier ministre continue à mal passer. Pour Fillon, c'est une bouffée d'oxygène après dix mois passés dans les mines de sel. Conforté par les sondages, il s'est permis de tacler Guéant, qui l'avait qualifié de « chef d'état-major » : « Je ne commente jamais les déclarations des collaborateurs du président », a-t-il lâché dans « l'Express ».

« Fillon se croit intouchable. Il a tort. Il est seul », tranche un cadre de l'UMP. « Il n'a pas de bataillon d'élus », appuie un proche du président. Le remaniement de l'UMP, piloté de bout en bout par Sarkozy, s'est d'ailleurs soldé par l'arrivée en force de fidèles du président et de l'ambitieux Bertrand. L'UMP, un « gouvernement bis » pour préparer le futur remaniement ? Sans aller jusque-là, les proches de Sarkozy concèdent que le chef de l'Etat « teste » Bertrand et Kosciusko-Morizet, et qu'il cherche à créer de l'émulation. Pas de quoi menacer le Premier ministre dans ses fonctions. L'hôte de Matignon a une assurance vie en béton : il est populaire (du « sable », disent ses ennemis, qui lui prédisent une descente aux enfers dans les prochains mois avec la tempête économique). Il a en tout cas le soutien des députés.

Surtout, Sarközy ne peut - en théorie- rien changer jusqu'à la fin de la présidence de l'Union européenne fin 2008. Et après ? Le chef de l'Etat a fait savoir que le grand chambardement du gouvernement interviendrait en 2009. S'il ne change pas d'avis. Gardera-t-il son Premier ministre ? Pour beaucoup, le quinquennat est rythmé en deux temps, dont le premier est consacré au lancement des réformes. « Fillon ira jusqu'au bout de cette première étape », juge un cadre de l'UMP.
(Le Parisien - 30 mars 08)

Ingrid Betancourt sauvée par Sarközy?

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Ingrid Betancourt en novembre 2007 dans la jungle colombienne
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L'avion médicalisé (blanc) qui était positionné près de Cayenne...

AFP. La France a annoncé dimanche 30 mars avoir mobilisé un avion médicalisé, semblant optimiste sur une future libération d'Ingrid Betancourt alors que les tractations s'accélèrent autour du sort de l'otage franco-colombienne, au plus mal selon plusieurs témoignages.

Le Premier ministre François Fillon a affirmé que la France était prête à accueillir "des militants des Farc" pour accélérer le processus de libération de l'otage, aux mains de la guérilla colombienne des Farc depuis six ans.

"On sent que progressivement toutes les conditions sont remplies pour cette libération", a ajouté M. Fillon, précisant que la France "redoublait d'efforts" en ce sens face à l'état de santé "de plus en plus difficile" de Mme Betancourt.

"Pour autant nous n'en savons pas plus ce soir", a-t-il poursuivi.

La présidence avait auparavant semé la confusion en annonçant dimanche midi avoir "pré-positionné" depuis vendredi un avion médicalisé en Guyane française, quasiment au moment où cet avion repartait. L'Elysée a par la suite expliqué qu'un autre Falcon 900 médicalisé, se tenait près à décoller "si les développements le justifiaient", mais basé en métropole...

Le président Nicolas Sarközy "a donné l'ordre qu'un avion médicalisé se tienne prêt à tout moment pour emmener Ingrid Betancourt vers un centre hospitalier si elle est libérée", a dit l'Elysée.

"On ne comprend pas bien ce qui se passe autour de cet avion mais pour nous ça ne change rien aux négociations en cours", a déclaré à l'AFP le vice-président de la fédération internationale de soutien à Ingrid Betancourt, Olivier Roubi, sans plus de précisions.

"Pour l'instant, aucune information concrète ne laisse espérer une libération imminente. C'est pourquoi nous en appelons à la bienveillance, la sérénité et la discrétion indispensables à la bonne gestion de ce dossier", a aussi souligné le comité de soutien à Ingrid Betancourt.

Paris, qui joue un rôle de médiateur clef aux côtés d'autres pays dans la crise des otages en Colombie, observe la plus grande discrétion. Néanmoins, selon des sources proches du dossier, les tractations s'accélèrent afin d'obtenir sa libération.

Et ce d'autant plus que l'inquiétude sur le sort de l'ex-candidate à la présidentielle colombienne, 46 ans, qui souffre notamment d'une rechute d'hépatite B, a été relancée ces derniers jours par les déclarations alarmantes des autorités colombiennes sur son état de santé.

Si l'essentiel se joue en coulisses, les initiatives publiques se sont multipliées ces dernières semaines, avec notamment la présentation à Paris d'un "plan" élaboré par un ex-otage colombien et les récentes propositions de Bogota d'élargir des guérilleros emprisonnés contre la libération de Mme Betancourt.

Elle fait partie des 39 otages dits "politiques" que les Farc, en lutte contre les autorités colombiennes depuis 1964, proposent d'échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.

Photos: consulat de Chine à Marseille, rue Carmagnole

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Le consulat de Chine populaire à Marseille, rue Carmagnole, 8ème arrondissement

Athènes: la flamme olympique a été remise aux Chinois

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Sur l'Acropole d'Athènes
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La flamme olympique a été remise dimanche 30 mars au responsable chinois du Comité d'organisation des Jeux, au Stade de marbre d'Athènes, avant de s'envoler pour la Chine. Une cérémonie que des manifestants ont tenté sans succès de perturber. Une dizaine de personnes, qui avaient déployé une banderole à l'entrée du stade en criant "Libérez le Tibet", ont essayé en vain de forcer le cordon de sécurité pour interrompre la course du dernier porteur de la flamme. Elles ont été immédiatement interpellés par la police. Quelques minutes auparavant, trois membres du mouvement Falungong, interdit en Chine, ont été interpellés après avoir tenté d'entrer dans le stade. En tout, la police a interpellé 21 personnes.

Quelques milliers de personnes, sous la surveillance de centaines de policiers, en uniforme et en civil, avaient pris place un peu plus tôt dans le stade aux bancs très clairsemés où ont eu lieu les premiers Jeux modernes en 1896. Des fouilles systématiques avaient lieu à l'entrée du stade, survolé par des hélicoptères. Le centre d'Athènes avait lui été totalement bouclé à la circulation. En tout, plus de 2000 policiers ont été déployés, des mesures de sécurité comparables à celles adoptées lors des Jeux d'Athènes en 2004.

Avant la cérémonie, la flamme olympique avait quitté l'Acropole d'Athènes, où elle était arrivée samedi après-midi, pour un dernier relais dans les rues de la capitale grecque. Ce dernier relais devait avoir lieu dans la matinée mais le Comité hellénique olympique avait préféré repousser cette course de plusieurs heures et réduire l'itinéraire à quelques kilomètres dans le centre-ville. Vers 18h30, heure locale, la flamme olympique a quitté Athènes à bord d'un Airbus A330 spécialement affrété par la compagnie Air China, qui doit la transporter jusqu'à Pékin.

Depuis son allumage à Olympie lundi dernier, au cours d'une cérémonie perturbée par des militants de l'organisation française Reporters sans Frontières, la flamme a en effet été la cible d'opposants à Pékin, qui ont manifesté sur son parcours pour protester contre la répression chinoise au Tibet. Des manifestations qui pourraient continuer. Le 2 avril, la flamme démarrera en effet un périple de 137.000 km à travers le monde, notamment à Londres, Paris et San Francisco. Après son retour en Chine en mai, la flamme passera comme prévu au Tibet malgré les événements qui se déroulent dans la région, a assuré Pékin.

L'esprit des Jeux est définitivement  perdu, cette flamme ne signifie plus rien!

QI en France: quelques repères

Le quotient intellectuel (QI) moyen est de 100 sur une échelle de 40 à 160

50% de la population se situe entre 90 et 110

13% affichent un score inférieur à 85

2% des français atteignent 130

0,1% de la population dépasse les 145

Sous le signe du Lion

Une fillette gravement blessée par un lion au zoo de Saint-Jean-Cap-Ferrat
Le 30/03/2008


Une fillette de 4 ans a été grièvement blessée dimanche par un lion qui l'a attrapée par dessus son enclos alors qu'elle avait franchi une barrière de sécurité au zoo de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes), a-t-on appris auprès des pompiers et de la direction du zoo.

Le pronostic vital de l'enfant n'est pas engagé, selon la gendarmerie des Alpes-Maritimes. Sérieusement blessée au visage et au dos, elle a été hospitalisée à Nice.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un des trois lions du zoo de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes) a sauté jusqu'à la limite supérieure de son enclos et griffé la fillette à laquelle son oncle avait fait franchir la barrière de sécurité se situant devant l'enclos.

L'enfant semble avoir été hissée dans les bras d'un adulte au plus près de l'enclos ce qui aurait permis à l'animal de l'atteindre.

L'oncle ainsi que la mère de l'enfant ont été légèrement griffés aux bras et aux mains. Le lion n'est pas sorti de son enclos et n'a pas entraîné la fillette à l'intérieur de celui-ci. L'accident s'est produit vers 13H20.

"Tout s'est passé très vite. Lorsque l'oncle a attiré la fillette de l'autre côté de la barrière, qu'il avait lui-même franchi, le lion, probablement une lionne, a perçu cette avancée comme une intrusion", a indiqué à l'AFP le directeur du zoo, Gérard Caucheteux.

"Le lion a fait un saut jusqu'à la limite de l'enclos qui monte à 4,50 mètres et a trouvé la fillette à sa portée.
Notre règlement stipule bien que les visiteurs ne doivent pas franchir les barrières devant les enclos", a précisé M. Caucheteux.

L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Il s'agit du premier accident grave intervenu dans ce zoo depuis 60 ans.

On demeure stupéfait par une telle inconscience! Il suffisait cependant de respecter le règlement. Il est vrai qu'avec tous les dessins animés et livres illustrés où les bêtes sauvages sont représentées sous des traits anthropomorphes, avec des caractères doux et bienveillants, les enfants ignorent que les vrais lions ne sont pas des peluches à qui on va faire un "bisou"... Nous plaignons cette malheureuse fillette victime de parents d'une rare sottise...

© 2008 AFP

VIDEO Jean Sarközy préfère la politique au théâtre

http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=co...

BRUXELLES MUSULMANE DANS 20 ANS?

A Bruxelles,aujourd'hui, un tiers de la population est musulmane et les jeunes générations sont plus pratiquantes.

La capitale européenne sera musulmane dans vingt ans. C'est du moins ce qu'affirme une étude publiée la semaine dernière dans le quotidien La Libre Belgique. Près d'un tiers de la population de Bruxelles étant déjà musulmane, indique Olivier Servais, sociologue à l'Université catholique de Louvain, les pratiquants de l'islam devraient, en raison de leur forte natalité, être majoritaires «dans quinze ou vingt ans». Depuis 2001, Mohamed est, chaque année, et de loin, le premier prénom donné aux garçons nés à Bruxelles.

«Il faut relativiser ces chiffres, insiste Mahfoud Romdhani, député socialiste et vice-président du Parlement francophone bruxellois. Les immigrés de pays musulmans ne sont pas tous musulmans ! Moi-même, je suis de culture musulmane, mais agnostique.» Olivier Servais se veut d'ailleurs prudent sur les projections à long terme, Bruxelles subissant des flux de population importants en tant que capitale de l'Union européenne.

Reste, constate La Libre Belgique, que «si leurs parents n'étaient guère pratiquants», pour faciliter l'intégration dans leur pays d'accueil, «les jeunes marquent un retour important vers le fait religieux». Quelque 75 % des musulmans s'estiment aujourd'hui pratiquants. Auteur d'Infiltrée parmi les islamistes radicaux*, la journaliste flamande Hind Fraihi va plus loin : «Les jeunes sont de plus en plus radicalisés, affirme-t-elle. Ils rejettent les valeurs occidentales, même leurs parents s'en inquiètent. À Bruxelles, il existe des îlots, comme Molenbeek, où l'on a parfois du mal à se croire en Belgique»

Du bazar Tafoukte à la bijouterie Mohammed, les musiques du Maghreb envoûtent le passant. Encombrée de seaux en plastique multicolores, de chaussures de sport et de caftans chatoyants, la ruelle piétonnière du Prado conduit à la mairie de Molenbeek, le quartier marocain de Bruxelles. Presque toutes les femmes sont voilées et les commerçants parlent arabe. «On se sent mieux, ici, qu'en France ou en Espagne, assure Akim, gérant d'un magasin de vêtements. Peut-être parce qu'on est une grande communauté. C'est comme au pays !»

«Gestes de respect»

Il y a quelques années, raconte Philippe Moureaux, le bourgmestre PS de Molenbeek, «des musulmans sont venus me trouver : ils voulaient que je sois le président de leur nouvelle mosquée». C'est dire si cet ancien ministre, pourtant agnostique, est bien vu par le «gros tiers» de musulmans parmi ses 83 000 administrés. Création d'un Conseil consultatif des mosquées doté d'allocations de la mairie, ouverture d'un abattoir municipal pendant la fête du sacrifice, présentation d'une liste électorale comprenant une majorité de musulmans. «Ce sont des gestes de respect qui m'ont valu la confiance de cette communauté, explique le bourgmestre. On a été très loin, certains disent trop loin. Mais pour moi, la seule solution, c'est l'ouverture.»

Selon Alain Escada, président de l'association Belgique et chrétienté, «on va d'abandon en abandon». «De plus en plus de cantines introduisent des menus halal aux dépens des chrétiens, déplore-t-il. Les autorités ne font plus leur travail : les politiques qui, avec une vision à court terme, sont prêts à tout pour séduire un nouvel électorat, mais aussi le clergé qui met les musulmans et les chrétiens sur un pied d'égalité, alors que c'est loin d'être réciproque : voyez cet archevêque assassiné récemment en Irak !»

Pour l'instant, «l'essentiel de l'islam belge est paisible et familial, souligne Olivier Servais, mais un jour il y aura peut-être une revendication claire d'islam. Je n'exclus pas des explosions sociales.» Des partis communautaristes, redoute-t-il, pourraient capitaliser sur le taux de chômage très élevé à Bruxelles (plus de 20 % de la population), qui frappe notamment la population musulmane.

Jean-François Bastin, un Belge de 65 ans coiffé d'un turban à carreaux et la barbe teinte au henné, s'appelle aujourd'hui Abdullah Abu Abdulaziz Bastin. Converti à l'islam, il a fondé en 2004 le Parti des jeunes musulmans. Abdullah ne serre pas la main des femmes. «C'est tromper Allah, lâche-t-il. C'est aussi tromper celle à qui l'on donne la main, en lui faisant croire que vous êtes égaux. Mais je vous fais un grand sourire !» s'empresse-t-il d'ajouter.

«Instrumentalisation»

Lui-même clame que les sourires que certains politiques font aux musulmans ne sont qu'une «instrumentalisation grossière : Il y en a assez de cette sorte de néocolonialisme, s'emporte-t-il. Ils prétendent qu'ils vont nous défendre, et ensuite ils interdisent le foulard à l'école !». Aux dernières élections municipales, le PJM, qui ne se présentait que dans deux quartiers de Bruxelles, a rassemblé moins de 5 000 voix. «Nous pourrions prendre appui sur cette étude pour exiger plus de mosquées visibles, des appels à la prière, des cimetières, des écoles, des maisons de retraite, s'emballe le converti. Moi, je dis aux musulmans : Perdez cet esprit de colonisé ! Les colons se sont fait bouter hors d'Algérie, c'est peut-être ce qui se passera ici. Les immigrés, conclut-il, en ont assez fait, et même trop, pour s'intégrer : c'est désormais à la Belgique de s'adapter».

TIBET: l'éditorial de Christain Bouchet

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Le Dalaï-lama, 18 mars 2008

Tibet : après le péril vert, le péril jaune

Christian Bouchet

J’ai toutes les raisons romantiques de me sentir solidaire du combat de libération nationale du peuple tibétain.

Le Tibet… J’ai exploré ses confins, fréquenté ses exilés (rencontrant même le Dalaï-Lama à Dharamsala dans une audience presque privée – nous étions une petite dizaine – à la fin des années 1970), étudié sa religion. Le mythe de Shamballah m’a longtemps fait rêver plus que de raison… et, dix années durant, l’Himalaya a été la seule destination que je pouvais envisager pour mes vacances estivales.

Et pourtant, je ne me sens nullement solidaire ni des émeutiers qui se sont déchaînés à Lhassa, ni de ceux qui relayent leur combat en Occident.

L’expression « Dis-moi qui tu fréquentes je te dirais qui tu es » s’applique si bien en l’espèce qu’il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qui est le commanditaire de toute cette agitation quand on voit les pantins et les laquais qu’elle mobilise : les Ménard, Glucksmann, Lévy et Cie qui n’ont pas dit un mot pour condamner les USA et réclamer le boycott des JO d’Atlanta et de Los Angeles au moment où l’Empire états-unien semaient la mort de masse en Irak, au Panama ou en Yougoslavie, qui n’ont pas eu un mot non plus contre cette grande « démocratie » qui torture officiellement à Guantanamo et qui a le plus fort taux au monde, très loin devant la Chine, pour le nombre de citoyens emprisonnés par rapport à la population globale ; les Romain Marie toujours à la remorque dans tous les mauvais combats ; l'atlanto-sioniste Vaclav Havel, le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner et Elie Wiesel, par ailleurs membre du "Comité du danger présent" de Norman Podhoretz, et partisan de frappes préventives contre l’Iran.

En 1998, le journaliste Jim Mann écrivit dans le journal australien The Age un article qui s’appuyait sur des documents des autorités américaines. Il y était entre autres révélé que, dans les années 1960, la CIA offrait 1,7 millions de dollars par an au mouvement tibétain à l’étranger. Le dalaï-lama lui-même recevait 180.000 dollars par an de la CIA.

Depuis, certaines des activités de la CIA ont été transférées à un nouvel organisme : le National Endowment for Democracy (NED, Dotation nationale en faveur de la démocratie). Une grande partie du soutien financier au mouvement tibétain émane désormais de cette source.

L’argent arrose entre autres l’International Campaign for Tibet (ICT). A son conseil d’administration siègent l’agent de la CIA et président tchèque Vaclav Havel et l’ancien président de la Lituanie Vytautas Landsbergis. Les deux hommes sont également membres du Comité international pour la démocratie à Cuba.

Un autre bénéficiaire de l’aide financière américaine est le Tibet Fund (Fonds Tibet). En 2001, Sharon Bush en était la directrice : elle n’est autre que la belle-sœur de l’actuel président des États-Unis.

L’argent du NED finance encore le Tibet Information Network (Réseau d’information sur le Tibet), dont le siège est situé à Londres. De même, la Tibetan Literary Society (Société littéraire tibétaine) palpe les deniers du NED. Le Tibet Multimedia Center figure lui aussi sur les feuilles de paie du NED. La Tibetan Review Trust Society quant à lui reçoit de l’argent du NED pour la publication du mensuel Tibetan Review. Depuis 1996, l’émetteur de radio Voice of Tibet est financé par le NED pour ses émissions en tibétain et en chinois. Dans le rapport du NED pour 2006, on peut lire que cinq organisations tibétaines reçoivent de l’argent pour un total de 173.000 dollars. La liste n’était pas complète en raison du « caractère confidentiel » de certaines donations.

Le NED n’est pas le seul bailleur de fonds du mouvement tibétain. De l’argent américain arrose également le dalaï-lama et son entourage via le Bureau of Democracy, Human Rights and Labor (DRL – Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail) du ministère des Affaires étrangères. Ce DRL reçoit de l’État de l’argent qu’il peut utiliser afin de favoriser la « démocratie et les droits de l’homme » partout dans le monde. Un quart de tout cette manne va à des organisations qui s’intéressent à la « démocratie et aux droits de l’homme » en Chine. Il s’agit en grande partie d’organisations tibétaines.

Comment donc se sentir solidaire d’un combat qui a de tels soutiens ?

Comment se sentir solidaire d’un Dalaï-Lama qui, en octobre dernier, recevait du parlement américain sa Médaille d’Or, la plus haute distinction qu’il puisse décerner. Le « pape » des Tibétains avait alors remercié ses hôtes d’un discours, louant Bush pour ses efforts dans le monde entier en faveur de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme et qualifiant les États-Unis de « champions de la démocratie et de la liberté ». Un peu plus tôt, il avait déjà qualifié la guerre en Afghanistan de « libération ».

Il est clair pour nous que les événements du Tibet s’intègrent dans la stratégie des « révolutions oranges », ils servent les intérêts du Département d’État et ils entrent dans la stratégie géopolitique de l’Empire qui craint plus que tout la montée en puissance de la Chine. Rien de plus. Tout le reste est habillage et manipulation des opinions.
Editorial de Christian Bouchet - 29 mars 2008  (Voxnr)

29/03/2008

La grande déprime

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Malgré la "baisse du chômage", malgré les chiffres truquées, les Français, selon l'Insee, n'ont jamais été aussi déprimés. Conséquences, une consommation en berne et une croissance fragilisée. La tâche du gouvernement en est d'autant plus difficile.

L'indice du moral des ménages, dévoilé hier par l'Insee, a atteint son plus bas niveau historique à - 36 au mois de mars, en recul d'un point par rapport à février.

Du jamais-vu depuis la création de cet indicateur en 1987.

La baisse du chômage rime avec précarité. Confrontés à un climat économique morose, entre croissance revue à la baisse, aggravation des déficits publics et pouvoir d'achat en berne, les Français broient du noir. Et rien, pas même "la baisse continue du chômage", ne semble en mesure de leur redonner le sourire. « Ils ont le sentiment que l'amélioration du marché du travail repose pour beaucoup sur le développement des temps partiels et des emplois précaires », explique Philippe Waechter, économiste chez Natixis.

Un pouvoir d'achat freiné. Pas de quoi remonter le moral des Français. D'autant que ces derniers sont toujours confrontés à des revenus qui font, pour beaucoup, du surplace et à des prix qui ne cessent de monter. « Les Français sont inquiets et s'interrogent. On leur a promis de doper leur pouvoir d'achat et ils ne voient rien venir », résume Philippe Waechter. Une consolation toutefois : l'Insee note que davantage de ménages anticipent un ralentissement des prix au cours des douze prochains mois.

Consommation en berne. Cette sinistrose ambiante pourrait bien avoir des répercussions à terme. L'enquête du mois de mars révèle ainsi un net repli des intentions d'effectuer des achats importants dans les prochains mois (- 2 points par rapport à février, - 24 points depuis juillet dernier). « Du jamais-vu depuis 1997 », s'alarme Alexander Law, économiste chez Xerfi. « On a déjà constaté que les dépenses pour les biens d'équipement de la maison, les écrans plats ou encore les ordinateurs, qui tiraient la consommation vers le haut depuis 2003, commencent à ralentir », renchérit Philippe Waechter. Certains distributeurs s'alarment également de la faiblesse des ventes de vêtements en ce début de printemps pluvieux. Du coup, les Français sont plus que jamais fourmis. « Les ménages estiment que le moment est désormais venu de se reconstituer une épargne de précaution, quitte à délaisser les rayons des magasins pendant quelque temps encore », souligne Alexander Law. Le taux d'épargne remonte effectivement, puisqu'il est passé de 15,4 % en 2006 à 16,3 % l'année dernière.

Une croissance fragilisée. Une situation pour le moins préoccupante. En effet, la consommation des ménages reste le véritable pilier de la croissance française. Tout ralentissement aurait un impact immédiat sur l'économie dans son ensemble. Et ce, alors même que le contexte, crise financière internationale oblige, est déjà particulièrement difficile. Le gouvernement a en effet revu à la baisse cette semaine ses prévisions de croissance, dans une fourchette comprise entre 1,7 % et 2 %, alors que le budget a été bâti sur une hypothèse de croissance de 2,25 %.

Rien ne va plus!

Et même le Sentier s'inquiète: la vente des vêtements diminue...